CORONA 14

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CORONA 14

 

Par la grâce de Dieu, nous avons pu, à Winchester Ontario, nous réunir à nouveau, en changeant de lieu pour respecter les consignes sanitaires ordonnées par le gouvernement. Quelle joie de se retrouver réunis autour du Seigneur et à Son Nom ! S’il est vrai que le Seigneur n’abandonne aucun de Ses rachetés, qu’Il marcha aux côtés des deux disciples dans la tristesse ou s’est tenu près de Paul dans la froide prison romaine, Il a aussi promis sa présence aux deux ou trois réunis à son nom (Mat. 18. 20).
Arrêtons-nous sur ce thème merveilleux qui est l’Assemblée ou l’Église. Les deux mots sont employés pour traduire en français le terme grec « ecclésia » qui exprime la pensée : « appelé hors de ». Au début de son histoire, à la Pentecôte, l’Assemblée a été formée de personnes qui ont quitté le judaïsme ou le paganisme pour former un seul corps. C’est au prix de Sa mort à la croix que notre Seigneur a acquis celle qu’Il a comparée dans une parabole à une perle de très grand prix (Mat. 13. 46). Nous lisons aussi que « le Christ a aimé l’Assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25).
Le fondement de l’Église : Un jour, le Seigneur Jésus interrogea Ses disciples pour savoir ce que les hommes pensaient qu’Il était, Lui, « le Fils de l’homme », et la réponse fut : « Les uns disent : Jean le baptiseur ; les autres : Élie ; et d’autres : Jérémie ou l’un des prophètes. Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Et Simon Pierre, répondant, dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas (fils de Jonas), car la chair et le sang ne t’ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre (ou une pierre, en grec : Petros) ; et sur ce roc (en grec : Petra) je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mat. 16. 14 à 19).
Dans les évangiles, ce passage est le seul où le Seigneur mentionne l’Église. Il parle d’elle au futur (je bâtirai). C’est Lui qui, depuis la Pentecôte, bâtit l’Église (Act. 2. 47) et cela jusqu’à ce qu’Il vienne la chercher pour l’introduire dans le ciel (1 Thess. 4. 16 et 17). À la question du Seigneur, le disciple Pierre donne une réponse qui lui est révélée par le « Père qui est dans les cieux ». Il rend témoignage que Jésus est le « Fils du Dieu vivant ». À cela le Seigneur ajoute à l’endroit de Pierre : « tu es Petros » et sur Petra (ce roc) je bâtirai mon Église. Pourquoi est-ce que le Seigneur emploie ces deux mots différents, l’un de l’autre ? N’est-ce pas pour dire : sur « le Christ, le Fils du Dieu vivant » sera bâtie l’Église, l’Assemblée ?
Dans le psaume 118 nous lisons : « La pierre que ceux (les Juifs) qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle » (v. 22). Notre Seigneur, dans le temple, s’adressant aux principaux sacrificateurs et aux anciens du peuple, cita ce passage : « Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux » (Mat. 21. 42).

Pierre, dans son discours aux Juifs à Jérusalem, leur a dit en parlant de Jésus : « Celui-ci est la pierre méprisée par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre angulaire » (Act. 4. 11). Dans sa première épître, Pierre apporte la pensée qu’il faut avoir goûté combien le Seigneur est bon pour s’approcher de Lui, « comme d’une pierre vivante, choisie et précieuse auprès de Dieu ». Pour les croyants « elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée est devenue… une pierre d’achoppement et un rocher de chute ». En résumé : l’Église est bâtie sur Christ, le Rocher des siècles (És. 26. 4 ; 1 Cor. 10. 4).
Au cours du temps, les hommes se sont écartés de la bonne doctrine (voir : 2 Tim. 4. 3).
Il existe un faux enseignement qui met Pierre comme chef de l’Église. Cette doctrine erronée est entrée très tôt dans l’histoire de la religion chrétienne, d’une part en ne faisant pas la différence démontrée entre « Petros et Petra », et d’autre part en ce que le Seigneur délègue à Pierre les clefs du royaume des cieux. Dans les faits, Pierre a ouvert la porte du royaume des cieux aux Juifs (Act. 2. 38), aux Samaritains (Act. 8. 15 et 16) et aux nations (Act. 10. 34 à 48). Une fois les apôtres retirés de ce monde, c’est le Seigneur « qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira » (Apoc. 3. 7 ; És. 22. 22).
Il reste à considérer que Pierre reçoit la promesse que ce qu’il liera sur la terre sera lié dans les cieux, mais cette promesse est aussi donnée aux autres disciples, comme aussi à ceux qui sont réunis au nom du Seigneur. Considérons Mat. 18. 15 à 20 ; 1 Cor. 5. 4 et 2 Cor. 2. 10, pour comprendre que l’action de lier ou de délier est donnée aussi aux deux ou trois qui agissent au nom du Seigneur. Il demeure clair que si le Seigneur a parlé du plus petit témoignage reconnu par Dieu, deux ou trois (voir : Deut 17. 6), cela n’exclut pas qu’une assemblée locale soit composée d’un plus grand nombre de personnes (voir : 2 Cor. 2. 6 « le grand nombre »). C’est au nom du Seigneur qu’une assemblée exerce  une discipline ou retranche, toutefois ce n’est pas ouvrir ou fermer, mais lier ou délier.
« La maison de Dieu, qui est l’assemblée (l’Église) du Dieu vivant » (1 Tim. 2. 16) est composée de croyants nés de nouveau, sans distinction de race ni de langue. Ils sont des pierres vivantes ajoutées à l’édifice (1 Pier. 2. 5), un édifice spirituel. Il y a ceux qui étaient loin, les nations, et ceux qui étaient près, les Juifs – ceux qui avaient reçu les promesses, et ceux qui étaient étrangers aux promesses et qui ont « été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13).

Depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’Église, les rachetés sont membres du corps de Christ, « gens de la maison de Dieu » (Éph. 2. 19). Ils sont unis à un Christ vivant et glorifié dans le ciel. « Il est le chef (ou tête) du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 18).

LIBERTÉ

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Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice… Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez votre fruit dans la sainteté et pour aboutissement la vie éternelle. Rom. 6. 20 à 22.

LIBERTÉ

Le concept de liberté peut être considéré de différentes manières. Comment le comprend-t-on ? L’idée généralement admise est que la liberté consiste en ce que l’on peut penser, parler et agir sans aucune restriction, provenant d’une contrainte intérieure ou extérieure – pourvu que l’on ne restreigne pas la liberté des autres. Une telle définition met l’accent sur l’autonomie de l’homme, y compris vis-à-vis de Dieu, à l’égard duquel il assume son indépendance
Cependant ce n’est là que le point de vue de l’homme. La Bible ajoute quelque chose d’important du point de vue de Dieu. Elle démontre que l’autonomie de l’homme n’est qu’une illusion. Chacun est « esclave », soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice (Rom. 6. 16). L’homme sans Dieu pense qu’il peut agir comme il lui semble bon. En réalité, il agit sous l’impulsion du péché.
Quiconque a obtenu le pardon de ses péchés par la foi au Seigneur Jésus Christ, le Sauveur, a été affranchi du péché. Il a, pour ainsi dire, changé de maître, et quel changement radical ! Par la mort de Christ, il a été déclaré comme étant libéré du péché. En même temps il a été uni à Christ et rendu capable de servir Dieu. Au lieu de l’ancien fruit amer du péché qui conduit à la mort, il porte maintenant « du fruit en sainteté », qui provient de la vie éternelle qu’il possède à présent (cf. 6. 6-8).
« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).

D’après « The Good Seed » juin 2020

ÊTES-VOUS DÉCOURAGÉ ?

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Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous. 1 Pi. 5. 7.
Éternel ! le matin tu entendras ma voix ; le matin je disposerai ma prière devant toi, et j’attendrai. Ps. 5. 3.

ÊTES-VOUS DÉCOURAGÉ ?

(Lire 1 Samuel 30. 1 à 6)
David, découragé par des mois de fuite devant Saül qui cherche sa vie, rejoint les Philistins, les ennemis de son peuple. Là, il est contraint de s’engager dans la guerre contre son propre pays ! Grâce à Dieu, les chefs des Philistins, craignant que David change de camp pendant la bataille, le renvoient avec ses soldats.
Cependant, de retour chez lui, David se retrouve dans une situation désespérée : son village a été entièrement brûlé ; leurs femmes, leurs enfants et toutes leurs possessions, ont été enlevés. Les hommes de David, de vaillants guerriers, abattus et en pleurs, le tiennent pour responsable de cette catastrophe et parlent de le lapider. Quelle sera la réaction de David ?
Il se sent complètement seul et sait qu’il est coupable. Il est poursuivi par Saül, rejeté par les Philistins, menacé par ses hommes, dépossédé de sa famille et de tout ce qu’il possède.
Sa réaction est remarquable : « Et David se fortifia en l’Éternel, son Dieu » (v.6). Puis il demanda humblement à Dieu de quelle manière il devait agir, et Dieu lui accorda une merveilleuse délivrance.
Quel exemple pour tout croyant ! Si nous sommes submergés par le découragement – qui est même augmenté par la conscience de nos péchés – si nous nous sentons isolés, la grâce de Dieu est toujours à notre disposition. Allons à Lui, Il nous entendra, nous aidera et nous fortifiera. Aucun péché n’est trop grand pour qu’il ne puisse être confessé, ou qu’il nous empêche de prier. Aucune situation n’est trop accablante pour que Dieu ne puisse y répondre. Il le fera, peut-être pas de la manière que nous imaginons, mais toujours avec sagesse et amour.

D’après « The Good Seed » juillet 2013

LA CONVERSION – QU’EST-CE QUE C’EST ?

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 LA CONVERSION – QU’EST-CE QUE C’EST ?

Repentez-vous donc et vous convertissez, pour que vos péchés soient effacés. Act. 3. 19.
Vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai. 1 Thes. 1. 9.

Nous connaissons le mot conversion dans le sens de modifier ou d’améliorer la forme ou l’usage d’un bâtiment. Un changement est opéré. C’est aussi ce qu’implique le sens biblique de ce mot. Le mot grec original signifie le fait de se tourner d’une chose vers une autre, comme on le voit dans le second verset cité. Quand nous nous tournons vers Dieu, notre vie connaît une transformation complète. Nous tournons le dos au chemin que nous suivions jusque- là, et nous nous engageons dans une nouvelle direction, dans laquelle nous pouvons trouver l’approbation de Dieu.
Les chrétiens de Thessalonique avaient adoré des idoles, mais la bonne nouvelle du salut avait touché leurs consciences et ils avaient pris conscience qu’ils étaient des pécheurs, « sans espérance et sans Dieu dans le monde » (Éph. 2. 12). Aussi, Ils s’étaient (alors) tournés vers le Dieu vivant, afin d’obtenir le pardon de leurs péchés. C’était une réelle conversion.
Ce qui est merveilleux quant à la conversion, c’est que, non seulement Dieu pardonne nos péchés, mais qu’ils sont « effacés ». Dieu dit trois fois dans les Saintes Écritures : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités » (Jér. 31 ; Héb. 8 et 10). Tous nos méfaits, une fois confessés et pardonnés, ne seront plus jamais relevés contre nous. Comme nous devrions être reconnaissants pour une telle grâce !
Cependant, notre conversion implique quelque chose de plus. Dans les feuillets suivants, nous traiterons de divers autres privilèges dont jouit le croyant comme résultat de sa conversion. Mais, pour faire l’expérience de la bénédiction de ces privilèges, nous avons besoin de nous souvenir que nous devons notre conversion à l’amour et à la grâce du Seigneur Jésus Christ, qui a porté le châtiment de notre culpabilité sur la croix.

LA CONVERSION – DE LA CULPABILITÉ À LA JUSTIFICATION

Le publicain, se tenant loin… se frappait la poitrine, disant : O dieu, sois apaisé envers moi, pécheur !… celui-ci descendît dans sa maison justifié. Luc 18. 13 et 14.

La parabole que Jésus Christ a narrée en Luc 18 dit que « deux hommes montèrent au temple pour prier » (v. 10). L’un était un pharisien, qui adhérait strictement à la loi, l’autre un publicain (collecteur d’impôts), toujours prêt à tromper les autres. La prière du pharisien exprimait sa satisfaction quant à sa propre justice, et une critique sévère du publicain. Ce dernier ne trouvait rien de bon à dire de lui-même, mais ne pouvait que faire appel à la miséricorde de Dieu. Le Seigneur Jésus ajoute son commentaire au récit : le publicain quitta le temple en étant justifié ; par contre, le pharisien fut humilié à cause de sa fierté et de son exaltation de lui-même.
Jésus Christ a le pouvoir de pardonner les péchés (Luc 5. 24). Quiconque se tourne vers Lui pour obtenir Son pardon est « justifié sur la base de la foi » (Rom. 5. 1). Quelle transformation ! La culpabilité est expiée par la mort de Christ sur la croix. Ceux qui confessent leurs péchés devant Lui peuvent dès lors être déclarés justes. Ils ont appris quelle est l’horreur du péché, et cherchent à mener une vie juste afin de glorifier Celui qui est mort pour eux.
Ce désir, cependant, ne peut se réaliser que dans la dépendance de Sa grâce. La volonté de vivre justement est bien là, mais combien souvent, les forces manquent pour la réaliser ! Mais cette puissance se trouve dans le Sauveur Lui-même. L’apôtre Jean a écrit : « Que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui (Christ) est juste » (1 Jean 3. 7).
Qu’Il nous accorde les forces nécessaires pour vivre pour Lui ! C’est un puissant témoignage devant le monde qui nous entoure !

LA CONVERSION – DE LA MORT À LA VIE

Tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le christ Jésus. Rom. 6. 11.

La conversion apporte des changements radicaux. Le passage de la mort à la vie en est probablement l’élément majeur. Quand le Seigneur Jésus était sur la terre, Il a ramené à la vie trois personnes qui étaient mortes : une jeune fille de 12 ans (Marc 5. 35-43) – et il a ordonné qu’on lui donne à manger ; puis un jeune homme qu’on se préparait à aller enterrer, et qui s’est mis aussitôt à parler (Luc 7. 11-15) ; et enfin un homme plus âgé, dont le corps était déjà dans la tombe (Jean 11. 1-46). Ce dernier cas était un signe pour ceux qui refusaient de Le reconnaître comme le Fils de Dieu.
Nous qui avons été amenés de la mort spirituelle à la vie éternelle, nous avons besoin de nourriture spirituelle pour alimenter la vie nouvelle qui nous a été donnée. Nous trouvons cette nourriture dans la Parole de Dieu, la Bible. De plus, nous pouvons témoigner de notre nouvelle vie par nos œuvres, manifestant la puissance du Fils de Dieu dans notre conduite de chaque jour.
La mort physique est « le salaire du péché » (Rom. 6. 23). Personne ne peut y échapper, car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Mais le Seigneur Jésus Christ est venu sur la terre afin que nous ayons la vie, et que nous l’ayons « en abondance » (Jean 10. 10). La vie qu’Il nous donne est une puissance qui nous rend capables de vivre d’une manière qui Lui plaise, en surmontant le mal. Le Seigneur Jésus a dit à Nicodème, un docteur des Juifs, qu’il lui fallait être « né de nouveau » (Jean 3.3.). C’est la manière de « passer de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Lisez le chapitre 3 de l’évangile de Jean.

LA CONVERSION – DE L’ESCLAVAGE À LA LIBERTÉ

Quiconque pratique le péché est esclave du péché… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Jean 8. 34 et 36.
Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant. Gal. 5. 1.

Aussi énergiquement qu’il puisse contester ce fait, l’homme naturel trouve qu’il ne peut résister à la contrainte de commettre des péchés. Tôt ou tard, il y succombe. Cela démontre la vérité de ce que le Seigneur Jésus affirme en disant que les gens sont esclaves de Satan et du péché.
Les Saintes Écritures nous donnent une illustration bien appropriée de cet état, dans l’homme possédé du démon, de Gadarénie. (Marc 5. 1 à 20). Rien ne pouvait l’empêcher de se détruire lui-même, ni le maîtriser, jusqu’à ce qu’il rencontre le Seigneur Jésus Christ. Mais alors, quel changement se produisit ! Il est trouvé « assis, vêtu et dans son bon sens » (v. 15).
Dans notre condition naturelle, nous sommes peu conscients à quel point Satan nous tient en esclavage. L’œuvre et la Personne du Seigneur Jésus nous apprennent la vérité sur nous-mêmes, et la vérité nous affranchit (cf. Jean 8. 31 et 32). Accepter le salut par la foi en Sa mort expiatoire au Calvaire, par laquelle Il a aussi vaincu la puissance de Satan, nous introduit dans « la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rom. 8. 21).
Des esclaves ne pouvaient être libérés que si un bienfaiteur payait pour leur rachat. C’est exactement ce que le Seigneur Jésus a fait pour nous sur la croix (cf. 1 Pier. 1. 18-19). Ce changement de position est une autre bénédiction qui résulte de la conversion. Puissions-nous, par Sa grâce, demeurer fermes sur ce fondement de la liberté !

LA CONVERSION – DE L’AVEUGLEMENT AU RECOUVREMENT DE LA VUE

Car c’est le Dieu qui a dit que, du sein des ténèbres la lumière resplendit, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire dans nos cœurs la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ. 1 Cor. 4. 6.

Dans l’évangile de Jean, au chapitre 9, nous lisons l’histoire d’un homme né aveugle. Il n’avait jamais vu la beauté de la nature autour de lui, ni le visage de quelque personne que ce soit. Le Seigneur a fait de la boue en crachant sur le sol, en a enduit les yeux de l’aveugle et l’a l’envoyé se laver au réservoir de Siloé. L’homme est revenu, voyant parfaitement clair, au grand étonnement de sa famille et de ses voisins. Jésus avait quitté la scène, mais Il est revenu un peu plus tard pour Se révéler à l’homme qu’Il avait guéri. Quelle joie cela a dû être pour cet homme de contempler la face de Celui qui lui avait miraculeusement rendu la vue !
Nous étions tous des habitants du royaume des ténèbres spirituelles. Nous ne voyions rien des choses comme Dieu les voit. Mais, au moment de sa conversion, une personne est « appelée des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pi. 2. 9) et il lui est donné une faculté spirituelle de discernement qui correspond à « la pensée de Christ » (cf. 1 Cor. 2. 9-15). Cela nous rend capables d’apprécier les vertus du Sauveur – un motif de profonde joie, car Il a glorifié Dieu dans Sa vie et dans Sa mort. Notre aveuglement concernant la déité est ainsi transformé en la capacité de prendre conscience de la sainteté de Dieu et de la gloire dans laquelle Il demeure, comme le verset en tête de ce feuillet nous le montre. Ce que nous discernons maintenant sera de beaucoup surpassé lorsque nous serons appelés dans la présence du Seigneur pour Le voir « comme il est » (1 Jean 3. 3).

LA CONVERSION – DE L’INFIRMITÉ À LA MARCHE

Comme donc vous avez reçu le christ Jésus, le Seigneur, marchez en lui. Col. 2. 6.

Quand la Parole de Dieu parle de notre marche, c’est de notre conduite qu’il s’agit. Les personnes incrédules se conduisent « selon la façon de vivre de ce monde… accomplissant les volontés des pensées charnelles » (Éph. 2. 2 et 3). Ceux qui se sont tournés vers Christ pour être sauvés sont désormais identifiés avec Lui et appelés à « marcher en nouveauté de vie » (Rom. 6. 4). Auparavant, ils n’avaient aucune aptitude à vivre une vie qui plaise à Dieu. La puissance de la vie éternelle était absente. Les choses changent quand Christ entre dans notre vie.
C’est l’expérience qu’ont faite deux hommes en particulier, lorsque le Seigneur était sur la terre. Le premier, malade depuis environ 38 ans, était infirme ; il a obéi au commandement de Jésus lui disant : « Lève-toi, prends ton brancard et marche » (Jean 5. 8). Il a été guéri immédiatement. Le second, paralysé, est porté jusqu’au lieu où Jésus enseignait. La maison étant remplie par la foule, le seul chemin d’accès au Sauveur était depuis le toit. Mais sa foi, et celle de ceux qui le portaient sur son petit lit, a été récompensée. Et lui, « à l’instant, se leva… et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu » (Luc 5. 25).
L’objectif du croyant c’est de glorifier Dieu. Tous ceux qui les entourent remarquent leur comportement et ils sont jugés en fonction de ce qu’ils manifestent. Dans ses épîtres aux assemblées, l’apôtre Paul exhorte les croyants à marcher d’une manière digne de l’évangile, de leur appel, de Dieu, et du Seigneur ; il met souvent en contraste ce qui est attendu d’eux maintenant avec ce qui les caractérisait autrefois, eux et ceux qui n’avaient pas cru en Jésus Christ.

LA CONVERSION – DU MUTISME À LA PAROLE

Ne crains pas, mais parle, ne te tais pas. Act . 18. 9.
Annonce ce qui convient au sain enseignement. Tite 2. 1.

Le langage est le moyen de communication majeur entre les êtres humains. Qu’il serait difficile de transmettre nos pensées aux autres, si nous étions incapables de parler ! Et pourtant, les personnes qui sont malheureusement muettes se trouvent continuellement devant cet obstacle.
En parlant de Dieu, le roi Salomon a écrit : « La prière des hommes droits lui est agréable » (Proverbes 15. 8). Les hommes droits, ce sont ceux dont les péchés ont été pardonnés et qui vivent de manière juste. Les inconvertis ne pourraient jamais être comptés parmi eux. Si, à l’occasion, ils expriment leur soulagement en invoquant Son Nom, Dieu n’écoutera ni la louange, ni l’adoration, même sincères et reconnaissantes de leur part. Dans ce sens-là, les personnes non converties sont muettes.
En contraste, les chrétiens, nés de nouveau, ont conscience de ce qu’ils doivent à leur Seigneur et Sauveur, et Lui expriment spontanément leur gratitude pour leur salut. Le jeune homme de Naïn qui a été ramené à la vie, « commença à parler » (Luc 7. 15). Au sujet du « sourd qui parlait avec peine » (Marc 7. 32 à 35), nous apprenons que « ses oreilles s’ouvrirent… et il se mit à parler correctement ». Employons-nous suffisamment cette capacité pour proclamer la bonne nouvelle du salut et les vertus du Sauveur ?
Au démoniaque que le Seigneur avait guéri, Il dit : « Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et comment il a usé de miséricorde à ton égard » (Marc 5. 19). Les versets ci-dessus insistent sur l’importance de répandre l’évangile et les vérités scripturaires par la parole orale.

LA CONVERSION – DE LA SOUILLURE À LA PURIFICATION

Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purs ; je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles. Et je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau. Ezé. 36. 25 et 26.

Le péché souille ; il nous affecte à la fois mentalement et physiquement. Le Seigneur Jésus a montré cela de façon absolument claire quand Il a jugé les pharisiens et les scribes – qui se vantaient de leur prétendue pureté – en parlant de souillure, en citant de nombreux péchés qui la causent : « c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent mauvaises pensées, fornications, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, impudicité, œil méchant, injures, orgueil, folies » (Marc 7. 21 et 22).
Ces choses résument le caractère naturel du cœur humain. Quel soulagement de faire l’expérience que « le sang de Jésus Christ… nous purifie de tout péché » (1. Jean 1. 7) ! La mort du Seigneur est le moyen employé par Dieu pour purifier l’humanité, mais la purification est une question individuelle et pas générale ; on l’obtient seulement par la repentance et la foi.
Le lépreux guéri par le Seigneur Jésus en Luc 5. 12 et 13, illustre bien ce fait. C’était un cas désespéré, car il était « plein de lèpre » et avait devant lui une mort certaine. Mais il fit appel à la bonne volonté du Seigneur pour qu’Il le guérisse, et fut purifié instantanément.
Bien que les croyants aient été complètement purifiés, ils peuvent encore être souillés par le péché dans leur marche pratique. Leur vie éternelle est sans péché, mais leur vie terrestre est affectée par leur chair de péché (pécheresse). L’apôtre Pierre a appris cette leçon quand le Seigneur lui a dit : « Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds » (Jean 13. 10). Nous aussi, nous avons besoin de confesser les péchés commis après notre conversion (cf. 1 Jean. 1. 9), et de faire appel à l’action en grâce du Seigneur pour être préservés, afin de nous purifier « de toute souillure de chair et d’esprit, achevant la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Corinthiens 7. 1).

LA CONVERSION – DE L’IDOLÂTRIE À LA VÉRITABLE ADORATION

Vous, vous adorez vous ne savez quoi. Nous savons, nous, ce que nous adorons… Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; et en effet le Père en cherchent de tels qui l’adorent. Jean 4. 22 et 23.

Dans les temps bibliques, les nations avaient leurs propres idoles, qu’ils adoraient sans les connaître. Certains, pourtant, n’étaient pas sans connaître le seul vrai Dieu. Les fils d’Israël, en contraste, jouissaient d’un grand privilège, ayant été choisis, et retirés des idolâtres par Dieu Lui-même pour être Son peuple. Cependant, même eux, par moments, se tournaient vers d’autres dieux. Au puits de Jacob (Jean 4), le Seigneur Jésus mit bien en évidence l’ignorance de la femme samaritaine concernant l’adoration. La question n’était pas l’endroit d’où l’on adorait, ni ce qu’on adorait, mais qui l’on adorait : le Père.
C’était là le fondement de l’adoration chrétienne, qui aurait lieu, dès lors, « en esprit et en vérité ». Cela indique que seuls les vrais croyants sont en état de pouvoir adorer, car le caractère d’une telle adoration exige une juste compréhension de la nature de Dieu. Ayant été régénérés, ils sont devenus « participants de la nature divine » (2 Pierre 1.4). Notre adoration doit être conforme à la sainteté de Dieu, à Sa justice, et à Sa grâce. Sans la vie éternelle donnée par Dieu, cela est impossible.
Quelle heureuse réaction que celle de l’aveugle-né (Jean 9) comme celle du Samaritain lépreux (Luc 17), quand ils prirent conscience de la bénédiction qu’ils avaient reçue et qui était Celui qui avait répondu à leur misère ! Ils ont rendu au Seigneur l’hommage qui lui était dû.
Les croyants sont devenus une « sacrificature royale » pour annoncer les vertus de Celui qui les a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière (cf. 1 Pierre 2. 9). Cette adoration implique la communion avec le Père concernant les vertus et l’œuvre de Son Fils bien-aimé. C’est cela que le Père cherche. Puissions-nous ne pas négliger cet aspect des plus importants de notre vie chrétienne.

D’après « The Good Seed » du 2 au 30 septembre 2019

CORONA 13

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CORONA 13

 

Noé, Abraham, Moïse, Josué, Caleb, et la liste s’allonge jusqu’à Saul de Tarse, tous ont entièrement répondu à l’appel de Dieu en toute confiance.

Bien sûr que c’est sans compter tous les hommes et toutes les femmes de foi au cours des temps.

Au-dessus de tout, la Parole de Dieu nous présente Jésus, comme le « chef et consommateur de la foi » ; ce mot « chef de la foi » signifie : celui qui commence et marche à la tête. C’est Lui qui l’a montrée en perfection et que nous devons prendre pour modèle : « considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession, Jésus, qui est fidèle… fixant les yeux sur Jésus » (Héb. 3. 1 ; 12. 2).

Il est le seul qui pouvait s’offrir « lui-même à Dieu sans tache » (C’est à dire sans péché, Héb. 9. 14), afin de nous racheter, et retourner auprès du Père, après avoir accompli la purification des péchés, pour s’asseoir « à la droite de la majesté dans les hauts lieux ». C’est le Seigneur qui fait naître la foi dans le cœur des croyants, de ceux « qu’il a appelés » (Rom. 8. 30) et qui « nous conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen » (2 Tim. 4. 18).
« Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison » (Héb. 11. 7).

Il a obéi en faisant « selon tout ce que Dieu lui avait commandé » (Gen. 6. 22). « Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit » (Héb. 11. 8), « il a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice » (Gal. 3. 6)

« Par la foi, Moïse, étant devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu » (Héb. 11. 25).
Noé est le fils de Lémec, qui lui donna ce nom qui veut dire consolation en disant : « Celui-ci nous consolera à l’égard de notre ouvrage et du travail de nos mains, à cause du sol que l’Éternel a maudit » (Gen. 5. 29).

Lémec mourut 5 ans avant le déluge, et Methushéla, le grand-père de Noé, deux ans après Lémec. Sans doute que les deux hommes ont eu une relation avec Dieu, mais en cinq siècles, depuis la naissance de Noé, les hommes se sont beaucoup multipliés. « Et l’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps » (Gen. 6. 5). Dieu retire Lémec et Methushéla et, chose frappante, il ne reste que Noé, sa femme, ses trois fils et leurs femmes, en relation avec Dieu.
« Noé était un homme juste ; il était parfait parmi ceux de son temps ; Noé marchait avec Dieu » (Gen. 6. 9). Comme Hénoc, son arrière-grand-père, qui marcha trois cents ans avec Dieu, Noé marchait avec Dieu ! Il est présenté comme « le huitième, prédicateur de justice » (2 Pier. 2. 5). Pendant un siècle, en bâtissant l’arche selon le commandement de l’Éternel, il a certainement invité ses frères, ses sœurs, ses nombreux cousins et les autres habitants de la terre à la repentance. Cette réflexion est très solennelle : on peut avoir des parents croyants mais ne pas tenir compte de leur foi et rejeter Dieu. Notre Seigneur, en parlant du jour où Il reviendra sur la terre pour établir Son règne, a comparé ce temps-là qui est à venir, aux jours de Noé : « Car, comme dans les jours avant le déluge, on mangeait et on buvait, on se mariait et on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et ils ne connurent rien, (ou : ne se doutèrent de rien) jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous, ainsi sera aussi la venue du Fils de l’homme » (Mat. 24. 38 et 39).
Mesurons-nous la grâce qui nous est faite, de pouvoir encore adorer le Seigneur librement, bien qu’en nombre restreint par rapport à la masse des peuples ! Il faut passer devant un centre d’achat un dimanche, en se rendant à une réunion chrétienne, pour comparer la proportion du nombre des véhicules dans le parking des consommateurs à celui des églises, et cela fait frémir. Par Sa mort et Sa résurrection, le Seigneur Jésus nous a ouvert l’accès au ciel, l’accès à la présence de Dieu. Il nous a acquis la vie éternelle, mais la vie éternelle, ce n’est pas seulement une longueur de jours pour toujours et à perpétuité ! C’est une qualité de vie déjà sur la terre : « Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3). Comment Le connaître ? sinon en lisant sa Parole ! La connaissant mieux, nous discernerons ceux qui la présentent avec un cœur pur et en intégrité.
Noé entra dans l’arche avec sa femme, ses fils, ses belles filles et avec eux, « ce qui entra, entra mâle et femelle, de toute chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et l’Éternel ferma l’arche sur lui » (Gen. 7. 16). Ils furent à l’abri du déluge, pendant que le jugement de Dieu s’abattait sur le monde d’alors. En image pour nous, l’arche représente Christ. Si nous croyons en Lui, notre vie qui est éternelle « est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3). Christ a été jugé à ma place, à votre place ! Celui qui croit en Lui « a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Par une parabole, le Seigneur-Jésus a décrit l’évolution du royaume des cieux (la chrétienté) en Son absence. Il l’a comparé à dix vierges qui attendent l’époux. Autrefois, c’était une coutume en Orient, que des vierges escortent dans la nuit l’époux, en l’éclairant jusqu’à la salle des noces. Elles s’endormirent toutes, « mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre » (Mat. 25. 6).

Cette parabole démontre qu’il y a des croyants, endormis spirituellement mais qui ont l’Esprit Saint en eux et d’autres, professant être chrétiens, qui n’ont pas l’Esprit Saint. Ces derniers ne sont pas nés de nouveau, ils n’ont pas d’huile dans leurs lampes, l’huile étant une image du Saint Esprit. Comme le retour du Seigneur se passera à la vitesse de l’éclair, pour ceux qui ne sont pas prêts, ce sera trop tard : « Car comme l’éclair sort de l’orient et apparaît jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du fils de l’homme » (Mat. 24. 27). « Celles qui étaient prêtes entrèrent avec l’époux aux noces ; et la porte fut fermée ».
Bien-aimés, parlons du Seigneur pendant qu’il est temps, demandons-Lui de nous ouvrir des portes pour l’évangile car nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de Son retour, pas plus que le jour où Dieu nous rappellera à lui. « Prépare-toi…, à rencontrer ton Dieu » (Amos 4. 12).

 

LE MARIAGE, UNE UNION DÉFINITIVE ET EXCLUSIVE

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« Et les pharisiens vinrent à lui, l’éprouvant et [lui] disant : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque cause que ce soit ? Et lui, répondant, leur dit : N’avez-vous pas lu que celui qui les a faits, dès le commencement les a faits homme et femme, et qu’il dit : «C’est pourquoi, l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme ; et les deux seront une seule chair» ?
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » (Mat. 19. 3 à 6)

LE MARIAGE, UNE UNION DÉFINITIVE ET EXCLUSIVE

Malheureusement, nos premiers parents ont entendu la voix du diable qui a remis en question ce que Dieu leur avait dit.
Le doute et la désobéissance ont détruit leur confiance en Dieu et les ont amenés à s’accuser mutuellement, alors que Dieu voulait leur bien.
Aujourd’hui, de nombreux mariages se terminent par un divorce. Cependant, le plan de Dieu n’a pas changé.
Aujourd’hui comme auparavant, Dieu désapprouve les divorces, et les couples qui se forment et se désagrègent selon leurs propres caprices.
De plus, pour Dieu, les mots fornication (relations sexuelles hors mariage sans être marié), et adultère (infidélité envers son conjoint) n’ont pas perdu leur sens, même si nous ne les utilisons pas beaucoup.
Souvenons-nous que Dieu a réservé la sexualité aux relations dans le mariage, et que tout débordement est un péché.
« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni fornicateurs, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs, n’hériteront du royaume de Dieu. » (1 Cor. 6. 9 et 10) .
« Mais, à cause de la fornication, que chacun ait sa propre femme, et que chaque femme ait son mari à elle. Que le mari rende à la femme ce qui lui est dû, et pareillement aussi la femme au mari. La femme ne dispose pas de son propre corps, mais le mari ; et pareillement aussi le mari ne dispose pas de son propre corps, mais la femme. » (1 Cor. 7. 2 à 4).
L’homme est-il plus heureux en laissant libre cours à ses fantasmes ?
Non, au contraire, cela sème de la souffrance là où Dieu veut le bonheur.
Aucune situation n’est trop difficile à gérer pour Dieu, Il pardonne à ceux qui reconnaissent leurs erreurs passées.
Les conséquences peuvent encore perdurer, mais Dieu vous donnera la force d’adapter votre vie à la volonté divine.

D’après la Buena Semilla 2020

APOCALYPSE 1. 17 à 2.11

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APOCALYPSE 1. 17 à 2. 11

Les huit premiers versets de ce chapitre constituent une sorte d’introduction au livre de l’Apocalypse.
Les versets 9 à 16 donnent la vision que Jean a eue dans la journée dominicale alors qu’il était dans l’île de Patmos. Cette vision constitue « les choses que tu as vues », les chapitres 2 et 3 « les choses qui sont », alors que l’Église est sur la terre.
A partir du chapitre 4, l’Église est vue dans le ciel. Nous avons alors « les choses qui doivent arriver après celles-ci ».

Nous avons vu la signification du mot Apocalypse : révélation, manifestation glorieuse ou récit de ce qui va arriver.
« Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites, car le temps est proche ! » (v. 3) : le temps est proche où l’Église va être enlevée, où les événements qui doivent avoir lieu après l’enlèvement de l’Église vont se dérouler. Comme il est important de garder les choses écrites dans ce livre de l’Apocalypse !

L’apôtre, avant de présenter les choses qu’il a vues et celles qui sont, adresse un message pour l’ensemble des sept assemblées : « Grâce et paix à vous, de la part de celui qui est, et qui était, et qui vient, et de la part des sept Esprits qui sont devant son trône, et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! ». En entendant un tel message, le cœur de l’église tressaille et c’est un cantique de louange qui jaillit de ses lèvres : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ».

v. 7 : Jean nous présente la venue du Seigneur, non plus en grâce, mais Sa venue en jugement. Alors Il sera vu alors que sa première venue passera inaperçue.

A partir du v. 9 nous avons le récit de la vision que Jean a eue dans la journée dominicale. On voit là Jésus Christ comme un homme qui va exercer le jugement. Il est venu en grâce dans le monde, mais ce monde L’ayant rejeté, Il vient pour le jugement de ce monde.
Jean a vu le Fils de l’homme avec tous les attributs divins. Il L’a vu avec les sept lampes d’or, figures des différentes assemblées auxquelles un message va être adressé (ch. 2 et 3). Elles sont responsables de manifester un double caractère : éclairer pendant la nuit, faire briller la lumière de la vérité.
Les différents détails donnés ensuite (v. 13) sont tous en rapport avec le jugement. Nous nous sommes arrêtés au v. 16 sur l’épée avec laquelle il va exercer le jugement. Il se sert de son épée pour juger les assemblées : exemple Pergame (v. 12).
« son visage, comme le soleil quand il luit dans sa force » : c’est un symbole de l’autorité suprême qui lui appartient.
v. 17 : « Et, lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort » : c’est la réaction de Jean en présence d’une telle scène. Il avait contemplé son Sauveur dans l’humilité profonde sur cette terre. Maintenant il est véritablement saisi par la contemplation de Celui qui vient pour le jugement, d’abord des assemblées (ch. 2 et 3) et ensuite du monde.

v.17-18 : « et il mit sa droite sur moi » : la puissance du Seigneur le soutient dans un tel moment.
Et Il lui dit : « je suis le premier et le dernier », c’est-à-dire Dieu, Celui qui est avant toutes choses. Il est « le vivant » ; « et j’ai été mort » : la traduction exacte est : je suis devenu mort, « et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ». Il est entré dans la mort, Il en est sorti victorieux.
La mort est en rapport avec le corps, le hadès en rapport avec l’âme. C’est la séparation de l’âme et du corps. C’est le Seigneur qui tient les clés de la mort et du hadès pour y faire entrer ou en faire sortir.

v. 19 : « Écris donc les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci » : ce sont les trois divisions de l’Apocalypse dont nous avons parlé. Jean reçoit l’ordre du Seigneur Lui-même d’écrire les choses qu’il a vues et celles qui vont lui être révélées.
Jean reçoit encore une explication relativement au mystère des sept étoiles.

Avant d’entrer dans le détail des chapitres 2 et 3, rappelons que les sept assemblées dont il est question étaient des assemblées qui existaient à ce moment-là et qui présentaient des caractères correspondant à ceux qui devaient être manifestés dans les différentes phases de l’histoire de l’église responsable sur la terre. C’est pourquoi des lettres ont été adressées à ces sept assemblées.
Il n’y a pas ici de lettre adressée à l’assemblée à Philippes, ou à Colosses, car elles ne présentaient pas des caractères correspondant à ce que le Seigneur voulait nous dire. Il ne s’agit pas dans ces sept épîtres de l’Église vue comme habitation de Dieu par l’Esprit ou comme corps de Christ, mais c’est l’Église vue comme responsable. C’est ce côté-là qui est mis en relief dans les chapitres 2 et 3.

Ces sept épîtres nous ont été conservées pour que nous puissions voir déjà à l’avance comment allait se dérouler cette histoire de l’Église jusqu’à la fin. Que nous soyons réveillés dans nos cœurs et dans nos consciences, pour que nous manifestions les caractères que le Seigneur veut voir en ceux qui constituent l’assemblée de Dieu sur la terre !
Il n’y a pas eu de période dans l’histoire de l’Église sur la terre sans combat à livrer. Nous n’avons pas à rester passifs, inertes, au milieu de l’état de choses qui nous environne. Nous sommes appelés à être des vainqueurs.

Chacune de ces épîtres est adressée à l’ange de l’assemblée qui est à … « Ange » ici ne signifie pas messager céleste comme dans d’autres passages de l’Écriture. Ici il désigne un ou plusieurs frères particulièrement responsables au sein de l’assemblée qui, devant Dieu, représentent l’assemblée et sont liés à la responsabilité de l’assemblée.
Tous les frères et sœurs qui font partie de l’assemblée ont chacun leur responsabilité particulière au sein de l’assemblée. Il y a des degrés de responsabilité, mais tous les frères et sœurs sont responsables, plus particulièrement les frères qui représentent « l’ange » de l’assemblée. Ils sont représentés par des étoiles appelées à diriger les regards vers le ciel et à éclairer pendant la nuit. Le Seigneur les tient dans Sa droite. Il leur donne le secours nécessaire pour qu’ils puissent faire face aux responsabilités qui leur incombent.
L’état d’une assemblée souffrira immanquablement de l’état moral de l’ange de l’assemblée. Si l’ange de l’assemblée manque à ses responsabilités, c’est tout le niveau de l’assemblée qui va en souffrir. Si les éléments responsables manquent à leurs responsabilités, il y a immanquablement un déclin. Dans l’Ancien Testament il y a le cas d’Élie qui a accompli un heureux service, mais qui a manqué à sa responsabilité à l’égard de ses enfants.

Au v. 20 nous voyons les conséquences d’un manque d’énergie : « j’ai contre toi, que tu laisses faire ». Est-ce que ce n’est pas un reproche que l’on pourrait adresser à l’ange de telle ou telle assemblée ? Il faut regarder au Seigneur pour avoir le secours afin de faire face à nos responsabilités.
L’assemblée est une lampe. Elle est appelée à faire briller la lumière divine au milieu de ce monde. Aujourd’hui la lampe a été ôtée de toutes les assemblées dont il est parlé dans ces deux chapitres. Ce sont des appels que nous ne devons pas prendre à la légère. Le Seigneur supporte, mais il arrive un temps où Sa patience a un terme et Il ôte la lampe. Combien nous avons à veiller, et en particulier l’ange de l’assemblée, quant aux responsabilités qui nous incombent !
Peut-être que nous nous arrêtons trop dans notre vie à la description du Cantique des cantiques : « Mon bien-aimé est blanc et vermeil… » (5. 10-16) – de quelqu’un qui parle aux affections de nos cœurs. La première des sept fois où l’apôtre Jean peut contempler le Seigneur, c’est sous cet aspect judiciaire du chapitre 1, pour toucher nos consciences. Il Le voit d’abord comme Fils de l’homme, ensuite comme Agneau, comme ange (deux fois), de nouveau comme Agneau, comme Fils de l’homme et la septième fois comme « la Parole de Dieu », avec sur Sa cuisse un nom écrit : « Rois des rois, et Seigneur des seigneurs » (19. 13, 16).
Nous préférons voir le Seigneur dans sa Personne désirable que comme ici en juge. Quand un accident, une maladie, en gouvernement, surviennent dans une assemblée, n’oublions pas ce que le Seigneur est dans ce premier chapitre de l’Apocalypse.
Ces chapitres sont là pour exercer nos consciences, pour nous montrer que le moment est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu. C’est pour nous avertir et pour nous encourager dans le combat. Il y a des promesses faites au vainqueur.
Le nom que le Seigneur prend en s’adressant à chaque assemblée est en rapport avec l’état de cette assemblée, le combat est en rapport avec cet état et la promesse faite au vainqueur est la contrepartie de cet état.
Ces sept assemblées sont classées en deux groupes : les quatre premières et les trois dernières, les trois premières et les quatre dernières.
Les quatre premières vont depuis le commencement de l’histoire de l’église – pas les tout premiers jours, mais depuis les premiers signes du déclin – jusqu’à l’établissement du royaume du Seigneur. Les trois dernières ne partent pas du commencement mais montrent les conséquences des défaillances manifestées dans les trois premières.
Dans les trois premières assemblées où l’exhortation à écouter s’adresse à l’ensemble, la promesse est faite au vainqueur au milieu de cet ensemble. Dans les quatre dernières, l’exhortation à écouter n’est adressée qu’au résidu (reste des croyants fidèles) – l’ensemble a tellement failli ! – et la promesse est faite au vainqueur. Ce n’est que le résidu qui est capable d’écouter ce que l’Esprit dit aux assemblées.
Dans ces différentes épîtres, l’Esprit de Dieu ne nous donne pas d’indication sur la manière dont l’assemblée a été constituée. Ce n’est pas le sujet. C’est la responsabilité de l’assemblée qui est vue ici. Nous y voyons ce qui nous a été confié et ce que nous avons fait de ce qui nous a été confié. Dieu juge d’après cela. Par exemple pour Sardes, Dieu juge ce qui est survenu après le déclin. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas l’histoire des premiers jours de l’Église sur la terre. L’histoire commence quand le cœur a fait défaut à Éphèse. C’est à l’ange de l’assemblée qu’il est écrit : « J’ai contre toi ».
Le nom que prend le Seigneur pour s’adresser à l’ange de l’assemblée dans les trois premières églises est déjà dans le chapitre 1, et pour les quatre dernières, c’est un nouveau nom, mais il est chaque fois en rapport avec l’état de l’assemblée.

v. 1 : « Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or » : c’est un nom qui présente un caractère très général, tandis que dans l’épître à Smyrne c’est un cas tout à fait spécial.
Éphèse signifie agréable, désirable. C’est là ce que le Seigneur voudrait trouver dans Son assemblée. Elle aurait dû demeurer telle pour Son propre cœur.
Le message qui lui est annoncé commence ainsi : « Je connais tes œuvres, et ton travail, et ta patience, et que tu ne peux supporter les méchants ». Le Seigneur connaît toutes choses. Il est au fait de l’état de toutes ces assemblées. Nous n’avons pas à être occupés de nous-mêmes. Le Seigneur nous connaît. Il sait comment nous nous comportons. Il commence par relever le bien qu’il y a à Éphèse, comme nous le trouvons dans les épîtres de Paul. On a souvent comparé ce verset à 1 Thess. 1. 3.
Il semble qu’à Éphèse il y avait des œuvres, du travail, de la patience, mais qui ne venaient pas de la source qui aurait dû les produire. Il y avait une activité extérieure mais qui ne venait pas de la bonne source. Prenons garde !
« tu ne peux supporter les méchants » : c’était un état meilleur que celui de l’assemblée de Corinthe. A Éphèse le méchant n’était pas supporté.
« et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs » : à Corinthe les frères ne discernaient pas le caractère des mauvais ouvriers qui venaient travailler parmi eux : « Car de tels hommes sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, se transformant en apôtres de Christ ; et ce n’est pas étonnant, car Satan lui-même se transforme en ange de lumière : ce n’est donc pas chose étrange si ses ministres aussi se transforment en ministres de justice, desquels la fin sera selon leurs œuvres » (2 Cor. 11. 13-15).
Déjà aux jours de l’apôtre Paul, il y avait de faux apôtres, il y avait de faux docteurs. L’apôtre Paul en parle dans le chapitre 20 des Actes. A la fin du premier siècle, quand Pierre et Paul ont disparu, l’ennemi a essayé de susciter des éléments qu’il présentait comme apôtres. L’ange de l’assemblée à Éphèse avait eu assez de discernement pour voir qu’il s’agissait là de faux apôtres.
Le Seigneur connaît exactement les circonstances de chaque assemblée et Il connaît exactement ceux qui constituent l’assemblée de telle ou telle localité. Même s’ils ne sont pas réunis tous dans un même endroit dans la localité, le Seigneur s’adresse à eux tous.
Lorsque nous rompons le pain à la table du Seigneur, nous le faisons avec tous les saints réunis avec nous sur le principe de l’unité du corps. Mais nous voyons aussi, dans le seul pain qui est sur la table, tous les vrais croyants avec qui nous ne sommes pas en communion à la table du Seigneur.

v. 3 : Combien cela était précieux pour le Seigneur de voir la patience de ces croyants ! Le Seigneur apprécie tout ce qui est souffert pour Lui. « Tu ne t’es pas lassé ». La persévérance est une vertu remarquable. « Ne nous lassons pas en faisant le bien » (Gal. 6. 9).

v. 4 : « mais j’ai contre toi – contre l’ange de l’assemblée qui est à Éphèse – que tu as abandonné ton premier amour », ce premier amour dont nous parlent Actes 2. 44-47 et Actes 4. 32-37. Le mal vient toujours du dedans. Quand les affections du cœur faiblissent, on est sur le chemin qui conduit à la ruine. Quand nous voyons les premiers signes du déclin dans le livre des Actes – le mal a été manifesté au chapitre 5 – qu’est-ce que Pierre est amené à dire ? « Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur ? » Satan avait rempli le cœur d’Ananias. Et au v. 4 : « Comment t’es-tu proposé cette action dans ton cœur ? » C’est donc le cœur qui est le point de départ. « Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » (Prov. 4. 23).
Salomon, au moment où il montait sur le trône, a entendu cette parole de la part de Dieu : « Demande ce que tu veux que je te donne » (1 Rois 3. 5). C’était un jeune homme. Il peut être cité en exemple. Il a demandé un cœur qui écoute. Et le Seigneur le lui a donné, et en plus ce qu’il n’avait pas demandé. Après cela Salomon a écrit l’Ecclésiaste où il montre la vanité des richesses, les Proverbes où il nous parle du cœur et peut dire : « Mon fils, donne-moi ton cœur » (23. 26).
C’est véritablement ce que le Seigneur demande de chacun de nous. Il ne suffit pas de le savoir. Salomon a écrit aussi le Cantique des cantiques, dans lequel il nous parle de l’état du cœur, des défaillances, comment le Bien-aimé s’y prend pour ranimer nos affections. Quand le Seigneur veut réveiller une assemblée, Il parle au cœur. C’est au cœur qu’Il s’adresse, que ce soit pour Israël ou pour l’assemblée. Citons des passages en rapport avec Israël : « Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles » (Jér. 2. 2), « je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur » (Osée 2. 14). Voilà le travail de cœur relatif à Israël.
Pour l’histoire de l’assemblée, c’est la même chose. Ce premier amour, comment pouvons-nous le retrouver présentement ? On ne le peut plus en assemblée, mais individuellement. C’est Éphésiens 3. 16 qui nous le montre : « afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être fortifiés en puissance par son Esprit, quant à l’homme intérieur ». Voilà le travail opéré dans le cœur par la puissance du Saint Esprit. Si le Christ habite par la foi dans nos cœurs, l’état de notre cœur est bon.

D’après Paul Fuzier (1975)

APOCALYPSE 1

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APOCALYPSE 1

Le livre de l’Apocalypse est un livre symbolique, un livre de jugements, un livre prophétique.

Un livre symbolique : pratiquement tout le livre, à quelques exceptions près, nous présente des symboles, des figures. Si nous ne l’avions pas, nous n’aurions pas connaissance de Christ d’une manière complète. C’est dans ce livre seulement qu’Il est présenté comme le lion de Juda (c’est à dire la noblesse royale du descendant de David, de la tribu de Juda).

Un livre de jugements : Nous y voyons Christ exerçant ce jugement, d’abord dans les chapitres 2 et 3 à l’égard de l’Assemblée dans la période actuelle : « Car le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu » (1 Pier. 4. 17). Après le chapitre 6, nous avons les jugements qui s’exercent sur la terre, dans les premiers chapitres par le moyen de différents instruments, un peu plus loin par le Seigneur lui-même sortant du ciel avec Ses armées, les saints glorifiés.

Un livre prophétique : On néglige souvent la prophétie, car elle n’est pas sans présenter certaines difficultés. Négliger la prophétie, c’est perdre de vue que ce monde va au-devant des jugements.
La pensée des jugements qui vont fondre sur ce monde doit nous conduire à parler aux âmes qui sont sans Dieu et sans espérance, et à leur dire ce que la Parole nous présente. Toutes les prophéties concernant les évènements passés se sont accomplies à la lettre. Les prophéties concernant les évènements futurs s’accompliront de la même manière.
Nous ne devons pas négliger l’étude de la prophétie. « Et nous avons la parole prophétique rendue plus ferme, (à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur), jusqu’à ce que le jour ait commencé à luire et que l’étoile du matin se soit levée dans vos cœurs » (2 Pier. 1. 19). La prophétie éclaire la terre ruinée. Le jour éclaire la terre renouvelée. L’étoile du matin a pour domaine le ciel. Elle a déjà lui dans notre cœur. Quels sont ceux qui voient luire l’étoile du matin ? Ce sont ceux qui ont leurs regards tournés vers le ciel.
L’étude de la prophétie n’est pas sans dangers. Elle peut satisfaire une certaine curiosité. Ce n’est pas dans cet esprit que nous devons lire la prophétie. Nous n’avons pas à attendre d’évènements. Nous avons à attendre le Seigneur. La Parole ne nous parle pas d’évènement marquant avant la venue du Seigneur.

Ce livre a été écrit par Jean. C’est un livre pourtant bien différent des autres livres écrits par lui, que ce soit l’évangile, ou les trois épîtres, la première adressée à tous les enfants de Dieu, la deuxième à une famille, la troisième à un frère. Mais quand on y regarde de plus près, on n’est pas surpris.
Dans son évangile, Jean nous présente le Fils de Dieu, la Parole devenue chair. Il est parlé onze fois de l’Homme ou du Fils de l’homme concernant la Personne du Fils de Dieu dans cet évangile. La grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. Dès le début du livre, Jean dit que Jésus a été rejeté. Celui qui est venu comme étant la grâce et la vérité, a été rejeté. Mais Celui qui a été élevé sur une croix, apparaîtra dans ce monde pour le juger. Tout le jugement a été donné au Fils (Jean 5. 22).

C’est le Fils de l’homme que nous pouvons considérer dans le premier chapitre de l’Apocalypse. Il va exercer les jugements. Quand Il se présente au chapitre 19 « il est vêtu d’un vêtement teint dans le sang ; et son nom s’appelle : La Parole de Dieu » (v. 13). C’est le même nom qu’Il a dans l’évangile de Jean quand Il est venu en grâce. Ceux qui méprisent la Parole du Dieu de grâce auront à rencontrer cette même Parole dans le jour du jugement. Jean était donc l’ouvrier le plus qualifié pour écrire l’Apocalypse.

Le premier mot de ce livre est : « Révélation ». Ce mot a deux sens. Il signifie ce qui est donné à connaître. Sa deuxième signification est : manifestation glorieuse. Dans ce premier verset, le mot a le premier sens avec quelque chose du second. C’est essentiellement ce qui est donné à connaître de la part du Père à Jésus Christ. « Mais, quant à ce jour-là et à l’heure, personne n’en a connaissance, pas même les anges des cieux, si ce n’est mon Père seul » (Matt. 24. 36). « Mais quant à ce jour-là, ou à l’heure, personne n’en a connaissance, pas même les anges qui sont dans le ciel, ni même le Fils, mais le Père » (Marc 13. 32).

Les croyants sont considérés dans ce livre comme des esclaves. Jean est considéré comme un esclave.

« Il l’a signifiée » c’est-à-dire l’a fait connaître par le moyen de signes.
La révélation est faite par le Père au Fils, qui la fait connaître à Jean, qui la communique à ceux à qui elle est destinée.

v. 3 : « Lire », « entendre », « garder » : cela peut s’appliquer non seulement à l’Apocalypse, mais à toute la Parole. Il s’agit de lire avec attention. Ce n’est pas un livre humain sur lequel on peut passer rapidement. Nous devons « l’entendre », c’est-à-dire la comprendre par le moyen du Saint Esprit. Il s’agit aussi de la garder, de ne pas être des auditeurs oublieux, mais des faiseurs d’œuvre (Jacq. 1. 25).

v. 4 : « Jean, aux sept assemblées qui sont en Asie » : elles représentent l’Église responsable pendant toute la durée de l’absence du Seigneur. Le nombre sept nous parle d’un ensemble complet, qui concerne l’histoire de l’église responsable pendant tout le temps de l’absence du Seigneur. Chacune d’elles représente une phase de l’histoire de l’église.
Avant de parler de jugement, les premiers mots adressés à ces sept assemblées sont : « Grâce et paix ». Quel bonheur de savoir que la grâce de Dieu repose sur Son église et que la paix de Dieu demeure dans nos cœurs ! Ces deux mots sont pour l’Église dans toutes les phases de son histoire.
« de la part de celui qui est, et qui était, et qui vient » : de Dieu dans les trois Personnes de Son Être. La nature essentielle de l’Être vient en premier lieu, puis le présent et l’avenir.
« et de la part des sept Esprits » : c’est le Saint Esprit, c’est la puissance spirituelle qui va agir pour le jugement de l’église, puis pour le jugement du monde.
« et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle » : si l’église est infidèle, Lui demeure fidèle. Ainsi à Laodicée, qui signifie jugement du peuple, Christ n’a plus Sa place, Il est à la porte.
« le premier-né des morts » : c’est ce qu’Il a été et qu’Il est. Il est sorti victorieux de la mort. Cette expression marque Sa suprématie, Son autorité sur les morts. Ce n’est pas le premier-né d’entre les morts, mais le premier-né des morts. Cette autorité, Il l’exercera le jour du grand trône blanc (Apoc. 20).
« le prince des rois de la terre » : Son autorité sera reconnue dans ce monde qui L’a crucifié.
Quand ce message est adressé à l’ensemble des sept assemblées, alors le cœur de l’église tressaille et elle chante un cantique que nous rappelons souvent : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ». C’est le cantique que l’Église peut chanter.
Dans ce cantique se trouve d’abord exprimé ce que le Seigneur est pour nous. Nous sommes les objets de Son amour. On dit parfois que le Seigneur avait besoin d’objets sur lesquels Son amour puisse se déverser. Mais la Parole nous dit : le Père aime le Fils et le Fils aime le Père.
Ce que Dieu voulait déployer, c’est Sa grâce. La grâce s’exerce envers des coupables. Elle ne pouvait s’exercer qu’après l’introduction du péché dans le monde.
Le cantique exprime ensuite ce que le Seigneur a fait pour nous, puis ce qu’Il a fait de nous. Nous sommes déjà des rois. Nous n’exerçons pas encore la royauté, pas plus que le Seigneur n’est aujourd’hui Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Mais déjà nous sommes des sacrificateurs pour sacrifier la louange à Dieu notre Père.
L’église adore, comme corps, dans le sanctuaire. Puissions-nous apprécier ce privilège ! Enfin le cantique rappelle ce que Dieu attend de nous : la louange, l’adoration d’une manière continuelle. « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Hébr. 13. 15).

v. 7 : Il s’agit ici de la venue de Christ en jugement, quand Il viendra pour opérer la résurrection des morts. Lors de Sa venue pour enlever Son église, personne ne Le verra. Cet évènement passera presque inaperçu. On verra bien que des personnes ont disparu. On verra bien des choses surprenantes. Le Saint Esprit quittera la terre en même temps que l’église et le désordre va commencer immédiatement. On assistera à des évènements extraordinaires qui détourneront vite l’attention du fait que certains vides se seront produits.
Quand le Seigneur viendra en jugement, tout œil Le verra. Il viendra avec les nuées, c’est-à-dire avec les anges de Sa puissance (2 Thess. 1. 7-10). Il y aura tout à la fois le jugement des incrédules et la récompense donnée aux fidèles, qui sera à la gloire du Seigneur.
« ceux qui l’ont percé » : ceux qui sont restés dans leur état d’incrédulité et sur qui repose la responsabilité de l’avoir crucifié. Quelles lamentations dans ce jour-là de la part de ceux sur qui s’abattra le terrible jugement de 2 Thessaloniciens !
Quel contraste saisissant entre les v. 4-6, part de ceux qui font partie de l’église malgré leurs défaillances, et le v. 7 ! D’un côté le déploiement de la grâce du Seigneur, de l’autre c’est Sa venue en jugement.

v. 8 : Dieu met son sceau sur ce livre dès le début. Il est celui qui n’a ni commencement ni fin, le Dieu d’éternité.

Nous remarquons dans ces passages l’expression : « il vient », « je viens » qui est dans certains passages en rapport avec la venue en grâce, et dans d’autres en rapport avec Sa venue en jugement comme dans Apoc. 2. 5. Là c’est Sa venue pour l’exercice d’un jugement. La lampe peut être ôtée, car nous n’avons pas dans ces chapitres l’église vue dans sa position dans les lieux célestes.
Si une assemblée locale manque à sa responsabilité et persiste dans sa voie d’égarement malgré les avertissements du Seigneur, le Seigneur peut ôter la lampe. Les premières assemblées ont toutes disparu. Dans les assemblées locales, nous ne veillons peut-être pas assez, nous sommes repris et nous continuons. Si le Seigneur est patient, il arrive un moment où Sa patience a une limite.
Dans Apoc. 2. 16 à Pergame, il est question de Sa venue en jugement. Au v. 25 c’est la pensée de Son retour en grâce. La même parole est adressée à Philadelphie (ch. 3. 11). Dans le chapitre 22, il est parlé à plusieurs reprises de Sa venue en grâce, aux versets 7, 12 et 20. Heureux ceux qui L’attendent pour Sa venue en grâce ! Mais pour ceux qui n’ont pas une telle espérance il n’y a que Sa venue en jugement.

v. 9 : D’après ce verset, il pourrait sembler que Jean ne fait pas partie de l’économie chrétienne. Certes il en fait partie, mais il s’associe à ceux qui font partie de l’économie à venir. Il entre dans leurs circonstances. C’est pour cela qu’il dit qu’il a part aux tribulations et au royaume. Il traverse cela en sympathie, et il entre aussi dans les circonstances qui sont les leurs après que le royaume sera établi. Jean fait partie de l’économie actuelle. D’ailleurs un peu plus loin il parle de « la journée dominicale » (v. 10) qui est propre à l’économie chrétienne.

Les trois grandes divisions du livre sont indiquées au v. 19. « Les choses que tu as vues » : ce sont celles qu’il a vues à partir du v. 10. « Les choses qui sont » : ce sont celles qui concernent l’histoire de l’église (ch. 2 et 3). « Les choses qui doivent arriver après celles-ci » sont celles qui sont exposées dans le reste du livre.

L’apôtre Jean avait été, sous le règne de l’empereur Domitien, envoyé dans l’île de Patmos. C’est là qu’il a eu cette vision. Il est en Esprit (v. 10), c’est-à-dire qu’il est élevé au-dessus des choses qui l’entourent.
La prophétie voit en avant. Mais Jean entend une voix derrière lui. Pourquoi se retourne-t-il ? Pourquoi entend-il une voix derrière lui ? C’est parce qu’il devait aller en arrière pour considérer l’histoire de l’assemblée. Quand il regarde dans le ciel (ch. 4), il ne regarde pas en arrière. C’est donc un appel complètement différent quand il s’agit de considérer les choses qui se passeront après l’enlèvement de l’église.
« Une grande voix, comme d’une trompette » : Il ne s’agit pas de la trompette de Dieu de 1 Thess. 4. C’est ici un appel puissant comme dans Exode 19. 16 : « Et il arriva, le troisième jour, quand le matin fut venu, qu’il y eut des tonnerres et des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne, et un son de trompette très-fort », ou dans Lévitique 25. 9 : « Et, au septième mois, le dixième jour du mois, tu feras passer le son bruyant de la trompette » ou dans Ésaïe 18. 3 : « quand la trompette sonnera, écoutez ! » ou dans Ésaïe 58. 1 : « Crie à plein gosier, ne te retiens pas ; élève ta voix comme une trompette ». Jean entend une voix comme d’une trompette.

v. 11 : Éphèse signifie désirable, agréable ;
Smyrne, c’est la myrrhe, c’est surtout l’épreuve qui caractérise Smyrne ;
Pergame est un mot composé de Per et de gamos, le premier signifiant en dépit de, et le second, union. En dépit de son union à Christ, l’église s’est associée au monde ;
Thyatire signifie qui offre un sacrifice – et l’idolâtrie s’est installée à Thyatire. Au sein de cette idolâtrie se trouve un résidu fidèle.
Sardes signifie résidu. C’est le résidu fidèle de Thyatire qui s’est séparé de Thyatire pour former Sardes ;
Philadelphie veut dire amour des frères,
Laodicée, jugement du peuple. Nous verrons comment est justifiée l’explication de ces noms.

v. 12 : « et, m’étant retourné, je vis sept lampes d’or ». Les lampes d’or, c’était précisément ces sept assemblées. Les assemblées locales sont vues comme des lampes, c’est-à-dire des porteurs de lumière. Les assemblées sont responsables de porter la lumière au milieu des ténèbres de ce monde. L’or figure la justice divine.
« au milieu des sept lampes quelqu’un de semblable au Fils de l’homme » : Jean avait suivi le Seigneur sur la terre, débonnaire et humble de cœur, Celui sur lequel il avait pu se pencher. Maintenant il Le voit comme le Fils de l’homme dans Ses différents caractères qui font resplendir Sa gloire. C’est le Fils de l’homme qui va exercer le jugement.
« vêtu d’une robe qui allait jusqu’aux pieds » : ce n’était pas une robe relevée pour l’accomplissement d’un service. Dans l’Exode, la robe ceinte nous parle de la marche, dans Luc 12. 37, du service, dans Eph. 6. 14, du combat. Qu’il s’agisse de la marche, du service ou du combat, nous sommes appelés à avoir les reins ceints. Ici le Seigneur est dans l’attitude d’un juge. Il juge selon la justice de Dieu. C’est la justice de Dieu qu’Il va exercer.
« ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ». Dans Daniel 7. 9 la tête blanche caractérise l’Ancien des jours. Dans Daniel le Fils de l’homme nous est présenté comme s’avançant vers l’Ancien des jours. Tandis qu’ici Il est l’Ancien des jours, et la domination Lui est donnée. C’est Celui qui apparaît pour exercer le jugement, qui exercera cette domination universelle. La blancheur nous parle de la pureté de Celui qui va juger.
« et ses yeux, comme une flamme de feu » : il a un discernement parfait. Il sondera les cœurs. « Une flamme de feu » nous parle de jugement.
« et ses pieds, semblables à de l’airain brillant » : l’airain nous parle de la justice immuable de Dieu qui a rencontré le péché. Et il fallait que l’expiation fût faite.
« et sa voix, comme une voix de grandes eaux » : ce n’est plus la voix de Celui qui parlait à Ses disciples sur la terre, qui disait : « Je suis débonnaire et humble de cœur ». Maintenant c’est une voix puissante, une voix de jugement.
« et il avait dans sa main droite sept étoiles ». Les étoiles, ce sont les anges des sept assemblées. Ce ne sont pas les anges, messagers célestes, les « esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut ». L’ange de l’assemblée, c’est la partie la plus responsable de l’assemblée. Dans une assemblée, tous sont responsables, tous les frères et toutes les sœurs. Mais il y a des frères plus âgés, plus expérimentés, ayant une autorité morale devant laquelle on doit s’incliner. Ils constituent l’ange de l’assemblée. Le Seigneur est là pour soutenir d’une manière particulière ceux qui ont la responsabilité de l’assemblée. Dans bien des cas, nous sommes trop faibles pour agir. Nous sommes encouragés en pensant que le Seigneur est là pour les soutenir.
« et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants » : c’est en rapport avec le jugement. Dans certains cas, c’est en rapport avec le jugement de l’assemblée, plus loin c’est en rapport avec le jugement du monde. « Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants » (2. 12), « je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche » (2. 16) : voilà deux passages où il est question de l’épée pour le jugement à exercer sur l’assemblée. Dans Hébreux 4 l’épée est la Parole de Dieu ; dans Eph. 6. 18 la Parole est l’épée de l’Esprit, cela est dit expressément. Au chapitre 19 v. 15 il est question de l’épée en rapport avec le jugement du monde : « et une épée aiguë à deux tranchants sort de sa bouche, afin qu’il en frappe les nations ». Ici au chapitre 1 v. 16 le Seigneur se présente comme Celui de la bouche duquel sort une épée aiguë à deux tranchants. C’est l’épée avec laquelle seront jugés d’abord Sa propre maison, l’église responsable, et ensuite le monde.
« et son visage, comme le soleil quand il luit dans sa force » : Il est revêtu de l’autorité suprême – le soleil – qu’Il exercera en jugement.

Est-ce qu’on peut comparer Jean à Moïse, qui a été amené dans le désert pour y être façonné ?
L’école par laquelle est passé Moïse et qui a duré quarante ans, l’a préparé. Jean a certainement été préparé pour écrire ce livre. Sa déportation dans l’île de Patmos a été une certaine école qui lui a servi pour ce qu’il a écrit. Jean n’agit pas. Il fait le récit de ce qu’il a vu et entendu. Conduit par le Saint Esprit, il a écrit tout ce que nous avons dans le livre de l’Apocalypse.
Il y a pour tous les serviteurs une formation. Chacun des serviteurs de Dieu est passé à l’école de Dieu. Si nous étions fidèles, nous serions plus utiles que nous ne le sommes.

D’après Paul Fuzier (1975)

UN SALUT PLEINEMENT ASSURÉ

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Et l’Éternel dit à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison… Et l’Éternel ferma l’arche sur lui. Gen. 7. 1, 16.

UN SALUT PLEINEMENT ASSURÉ

Il y a des chrétiens qui ont, avec sincérité, confessé à Dieu la culpabilité de leur vie, mais qui ne sont cependant pas au clair quant à leur salut. Ils craignent de devenir infidèles à Dieu et de perdre ainsi leur salut.
Par l’image de Noé et de son arche, Dieu nous montre que toute personne rachetée est dans une position de sécurité absolue. Comme Il avait ordonné à Noé d’entrer dans l’arche, Il nous a commandé de venir au Seigneur Jésus et de placer notre confiance en Lui. Dès que Noé et sa famille ont été dans l’arche, Dieu Lui-même a fermé la porte derrière eux. Ainsi, tous ceux qui étaient à l’intérieur étaient saufs.
Qui aurait pu ouvrir ce que Dieu avait fermé ? « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8. 31). La puissance de Satan, des anges ou des hommes, n’aurait pas pu forcer la porte pour l’ouvrir afin que les eaux se déversent dans l’arche. Elle avait été fermement close par la même main qui avait ouvert les écluses des cieux en jugement. Il est écrit, au sujet de Christ, qu’Il est : « celui qui a la clé de David, celui qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira » (Apoc. 3. 7). Il possède « toute autorité… dans le ciel et sur la terre » (Mat. 28. 19). Qui pourrait donc toucher à ceux qui, par la foi, ont trouvé leur refuge en Lui ?
La mort du Seigneur Jésus Christ est le fondement inébranlable de notre salut, et Sa résurrection est la preuve assurée que Dieu est pleinement satisfait. Il peut donc nous accorder un salut certain, sans condition, et éternel. Il n’est pas possible de perdre un tel salut, qui ne demande, pour être parfaitement valide, aucun processus supplémentaire de contrôle ou de purification.

D’après « The Good Seed »

L’ASSURANCE DU SALUT

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Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité.
Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 1. 9 ; 5. 13.

L’ASSURANCE DU SALUT

Est-ce que les chrétiens peuvent être tout à fait certains que Dieu a pardonné leur culpabilité et qu’ils ont la vie éternelle ?
La Parole de Dieu répond à cette question par un « Oui ! » clair et définitif. Dieu veut que Ses enfants vivent dans la certitude et la joie de leur salut éternel. L’apôtre Jean a écrit sa première épître afin que « vous sachiez que vous avez la vie éternelle ». Et il n’a pas omis de donner clairement la condition nécessaire pour cela : que nous confessions nos péchés devant Dieu et que nous croyions en Jésus Christ, le Fils de Dieu.
Il n’est pas rare, cependant, que des chrétiens qui se sont sincèrement tournés vers Dieu, ayant abandonné une vie de propre volonté et ayant confessé devant Lui leur culpabilité, restent toujours incertains et malheureux. Ils croient véritablement que Jésus Christ est le Fils de Dieu, qu’Il est le Sauveur que Dieu a envoyé. Ils croient aussi que Son sacrifice expiatoire a été accepté par Dieu, et que Dieu pardonne les péchés sur la base de ce sacrifice. Il leur manque cependant le courage de dire : Christ est aussi mort pour mes péchés. Ils n’osent pas s’emparer des promesses de Dieu pour eux-mêmes personnellement.
La raison de leur hésitation, c’est qu’ils ne sentent pas qu’ils sont sauvés. Cependant, quant à notre foi, nous ne devrions pas nous laisser conduire par ce que nous ressentons, mais par les promesses de Dieu dans Sa parole qui demeure sûre et certaine.

Ils prendront de son sang et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte… Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura pas de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays d’Égypte. Ex. 12. 7, 13.

Quand Dieu a libéré Israël des liens de l’esclavage en Égypte, Il a envoyé dix plaies sur le pays avant que le Pharaon ne finisse par laisser partir le peuple. Lors de la dernière plaie qui a frappé l’Égypte, les Israélites étaient placés sous la protection du sang. Comme Dieu l’avait commandé, les familles d’Israël avaient tué un agneau et avaient placé de son sang sur les poteaux et le linteau de la porte de leur maison. Dieu leur avait promis qu’ainsi ils seraient protégés du châtiment.
Cet évènement illustre bien la sécurité du salut pour les chrétiens qui, aujourd’hui, croient au Seigneur Jésus. L’agneau de la Pâque – et son sang – sont un type de Jésus Christ et de Sa mort expiatoire (voir 1 Cor. 5. 7).
Tous les Israélites qui ont obéi avec foi en mettant à mort l’agneau pascal, et en mettant de son sang sur leur porte comme signe, étaient parfaitement à l’abri. Le jugement est passé par-dessus eux sans les atteindre, non pas parce que les Israélites avaient ce sentiment dans leurs cœurs cette nuit-là, mais cela dépendait seulement du fait que Dieu Lui-même voyait le sang sur leurs maisons.
Il n’en est pas autrement aujourd’hui. Si quelqu’un a obéi à Dieu, en confessant franchement ses péchés devant Dieu et en croyant en Christ, le Fils de Dieu, alors Dieu le voit sous la protection du sang de Jésus, et le jugement passe par-dessus lui sans l’atteindre.

Et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous… quand je frapperai le pays d’Égypte. Ex. 12. 13
Vous avez été rachetés… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tâche. 1 Pi. 1. 18 et 19.

Nous avons vu quelques détails de la nuit de la Pâque, lorsque le peuple d’Israël a quitté l’Égypte. Nous pouvons bien imaginer que les habitants des maisons des Israélites, qui étaient sous la protection du sang de l’agneau de la Pâque, pouvaient avoir des sentiments très différents.
Dans certaines maisons, les habitants croyaient fermement en la promesse de Dieu et savaient qu’ils seraient épargnés du jugement quand l’ange destructeur verrait le sang sur la porte. Dans d’autres maisons, on avait aussi aspergé les poteaux et le linteau de la porte avec le sang de l’agneau, mais on ne se sentait pas tout à fait confiants.
Nous devons ici nous poser une question importante. Lesquels de ces Israélites étaient-ils le plus sûrement protégés ? Était-ce ceux qui craignaient, en attendant le lendemain avec anxiété, ou ceux qui se confiaient calmement dans la promesse de Dieu ?
Quelqu’un dira peut-être : Ceux qui avaient peur étaient plus en sécurité, parce qu’ils avaient une attitude d’humilité. Un autre dira : Il est certain que c’était ceux qui se savaient en sécurité.
Mais, pour Dieu, leur sécurité ne dépendait ni de leurs sentiments, ni de leur connaissances, mais du seul fait qu’Il voyait le sang sur leurs maisons. Tous ceux qui avaient obéi et s’étaient placés sous la protection du sang étaient également protégés, indépendamment de leurs sentiments.

Jésus leur dit :… je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. Jean 6. 35, 37.
L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu. Rom. 8. 16.

Nous revenons maintenant à la question de savoir comment des croyants craintifs, qui n’osent pas revendiquer la promesse de Dieu quant au salut, pour eux-mêmes personnellement, peuvent en obtenir l’assurance.
Ils sont venus à Jésus Christ avec la culpabilité de leur vie, la confessant sincèrement devant Lui. Ils sont venus à Lui et à personne d’autre, croyant véritablement qu’Il est le Fils de Dieu et le Sauveur. Malgré cela, ils n’éprouvent pas la paix du cœur.
L’exemple des Israélites, lors de la nuit de la Pâque, nous montre que leur sécurité ne dépendait absolument pas de leurs sentiments, mais seulement du fait que Dieu voyait le sang sur leurs maisons.
Si notre sécurité ne dépend que du fait que Dieu nous voit comme sous la protection du sang de Jésus, ce serait folie que de continuer à regarder à nous-mêmes et de prêter attention à ce que nous ressentons. Il serait totalement faux de nous confier en nos propres sentiments plus que dans la promesse de Dieu.
Dieu a promis de pardonner nos péchés si nous les confessons (1 Jean 1. 9).
Le Seigneur nous a catégoriquement affirmé qu’Il ne mettrait pas dehors celui qui vient à Lui.
Regardons donc dans la bonne direction ! Arrêtons de regarder à nos propres sentiments, et reposons-nous sur la Parole de Dieu. Regardons à ce qui détermine la décision de Dieu : la Personne de Christ et Son œuvre expiatoire parfaite. Nous ferons alors l’expérience que l’Esprit de Dieu témoigne avec notre esprit que, véritablement, nous sommes maintenant des enfants de Dieu.

D’après « The Good Seed »