LE PÈRE AU GOUVERNAIL

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LE PÈRE AU GOUVERNAIL

 

Sur le vaste océan qu’agitait la tourmente,
Un frêle esquif avec ardeur luttait,
Et sur le pont lavé par la vague écumante
Un jeune enfant, paisible, souriait.
Son beau regard brillant sur l’onde furieuse,
S’arrêtait calmement, sans trouble, sans frayeur,
D’où vient, lui dit quelqu’un, cette âme courageuse,
Quand les marins sont pâles de terreur ?
Vers l’étranger l’enfant tourna son doux visage :
Ne vois-tu pas cet homme assis là-haut ?
Sa main ne tremble pas ; il est prudent et sage ;
Il est mon père ; il guide le bateau.

D’après C.F.R.
Almanach Évangélique 1914

 

LA PAROLE DE DIEU

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LA PAROLE DE DIEU

EST

Un feu qui consume. Jér. 23. 29.

Un marteau qui brise le roc. Jér. 23. 29.

Une épée aiguë à deux tranchants. Héb. 4. 12.

Une eau qui purifie. Éph. 5. 26.

Un miroir qui nous montre ce que nous sommes. Jac. 1. 22 à 24.

Une lampe à nos pieds. Ps. 119. 105.

Une lumière à notre sentier. Ps. 119. 105.

Elle est la vérité. Jean 17. 17.

« Mes paroles ne font-elles pas du bien à celui qui marche avec droiture ? » Mich. 2. 7.

« Ma Parole ne reviendra pas à moi sans effet, dit l’Éternel, mais elle fera ce qui est mon bon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée ». És. 55. 11.

D’après Almanach Évangélique 1914

 

DANS L’ATELIER DU PEINTRE

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DANS L’ATELIER DU PEINTRE

 

Il y a bien longtemps de cela, un peintre était debout dans son atelier, sa palette à la main, saluant un imposant prélat, le père Hugo, vicaire de la riche église de Saint Jérôme.
L’artiste était encore jeune. Il était déjà fameux dans Düsseldorf, en Allemagne, sa ville natale, et certains prétendaient même qu’avec le temps sa renommée deviendrait universelle.
Mais Stenburg lui-même n’en croyait rien. « Si jamais ce jour-là doit arriver, disait-il, je n’aurai depuis longtemps plus besoin de richesse ! »
Pourtant il jouissait de la vie à sa manière. Il aimait son art et quelquefois il s’absorbait à tel point dans son travail que pour lui rien n’existait plus en dehors du tableau posé sur le chevalet.
Cependant, bien qu’il eût déjà fait de beaux ouvrages, il n’avait jamais réussi encore à se satisfaire lui-même ni à atteindre son propre idéal.
Il aspirait à atteindre toujours plus haut. Ainsi Stenburg n’était pas un homme heureux. Mais pour le monde il paraissait être un artiste joyeux et prospère, doué d’un sens pratique très développé, et fort en éveil pour ce qui concernait ses propres intérêts.
C’est lui qui parle maintenant :
– Non, révérend père, la somme que vous offrez ne serait qu’une bien maigre rétribution pour un tableau de dimensions si considérables. Il doit contenir de nombreuses figures, qui toutes demandent une étude spéciale. La crucifixion n’est point un sujet facile, il a été traité trop souvent, et il sera difficile pour moi de composer une toile différente de toutes celles qui l’ont précédée.
– Je ne limiterai pas le prix. Vous êtes un honnête homme, et après tout, ce n’est pas l’église de St Jérôme qui paiera le tableau, il sera le don d’un pénitent.
– Dans ce cas, je considérerai la chose. Revenez dans un mois, et je vous soumettrai mes études pour l’œuvre que vous me proposez.
Les deux hommes se séparèrent très satisfaits l’un de l’autre et, durant les semaines qui suivirent, Stenburg hanta le quartier juif en quête de modèles pour sa toile.
Le père Hugo se montra content. Selon lui, la croix du Rédempteur devait occuper le centre du tableau ; quant aux accessoires, il laissait toute latitude au peintre. Ses visites à l’atelier étaient fréquentes et il ne ménageait pas ses éloges.
Le printemps arriva. La sève montante faisait éclater les bourgeons et la jeune verdure s’étalait triomphante dans les parcs et les promenades de la ville.
Le peintre sentait, lui aussi, l’influence du renouveau ; son atelier l’ennuyait ; il avait besoin d’air libre et d’espace.
Sa boite à couleurs à la main, il s’en alla errer dans la campagne aux environs de Düsseldorf.
Un jour, à la lisière d’une forêt, il trouva une jeune bohémienne occupée à tresser des paniers. Elle était remarquablement belle, sa chevelure d’un noir de jais tombait librement jusqu’à sa ceinture. Mais ce qui fascina surtout le peintre, ce fut ses yeux, des yeux sombres et pourtant limpides, dont l’expression changeait continuellement : la douleur, la joie, l’amusement, l’espièglerie s’y reflétaient tour à tour aussi rapidement que les ombres des nuages se chassant sur la surface d’un lac.
« Quel tableau cela donnerait ! », pensait Stenburg.
La jeune fille remarqua l’artiste et, jetant loin d’elle les osiers qu’elle tressait, elle se leva d’un bond, étendit ses bras au dessus de sa tête et, marquant la mesure d’un mouvement des doigts, elle se mit à danser avec une grâce inouïe, en riant de la stupéfaction du peintre.
– Reste ainsi !, cria-t-il, et saisissant son crayon, il fixa sur le papier l’attitude de la jeune fille. Il dessinait rapidement, car ce n’était pas aisé pour la danseuse de maintenir sa position. Elle le fit cependant sans broncher.
« Elle n’est pas seulement belle, mais mieux que cela, elle ferait un modèle parfait. Je la prendrai comme une danseuse bohémienne ».
Le marché fut bientôt conclu. Pépita s’engagea à venir trois fois par semaine à l’atelier de Stenburg.
Le lendemain, elle arriva à l’heure dite. Grand fut son étonnement. Dans l’atelier, tout excitait son intérêt : les armes, les sculptures, les poteries. Puis elle se mit à examiner les tableaux, et bientôt elle s’arrêta devant la grande toile, presque achevée, de la crucifixion.
Ses regards ne pouvaient s’en détacher. Enfin elle demanda d’une voix étouffée et tremblante en montrant la figure centrale :
– Qui est-ce donc ?
– Le Christ, répondit Stenburg avec indifférence.
– Que lui fait-on ?
– On le crucifie, fit l’artiste avec impatience. Tourne-toi à droite ! Là, cela va bien.
Lorsque Stenburg travaillait, il était avare en paroles.
– Qui sont ces gens qui l’entourent…, ceux qui ont des visages si méchants ?
– Une fois pour toutes, s’écria le peintre, je ne puis te parler. Tu n’as rien à faire ici qu’à te taire et à te tenir tranquille.
La pauvre fille n’osa répliquer ; elle se contenta de dévorer le tableau des yeux et d’essayer de comprendre.
Chaque fois qu’elle revenait dans l’atelier, son attention grandissait. De temps en temps, sa curiosité était si forte qu’elle hasardait une question.
– Pourquoi l’ont-ils crucifié, était-il très mauvais ?
– Au contraire, il était très bon.
C’était tout ce qu’elle apprenait en une séance, mais chaque parole lui était précieuse.
Alors s’il était bon, pourquoi l’ont-ils traité ainsi ? Ou bien n’était ce que pour un moment et l’ont-ils relâché ensuite ?
– C’était parce que…, l’artiste s’arrêta, cligna de l’œil puis changea le pli d’une draperie.
– Parce que…, répéta Pépita, haletante.
Stenburg la regarda ; son regard anxieux l’émut de pitié.
– Et bien ! écoute. Je te dirai toute l’histoire, mais à condition qu’à l’avenir tu ne m’ennuies plus par tes éternelles questions.
Il lui raconta l’histoire de la croix, une histoire toute nouvelle pour Pépita – pour lui, si vieille qu’elle ne le touchait plus depuis longtemps.
Il pouvait décrire l’agonie du Sauveur mourant sans qu’un muscle de son visage de peintre ne s’altère. Mais pour la jeune fille, il n’en était pas ainsi. Son cœur semblait se briser de douleur et de ses grands yeux noirs s’échappaient de grosses larmes.
Le tableau religieux et la Danseuse bohémienne furent achevés en même temps. C’était la dernière visite de Pépita à l’atelier. Elle regarda sans la moindre émotion sa gracieuse image, mais se tourna bien vite pour contempler l’autre toile dont elle ne pouvait détacher les yeux.
– Allons, fit l’artiste, voici ton argent et une pièce d’or par-dessus le marché. Tu m’as porté bonheur ; ma danseuse est déjà vendue.
Pépita se tourna lentement.
– Merci, Signore, répondit-elle, et son regard était singulièrement sérieux. Vous devez beaucoup l’aimer, n’est-ce pas, puisqu’il a fait tout cela pour vous ?
L’artiste se sentit rougir. La honte l’accablait.
Pépita sortit de l’atelier, mais l’écho de sa question plaintive résonnait encore dans le cœur de l’homme du monde.
Il essaya d’oublier ; inutile !
Il se hâta de faire porter la toile à sa destination, mais toujours il entendait ces mots : il a fait tout cela pour vous.
Enfin, son angoisse devint trop forte. Il fallait agir, se débarrasser de cette obsession. Il alla se confesser. Le père Hugo questionna Stenburg. Il acceptait toutes les doctrines de l’Église, aussi le vicaire lui donna-t-il l’absolution, avec l’assurance que tout était en règle.
Pendant une semaine ou deux, l’artiste se sentit mieux. Mais bientôt la question obsédante se posa à lui de nouveau : Vous devez beaucoup l’aimer, n’est-ce pas, puisqu’il a tant fait pour vous ? Il fallait répondre ; mais comment ?
Stenburg ne pouvait plus travailler. Il errait dans les rues de la ville sans but défini, cherchant seulement à se distraire, à oublier.
Un jour, il remarqua un groupe de personnes qui paraissaient se diriger vers une maison située près des remparts ; la maison était de très pauvre apparence et pourtant un second groupe venant d’une direction opposée s’y dirigeait également.
Il s’informa de ce qui pouvait bien se passer là, mais l’homme auquel il s’adressa ne put lui fournir aucun renseignement. Sa curiosité s’en accrut.
Quelques jours plus tard il apprit que cette maison appartenait à un réformé, un de ces hommes méprisés de tous, qu’il n’était pas respectable de fréquenter.
Cependant Stenburg se dit qu’il trouverait peut-être là une réponse à son angoisse.
Qui sait ? Ces gens possédaient peut-être le secret de la paix.
Il se rendit à la maison pour observer, sans nulle intention de se joindre à la secte haïe.
Mais un homme ne peut toucher au feu sans en ressentir les atteintes.
Le prédicateur réformé parlait comme quelqu’un qui aurait marché avec Christ ici-bas, pour lequel Christ serait tout.
Stenburg trouvait là ce dont son cœur avait besoin : une foi vivante.
Son nouvel ami lui prêta un exemplaire du Nouveau Testament, volume rare et précieux à cette époque ; mais bientôt, chassé de Düsseldorf par la persécution, il dut partir et emporta le livre.
Cependant la semence fructifia dans le cœur de Stenburg.
Plus de question maintenant ! Son cœur brûlait d’un ardent amour.
« Il a tout fait pour moi ! Comment faire pour parler aux hommes de cet amour, de cet amour sans bornes qui peut illuminer leur vie comme il a illuminé la mienne ?
Il est là pour eux aussi, mais ils ne le voient pas, pas plus que je ne le voyais moi-même.
Comment le leur annoncer ? Je ne puis faire de discours, je suis un homme de peu de paroles. Même si j’essayais, je ne saurais pas m’exprimer.
Oh ! Mon cœur brûle au-dedans de moi quand je pense à l’amour de Christ, et cependant je ne puis rien dire ! »
En pensant ainsi, l’artiste avait distraitement pris entre ses doigts un morceau de fusain et, presque sans en avoir conscience, il dessinait une tête ceinte d’une couronne d’épines. Ses yeux se remplirent de larmes.
Tout à coup il tressaillit.
« Je suis peintre, s’écria-t-il, mon pinceau proclamera ce que ma bouche ne sait pas dire.
Ah ! dans mon dernier tableau, son visage n’exprimait que l’angoisse. Mais ce n’est pas la vérité. Ce que je veux montrer, c’est son amour merveilleux, ses compassions infinies, son sacrifice volontaire ! »
L’artiste tomba à genoux, suppliant le Seigneur de lui donner le talent nécessaire pour peindre un tableau qui parlerait.
Alors il se mit à l’œuvre. Le feu du génie l’emportait. Il monta plus haut qu’il n’était jamais monté auparavant, jusqu’aux sommets les plus élevés de l’art.
Son nouveau tableau fut une merveille.
Il refusa de le vendre, mais en fit don à sa ville natale. Le tableau fut exposé dans le musée de peinture et les citoyens de Düsseldorf venaient en foule pour le voir.
Tandis qu’ils regardaient, les voix se faisaient émues et les cœurs se fondaient, et les bons bourgeois rentraient chez eux en ayant ressenti quelque chose de l’amour divin et en répétant tout bas les mots qu’on lisait au bord du cadre :

J’ai fait tout cela pour toi ;
Et toi, qu’as-tu donc fait pour moi ?

Stenburg se rendait aussi souvent dans la salle et, d’un recoin écarté, il regardait les foules qu’attirait son œuvre. De son cœur s’élevait une ardente prière, suppliant Dieu de bénir ce qu’il avait fait.
Un jour, lorsque le gros des visiteurs se fut éloigné, il remarqua une jeune fille qui pleurait amèrement en regardant le tableau. L’artiste s’approcha d’elle.
– D’où vient ton chagrin, mon enfant ? demanda t-il.
La jeune fille se retourna. C’était Pépita.
– Oh ! Si seulement il m’avait aimée ainsi, et son doigt montrait le visage plein de tendresse qui semblait les regarder tous les deux.
– Je ne suis qu’une pauvre bohémienne. Son amour est pour vous, non pas pour des gens comme moi ! et ses pleurs recommencèrent.
– Pépita, c’était aussi pour toi !
Et alors l’artiste lui raconta tout. Jusqu’à l’heure de la clôture, ils restèrent à parler. Le peintre ne se lassait pas maintenant de répondre à ses questions, car il s’agissait de ce qui était le plus cher à son cœur à lui. Il dit la vie du Sauveur, Sa mort expiatoire, Sa résurrection en puissance, l’œuvre merveilleuse qui fait, de pauvres pécheurs perdus, des enfants de Dieu. Pépita écouta et crut. « J’ai fait tout cela pour toi ! »

Depuis bien des années, l’artiste et la pauvre bohémienne se sont retrouvés dans la céleste patrie. Un jeune noble élégant et gai traversait Düsseldorf dans son fringant équipage. Tandis qu’on changeait de chevaux, il alla visiter le musée de peinture. Il était riche, jeune, intelligent ; tous les trésors que ce monde peut offrir se trouvaient à sa portée. Le tableau de Stenburg l’arrêta. Il lut et relut les mots imprimés sur le cadre. Une force invincible le retenait là. Son cœur fut touché. L’amour de Christ étreignit son âme. Les heures s’écoulèrent. La lumière déclina. Le gardien chargé de fermer les portes toucha l’épaule du jeune homme qui pleurait. Il fallait quitter le musée. La nuit était là – non, bien plutôt pour lui s’était levée l’aurore de la vie éternelle. Ce gentilhomme était le comte Zinzendorf. Il retourna à l’hôtel, fit faire volte-face à son équipage et, au lieu de poursuivre sa route vers Paris, il s’en retourna chez lui. Dès cette heure-là il consacra sa vie, sa fortune, ses talents à Celui qui lui avait dit :

J’ai fait tout cela pour toi ;
Et toi, qu’as-tu donc fait pour moi ?

Zinzendorf ; le père des missions moraves, répondit à cette question par une vie de dévouement et une mort triomphante.
Le tableau de Stenburg ne se trouve plus au musée de Düsseldorf. Il fut détruit dans un incendie. Mais jusque-là, il proclama le grand message de l’amour de Celui dont Paul disait : « Le Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est donné lui-même pour moi ».
Lecteur, pouvez-vous dire : Aussi pour moi ?

D’après Almanach Évangélique 1914

AMOUR MATERNEL

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AMOUR MATERNEL

 

Les êtres qui nous entourent semblent nous offrir parfois de merveilleux exemples de l’amour du Seigneur lorsqu’Il donna sa vie pour le salut de ses bien-aimés.
Le fait divers suivant en est une illustration frappante.
A la suite d’un grand incendie, on retrouva une poule absolument carbonisée, mais dans une attitude particulière. Les ailes étendues protégeaient tendrement toute sa couvée demeurée intacte en dépit des flammes.

D’après Almanach Évangélique 1913

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (1)

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Et quand la sixième heure fut venue, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éloï, Éloï, lama sabachthani ? Ce qui, se traduit par : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Et Jésus, ayant jeté un grand cri, expira. Et le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. (Marc 15. 33 et 34, 37 et 38).

DE LA SIXIÈME À LA NEUVIÈME HEURE

 

Il n’y a jamais eu, et il n’y aura jamais, une scène telle que celle-ci. Soumis à la persécution haineuse des hommes qu’Il avait créés, le Seigneur de gloire fut condamné par un juge qui savait qu’Il était net de tout péché – pris par des mains injustes et cloué sur la croix. Et là Il devint l’objet de la moquerie et du ridicule de Ses persécuteurs cruels.
A la sixième heure (midi), Dieu envoya des ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure (trois heures de l’après-midi). Pendant ces trois heures, personne ne pouvait contempler le Christ alors qu’Il souffrait plus que nous ne pourrions jamais le comprendre – non pas alors des souffrances dues à la cruauté de l’homme, mais les souffrances inexprimables de l’abandon de son Dieu. Pendant ces trois heures, Jésus a accepté de porter le jugement de Dieu pour nos péchés, et la profondeur de Ses souffrances dépasse notre capacité de compréhension.
A la neuvième heure, Jésus a crié d’une forte voix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Puis Il a encore crié d’une voix forte, et a expiré. La crucifixion était connue pour être tellement épuisante que personne n’aurait été capable de crier d’une voix forte, et le Seigneur Jésus, ainsi, donnait la preuve qu’Il était plus que simplement un homme. Il n’est pas mort d’épuisement ; Il a mis Sa vie pour nous. Seigneur merveilleux !
Au moment de Sa mort, le voile du temple s’est déchiré en deux, du haut en bas. Dieu a montré que le sacrifice de Son Fils bien-aimé avait ouvert le chemin pour les croyants, pour entrer dans Sa présence (cf. Héb. 10. 19).

The Lord is near Janvier 2019

Or il arriva, en ces jours-là, qu’un décret fut rendu de la part de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre habitée. Luc 2. 1.

LA NAISSANCE DE CHRIST DANS L’HUMILITÉ

Dieu, dans Sa sagesse et Sa puissance souveraines, a ordonné, à ce moment-là, que les évènements du gouvernement de l’homme accomplissent Sa volonté à Lui. César Auguste décréta que la population de toute la terre habitée (l’empire romain) soit enregistrée pour être recensée. Il est noté, entre parenthèses, que ce recensement fut fait réellement quand Cyrénius était gouverneur de la Syrie, c’est-à-dire au moins six ans plus tard. On ne savait évidemment pas qu’il y aurait ce long délai, mais c’est le moyen dont Dieu s’est servi pour que Joseph et Marie se trouvent à Bethléem au moment de la naissance de Christ. Parce que Joseph (comme aussi Marie) était de la lignée du roi David, c’était Bethléem qui était l’endroit de leur inscription. La prophétie concernant Christ devait s’accomplir dans les moindres détails. Celui dont « les origines ont été d’ancienneté » (Mich. 5. 2) naissait maintenant à Bethléem – le Dieu éternel, maintenant toutefois dans un corps humain « né d’une femme ».
Miracle extraordinaire de la grâce ! Celui qui est le Créateur a cependant été un petit enfant, dépendant des soins et de l’attention de Sa mère ! Comment cela peut-il ? il n’est pas prévu que nous le comprenions, mais cela exige une foi simple et honnête, et fait jaillir une profonde adoration de tout cœur renouvelé (ayant la vie de Dieu en lui). Que les pensées de Dieu sont opposées à celles des hommes ! Jésus est né dans les circonstances les plus précaires, parmi les pauvres du pays, non pas dans une cour de gloire royale, sans proclamation officielle ni fanfare de bienvenue à l’arrivée du grand Roi des rois. Et plus que cela, puisqu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie, Il a été mis dans une crèche.
Aujourd’hui, il n’y a pas plus de place pour Lui dans l’organisation sociale ordinaire du monde : si Son nom est mentionné, on ne désire pourtant pas Sa présence. Mais Sa naissance dans l’obscurité est merveilleuse pour le cœur du croyant.

The Lord is near Décembre 2019

Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. Et ceux qui étaient à table avec lui, se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? Et il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va-t-en paix. Luc 7. 48.

DEUX DÉBITEURS (qui ont une dette)

Nous voyons souvent, dans l’Évangile de Luc, le Seigneur Jésus manger dans une maison. Dans cette occasion, c’était dans la maison de Simon, un Pharisien, qui avait invité le Seigneur. Une femme vint alors, sans être invitée, et commença à arroser les pieds du Seigneur de ses larmes et à les essuyer avec ses cheveux, prenant ainsi la place de la plus basse humilité devant Celui qu’elle avait dû reconnaître comme étant le Fils de Dieu. Elle avait apporté avec elle un vase d’albâtre rempli de parfum dont elle oignit les pieds du Seigneur.
Il se peut que Simon ait désiré lui faire quitter l’endroit, mais sa langue fut retenue. Cependant ses pensées, non exprimées, étaient des pensées méprisantes envers le Seigneur Jésus, parce qu’Il avait permis à cette femme pécheresse de Le toucher. Simon avait dans le cœur la pensée que, si le Seigneur Jésus était véritablement un prophète, Il aurait su que cette femme était une pécheresse. Mais le Seigneur connaissait les pensées de Simon. Il connaît aussi nos pensées.
Aussi le Seigneur fit à Simon le récit de deux débiteurs, l’un devant une grande somme, l’autre une somme minime. Quand leur créancier leur pardonna à tous les deux, lequel l’aimerait le plus ? Simon, sans aucun doute, pensait qu’il n’était débiteur que d’une petite somme, mais il donna la réponse correcte, disant que celui qui devait beaucoup aimerait plus le créditeur (celui à qui ils devaient la dette). Le Seigneur Jésus mit alors en contraste Simon et la femme, disant à Simon que lui n’avait rien fait, en comparaison de ce que cette femme Lui avait fait à Lui-même, dans sa reconnaissance et son adoration. Elle avait beaucoup aimé. Simon aimait-il vraiment ? Il ne considérait certainement pas ses péchés aussi grands que ceux de la femme, mais le Seigneur lui dit que les nombreux péchés de la femme étaient pardonnés. A la femme, Il dit : « Tes péchés sont pardonnés. Ta foi t’a sauvée. Va-t’en en paix ». Elle était pardonnée, sauvée par grâce, et il lui était donné l’assurance d’être en paix avec Dieu.

The Lord is near Mai 2019

Si du moins vous avez entendu parler de l’administration de la grâce de Dieu qui m’a été donnée envers vous : comment, par révélation, le mystère m’a été donné à connaître … que les nations seraient cohéritières et d’un même corps et coparticipantes de sa promesse dans le christ Jésus par l’évangile. Éph. 3. 2 et 3, 6.

LA DISPENSATION (PÉRIODE) DE LA GRÂCE

La dispensation de la grâce de Dieu est la manière particulière dont Il agit avec l’humanité dans le temps présent, en contraste avec l’administration de la loi de Moïse dans l’Ancien Testament. La dispensation actuelle durera jusqu’à la venue du Seigneur Jésus pour enlever Son Église.
Le mystère de cette dispensation a été fait connaître à Paul, non pas par son propre discernement humain pénétrant, mais par une révélation directe de la part de Dieu.
Cette dispensation actuelle de l’Église a été appelée un mystère, parce que cette vérité concernant l’Église n’avait pas été révélée dans les temps anciens (verset 5). C’était en conséquence un mystère – non pas mystique, mais simplement inconnu dans l’Ancien Testament.
Dans l’Ancien Testament, nous pouvons trouver différents types, ou images, de l’Église comme épouse de Christ, ou comme la maison de Dieu, ou encore comme une sacrificature. Toutefois, la vérité du seul corps (comme le corps humain) n’est pas vue dans l’Ancien Testament.
Les Juifs et les nations étaient toujours séparés comme des groupes distincts. C’est seulement maintenant qu’il est révélé que, « en Christ », les nations sont cohéritières (possédant un même héritage dans le ciel) et d’un même corps avec les croyants juifs, et participant ensemble à la promesse de Dieu en Christ par l’évangile. Une telle unité des Juifs et des Gentils était quelque chose d’entièrement nouveau.
Il est bien à propos que le messager principal concernant cette vérité ait été lui-même un Juif et celui que Dieu avait appelé avec autorité. Paul insiste, disant que le fait que Dieu l’ait choisi n’était pas lié à sa valeur, mais à son insignifiance, de sorte que l’attention ne se porte pas sur le vase (personne humaine), mais sur les richesses insondables de Christ (verset 8).
Il n’oubliait jamais que la pure grâce de Dieu l’avait retiré de son état d’orgueil et de rébellion, pour proclamer de telles richesses de grâce parmi les nations.

The Lord is near Août 2019

J’ai appris à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve. Je sais être abaissé, je sais aussi être dans l’abondance ; en toutes choses et à tous égards, je suis enseigné aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations. Je puis toutes choses en celui qui me fortifie. Phil. 4. 11 à 13.

FAIRE ENTRER CHRIST DANS NOS CIRCONSTANCES

Paul était parfaitement content, même dans une prison romaine. Remarquez cependant que ce n’était pas par inclination naturelle, car il avait appris à être content dans des expériences éprouvantes et avec une confiance réelle dans le Dieu vivant.
Se rechercher soi-même est une chose naturelle pour le cœur humain – le contentement doit être appris.
L’apôtre Paul dit qu’il sait comment être abaissé et comment être dans l’abondance, et il insiste sur la manière de le vivre. Il est tout à fait possible d’être abaissé et de le vivre dans un mauvais esprit, mais il n’en était pas ainsi de l’apôtre.
« Être abaissé » implique d’accepter avec joie la volonté de Dieu. D’autre part, « être dans l’abondance » peut être une épreuve plus grave pour beaucoup d’entre nous. Nous avons alors besoin de faire un usage convenable et pieux des choses que Dieu nous a données en abondance.
Dans toutes les circonstances variées que l’apôtre Paul a rencontrées, il reconnaissait la direction parfaite de Dieu, qui en usait dans Sa propre manière pleine de sagesse, pour le bien de Son serviteur.
Puissions-nous ne pas reculer devant des expériences par lesquelles Dieu veut nous faire passer. Ces circonstances sont destinées à nous instruire de la manière nécessaire, que rien d’autre ne pourrait accomplir.
De plus, ces choses sont nécessaires pour manifester la force supérieure qui est en Christ et qui fait son travail dans Son serviteur dépendant. « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie ».
Ce n’était pas, en ce qui concernait l’apôtre, de la sentimentalité ou un idéal élevé, mais une affirmation qui se vérifiait abondamment dans de nombreuses et sévères expériences. La manière dont il faisait entrer Christ dans ses circonstances, et les faisait tourner à une moisson de fruits en bénédiction, est un bel exemple de la puissance de Christ sur son âme. L’apôtre parle comme quelqu’un qui a connu Christ à l’épreuve dans des expériences réelles.

The Lord is near Août 2019

Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre seigneur Jésus Christ. 1 Thess. 5. 23.

SANCTIFICATION – PASSÉE, PRÉSENTE ET FUTURE

Les croyants ont été sanctifiés (mis à part après avoir été purifiés) par l’offrande du corps de Jésus Christ (Héb. 10. 10), et par cela nous avons été, quant à notre position, mis à part d’un monde qui refuse de reconnaître la valeur du sacrifice de la croix.
Nous sommes aussi sanctifiés par l’Esprit de Dieu, comme nous le trouvons en 1 Cor. 6. 11 : « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu ».
Cela se rapporte, non seulement au fait d’être placés dans une position de séparation, mais aussi au fait de recevoir une nature intérieure qui est séparée des impies, et séparée pour le Seigneur.
Dieu a déjà accompli cela dans chacun des croyants.
Notre Dieu est également occupé à nous sanctifier journellement par la vérité de la Parole, comme nous le voyons en Jean 17. 17 : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité ».
C’est la Parole de Dieu qui agit dans notre cœur pour nous séparer du monde, progressivement et toujours plus, et pour nous attirer toujours plus à Lui. Dieu nous exhorte aussi à faire de la sanctification une question à mettre en pratique dans nos vies, afin « que chacun de vous sache posséder son propre vase (corps humain) en sainteté et en honneur » (1 Thess. 4. 4).
L’apogée (le haut d’une trajectoire) merveilleuse de la sanctification se trouve en 1 Thess. 5. 23 (le verset ci-dessus), où le Dieu de paix sanctifiera complètement les croyants, et où leur esprit, leur âme et leur corps seront conservés sans reproche à la venue du Seigneur Jésus. Il n’y aura alors pas de séparation de l’âme et de l’esprit d’avec le corps, comme il en est à la mort.
Tous seront conservés dans une unité et une perfection merveilleuses. Il n’y aura plus aucune influence de ces choses qui cherchent à nous impliquer dans la vanité et le mal du monde, mais nous serons totalement mis à part pour Lui, pour Sa propre joie, pendant toute l’éternité.

The Lord is near Avril 2019

Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom.
Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.
Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le méchant.
Je vous écris, petits-enfants, parce que vous connaissez le Père. 1 Jean 2. 12 et 13.

LA CROISSANCE SPIRITUELLE : PETITS ENFANTS, JEUNES GENS, PÈRES

Le premier des versets cités en-tête est adressé aux enfants, non pas aux petits enfants. C’est une affirmation générale faite avant de distinguer les trois groupes auxquels s’adressent ces paroles.
Le pardon éternel est un fait merveilleux, établi, et définitif pour chaque enfant de Dieu – non pas par une œuvre quelconque de notre part, mais « par son nom ». Et ce pardon ne perdra jamais sa valeur.
Il y a toutefois des degrés particuliers de développement qu’il faut reconnaître dans la vie du chrétien, et cela commence par les « petits enfants ». Le fait est vital et précieux : « vous connaissez le Père », et Dieu est connu dans Son amour et Sa bonté pleins de tendresse, dans Sa vérité et Sa grâce.
On peut s’approcher de Lui sans détours et Il est indispensable pour les besoins de l’âme. La fraîcheur de cette foi naissante, chez le petit enfant, a une joie et une douceur particulières.
Les jeunes gens ont « vaincu le méchant ». Cela implique une connaissance active qui a appris à discerner et à refuser les efforts subtils de Satan cherchant à falsifier la sainte doctrine de Christ. Il y a un progrès d’énergie active, qui est visible dans une puissance efficace sur le pouvoir de l’ennemi.
Nous voyons alors les pères, qui « connaissent celui qui est dès le commencement ». L’ennemi ayant été vaincu, il y a maintenant un nouveau progrès dans la sphère d’une paix tranquille : l’âme se nourrit de Christ dans toute la manifestation permanente de Sa gloire « depuis le commencement », ce qui fait mûrir l’âme, lui donnant une dignité calme et une sagesse bien fondée.

The Lord is near Octobre 2019

Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. 1 Jean 4. 16.

LA PREUVE IRRÉFUTABLE QUE DIEU EST AMOUR

Il n’y a ici rien d’incertain ; mais nous y trouvons plutôt une connaissance vivante de l’amour de Dieu. Ce n’est pas simplement un discours sur l’amour comme une chose subjective car, pour connaître l’amour et en jouir véritablement, ce doit être de manière objective.
Le ressenti n’est pas une base de raisonnement. La question n’est pas de sentir que je suis aimé – mais de le savoir et de le croire, parce que c’est la vérité. C’est vrai tout à fait indépendamment de ce que je ressens, et en conséquence je dois m’engager simplement à le croire. Et c’est certainement raisonnable et juste.
Les preuves de cet amour dans l’incarnation du Seigneur Jésus Le Fils de Dieu est devenu aussi un homme et dans Son sacrifice sans égal en notre faveur sont tellement fortes et impossibles à remettre en question, que seule une rébellion obstinée oserait en douter.
Oui, « Dieu est amour ». C’est Sa nature elle-même, et en conséquence, Il aime. Ce n’est pas l’ardeur avec laquelle j’y réagis qui détermine le fait qu’Il m’aime ou non. Il m’aime parce qu’Il est amour, sans que ce soit lié à quoi que ce soit en moi qui attire un tel amour. C’est pourquoi je le crois, car il est véritable. Et parce que je le crois, je demeure dans l’amour, je demeure en Dieu, et Dieu en moi.
C’est demeurer en permanence dans l’amour, parce que c’est l’amour permanent du Dieu éternel. Quiconque le refuse, refuse pour lui-même tout droit à cet amour, et en rejette tous les bienfaits. Le fait que « Dieu est amour » reste vrai même si l’homme tente de falsifier le mot lui-même, ou bien la nature même de Celui qui, dans Sa grâce, recherche la bénédiction la plus pure pour chacune des créatures.
Dans Sa grâce, Il a enduré le jugement que je méritais à la croix – toute la peine du péché ayant pesé sur Lui, Lui le sacrifice volontaire.
L’œuvre étant maintenant accomplie, Il est couronné de gloire et d’honneur, et nous sommes acceptés, en justice et avec joie, devant la face du Père.

The Lord is near Juillet 2019

Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées. 1 Jean 5. 14 et 15.

PRIER EN ACCORD AVEC LA VOLONTÉ DE DIEU

La connaissance de la fidélité de Dieu et de la vérité absolue de Sa Parole nous inspirent une pleine confiance en Lui.
La prière, la respiration même de la vie nouvelle, est l’expression d’une dépendance confiante.
L’âme trouve sa force dans l’amour pur du cœur du Père, non pas pour influencer Dieu selon notre point de vue, mais avec la confiance assurée que Sa volonté est de loin meilleure que ce que notre sagesse pourrait concevoir de mieux.
Qu’il est précieux d’être ainsi assuré, dans le calme et la tranquillité, qu’un amour actif prend parfaitement soin de nous, agissant continuellement pour notre plus grand bien.
Avant qu’une réponse soit donnée, nous pouvons être certains que nous recevons les choses que nous avons souhaitées, si nous avons demandé selon Sa volonté. La foi sait que la volonté de Dieu triomphera, et si nos requêtes ne sont pas selon Sa volonté, nous trouverons, en dernière analyse, que nous ne souhaiterions pas, de toute manière, qu’il y soit répondu. Si en quelque manière nous sommes déçus, c’est une leçon nécessaire pour nous amener à juger de ce qui est un désir purement personnel plutôt que la volonté de Dieu.
Il est important d’avoir une notion claire et bien équilibrée de ce qu’est la prière, et de prier par l’Esprit, en désirant de tout cœur connaître et expérimenter la douceur de la volonté de Dieu. Pour que nous puissions prier par l’Esprit, il doit toujours y avoir la simplicité de la foi, et une confiance honnête et sans discussion dans l’amour de Dieu qui ne peut se dédire. Il n’y a alors pas de demandes qui ne conviennent pas, pas de hâte ou d’impatiences charnelles, mais la paix de Dieu Lui-même qui garde notre cœur et notre esprit. « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâce ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7)

The Lord is near Novembre 2019

Et, lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort ; et il mit sa droite sur moi, disant : Ne crains point ; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du hadès (séjour des morts). Apoc. 1. 17 et 18.
Le premier et le dernier, Apoc. 22. 16 17

LA DERNIÈRE INVITATION

Au moment où le Seigneur Jésus est près de terminer le canon (ensemble des livres de la Bible) de la précieuse Parole de Dieu, qu’il est beau de voir qu’Il adresse cette invitation pleine de grâce ! Il ne désire pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. Mais il est de la plus haute importance que ceux qui sont invités sachent Qui est Celui qui parle de façon si remarquable. Tout d’abord, Il est la Racine de David, c’est-à-dire que David tient son origine royale de Lui, car Il est le Dieu éternel. Il est aussi la postérité de David, car dans Son humanité, Il était de la lignée de David. Ainsi sont pleinement déclarées l’immense gloire de Sa déité et la réalité précieuse de Son humanité.
Pendant qu’Il était sur la terre, Il a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).
Maintenant Il nous dit que l’Esprit et l’Épouse (l’Église ou Assemblée) se joignent pour faire cette invitation de grâce, car l’Esprit de Dieu est dans l’Épouse. Puis Il enjoint à tous ceux qui entendent de s’unir pour en inviter d’autres à venir.
Il est certain que tous ceux qui ont confiance dans le Seigneur Jésus désirent aussi que d’autres soient sauvés pour l’éternité. Ensuite, le Seigneur Jésus étend l’invitation à « celui qui a soif », l’invitant à venir, car sa soif sera certainement étanchée. Quelle bonté et quelle miséricorde !
Puis le Seigneur élargit même l’invitation et l’adresse à « celui qui veut (afin qu’il) prenne gratuitement de l’eau de la vie ». Le Seigneur ne laisse personne de côté et cherche le salut de tous ceux qui sont perdus.
Tous ceux qui viennent sont reçus avec joie. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Quel don !

The Lord is near Février 2019

RICHESSE INTÉRIEURE ET RICHESSE EXTÉRIEURE

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Jésus Christ… étant riche, a vécu dans la pauvreté pour vous. 2 Cor. 8. 9.
Tel fait le riche et n’a rien du tout ; et tel se fait pauvre et a de grands biens. Prov. 13. 7.

RICHESSE INTÉRIEURE ET RICHESSE EXTÉRIEURE

 

Chercher à paraître, à se montrer sous le meilleur jour possible n’est pas le signe d’une grande richesse intérieure. Beaucoup de personnes sont obsédées par ce que les autres pensent d’elles, et notre société encourage de tels comportements. Ce n’est pas seulement par un beau langage ou un bon comportement, mais aussi par l’étalage d’une vie aisée, que plusieurs cherchent à donner une bonne image d’eux-mêmes. Mais voici ce que dit la Bible : « L’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde, … l’Éternel regarde au cœur » (1 Sam. 16. 7).
Pour le croyant, il n’est pas difficile de reconnaître, en Celui qui s’est « fait pauvre » (voir le 2e verset ci-dessus), une figure du Seigneur Jésus Christ, le Fils de Dieu. Lui qui s’est fait homme en renonçant pour un temps à la gloire du ciel et à l’adoration des anges, acceptant d’être pauvre parmi les pauvres. Écoutons ce qu’écrivait le prophète Ésaïe, mille ans avant que Jésus vienne sur la terre : « Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur (affaiblissement physique et/ou moral) et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime » (És. 53. 3). Sa pauvreté volontaire nous touche tous : l’apôtre Paul écrit : « Il a vécu dans la pauvreté pour vous, afin que, par sa pauvreté, vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).
Mais la mort de Jésus sur la croix enrichit de bénédictions éternelles tous ceux qui L’acceptent comme leur Sauveur personnel !

D’après « Il buon seme » décembre 2019

PRENDRE LE TEMPS

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Il y a un temps pour toute affaire et pour toute œuvre. Éccl. 3. 17.
Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. Héb. 3. 7.

PRENDRE LE TEMPS

 

Chaque matin, nous pensons avoir à notre disposition un crédit de vingt-quatre heures à dépenser, et nous savons qu’il n’est pas possible de récupérer le temps perdu. Cette réalité devrait-elle nous inciter à utiliser chaque minute de notre vie en la remplissant d’activités et de plaisirs éphémères ? Ne devrions-nous pas plutôt sentir la nécessité de ne pas gaspiller le temps qui nous est « prêté » et qui passe « comme un souffle » (Ps. 78. 39) ?
Mais comment devons-nous utiliser notre temps ?
Dans l’époque où nous vivons, il est difficile de bien gérer son temps ; mais s’arrêter pour réfléchir, afin de comprendre ce que nous devons faire sur la terre et quels sont les objectifs que nous poursuivons, cela n’est pas du temps perdu. Mesurons l’importance de chacune de nos journées. Prendre du temps pour lire la Parole de Dieu et écouter ce qu’elle veut nous dire devrait être l’une de nos priorités.
Dieu nous parle de plusieurs manières, mais principalement par Sa Parole, qui nous est parvenue à travers les siècles pour nous faire connaître le moyen de recevoir de Dieu la vie éternelle, par la foi en Jésus Christ, le Fils de Dieu. Dieu nous parle aussi par le moyen des circonstances et des évènements que nous vivons.
Arrêtons-nous un moment pour L’écouter ! Le temps ne nous appartient pas, c’est pourquoi nous devons l’utiliser avant tout pour nous mettre en règle avec Dieu, en acceptant Jésus comme notre Sauveur personnel. Nous obtiendrons ainsi le salut de notre âme immortelle, la paix avec Dieu et le bonheur d’être Ses enfants.

 

D’après « Il buon seme » novembre 2008

 

PAIX INTÉRIEURE

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(Jésus Christ)… ayant fait la paix par le sang de Sa croix. Col. 1. 20.
Vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. Car c’est Lui qui est notre paix. Éph. 2. 13 et 14.

 

PAIX INTÉRIEURE

 

L’agitation et l’anxiété marquent fortement notre époque. Les conditions de vie de la société actuelle en sont souvent la cause. La solitude, la peur du lendemain, troublent la paix de notre esprit. Mais qu’est-ce que la « paix intérieure » ? C’est un sentiment de sécurité fondé sur des certitudes. Si vous présentez cet argument, certains vous diront : La paix ? C’est bien ce que je cherche, mais comment l’atteindre ? D’autres objecteront : La paix ? C’est un mirage, une illusion ! Il est pourtant possible de connaître la paix et la sérénité, même dans une société individualiste comme la nôtre, marquée par le stress et les incertitudes.
La Bible donne la réponse à toutes ces questions. Jésus a dit à Ses disciples, avant d’aller à la croix : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre coeur ne soit pas troublé ni craintif » (Jean 14. 27). Il leur laissait la paix, parce que, sur la croix, Il allait leur acquérir la paix avec Dieu. Et Jésus, encore aujourd’hui, donne la paix à tous ceux qui croient en Lui, parce que Lui a subi le jugement que nos péchés méritaient. Puis Jésus, ressuscité, a rencontré Ses disciples et leur a dit ce qu’Il dit encore aujourd’hui à tous ceux qui croient en Lui : « Paix vous soit ! », leur donnant ainsi la paix intérieure, celle de la conscience et du cœur.
N’est-ce pas justement de cela que nous avons besoin, nous qui sommes si facilement troublés et craintifs ? Nous ne devrions pas avoir peur des circonstances de la vie, ni craindre l’avenir, ou la mort, puisque Jésus, ressuscité et vivant dans le ciel, nous dit : « Je vous donne ma paix » une paix profonde et assurée, au contraire de celle que prétend donner le monde.

D’après « Il buon seme » mars 2019

 

LE SOUFFLE DE DIEU

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De saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint. 2 Pier. 1. 21.
Toute Écriture est inspirée de Dieu. 2 Tim. 3. 16.

LE SOUFFLE DE DIEU

La Bible pourrait nous troubler. Elle parle un langage de vérité qui nous montre ce que nous sommes réellement. Nous préférerions parfois qu’elle se trompe, mais cependant, lorsque nous la lisons, chacun de nous est contraint de reconnaître que Celui qui l’a écrite me connaît parfaitement et sait exactement tout ce qui me concerne. Cela n’est pas étonnant, puisque la Bible a été inspirée par Dieu, comme le dit le verset ci-dessus.
Les écrivains de la Bible étaient des hommes en relation de communion avec Dieu. Dieu, par Son Esprit, a donné à chacun des auteurs les paroles que ceux-ci nous ont transmises. Moïse, par exemple « écrivit toutes les paroles de l’Éternel » et l’Éternel lui dit : « Écris ces paroles » (Ex. 24. 4 ; 34. 27). Les prophéties bibliques font partie des paroles de Dieu, déjà réalisées en partie ou qui se réaliseront quand le moment sera venu. Cela devrait nous convaincre que tout ce que dit la Bible est vrai.
La Bible enseigne avec autorité : « Ainsi parle l’Éternel » (Jér. 30. 2), elle s’adresse au cœur et à la conscience. C’est une parole vivante et puissante et, par l’action du Saint Esprit, elle travaille dans notre cœur et notre conscience. Elle produit la vie et apporte la lumière intérieure à tous ceux qui l’ont reçue et crue.
Laissez-vous illuminer par cette splendeur divine, qui seule peut élargir le domaine limité de vos pensées et vous faire connaître le salut que Dieu vous offre. Lisez la Bible, lisez-la avec foi !

D’après « Il buon seme » juillet 2014