LES DONS DE CHRIST POUR L’ÉDIFICATION DE SON CORPS

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LES DONS DE CHRIST POUR L’ÉDIFICATION DE SON CORPS

Le sujet qui est devant nous aujourd’hui, c’est les dons de Christ pour l’édification de Son corps. Ce troisième message de cette série sur l’édification du corps de Christ, a pour but de nous encourager sur ce que Dieu fait, notre part de responsabilité d’un côté suite aux privilèges que nous avons, mais aussi de voir ce que Dieu fait, pour que cela nous encourage et nous édifie.
Nous avons vu dans une présentation précédente, premièrement, le côté de notre responsabilité. On se posait la question sur ce que nous avons fait jusqu’à aujourd’hui dans l’œuvre du Seigneur, et si peut-être on s’est arrêté, découragé. Alors, le Seigneur désire nous encourager à aller de l’avant.
Et on a vu dans une deuxième présentation comment l’Esprit Saint est venu avec puissance pour l’édification du corps de Christ. Il a formé le corps, Il a donné des dons pour rendre témoignage au Seigneur Jésus. Il a rendu Pierre capable de rendre un témoignage puissant, Il a éclairé les âmes et les consciences de ceux qui entendaient le message. Et dès ce premier message de l’évangile, trois mille âmes ont été ajoutées. On lit ensuite que « le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui devaient être sauvés » (Actes 2. 47). Quelle chose merveilleuse !
Nous voulons penser aussi que le Seigneur a fait ce travail chaque jour jusqu’à aujourd’hui, et qu’Il le fait encore aujourd’hui, et le fera demain jusqu’à ce qu’Il vienne pour nous prendre pour être avec Lui.
Nous désirons que ces pensées, de voir l’Esprit de Dieu travailler avec puissance pour rendre témoignage au nom du Seigneur Jésus, nous encouragent, nous édifient et nous donnent le désir, à nous aussi, d’avoir une part active à ce travail que le Seigneur fait encore aujourd’hui.

Nous allons regarder maintenant cet autre volet. Si l’Esprit Saint donne des dons, on voit dans les Écritures que le Seigneur Jésus aussi donne des dons. Mais il y a une différence entre les deux, et nous allons la regarder ensemble.
Lisons quelques versets pour voir la place que le Seigneur a dans Son corps. Cette place, il est important de la comprendre et de la saisir, c’est que Christ est la Tête, Il est le Chef.
Lisons un premier passage dans Éphésiens, au chapitre 1. 22 et 23. Dieu « a assujetti toutes choses sous ses pieds [c’est-à-dire les pieds du Seigneur Jésus], et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ».
On trouve trois expressions intéressantes. En particulier, que Christ est le chef, qui peut être traduit par « tête ». On voit que l’assemblée est la plénitude de Celui qui remplit tout en tous.
Pourquoi est-ce que l’assemblée est la plénitude ?
C’est qu’elle complète Celui qui remplit déjà tout en tous. Est-ce que Dieu a vraiment besoin d’aide ? Non.
On sait que Dieu en Lui-même, est complet. Mais la tête, le chef, le Seigneur Jésus Christ, où est-Il présentement ? Il est exalté dans les cieux, assis à la droite de Dieu.
Pendant qu’Il est là-haut dans les cieux, exalté à la droite de Dieu, nous qui sommes sur la terre, qui sommes encore dans ce monde et non pas de ce monde (il y a une grande différence entre les deux), nous sommes Son corps aussi, et donc la plénitude du Seigneur Jésus, c’est-à-dire ce qui Le complète, Lui la tête. Il est là-haut dans les cieux, et nous, nous sommes ici-bas, Son corps à Lui pour continuer Son œuvre.
Il est important de comprendre que le Seigneur Jésus est la tête et le chef. Pourquoi cela ?
Pour comprendre les détails de ce que le Seigneur Jésus donne comme dons à Son assemblée. Et il est important de comprendre que des dons que le Seigneur Jésus donne, nous devons chacun individuellement lui rendre compte à Lui le chef dans les cieux pour notre activité et pour ce qu’il nous a donné.
Vous savez, à une certaine époque, il était interdit de prêcher l’évangile. Il fallait être ordonné, passer par des processus, être approuvé par l’église officielle qui décidait tout. Et c’était la même chose pour prêcher ou pour faire plusieurs services dans les choses de Dieu.
L’homme dans sa façon de malheureusement transformer en système religieux ce que Dieu a donné, met souvent des obstacles au travail que Dieu veut faire.
Si Christ est la tête du corps là-haut dans les cieux, chacun des membres dépend de lui ici-bas sur terre.
C’est du Seigneur qu’on reçoit les dons et c’est au Seigneur aussi qu’on doit rendre des comptes. Donc c’est un appel à notre responsabilité individuelle comme personnes. Ce que le Seigneur nous a donné, ce que l’Esprit Saint nous donne aussi comme capacités, nous devons en rendre compte personnellement au Seigneur Jésus.
Maintenant, évidemment, il est possible qu’il y ait des personnes autour de nous qui parfois vont dresser des obstacles au travail du Seigneur. Pour quelle raison ? – Si c’est vraiment le travail du Seigneur, si le Seigneur vous a vraiment appelé à faire quelque chose, pourquoi est-ce que cela peut arriver ? Il peut y avoir différents motifs, différentes raisons. Mais je mentionne ceci : tout en étant chacun individuellement responsable, il est bon aussi de prêter l’oreille. Il peut y avoir de bonnes raisons, il peut y avoir des choses qui sont dites pour nous faire réfléchir quant au service. Mais faisons attention aussi de ne pas nous laisser arrêter par ceux qui voudraient tout simplement faire arrêter le travail du Seigneur et être un obstacle, parce que eux ont décidé qu’ils devaient avoir une certaine autorité pour décider si une personne – qui pourtant est appelée du Seigneur et qualifiée par le Seigneur – peut servir. Ils veulent s’interposer et cela devient, encore une fois, un système humain.
Donc il est important de comprendre que la première chose, la plus importante, c’est que le Seigneur Jésus est la tête, Il est le chef. Il n’y a pas d’homme qui doive s’interposer dans ces choses-là.

La deuxième chose qu’il est important de comprendre, c’est que tout nous vient de Lui.
On peut lire un verset dans Col. 2. 19 : « et ne tenant pas ferme le chef [le Seigneur Jésus Christ], duquel tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des liens, croît de l’accroissement de Dieu ».
On voit ici que le corps est uni ensemble. On voit que le Seigneur Jésus alimente ce corps, c’est-à-dire qu’Il pourvoit aux besoins de Son corps.
On trouve aussi dans un autre passage, Éph. 5. 29, une autre expression qui est fort précieuse : « Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée ».
On voit que le corps est nourri et qu’il est chéri par le Seigneur Jésus. Cette nourriture que le Seigneur Jésus nous donne, ce sont les soins qu’Il donne à Son corps.
Et puis Il donne aussi tout ce qu’il faut à Son corps pour sa croissance. Donc Il nous entretient – c’est la nourriture – et Il prend soin de nous avec tendresse pour que nous ayons tout ce qu’il nous faut pour bien fonctionner dans le corps.
Quelles choses merveilleuses fait le Seigneur Jésus ! On reçoit tout de Lui. Premièrement Ses dons sont donnés à Son corps, et ensuite on est alimenté, c’est-à-dire qu’Il pourvoit à nos besoins, on est nourri, c’est-à-dire qu’Il s’occupe de notre entretien, et aussi Il nous chérit, Il prend soin de nous moment après moment. Et puis le Seigneur Jésus nous donne toujours tout ce qui est nécessaire. Rien ne manque de Sa part.
Pourquoi est-ce qu’il y a des manquements ? Souvent, on a l’impression que les choses ne fonctionnent pas comme elles le devraient. Il y a deux choses.
La première ; je ferais l’analogie suivante : dans la vie on sait qu’il y a des maladies qui font que certaines personnes ont des paralysies. Leurs membres ne répondent plus aux ordres que donne leur tête. On sait que d’autres maladies causent de l’agitation, c’est-à-dire que les membres font ce qu’ils veulent. Ce n’est pas qu’ils ont une volonté propre, mais on sait qu’il y a des problèmes, un bras qui bouge tout le temps, ou des mouvements où les muscles ne sont plus contrôlés. Il y a deux extrêmes de maladies : plus aucune réponse ou faire n’importe quoi, une perte de contrôle. Pour chacun d’entre nous, on peut se poser la question : quelle sorte de membre est-ce que je suis dans le corps de Christ ? Est-ce que je suis un membre qui, pour diverses raisons, malheureusement, ne répond plus aux signaux que la tête, le chef, envoie, pour les choses que je devrais faire ? Ou est-ce que je suis un membre qui, au contraire, fait tout le temps plein de choses, mais qui ne sont pas sous la direction que le Seigneur voudrait donner ?
Deux extrêmes où le Seigneur ne veut pas que l’on aille, deux extrêmes à éviter.
Mais il désire que nous dépendions de Lui dans toute activité. Le Seigneur désire qu’on soit des membres sains, pleins de vigueur et d’énergie, prêts à répondre à ce qu’Il nous demande de faire. Quand je dis « prêts à répondre », ce n’est pas de dire : – Je suis prêt, alors que tu ne l’es pas. Justement, être prêt, plus tard, quand le Seigneur nous conduit, on verra qu’il y a en nous l’énergie, le désir de voir la direction du Seigneur et de faire ce que le Seigneur place devant nous. Parfois c’est dans la simplicité.
D’une part il y a cela ici, quelle sorte de membre est-ce que je suis ? Cela peut causer des besoins ou des difficultés, ou voir que les choses ne fonctionnent pas.
L’autre aspect de cela, c’est peut-être aussi que, justement, je ne suis pas engagé dans le service, peut-être quelqu’un d’autre, mais ce n’est pas à moi de pointer du doigt. Je dois me regarder moi-même premièrement. Est-ce que j’ai toute ma place comme membre du corps de Christ – ou je devrais dire – nous avons tous notre place, mais est-ce que je prends cette place pratiquement dans le fonctionnement du corps ?
On remarquera que s’il ne manque rien de la part du Seigneur, les manquements viennent toujours de notre part, de ce que nous ne prenons pas nos responsabilités. Le Seigneur désire certainement nous encourager dans nos cœurs aujourd’hui même à prendre cette place.

Regardons maintenant les dons que le Seigneur Jésus a donnés à Son corps, afin que cela nous encourage, nous rafraîchisse, dans ce que le Seigneur Jésus fait encore aujourd’hui pour les Siens.
Lisons dans Éph. 4 du v. 11 au v. 16. Le Seigneur Jésus donne des dons. « lui [le Seigneur], a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ; en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ ; jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ : afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer ; mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ ; duquel tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure du fournissement, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, l’accroissement du corps pour l’édification de lui-même en amour ».
Quel bel objectif !
On voit ici que le Seigneur donne à Son corps quatre dons – ou cinq (cela dépend comment on les compte et les regarde). Il y a une différence avec les dons de l’Esprit dans 1 Cor. 12. C’est que l’Esprit Saint donne une manifestation de l’Esprit, c’est ainsi qu’elle est appelée, à des individus pour le fonctionnement du corps, de chaque membre individuellement. Ici ce n’est pas tout à fait cet aspect-là qui nous est présenté.
C’est le Seigneur Jésus qui donne à Son corps des personnes qui font un service pour l’édification de celui-ci, d’une façon beaucoup plus spécifique. On a en tout premier lieu les apôtres, on a aussi les prophètes qui sont mentionnés.

Les apôtres et les prophètes
On peut lire dans Éph. 2 aux v. 19 et 20 : « Ainsi donc vous n’êtes plus étrangers ni forains, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin ».
Simplement une petite note dans Romains 16 concernant les prophètes : « le mystère… qui a été manifesté maintenant, et qui, par des écrits prophétiques, a été donné à connaître à toutes les nations » (v. 26).
Donc on a des écrits prophétiques. Ce travail des prophètes qui étaient la révélation de la pensée de Dieu, nous l’avons encore dans les Écritures, dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament aussi.

Par exemple dans l’Ancien Testament on a tout ce qui concernait la Personne de Christ, notamment Ses souffrances rappelées dans Ésaïe 53, un passage très connu, familier pour tout enfant de Dieu.
Dans le Nouveau Testament, on a notamment Paul, qui nous explique comment il a eu la révélation des choses qui concernaient l’assemblée, comment l’assemblée fonctionne et aussi l’enlèvement des croyants dans la 1e épître aux Thessaloniciens. Ces choses-là étaient des choses qui ont été révélées, à Paul notamment.
Nous avons aussi bien sûr les révélations que l’apôtre Jean a reçues, qu’on appelle l’Apocalypse, la Révélation du Seigneur Jésus Christ.
Donc ces écrits prophétiques, nous les avons maintenant. C’est ce qui nous reste de ces services. C’était les apôtres et les prophètes, des dons fondamentaux. C’est ce qui a établi le fondement sur lequel encore aujourd’hui nous avons à bâtir, parce que malheureusement plusieurs choses aujourd’hui s’interposent contre ces choses qui ont été établies dans le passé. Mais notre part, c’est de garder fidèlement ces choses. Également, pour le prophète, j’aimerais simplement mentionner qu’au sujet des nouvelles révélations données de Dieu d’une façon spéciale, ces choses-là sont passées maintenant.
Nous avons toutes les Écritures. Toute la révélation de Dieu nous a été donnée.
Il y a encore un service qui est appelé un service prophétique, mais ce n’est pas le même aspect. J’aimerais quand même le mentionner dans 1 Cor. 14. Il est écrit au v. 1 : « Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les dons spirituels, mais surtout de prophétiser ».
Que voulait dire l’apôtre quand il dit cela ? Il dit : « Parce que celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne l’entend ; mais en esprit il prononce des mystères. Mais celui qui prophétise parle aux hommes pour l’édification, et l’exhortation, et la consolation » (v. 2 et 3).
On voit donc ici que le ministère prophétique, ce désir de pouvoir prophétiser aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir de nouvelles révélations, mais c’est de prendre ce qui nous a été révélé de la part de Dieu, et de le communiquer au peuple de Dieu, de sorte que le peuple de Dieu soit édifié, exhorté, consolé.
Autrement dit, c’est une parole à propos qui amène la pensée de Dieu au cœur du peuple de Dieu. Ce genre de ministère, nous en avons beaucoup besoin aujourd’hui. C’est différent d’un ministère d’enseignement de connaissance seulement.
La connaissance, on en a. Mais la connaissance parfois ne nous rend pas toujours intelligents dans ce qu’il faut faire, ou pour être consolés. Je peux avoir plein de connaissance, puis être attristé dans mon âme. Pourquoi ? Pour différentes raisons.
Quelqu’un va venir prendre la parole et apporter une parole d’une façon très fraîche. Je la connaissais mais elle touche mon cœur et me fait du bien. Cela, c’est le ministère prophétique, ministère dont on a besoin aujourd’hui pour savoir quoi faire pratiquement, comment marcher dans toute la connaissance qu’on a, quoi faire maintenant dans les besoins présents, pour la gloire du Seigneur Jésus.
C’est un exemple parmi d’autres. Que le Seigneur nous bénisse par ce don prophétique, et désirons-le, désirons d’avoir une parole utile, pas seulement une parole de connaissance, pas seulement non plus des manifestations de l’Esprit qui ne donnent pas une utilité. Je ne voulais pas déborder sur le sujet, mais le parler en langues, c’était de vraies langues qui existaient. Ce n’était pas juste une tentative d’imitation des œuvres de l’Esprit Saint. C’est comme si moi aujourd’hui je décidais de parler en anglais, ce serait inutile pour tous ceux qui ne comprennent pas l’anglais. Ce ne serait pas profitable. Alors il vaut mieux avoir au moins une parole que les gens peuvent comprendre et qui édifie que de dire un paquet de mots dans une langue que personne d’autre que moi ne comprend. Que le Seigneur nous donne de désirer ces dons-là !
Quels sont les deux ou trois autres dons que le Seigneur Jésus a donnés à Son corps dans Éphésiens 4 ? On voit qu’il y a le don d’évangéliste.
Le don d’évangéliste est donné pour l’accroissement du corps. Nous pouvons tous faire l’œuvre d’un évangéliste, c’est-à-dire qu’on peut annoncer les choses du Seigneur Jésus par des contacts personnels, en donnant des traités, ou différentes choses que le Seigneur peut nous mettre à cœur, mais ce n’est pas là le don d’évangéliste dont il est question ici dans Éphésiens 4.
Le don d’évangéliste, c’est quelqu’un qui a commencé à parler du Seigneur autour de lui en simplicité. Il a commencé par faire l’œuvre d’un évangéliste, mais il est devenu clair que l’Esprit de Dieu prenait plaisir à utiliser cette personne-là pour vraiment toucher des âmes, changer les choses, amener les âmes au Seigneur Jésus.
Il y a une seule personne qui est appelée évangéliste dans tout le Nouveau Testament, c’est Philippe. On voit comment l’Esprit de Dieu avait la liberté de l’utiliser pour l’amener ici ou là, pour prêcher à des foules ou à une seule personne, pour les amener au Seigneur Jésus.
Ceux qui sont utilisés ainsi par le Seigneur Jésus, par son Esprit, ce sont des dons comme personnes qu’il donne à Son peuple. Nous pouvons tous rendre témoignage au Seigneur Jésus, mais cela ne fait pas de nous des évangélistes en tant que tels. Il faut faire le travail, l’œuvre d’un évangéliste. Et c’est en faisant ce travail qu’on pourra voir si le Seigneur se plaît à nous utiliser d’une manière particulière pour amener des âmes à Lui. Il faut commencer. Le Seigneur ne manque pas de donner ce qu’il faut à Son peuple.
Je suis persuadé que le Seigneur ne manque pas d’évangélistes, de pasteurs, puis de docteurs. Mais est-ce qu’on fait ce qu’il faut, pratiquement, pour voir ces dons d’évangéliste, de sorte que nous puissions voir le Seigneur donner des personnes à Son peuple ?
C’est donc pour l’accroissement du corps.
Et, frères et sœurs, comment est-ce que nous pouvons prospérer, comment est-ce que l’œuvre du Seigneur peut continuer ce travail ?
Prions pour cela. Je suis persuadé qu’il y en a, même si les dons ne sont pas encore manifestés. Prions pour avoir ce zèle pour que ces dons soient manifestés, pour que chacun individuellement, nous prenions cette place selon la mesure que le Seigneur nous a donnée pour que ces dons grandissent dans le corps de Christ.
Deux autres dons sont mentionnés. Il y a les pasteurs et les docteurs. Ce sont deux dons différents mais ils sont associés. Ils sont différents.
Un pasteur, ce n’est pas un office que quelqu’un a, ce n’est pas une personne qui fait tout, mais le pasteur, c’est un berger, il prend soin des brebis.
Une brebis est blessée, il va panser la plaie de la brebis. Quelqu’un dans le peuple de Dieu a besoin d’être enseigné, il va donner l’enseignement requis pour cette personne. Quelqu’un a besoin d’être consolé, il va lui donner une consolation.
Un pasteur, un berger, a soin des âmes individuellement. On ne peut pas être un pasteur sans pouvoir enseigner. Il faut être capable d’enseigner, pas d’enseigner publiquement nécessairement, mais il faut connaître la Parole de Dieu et pouvoir l’expliquer à quelqu’un d’autre. C’est pourquoi, pasteur et docteur vont ensemble, pas nécessairement pour un enseignement public.
Un docteur, c’est quelqu’un qui a cette capacité d’enseigner la Parole de Dieu et que ce soit profitable pour les âmes, qu’elles comprennent, qu’elles soient nourries, édifiées dans la connaissance de la Parole de Dieu.
Être un docteur : c’est bon de pouvoir exercer ce service en ayant des contacts avec le peuple de Dieu, ne pas être complètement déconnecté, pour connaître ce qui se passe, « Connais bien la face de ton menu bétail, veille sur tes troupeaux » lit-on dans Prov. 27. 23.
C’est important, parce qu’à ce moment-là le docteur peut apporter des enseignements pour un besoin présent dans le peuple de Dieu. Il voit une situation, il voit des besoins, il cherche la face du Seigneur pour amener une réponse à ce besoin présent. Donc on voit que les deux sont différents mais liés ensemble. Il ne faut jamais trop les écarter l’un de l’autre. Le Seigneur donne ces dons pour l’édification de Son corps.
Encore une dernière pensée : au v. 16 on voit qu’il y a chaque jointure du fournissement et chaque partie dans sa mesure. Cela équipe tous les enfants de Dieu. Cela équipe chacun d’entre nous avec les dons que l’Esprit Saint nous a donnés.
Nous sommes tous nécessaires, chacun dans sa mesure, comme Paul le dit dans 2 Cor. 10. Il mentionne cette mesure que chacun a, mais qui est différente. « Mais nous, nous ne nous glorifierons pas dans ce qui est au delà de notre mesure, mais selon la mesure de la règle que le Dieu de mesure nous a départie pour parvenir aussi jusqu’à vous » (v. 13).
On voit donc que Dieu donne selon une certaine mesure à l’un et à l’autre, et Paul agissait selon la mesure qu’il avait reçue. Paul avait reçu beaucoup.
Nous, ce que nous avons reçu, même si ce n’est pas beaucoup, il faut le mettre au service du Seigneur.
Chaque jointure, chaque partie du corps, fonctionne et travaille, est nécessaire pour le bon fonctionnement de tout le corps.
Le Seigneur Jésus a donné des dons spécifiques à des personnes, pour le bon fonctionnement et les tendres soins qu’Il désire donner à Son corps ici-bas, qui est la plénitude de Celui qui remplit tout en tous afin que l’ordre du service continue à se faire.
Et c’est là l’objectif que le Seigneur a en vue lorsqu’Il donne ces dons. C’est pour le perfectionnement des saints, a-t-on lu au v. 12.
Est-ce qu’on a à cœur que les enfants de Dieu soient établis dans les vérités de la Parole ? C’est cela le perfectionnement des saints, c’est pour qu’on comprenne la vérité qu’il y a dans la Parole de Dieu, notre appel, notre place, notre position, tout ce que Christ a fait pour nous, pour que, non seulement on soit dans la paix et dans la joie, mais qu’on soit aussi éveillé à ces privilèges que nous avons et aux responsabilités qui sont rattachées à ces privilèges.
Ce n’est plus une question de nom. Je suis là pour adorer, roi et sacrificateur. C’est vrai, mais comme corps, on est là aussi pour faire les œuvres de Christ ici-bas.
Donc ici, le Seigneur désire qu’on grandisse dans la connaissance de ces choses pour qu’on marche pratiquement ainsi. C’est pour le perfectionnement des saints, mais aussi pour l’œuvre du service.
On trouve plusieurs versets qui parlent de l’œuvre du service. Dans Tite au chapitre 2, on voit même le but spécifique pour lequel Christ nous a lavés dans Son sang précieux : « notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il nous rachetât de toute iniquité ». Pour quoi ? « et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes œuvres » (v. 14).
On trouve la même expression dans Rom. 12, ces bonnes œuvres dans lesquelles nous avons à marcher et à être zélés. Et puis aussi dans Héb. 10 on trouve une autre expression au v. 24 au sujet de ces bonnes œuvres : « et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres ».
C’est pour cela que le Seigneur nous a donné des dons en des personnes, pour être enseignés, pour être soignés, pour aussi ajouter à Son corps, pour l’accroissement de ce corps, afin que l’œuvre du service se poursuive.
Un autre point, c’est pour l’édification du corps, c’est pour ajouter des personnes, comme je viens de le mentionner, pour que nous soyons équipés pour faire ce service que le Seigneur place devant nous.
Et le but, c’est d’atteindre la mesure qui nous est décrite dans les versets 13 à 15, et quelle mesure, quel objectif extraordinaire !
Relisons quelques-unes de ces expressions qu’on a déjà vues : « jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi » (Éph. 4. 13), grandir dans la connaissance de la vérité, être unis dans celle-ci, dans la connaissance du Fils de Dieu, grandir dans la grâce et la connaissance du Seigneur Jésus Christ, à l’état d’homme fait, c’est-à-dire complet, mature, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ.
Christ désire que Son corps sur la terre arrive à sa plénitude, que Son œuvre, l’œuvre du service comme on a vu, soit faite comme Lui la faisait lorsqu’Il était ici-bas. Ce que le Seigneur Jésus faisait, que nous, nous le fassions aussi.
Frères et sœurs, une seule personne ne peut pas faire tout cela. Dieu ne l’a jamais voulu comme cela. C’est pour cela aussi que Dieu, dans Sa sagesse, a jugé de donner des dons variés dans différentes mesures pour que, lorsque tous travaillent ensemble, le service soit fait. C’est cela qui est dans la pensée de Dieu.
Ce n’est pas : « Oh ! moi il faut que je fasse tout ». On ne le peut pas, on a besoin les uns des autres. Mais Il désire que nous fassions notre part, selon la mesure qu’Il nous a donnée, selon le don que l’Esprit a mis en nous, selon la façon dont l’Esprit de Dieu désire travailler en nous.
Lorsque chacun, nous faisons cela, nous grandissons dans cette plénitude du Christ pour arriver à cette stature de faire les œuvres que le Seigneur Jésus faisait lorsqu’Il était ici-bas. « Afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer ; mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph. 4. 14 et 15).
Quel travail béni, extraordinaire !
Et le Seigneur, encore une fois, donne tout ce qu’il faut pour que nous atteignions cet objectif. Il n’y a aucun manque de Sa part.
Que cela nous stimule et nous donne un véritable désir dans nos âmes d’être une partie active de ce que le Seigneur fait à ce niveau-là. C’est un peu la pensée de l’apôtre dans les versets 17 jusqu’à la fin du chapitre.
L’apôtre nous dit : – Écoutez, vous aviez votre façon de vivre avant quand vous ne connaissiez pas Christ. Mais vous avez vu (chapitre 1 des Éphésiens) les bénédictions que vous avez en Christ, la place qui vous a été donnée, tout le mystère qu’il y a dans le Seigneur Jésus avec son assemblée et puis ici dans le chapitre 4 tout ce que Christ donne à son corps pour son édification, pour que le travail se continue, eh bien ! arrêtez de vivre comme avant, abandonnez ces choses-là, détournez-vous.
Comment cela ? Je vais vous dire comment.
Il dit ici au v. 23 : « être renouvelés dans l’esprit de votre entendement ». C’est aussi cela qu’il disait dans le chapitre 12 de l’épître aux Romains v. 1 et 2.
Le renouvellement de notre intelligence se fait entre autres par les dons qui ont été donnés au corps. On est enseigné. Les soins nous sont donnés etc. C’est comme cela que notre entendement est changé, et en étudiant la Parole de Dieu.
Voilà, on est appelé à laisser notre façon d’autrefois, à être renouvelé dans notre intelligence et pour faire quoi ?
« Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants » (5. 1). Voilà l’objectif : que nous soyons des imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants. Et le Seigneur Jésus donne tout ce qu’il faut à Son corps pour que ce travail se poursuive.
L’œuvre de Christ se fait : c’est faire du bien à tous les hommes. Voyons cela rapidement. On voit que le Seigneur Jésus, lorsqu’Il était ici-bas, faisait du bien à tous les hommes. Mais nous, en faisant du bien à tous les hommes, n’avons pas pour but un objectif social, faire ce qui est bien aux yeux des gens. Ce n’est pas social.
Le but, c’est que le nom du Seigneur Jésus soit proclamé, manifesté, et que tout ce que nous faisons soit fait pour le nom et la gloire du Seigneur Jésus. C’est important qu’en faisant du bien à tous les hommes, nous parlions du Seigneur Jésus.
Oui, mes frères, les gens vont voir nos bonnes œuvres, notre bonne attitude. Il n’y a pas besoin de rien dire. Ils vont le voir, c’est évident… mais non, justement ce n’est pas évident.
Il y a tout le temps des personnes qui font ici et là du bien de temps en temps. Il y a aujourd’hui une multitude d’organisations sociales qui font du bien à des gens, qui souvent avaient une base chrétienne au début.
Pour nous, en faisant du bien, assurons-nous que le nom du Seigneur Jésus soit proclamé. Nous sommes le corps de Christ, et c’est Christ qui doit être annoncé.
Et puis, le deuxième objectif, bien sûr, c’est dans Éphésiens 4 que nous venons de voir, c’est spécialement à ceux de la maison de Dieu.
Le Seigneur Jésus donne tous ces dons à Son corps. L’Esprit Saint aussi équipe chacun des membres d’une capacité qui vient de Dieu, pour que le travail de Dieu se fasse à travers chacun des membres du corps de Christ, pour faire du bien à tous les hommes, et faire du bien à tous ceux de la maison de Dieu d’une façon particulière. C’est l’Esprit qui donne la capacité pour que le travail se fasse, et c’est Dieu aussi qui détermine la mesure de chacun, mais tous sont nécessaires.

Faisons un rappel rapide sur les dons de l’Esprit. Dans 1 Cor. 12 on lit ceci : « Or il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : et il y a diversité de services, et le même Seigneur ; et il y a diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité. Car à l’un est donnée, par l’Esprit, la parole de sagesse ; et à un autre la parole de connaissance, selon le même Esprit ; et à un autre la foi, par le même Esprit ; et à un autre des dons de grâce de guérisons, par le même Esprit ; et à un autre des opérations de miracles ; et à un autre la prophétie ; et à un autre des discernements d’esprits ; et à un autre diverses sortes de langues ; et à un autre l’interprétation des langues. Mais le seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît. Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ. Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (v. 4 à 13).
Il y a donc ici différents dons. Certains dons sont des manifestations plus spectaculaires du travail de l’Esprit. Au v. 7 on voit que les dons sont en vue de l’utilité. Il n’y a rien de ce que l’Esprit de Dieu donne qui soit inutile.
– Ah ! moi j’ai un don qui n’est pas utile, il est tout petit et puis ce n’est rien comparé à l’autre ! Non. Tout ce que l’Esprit a donné est pour l’utilité et doit être utilisé pour l’utilité- mais pas non plus pour dire : – Regardez, moi mon beau grand don ! Ça c’est de la vantardise, ce n’est pas de l’utilité.
L’humilité, c’est : – Prends ce que tu as reçu, que ce soit grand ou petit, mets le au service du Seigneur. C’est pour l’utilité que les dons sont donnés.
Ensuite il y a diversité de dons et de mesures. Cela nous est rappelé ici au v. 11 : chacun des dons est distribué comme il plaît à l’Esprit de Dieu. Puis on voit aussi au v. 12 qu’il y a unité, et cette unité doit être visible.
S’il y a compétition entre les enfants de Dieu, est-ce qu’on peut voir cette unité là ? Pourquoi cet esprit de compétition ? Parfois on entend dire que, souvent, il y a des difficultés entre les évangélistes et les docteurs.
Pourquoi y a-t-il des difficultés entre les évangélistes et les docteurs ? Qu’est-ce que cette idée de compétition ? Les docteurs sont jaloux des évangélistes parce que les évangélistes amènent des âmes à Christ ? – Non, ce sont des dons complémentaires. Ils sont nécessaires. Marchons ensemble.
S’il y a de la compétition, on ne pourra pas faire ce qu’on a lu dans Héb. 10. 24 : « Prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres ».
Si je suis en compétition avec quelqu’un d’autre, je ne pourrai pas prendre garde à être bien attentif pour encourager l’autre et nous exciter à l’amour de Dieu les uns envers les autres et envers tous, et puis à faire des bonnes œuvres.
Que le Seigneur nous donne un esprit d’unité et de paix, un peu comme l’apôtre Paul qui doit exhorter dans Phil. 4. 2 Évodie et Syntyche. Elles ont travaillé ensemble, il y avait entre elles des dissensions, un désaccord. S’il y a l’unité, l’amour, la paix, il n’y a pas de compétition.
Si on pense qu’il y a de la compétition, c’est qu’on n’a rien compris de ce que Dieu fait encore aujourd’hui. On regarde à nous, c’est la chair qui agit en nous, c’est la convoitise. Peu importe ce que c’est, on n’a pas compris.
Je suis un membre nécessaire, mon frère, ma sœur, sont des membres nécessaires et on doit travailler ensemble. Il y a unité dans le corps. Dieu l’a voulu ainsi pour que l’œuvre du service se fasse.

Il y a aussi une responsabilité dans Rom. 12 où des dons sont mentionnés. Je mentionne simplement qu’il y a un aspect de responsabilité. « Or ayant des dons de grâce différents, selon la grâce qui nous a été donnée, soit la prophétie, prophétisons selon la proportion de la foi ; soit le service, soyons occupés du service ; soit celui qui enseigne, qu’il s’applique à l’enseignement ; soit celui qui exhorte, à l’exhortation ; — celui qui distribue, qu’il le fasse en simplicité ; celui qui est à la tête, qu’il conduise soigneusement ; celui qui exerce la miséricorde, qu’il le fasse joyeusement » (v. 6 à 8).
Cela réchauffe nos cœurs de voir ce que Dieu fait, ce que l’Esprit de Dieu fait avec puissance. Il y a cette responsabilité qui y est rattachée.

J’aimerais dire un mot sur la présence du Seigneur Jésus.
On sait que le Seigneur a promis Sa présence là où deux ou trois sont assemblés à Son nom, c’est une chose merveilleuse qu’on peut lire dans Mat. 18. 20.
Mais si vous me le permettez, j’aimerais dire ceci : si j’ai la moitié du plaisir de la présence du Seigneur, c’est juste jouir de la moitié du privilège que de se réunir et d’avoir la présence du Seigneur au milieu des deux ou trois. Pourquoi ?
Je vais vous le dire. Lisons dans Mat. 28 : « Et Jésus, s’approchant, leur parla, disant : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle ».
Je ne veux rien enlever à cette belle parole que le Seigneur Jésus a dite : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle ». Ce sont des paroles qui ont été un encouragement pour plusieurs enfants de Dieu jusqu’à aujourd’hui.
Mais j’aimerais ajouter quelque chose. Lorsqu’on étudie la Parole de Dieu, il est important de comprendre le contexte dans lequel les choses sont dites et nous sont apportées, comme par exemple : – le Seigneur est vraiment avec nous.
Pour l’évangélisation, c’est là qu’on trouve cette belle promesse du Seigneur : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle ». Ce n’est pas nous qui faisons le travail. Ce n’est pas à nous, c’est à Dieu.
Tout le corps croît de l’accroissement de Dieu (Col. 2. 19) et dans 1 Cor. 3. 7, on lit à la fin que Dieu donne l’accroissement. Mais si le corps grandit, ce n’est pas à cause de nous, mais ce n’est pas sans nous.
L’Esprit de Dieu a équipé chaque membre du corps de Christ. Christ a donné des dons à Son corps pour l’édification, la croissance de ce corps. Dieu fait Son travail et Son œuvre à travers Son corps, à travers chaque enfant de Dieu. Ce n’est pas grâce à nous qu’il croît, mais ce n’est pas sans nous que le travail est fait.
Que le Seigneur encourage nos cœurs à mettre autant de foi et à faire autant de sacrifices que d’autres générations d’enfants de Dieu ont pu faire pour l’accroissement de ce corps jusqu’à la mesure de la stature de la plénitude du Christ.
Que la vision de ces choses, que la vision de la personne du Seigneur Jésus, du travail que Lui-même fait personnellement encore aujourd’hui, enflamme nos cœurs, nous donne du zèle, du courage, pour aller au-delà des craintes et des peurs, pour agir par l’Esprit de Dieu qui est un Esprit de puissance envers nous. Ce sera pour le nom du Seigneur Jésus dans ce monde qui Le rejette encore aujourd’hui.
L’œuvre se poursuit, l’Esprit Saint travaille encore avec puissance, et le Seigneur Jésus a donné des dons. Il a promis Sa présence. Le Seigneur Jésus vient. Il veut nous utiliser pour faire ce travail.
Soyons encouragés, frères et sœurs. Quel privilège, quelle responsabilité, mais quel grand Seigneur et quelles grandes ressources nous avons pour continuer, malgré nos faiblesses, à glorifier Son nom ici-bas pour que ce travail avance.
Nous savons que très bientôt nous entendrons la voix qui va nous appeler à Lui. Ce sera le repos, ce sera la paix, la joie.
Dans cette attente, que le Seigneur nous donne d’être, dans nos faiblesses et malgré elles, fidèles pour faire ce qu’Il place devant nous !

D’après Message donné sur : https://edification.bible/2020

SOINS DIVINS

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Bienheureux ceux dont les iniquités ont été pardonnées et dont les péchés ont été couverts ; bienheureux l’homme à qui le Seigneur ne compte pas le péché. Rom. 4. 7 et 8.

 

SOINS DIVINS

 

Si nous étions capables d’établir une liste de nos actes et de nos pensées, elle serait sans fin. Et il y en aurait certains dont nous ne serions pas fiers. Peut-être qu’ils n’ont pas été remarqués par nos proches ou nos collègues, mais Dieu se souvient de tout et Il enregistre tout dans Ses livres (cf. Apoc. 20. 12). Avons-nous l’idée que nous serions capables d’en discuter avec Lui et de Le convaincre de notre innocence ? Par nous-mêmes, nous n’avons absolument pas la capacité d’effacer ce que nous avons fait, ni de changer ce que nous sommes.
Dieu, cependant, porte Son regard sur quiconque reconnaît ses erreurs, étant prêt à L’écouter et à apprendre à Le connaître. Dieu désire pardonner entièrement et Il est prêt à le faire, car Jésus a payé notre dette sur la croix. La bonté de Dieu et Son amour envers nous sont immenses : Il a donné Son Fils unique pour nous délivrer de tous nos péchés, et Il a promis de ne plus jamais s’en souvenir : « C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés » (És. 43. 25).
Ceux qui ont accepté cette promesse de l’amour de Dieu sont les objets de Son immense grâce et de Ses soins constants : les cheveux même de notre tête sont tous comptés (Luc. 12. 7), et Il compte même tous nos pas (Job 31. 4). Il connaît les secrets de nos cœurs. Savoir que Dieu sait tout de nous et qu’Il s’intéresse à nous, donne au chrétien un sentiment profond de sécurité et de confiance.

D’après « The Good Seed » juin 2020

 

QU’EST-CE QUE LA JUSTIFICATION ?

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Comment l’homme sera-t-il juste devant Dieu ? Job 9. 2.
Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par Sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang… en vue de montrer sa justice dans le temps présent, de sorte qu’il est juste et qu’il justifie celui qui est de la foi en Jésus. Rom. 3. 23 à 26.

 

QU’EST-CE QUE LA JUSTIFICATION ?

 

Job vivait d’une manière droite, dans la crainte de Dieu, autant que cela était possible pour un être humain. Cependant, il ressentait que cela ne faisait pas de lui une personne juste devant Dieu. C’est ce qui le poussait à poser cette question au sujet de la justification devant Dieu : « Comment l’homme sera-t-il juste devant Dieu ? ». Job se reconnaît comme étant lui-même un pécheur, et ainsi il se demande : « Qui est-ce qui tirera de l’impur un [homme] pur ? Pas un ! » (Job 14. 4).
La seule justice valable, devant Dieu et pour l’éternité, ne peut être atteinte par les propres efforts de l’homme. Elle doit venir de Dieu Lui-même. Comment cela peut-il s’effectuer ?
Dieu peut-Il simplement, à cause de Son amour, déclarer que quelqu’un est juste, sans s’occuper de la question du péché ? – Non ! Autrement il n’y aurait pas de réparation pour tous les crimes de l’histoire du monde et toutes les actions coupables de chaque individu. Ce serait se moquer de la justice : la justification serait impossible. Mais Dieu ne peut pas renoncer à Sa justice.
Pourrait-on supposer que Dieu agisse en justice envers nous en nous faisant passer en jugement selon nos œuvres, inscrites dans Ses « livres » ? Nous serions alors perdus ; nous recevrions la juste récompense de nos œuvres pour l’éternité. Où serait alors l’amour de Dieu ?
Comment Dieu peut-Il déclarer justes des pécheurs sans mettre Sa justice de côté ? Comment pouvons-nous trouver de l’aide dans notre profond besoin ? Nous ne pouvons trouver aucune échappatoire. Nous ne pouvons imaginer aucun moyen par lequel Dieu puisse montrer Sa justice infinie, sans que ce soit aux dépens de Son amour. Mais Dieu a une ressource qui permet de résoudre cette difficulté apparemment insurmontable. La connaissez-vous ?

Dieu a donné un moyen, la « propitiation », afin que l’homme coupable puisse être déclaré juste. C’est pour cela que Dieu a envoyé vers nous Son Fils, Jésus Christ, qui est allé jusqu’à la mort pour le pécheur, et dont le sang a été versé pour expier les péchés. Le jugement de Dieu est tombé sur Lui quand Il a pris la place des pécheurs perdus et a porté leur culpabilité. Sa mort témoigne que Dieu n’a pas laissé un seul péché impuni. Les justes exigences de Dieu ont été satisfaites. C’est pourquoi Dieu est tout à la fois un Dieu de grâce et de justice en nous manifestant Son amour, et en nous offrant la justification de nos péchés et un salut éternel.
Ce n’est que par la foi en Jésus et en la valeur de Son sang que nous pouvons être déclarés justes (Rom. 3. 24 et 25). Mais Son œuvre de rédemption ne s’applique pas automatiquement à nous. Nous devons tout d’abord reconnaître notre incapacité à nous tenir devant Dieu avec notre propre justice, même si nous nous sommes efforcés de vivre une vie honorable.
Nous ne pouvons pas nous confier en nous-mêmes lorsqu’il s’agit de la justice de Dieu, mais seulement dans le Seigneur Jésus et dans Sa mort pour nous. Cela est humiliant pour notre orgueil ! Mais quiconque s’incline devant Dieu et croit en Jésus Christ, est déclaré libéré de toute culpabilité.

D’après « The Good Seed » avril 2015

 

LE LAVAGE DES PIEDS

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Jésus… se lève du souper et met de côté ses vêtements ; puis, ayant pris un linge, il le serra autour de sa taille… et commence à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il vient à Simon Pierre ; celui-ci lui dit… Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. Jean 13. 4 à 8.

 

LE LAVAGE DES PIEDS

 

Dans les jours d’autrefois, on se déplaçait pieds nus ou on portait des sandales. Quand on était invité à un repas, un serviteur lavait les pieds des convives. Pour le chef de maison, c’était un signe de respect et un moyen de rafraîchir ses hôtes.
A l’occasion du dernier repas de Jésus avec Ses disciples, personne n’avait accompli ce geste. Alors Jésus se lève de table, prend le vêtement d’un esclave (il se ceint d’un linge) et lave les pieds de Ses disciples. Quel souvenir est resté gravé dans leur mémoire ! Lui, le Maître et Seigneur, S’est mis à leurs pieds, accomplissant un geste habituellement réservé aux serviteurs ou aux esclaves.
Par cet exemple, le Seigneur nous enseigne la vraie grandeur de l’humilité. Il avait dit auparavant à Ses disciples : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé ; et quiconque s’abaissera sera élevé » (Mat. 23. 11 et 12).
Mais le disciple Pierre ne veut pas que le Maître lui lave les pieds, parce qu’il est conscient de sa propre indignité et de la grandeur de Jésus. Cependant le Seigneur insiste en lui disant : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » (Jean 13. 8). Avoir une part avec le Seigneur, cela signifie partager avec Lui des pensées et des sentiments d’affection ; c’est l’expression de la communion. Jésus, par la réponse qu’Il fait à Pierre, montre que nous ne pouvons pas avoir communion avec Lui si nous ne voulons pas avoir les pieds lavés, c’est-à-dire si nous n’acceptons pas que Sa Parole purifie notre marche.

Dans un geste d’une grande humilité, le Seigneur lave les pieds de Ses disciples et leur explique que cela était nécessaire afin que ceux qu’Il a sauvés (ceux qui sont entièrement lavés – v. 10) demeurent dans une étroite relation avec Lui. Les pieds évoquent notre marche, notre comportement journalier. Même si nous ne commettons pas de péchés particuliers, notre communion avec le Seigneur Jésus est altérée par l’influence du monde, par ce que nous voyons et entendons. Pour que la communion soit rétablie, il est nécessaire que nous soyons lavés de la souillure morale qui l’a interrompue. « Notre communion est avec le père et avec Son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3), mais cette communion ne peut être maintenue si nous restons en contact avec le mal ; et sans elle nous ne pouvons pas servir le Seigneur d’une manière utile.
Pierre refuse d’abord que le Seigneur lui lave les pieds mais, dès qu’il en a compris l’importance, il s’exclame : « Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête ». Jésus lui dit alors : « Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds » (Jean 13. 9 et 10). Il ne s’agit pas d’être lavé au point de vue physique, mais dans le sens spirituel. Le croyant a été entièrement « lavé » (1 Cor. 6. 11), purifié de ses péchés, quand il a reçu Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur, et cela n’a pas à être répété. Cependant, il a besoin d’être « purifié » de beaucoup d’impuretés dans le cours de sa vie.
Le Seigneur continue à s’occuper des croyants dans ce sens. La lecture de la Bible – la Parole de Dieu – qui est représentée par l’eau – nous purifie « de toute souillure de chair et d’esprit ». Son message rend aussi notre conscience plus sensible et nous pousse à éviter la contamination.

Jésus a lavé les pieds de Ses disciples et leur a ainsi donné un exemple. De la même manière, Il désire que nous apprenions nous aussi à nous « laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13. 14), dans l’attitude et l’état l’esprit de celui qui se met aux pieds de ses frères ou de ses sœurs dans la foi. Dans cette position d’humilité, nous pouvons les aider à rechercher la pureté, à abandonner ce qui n’est pas bon. Et c’est un service réciproque : c’est un geste que nous accomplissons à tour de rôle les uns envers les autres, nous encourageant à écouter la Parole de Dieu qui, outre le fait qu’elle parle à notre conscience, nous donne l’énergie pour nous séparer du mal.
Laver les pieds d’un voyageur fatigué, après un long chemin dans un pays chaud, lui procure réconfort et consolation. Ne devons nous pas fortifier ceux qui sont fatigués dans le chemin de la vie chrétienne ? C’est un précieux service d’amour qui montre que nous avons « un soin égal les uns des autres » (1 Cor. 12. 25). Nous sommes ainsi appelés, par la prière ou par des paroles d’encouragement, à mettre en pratique cette exhortation : « Par amour, servez-vous l’un l’autre » (Gal. 5. 13).
« Laver les pieds » à un ami signifie le servir, l’aider, afin que rien n’entrave sa communion avec Dieu, son service, sa relation avec ses frères et sœurs. Mais ce n’est pas toujours facile ; on risque parfois d’être repoussé ou incompris, mais c’est néanmoins ce que le Seigneur désire et qu’Il nous encourage à faire : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jean 13. 17). Ce n’est qu’en demeurant en communion avec Lui que nous serons prédisposés à accomplir cette œuvre d’amour, et capables de le faire.

D’après « Il buon seme » juin 2020

 

FOI EN DIEU

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Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il récompense ceux qui le recherchent. Héb. 11. 6.

 

FOI EN DIEU

La Bible s’ouvre sur la déclaration suivante : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). C’est l’expression d’un fait qui doit être tenu comme acquis. L’existence de Dieu n’est pas supposée pouvoir être remise en question. Néanmoins il y a de très nombreuses personnes qui n’en tiennent aucun compte : « L’insensé a dit en son cœur : il n’y a pas de Dieu. Ils se sont corrompus, ils ont rendu abominables leurs actions ; il n’y a personne qui fasse le bien » (Ps. 14. 1).
Nous voyons ici que la Bible assimile des pensées déplacées envers Dieu – spécialement la négation de Son existence – à une morale corrompue, et cela est justifié. S’il n’y a pas de Dieu, pas de Créateur qui fixe des règles de vie, alors notre vie s’écoule à l’aventure, sans aucune orientation morale.
Au temps où le peuple d’Israël avait oublié son Créateur, aux jours des juges, et que presque plus personne ne restait fidèle à Dieu, le chaos régnait : « Chacun faisait ce qui était bon à ses yeux » (Jug. 21. 25).
C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Plus les pays soi-disant chrétiens s’éloignent de Dieu et vivent comme s’Il n’existait pas, plus le mal prend le dessus.
Mais le contraire est également vrai : croire en l’existence de Dieu a un effet sur notre vie. Cela nous place sous l’obligation de reconnaître Son autorité et de croire en Son Fils Jésus Christ, qui est venu sur la terre et est mort sur la croix pour nous racheter de nos péchés, afin que nous puissions mener une vie qui plaise à Dieu et Le glorifie.

D’après « The Good Seed » juin 2020

 

CORONA 18

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CORONA 18

Un sacerdoce royal

Avec Corona 17, nous avions considéré le service d’adorateurs donné aux croyants pendant la période de la grâce, laquelle s’étend de la Pentecôte à l’enlèvement de l’Église. Si nous servons Dieu en L’adorant, nous devons aussi Le représenter dans ce monde en tant « qu’ambassadeurs pour Christ » (2 Cor. 5. 20). L’attitude de trois hommes guéris par le Seigneur Jésus nous enseigne à ce sujet. Le premier est chassé du temple à Jérusalem à cause de son témoignage. Le Seigneur vient à sa rencontre, Se révèle à lui et, sans attendre, cet homme dit : « Je crois, Seigneur ! Et il lui rendit hommage » (Jean 9. 38) ; la première chose à faire en présence du Fils de Dieu est de L’adorer. Le second se trouve en Marc 5. 19 : un démoniaque, délivré et guéri, doit retourner dans sa maison, et raconter « tout ce que le Seigneur lui a fait ». Le troisième est Bartimée, auquel Jésus dit : « Va, ta foi t’a guéri ; et aussitôt il recouvra la vue, et il le suivit dans le chemin » (Marc 10. 52). Premièrement, connaître le Seigneur et L’adorer, ensuite rendre témoignage de Lui et Le suivre dans le chemin qu’Il nous a tracé en passant « de lieu en lieu, faisant du bien » (Act. 10. 38). Autrefois, le peuple d’Israël devait représenter « l’Éternel Dieu » au milieu des autres nations en étant « un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 6). Par la lecture des Écritures, nous apprenons que ce peuple n’a pas suivi l’Éternel mais s’est attaché aux idoles. À cause de cela, les Juifs furent emmenés à Babylone pour soixante-dix ans. Sous Cyrus, roi de Perse, ils revinrent en petit nombre pour réédifier le temple et restaurer le culte au seul vrai Dieu. Un peu plus d’un siècle avant leur déportation, Ésaïe avait prophétisé à l’endroit du Messie à venir en ces termes : « C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël; je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (És. 49. 6). Deux mille huit cents ans après cette prophétie, le règne glorieux de Christ, annoncé par plusieurs prophètes, n’est pas encore venu. Et pourtant le Messie est venu en la Personne de Jésus, que les Juifs et les Romains ont mis à mort. Tout ce qui Le concernait avait été annoncé à l’avance, aussi bien Ses souffrances que les gloires qui suivraient. Le peuple d’Israël retrouvera un jour son rôle de témoin pour Dieu dans ce monde, quand le Seigneur « fera germer » dans le cœur de ce peuple « la justice et la louange devant toutes les nations » (És. 61. 11). Présentement, ce service est donné aux chrétiens nés de nouveau et associés à Christ glorifié dans le ciel mais rejeté du monde. Sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, ils sont « une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui les a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 9). Il est important de considérer l’appel des fils d’Israël à être une nation sainte, et de prendre conscience qu’ils ont perdu pour un long temps cette place dans le monde à cause de leur incrédulité – il est important de réaliser cela pour en tirer une leçon pratique, nous qui avons été séparés du monde pour servir Christ qui est « une lumière des nations », le salut de Dieu « jusqu’au bout de la terre ». C’est Lui qui, avant de quitter Ses disciples, leur a donné une mission : « Allez donc, et faites disciples toutes les nations » (Mat. 28. 19). Unis à Lui, sur un terrain nouveau, avec une vie nouvelle, « Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, —Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5. 20). Quelle mission glorieuse !… être Ses représentants, mais quelle responsabilité ! Si nous avons le privilège d’adorer le Père et le Fils en esprit et en vérité, nous avons le devoir, comme ambassadeurs pour Christ, de dire à ceux que le Seigneur place sur notre route : « si tu connaissais le don de Dieu » (Jean 4. 10) et celui qui m’a parlé, qui m’a appelé et m’a rendu juste devant Dieu. En considérant la bénédiction d’appartenir à Christ, sachant qu’Il nous laisse sur la terre pour Le représenter, nous avons le devoir d’annoncer Son glorieux salut pendant qu’il en est temps. Le nom de Jésus attire les uns et fait fuir les autres. Les croyants sont « une odeur de mort pour la mort, et… une odeur de vie pour la vie (2 Cor. 2. 16) ; malgré cela, nous ne nous découragerons pas. Tous ne sont pas appelés à partir en mission au loin, mais cette mission commence dans nos maisons, et dans notre voisinage. Savoir dire : « Seigneur Jésus, ouvre-moi des portes ». Ne craignons pas de saisir les occasions pour indiquer le seul chemin qui mène au ciel. Ce sera à un passant en quête d’un renseignement, à un vendeur sur le marché, à son médecin, ou par interactions virtuelles. N’ayons pas peur des arguments moqueurs de certains, ou de la détresse d’autres, car notre Seigneur, le Maître de la moisson, a dit : « ne soyez pas à l’avance en souci de ce que vous direz, et ne méditez pas votre discours ; mais tout ce qui vous sera donné en cette heure-là, dites-le ; car ce n’est pas vous qui parlez, mais l’Esprit Saint » (Marc 13. 11). Pour apporter le grand message du salut, il faut se nourrir de la Parole de Dieu. Alors nous pourrons tirer de « notre trésor des choses nouvelles et des choses vieilles » (Mat. 13. 52). Un coffre à bijoux ne peux contenir que ce que nous mettons dedans ! Pour convaincre, il faut être convaincu soi-même. On ne nagera jamais si l’on ne se jette à l’eau, mais il est bon de sentir sa faiblesse pour laisser le Seigneur nous guider. S’il est important que tous doivent prendre conscience de leur état de perdition devant Dieu, il est fondamental d’apporter la croix de Christ en annonçant la bonne nouvelle du salut, en étant motivé par la voix prophétique : « Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes choses » (Rom. 10. 15 ; És. 52. 7).

Que ne puis-je, ô mon Dieu, Dieu de ma délivrance,
Remplir de ta louange et la terre et les cieux,
Les prendre pour témoins de ma reconnaissance,
Et dire au monde entier combien je suis heureux !

Hymnes et Cantiques, numéro 90

CORONA 17

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CORONA 17

Des sacrificateurs (prêtres) pour son Dieu et Père

Lorsque le Seigneur Jésus rencontra la Samaritaine au puits de Sichar, Il lui révéla une vérité merveilleuse. Elle voulait savoir comment, et où, il fallait adorer Dieu. Ce ne serait plus sur une montagne de Samarie, ni à Jérusalem, mais « en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 23). En révélant cela, le Seigneur anticipait Sa mort, Sa résurrection et la nouvelle relation qui existerait entre ceux qui viendraient à croire en Lui. Le matin de Sa résurrection, dans le jardin près du tombeau ouvert, Jésus dit à Marie de Magdala : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17). Qui donc étaient Ses frères sinon ceux qui croient en Lui ? car : « quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur » a dit le Seigneur (Marc 3. 35).
Quarante jours plus tard, Jésus conduit Ses disciples à Béthanie et, les ayant bénis, Il est élevé dans le ciel. « Et eux, lui ayant rendu hommage, s’en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu » (Luc 24. 52). Ils offraient « à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15). Une nouvelle famille était présente sur la terre, composée de ceux qui ont reçu le Seigneur dans leur cœur, qui croient en Son nom, et qui ont « le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1. 12). Quelques jours plus tard, les rachetés sont cent-vingt, puis trois mille, puis une foule (Act. 1. 15 ; 2. 41 ; 6. 7). Ensuite les apôtres, de la part du Seigneur, enseignèrent tout ce qui concerne la foi (Jude v. 3) ou, la voie du Seigneur (Act. 18. 26).
L’apôtre Paul a développé les grands thèmes concernant le salut, cette vie nouvelle en Christ. Il a aussi exposé le mystère suivant : l’Église est tirée du monde et liée à Christ, elle est vue comme Son corps sur la terre, et Il en est la tête glorifiée dans le ciel. Paul a aussi été l’instrument dans la main de Dieu pour démontrer la grâce offerte aux nations, pour expliquer la résurrection des saints, leur enlèvement, et les choses à venir pour ce monde. L’apôtre Pierre le rejoint sur l’ensemble, et expose dans sa première épître, l’aspect nouveau de la sacrificature, ce sacerdoce saint, comparé à un édifice. Christ en est la pierre de fondement, et les saints sont vus comme des pierres vivantes, édifiées « en une maison spirituelle… pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 3 à 5). Tous ceux qui ont été sanctifiés « par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 10), ont la possibilité d’adorer Dieu d’une façon entièrement nouvelle :
En esprit, en contraste avec les agneaux, les offrandes de gâteaux et les parfums, offerts sur un autel de pierres, puis d’airain ou d’or jusqu’à la descente du Saint Esprit, à la Pentecôte.

En vérité, c’est-à-dire avec « des cœurs vrais, en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 22). « Nous rendons culte par l’Esprit de Dieu, et nous glorifions dans le christ Jésus » (Phil. 3. 3), nous apportons des offrandes spirituelles, le fruit des lèvres. Elles sont en accord avec la Parole de Dieu, car « ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17).
Sous l’ancienne alliance, seul le souverain sacrificateur pouvait entrer dans le lieu très saint, une fois par an et avec du sang et de l’encens. Il y entrait une première fois, pour faire propitiation pour lui-même et pour sa maison avec le sang d’un taureau, et une seconde fois avec le sang d’un bouc, à cause des péchés du peuple d’Israël, et pour la purification des lieux saints. Tout devait être purifié : « il apportera le sang au-dedans du voile,… et il fera propitiation pour le lieu saint, le purifiant des impuretés des fils d’Israël et de leurs transgressions, selon tous leurs péchés ; et il fera de même pour la tente d’assignation, qui demeure avec eux au milieu de leurs impuretés…. Et quand il aura achevé de faire propitiation pour le lieu saint, et pour la tente d’assignation, et pour l’autel, il présentera le bouc vivant » (lire : Lév. 16. 1 à 20). C’était aussi une image de ce qui devait arriver par l’œuvre de Christ sur la Croix.
Sur la croix, « quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli » (Jean 19. 30) ; « Et Jésus, ayant encore crié d’une forte voix, rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas » (Mat. 27. 50). L’accès à Dieu nous est ouvert ! Ensuite, « Christ… avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, (le ciel même) ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12). L’œuvre de la rédemption, c’est-à-dire, celle de notre rachat, est accomplie pour toujours !
Notre Seigneur Jésus-Christ entonne la louange dans l’assemblée selon qu’il est écrit : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges » (Héb. 2. 12 ; Ps. 22. 22). « Il n’a pas honte de nous appeler frères », « car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb.10. 14). Les croyants peuvent dire avec reconnaissance : « nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 10).
La Cène du Seigneur, célébrée encore chaque dimanche par de nombreux rachetés dans ce monde, est un moment unique pour apporter un culte en esprit et en vérité. Se souvenir de la mort du Seigneur en racontant à son Père toute Sa gloire, quelle part bénie ! (Gen. 45. 13).
En plus de sa reconnaissance d’être « racheté par le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19), l’adorateur trouvera « dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes », nombre de gloires de Christ à présenter à Dieu le Père. Ce que le Fils a été en grâce, en amour, « étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » est démontré dans les Écritures. « Elles rendent par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (Luc 24. 44 ; Phil. 2. 8 ; 1 Pier. 1. 11).
Le Seigneur Jésus est venu nous chercher où nous étions, nous arrachant des ténèbres morales de ce monde, pour nous transporter dans Son royaume, dans Sa merveilleuse lumière. En attendant d’être introduits dans Sa gloire, nous chantons : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (19)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (19)

 

Ne méprise donc pas le châtiment du Tout-puissant. Car c’est lui qui fait la plaie et qui la bande ; il frappe, et ses mains guérissent. Job 5. 17 et 18.

LA DISCIPLINE DU PÈRE ENVERS SES ENFANTS

Un paysan, au Chili, avait une fois un poulain très sauvage, qui ne se laissait absolument pas prendre au lasso. Il quittait parfois le domaine de la ferme et vivait dans la montagne en sauvage.
Après une de ces longues périodes, le fermier fut une fois réveillé au milieu de la nuit par les aboiements du chien. Il pouvait entendre le piétinement d’un animal autour de la maison. Quand il se leva, il trouva, à son grand étonnement, son poulain rebelle. Il s’était visiblement, au cours d’une de ses expéditions, planté un éclat dans le sabot, et cela était très douloureux et handicapant. Mais le poulain savait où il pouvait trouver le secours et la guérison. Et effectivement, l’animal se laissa approcher par le paysan, qui trouva rapidement le corps étranger et put l’enlever.
Ce poulain ressemble à l’homme qui est indifférent à Dieu et poursuit sa vie loin de lui, pour faire sa propre volonté et pouvoir laisser libre cours à ses passions. Parce qu’il ne veut pas écouter la voix de Dieu, il peut arriver un jour où Dieu lui parlera par une écharde, par exemple par des conséquences douloureuses de sa vie de propre volonté. Dieu se sert de ce moyen afin que l’homme soit réveillé, se tourne vers Dieu et croie au Seigneur Jésus et à son œuvre de rédemption. Il fera alors l’expérience de la manière dont Dieu, de sa main puissante et pleine de bonté, lui donnera le salut aussi.
Et quand il s’agit des enfants de Dieu, s’ils s’éloignent de lui et tombent dans le péché, à eux non plus leur Père céleste, parce qu’il les aime, n’épargnera pas la discipline (Héb. 12. 4 à 11). Il s’occupe alors d’eux, parfois même de manière forte, afin qu’ils retrouvent la joie de la communion avec lui.

D’après Der Herr ist nahe Juillet 2020

 

J’étais devenu misérable, et il m’a sauvé. Ps. 116. 6.

LE GRAND CHANGEMENT DE DIRECTION

Un ancien soldat parle de sa vie : Je sentais en moi un grand vide, un vide tel que je tombai dans une profonde dépression. Je n’attendais rien de la foi chrétienne. Pour moi, Dieu n’existait pas comme une personne. Ce qui importait, c’était uniquement ce qui permet à l’homme d’exister : l’air, le soleil, l’eau et la nourriture. Jésus Christ prêchait l’amour. Mais il n’était qu’un homme. La Bible n’est qu’un livre comme un autre : on peut la classer dans la littérature d’imagination.
Je faisais mon service militaire. Après une soirée dans le bar du régiment, un camarade a commencé à me parler de Jésus Christ. Bien que j’aie été un peu pris de vin, j’ai commencé à penser à cela pendant la nuit. Le lendemain, je suis parti à la maison pour le week-end, en faisant du stop. Pendant le trajet, mon conducteur m’a invité à boire un café.
Quand nous sommes entrés dans un café tenu par des chrétiens, une courte méditation se terminait juste. Nous avons parlé avec le prédicateur ; et ce qu’il m’a dit m’a beaucoup touché. Il m’est apparu clairement que Dieu m’appelait, car je ne croyais pas au hasard. Tout à coup j’ai compris, et j’ai accepté que je devais changer complètement.
Par la suite j’ai souvent parlé de l’évangile avec mon camarade. Nous sommes allés ensemble, chaque semaine, à l’étude biblique. J’ai commencé aussi à aller aux réunions chrétiennes dans mon village, et quelques mois plus tard j’ai été baptisé.
Le Seigneur Jésus m’a complètement transformé, moi et toute ma vie. Maintenant cela fait plus de trente ans que je Lui appartiens. Et bien que la vie n’ait pas été toujours facile pour moi, je ne regrette rien.

D’après Die gute Saat Juin 2020

Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix, selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut. Luc 2. 29 et 30.

REPOSE EN PAIX

Dans l’exposition relative à Constantin, en 2007, à Trêves, il y avait beaucoup à voir sur la vie, l’œuvre et l’influence de cet empereur romain. Alors que les chrétiens, sous ses prédécesseurs, avaient toujours été persécutés, il se produisit un tournant sous Constantin le Grand. En l’année 313, il publia, avec un co-empereur, l’édit de tolérance de Milan, qui assurait aux chrétiens la libre pratique de leur religion. Et Constantin lui-même vint à la foi chrétienne.
La liberté nouvellement acquise, de reconnaître officiellement la foi chrétienne, a laissé des traces dans l’histoire. Cela nous fait penser, non seulement aux nombreuses églises, mais aussi aux inscriptions funéraires. Aussi, dans le cadre de cette exposition, on a pu voir une série d’inscriptions funéraires de ces premiers chrétiens.
Il y en a où le nom de Christ est littéralement présent. Ou bien, il y a des symboles chrétiens, comme par exemple une colombe. Mais il y en a aussi qui disent simplement : « Hic pausat in pace », ou « Hic quiescet in pace » – toutes deux signifiant : Repose en paix.
De telles inscriptions sont-elles clairement chrétiennes ? La direction scientifique de l’exposition y donne une réponse positive : Cette formulation n’est typique que des tombes chrétiennes, elle ne se trouve absolument pas dans des inscriptions de tombes païennes – et elle ne correspond pas non plus à la représentation que les païens se font de l’au-delà.
Oui, mourir en paix et reposer en paix, comme les premiers chrétiens,- ceux-là seuls le peuvent, aujourd’hui aussi, qui ont vu le salut de Dieu, et qui connaissent Jésus Christ comme leur Sauveur. Le chrétien sait que, lorsqu’il meurt, il va dans le paradis (cf. Luc 23. 43 ; Phil. 1. 23).

D’après Die gute Saat Juin 2020

 

Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles. 2 Cor. 5. 17.

UN NOUVEAU DÉPART

– Je souhaiterais pouvoir partir sur la lune et là, recommencer une vie depuis le début. C’était un homme encore tout jeune qui disait cela. Et en fait, chaque humain a regretté des actes ou des périodes entières de sa vie, mais en constatant avec peine que ce qui s’est passé ne peut pas être effacé.
– Si on pouvait faire table rase et tout recommencer ! – Mais la pendule ne peut pas tourner à l’envers. Et cela ne nous aiderait d’ailleurs pas beaucoup. Nous-mêmes resterions inchangés et ferions encore des fautes, sinon les mêmes, mais d’autres que nous regretterions autant.
Retourner le problème ne peut pas le résoudre, et même si nous pouvions remonter le temps, cela ne nous aiderait pas. Le nouveau départ, après lequel tellement de personnes soupirent, devrait être beaucoup plus radical. Mais il est tout à fait pour nous hors d’atteinte.
C’est du moins ce qu’il semble. Mais notre citation biblique parle d’une nouvelle création. Ce nouveau commencement se fait dans le cœur de l’homme. Il doit y avoir un changement complet dans sa relation avec Dieu. Tous les développements négatifs de notre vie ont leur origine dans le fait que nous nous sommes éloignés de Dieu et que nous n’avons pas écouté sa voix. Mais pour celui qui met toute sa confiance en Jésus Christ, tout devient nouveau. Les mots « en Christ » figurent alors comme titre sur toute sa vie. Et cela signifie : une heureuse relation avec Dieu, et la puissance de Dieu qui, hors des ruines d’une existence terrestre, fait sortir une vie digne d’être vécue.
Lisez donc dans la Bible les nombreux récits encourageants, de personnes qui ont rencontré le Seigneur Jésus et ont passé par cette nouvelle naissance radicale.

D’après die gute Saat Juin 2020

 

Il continua son chemin tout joyeux. Act. 8. 39.

DÉCEPTION

Les gens ont besoin de vacances – d’un changement de la vie trépidante et des soucis de la vie professionnelle. Mais, où que ce soit que les vacances nous emmènent, il y a toujours le risque de trop en attendre. Celui qui croit que ses vacances amélioreront durablement son état d’esprit, et cela, peut-être non seulement pour lui-même mais aussi pour les conditions dans lesquelles il vit – sera presque toujours déçu.

Des travaux de construction à côté de l’hôtel, la plage pleine d’ordures ou une nourriture insipide font rapidement baisser l’enthousiasme. Et même s’il n’y a rien à critiquer, les aspirations profondes de notre cœur ne peuvent pas être étanchées même par les plus belles vacances. Les anciens sages, Sénèque et Socrate ont déjà donné leur pensée là-dessus.
« Tu t’étonnes, comme si on ne l’avait jamais entendu, de ne pas avoir réussi, par ton long et lointain voyage à travers les multiples paysages, à effacer le trouble de tes pensées et ton découragement ? C’est ta manière de penser que tu dois changer, non pas les lignes du ciel ». (Sénèque).
« Comment t’étonnes-tu que ton voyage ne t’ait servi à rien ? N’es-tu pas toi-même ce que tu traînes çà et là ? Ce qui te pousse en avant, est directement en toi ». (Socrate).
Ces grands penseurs pouvaient exposer le problème, mais pas sa solution. Celle-ci, nous la trouvons dans le récit de l’ambassadeur d’Éthiopie. Ce ministre avait fait le voyage vers Jérusalem pour trouver la paix intérieure, mais en vain. En s’en retournant, il rencontra quelqu’un (Philippe, l’évangéliste) qui pouvait l’aider et le diriger vers Jésus Christ, le Sauveur. Alors, pour lui, tout changea ! Et alors seulement, « il continua son chemin tout joyeux » (Act. 8. 39).

D’après die gute Saat Juillet 2020

 

Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ! 2 Cor. 5. 17.

RENDRE LE BIEN POUR LE MAL

Pendant la guerre de Sécession, aux États-Unis, vivait en Pennsylvanie le prédicateur Peter Miller. Il était très apprécié dans sa congrégation. Mais il avait un voisin qui le haïssait et lui faisait beaucoup de mal. Ce voisin fut un jour emprisonné et, dans la ville de Philadelphie, condamné à mort pour cause de trahison. Quand le jugement fut connu, Miller se mit immédiatement en route pour aller vers le Général Washington, qui devint plus tard le premier Président des États-Unis.
Miller plaida vivement en faveur du condamné à mort, mais Washington répondit : – Je regrette, mais je ne peux pas faire grâce à votre ami. – Mon ami ! s’écria Miller. Mais cet homme est le pire ennemi que j’aie au monde. – Comment ? demanda Washington tout surpris. Vous avez fait 100 kilomètres à pied pour sauver la vie de votre ennemi ? Alors la chose est différente. A cause de vous il sera gracié.
Miller reçut le document procurant la grâce, et se remit en route à pied pour parcourir les quarante kilomètres jusqu’à l’endroit où, l’après-midi suivant, le jugement était prévu, et pour l’empêcher. Il y arriva juste à temps. Le condamné le reconnut et lui cria avec amertume : Ah, Miller, tu es venu de si loin pour te venger et me voir pendre ? Quel fut son étonnement, quand Miller produisit le document qui lui donnait la vie !
Bien plus grand encore est l’amour de Dieu qui nous offre, à nous, Ses ennemis, la grâce et la vie. Mais pour cela Il a dû donner Son propre Fils bien-aimé afin qu’Il meure pour nous. Refuser cette offre serait le pire des péchés.

D’après die gute Saat Juillet 2020

 

J’ai fait de grandes choses : je me suis bâti des maisons, je me suis planté des vignes, je me suis fait des jardins et des parcs … Je me suis fait des réservoirs d’eau. Éccl. 2. 4 à 6.

LA CONCLUSION DE QUELQU’UN QUI A BIEN RÉUSSI

Cela devait être un homme qui réussissait bien, pour avoir non seulement fait des plans, mais aussi avoir pu les réaliser ! Combien de gens ne peuvent que rêver avoir de telles possibilités ! Plus d’un emploierait volontiers sa force et son temps pour pouvoir vérifier ses capacités artistiques et mettre à exécution ses conceptions de la beauté, et pour attirer sur soi les regards émerveillés des autres gens.
L’entrepreneur actif dans ce passage se nomme lui-même « le Prédicateur ». De la description de sa vie qu’il donne lui-même, on déduit qu’il n’est autre que le roi Salomon du royaume d’Israël d’antan (cf. ch. 1. 12). Cet homme, non seulement mettait à profit des possibilités presque illimitées, mais il voulait aussi communiquer les résultats de cette série d’essais aux autres pour leur profit.
A quelle conclusion arrive donc Salomon, ce roi immensément riche ? : – « Tout était vanité et poursuite du vent, et il n’y en avait aucun profit sous le soleil » (ch. 2. 11).
L’homme a bien parlé, pourrait-on penser, mais comment puis-je l’appliquer ? Salomon a pourtant raison : Lorsque nous, comme humains, n’avons que des buts sur le monde visible « sous le ciel », notre vie, tôt ou tard, deviendra immanquablement ennuyeuse et vide. Pensons donc aussi à ce qu’il y a après la vie : l’éternité !
Mais le Prédicateur a encore quelque chose à dire ; c’est en même temps la conclusion de ses observations : « Crains Dieu, et garde ses commandements ; car c’est là le tout de l’homme » ch. 12. 13). Cela est tout autre que la satisfaction de soi. Cela signifie : – Rechercher la volonté de Dieu est un gain – maintenant et pour toujours !

D’après die gute Saat Juillet 2020

 

Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. 1 Tim. 1. 15.
Le Seigneur … est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. 2 Pier. 3. 9.

SAUVETAGE EN MER

Dans mon bateau gonflable je me laisse bercer par les vagues. Je jouis de la mer, du soleil et de l’espace, pendant que les gens se pressent sur la plage. Pourtant, tout à coup, plusieurs personnes accourent dans ma direction en gesticulant. J’en comprends tout de suite la raison : les vagues sont de plus en plus fortes, et le courant me pousse vers la pleine mer. J’appelle au secours, mais le tumulte de la mer éteint ma voix – Je suis perdu !
Toutefois, le surveillant de la plage s’est rendu compte de mon péril et en a informé le veilleur de la côte. Celui-ci estime ma situation tellement dangereuse qu’un hélicoptère de sauvetage décolle de la plage. Pendant que, au-dessus de ma tête, ses pales battent l’air avec bruit, un sauveteur se laisse descendre au bout de sa corde, m’empoigne et me fixe le gilet de sauvetage. Dix minutes plus tard, je suis en sécurité sur la plage : je suis sauvé !
Perdu et sauvé – deux notions qui, par cet épisode, apparaissent clairement devant nos yeux. Il en est de même dans le sens figuré : celui qui reste indifférent devant son Créateur et ne se soucie pas de Sa volonté, ou même se dresse sciemment contre Dieu, s’éloigne toujours plus de Dieu. Il a devant lui la menace de la perdition. C’est ce qui nous est arrivé à tous. Mais il y a salut pour lui, car Jésus Christ « est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10).
La seule chose nécessaire, c’est que je reconnaisse mon état de misère, que je saisisse la main secourable de Jésus Christ, et me laisse sauver par Lui.

D’après die gute Saat Juillet 2020

 

En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. Jean 5. 24.

REFUSER LES DOUTES

Quiconque croit au Seigneur Jésus Christ reçoit le pardon de ses péchés et le salut éternel.
Il y a cependant des personnes qui se demandent si elles ne pourraient pas, après tout, être perdues. Elles n’osent pas réprimer ces doutes par un non décisif. Ces gens sont conscients que leur vie de foi n’est pas sans manquements, et qu’ils ne sont pas sans péchés, même comme chrétiens. Et cela leur suggère des doutes au sujet de leur salut éternel.
Qu’est-ce que Dieu dit dans sa Parole à ce sujet ? – « Les dons de grâce et l’appel de Dieu sont irrévocables» (Rom. 1. 29). Dieu ne retirera pas un don qu’Il a une fois donné ! La vie éternelle est un don de grâce donné à quiconque change de pensée et de façon de vivre, en se tournant vers Dieu et en croyant en Jésus Christ.
« Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5. 11). Christ est la source de cette vie que le croyant possède en Lui, et non en soi-même. Elle ne peut donc pas être perdue. Jésus Christ est « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5. 20). Christ et notre vie nouvelle sont donc inséparablement liés.
Jésus lui-même a dit au sujet de ceux qui lui appartiennent : « Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent ; moi je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main de mon Père » (Jean 10. 27 à 30).

D’après The good Seed Avril 2020

 

Et l’homme et sa femme se cachèrent de devant l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Gen. 3. 8.
L’Éternel est dans le palais de sa sainteté… ses yeux voient, ses paupières sondent les fils des hommes. Ps. 11. 4.

SE CACHER DE DEVANT LE REGARD DE DIEU

Vers 1800, dans un village de France, il y eut un réveil spirituel. Un habitant de ce village, à l’époque, raconte :
– Quand j’étais encore jeune, j’étais intrigué par ce qui se passait dans le village. Tôt le matin, et tard le soir, des hommes et des femmes s’en allaient, par petits groupes, dans une clairière dans la forêt. Je décidai d’aller voir si ce que les gens disaient était vrai. J’y partis un peu plus tard afin de ne rencontrer personne sur mon chemin. J’avais l’intention de rester derrière un arbre, mais assez près pour ne pas manquer ce qui se dirait ou se ferait pendant ces réunions.
Le prédicateur tira son message du livre de la Genèse et, à voix haute, parla d’Adam, l’homme qui évitait Dieu en se cachant derrière les arbres du jardin d’Éden. Tout à coup, emporté par son sujet, il s’écria : – Il y a ici quelqu’un qui se cache derrière un arbre, en s’imaginant que Dieu ne peut pas le voir et en refusant de faire la paix avec Dieu.
Comme frappé par la foudre, je pensai que le prédicateur m’avait vu et parlait de moi. Je ne pouvais m’enfuir et, convaincu de péché et d’être perdu, je m’agenouillai derrière l’arbre, suppliant Dieu d’avoir pitié de moi, le pécheur que j’étais.
Il est impossible de fuir loin du regard de Dieu. Il connaît tout de nous (cf. Ps. 139) et nous avons à Lui rendre compte. Mais, la bonne nouvelle, c’est que Dieu nous aime tels que nous sommes, et qu’Il désire établir avec nous une relation de confiance sur la base du pardon qu’Il donne à tous ceux qui se repentent. Et alors la paix fera fuir la peur et la culpabilité.

D’après The good Seed Juin 2020

QUELQUES MANIÈRES DIFFÉRENTES DE DONNER

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QUELQUES MANIÈRES DIFFÉRENTES DE DONNER

 

1. La manière irréfléchie. Donner à tort et à travers, à tout ce qui se présente, sans s’enquérir de la valeur de l’œuvre ou des personnes auxquelles on donne.
2. La manière impulsive. Donner sous l’impression de la pitié, de la sensibilité ou de l’affection, subitement éveillées – mais sans beaucoup de réflexion.
3. La manière paresseuse. Se joindre à un effort collectif pour ramasser des fonds pour de bonnes œuvres, efforts traduits par des ventes, des concerts, des fêtes quelconques.
4. La manière du sacrifice. Renoncer à certains objets de luxe et en donner le prix à Dieu. Ceci conduit souvent à l’ascétisme et à l’orgueil spirituel.
5. La manière systématique. Mettre à part, comme une offrande à Dieu, une portion définie de nos gains ou revenus : le dixième, le cinquième, le quart ou la moitié, selon les charges que l’on a ou que l’on n’a pas. Ceci s’adapte à tout le monde, riches et pauvres. Et si cette « manière » était pratiquée, l’œuvre de Dieu en recevrait un élan considérable.

« Que, chaque premier jour de la semaine, chacun de vous mette de côté, chez lui, sur ce qu’il aura gagné, … pour… des collectes » (1 Cor. 16. 2).

D’après la Bonne Revue 1922

 

POURQUOI FAITES-VOUS DE LA PEINE ?

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POURQUOI FAITES-VOUS DE LA PEINE ?

 

 

Il est une tendance funeste qui paralyse maintes qualités aimables et précieuses. Je veux parler de la facilité avec laquelle, sans le vouloir, presque sans le savoir, nous faisons de la peine. Parfois, un geste, un mot à double sens, une allusion maladroite, nous échappent et vont frapper comme une flèche une personne qui se sent directement atteinte et à laquelle, pourtant, nous n’avions pas songé.
Que de mal on peut faire en s’abandonnant ainsi à des écarts dans la conversation ! On veut faire de l’esprit, ou paraître mieux renseigné que d’autres.
« Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? » (Mat. 26. 10) dit le Seigneur Jésus, en présence de ses apôtres incriminant l’action si noble, si élevée, d’une femme pauvre offrant à Christ ce qui pour elle avait une réelle valeur, un vase de parfum.
Quelle douceur dans le ton avec lequel ces paroles furent prononcées ! Néanmoins, dans la pensée de Christ elles comportaient un sérieux reproche.
De tout temps, il s’est trouvé des gens pour faire de la peine !… Est-ce bien possible ?
Faire de la peine – c’est-à-dire troubler dans son cœur, et souvent dans son âme, un humain qui vit à nos côtés et que, peut-être, un même toit abrite…
La moquerie est l’une des causes de peine les plus fréquentes et les plus faciles – et combien dangereuse ! C’est un dard empoisonné qui laisse souvent un âpre venin dans le cœur, qu’il blesse plus profondément qu’on ne le croit généralement… Nombreux sont les chagrins et les peines qu’elle cause.
On fait de la peine par la rudesse à des natures craintives, et l’on court le risque de les rendre dissimulées.
Que dire de l’effet déplorable de la mauvaise humeur ? En s’y laissant aller, on fait assurément de la peine. La mauvaise humeur nous abaisse, nous fait sortir de nous-mêmes, nous porte à manquer d’égards, nous rend parfois injustes.
On fait de la peine par l’injustice qui accompagne toujours les jugements sommaires et tranchants qui froissent, et que ressentent profondément ceux qui en sont les objets ou les victimes…
Ne nous arrive-t-il pas, hélas ! de faire de la peine à ceux que nous aimons le plus, nous retranchant derrière cette excuse absurde et inadmissible, que nous n’avons pas à nous gêner avec ceux qui nous touchent de près…
Quand les rouages grincent, une goutte d’huile remet les choses en ordre. L’amour est la goutte d’huile qui aplanit ou adoucit les difficultés. Ayez-en toujours une provision dans vos cœurs, et servez-vous-en chaque fois que vous la voyez nécessaire.
« Par amour, servez-vous l’un l’autre » (Gal. 5. 13).

 

D’après la Bonne Revue 1931