TOUS INVITÉS

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(Jésus dit : ) Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos… Apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Mat. 11. 28 et 29.

 

TOUS INVITÉS

 

Le verset d’aujourd’hui est une invitation chaleureuse adressée à chacun de nous. Dans ces paroles de Jésus, il n’y a aucun favoritisme : personne n’est exclu. C’est par un langage simple qu’Il s’adresse aux nécessiteux, à ceux qui ont un handicap, aux prisonniers, mais aussi aux riches, aux célébrités et aux puissants.
Vous êtes peut-être fatigués de vos vains efforts, des rites, et des œuvres caritatives que vous avez faites en pensant ainsi faire taire la voix de votre conscience qui vous accuse ? Ou bien, vous êtes peut-être frustrés par une vie sans espérance et sans Dieu ? Alors cette invitation est exactement ce dont vous avez besoin. Jésus Christ ne vous demande pas d’adhérer à une philosophie ou de changer de religion ; Il vous appelle simplement à venir à Lui. « Venez à moi », nous dit-Il.
Si vous venez à Lui en toute simplicité, si vous Lui parlez par une simple prière, vous découvrirez comme Il est disponible. Il vous écoute et cela doit vous pousser à Lui confier tous vos besoins. Allez à Jésus et dites-Lui tout ce qui concerne votre vie : le vide, le besoin d’être pardonné et transformé, votre manque de forces pour résister aux tentations… Venir à Jésus signifie : croire en Lui et Lui faire confiance pour tout le reste de la vie.
C’est seulement ainsi que le soulagement et la paix remplaceront vos souffrances. Les difficultés de la vie ne disparaîtront pas, mais si vous venez à Jésus, vous serez libérés du poids de vos problèmes, et vous poursuivrez votre vie en ayant à vos côtés un Ami véritable et un Guide sûr.

D’après « Il buon seme » octobre 2019

TOUS – ET VOUS AUSSI

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Il n’y a point d’homme qui ne pèche. 2 Chr. 6. 36 (c’est-à-dire tous pèchent).
Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement. Héb. 9. 27.
Crois au seigneur Jésus, et tu seras sauvé. Act. 16. 31.

TOUS – ET VOUS AUSSI

 

La Bible affirme à plusieurs reprises que tous les hommes ont mal agi à l’égard de Dieu. « Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus » (Ps. 14. 3). « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Dieu doit punir le péché et, par conséquent, aucun de nous ne peut échapper au jugement divin. Nous avons donc tous besoin du pardon de nos fautes, sinon nous ne pourrons pas nous tenir devant un Dieu saint et juste. Notre culpabilité doit être effacée, annulée, afin que nous ne soyons pas condamnés. Seule la mort de Jésus Christ, venu sur la terre comme un homme, répond parfaitement à cette nécessité. Il est l’unique moyen d’expiation qui puisse satisfaire aux justes exigences de Dieu. Ainsi, pour être sauvé, il est nécessaire que chacun, personnellement, accepte avec foi Jésus Christ comme son propre Sauveur.
Peut-être n’avez-vous pas encore fait ce pas, mais il en est encore temps aujourd’hui !
– Invoquez le nom du Seigneur et priez Dieu qui seul peut vous accorder Sa grâce ;
– Confessez sincèrement vos péchés, reconnaissant que vous méritez Son juste jugement ;
– Croyez que, pour les effacer, Jésus a subi sur la croix le châtiment que nous méritions. Ainsi sur ce fondement d’amour infini, Dieu vous accorde Son pardon et vous reçoit comme un fils.

D’après « Il buon seme » janvier 2016

LIBÉRATION

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(Jésus lui dit : ) « Veux-tu être guéri ? » Jean 5. 6.
« Voici, tu es guéri ; ne pèche plus » Jean 5. 14.

LIBÉRATION
Lire Jean 5. 1 à 9

 

À Jérusalem se trouve une foule de malades qui entourent le réservoir de Béthesda. Jésus s’approche de l’un d’eux, infirme depuis 38 ans, et lui demande : « Veux-tu être guéri ? » C’était d’habitude les malades qui invoquaient Jésus, mais ici c’est Lui qui propose la guérison. Pourquoi s’est-Il occupé uniquement de ce paralytique ? Peut-être que cet homme avait compris qu’il ne pouvait pas être sauvé sans l’intervention du Seigneur ?
« Je n’ai personne ! » répond le malade. Durant toute sa vie il n’avait connu qu’une succession de déceptions. Peut-être avait-il, à un moment donné, compté sur des parents ou des amis pour lui venir en aide, mais en cet instant il n’avait absolument personne. Mais Jésus est là pour le guérir.
La question nous est aussi posée : « Veux-tu être libéré de ce qui te paralyse et t’empêche d’avoir une vie meilleure ? » Que nous soyons chrétiens ou non, nous tolérons peut-être de mauvaises habitudes dans notre vie, tout en sachant que nous agissons mal. Mais le Seigneur désire que Sa lumière pénètre en nous. Il nous demande si nous voulons être guéris. Acceptons de dévoiler nos pensées secrètes, afin qu’Il nous libère de nos chaînes.
Le Seigneur veut vous sauver, mais Il ne le fait pas contre votre volonté. Jésus vient à vous et vous offre la libération ; l’accepterez-vous ? Êtes-vous prêts à le laisser agir librement dans votre cœur, à Lui permettre d’illuminer votre conscience ? Jésus veut vous sauver, vous purifier, vous libérer, parce qu’Il vous aime. Par amour, Il a donné Sa vie pour vous !

 

D’après « Il buon seme » août 2012

Espace Évangélisation
Mots clés : paralytique, personne, Jésus libère

LE LIVRE INDESTRUCTIBLE

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(Dieu dit : ) « Je veille sur ma parole pour l’exécuter » Jér. 1. 12
(Jésus Christ dit : ) « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » Luc 21. 33

LE LIVRE INDESTRUCTIBLE

 

Février 303. L’empereur romain Dioclétien émet un décret qui est une véritable déclaration de guerre, non pas contre des ennemis, mais contre un livre, la Bible. Quiconque possédera ce livre sera mis à mort, lui et sa famille. Toutes les Bibles qu’on trouvait étaient brûlées et beaucoup de chrétiens tués. Dioclétie

n était certain d’avoir atteint son objectif : extirper de l’empire le « livre des chrétiens ». Sur le simulacre d’une Bible en lambeaux, il fit ériger une colonne portant l’inscription : « Le nom des chrétiens est éteint ».
Dioclétien se trompait complètement ! Vingt ans plus tard, un autre empereur romain, Constantin, se convertit au christianisme et chargea Eusèbe de faire exécuter des dizaines de copies de la Bible complète.
Pourquoi Dioclétien n’a-t-il pas réussi dans son entreprise ? Parce que la Bible est la Parole de Dieu et que Dieu Lui-même veille sur Sa Parole. Au cours des siècles, elle a survécu aux ravages du temps et aux pires persécutions.
Aujourd’hui, ce livre est publié tous les ans, en tout ou en partie, par dizaines de millions d’exemplaires ! C’est le livre le plus lu, le plus traduit, le plus vendu. Il ouvre l’esprit, touche le cœur, apporte de la consolation à l’âme, donne du réconfort. Des millions de vies ont été transformées par la Bible.
Si vous lisez chaque jour une portion de la Bible, vous pourrez découvrir l’un des nombreux messages qu’elle contient.

 

D’après « Il buon seme » février 2013

Espace Évangélisation

FÉLIX NEFF 1797-1829

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FÉLIX NEFF 1797-1829

 

Né à Genève le 8 octobre 1797, Félix Neff passa sa première enfance à Paris. On lui reconnut de bonne heure une intelligence très ouverte. Il compléta par lui-même l’instruction des plus rudimentaires qu’il avait reçue et travailla, avec succès, comme ouvrier jardinier.
Après la mort de son père, il revint à Genève avec sa mère. La situation matérielle de sa famille étant fort précaire, il embrassa la carrière militaire dans la garnison de la ville.
Le Seigneur le mit en contact avec des chrétiens du Réveil. Sous leur influence, il lut attentivement la Bible et, après de vives luttes intérieures, il apprit à connaître Jésus comme Sauveur.
« Lorsqu’une longue lutte et une triste expérience m’eurent appris, écrit-il, à connaître ma faiblesse et mon indignité ; lorsque, après mille vœux inutiles et mille efforts infructueux, je sentis enfin qu’en moi il n’habite aucun bien… je m’estimai bien heureux de trouver un Livre qui, dépeignant avec la plus exacte vérité le misérable état de mon cœur, m’indiquait un remède gratuit et le seul efficace. Je le compris à la seconde lecture. Il me sembla que Dieu même l’avait dicté, tant il s’adaptait parfaitement à ma situation. Je reçus avec joie la bonne nouvelle qu’il annonçait, savoir que nous devions aller à Christ avec toutes nos souillures, toute notre incrédulité et notre endurcissement. Je me hâtai de suivre ce salutaire conseil et, dès la première fois, j’en éprouvai toute l’excellence ; dès ce moment je n’ai pas eu besoin de beaucoup de conseils ». C’était en 1818.
L’année suivante, Neff renonça au métier des armes et, tout en travaillant de ses mains pour gagner sa vie, il entreprit des tournées d’évangélisation en Suisse romande et jusque dans le Jura bernois. Il n’avait reçu, bien sûr, aucune investiture ecclésiastique, (c’est-à-dire qu’il n’était pas ordonné pasteur) et tenait des réunions sans formes extérieures, mais où régnait la plus grande liberté. Il ne voulait dépendre que du Seigneur seul :
« Quand on me demande où je serai demain et ce que je ferai, je réponds souvent que ce ne sont pas mes affaires et qu’il me faut demander au Maître… Je ne forme point de projets et ne désire rien, sinon de ne pas être, par mon infidélité, en opposition avec les desseins de mon Seigneur ».
La mondanité et ses inconséquences lui apparaissaient comme un mal qu’il fallait déraciner à tout prix.
« Dans un salon je fis tomber la conversation sur la folie du monde qui, tout en permettant de croire à la Bible, ne permet pas qu’on en soit pénétré, ni qu’on agisse d’après ses principes. Ce qui irrite les garçons de ces villages, c’est de voir se convertir les jeunes filles, qui sont alors perdues pour le bal et les soirées champêtres ».
Il revient sur le sujet, une fois établi en France : « J’ai refusé d’aller dans les sociétés où on joue, où il y a de la mondanité… je me suis mis à rassembler les jeunes gens et les jeunes filles alternativement deux fois par semaine dans ma chambre ; je leur fais apprendre par cœur des passages du Nouveau Testament relatifs aux principales vérités de l’Évangile…J’ai bien à lutter contre les cartes, les romans, le bal…Dans deux ou trois des principales maisons, on ne lit plus de romans et on a renvoyé les caisses de ces livres qu’on recevait de Grenoble. Comme ces maisons étaient à peu près les seules qui soient abonnées, il arrive que beaucoup d’autres personnes à qui on les faisait lire s’en trouve délivrées : petit à petit on se retire du monde ; on ne joue plus la comédie, on danse moins ; on se réunit pour chanter des cantiques ».
Félix Neff reçut un appel à Grenoble à la fin de 1821, pour y remplacer temporairement un évangéliste. Profondément pénétré du sentiment de tout ce qui lui manquait, il n’accepta qu’après avoir hésité longtemps.
« Si mes imperfections n’existaient que dans l’opinion des hommes, je m’en soucierais peu, mais quand je réfléchis aux innombrables imperfections de mon caractère, à mon peu de foi, à mon peu d’amour pour Christ, je suis tenté de maudire mon jour comme Jérémie, et de me retirer dans quelque caverne comme Élie, en attendant que l’Éternel prenne mon âme.
C’est une chose bien terrible qu’il faille des remèdes si amers pour guérir notre misérable orgueil et que le Seigneur soit, en quelque sorte, obligé de retarder, de suspendre notre sanctification, pour nous tenir dans l’humilité…
Nous devons prier ardemment le Seigneur qu’Il nous préserve de toutes les ruses de Satan et de notre propre cœur ; car nous sommes faits du même bois que ceux dont nous parlons ».
C’était pourtant bien le chemin que le Seigneur traçait pour lui car, de Grenoble, on l’invita à se rendre à Mens, où il trouva un terrain remarquable pour le préparer à l’œuvre qu’il allait accomplir dans les Hautes Alpes.
Il est vrai que le champ sembla, au premier abord, des plus arides à défricher. Mais, à cause de cela même, Neff y rencontra en abondance des occasions pour déployer en toute liberté les trésors d’énergie et de dévouement qui le distinguaient. Nul effort, nulle fatigue ne l’arrêtaient quand il s’agissait du service que le Seigneur lui avait confié :
« Le Seigneur m’a donné pour la prédication une facilité, une force, une hardiesse dont je suis moi-même étonné… Il m’arrive souvent de me rendre dans plusieurs lieux de suite et de faire cinq ou six services dans un jour, surtout le dimanche. Ici toutes les visites de malades sont autant d’assemblées ; tous les voisins y viennent, surtout les femmes, pour y profiter de l’enseignement de la Bible et de la prière.
Les enterrements sont aussi des occasions de prédication. Je suis souvent occupé à instruire et à converser depuis cinq heures du matin jusqu’à onze heures du soir ; et tout cela sans que j’aie plus aucune toux ni douleur de poitrine ».
Un de ses collègues s’exprime comme suit sur Félix Neff :
« Doué de très grands talents naturels, ayant une éloquence facile, une âme brûlante de l’amour du Sauveur, il prêchait plusieurs fois par jour sans répéter les mêmes discours ; c’était, au contraire, par des idées neuves, des peintures vives, des comparaisons frappantes qu’il commandait l’attention de son auditoire.
Il rendait la Parole de Dieu si claire qu’on était étonné de ne pas l’avoir comprise plus tôt… Tous ses instants étaient remplis. En hiver, il allait quelquefois visiter ses paroissiens par des temps affreux, ayant de la neige jusqu’aux genoux,. Si ceux à qui il voulait faire connaître l’Évangile ne savaient pas lire, il entreprenait aussitôt la tâche pénible de leur apprendre à lire ; et c’était avec une patience et une douceur admirables qu’il leur montrait les lettres et leur faisait épeler les syllabes.
Ses visites aux malades étaient fréquentes. Il les aidait de ses connaissances en botanique pour composer les remèdes ordonnés par le médecin ; il allait même quelquefois chercher les plantes ou arracher les racines indiquées ».
Le Seigneur lui donna aussi sa récompense : un réveil remarquable se produisit. Comme toujours, l’ennemi s’en prévalut pour susciter contre le courageux évangéliste toutes sortes de haines latentes. Des jaloux veillaient, nouaient des intrigues, cherchaient des prétextes pour entraver l’œuvre commencée. Neff était suisse ; il n’en fallut pas davantage pour que l’on crée un mouvement général contre le prédicateur non français, auquel on finit par interdire, sur ordre du Ministère de l’intérieur, toute activité officielle en France.
Neff dut donc quitter Mens. On lui avait indiqué un champ d’activité dans les Hautes Alpes, où il ne porterait pas le titre de pasteur et pourrait travailler librement sans enfreindre les prescriptions gouvernementales.
Çà et là, dans le Briançonnais, non loin de la frontière italienne, vivaient les descendants des Vaudois, devenus huguenots, persécutés et traqués depuis des siècles, libérés par la Révolution, mais abandonnés depuis lors à eux-mêmes parmi les rocailles, les ravines et les avalanches. Cette paroisse, ce diocèse plutôt – car, de col en col, il s’étend sur plus de cent kilomètres et comprend plus d’une annexe perchée à près de 2000 mètres d’altitude, là où jaillissent les sources, là où broutent les chamois et sifflent les marmottes – personne ne la disputait à Neff qui, armé d’un bâton ferré et sac au dos, se mit en route, un certain jour de novembre 1823, marchant en direction des cimes enneigées.
Il fit sa première halte au hameau du Chazelet, dans la vallée de la Romanche, hameau « probablement le plus élevé et le plus froid de toute la France ; on n’y voit aucun arbre, aucun buisson ; les habitants ne brûlent que des mottes de gazon et du crottin de brebis ».
De là il se rendit à Briançon, après avoir franchi le col du Lautaret où « la neige, portée par le vent, vous vient au visage et dans les yeux, comme du sable, et efface continuellement la légère trace que doit suivre le voyageur entre ces précipices ».
La contrée qu’il allait défricher était ingrate au plus haut degré du point de vue spirituel, hérissée aussi d’obstacles naturels.
Quelques extraits de ses lettres en donneront une idée :
« L’œuvre d’un évangéliste dans les Alpes ressemble beaucoup à celle d’un missionnaire dans les pays en voie de développement ; car le peu de civilisation qu’on trouve dans ces lieux est plutôt un obstacle qu’un secours. De toutes les vallées que je visite, celle de Freyssinières est, sous ce rapport, la plus reculée ; il faut tout y créer : architecture, agriculture, instruction ; tout est dans la première enfance.
Beaucoup de maisons sont sans cheminées et presque sans fenêtres. Toute la famille, pendant sept mois de l’hiver, croupit dans le fumier de l’étable, qu’on ne nettoie qu’une fois par an. Leurs vêtements, leurs aliments sont aussi malpropres que leur logement. Le pain, qu’on ne cuit qu’une fois par année, est de seigle pur, grossièrement moulu et non tamisé. Si ce pain dur vient à manquer à la fin de l’été, on cuit des gâteaux sous la cendre, comme les orientaux. Si quelqu’un tombe malade, on n’appelle point de médecin, on ne sait leur faire ni bouillon, ni tisane. Je leur ai vu donner à un malade dans l’ardeur de la fièvre, du vin et de l’eau de vie. C’est heureux si le malade peut obtenir une cruche d’eau près de son grabat.
Les femmes y sont traitées avec dureté ; elles ne s’asseyent presque jamais ; elles s’agenouillent ou s’accroupissent là où elles se trouvent ; elles ne se mettent point à table et ne mangent point avec les hommes ; ceux-ci leur donnent quelques morceaux de pain et de pitance par-dessus l’épaule sans se retourner ; elles reçoivent cette chétive portion en baisant la main et en faisant une profonde révérence. A mon arrivée, à la vue d’un étranger, fût-ce un paysan, les habitants se précipitaient dans leurs chaumières comme des marmottes.
Les jeunes gens, plus encore les jeunes filles, étaient inabordables.
Avec tout cela, ce peuple participait à la corruption générale, autant que sa pauvreté le lui permettait.
Le jeu, la danse, les jurements les plus grossiers, les querelles s’y rencontraient comme partout ailleurs ».
C’est à Dormillouse, hameau du val de Freyssinières, posé sur le bord d’un précipice en face d’un paysage tout bleu rayé par le trait blanc des cascades, que Neff choisit son pied-à-terre. L’étroit sentier pour y arriver est, en été, inondé par une belle chute d’eau, et en hiver, recouvert par la glace qui tapisse tous les rochers.
« Aussi, écrit Neff, je pris dès le matin (un jour où il devait prêcher) quelques hommes de bonne volonté, et nous allâmes ouvrir à coups de hache des degrés dans la glace aux endroits les plus dangereux, afin que les habitants des villages inférieurs puissent monter sans accidents ».
Si l’on veut pénétrer dans le Queyras, il faut se glisser par un passage difficile, dans une gorge sauvage et inaccessible aux voitures, et longue de quatre à cinq lieues, qu’a creusée le Guil. A l’endroit où le sentier longe le torrent, les muletiers étaient souvent obligés, en hiver, d’étendre, à cause de la glace, des toiles d’emballage ou des sortes de tapis grossiers sous les pieds de leurs bêtes, pour les empêcher de glisser. Quand les mulets avaient avancé de quelques pas, les muletiers allaient reprendre derrière eux la toile devenue libre pour la replacer devant eux.
Neff parcourait sans cesse la contrée, passant sans relâche d’une vallée à l’autre par des cols élevés et ardus. Et à peine arrivé dans la localité, avant même qu’il ne pût songer à prendre le moindre repos, il devait se mettre à prêcher, à reprendre, à encourager ; puis à donner des leçons de chant sans autre instrument que sa propre voix, et disséminant ses efforts d’un hameau à l’autre, faute de pouvoir établir une école centrale.
Qu’on songe enfin à la nourriture des plus grossières qu’il trouvait, et au lit qu’on lui donnait, simple paillasse, souvent habitée par la vermine et même par la gale.
Il y a plus de trente ans, un voyageur qui parcourait ces vallées rencontra un vieillard qui avait entendu prêcher Félix Neff à onze heures du soir, au cœur de l’hiver, dans un temple glacé.
« Comment donc faisiez-vous, lui demanda-t-il avec étonnement, pour résister au froid ? Oh !, répondit le vieillard avec simplicité, il ne faisait pas plus de quinze degrés au-dessous de zéro. Et puis, qui pensait à cela ? Annoncé par Félix Neff, l’Évangile, ça réchauffait ! »
Neff trouva une œuvre magnifique à accomplir. Le Seigneur le soutint avec puissance et bénit richement son travail.
Il y avait tout à faire, la population était dans une grande ignorance, les éléments les plus rudimentaires faisaient entièrement défaut. Aussi fallait-il commencer par instruire les enfants et même les adultes.
Neff se vit contraint de créer des écoles pour y former non seulement des élèves, mais encore des instituteurs. Le local approprié faisant défaut, il dut en faire construire un et n’y réussit qu’en payant de sa personne.
« J’allai d’abord au torrent voisin chercher les meilleures pierres ; puis, le plomb et la règle à la main, je me mis à la tête des ouvriers ; et en une semaine notre chambre fut murée et plafonnée. Pendant ce temps, je fis l’instruction religieuse tous les soirs, et un service au temple le jeudi à midi ».
Les leçons commencèrent aussitôt. A côté des branches indispensables à l’enseignement élémentaire, Neff donnait chaque jour une leçon biblique ; les habitants du village y assistaient nombreux : ils avaient tout à apprendre dans ce domaine.
En outre, Neff consacrait ses soirées alternativement aux jeunes gens et aux jeunes filles, trop occupés pendant la journée pour suivre des leçons : les jeunes gens travaillaient aux carrières d’ardoise et les filles gardaient les troupeaux de brebis entre quelques rochers où la neige avait déjà fondu.
On commençait tard et souvent il était onze heures avant qu’on pût se retirer. Ceux qui habitaient loin s’en retournaient chez eux en éclairant leur chemin avec des brandons de paille enflammée.
Il s’écoula plus d’une année avant que Neff pût constater quelque résultat de ses efforts, et ce résultat se produisit dans le hameau le plus reculé et le plus misérable du pays.
Plusieurs personnes y furent converties. Peu de jours après ce fut le tour de Dormillouse où Neff trouva, après une absence de quelque temps, un changement complet dans les âmes.
Chez un certain nombre, c’était la joie provenant du fait qu’on avait trouvé la paix en Jésus ; chez beaucoup d’autres, c’était au contraire des larmes provoquées par un profond sentiment de péché.
Neff passa plusieurs jours dans la localité et eut le bonheur de voir un réveil général et très sincère.
La place manque pour montrer encore un autre aspect de l’œuvre de Neff, ce que l’on pourrait appeler l’œuvre sociale. On le voit prendre la pioche, animer des équipes d’ouvriers, creuser des canaux depuis le pied des glaciers jusqu’aux prairies brûlées par l’ardeur du soleil.
Il introduit partout la culture de la pomme de terre, il enseigne l’hygiène, il apprend aux mères à soigner leur nouveaux-nés.
Pendant quatre ans, l’étranger devenu le grand ami, s’était dépensé sans compter, usant la lame et le fourreau. Brusquement ses forces le trahirent. Rentré à Genève, l’estomac complètement délabré, il fit, sans succès, une cure aux bains de Plombières et mourut dans sa ville natale le 12 avril 1829. Il n’avait pas trente-deux ans.

Les sources de ce résumé sont tirées de « Félix Neff, sa vie d’après sa correspondance » par S. Lortsch, ouvrage fort intéressant et dont on recommande vivement la lecture.

D’après Almanach Évangélique 1929

 

LE MONDE : UN DANGER, SPÉCIALEMENT POUR LES JEUNES

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Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la Parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le méchant. N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. 1 Jean 2. 14 et 15.

 

LE MONDE : UN DANGER, SPÉCIALEMENT POUR LES JEUNES

 

Les jeunes gens sont invités à ne pas aimer le monde. Il peut sembler étrange que l’apôtre Jean ait dû donner cet avertissement à des personnes dont il est dit qu’elles sont « fortes ». Mais cette force, bien qu’elle soit spirituelle, peut représenter un danger si l’on ne reste pas vigilant.
Les jeunes croyants auxquels l’apôtre Jean s’adresse, désiraient répandre l’évangile et témoigner de Christ. Ils se servaient de la Parole qui demeurait en eux et de l’Esprit qui donnait de la puissance à leurs paroles. Mais ils devaient rester près du Seigneur afin que les contacts avec les incrédules ne les exposent pas au risque d’aimer le monde. De même, en restant près du Seigneur les victoires remportées ne pourraient pas être un danger pour eux.
Les choses du monde qui peuvent nous attirer ne sont pas seulement les convoitises charnelles ou d’autres passions effrénées.
Ce peut être aussi :
– le désir d’être mis en valeur, de plaire,
– l’ambition d’être au-dessus des autres
– vouloir s’imposer à eux, faire valoir sa propre personnalité,
– acquérir une certaine renommée.
Ce qui peut nous faire tomber, c’est aussi un attachement excessif au sport, aux spectacles, à toutes sortes de divertissements.

Le monde peut être un piège, à cause
– de l’attraction qu’il exerce sur nous et qui stimule nos passions,
– des tentations qu’il place sur notre chemin,
Mais c’est toutefois dans le monde que nous devons parler de l’amour de Dieu, en nous confiant dans la force que le Seigneur nous donne.
L’amour du monde nous conduit à désirer et à rechercher les choses qui sont contraires à la volonté de Dieu, même si la société actuelle les approuve et les encourage. Cette attraction est forte, particulièrement pour les jeunes.
Toutefois, s’ils se maintiennent dans la « force » qui est la leur en s’attachant au Seigneur, ils seront heureux, et leur désir sincère de répandre la connaissance de la vérité sera certainement récompensé.

 

D’après « Il buon seme » septembre 2016

DIEU VOUS PARLE AUJOURD’HUI

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(Jésus) dit : Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. Marc 4. 9
Écoutez ma voix, et je serai votre Dieu. Jér. 7. 23
Écoutez, et votre âme vivra. És. 55. 3

DIEU VOUS PARLE AUJOURD’HUI

 

On peut écouter de nombreuses voix. Internet donne le champ libre à tous les discours, du plus noble et élevé jusqu’au plus méprisable, et attire l’attention de millions de personnes. Mais trouvera-t-on quelqu’un qui voudra écouter la voix de Dieu ?
Dieu nous aime et Il veut se révéler à chacun de nous. Parfois, Il se fait entendre au travers de situations difficiles ou exceptionnelles, mais Il peut le faire aussi par le moyen d’une seule phrase entendue ou lue, qui laissera une forte impression sur notre esprit ; ou par un texte de la Bible, ou encore une prédication qui touchera notre conscience et nous amènera à nous remettre en cause… Au moins une fois dans la vie de chacun, Dieu se fait entendre. Sa voix peut être forte, pour nous contraindre à écouter, mais elle peut être aussi la voix douce de la grâce. Nous lisons dans la Bible : « Dieu parle une fois, et deux fois… » (Job 33. 14). Nous devons absolument y faire attention, tout particulièrement lorsqu’un « feu rouge » s’allume dans notre conscience.
Dieu s’adresse donc à nous de diverses manières, et Il nous donne des avertissements, mais c’est par la parole écrite, la Bible, qu’Il nous parle directement. Par le moyen de ce précieux livre, Il nous montre ce que nous sommes : des pécheurs qui méritent Sa condamnation. Mais Il nous fait aussi connaître Son amour, aussi grand que Sa justice. Le « Seigneur Jésus Christ… s’est donné Lui-même pour nos péchés » (Gal. 1. 4). « Quiconque croit en Lui reçoit la rémission des péchés » (Act. 10. 43).
C’est par Jésus Christ que l’on apprend à connaître la voix de Dieu comme celle d’un Père fidèle et proche, qui aime Ses enfants d’un amour parfait.

D’après « Il buon seme » février 2017

 

DIEU EXISTE VRAIMENT !

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Et Agar appela le nom de l’Éternel qui lui avait parlé : Tu es le Dieu qui te révèles ; car elle dit : N’ai-je pas aussi vu ici, après qu’Il s’est révélé ? Gen. 16. 13
… afin que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. 1 Cor. 2. 5

DIEU EXISTE VRAIMENT !

Ce n’est pas grâce à une série d’arguments que nous pouvons vous démontrer l’existence de Dieu. Dieu ne s’explique pas, Il se révèle. Il s’est approché de nous. Son existence se discerne par le fait qu’Il nous cherche jusqu’à ce qu’Il nous ait trouvés. Il se peut que nous nous contentions d’un dieu impersonnel, ou d’un dieu selon l’idée que nous nous en faisons, ou encore que nous pensions qu’il existe une force de vie informe qui fait irruption dans notre vie, une immense puissance de laquelle nous pouvons retirer énergie et motivation. Mais le Dieu vivant, qui s’approche de nous personnellement, c’est tout autre chose !
Quelle expérience extraordinaire de découvrir le vrai Dieu ! Une personne qui lui a toujours été hostile change complètement, à l’instant même ! Dieu lui devient réel et présent. Quelque chose s’est produit dans son cœur et dans sa conscience, Mais quoi ? Et comment ? Du début à la fin, la Bible est pleine de récits et de figures qui permettent de faire la lumière sur cette transformation. Elle révèle un Dieu qui agit, qui dévoile son existence par des appels directs. Sa rencontre avec Saul de Tarse (devenu ensuite l’apôtre Paul) en est peut-être l’un des meilleurs exemples : « Et [Saul] dit : Qui es-tu, Seigneur ? Et [le Seigneur] dit : Je suis Jésus, que tu persécutes » (Act. 9. 5). Soudainement, Dieu est devenu réel dans sa vie. Paul a fait l’expérience de Sa présence et de Ses interventions. Par des approches très variées, Jésus nous cherche afin de Se révéler à chacun de nous.
Aujourd’hui encore Il frappe à la porte de votre cœur. Êtes-vous disposé à recevoir Celui qui est mort pour vous, qui est prêt à pardonner tous vos péchés et vos faux pas, à effacer votre passé et à vous aider à vivre tous les jours avec Lui ?

Traduit et adapté de Alister McGrath, théologien et biologiste britannique
D’après « Il buon seme » novembre 2019

CATASTROPHES APOCALYPTIQUES ?

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Comprends-tu le balancement des nuages, les œuvres merveilleuses de celui qui est parfait en connaissance ?… Connais-tu les lois des cieux, ou établis-tu leur empire sur la terre ? Job 37. 16 ; 38. 33
La sagesse et la puissance sont à [Dieu], et c’est Lui qui change les temps et les saisons. Daniel 2. 20 et 21

CATASTROPHES APOCALYPTIQUES ?

« Chaleur extrême, pluies torrentielles, froid sibérien, tempêtes, qui ont frappé notre planète ces dernières décennies – sont-ils les précurseurs d’un changement radical de climat ? Ces catastrophes sont-elles les premières manifestations incontestables du réchauffement climatique dû à l’effet de serre ? Cela ne fait-il que commencer ? Dans le monde entier, les spécialistes du climat se posent ces questions, et ils y répondent par l’affirmative. » (Extrait d’un magazine en l’an 2000).
Les chrétiens savent que Dieu est le grand Artisan de la création et que « toutes choses subsistent par Lui » (Col. 1. 17). Quelle puissance, quelle sagesse et quelle grandeur sont celles de notre Dieu !
Mais le Créateur est un Dieu vivant qui s’intéresse à Sa créature. Même lorsqu’Il parle avec puissance par le moyen de catastrophes diverses, c’est dans le seul but d’attirer notre attention, comme lorsqu’on secoue un dormeur dans une maison en flammes.
Par le moyen de l’intelligence que Dieu a donnée à l’homme, Il rend celui-ci capable de discerner dans les choses créées « sa puissance éternelle et sa divinité » (Rom. 1. 20).
Mais pour répondre aux besoins profonds des êtres humains, pour soulager leurs inquiétudes, Dieu a parlé d’une autre manière : par la Bible, Sa Parole. Là Il révèle Son amour infini envers Sa créature, pour le salut de laquelle Il est allé jusqu’à donner Son propre Fils.

D’après « The Good Seed » octobre 2019

TOUT VA DE TRAVERS !

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Si tu perds courage au jour de la détresse, ta force est mince. Prov. 24. 10.
Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. Rom. 8. 28.

TOUT VA DE TRAVERS  !

 

Même si nous avons Jésus comme notre Sauveur, ne nous arrive-t-il pas d’être découragés devant une accumulation de difficultés ou de déboires, abattus même au point de penser : tout va de travers, nous ne nous en sortirons pas  ? Nous pouvons paraître très sereins tant que les choses se déroulent bien, mais quand les circonstances deviennent plus difficiles, quand surviennent des temps fâcheux, notre foi vacille et nous nous demandons si Dieu s’occupe réellement de nous. Nous nous interrogeons, nous cherchons les raisons de ce qui nous arrive, cela nous obsède et abat notre moral. Nous nous demandons : « Mais qu’ai-je fait pour que cela m’arrive  ? »
Le patriarche Jacob a fait la même expérience. Il a éprouvé un découragement profond et même des sentiments d’amertume au point de dire : « Toutes ces choses sont contre moi » (Gen. 42. 36).
Il est arrivé aussi aux disciples de Jésus d’être tellement troublés que le Seigneur leur a demandé : « Où est votre foi  ? » (Luc 8. 25). Et c’était bien de cela qu’il s’agissait  ! Notre foi repose en effet beaucoup trop souvent sur les circonstances de la vie ou sur nos sentiments, au lieu d’être ancrée en Dieu Lui-même.
Ne nous laissons pas aller à penser que tout est contre nous. Apprenons plutôt à voir partout la main de Dieu. Il contrôle tout, en particulier les difficultés de Ses enfants. Si nous avions une connaissance moins limitée de la grâce divine, nous percevrions mieux que même les déceptions de la vie font en réalité partie des plans de l’amour attentionné, infini et constant de notre Dieu envers Ses enfants.

 

D’après la Bonne Semence Octobre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)