FAUT-IL SE CONVERTIR ET POURQUOI ?

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FAUT-IL SE CONVERTIR ?

 

Cher ami,

La question que vous posez est de toute importance, et demande à être considérée avec soin ; aussi je veux y répondre tout de suite.
Vous m’écrivez que souvent, dans des entretiens personnels, comme aussi dans des réunions, on vous dit que vous devriez vous convertir ; mais vous n’en sentez pas la nécessité. Vous vous consacrez entièrement à votre travail, vous avez un foyer paisible, de chers amis ; vous espérez avoir bientôt une bonne position, et ensuite vous aimeriez voir quelque chose du monde. Vous êtes donc pleinement satisfait de vos circonstances et, pour parler franchement, ces exhortations continuelles à vous convertir vous paraissent parfaitement superflues ; vous en avez même par-dessus la tête.
Je vous comprends très bien. Il y a des personnes qui passent leur temps à s’occuper des affaires des autres, à donner de bons conseils et à dire que ce que vous faites n’est pas bien. S’entendre sans cesse répéter ces avertissements n’est certes pas agréable, d’autant moins que vous n’êtes pas certain, au fond, que ces personnes n’aient pas raison.
Et pourtant c’est là le point crucial : ont-elles raison ou tort ? Devez-vous vous convertir, ou n’est-ce pas indispensable ? S’il s’agissait d’un détail, vous vous tireriez facilement d’affaire si par la suite il devait s’avérer que vous aviez eu tort. Et vous seriez sur vos gardes pour la fois suivante. Mais quant à la conversion, il s’agit de savoir où vous passerez l’éternité. Et c’est tellement important, qu’il faut que vous soyez au clair à ce sujet.

Avez-vous déjà pensé à l’éternité ? Je vous accorde que nous ne pourrons jamais comprendre ce qu’elle est avant d’y être. Mais il vaut bien la peine d’y penser une fois sérieusement, pour en avoir au moins une (petite) idée, n’est-ce pas ?
Une légende raconte qu’un jour, un roi voulut mettre à l’épreuve un jeune homme très intelligent. Il lui demanda : « Quelle est la durée de l’éternité ? ». Le jeune homme répondit : « O roi, dans un pays éloigné, il y a une très haute montagne, dont le sommet s’élève bien au-dessus des nuages. Cette montagne est en airain. Tous les cent ans, un petit oiseau vient y donner quelques coups de bec. Eh bien, lorsque par ce moyen la montagne aura été usée au point qu’on ne puisse plus la voir, une seconde de l’éternité se sera écoulée ».
Cette réponse ne donne-t-elle pas une idée de l’infini de l’éternité ? Et pourtant elle n’est pas juste, car dans l’éternité il n’y a ni minute ni seconde. Là, mille ans sont comme un jour, mais aussi un jour comme mille ans (2 Pier. 3. 8). L’éternité n’a pas de fin ; ainsi elle ne peut être mesurée. Cette allégorie nous fait cependant entrevoir quelque chose du rapport entre la durée de notre vie terrestre et celle de l’éternité à venir. Que sont dix, cinquante, quatre-vingts ou même cent ans, en face de l’éternité ? N’importe-t-il pas alors de savoir où et comment nous la passerons ?
Cela me fait penser à une autre histoire. Vous savez qu’au Moyen-âge, la plupart des princes avaient des bouffons attachés à leur cour. C’était en général des hommes atteints de difformités, qui portaient des vêtements comiques et qui, par leurs plaisanteries et remarques stupides, devaient divertir leurs maîtres. Or une fois, un prince donna à son bouffon un bonnet de fou (bonnet pointu orné de clochettes) et un faux sceptre, le sacrant ainsi roi des bouffons, sous réserve que ce bouffon les remette à celui qui se révélerait encore plus fou que lui. Peu après, le prince tomba gravement malade. Le fou alla le voir et lui demanda s’il serait bientôt rétabli. Le prince répondit que d’après les médecins, il ne fallait pas s’attendre à une amélioration : il allait bientôt mourir.
– Eh bien ! dit le fou, vous avez sûrement fait vos préparatifs pour ce grand voyage, et veillé à ce que tout soit prêt pour vous accueillir.
– Non, répondit le roi, et c’est là ce qui est terrible ; je ne sais pas comment je serai reçu.
– Mais ne saviez-vous donc pas qu’il vous faudrait un jour faire ce voyage ?
– Je le savais bien, mais je ne m’en suis jamais occupé. Il y avait tant d’autres choses à faire.
– Pourtant, continua le bouffon, lorsque vous faisiez un voyage d’un jour, un héraut vous précédait et veillait à ce que vous trouviez de quoi manger et boire. Lorsque vous partiez pour plusieurs semaines, ou même plusieurs mois, tout était réglé longtemps à l’avance. Et quelques jours avant votre départ, plusieurs de vos serviteurs allaient pour préparer de quoi vous accueillir. Et pour ce grand voyage, dans ce lieu où vous resterez pour toujours, vous ne vous êtes pas du tout préparé ? Eh bien, je vous rends le bonnet de fou et le sceptre, car je n’ai jamais été aussi fou !
Le bouffon n’avait-il pas raison ?

Vous êtes allé pendant plus de dix ans à l’école ; maintenant vous travaillez toute la journée, et le soir vous étudiez encore pour améliorer votre position. Ainsi, pendant une vingtaine d’années, vous travaillez d’arrache-pied, pour gagner ensuite largement votre vie pendant une quarantaine d’années, et pour vivre peut-être de votre retraite ou de vos économies pendant quelques dizaines d’années, si vous parvenez à un âge avancé.
Que penseriez-vous de parents qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école et ne leur feraient pas apprendre de métier, arguant : « Qu’ils jouent tranquillement sans penser à l’avenir ! Lorsqu’ils auront atteint l’âge de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins, ils sauront bien se débrouiller seuls » ?
Si donc vous prenez tant de peine et sacrifiez tant d’années de votre vie pour avoir de quoi vivre confortablement une soixantaine d’années, n’êtes-vous pas inexcusable de ne pas penser à l’éternité et de ne pas vous occuper de cette question : « Où passerai-je l’éternité ? » – d’autant plus que vous ne pouvez absolument pas savoir si vous obtiendrez une bonne situation, si vous ne tomberez pas malade ou ne mourrez pas avant d’y parvenir. Mais vous savez parfaitement que l’éternité est devant vous. « Il est réservé aux hommes de mourir une fois » (Héb. 9. 27). Cette affirmation de la Bible n’a encore jamais été mise en doute, pas même par les plus grands moqueurs et les athées les plus endurcis. Ils n’osent pas y toucher : on se moquerait d’eux ; car qui n’a pas encore vu la mort frapper dans son entourage ? Mais comment continue ce verset d’Hébreux 9 ? « Et après cela le jugement ». N’est-ce pas une folie impardonnable que de ne se préoccuper de rien et de laisser les choses suivre leurs cours ? Certes, vous verrez vous-même une fois où vous passerez l’éternité. Mais… alors il n’y aura plus moyen de changer, pour toute l’éternité. « A l’endroit où l’arbre sera tombé, là il sera » (Éccl. 11. 3).

Vous direz peut-être : Rien ne presse ! J’ai, de toute façon, déjà tellement à faire. Et vous ne voulez pas consacrer vos heures de détente à des sujets aussi sinistres que la mort. Vous croyez que vous aurez encore le temps de penser à ces choses lorsque vous serez un peu plus âgé, que vous aurez joui de la vie et que vous aurez davantage de loisirs. Mais êtes-vous bien sûr de vivre encore cinquante ans ? ou trente ans ? ou seulement dix ? ou encore douze mois ? douze heures même ?
Je me souviens d’un commerçant, en Hollande, qui écoutait depuis le pas de la porte de son magasin une prédication donnée dans la rue. Celle-ci terminée, il se retira chez lui, s’assit sur une chaise, et l’instant d’après il était mort !
Et même si vous deviez vivre encore longtemps, voudriez-vous faire ce qui vous plaît tant que vous serez jeune et en bonne santé, et ne laisser à Dieu que le reste ? Si vous choisissez de vivre ainsi (et que vous restiez en vie), Dieu vous acceptera-t-il encore ?
Certes, « Dieu… veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tim. 2. 4) ; à tous les hommes Il dit : « Soyez réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5. 20). Il a reçu le brigand de la croix et des milliers d’autres qui se sont tournés vers Lui sur leur lit de mort. J’ai connu une dame qui était âgée de quatre-vingt-cinq ans lorsqu’elle s’est convertie.
Dieu parle une fois et deux fois à l’homme, et si celui-ci n’y prend pas garde, il « scelle l’instruction qu’il leur donne » (Job 33. 14 et 16). Lorsque le Pharaon eut refusé plusieurs fois d’obéir, Dieu endurcit son cœur, de sorte qu’il ne pouvait plus se convertir. Après l’enlèvement de l’Église, Dieu enverra à tous ceux qui auront entendu l’Évangile et qui n’auront pas cru, « une énergie d’erreur… afin que tous ceux-là soient jugés qui n’ont pas cru la vérité » (2 Thess. 2. 11 et 12). Dieu peut aussi agir ainsi à votre égard, si vous persistez à repousser Son invitation à vous convertir. « Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’il a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 30 et 31).

Ne voulez-vous donc pas reconsidérer la chose avec sérieux et venir maintenant à Dieu, pour Lui confesser vos péchés et Lui demander de vous recevoir ?
« Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen – nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui » (2 Cor. 5. 20 et 21).
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7) !

Avec mes affectueuses salutations.

 

2 – Pourquoi faut-il se convertir ?

Chers amis,

Vous me demandez maintenant pourquoi il faut se convertir, et ce qu’est, en fait, la conversion.
La réponse la plus simple à votre première question est celle-ci : Parce que Dieu le dit ! Lorsque Dieu parle, il n’y a pas à répliquer. Nous sommes Ses créatures, et comme telles, nous n’avons qu’à nous incliner et à obéir. « Toi, créature humaine, qui es-tu donc, pour contester contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu faite ainsi ? » (Rom. 9. 20). Nous lisons, en Act. 17. 30, que « Dieu… ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ». Oui, il est parlé environ quatre-vingts fois de repentance dans l’Ancien Testament, et quelque soixante-dix fois dans le Nouveau Testament.
Mais Dieu nous montre aussi clairement dans Sa Parole pourquoi Il ordonne aux hommes de se repentir. « Il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9). En Actes 17, le motif de Son commandement aux hommes de se repentir, c’est « qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée ». Le jour vient où tout homme devra rendre compte de sa vie à son Créateur. Et Dieu, qui connaît les hommes, dira alors, comme Juge : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Voilà pourquoi Dieu veut que l’homme se convertisse, « car cela est bon et agréable devant notre Dieu Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 3 et 4).
La raison fondamentale pour laquelle Dieu ordonne aux hommes de se repentir, c’est que l’homme n’a pas servi son Créateur, mais qu’il est un pécheur et qu’il recevra le juste jugement de Dieu.

L’homme est un pécheur

Quelle terrible vérité ! En fait bien des hommes n’y pensent pas et beaucoup même la nient. Mais sont-ils eux-mêmes persuadés de ce qu’ils disent ? Est-ce qu’un homme droit peut nier qu’il fait souvent des choses mauvaises ?
Plus d’une fois j’ai eu l’occasion de demander à ceux qui proclamaient hautement avoir toujours mené une vie honnête et n’avoir fait de tort à personne, si leur conscience ne leur avait jamais reproché aucune de leurs actions, de leurs paroles ou de leurs pensées. Et presque personne n’a eu l’audace de répondre que sa conscience ne l’avait jamais repris.
Un pécheur est un homme qui a péché. Il ne devient pas tel seulement après avoir fait beaucoup de choses mauvaises. Un seul péché suffit à faire d’un homme un pécheur.
Chacun peut le constater dans la vie de tous les jours. Personne ne dira : « Tel ou tel n’est pas un assassin, car jusqu’à présent il n’a tué qu’une ou deux fois ». Mais lorsqu’il s’agit de sa relation avec Dieu, l’homme voudrait appliquer un autre barème, parce que, sinon, il doit se condamner lui-même.

La conscience

Dieu a donné à tout homme une conscience (Rom. 2. 15), qui rend témoignage des choses mauvaises qu’il commet. Non pas que la conscience relève tout ce qui est mauvais. Notre conscience est influencée et façonnée par l’entourage dans lequel nous vivons. Mais elle parle toujours lorsque l’homme fait une chose estimée mauvaise par la société dans laquelle il a été élevé. Dieu a veillé à ce que tous les hommes, même ceux qui ne connaissent pas Sa Parole, soient avertis lorsqu’ils font consciemment ce qu’ils savent ne pas être bien, afin que tous soient amenés à réfléchir et à se convaincre qu’ils sont mauvais et coupables.
Si vous considérez votre vie, combien de péchés avez-vous déjà commis consciemment, délibérément ? Supposons que vous avez dix-huit ans et que, pendant les huit premières années de votre existence, vous n’avez jamais consciemment mal agi. En réalité c’est faux, car vous savez fort bien que votre conscience vous a déjà repris auparavant. Mais après ces huit premières années, combien de fois votre conscience vous a-t-elle parlé ? Admettons une fois par jour. Cela fait 365 fois en une année et pour vous maintenant, 3650 fois. Pour une personne de 28 ans, cela ferait 7300 fois et pour quelqu’un de 68 ans, 21900 fois.
Vous voyez donc que votre conscience a déjà attiré votre attention au moins 3650 fois sur un péché (et en réalité, est-ce que cela n’a pas été beaucoup plus souvent ?). Comment quelqu’un qui a commis tant de péchés peut-il affirmer ne pas être un pécheur ? Est-ce que le Dieu juste devrait acquitter une telle personne ?
Cela ne suffit-il pas déjà amplement à vous prouver que tout homme mérite le jugement et doit confesser devant Dieu qu’il a péché contre Lui et mérite la perdition éternelle ?

Péchés inconscients

Une autre question se pose maintenant. L’homme n’est-il coupable que des péchés qu’il a commis tout à fait consciemment ? N’est-il pas aussi coupable lorsqu’il aurait pu savoir que sa manière d’agir n’était pas bonne ? Lorsqu’une loi a été transgressée, le juge ne déclare-t-il pas coupable même celui qui assure qu’il ne connaissait pas la loi ? Il aurait pu la connaître puisqu’elle a été promulguée. D’où l’adage : « Nul n’est censé ignorer la loi ! ». Lors de la fixation de la peine, le juge pourra tout au plus tenir compte de ce fait, s’il est établi que le transgresseur ne connaissait pas la loi. Un avocat qui enfreindrait des dispositions précises de la loi sera puni plus sévèrement qu’un profane qui agirait de même. Cependant, dans les deux cas, le juge les déclarera coupables.
Dans la parole de Dieu nous trouvons le même principe : « Si quelqu’un a péché, et a fait, à l’égard de l’un de tous les commandements de l’Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et ne l’a pas su, il sera coupable, et portera son iniquité » (Lév. 5. 17). Cela se comprend facilement. L’homme, qui, comme créature, est responsable devant son Créateur et devra lui rendre compte de ses actes, a-t-il le droit de décider lui-même en quoi il est coupable ou innocent ? C’est inconcevable ! Seul le Créateur, Celui qui a créé l’homme et lui a confié un mandat, a le droit de juger si Sa créature a répondu à sa responsabilité. Dieu seul détermine ce qui est péché. Si nous voulons le savoir, il nous faut rechercher Ses pensées.
La Parole de Dieu est très claire à cet égard. En Gen. 1. 28 et 2. 15 à 17, nous trouvons le mandat que Dieu avait confié à l’homme. Il devait cultiver et garder le jardin d’Éden, dans la dépendance et dans l’obéissance à Dieu. Ce qui mettait cette obéissance à l’épreuve, c’était l’interdiction de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Mais qu’a fait l’homme ? A la première occasion où il aurait pu manifester son obéissance et sa dépendance, il n’écouta pas Dieu, mais désobéit consciemment. Voilà le début. Trois mille ans plus tard, Dieu consignait dans sa Parole : « L’Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui recherche Dieu : ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus ; il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul » (Ps. 14. 2 et 3). Et mille après, la Parole de Dieu dit encore : « Il n’y a personne qui recherche Dieu ; ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles ; il n’y en a aucun qui pratique la bonté, il n’y en a pas même un seul » (Rom. 3. 11 et 12). Le jugement de Dieu ne peut donc dépendre d’une autre base que celle-ci : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23).

Qu’est-ce que le péché ?

Vous direz alors : « Nous devons bien admettre que nous faisons souvent des choses mauvaises, mais nous n’arrivons pas à concevoir qu’aucun homme n’ait jamais à aucun moment fait quelque chose de bon. Il y a pourtant des personnes qui accomplissent de bonnes actions ; il suffit de penser à des hommes tels que Henri Dunant, ou Albert Schweizer, par exemple, qui ont consacré leur vie à aider les autres. Et puis, lorsque je mange, ou que je bois, ou que je vais à l’école ou à mon travail, je ne fais pourtant rien de mal ».
En elles-mêmes, ces choses ne sont pas mauvaises, mais elles peuvent le devenir. Manger une pomme n’est pas mal ; mais l’enfant qui mange une pomme après que sa mère le lui a défendu est désobéissant. Nous touchons là le fond de la question : « Qu’est-ce que le péché ? ».
L’homme a été créé par Dieu, et a reçu pour mandat de Le servir. Tout ce que l’homme fait en contradiction avec la position et la tâche que Dieu lui a données, est péché. Nous trouvons ce principe en 1 Jean 3. 4 : « Le péché est l’iniquité ». Tout acte dans lequel l’homme ne tient pas compte de l’autorité de Dieu sur Sa créature, est péché.
Ainsi, manger, par exemple, est un péché si ce n’est pas fait dans la dépendance de Dieu. Le Seigneur Jésus ne voulait manger que si Dieu le lui disait (Mat. 4. 4 ; voir aussi Jean 4. 34). C’est pour cette raison que la Parole de Dieu dit : « Or tout ce qui n’est pas sur le principe de la foi est péché » (Rom. 14. 23).
Si nous appliquons ce principe à notre vie pratique, que découvrons-nous ? Lesquels de nos actes, de nos paroles, de nos pensées, ont eu leur source dans l’obéissance à Dieu et ont été la réponse à cette question : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? ». Ne sommes-nous pas amenés à la conclusion que tout ce que nous avons fait est péché ?
C’est là aussi ce que dit la Parole de Dieu : « Il n’y en a aucun qui pratique la bonté, il n’y en a pas même un seul » (Rom. 3. 12).
« Toute l’imagination des pensées de son cœur » n’est « que méchanceté en tout temps » (Gen. 6. 5). C’est pour cette raison que le Dieu juste doit juger tous les hommes. C’est aussi pour cela que le Dieu miséricordieux appelle tous les hommes à se convertir, parce qu’Il veut les sauver du terrible jugement qui les attend.

Qu’est-ce que la conversion ?

J’en viens maintenant à votre seconde question : « Qu’est-ce, en fait, que la conversion ? ».
Ce n’est pas facile à expliquer, car ni « conversion », ni « repentance » ne sont une traduction exacte du mot grec « metanoia », employé dans les manuscrits originaux de la Parole de Dieu. Il n’existe pas de mot français qui rende exactement le sens du grec.
D’après 1 Thess. 1. 9, on peut dire que l’idée de « se tourner » se trouve comprise dans ce mot. Jusque-là, les Thessaloniciens avaient eu leur vie centrée sur les idoles. Maintenant ils s’étaient « tournés », c’est-à-dire détournés des idoles et tournés vers Dieu. Mais des passages tels que Act. 2. 37 et 38 ; 17. 30 et 31 ; Apoc. 9. 20 et 21 ; etc., nous font voir qu’à cette pensée est liée celle d’un jugement de soi-même, d’une condamnation de sa propre vie et de ses actes, et cela devant Dieu.
Nous pouvons donc dire que, se convertir, c’est s’approcher de Dieu, pour se juger devant Lui, en confessant ne pas avoir vécu dans la soumission à Dieu, et avoir eu par là une vie mauvaise et coupable. Cela implique que nous en sommes affligés.
Si le mot « conversion » n’est pas facile à expliquer, il ne présente pourtant aucune difficulté pour celui qui est venu dans la lumière de Dieu et a reconnu ce qu’il est devant Dieu, et le jugement qu’il mérite. Dieu regarde au cœur, à la conscience et non pas à l’intelligence. Le publicain disait seulement : « O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » (Luc 18. 13). Mais Dieu, qui sonde les cœurs et qui discerne les pensées et les intentions du cœur (Héb. 4. 12), savait ce que renfermaient ces paroles.
Non, ce ne sont pas les mots prononcés, mais c’est l’état de notre cœur quand nous venons à Dieu qui détermine s’il y a eu « conversion ». Et maintenant, je vous demande : Êtes-vous converti ? Êtes-vous venu à Dieu avec vos péchés, votre culpabilité, Lui confessant votre état de perdition ?

Avec mes cordiales salutations.

D’après H. L. Heijkoop
http://www.bible-notes.org

LA PEINE DE CHAQUE JOUR EST SUFFISANTE

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Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine. Mat. 6. 34.
Ne crains pas, car je suis avec toi. És. 41. 10.

LA PEINE DE CHAQUE JOUR EST SUFFISANTE

Le verset d’aujourd’hui n’est pas une excuse pour manquer de prévoyance. Il est tout à fait normal que nous reconnaissions quels sont nos devoirs et que nous nous préparions pour le lendemain, que ce soit pour nous assurer que notre maison est protégée contre le feu, par exemple, ou en effectuant notre travail scolaire en vue des examens. Il est juste de prévoir les problèmes qui pourraient survenir, de pourvoir à nos besoins et de nous préparer pour tout ce qui peut nous être demandé.
Mais se faire du souci à propos de tout, c’est autre chose ; c’est une préoccupation exagérée du lendemain, des évènements qui pourraient se produire. On n’est pas tranquille quand on passe son temps à envisager le pire. Les soucis dirigent notre attention sur les évènements et pas sur Celui qui les contrôle, ce qui a un effet négatif sur notre esprit et même sur notre corps. Cela peut même nous paralyser ou nous submerger. Le commandement de Dieu est tout à fait clair : « Ne soyez pas en souci ! » Nous avons un Père Tout-puissant qui nous aime et dont la main dirige toutes choses.
Si nous éprouvons des difficultés aujourd’hui, Dieu nous donne la force et Ses indications pour y faire face, mais Il ne nous les donnera pas à l’avance pour faire face aux difficultés de demain. Pourquoi ? – Parce que, si nous avions déjà sa réponse, nous cesserions probablement de nous confier en Lui demain. Son but est de maintenir en nous, jour après jour, cette foi qui est si précieuse pour Lui, car, sans elle, il est impossible de plaire à Dieu (voir Héb. 11. 6).

D’après « The Good Seed » avril 2017

LA LUMIÈRE DE LA CROIX

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La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut elle est la puissance de Dieu. 1 Cor. 1. 18.
Jésus… à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. Héb. 12. 2.

LA LUMIÈRE DE LA CROIX

En Australie, lors d’une nuit particulièrement claire, j’ai eu l’occasion de contempler un beau ciel étoilé. L’une des constellations les plus visibles était la Croix du Sud ; ce soir-là, elle brillait tellement que j’ai réussi à la repérer sans problème au milieu de cette multitude d’étoiles. Quelle merveille !
Dans ma Bible aussi, je vois briller une lumière merveilleuse qui provient de « la croix de Christ ». Dans le récit des évangiles, « la croix » est le bois sur lequel Jésus a été cloué. Mais dans le reste du Nouveau Testament, l’expression « la croix de Christ » présente un fait qui subsistera éternellement dans toute sa valeur et dans tous ses résultats : le Seigneur Jésus, mort crucifié par les hommes, mais aussi frappé par le Dieu saint à cause de nos péchés, dont Il s’était chargé.
En admirant la constellation de la Croix du Sud, j’ai vu briller l’œuvre du Créateur, mais en contemplant par la foi « la croix de Christ », je peux voir le Fils de Dieu qui sacrifie Sa propre vie pour me sauver. L’intense lumière morale qui émane de « la croix de Christ » resplendit en amour, en vérité, en justice et en paix (Ps. 85. 10). Comment s’est manifestée la justice de Dieu ? Par le moyen de la croix de Christ (Rom. 3. 21 à 25). Comment Dieu donne-t-Il la preuve de Son amour ? Dans le fait que Christ est mort pour nous (Rom. 5. 8). La croix de notre Seigneur Jésus Christ est l’expression la plus élevée de la puissance, de la sagesse et de l’amour de Dieu. Et ainsi, comme la Croix du Sud indiquait autrefois la direction aux voyageurs, la croix de Christ donne la vraie signification à notre vie.

D’après « Il Buon seme » avril 2020

DES IDOLES OU LE DIEU VIVANT

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Tu as loué les dieux d’argent et d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, et n’entendent pas, et ne comprennent pas ; et le Dieu en la main duquel est ton souffle, et à qui appartiennent toutes tes voies, tu ne l’as pas glorifié. Dan. 5. 23.

DES IDOLES OU LE DIEU VIVANT

 

Ce verset nous fait réfléchir. Nous ne sommes pas des païens qui adorons des idoles fabriquées en toute sorte de matériaux. Mais la dernière partie du verset s’applique-t-elle à nous ? Avons-nous glorifié Dieu comme Il en est digne ? Nous nous vantons beaucoup de nos capacités. Nous louons notre technologie et profitons du confort et du bien-être qu’elle nous a apporté. Tout succès réel ou supposé, est annoncé avec orgueil. Dans tous les domaines de la science, du sport, de la vie sociale, on ne cesse de proclamer bien haut ce qui a été accompli et ce qu’on pense qui va l’être. Toutes ces choses ne sont-elles pas des idoles ? Et où est le seul vrai Dieu ?
Aux jours de Daniel, Dieu avait attiré l’attention des hommes sur Lui-même par le moyen d’une main mystérieuse qui avait écrit sur le mur (Dan. 5. 25 à 28). Aujourd’hui, Il se révèle clairement par la Bible, dans laquelle Il se présente Lui-même comme étant le Sauveur qui veut secourir ceux qui sont perdus. A l’opposé des idoles, anciennes ou modernes, notre Dieu vivant prend un grand intérêt dans chaque être humain. Il nous aime et désire notre bonheur, déjà maintenant sur la terre, mais aussi pour l’éternité. Il veut nous sauver de la perdition éternelle et nous conduire dans Son chemin. Nous pouvons croire en Son amour, car Il a donné pour nous Son propre Fils.

D’après « The Good Seed » avril 2020

CROIS SEULEMENT !

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Comme il parlait encore, il vient des gens de chez le chef de synagogue, disant : ta fille est morte ; pourquoi tourmentes-tu encore le maître ? Et Jésus, ayant entendu la parole qui avait été dite, dit aussitôt au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Marc 5. 35 à 36.

CROIS SEULEMENT !

 

Ces brèves paroles : « Ne crains pas, crois seulement », sont parmi les déclarations de Jésus les plus consolantes.
Est-ce que la pensée de toutes vos erreurs, passées et présentes vous reviennent parfois à l’esprit, faisant peser sur vous une lourde charge qui vous accable ? Ne craignez pas : croyez seulement que Jésus est mort pour expier tous vos péchés.
Êtes-vous en souci du lendemain, craignant de perdre votre travail et les moyens de nourrir votre famille ? Ne craignez pas, croyez seulement que Dieu, que vous connaissez comme votre Père, prendra soin de vous quoi-qu’il arrive.
Passez-vous par une épreuve douloureuse ? L’un de vos proches ne veut-il plus rien avoir à faire avec vous ? Les projets qui vous tiennent le plus à cœur ont-ils été bouleversés ? Ne craignez pas, croyez seulement que l’amour de Dieu sera avec vous dans cette affliction, et que Son plan est de vous bénir.
Votre enfant a-t-il choisi un mauvais chemin qui l’emmène toujours plus loin, jour après jour ? Ne craignez pas, croyez seulement que Dieu a la puissance de garder ce que vous Lui avez confié et qu’Il cherchera la brebis perdue jusqu’à ce qu’Il l’ait trouvée.
La pensée de la mort vous effraie-t-elle ? Ne craignez pas, croyez seulement que vous recevrez la grâce dont vous aurez besoin au moment de votre départ. Croyez que votre Berger sera près de vous dans la vallée de l’ombre de la mort. Il vous tiendra dans Ses bras jusqu’au ciel, le lieu de Sa présence. Personne ne pourra vous arracher de Sa main (Jean 10. 28).

D’après « The Good Seed » janvier 2015

CHANTEZ SES LOUANGES SUR LE LUTH À DIX CORDES

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CHANTEZ SES LOUANGES SUR LE LUTH À DIX CORDES. Ps. 33. 2.

 

Le croyant d’aujourd’hui a, pour adorer son Dieu, des thèmes de louange que ni le tambourin de Marie, ni la harpe de David ne pouvaient accompagner. Notre cœur, dans la mesure où il est un docile instrument du Saint Esprit, est appelé à composer à la gloire du Père et du Fils une hymne aux multiples strophes, et il dispose pour cela d’un registre d’une étendue exceptionnelle. Le culte chrétien embrasse une hauteur et une variété de sujets qui surpasse et surpassera toujours de beaucoup la louange rendue par toute autre catégorie de créatures.
Il ne saurait être question de faire un inventaire de ce qui est divin — et par conséquent infini. Nous ne ferons que suggérer quelques-uns de ces sujets qui nous conduiront à apporter au Père et au Fils une adoration plus complète et plus intelligente, c’est-à-dire plus conforme à notre vocation.
Trois psaumes font allusion au « luth à dix cordes », instrument sur lequel le croyant du temps des psaumes était invité à célébrer son Dieu (Ps. 33. 2 ; 92. 3 ; 144. 9). Nous nous aiderons de cette image pour considérer combien riche est ce que nous appellerions volontiers « notre répertoire ». En élargissant notre vision spirituelle, nous trouverons toujours de nouveaux motifs pour louer le Père et le Fils sous la direction du Saint Esprit. Parmi ces thèmes, envisageons comme autant de cordes : ce que Christ a fait et est pour nous, ce qu’Il a fait et ce qu’Il est pour le Père; ce que le Père a fait et est pour le Fils; ce que le Père est pour nous et ce que nous sommes pour Lui; ce qu’Il fait pour nous, et enfin ce que nous sommes pour Christ.

1) Ce que Christ a fait pour nous

Nous pouvons considérer ce thème comme la première note jouée sur l’instrument à dix cordes, celle qui donne le ton au cantique de la délivrance. C’est celle que fait retentir le peuple qui vient d’être l’objet d’une délivrance, à la fois de dessous le juste jugement de Dieu (Ex. 12) et de dessous le joug de fer du Pharaon (14). « Je chanterai à l’Éternel… il a été mon salut » (15. 1 et 2).
Il est normal que l’œuvre de Jésus en notre faveur inspire les premiers accents de nos actions de grâces. Il nous a aimés et S’est livré Lui-même pour nous ; Il a vaincu nos ennemis : Satan et la mort ; Il nous a lavés de nos péchés dans Son sang ; Il nous a introduits dans une sphère de bénédictions que nous n’aurons jamais fini d’explorer. « Lève-toi, et promène-toi dans le pays en long et en large, car je te le donnerai », disait l’Éternel à Abram (Gen. 13. 17).
A cette œuvre initiale s’ajoutent toutes les grâces expérimentées dans notre vie chrétienne et qui constituent comme la provision inépuisable destinée à alimenter la louange éternelle. « Car de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce » (Jean 1. 16).

2) Ce que Christ est pour nous

La vibration d’une seule corde, de même que la frappe répétée d’un tambourin, permet de soutenir un rythme mais ne suffit pas pour composer et jouer une mélodie. Exprimer, même collectivement, la joie du salut n’est pas à proprement parler l’adoration chrétienne, quoique parfois nous nous en contentions. L’écrivain habile du psaume 45 disait ce qu’il avait composé « au sujet du roi ». L’Esprit veut nous occuper du « Bien-aimé » et une autre corde doit vibrer pour le chanter. Qu’est-Il pour moi, Celui qui est l’auteur de mon salut ? Mon Sauveur, oui, mais aussi mon Seigneur, ma raison de vivre présente et ma bienheureuse espérance. Il est aussi Celui qui fait face à mes besoins terrestres, l’ami fidèle et le tendre berger, l’intercesseur, l’avocat auprès du Père et le modèle inimitable.
Plus élevée et plus rare aussi est la louange dans laquelle il n’est plus question de nous, mais de

3) Ce que Christ a fait pour Dieu

Lui-même pouvait dire : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » ; « Selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais » ; « Père,… je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 8. 29 ; 14. 31 ; 17. 4). Dieu est redevable à Jésus d’avoir, au prix de sa vie, visité l’humanité coupable, d’avoir toujours et partout revendiqué Sa gloire, concilié les exigences de Sa sainteté et celles de Son amour. Il a réglé la question du péché, rassemblé une famille céleste et rétabli Ses droits sur Israël. Il a enfin ouvert la voie à la bénédiction milléniale, qui se déploiera quand la création aura été affranchie du joug de la corruption. Artisan et restaurateur de cette création, Christ est aussi l’auteur et le chef de la nouvelle création, à jamais fondée sur l’œuvre de la croix.

4) Ce que Christ est pour Dieu

Nous sommes ici devant un infini dont nous ne percevons que quelques rayons mystérieux et admirables, car « personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père » (Mat. 11. 27). Écoutons la déclaration de Dieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 3. 17), comme aussi la déclaration de Jésus, conscient de cet amour et de cette approbation : « J’étais ses délices tous les jours » ; « Le Père aime le Fils »; « le Père m’aime » (Prov. 8. 30 ; Jean 3. 35 ; 10. 17). En Lui s’est vérifié le proverbe : « Le père du juste aura beaucoup de joie, et celui qui a engendré le sage, se réjouira en lui » (Prov. 23. 24). Jésus a été, dans Sa vie la parfaite offrande de gâteau, et dans Sa mort le saint holocauste, nourriture exclusive de l’Éternel et parfum réservé. Resplendissement de la gloire de Dieu et empreinte de Sa substance, il est aussi Sa Parole, Son Agneau, Son Roi qu’Il a oint sur Sion, Son compagnon, Sa puissance, Sa sagesse (Héb. 1. 3 ; Jean 1 ; Ps. 2. 6 ; Zach. 13. 7 ; 1 Cor. 1. 24). Il est Sa gloire.

5) Ce que Dieu a fait pour Christ

« Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même » — annonçait Jésus à Ses disciples (Jean 13. 32).

Ceci nous conduit à la réponse que Dieu a donnée à l’œuvre de Son Bien-aimé, et introduit un nouveau sujet de reconnaissance et d’adoration pour les saints. Jésus, qui durant Sa vie pouvait affirmer : « Père… je savais que tu m’entends toujours » (Jean 11. 42), a été exaucé à cause de Sa piété. Celui qui avait le pouvoir de Le sauver de la mort L’a délivré d’entre les cornes des buffles. Dieu n’a pas permis que Son Saint voie la corruption. Il L’a ressuscité selon l’opération de la puissance de Sa force, exalté, fait et Seigneur et Christ. Il L’a fait asseoir à Sa droite, Il Lui a donné un nom au-dessus de tout nom. Il Lui a donné l’Église. Et Il exigera bientôt que Lui soit rendu, de gré ou de force, l’hommage universel (Héb. 5 ; Act. 2 ; Phil. 2).

6) Ce que Dieu est pour Christ

Ce sujet ne mériterait-il pas aussi d’éveiller dans nos cœurs le plus profond intérêt ? Si nous aimons le Seigneur Jésus, aucune de Ses sources de joie ne peut nous être indifférente. Et la plus haute, la plus constante des joies du Fils, c’est bien le Père. « Si vous m’aviez aimé — dit Jésus à Ses disciples —, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » (Jean 14. 28). Nous sommes de ceux à qui le Fils veut révéler le Père (Mat. 11. 27) et tout ce que contient pour Lui ce nom précieux. Mais Christ nous fait aussi connaître Son Dieu : l’objet de Sa confiance incessante depuis le sein de Sa mère jusques et y compris dans les heures de l’abandon (Ps. 22). Il L’appelle « ma Force », preuve que pour Jésus le secours n’était ni dans les hommes ni dans les circonstances, mais en Dieu seul. « Tu es le Seigneur », dit-Il au psaume 16, reconnaissant les droits exclusifs et la souveraineté de Dieu. Plus loin encore : « Je bénirai l’Éternel qui me donne conseil… Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi» (versets 7 et 8). Pour cet homme parfait, Dieu était Sa seule sagesse, Son but invariable, Sa grande et constante pensée. Quel modèle nous trouvons en Jésus!

7) Ce que Dieu est pour nous

Ce que Dieu est pour nous découle de ce qu’Il est pour Jésus. Comme conséquence de l’œuvre de la croix, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ devient notre Dieu et notre Père. Nous sommes introduits dans la même position et dans la même relation que Lui avec Son Dieu et Père, de qui nous dépendons, qui répond à nos prières et que nous sommes appelés à servir. Et que de beaux noms Lui sont attribués dans les épîtres, noms sous lesquels nous le connaissons désormais : Le Dieu Sauveur (Jude 25), le Dieu de patience, d’espérance, de paix (Rom. 15. 5 et 13 ; 16. 20), le Dieu de toute grâce (1 Pier. 5. 10), le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation (2 Cor. 1. 3), le Père des lumières (Jac. 1. 17), le Dieu bienheureux (1 Tim. 6. 15), le Dieu qui seul est sage (Rom. 16. 27). Si un tel Dieu est mon Père — et Il l’est — de quoi pourrai-je manquer? S’Il est pour moi, qui sera contre moi?

8) Ce que nous sommes pour Dieu

Certes nous sommes d’abord Ses créatures, objets de Sa bonté, mais surtout Ses créatures rachetées, objets de Sa grâce. Jacques nous désigne comme « une sorte de prémices de ses créatures » (1. 18) ; Paul nous rappelle que nous sommes de « bien-aimés enfants » (Éph. 5. 1) ; Pierre nous distingue comme « une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis » (1 Pier. 2. 9), et Jean comme des rois et des sacrificateurs pour son Dieu et Père (Apoc. 1. 6). Le Seigneur Jésus, enfin, nous qualifie comme de vrais adorateurs mis à part pour adorer le Père en esprit et en vérité (Jean 4. 23). Rendus agréables dans le Bien-aimé, nous sommes pour le cœur de Dieu les compagnons et les cohéritiers de Son Fils, le précieux dépôt que Celui-ci lui a confié en quittant ce monde (Jean 17. 11). Pourrait-Il avoir honte de ces êtres qui lui doivent tous leurs inestimables privilèges ? Ce serait renier la parfaite et éternelle suffisance de l’œuvre de Son Fils.

9) Ce que Dieu fait pour nous

La relation que nous avons maintenant avec Dieu a pour conséquence tout ce que nous recevons de Lui. « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui » (Rom. 8. 32) ? – « toutes choses » qui, sans avoir place dans un culte (lequel est une adoration collective), constituent pour le croyant autant d’occasions de rendre grâces à son Dieu. Connaître le Donateur à travers Ses dons, comme à travers Son Don suprême, est une source de louange qui ne tarira jamais. Mais le temps présent, qui est celui des besoins, est de ce fait même celui des ressources. L’expérience que nous en faisons se limite à la terre. Et les actions de grâces auxquelles donnent occasion ces réponses du Père auront leur prolongement dans l’éternité bienheureuse. Même les épreuves seront alors trouvées « tourner à louange, et à gloire et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 7).

10) Ce que nous sommes pour Christ

Voilà encore une corde sensible qui nous occupera en fait toujours moins de nous et toujours plus de lui.

« Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi », réalise l’épouse du Cantique des Cantiques (7. 10). On a pu dire que c’était la note la plus haute de toute cette hymne d’amour. L’adoration a vraiment atteint, sinon sa pleine capacité, du moins déjà son ultime dimension. Jouir de l’amour du Seigneur, c’est L’aimer en retour. En se désignant comme « le disciple que Jésus aimait », Jean magnifie l’amour de Christ et y répond. Que sommes-nous pour Lui, bien-aimés? Ceux que le Père Lui a donnés, ceux pour lesquels Il s’est livré Lui-même, Ses disciples, Ses amis, Ses témoins et Ses ambassadeurs dans le monde, ceux qui se souviennent de Lui et qui L’attendent. « En eux sont toutes mes délices », dit-Il en parlant de ceux qui sont appelés « les saints et les excellents qui sont sur la terre » (verset 3). Par dessus tout, Ses rachetés constituent ensemble Son Épouse pour partager à la fois Son trône et les secrets de Son cœur ; rien de moins que le fruit triomphal du travail de Son âme, les gerbes mûres remplissant les bras de Celui qui a semé avec larmes mais qui moissonne avec chants de joie (Ps. 126. 6).

La moisson déjà se déploie
Devant tes yeux, divin Semeur ;
Tu reviendras, chantant de joie,
Serrant tes gerbes sur ton cœur.

Alors tu paraîtras en gloire
Entouré de tes rachetés,
Tous ces fruits mûrs de ta victoire,
Rassemblés pour l’éternité.

D’après J. Koechlin
Messager Évangélique 1999
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (FAMILLE, MAISON)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (FAMILLE, MAISON)

1. L’arche… demeura trois mois avec la famille d’Obed-Edom …………… 1 Chron.
2. Je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël …………………………………… Jér.
3. Je vous ai connus, vous seuls, de toutes les familles de la terre …………. Amos
4. Ces jours… on les célébrerait… dans chaque famille ………………………….. Esther
5. Ta maison et ton royaume seront rendus stables à toujours ………………… 2 Sam.
6. Je suis le plus petit dans la maison de mon père ……………………………….. Juges
7. Tu le mangeras, toi et ta maison, devant l’Éternel ………………………………. Deut.
8. Entre dans l’arche, toi et toute ta maison …………………………………………… Gen.
9. Lève-toi, et va-t’en, toi et ta maison …………………………………………………… 2 Rois
10. Il crut, lui et toute sa maison …………………………………………………………… Jean
11. Pieux et craignant Dieu avec toute sa maison …………………………………… Act.
12. Quelqu’un sanctifiera sa maison pour qu’elle soit sainte …………………….. Lév.
13. Tu ne retireras point ta bonté de ma maison ……………………………………… 1 Sam.
14. La sagesse des femmes bâtit leur maison …………………………………………. Prov.
15. La paix sera de par l’Éternel sur David… et sur sa maison …………………… 1 Rois
16. Je marcherai dans l’intégrité… au milieu de ma maison ……………………….. Ps.
17. Une arche pour la conservation de sa maison ……………………………………. Héb.
18. Aujourd’hui le salut est venu à cette maison ………………………………………. Luc
19. La maison de Jacob sera un feu ………………………………………………………. Abdias
20. Paix à ta maison, et paix à tout ce qui t’appartient ! …………………………….. 1 Sam.
21. Tu seras sauvé, toi et toute ta maison ……………………………………………….. Act.
22. Ceux qui sont de la maison de César ………………………………………………… Phil.
23. Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore ……………………. 2 Tim.
24. J’ai bien aussi baptisé la maison de Stéphanas ………………………………….. 1 Cor.
25. Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel ………………………………………… Jos.
26. Tu vivras, toi et ta maison ……………………………………………………………….. Jér.
27. Je te prie… de l’envoyer dans la maison de mon père …………………………. Luc
28. Croyant Dieu, il se réjouit avec toute sa maison …………………………………. Act.
29. Moïse… fidèle dans toute sa maison …………………………………………………. Héb.
30. La maison de David sera comme Dieu, comme l’Ange de l’Éternel ……….. Zach.

D’après le recueil de 360 passages 1980

CORONA 4

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CORONA 4

 

Au moment où ces lignes sont écrites, plus de la moitié de l’humanité combat un virus invisible à l’œil nu. Il est un autre combat, dont on parle peu et qui est spirituel. C’est un combat contre Satan, qui était « un chérubin (ange) qui protégeait », « en Éden, le jardin de Dieu ». Il fut parfait dans ses voies jusqu’à ce que l’iniquité se soit trouvée en lui. Son cœur s’est élevé à cause de sa beauté, et Dieu l’a jeté à terre en déclarant : « tu ne seras plus, à jamais » (Éz. 28. 12 à 19).
Lorsque Satan, sous la forme du serpent, eut séduit Ève et entraîné Adam dans la désobéissance, il reçut cette sentence : la semence (descendance) de la femme « te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (Gen. 3. 15). Par Sa mort et Sa résurrection, notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ a rendu « impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (Héb. 2. 14). L’accomplissement de la prophétie sur Satan trouve sa suite en Apoc. 20. 1 et 2, quand un ange saisira « le dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan » et l’enfermera dans l’abîme, lié, pour mille ans. Finalement, après avoir été délié pour un peu de temps, il sera « jeté dans l’étang de feu et de soufre… tourmenté jour et nuit, aux siècles des siècles» (v. 20).
Jusqu’au moment où Satan sera chassé du ciel, il combat dans les lieux célestes. Dieu lui a laissé un certain pouvoir, qu’il exerce par les démons, ces anges (esprits) qui l’ont suivi dans sa chute. Il cherche à éloigner hommes et femmes de la connaissance du vrai Dieu en les asservissant à diverses convoitises (Tite 3. 3). Il est désigné comme l’adversaire (1 Tim. 5. 14), le dieu de ce siècle (2 Cor. 4. 4) le chef de ce monde (Jean 12. 31), le chef de l’autorité de l’air (Éph. 2. 2). Lorsqu’il sera chassé du ciel sur la terre, il agira avec fureur durant la grande tribulation, d’une durée de trois ans et demi, ou quarante-deux mois (Apoc. 12. 7 à 17 ; 11. 2 ; 13. 5 ; Mat. 24. 21).
Dans le livre de Job, Dieu nous montre ce qui se passe dans les lieux célestes. Lorsque les anges appelés fils de Dieu se présentent devant l’Éternel, Satan s’y introduit aussi et une question lui est posée : « As-tu considéré mon serviteur Job… parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? » (Job 1. 8). En lisant la suite nous voyons que Dieu permet à Satan d’éprouver Job, une épreuve difficile à se représenter, difficile pour lui à accepter, mais permise. L’action de Satan se retourna contre lui, car Job, malgré la souffrance, glorifie l’Éternel (Job 2. 10 ; 19. 25 ; 42. 2).
Le prophète Zacharie a vu dans une vision « Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui. Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance, Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? » (Zach. 3. 2 et 3). Cette réprimande est si sévère que Satan disparaît de la scène. L’iniquité de Joshua est ôtée, il est revêtu d’habits de fête et confirmé dans son office : « ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ». Un autre tableau nous montre l’ennemi de nos âmes comme « l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc. 12. 10).
Le combat du chrétien « n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (lire : Éph. 6. 10 à 18). C’est un combat contre l’accusateur. Satan cherche à faire tomber les enfants de Dieu dans le péché, et s’il y arrive, il essaie d’empêcher une confession qui rétablirait la communion avec Dieu. Ensuite il s’attaque à l’âme pour y introduire le doute quant à son salut et, s’il pouvait faire taire tous les témoins de Jésus, il le ferait ; mais grâce soit rendue à Dieu, « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste » (1 Jean 2. 1). On comprend mieux pourquoi nous devons ceindre « nos reins de la vérité » et avoir « revêtu la cuirasse de la justice » pour dire à la suite du prophète : « Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu ; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10). Il est aussi d’une importance capitale de marcher « dans des sentiers de justice à cause de son Nom » (Ps. 23. 3) – marcher en ayant toujours une conscience sans reproche et en étant vrais et justes « devant Dieu et devant les hommes » (Act. 24. 16). Si c’est le cas, alors Satan ne pourra pas troubler nos âmes. Dans ce combat, le bouclier de la foi par lequel on peut « éteindre tous les dards enflammés du méchant » est une précieuse arme défensive. Il est nécessaire aussi d’avoir « le casque du salut » bien arrimé sur nos têtes, c’est-à-dire de jouir du salut de notre âme dans la paix avec Dieu et, en voyant les délivrances quotidiennes, d’attendre le salut final, l’entrée dans la gloire (Phil. 3. 20 et 21).
« L’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu », connue parce que lue et habitant dans nos cœurs, fait que, dans le combat, nous pourrons, à la suite de notre Maître et avec Son secours, répondre à Satan : « il est écrit » (Mat. 4. 10).
Si nous sommes confinés dans nos maisons pour éviter une contagion, souvenons-nous que : notre vie nouvelle, qui est éternelle, « est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3) et qu’absolument rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 8. 33 à 39).
Objets constants de Sa grâce et de Son amour, combattons le bon combat, gardons la foi ! Même si nous ne voyons pas encore que toutes choses soient assujetties (soumises) à Christ, avec les yeux de la foi, « nous voyons Jésus couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9) et, « rejetant tout fardeau » courons avec patience la course qui est devant nous en « fixant les yeux sur Jésus… qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte et est assis à la droite du trône de Dieu » (Héb. 12. 1 et 2).

UN JOUG MAL ASSORTI

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UN JOUG MAL ASSORTI

 

Il était instituteur dans un village de montagne ; elle en était l’institutrice ; lui avait été élevé par des parents chrétiens d’une grande piété ; elle, simplement protestante. Or, parce que, dans le pays, il n’avait personne avec qui parler un français correct, il lui suggéra d’échanger quelques livres ; ils se communiquèrent mutuellement leurs impressions ; elles étaient à peu près semblables. Ils constatèrent qu’ils avaient des goûts proches.

Ils étaient presque du même âge ; ils s’aimèrent ; ils se promirent de s’épouser. Mais lui n’avait pas encore fait son service militaire ; il partit bientôt pour une ville toute proche de Paris, où il se rendit souvent. Là il entendit la prédication d’un évangéliste, Dieu l’appela et il répondit. Lorsqu’il revint, il était un autre homme. Elle, elle n’avait pas changé.

Le conflit entre l’amour et sa conscience de chrétien commença. Il pria, il attendit ; il lui expliqua la situation aussi bien qu’il le put ; de bonne foi, elle ne le comprenait pas.
Il alla trouver son père et lui exposa les choses telles qu’elles étaient. Le problème qui se posait pour lui était celui-ci : Est-ce une raison, parce que je suis converti, pour ne pas tenir mes promesses ? Et, ce qu’un homme du monde appellerait déloyal, puis-je l’appeler loyal ? Et puis, que pensera-t-elle ? Si je romps, sera-ce un témoignage pour Celui qui m’a aimé, et est-ce que je l’amènerai ainsi à Christ ?
Il était fort perplexe.

Pour son père, le problème était tout autre : Un chrétien doit-il ratifier les promesses folles qu’a pu faire un homme du monde ? N’est-il pas une nouvelle création, et toutes choses n’ont-elles pas été faites nouvelles par son Seigneur pour lui ?

Il n’arriva néanmoins pas à convaincre pleinement son fils. Lorsque celui-ci revint vers sa fiancée, il était plus indécis que jamais, et comme, un soir, elle le pressait de fixer la date du mariage, et que, voyant ses hésitations, elle pleurait, il céda.

Sa conscience n’était jamais en paix, mais il essayait de la calmer par cette pensée : pouvais-je, par ma conduite, lui donner à médire des enfants de Dieu et empêcher qu’elle n’ait, par notre mariage, mainte occasion de se convertir ?

Ils se marièrent. Leur foyer fut sans joie, car elle ne se convertit pas. Il n’osait inviter chez lui des chrétiens, et elle se trouvait gênée pour inviter de ses amis ; ils n’eurent pas d’enfants ; leur vie se traîna ; ils en arrivèrent à douter même de leur amour.

Il mourut en paix, mais avec la conscience très nette d’avoir manqué sa vie, d’avoir failli quant à son témoignage, et d’avoir éprouvé une perte immense qui serait révélée au Tribunal de Christ, et cela pour sa plus grande confusion.

« Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules »
(2 Corinthiens 6. 14)

D’après La Bonne Revue 1928

 

LA VIEILLE NATURE ET LA NOUVELLE NATURE

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LA VIEILLE NATURE ET LA NOUVELLE NATURE

LE CHIEN ET L’AIGLE

 

A notre naissance, nous avons tous reçu une mauvaise nature qui ne peut plaire à Dieu.
« Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu » (Rom. 8. 8).
Elle n’est pas améliorable, elle est incurable. Le Seigneur Jésus nomme cette vieille nature : la chair.
Tout chrétien sait bien ce que sont les œuvres de la chair : fornication, vol, mensonge, ivrognerie, idolâtrie, divisions…
Mais quand un homme est né de nouveau, il reçoit de Dieu une nouvelle nature totalement différente et qui est esprit. « Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3. 3).
La Bible nous dit quel est le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Gal. 5. 22).
Malheureusement, nous constatons parfois encore dans notre vie des œuvres de la chair. On aimerait être débarrassé une fois pour toutes de la chair. Cela est-il possible ?
Pour répondre à cette question, prenons une image.
Nous avons tous vu une source de laquelle jaillit de l’eau. La « chair » ou « le péché qui habite en nous » peuvent être comparés à la source. Les péchés peuvent être, eux comparés à l’eau qui sort de cette source ; ce sont nos mauvaises pensées, nos mauvaises paroles et nos actes mauvais.
Dieu, qui est juste et saint, ne peut pas passer avec indifférence sur nos péchés (l’eau qui sort de la source). Il a dit à Adam et Eve au jardin d’Éden : si vous êtes désobéissants, je serai obligé de vous condamner et de vous faire mourir.
Nous savons qu’Adam et Eve ont désobéi et, en conséquence, la mort est intervenue. Mais Dieu, dans Son amour, a envoyé du ciel vers nous Son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur Jésus.
Lui, le seul homme sans péché, a subi sur la croix du calvaire la punition de mort que nous méritions.
Jésus Christ a expié devant le regard de Dieu les péchés de tous ceux qui croient en Son nom ; c’est pour cela que Dieu peut pardonner « nos péchés ».
Nous devons reconnaître ces péchés et les confesser à Dieu, avec droiture et humiliation. Il nous pardonne alors « les péchés » de notre vie entière à cause de Jésus. Nos péchés sont (alors) pour toujours effacés devant Dieu.
Maintenant, qu’en est-il « du péché » (la source), c’est-à-dire de notre chair où le péché habite ?
Dieu ne peut pas le pardonner, mais Il l’a condamné à mort :
« Car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair » (Rom. 8. 3).
Cette condamnation a été exécutée en la Personne du Seigneur Jésus à la croix, où Il a été fait « péché » pour nous.
« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21).
Donc il nous faut considérer, comme Dieu le fait, le péché dans notre chair comme condamné à mort en Christ à la croix.
Le péché, bien que condamné par Dieu, est toujours présent dans chaque croyant. Nous étions asservis au péché, il régnait sur nous, mais maintenant, nous ne sommes plus obligés de pécher, parce que nous pouvons, par la puissance du Saint Esprit, tenir le péché dans la mort, comme il est écrit en Galates 5. 16 :« Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair ».
Maintenant, « nous ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’] Esprit » (Rom. 8. 4). Nous réalisons cela pratiquement en faisant mourir, par l’Esprit, les actions de la chair,( par l’Esprit) et en vivant par l’Esprit :
« Car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’] Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Rom. 8. 13).
Lorsque nous ne tenons pas compte de cette réalité et que nous laissons agir la chair, le péché qui habite en nous produit les péchés.
Ce qu’il nous faut jusqu’à la venue du Seigneur, c’est que nous soyons conscients, chaque jour à nouveau, que le péché, cette source polluée, a été condamné à mort et n’a plus le droit d’agir.
Nous concluons en faisant la constatation suivante :
Nous, croyants, nous avons reçu une nature nouvelle mais « le péché dans la chair », condamné en Christ à la croix, cherche toujours à reprendre la direction de notre vie.
Nous avons cependant la possibilité de vivre une vie de victoire journalière.
L’exemple suivant nous enseigne comment réaliser cette vie de victoire.
Comparons la nouvelle nature à un aigle, et la vieille nature à un chien.
Les deux bêtes sont attachées l’une à l’autre par une corde.
L’aigle (la nouvelle nature) aimerait voler vers le ciel. Le chien (la vieille nature), par contre, préfère se tenir sur la terre pour y chercher sa nourriture.
Les aspirations des deux bêtes sont totalement différentes. Il en est ainsi des deux natures qui habitent en nous.
Leurs sentiments, leurs désirs, ainsi que leurs activités, sont très différents et entièrement opposés.
Or nous savons que les animaux doivent être nourris pour vivre. Faute de nourriture, la vie dépérit.
Si donc nous nourrissons avec soin l’aigle et que nous ne donnons rien à manger au chien, l’aigle deviendra fort et pourra s’envoler où il veut.
Si par contre, nous nourrissons le chien et que nous laissons l’aigle avoir faim, ce sera le contraire, le chien sera le plus fort et l’aigle devra le suivre.
Si nous appliquons cet exemple aux deux natures habitant en nous, nous trouvons la réponse à la question : Comment pouvons-nous empêcher notre mauvaise ou vieille nature d’être encore active et de produire les œuvres de la chair ? C’est en nourrissant seulement la nouvelle nature !
Voici quelques exemples : la lecture de mauvais livres ou romans, la reprise des relations avec les forces des ténèbres, la fréquentation des mauvaises compagnies etc. nourrissent la vieille nature et fournissent « au péché dans la chair » l’occasion de reprendre toute son activité.
Mais si nous nous occupons de la Parole de Dieu, si nous recherchons la compagnie des enfants de Dieu, si nous prions, si nous louons Dieu, nous connaîtrons de plus en plus le Seigneur Jésus, et nous pourrons vivre de plus en plus libres de l’influence de la vieille nature, qui désire toujours reprendre de l’activité.
Il n’est pas possible de nourrir en même temps le chien et l’aigle, la chair et la nouvelle nature. Est-il possible par exemple de méditer sur la Parole de Dieu, lorsque nous nous trouvons dans une mauvaise compagnie ? – Impossible !
Ou nous nourrissons la vieille nature, ou nous nourrissons la nouvelle nature.
Quelle nature nourrissez-vous ?
Pour terminer, citons deux passages de la Parole de Dieu qui nous enseignent sur ce sujet :

« Ne prenez pas soin de la chair pour [satisfaire à ses] convoitises » (Rom. 13. 14). C’est tenir le péché dans la chair pour condamné à mort.

« Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel (la Parole de Dieu), et médite dans sa loi jour et nuit ! » (Ps. 1. 1 et 2). C’est nourrir la nouvelle nature.

La Parole de Dieu est la meilleure nourriture pour votre âme. Lisez-la avec prière.
Vos propres efforts et vos bonnes intentions ne vous donnent pas de forces. C’est par le Saint Esprit qui habite en nous, que vous trouverez la force pour une marche qui plaise à Dieu.

« Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi » (Gal. 5. 22 et 23).

D’après S. Nick
Nko’émvon – Cameroun