LA BIBLE ET L’IMPRIMERIE

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LA BIBLE ET L’IMPRIMERIE

 

Il est intéressant au plus haut degré de connaître l’histoire de la Bible dans les annales typographiques. On sait que ce fut le désir passionné de répandre ce livre qui amena Gutenberg à la découverte de l’Imprimerie.
Nous avons sous les yeux une des nombreuses lettres écrites par cet homme de génie à son frère André, cordelier, exprimant la conception la plus remarquable, germée dans son esprit vers le commencement du 15ème siècle.
« A l’œuvre ! Je suis à l’œuvre. Dieu m’a dévoilé le secret que je lui demandais. Grâces lui soient rendues ! Elles le seront. A l’œuvre ! Que la Bible soit écrite, multipliée, répandue ! elle le sera ! A l’œuvre ! J’ai commandé une presse au charpentier Conrad Sahspach : c’est avec cet instrument que la Bible sera multipliée. Mais l’écriture ? A l’œuvre ! J’ai appelé à moi Hans Dünne, Hans Ross, tous deux orfèvres, voilà mes écrivains. Mais quelle sera donc l’écriture qui multipliera cette Bible ? A l’œuvre ! J’ai fait apporter dans ma demeure du plomb en grande quantité : voilà la plume avec laquelle j’écrirai. Mais encore une fois, l’écriture de cette Bible, ou sa gravure, ou son dessin, quels seront-ils ?
L’écriture ? elle ne sera pas écrite ; le dessin ? elle ne sera pas dessinée ; la gravure ? elle ne sera pas gravée.
Ecoutez, mon frère, ou plutôt regardez autour de vous, examinez-vous, interrogez-vous : vous faites tous les jours ce qu’il faut pour multiplier les manuscrits. Quand vous appliquez sur le vélin, sur le papier, le sceau de votre communauté, tout est dit, tout est fait, tout est là : comment ne l’avez-vous pas vu ? Ne voyez-vous pas que vous pouvez répéter autant de fois qu’il vous plaira ce sceau tout couvert de signes et de caractères ? Avez-vous compris ? Pas encore. Fouillez donc l’escarcelle de votre communauté ; prenez une pleine poignée de pièces de monnaie. Est-ce fait ? Regardez-les. Vous les avez regardées, qu’avez-vous vu ? J’en ai vu beaucoup en cuivre, quelques-unes en argent, à peine une en or ; il y avait bien en tout cent sous.
Non, non, ce n’est pas cela : il y avait des caractères sur ces pièces de monnaie ; qu’importe qu’elles soient d’or ou d’argent ! Les voyez-vous, ces lettres qui, tirées d’un même creux, sont pareilles, quel que soit le nombre des pièces qui ont été frappées ? Cela est clair, cela est évident : c’est ainsi que la Bible sera multipliée.
La cloche du dîner vient de sonner : entrons dans le réfectoire. Après le Benedicite, au signal donné, les frères ont pris leurs cuillères : regardez-les ne sont-elles pas toutes semblables ? Comment cela s’est-il fait ? Vous les avez vues fondre dans un seul et même moule. Eh bien ; c’est d’un même moule, c’est de plusieurs moules semblables que la Bible sortira ! Oh ! tête dure qui se refuse aux bienfaits de Dieu ! oh ! l’incrédule qui ne veut pas croire ! oh ! les ingrats qui ne veulent pas voir, qui ne veulent pas entendre ce que Dieu leur montre, ce que Dieu leur crie !
Parlons donc d’autre chose et calmons-nous. Venez, la récréation a commencé ; entrons dans votre jardin. Promenons-nous, marchons, courons. Arrêtez-vous ! que venez-vous de faire ? Je vois dans le sable, dans la terre, l’empreinte de vos pieds. Quoi ! toujours la même ? vingt fois répétée, vingt fois semblable ? Qu’est-ce donc que cette écriture que vous venez d’imprimer sur cette grande pancarte ? qu’est-ce donc que ces types que le vent vient d’effacer ?
Vous savez tout maintenant : il faut frapper, il faut fondre ; il faut un creux comme le sceau de votre communauté, un moule comme celui qui a fondu vos gobelets d’étain, des lettres en relief comme celles qui sont sur vos pièces de monnaie, et le poinçon générateur semblable à votre pied quand il multipliait son empreinte. Voilà la Bible ! »

Cette lettre, parmi tant d’autres du même style, laisse voir Gutenberg toujours en proie à une idée fixe, étudiant tout ce qui pouvait produire une empreinte quelconque, cherchant, fouillant l’énigme et ramenant toujours vers l’objet de son rêve les matériaux entrevus sur sa route, comme s’il devait construire avec eux le levier du monde. Ne nous semble-t-il pas le voir marcher lentement au milieu des coteaux de Creuznach, le front rêveur, les yeux dirigés vers cette Bible que sa volonté veut imprimer, veut multiplier à l’infini ?…

Lecteur, chaque fois que vous voyez un livre imprimé, une page, l’empreinte quelconque d’un caractère typographique, souvenez-vous que c’est pour que vous possédiez la Bible que Dieu a donné aux hommes cet art merveilleux de l’imprimerie, afin que vous soit présenté par elle le pardon de vos péchés, moyennant la foi. L’avez-vous reçu ? Sinon, qu’attendez-vous ?
« Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » 2 Cor. 6. 2.

D’après Almanach Évangélique 1905
1er article de l’Almanach !

 

LA PAIX AVEC DIEU

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Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ. Rom. 5. 1.

LA PAIX AVEC DIEU

 

La paix avec Dieu n’est pas seulement le sentiment d’être heureux. S’il en était ainsi, cela n’aurait pas beaucoup de valeur. Mais c’est beaucoup plus. La paix avec Dieu est un merveilleux don de Dieu, qui est indépendant de nos sentiments changeants et incertains.
Toute personne sincère, qui désire être sauvée, et croit en Jésus Christ et en Son œuvre rédemptrice, obtient la paix avec Dieu. Ses péchés, et la punition éternelle à laquelle il aurait dû s’attendre, ne se dressent plus comme un problème insoluble entre lui et Dieu. Dieu Lui-même a résolu le problème d’une manière extraordinaire.
Quiconque a fait cette expérience peut dire : Tout ce qui me séparait de Dieu a été mis entièrement de côté pour toujours. J’appartiens maintenant au Seigneur Jésus Christ, au sujet duquel il est écrit : « Il a fait la paix par le sang de sa croix », et : « Il est notre paix » (Col. 1. 20 ; Éph. 2. 14). En conséquence, j’ai la paix avec Dieu.
Dieu Lui-même nous en donne la garantie dans Sa Parole. Nous lisons, dans le verset en-tête de ces lignes, que Jésus christ, Son Fils unique, a fait la propitiation pour nos péchés par Sa mort. Dieu peut donc maintenant montrer Sa justice en pardonnant nos péchés. L’œuvre de réconciliation de Christ est un fait accompli.
La Parole de Dieu ajoute que Christ a été ressuscité d’entre les morts pour notre justification, et qu’Il a été élevé à la droite de Dieu. Dieu affirme ainsi que l’œuvre rédemptrice de Christ a satisfait Ses saintes exigences – « Il a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). Ainsi, tout a été accompli par Dieu Lui-même dans la Personne de Christ. En conséquence, la paix avec Dieu est basée sur Christ et sur Son œuvre.
Quiconque se tourne vers Dieu et Jésus Christ, et sur l’œuvre de réconciliation de Christ reçoit la paix.

Explication de certaines expressions :
La paix : la possibilité de rétablir une relation de confiance avec Dieu.
La rédemption (adjectif : rédemptrice) : la délivrance du péché. Nous sommes délivrés du péché qui régnait en maître sur nous.
Le sang de la croix : c’est la vie du Sauveur, donnée sur la croix. Le sang parle de sacrifice comme dans l’Ancien Testament de la Bible.
Propitiation : c’est le fait de nous rendre agréables à Dieu, en ôtant le péché de ses yeux.
Justification : le fait d’être rendu juste devant Dieu parce que Jésus a subi le jugement pour nos péchés quand il était sur la Croix.

D’après « The Good Seed » février 2020

INVITÉ AU CIEL

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Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur… Et alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus. Mat. 7. 22 et 23.

INVITÉ AU CIEL

La fête avait lieu dans une magnifique propriété. L’actrice avait envoyé des invitations et beaucoup de personnes célèbres étaient présentes. Tout avait été préparé très soigneusement, et des gardes du corps étaient là pour veiller discrètement sur la sécurité des invités.
Pendant la fête, on découvrit la présence d’un homme inconnu de tous. On lui demanda de montrer son carton d’invitation, mais il ne put le présenter. Comme il maintenait néanmoins qu’il était une connaissance de l’hôtesse, on l’amena donc vers elle.
Elle le regarda de la tête aux pieds, puis elle secoua la tête et dit : Je ne connais pas cet homme ! On lui demanda alors de s’en aller et la fête se poursuivit sans lui.
Personne ne pourra se glisser illégalement dans le grand rassemblement qu’il y aura un jour au ciel. Certains, qui pensaient avoir le droit d’être là, devront rester dehors, y compris de nombreux pratiquants et communiants, et même des prêtres et des prédicateurs, des dirigeants de groupes de jeunes et des choristes… Ils pourront bien dire : Seigneur, Seigneur ! et montrer leurs activités chrétiennes, mais Jésus Christ leur dira : Je ne vous connais pas !
Connaissez-vous le Seigneur Jésus personnellement ? Êtes-vous entré par la « porte étroite » pour suivre maintenant le « chemin qui conduit à la vie » (Mat. 7. 14) ? S’il en est ainsi, vous serez au ciel, car le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent. Mais si vous n’avez été jusqu’à présent qu’un simple suiveur, sans jamais Le connaître vraiment, nous vous supplions sincèrement de venir à Lui. Lui-même a dit : « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6. 37). C’est seulement alors que vous Lui appartiendrez réellement.

D’après « The Good Seed » février 2020

 

EST-CE DIEU LE RESPONSABLE ?

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Voici, je te répondrai qu’en cela tu n’as pas été juste, car Dieu est plus grand que l’homme. Pourquoi contestes-tu avec Lui ? Car d’aucune de ses actions Il ne rend compte. Job 33. 12 et 13.

EST-CE DIEU LE RESPONSABLE ?

 

Quand tout va de travers, on tient souvent Dieu pour responsable. Nous entendons souvent les gens se lamenter : – Qu’ai-je fait au bon Dieu pour qu’Il me cause cette peine, ou qu’Il permette cet incident ou cette maladie ? Mais quand tout va bien, en général, on n’attribue pas cet état de choses à Dieu. On entend rarement dire : – Dieu est bon, c’est grâce à Lui que je vais bien, qu’il ne me manque rien. En somme, lorsque les choses vont mal, on accuse Dieu et lorsqu’elles vont bien, cela nous est dû, ou même c’est à cause de nos mérites. Le bonheur, c’est moi, la malchance, c’est Lui ! Et si les circonstances heureuses de notre vie venaient justement de Lui ? L’avons-nous remercié pour la santé, la tranquillité, et la nourriture d’aujourd’hui ?
L’humanité a rejeté Dieu en crucifiant son Fils Jésus. « Ils m’ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour mon amour » (Ps. 109. 5). Après un tel outrage, Dieu aurait pu abandonner l’humanité à elle-même et la précipiter dans la ruine.
Mais Il ne l’a pas fait, bien au contraire ! Que nous nous soyons avilis par notre mauvaise conduite ou que, au contraire, nous soyons satisfaits d’avoir accompli des actions que nous estimons méritoires, Dieu nous aime tous autant. Et cela n’est pas basé sur ce que nous sommes, mais sur ce que Lui a fait pour nous, des êtres qui méritaient Son jugement et Sa condamnation, parce que nous sommes tous des pécheurs par nature.
« Dieu est amour. En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui ; en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que Lui nous aima et qu’Il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 8 à 10).

D’après « Il buon seme » février 2020

 

UN CŒUR POUR LES ASSEMBLÉES – MANIFESTER L’INTERDÉPENDANCE

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Paul dit à Barnabas : Retournons maintenant visiter les frères dans chacune des villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir comment ils vont. Act. 15. 36.
J’étais malade et vous m’avez visité. Mat. 25. 36.

 

UN CŒUR POUR LES ASSEMBLÉES – MANIFESTER L’INTERDÉPENDANCE

 

L’apôtre Paul avait de « la sollicitude pour toutes les assemblées » (2 Cor. 11. 28). Cette sollicitude, cette attention soutenue et affectueuse, il l’avait pour toutes les assemblées : les petites, les grandes, celles où il y avait des problèmes, comme celles pour lesquelles il ressentait un attachement particulier. Ainsi, Paul termine sa première lettre aux Corinthiens en espérant venir les voir : « Je ne veux pas vous voir maintenant en passant, car j’espère que je demeurerai avec vous quelque temps » (1 Cor. 16. 7). Paul montre son désir de rester le temps nécessaire en rapport, certainement, avec les nombreux problèmes qu’il discernait dans cette assemblée. Il ne se laissait pas arrêter par ces grandes difficultés à Corinthe. Se posait-il la question de sa légitimité ? Peut-être. Mais Dieu appelait celui qui persécutait autrefois l’Assemblée à aller la guérir, et Paul a obéi.
Cette affection qu’il avait pour l’Église, qui est pour le Seigneur « une perle de très grand prix » (Mat. 13. 46), découlait naturellement de son amour pour le Seigneur. Paul ne reculait pas face à l’opposition et aux médisances.
Cette sollicitude est un indispensable pour un tel service. En effet, en Actes 15, Paul et Barnabas s’intéressent à leurs frères, à leur santé physique et spirituelle. Leur première énergie était la sollicitude, et non pas le désir d’enseigner, ou d’apporter un bagage de connaissances. Prions pour que Dieu mette en nous une telle sollicitude. Avons-nous, dans notre entourage, des petits rassemblements, des rassemblements souffrants, qui auraient besoin de notre affection, de notre sollicitude ?
Vous avez peut-être connu des frères qui, comme Paul et Barnabas, passaient dans les villages, s’arrêtaient dans des familles, avaient un mot d’encouragement pour chacun. Des services sont restés sans serviteur. Est-ce par la volonté du Seigneur, ou plutôt à cause de notre manque d’obéissance ? Peut-être avons-nous besoin de simplicité, afin de faire, dans la dépendance du Seigneur, ce que notre main « trouve à faire » (Éccl. 9. 10). Examinons dans nos cœurs ce qui nous retient pour faire de telles visites. Les besoins sont nombreux  !

D’après le Seigneur est Proche Mars 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

LA PORTE DE L’ENFER

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LA PORTE DE L’ENFER

 

Le grand prédicateur anglais Whitefield savait, avec beaucoup d’à propos, deviner ce que tel ou tel de ses auditeurs pensait du passage sur lequel portait son sermon. Il le faisait si habilement que plusieurs personnes en vinrent à supposer chez lui une puissance surnaturelle.

Un jour, il avait pris pour texte ces mots : « La porte fut fermée » (Mat. 25. 10). Il y avait dans l’assistance deux jeunes gens très élégants, assis du reste à une distance considérable de la chaire. Une dame entendit l’un dire à l’autre à mi-voix : « Eh bien ! Si une porte se ferme, une autre s’ouvrira ! » Ils cherchaient ainsi à atténuer la solennité du message que Whitefield leur adressait. A peine avaient-ils prononcé ces mots que le prédicateur s’écria (et il n’avait pu les entendre) : « Il y a peut-être ici devant moi quelque personne frivole ou indifférente qui cherche à détourner l’importance des avertissements que le Seigneur lui adresse. Elle se dit sans doute : Peu importe si cette porte se ferme ; une autre s’ouvrira ! »

Les deux jeunes moqueurs se regardèrent, atterrés. Et Whitefield continua : « Oui, une autre porte s’ouvrira. Et je vous dirai laquelle ce sera : la porte du puits de l’abîme sans fond, la porte de l’enfer, la porte qui cache aux regards des anges toutes les horreurs de la condamnation éternelle ».

D’après Almanach Évangélique 1929

LES TROIS PLUS VIEILLES QUESTIONS DE L’HUMANITÉ

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LES TROIS PLUS VIEILLES QUESTIONS DE L’HUMANITÉ

 

Oh ! si je savais le trouver ! Job 23. 3.

Le livre de Job est l’un des plus anciens des Saintes Écritures. Nous y trouvons trois questions très anciennes au sujet de Dieu et de l’éternité. Dieu seul peut y répondre pour nous. Les pensées humaines ne peuvent nous conduire aussi loin, car elles sont totalement incapables d’atteindre le niveau infiniment élevé où se trouve Dieu.
A qui Job fait-il allusion, lorsqu’il exprime, comme dans un soupir, les paroles ci-dessus ? A personne d’autre qu’à Dieu Lui-même. Depuis que l’homme est séparé de Dieu à cause de la chute, il a toujours tenté de Le trouver. Toutes les religions sont une expression de cette recherche.
L’humanité possède la capacité mentale de conclure, d’après les œuvres merveilleuses visibles dans la création, qu’il existe un Créateur invisible (voir Rom. 1. 20). Nous ne pouvons trouver Dieu que lorsqu’Il se révèle Lui-même et, dans la création, Il a fait connaître Son existence, de même que Sa puissance et Sa gloire.
Cependant, la révélation de l’existence de Dieu comme Lumière et Amour se trouve ailleurs. Les trois questions posées par Job trouvent leur réponse dans la Personne de Jésus Christ. La réponse concernant Dieu, c’est l’incarnation de Christ : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, Lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). Ce qu’aucune des différentes religions ne peut nous transmettre, le Seigneur Jésus Christ l’a fait en personne. Étant dès l’éternité dans la présence même de Dieu, Il est venu jusqu’à nous pour nous Le révéler.
Ainsi, si vous voulez savoir qui est Dieu, considérez la vie et la mort de Jésus Christ. En Lui vous pouvez contempler la grandeur et l’amour du Dieu qui ne peut pas être saisi par des êtres humains, mais qui vient à nous en grâce.

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Comment l’homme sera-t-il juste devant Dieu ? Job 9. 2

Quand quelqu’un reconnaît que Dieu existe et qu’Il est Saint, une nouvelle question surgit devant lui. C’est celle que Job a posée et que nous trouvons aussi dans la Bible, que Job dit : « Comment l’homme sera-t-il juste devant Dieu ? ». Autrement dit : comment un homme coupable sera-t-il justifié et pourra-il se tenir dans la présence de Dieu ?
D’innombrables personnes ont essayé de répondre à cette question. Leur réponse peut se résumer ainsi : par des œuvres de justice. Ils essayent de faire le plus possible de bonnes œuvres afin d’atteindre un degré de justice assez élevé pour obtenir l’approbation de Dieu. Mais la Parole de Dieu déclare clairement : « Tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Les bonnes œuvres ne peuvent effacer un seul péché. « Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous ; c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 8 et 9).
Alors, n’y a-t-il donc pas de réponse à notre question ? Tout demeure-t-il incertain et restons-nous toujours dans le doute ? Pas du tout ! La mort et la résurrection de Jésus Christ sont la réponse à la question de la justification devant Dieu. C’est sur cette base uniquement que Dieu peut déclarer juste le pécheur.
Si Dieu se contentait de passer simplement par-dessus le péché, Il Se contredirait Lui-même. Jésus Christ a porté le jugement du péché et la punition de notre culpabilité, en s’offrant en sacrifice sur la croix du Calvaire. Cette œuvre expiatoire a parfaitement répondu à toutes les exigences de la justice de Dieu à l’égard du péché. Dieu peut par conséquent déclarer juste quiconque croit au Seigneur Jésus et à Son œuvre. Dieu est juste et Il justifie celui qui place sa foi en Jésus (Rom. 3. 26).

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Si un homme meurt, revivra-t-il ? Job 14. 14.

La troisième question qui préoccupe les êtres humains depuis des temps immémoriaux, c’est celle de la vie après la mort. La pensée de l’humanité est caractérisée par la conscience que la mort n’est pas la fin de tout.
Les mythologies anciennes et le contenu de plusieurs tombes découvertes par des archéologues témoignent que les gens de ces temps reculés croyaient en une vie après la mort. Les doctrines de la réincarnation et de la transmigration des âmes, qui sont réapparues beaucoup plus tard, ne sont en fait pas nouvelles. On en a la preuve par les découvertes qui ont été faites dans l’étude des plus anciennes cultures humaines. L’homme s’est inquiété depuis des temps très lointains de cette question de la vie après la mort, mais, en-dehors de Dieu, il ne peut trouver aucune réponse satisfaisante. Afin de répondre à cette question, la Bible affirme deux choses :
1. Il y a la vie après la mort ! « Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments… ». Ce sont là les paroles de Jésus Christ en Luc 16. 19 à 23.
2. La décision quant à notre destinée éternelle doit être prise dans la vie présente. Ensuite, il sera trop tard. Le Seigneur expose aussi ce point dans le passage de Luc 16.
Que personne ne s’y trompe ! C’est aujourd’hui le temps de prendre une décision quant au lieu où chacun de nous passera l’éternité. « Celui qui croit en moi a la vie éternelle », dit le Fils de Dieu (Jean 6. 47).
C’est maintenant le jour du salut. (2 Cor. 6. 2).
Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. (Héb. 3. 7 et 15).

D’après « The Good Seed » août 2006

 

JE SUIS JÉSUS

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Qui es-tu, Seigneur ? Actes 9. 5.

JE SUIS JÉSUS

 

Saul de Tarse pensait qu’il rendait service à Dieu en persécutant les disciples de Jésus. Alors qu’il était en chemin vers Damas dans ce but précis, une lumière venue du ciel, resplendissante comme un éclair, a soudain brillé sur lui et il est tombé par terre. Une voix s’est alors fait entendre : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? »
Stupéfait, il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La réponse à sa question allait changer radicalement sa vie : « Je suis Jésus que tu persécutes ». Saul n’avait jamais imaginé que Jésus de Nazareth, qui avait été crucifié et était mort, était vivant. Mais Jésus avait été reçu par Dieu dans le ciel et, de là, Il était apparu à Saul avec une grande gloire. Cet évènement a été le tournant de la vie de Saul : le persécuteur acharné de Jésus est devenu Son fervent disciple le plus résolu.
Saul est resté aveugle pendant quelques jours, mais son cœur était plein de lumière et il priait. Après avoir retrouvé la vue, il a été baptisé et a commencé à prêcher Jésus dans les synagogues, disant qu’Il était le Fils de Dieu. Plus tard Dieu l’a envoyé en Asie Mineure et en Europe pour plusieurs voyages missionnaires. Écoutons ce que dit celui qui est devenu l’apôtre Paul, dans son sermon sur l’Aréopage d’Athènes :
« Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’Il a établi un jour auquel Il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’Il a destiné à cela (c’est-à-dire Jésus Christ), ce dont Il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts » (Act. 17. 30 et 31).
Quiconque n’a pas encore une conception claire de la Personne de Jésus Christ peut demander par la prière : « Qui es-tu, Seigneur ? » Dieu lui ouvrira les yeux et lui montrera que Son Fils, Jésus Christ, est le Sauveur du monde.

D’après « The Good Seed » mars 2020

 

ÊTES-VOUS UN VRAI CHRÉTIEN ?

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Appelés par la grâce de Christ. Gal. 1. 6.
Vous êtes le sel de la terre… vous êtes la lumière du monde. Mat. 5. 13 et 14.

ÊTES-VOUS UN VRAI CHRÉTIEN ?

 

Qu’est-ce qu’un vrai chrétien ? Est-ce quelqu’un qui a été baptisé et qui fréquente habituellement l’église ? Ou est-ce simplement un citoyen d’un pays « christianisé » ? Au cours du temps, le terme « chrétien » a perdu beaucoup de sa signification véritable et de sa valeur. Il est rarement utilisé pour désigner une personne réellement convertie à la foi chrétienne, c’est-à-dire un disciple de Jésus Christ. On dit avec raison que « l’habit ne fait pas le moine ». Dieu ne regarde pas à l’apparence extérieure, mais Il regarde au cœur (1 Sam. 16. 7). Ainsi, une personne qui ne ressent pas le besoin de Jésus Christ mais se considère chrétienne parce qu’elle participe à des rites ou accomplit de bonnes actions, n’est chrétienne que de façade. Elle n’a aucun lien avec Dieu qui lit dans les cœurs.
Un vrai « chrétien », c’est celui qui se reconnaît pécheur devant Dieu et a placé sa foi en Jésus Christ, crucifié pour ses péchés. Quelle tranquillité, quelle paix, que de savoir que c’est Lui qui a subi le châtiment à notre place, qui est mort et ressuscité, car Il est Fils de Dieu !
Mais le vrai chrétien, en lui-même, n’est pas meilleur que les autres ; il a la même nature, qui produit des pensées impures et des mauvaises œuvres. Cependant, le Seigneur Jésus, son Sauveur, lui donnera la capacité de montrer au monde le caractère de Celui à qui il appartient, qui attend de tous ceux qu’Il a sauvés qu’ils soient Ses témoins : « … afin que, dans les choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu dans le jour de la visitation » (1 Pier. 2. 12).

D’après « Il buon seme » mars 2020

 

CHANTONS !

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CHANTONS !

 

Chantons ! nous dit un poète.
Hélas ! Vous souvenez-vous ? Non, vous ne pouvez pas vous souvenir, mais vous avez entendu parler avec attendrissement des « veillées » où l’on cassait les noix l’hiver autour de la grande table, dans le clair-obscur de la lampe et où l’on chantait les chants du pays, de l’école, les cantiques favoris. Puis aux premiers beaux jours, le laboureur scandait de son refrain monotone le pas lent de ses bœufs à la charrue, tandis qu’autour de lui éclatait le concert joyeux des petits oiseaux, remerciant leur Créateur d’avoir fait cesser pour eux le froid et de leur avoir rendu le soleil brillant, la nature en fête et l’amour. Plus tard les longs épis dorés tombaient sous la faucille au rythme régulier du chant des moissonneurs et des moissonneuses, qui rentraient ensuite au village en chantant le bonheur du travail, perchés sur le char en haut du tas de gerbes. Et le soir, sur le banc devant la maison, le vieux, sa pipe au coin de la bouche, écoutait les chansons des jeunes gens, tandis qu’à côté de lui sa fidèle compagne dodelinait de sa tête fatiguée. Plus tard, avec la chute des feuilles, venait la plus belle fête de l’année : les vendanges. Tandis qu’avec entrain les paniers se remplissaient de grappes dorées, d’une vigne à l’autre les chants se mêlaient et le soir les coteaux vibraient de l’harmonie de toutes ces voix fortes et joyeuses.
Le travail était plus facile, la fatigue se sentait moins, les gens étaient plus joyeux, plus généreux envers leur prochain. Ils étaient aussi plus remplis de reconnaissance envers le Dieu d’amour qui nous comble de ses dons ; les têtes se courbaient plus humbles, tandis que la pensée s’élevait au trône du Tout-puissant pour lui demander de faire fructifier la semence confiée à la terre, le regard se levait plus ardent vers le Créateur des merveilles qui nous entourent.
On ne sait plus chanter. Pourquoi ? Pourquoi le chant s’est-il tu ? Pourquoi ne domine-t-il plus le bruit des voix, des machines de toutes sortes ? Pourquoi tant de cœurs mécontents, révoltés, ennemis de Dieu, haineux ? Apprenons à nos enfants à chanter ; dès qu’ils savent balbutier, fredonnons avec eux nos cantiques favoris, les chants de nos grand-mères ; plus tard apprenons leur à travailler, à marcher, à se reposer en chantant. Le chant deviendra leur seconde nature, il élèvera leur pensée, leur fera oublier l’importance de leur « ego », maintiendra leur contentement d’esprit. Nos enfants seront joyeux et le resteront : le chant chassera les querelles, leur aidera à surmonter leur mauvaise humeur.
Le chant, devenu le gardien de nos caractères, le sera aussi de nos santés. Les physiologistes nous disent en effet qu’en chantant on respire plus profondément ; le poumon mieux ventilé, se débarrasse dans tous ses recoins des oxydes de carbone, et la gymnastique de ses muscles empêche l’atrophie, maintient l’organe fort et vigoureux, plus résistant aux maladies qui le guettent.
Pourquoi chantons-nous si peu ? La vie est-elle plus triste maintenant qu’autrefois ? Souvenons-nous alors de la recommandation de l’apôtre Paul : « Réjouissez-vous toujours » (1 Thess. 5. 16), et portons aux pieds de notre Maître les fardeaux qui nous oppressent. Surmontons notre paresse pour embellir notre vie et celle de notre entourage, la fatigue que nous aurons à vaincre peut-être pour commencer se dissipera bientôt. Chantons la bonté infinie de notre Père, chantons sa grandeur, chantons sa puissance. Sais-tu, toi qui chantes, que plus d’un pauvre pécheur a eu les yeux ouverts sur son état actuel et futur en entendant chanter un verset de cantique ?

« Mon âme, bénis l’Éternel et n’oublie aucun de ses bienfaits » (Ps. 103. 2).

D’après Almanach Évangélique 1910