SÉRÉNITÉ

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La piété, avec le contentement, est un grand gain. 1 Tim. 6. 6.
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. Phil. 4. 4.

 

SÉRÉNITÉ

 

Je garde le souvenir d’une chrétienne âgée, veuve, séjournant dans une maison de retraite. Sa foi était simple et vivante. Elle connaissait le poids du handicap lié à son âge, et avait même perdu la vue des deux yeux. Malgré ces difficultés, elle montrait une grande sérénité intérieure : c’était le contentement, la satisfaction quotidienne, dont il est question ci-dessus. Être content, direz-vous, c’est possible quand tout va bien, mais quand viennent de tels ennuis… Et ne sommes-nous pas, souvent, mécontents pour bien moins que cela  ?
Pour être contents, nous avons en effet besoin d’une grâce particulière, et elle n’est pas en nous. Le verset ci-dessus donne la clé pour la trouver. Elle accompagne la piété, une relation étroite, entretenue, avec Dieu connu comme Père, et avec Jésus Son Fils, qui nous L’a révélé – relation faite de confiance, parce que nous savons qu’Il nous aime et veut notre bien. Nous prenons donc de Sa main ce qu’Il nous donne. Et ce qu’Il nous donne, c’est tout ce dont nous avons besoin. Voilà le contentement qui va de pair avec la piété.
Nous pouvons aussi parler à Dieu, Le prier, L’écouter jour après jour en lisant Sa Parole. L’apôtre Paul, souffrant dans son corps, a entendu le Seigneur lui dire : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12. 9).
Dieu veut nous apprendre à être satisfaits : « J’ai appris à être content », écrit Paul (Phil. 4. 11). Pour cela, restons en communication avec Dieu, moment après moment, la force vient de Lui.

D’après la Bonne Semence Juillet 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

CŒURS INQUIETS

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L’inquiétude dans le cœur d’un homme l’abat, mais une bonne parole le réjouit. Prov. 12. 25.
Rejetez sur Dieu tout votre souci, car il prend soin de vous. 1 Pier. 5. 7.

 

CŒURS INQUIETS

 

Les occupations de la vie actuelle produisent beaucoup de stress, et nous font souvent perdre notre sérénité. Notre société occidentale recherche une bonne qualité de vie et lutte pour améliorer le bien-être et la sécurité, mais cela n’empêche pas l’inquiétude générale de grandir. La plupart de nous vivons plus aisément que nos parents, pourtant nous sommes facilement agités et anxieux, toujours en quête de sécurité et de confiance. Avoir l’esprit en paix est le plus grand bienfait que nous puissions souhaiter. Peut-on trouver cela dans un monde troublé ? Bien des personnes essayent d’atteindre cette paix de l’âme et de l’esprit par leurs propres moyens, mais en vain : rien de ce monde ne remplit le vide de l’âme. « Notre cœur est inquiet tant qu’il ne repose pas en Dieu », a écrit Saint Augustin.
Jésus seul apporte la réponse efficace à l’inquiétude : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Venir à Jésus Christ, c’est recevoir cette invitation pour moi-même, croire qu’Il est puissant pour me délivrer du vide, des interrogations et des tourments de mon âme. Le laisser prendre les commandes de ma vie, voilà le véritable antidote à l’inquiétude.
« Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » (Jean 14. 27).

D’après la Bonne Semence Juillet 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

LES CHRÉTIENS

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Ce fut à Antioche premièrement que les disciples furent nommés chrétiens. Act. 11. 26.

 

LES CHRÉTIENS

 

Le mot « « chrétien » » signifie « « disciple de Christ ». A Antioche, une ancienne métropole où l’on parlait le grec, ce nom fut donné à ceux qui reconnaissaient Jésus comme le Christ, le Sauveur envoyé par Dieu. Il a apporté « la grâce et la vérité », mais les hommes l’ont rejeté et crucifié. Dieu, cependant, L’a ressuscité et L’a reçu dans le ciel. Depuis ce moment-là, Il a été prêché dans le monde entier.
Il y a peu de chances que ce soit les Juifs qui aient donné aux disciples de Jésus de Nazareth le nom de « chrétiens », car eux-mêmes attendaient leur Christ, mot grec qui traduit le mot hébreu « Messie », qui avait été annoncé par les prophètes. Mais ils ont refusé de reconnaître le Messie dans la Personne de Jésus.
Pendant ce temps, l’évangile s’était répandu au-delà des frontières d’Israël. De nombreuses personnes des contrées environnantes l’ont entendu et beaucoup l’ont cru. Ces croyants, qu’ils aient été d’origine juive ou de nations païennes, furent appelés « chrétiens » par les habitants du pays où ils vivaient.
Ce titre fut probablement utilisé aussi, avec mépris, pour ceux qui, comme chrétiens, adoraient comme leur Dieu Celui qui avait été crucifié. Mais quel titre d’honneur pour les disciples de Christ !
Depuis des siècles, le terme « chrétien » désigne, d’une façon générale, d’innombrables personnes, quoiqu’il ait perdu beaucoup de sa signification au cours du temps. Ceux qui ont été rachetés par Christ devraient porter ce nom d’une manière digne de Lui, en Le suivant réellement.
« Si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom » (1 Pier. 4. 16).

 

D’après « The Good Seed » juillet 2020

 

LE PÉCHÉ : UN OBSTACLE POUR VENIR À DIEU

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Vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre Dieu. És. 59. 2.

 

LE PÉCHÉ : UN OBSTACLE POUR VENIR À DIEU

Des glissements de terrain, des éboulis et des avalanches, causés par d’incessantes pluies torrentielles dans les contrées montagneuses, isolent des maisons et même des villages entiers. Les rues et les chemins sont bloqués et les secours doivent souvent venir par voie aérienne.
Dans la vie des gens, il y a aussi un chemin bloqué : c’est le chemin d’accès à Dieu. Quelle est la cause de cette obstruction ? Une autre forme de nature – la nature humaine : le péché ! Nos péchés empêchent le contact avec Dieu. Dans ce cas aussi, le secours ne peut venir que d’en-Haut.
Qu’est-ce que le péché ? Que l’assassinat et les vols à main armée soient des péchés, cela est incontestable. L’infidélité entre deux personnes mariées est aussi considérée (encore !) comme un péché par beaucoup. Mais de tels péchés grossiers, qui affectent nos contemporains, ne donnent pas une idée claire de ce que Dieu entend par péché : « le péché est l’iniquité » (1 Jean 3. 4), c’est-à-dire une marche sans loi, sans retenue.
L’homme désire être indépendant de Dieu. Il ne recherche ni Dieu ni Ses principes. C’est cela « l’iniquité ». Aussi, quoi que quelqu’un fasse, s’il agit dans une telle attitude, c’est un péché aux yeux de Dieu. Cela peut signifier que des choses que l’homme croit pouvoir se permettre entravent ou empêchent le contact avec Dieu.
Il y a cependant Quelqu’un qui enlève les obstacles du chemin qui conduit à Dieu : c’est Jésus Christ, dont la Bible nous dit : « Lui a été manifesté afin qu’il ôte nos péchés » (1 Jean 3. 5). Son œuvre de rédemption sur la croix a ouvert un chemin vers Dieu. Quiconque reconnaît ses péchés et les confesse à Dieu peut se reposer par la foi sur Christ et Son œuvre expiatoire ; et il peut se réjouir de ce que Dieu est toujours disponible si nous nous approchons de Lui par Jésus.

D’après « The Good Seed » juillet 2020

 

JÉSUS CHRIST, LE JUSTE

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Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu. 1 Pier. 3. 18.
Mes enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas ; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le Juste. 1 Jean 2. 1.

 

JÉSUS CHRIST, LE JUSTE

 

Dans la Bible, différents titres sont donnés au Seigneur Jésus. L’un d’entre eux est : « le Juste » (1 Jean 2. 1). Jésus Christ s’est acquis un tel titre par Sa vie sur la terre, qui était en parfaite harmonie avec la volonté de Dieu. Il n’a jamais pensé, dit ou fait quoi que ce soit qui ne corresponde pas à la pensée de Dieu. Dans toute l’histoire de l’humanité, Il a été le seul homme en qui Dieu ait pu trouver Sa joie, constante et sans mélange. Nous pouvons bien comprendre pourquoi Dieu le Père a ouvert le ciel pour Lui, témoignant que : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 3. 17).
Parce que Jésus Christ a démontré qu’Il était le Juste pendant Sa vie sur la terre, Il a pu prendre la place des pécheurs sur la croix, et souffrir et mourir pour leurs péchés. Qu’Il reçoive louanges et actions de grâce éternelles pour ce qu’Il a ainsi fait ! Lorsque Christ a souffert et qu’Il est mort pour les injustes que nous étions par nature, Il avait devant Lui un grand objectif : nous « amener à Dieu ».

Dieu ne voulait pas que nous restions éloignés à cause de nos péchés qui nous séparaient de Sa présence ; Il voulait nous avoir près de Lui. Son plan était que Ses créatures humaines deviennent Ses fils, avec lesquels Il pourrait avoir communion dans l’amour. Mais nos péchés nous maintenaient à distance du Dieu saint. Ils devaient être expiés, et nous avions besoin d’être réconciliés avec Lui pour être rendus capables de nous approcher de Lui. Le Seigneur Jésus a répondu à toutes les exigences de Dieu, étant le Juste, de sorte que nous pouvons maintenant nous tenir devant Dieu comme croyants « transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Col. 1. 13). Quel changement !

Les enfants de Dieu ont reçu la vie divine par la régénération (nouvelle naissance) lors de leur conversion. En outre, ils possèdent le Saint Esprit qui demeure en eux. Cela leur donne la condition préalable et la force pour s’abstenir de pécher. Malgré cela, nous savons trop bien que nous pouvons pécher, car la vieille nature est toujours en nous. Nous lisons en Jac. 3. 2 : « Nous faillissons tous » – un fait qui nous remplit de honte.
Quand un croyant pèche, il fait quelque chose qui ne correspond pas à son caractère d’enfant de Dieu. Le Seigneur veut que nous en soyons toujours conscients et que nous vivions en accord avec ce caractère dans notre vie de chaque jour, sans pécher.
Que se passe-t-il si cela se produit néanmoins ? Alors, notre communion avec le Père, comme enfants de Dieu, est gravement compromise. La chose doit être réglée devant Lui. Pour cela, nous avons besoin d’un avocat qui plaide notre cause. C’est Jésus Christ, le Juste. Notre Sauveur porte ce titre à cet égard aussi.
Comme notre Avocat, Il nous rend conscient de notre péché, afin que nous le confessions devant Dieu notre Père. Il peut alors nous pardonner. C’est ainsi que nous sommes personnellement restaurés (c’est-à-dire la communion est retrouvée avec Dieu).
Parce que Christ est « le Juste », Il accomplit ce service en perfection. Il remet tout en ordre, en maintenant parfaitement les droits et la sainteté de Dieu. Nous pouvons alors nous tenir devant Dieu avec la conscience libre. Quel soulagement pour le croyant, et quelle grâce de la part de notre Dieu !

D’après « The Good Seed » juin 2020

INSTRUITS PAR DIEU

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Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi. Ps. 32. 8.

 

INSTRUITS PAR DIEU

 

Le Dieu de grâce qui a pardonné nos transgressions (Ps. 32. 1 et 2), veut aussi nous enseigner le chemin dans lequel nous devons marcher. Nous trouvons dans ce psaume trois expressions qui soulignent la même pensée : instruction, enseignement, conseil (ou : guide). N’avons-nous pas en Lui le Conseiller le plus excellent et le plus sage, qui non seulement désire notre bien, mais qui aussi connaît la fin d’une chose dès son commencement (És. 46. 10). Serions-nous insensés au point de nous fier plutôt à notre propre intelligence ou notre propre jugement ?
Rappelons-nous qu’Il garde les yeux sur nous, désirant nous conseiller. Mais nous avons besoin de regarder à Lui afin de bénéficier des Ses conseils et de Sa direction. Le chemin de Dieu pour chacun de nous n’est pas une large rue tracée aussi loin que l’œil peut voir, afin que nous n’ayons qu’à la suivre tout droit. En fait, Il a établi dans Sa Parole des principes qui déterminent notre chemin. Mais Il ne nous a pas donné un livre de recettes pour toutes les circonstances de notre vie, que nous aurions juste à consulter pour savoir quoi faire, quelle que soit la situation. Cela nous conduirait facilement à agir d’une manière purement mécanique et indépendante de Dieu.
Dieu veut nous enseigner Ses pensées et Sa volonté par un contact intime avec Lui. De cette manière Il nous rend capables de recevoir la lumière qui éclaire notre chemin dans les situations particulières que nous rencontrons dans notre vie. Notre cœur doit apprendre à être occupé de Lui. Nous connaîtrons et nous discernerons alors « les choses excellentes » (Phil. 1. 9 et 10).
Ce n’est que lorsque nous serons « remplis de la connaissance de sa volonté » que nous serons capables de « marcher d’une manière digne du Seigneur » (Col. 1. 9 et 10) en toute occasion.

D’après « The Good Seed » août 2014

 

ÊTRE CHRÉTIEN

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Ce fut à Antioche premièrement que les disciples furent nommés chrétiens. Act. 11. 26.

 

ÊTRE CHRÉTIEN

Nous ne trouvons le terme de « chrétien » que trois fois dans le Nouveau Testament.
Ce mot apparaît à Antioche, une ville de la Syrie actuelle. La foi chrétienne s’était répandue et avait dépassé les limites d’Israël. Non seulement des Juifs, mais des gens des nations avaient reçu Christ, comme là à Antioche. Les personnes de leur entourage reconnaissaient qu’ils s’attachaient à Jésus Christ et Le suivaient, et en conséquence les appelaient chrétiens.
Nous trouvons la deuxième occasion où il est parlé de chrétien, lorsque l’apôtre Paul se tient devant le roi Agrippa. Cet Hérode Agrippa-II était roi dans la région nord et nord-est de la Palestine. Avant sa conversion, l’apôtre Paul avait persécuté les chrétiens. Maintenant il se tient lui-même, prisonnier comme disciple de Christ, devant le roi, et lui fait le récit de sa conversion. Agrippa lui dit : « Tu me persuaderas bientôt d’être chrétien » (Act. 26. 28).
Quelques années plus tard, les croyants étaient persécutés et mis à mort par l’empereur romain Néron. L’apôtre Pierre leur écrit : « Si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom » (1 Pier. 4. 16). Des hommes étaient alors persécutés, simplement parce qu’ils étaient chrétiens.
Dans ces trois occasions, ce n’était pas les croyants qui se nommaient eux-mêmes ainsi. Mais ils étaient reconnus comme suivant Jésus Christ – et on les appelait chrétiens.
Aujourd’hui, beaucoup de personnes se disent chrétiennes. Mais il y en a peu qui suivent réellement Jésus Christ. Et pourtant Il a dit : « Moi je suis le chemin, et la vérité, et la vie » (Jean 14. 6).
Qu’en est-il de vous-même ? Avez-vous déjà reçu Jésus Christ comme votre Sauveur et votre Seigneur, et Le suivez-vous ? – C’est seulement ainsi que vous êtes réellement un chrétien !

D’après « Die Gute Saat » juillet 2020

 

TROIS PRINCIPES IMPORTANTS CONCERNANT LE RASSEMBLEMENT

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TROIS PRINCIPES IMPORTANTS CONCERNANT LE RASSEMBLEMENT

 

 

Ce message a comme titre : Trois principes importants concernant le rassemblement autour du Seigneur. On aurait pu dire aussi : trois principes importants en rapport avec le « terrain » (terrain : domaine où s’exerce une activité) du rassemblement. Nous désirons considérer ce sujet maintenant.

Est-ce que la vérité de l’Église peut être pratiquée dans les conditions actuelles ?
Est-ce quelque chose encore praticable aujourd’hui, et comment faut-il agir, de quelle manière le faire dans la situation présente ?

Ce sont quelques questions, et nous désirons répondre à ces questions au cours de ces méditations. J’aimerais aussi lire une strophe d’un cantique où nous chantons :

Quand c’est ton cœur, Jésus, qui nous rassemble
Autour de toi, dans ton fidèle amour,
Oh ! quel bonheur d’adorer tous ensemble,
Et d’annoncer ta mort et ton retour !

J’aimerais faire une remarque qui me semble importante. Quand nous ouvrons maintenant la Bible et quand nous considérons ce sujet, ce n’est pas avec le but de défendre une position ecclésiastique (ecclésiastique : qui concerne l’Église). J’aimerais être bien clair là-dessus.
Nous désirons défendre et montrer ce que la Parole de Dieu nous montre, avec l’aide du Seigneur bien sûr. Si nous trouvons que notre position ecclésiastique est conforme à cela, tant mieux. Mais le désir est vraiment de considérer ce que la Parole de Dieu nous dit.

Dans le premier passage, au début de Matthieu 16, le Seigneur Jésus lui-même parle pour la première fois de l’Assemblée. Maintenant j’aimerais lire le deuxième verset où nous trouvons l’Assemblée mentionnée. C’est dans Matthieu 18. Je ne lirai pas tout le paragraphe où nous trouvons le mot Assemblée déjà au v. 17. Je lis seulement le v. 20 : « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ».
Quel verset précieux ! Quelle promesse que celle que le Seigneur nous a donnée ! Ce verset nous amène tout de suite vers le premier principe important en rapport avec le « terrain » du rassemblement. Le centre, c’est Christ.
Nous sommes assemblés à Son nom. C’est Lui qui nous rassemble, c’est Lui qui nous attire maintenant. Nous allons vers Lui pour être en Sa présence. C’est Sa personne, Son nom, qui nous révèlent qui est le Seigneur Jésus. C’est cela qui est le centre du rassemblement.
Ainsi nous sommes assemblés. Ce qui est dit ici, c’est passif : « sont assemblés ». Cela ne souligne pas une activité de notre part, mais vraiment que le Seigneur est Celui qui nous attire. Comme nous l’avons lu dans le cantique : « c’est ton cœur, Jésus, qui nous rassemble ». C’est le Seigneur qui nous attire et ainsi nous désirons être là où Il est.
Et Il a promis Sa présence. Il a dit : « je suis là au milieu d’eux ». C’est le centre divin du rassemblement. Ce principe est le premier que j’aimerais souligner, et encore illustrer un peu. Il est si important.
Il s’agit ici d’un rassemblement autour du Seigneur, à Son nom ou comme nous le lisons dans la 1ere épître aux Corinthiens : « quand vous vous réunissez en assemblée » (11. 18). Comme croyants, nous pouvons nous retrouver sous d’autres caractères, pour une étude biblique, pour une réunion de jeunes croyants, mais ce n’est pas une réunion qui a ce caractère : « réunis en assemblée ».

Nous voulons donc d’abord considérer deux réunions qui sont une telle rencontre avec le Seigneur Jésus. Il a promis sa présence. C’est Son nom qui nous rassemble et ainsi nous sommes là réunis autour de Lui.
Ce n’est pas un autre nom autour duquel nous nous rassemblons. Là nous voyons tout de suite un problème très répandu dans la chrétienté. On donne toutes sortes de noms à l’église, autour d’une vérité, autour d’une personne, n’est-ce pas. Mais en faisant cela, on enlève quelque chose de ce qui est si important : se réunir au seul nom du Seigneur Jésus et vraiment avec ce désir d’être là où Il est, où Il a promis Sa présence, où Il aime être au milieu de nous.
Bien sûr, quand nous sommes là, cela n’est pas seulement une profession, mais dans la pratique aussi nous donnons au Seigneur Jésus la place qui Lui revient, la place au centre. C’est vers Lui que notre attention est dirigée, Celui dont nous désirons reconnaître l’autorité. Il désire diriger toutes choses quand nous sommes réunis en assemblée, Il désire diriger toutes choses par Son Esprit. Cette place si importante à donner au Seigneur Jésus, c’est donc la place au centre.
Que le Seigneur nous aide à le faire aussi dans la pratique de la vie d’assemblée, de Lui donner cette place qui Lui revient !

J’aimerais encore mentionner quelques passages où nous voyons des croyants qui ont posé cette bonne question :
Où est le Seigneur ?
Où est vraiment Celui qui a cette place centrale ?
Tout d’abord dans l’évangile selon Jean au chapitre 1er, nous avons une de ces questions. Ce n’est pas une réunion d’assemblée qui est devant nous ici, mais nous voyons plutôt le Seigneur Jésus comme le centre d’attrait. Je pensais à ces versets en Jean 1 où deux disciples entendent Jean le baptiseur qui dit : « Voilà l’agneau de Dieu ! » (v. 36). Les versets suivants nous disent : « Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, leur dit : Que cherchez vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure » (v. 37 à 40).
Quelle belle question ils posent après le témoignage de Jean le baptiseur : « où demeures-tu ? » Le Seigneur les met à l’épreuve quand Il leur dit : « Que cherchez-vous ? », quelque chose ? Mais ces deux disciples ne cherchaient pas quelque chose, mais une Personne, le Seigneur lui-même. Ils voulaient être avec Lui, dans Sa présence.
Ce devrait être aussi la question que chaque croyant sincère doit se poser : « où demeures-tu ? », où est-ce que je peux Te rencontrer parce que Ta présence se trouve là. Donc cela est bien important. Nous voyons que ces disciples ont fait quelque chose qui n’était pas mauvais, de suivre Jean le baptiseur. Mais ils ont réalisé que Jean le baptiseur était tout simplement le précurseur, qui montrait le chemin vers Jésus. Et maintenant ils ont trouvé le Messie. Ils voulaient rester avec Lui. Que cela soit tout d’abord sur nos cœurs : « où demeures-tu ? », être là où Il est.

Deuxième question un peu similaire dans le Cantique des cantiques au chapitre 1 où nous lisons : « Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais ton troupeau, où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ? » (v. 7) Et la réponse : « Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes ! sors sur les traces du troupeau, et pais tes chevreaux près des habitations des bergers » (v. 8).
On a donc ces questions ici :
Où pais-tu ton troupeau ?
Où le fais-tu reposer à midi ?
On voit que ce n’est pas tellement la question : où sont les meilleurs pâturages ? – réflexion légitime en soi, mais non, elle aimerait savoir où le bien-aimé paît son troupeau. De nouveau la Personne du bien-aimé est devant le cœur. Elle parle de Lui comme de Celui que son âme aime, pour nous cette affection pour le Seigneur Jésus. Et dans Sa réponse, le Bien-aimé dit que pour Le trouver, il faut sortir.
C’est intéressant. Nous allons revenir là-dessus. Et il faut suivre les traces du troupeau. Il y a des traces aussi que Dieu nous a laissées dans Sa Parole et on peut suivre ces traces que nous trouvons dans la Parole de Dieu, également pour trouver le lieu où le Seigneur désire nous rassembler autour de Lui.
Dans le prophète Jérémie, au chapitre 6 verset 16, nous lisons : « Tenez-vous sur les chemins, et regardez, et enquérez-vous touchant les sentiers anciens, quelle est la bonne voie ; et marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos âmes ». Ces chemins anciens qui nous sont tracés dans la Parole de Dieu, nous pouvons donc les suivre pour trouver ainsi le lieu où le Seigneur assemble les Siens autour de Lui. Son chemin, c’est celui que nous trouvons dans la Parole.

Troisième verset où nous avons une telle question qui commence avec ce mot « où ».
« Et le premier jour des pains sans levain, lorsqu’on sacrifiait la pâque, ses disciples lui disent : veux-tu que nous allions préparer ce qu’il faut, afin que tu manges la pâque ? Et il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville ; et un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le. Et où qu’il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est mon logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? Et lui vous montrera une grande chambre garnie, toute prête » (Marc 14. 12 à 15).
On n’a pas le temps d’entrer dans les détails de ce passage, mais il y a de nouveau la question : « Où veux-tu que nous allions préparer ».
Nous remarquons clairement que ce qui compte, c’est la volonté du Seigneur Jésus, la volonté du Maître pour préparer ainsi ce souper que le Seigneur voulait avoir avec Ses disciples. C’est la volonté du Seigneur qui compte et Il nous montre sa volonté.
Cette expression est intéressante : l’homme qui porte une cruche d’eau, l’eau qui nous parle de la Parole de Dieu. En rapport avec cet homme, nous pouvons penser à l’Esprit Saint, qui désire nous ouvrir la Parole pour nous montrer ainsi le chemin, la volonté du Seigneur Jésus, afin que nous puissions vraiment réaliser encore aujourd’hui ce rassemblement autour de Lui, où nous pouvons goûter Sa présence. Voilà, c’est Son logis.
C’est vraiment l’endroit où le Seigneur est Celui qui décide. Il est Celui qui dirige toutes choses. Que le Seigneur nous aide aussi dans la pratique à penser à cela et à nous soumettre vraiment à Son autorité au milieu de l’assemblée, afin que nous puissions goûter Sa présence. On voit tout de suite que c’est quelque chose qui a des implications pratiques.

Donc, le premier principe – on l’a vu – Christ est le centre.

Maintenant j’aimerais regarder un deuxième point, c’est-à-dire quel est le terrain, quelle est l’étendue de ce qui caractérise le terrain du rassemblement – et l’unité des croyants ou l’unité du corps de Christ.
Tout d’abord quelques remarques générales sur l’unité des croyants. Lisons quelques versets dans l’évangile selon Jean. Jean ne nous parle pas tellement de l’assemblée, il parle plutôt de la famille de Dieu. Mais il a devant lui aussi l’ensemble des rachetés du temps de la grâce.
Tout d’abord, un verset au chapitre 10 où le Seigneur Se présente comme le bon Berger. Et Il dit au v. 16 : « j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ». Cela met l’accent sur ce seul troupeau, dont le Seigneur Jésus est le seul Berger. C’est quelque chose qui touche nos cœurs.
Le Seigneur Jésus parle tout d’abord des brebis qui venaient de la bergerie d’Israël. Il les a amenées dehors et Il amène maintenant d’autres brebis qui ne viennent pas de cette bergerie d’Israël. Mais tous ces croyants ensemble forment ce seul troupeau dont le Seigneur Jésus est le Berger.
Le Seigneur Jésus ne les amène pas dans une autre bergerie, non. C’est Lui-même qui est le centre d’attrait, ce seul Berger qui garde le troupeau ensemble. C’est très beau.
Cela n’enlève rien à l’importance de la muraille. Il y a des portes dans la muraille. On peut tirer beaucoup d’applications de cela, mais ici nous voyons que le Seigneur est Celui qui est vraiment le Berger et qui rassemble Son troupeau autour de Lui-même, ce troupeau formé des croyants des Juifs et des nations. Au chapitre 11 on a ces paroles de Caïphe au v. 50 qui dit qu’il « est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas ». Et ensuite, l’évangéliste nous dit au v. 51 qu’il a dit cela parce qu’il était souverain sacrificateur. Il a prophétisé que Jésus allait mourir pour la nation, c’est-à-dire le peuple d’Israël.
Son œuvre est à la base aussi de la restauration de ce peuple d’Israël. « Et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés ». C’est une pensée similaire. Mais nous voyons tout de suite que l’évangéliste n’a pas seulement devant lui les croyants du peuple d’Israël, mais aussi les enfants de Dieu dispersés et qui sont rassemblés en un par le Seigneur Jésus Lui-même. Et cela est basé sur la mort du Seigneur Jésus.
Il a dû tout d’abord mourir sur la croix. Il s’est livré Lui-même pour l’assemblée. Et ainsi cela a été primordial afin que l’assemblée puisse être formée. Mais la mort du Seigneur Jésus, comme nous le voyons ici, est la base pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. La famille de Dieu existe aujourd’hui.

Un dernier verset dans l’évangile selon Jean au chapitre 17, versets 20 et 21. Le Seigneur dit dans cette prière : « je ne fais pas seulement des demandes pour ceux-ci, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que toi tu m’as envoyé ».
De nouveau le Seigneur parle ici de l’unité. Il le fait trois fois dans ce chapitre. Ici nous avons cette unité des enfants de Dieu, qui n’est rien autre que l’unité de l’Église, du point de vue des personnes qui font partie de cette unité. C’est un autre aspect, bien sûr, mais cela souligne ce que le Seigneur Jésus demandait à Son Père, afin que cela soit réalisé. L’ennemi ne peut rien changer à cela.
Cette unité existe, l’unité des enfants de Dieu, de tous ceux qui sont nés de Dieu, qui ont la vie éternelle, la famille de Dieu, qui connaissent Dieu comme leur Père et connaissent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur.
Cette unité est caractérisée par la communion avec les Personnes divines. C’est ce que nous lisons ici : « afin qu’eux aussi soient un en nous » – comme moi avec le Père à l’égard du Fils – et avoir communion avec le Fils parce que nous nous adressons à Son Père maintenant aussi comme notre Père : Abba, Père. Quelle grâce !
Donc cette unité de la famille de Dieu existe. Mais quant à l’unité de l’Assemblée, c’est un sujet que nous trouvons beaucoup plus dans les épîtres de l’apôtre Paul.
J’aimerais lire un verset en 1 Cor. 12, bien important en rapport avec ce sujet de l’unité de l’Assemblée et de l’unité du corps de Christ. « Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ. Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (v. 12 et 13). On voit ici que l’apôtre Paul parle du corps humain qui a plusieurs membres et qu’il compare le corps humain avec quelque chose de tout à fait nouveau qui a trouvé son existence, qui a été créé le jour de la Pentecôte, quand le Saint Esprit est venu sur la terre et quand les croyants ont été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps.
Cet organisme existe, l’assemblée, cet organisme vivant, et nous voyons qu’il est formé de tous les croyants. La Parole nous en montre différents aspects.
Parfois nous voyons les croyants depuis le jour de la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’église, parfois nous voyons les croyants qui vivent sur la terre à un certain moment, parfois nous avons plutôt l’aspect en rapport avec le rassemblement local. Mais ce qu’il est important de réaliser, c’est que le rassemblement local n’est pas un corps qui existe indépendamment du corps de Christ, mais qu’un rassemblement local est vraiment l’expression locale du corps de Christ.
Nous trouvons cela un plus loin dans ce chapitre : « vous êtes le corps de Christ » (v. 27). Il faut enlever l’article « le » parce que nous voyons ici que le rassemblement à Corinthe n’était pas le corps de Christ dans son ensemble, mais juste une expression locale qui porte ce caractère : corps de Christ. C’est quelque chose d’important à réaliser.
Donc il n’y a pas plusieurs corps dans différentes localités, pas du tout. Il y a un seul corps. Il n’y a pas plusieurs églises. Il y a une seule église formée de tous les croyants.
Chers frères et sœurs, quand nous sommes réunis autour du Seigneur Jésus et que nous sommes là pour nous souvenir de Lui, nous pouvons donner aussi expression à cette vérité qu’il y a un seul corps, quand nous voyons ce seul pain devant nous. Ce seul pain nous parle du seul corps qui est là, formé de tous les croyants.
Dans ce pain qui est devant nous, on ne voit pas seulement les croyants avec qui nous rompons le pain. Non, on voit dans ce seul pain l’ensemble des rachetés du Seigneur qui vivent sur la terre. Nous en sommes l’expression locale et nous pouvons ainsi jouir de l’unité qui existe et la proclamer à la table du Seigneur. C’est un privilège que le Seigneur Jésus nous a encore laissé.
Je passe rapidement, je n’entre pas dans d’autres détails de ce chapitre. Mais retenons cela, que l’assemblée est un organisme comme notre corps est un organisme. Et retenons aussi cela, que c’est quelque chose de grave quand nous commençons à introduire une organisation humaine, quand nous faisons quelque chose avec des membres etc. qui introduit quelque chose à côté du corps de Christ, cet organisme vivant qui est Christ.
Parfois on nous pose la question : comment puis-je devenir membre de votre rassemblement ? J’ai parfois entendu cette question sur le champ missionnaire. C’est toujours un privilège d’expliquer au croyant : Écoute, si tu es vraiment un racheté du Seigneur Jésus, tu fais déjà partie du corps de Christ. Il n’y a rien à faire de supplémentaire. Tu es déjà membre du corps de Christ. Tu n’as pas besoin de devenir membre. C’est quelque chose qui est une réalité. Bien sûr, il y a d’autres choses importantes à considérer, comme la responsabilité collective. Mais tout d’abord réaliser cela, qu’il y a un seul corps dont chaque vrai croyant fait partie.

Encore un passage en Éph. 4 : « marcher… avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel » (v. 2 à 4).
Il est parlé de nouveau ici de ce seul corps : « Il y a un seul corps » (v 4). La Parole ne nous exhorte jamais à garder l’unité du corps. Nous ne pouvons pas le faire et ce n’est pas nécessaire de le faire, parce qu’elle est inaltérable. L’unité du corps de Christ ne dépend pas de nous. Combien nous sommes reconnaissants pour cela ! Autrement, que dire avec toutes les divisions qui sont là ? Non, le seul corps existe, « il y a un seul corps ».
Ce que nous sommes exhortés à faire c’est, au v. 3 : « garder l’unité de l’Esprit ». Là non plus nous ne lisons pas qu’il soit nécessaire de la créer. Elle a été créée le jour de la Pentecôte quand l’Esprit Saint est venu sur la terre. Les croyants ont été baptisés en un corps.
Maintenant il faut la garder cette unité de l’Esprit. Elle est fragile. Pourquoi ? Parce que nous avons encore la chair. C’est aussi une vérité de la Parole. Parce que nous avons encore la chair, il peut aussi vite arriver que nous agissions d’une manière charnelle, et quand nous le faisons il y a toujours un danger. C’est pourquoi il faut s’appliquer, comme nous le lisons ici, à garder l’unité de l’Esprit. Ce qui est de la chair doit être mis de côté.
Les Corinthiens, pour donner un exemple, étaient charnels. L’apôtre va le leur dire. Qu’est-ce qu’ils faisaient ? Ils disaient : Moi  je suis de Paul, je suis d’Apollos. Ils suivaient les hommes. C’était charnel. Cela était un danger à Corinthe. Ils étaient en danger de ne pas garder l’unité de l’Esprit. L’apôtre les a corrigés afin qu’ils rejettent ces raisonnements charnels ou mondains – parce que dans le monde un tel raisonnement est tout à fait normal.
Il fallait rejeter tous ces raisonnements pour vraiment s’appliquer à garder l’unité de l’Esprit, l’unité formée par le Saint Esprit. Donc nous allons voir les intentions du Saint Esprit. Comment agit-Il ? La chair est mise de côté, le Seigneur est glorifié. Il doit vraiment avoir la place primordiale, la première place au milieu de Son Assemblée.
Il y a bien des tendances qui sont là. Il faut être vigilant.
Une tendance mentionnée à Corinthe était le sectarisme : former des sectes.
Un autre danger, c’est aussi le laxisme, c’est-à-dire qu’on tolère effectivement aussi ce qui est de la chair.
Un autre danger encore, ce sont les prétentions ecclésiastiques.
Un autre danger complémentaire, c’est l’indépendance ecclésiastique.
Tout cela n’est pas selon la Parole de Dieu, selon les pensées du Seigneur. On a des dangers des deux côtés. Il faut rester sur le bon chemin. Que le Seigneur nous aide à le faire !

Je résume brièvement ce deuxième point : c’est l’étendue du terrain du rassemblement, l’Église composée de tous les croyants. Ils forment ensemble un seul corps. C’est une vérité précieuse. Nous désirons la maintenir et refuser tout ce qui met en question cette vérité précieuse. Tout ce que l’homme a introduit est un obstacle pour garder l’unité de l’Esprit que nous avons lue dans ce verset.

Maintenant, le troisième principe important, c’est la condition nécessaire, c’est la séparation du mal. Et la Parole nous montre cela très clairement. On l’a déjà touché un peu avec le verset d’Éphésiens 4, mais il faut ajouter encore quelques pensées, parce que nous voyons que la Parole parle toujours de nouveau de l’importance de se séparer de ce qui est contraire aux pensées du Seigneur Jésus.
Pour les Juifs, il y avait ce que Dieu avait introduit dans le temps de l’Ancien Testament, ils avaient le temple à Jérusalem. Mais quand l’écrivain de l’épître aux Hébreux a écrit à ces croyants hébreux et juifs qui avaient été en Israël, en ce temps-là, quand l’Église était déjà là, on voit qu’il y avait toujours toujours cet attachement au culte juif.
L’apôtre leur montre tout d’abord la grandeur du Seigneur Jésus et de Son œuvre, pour les aider à se détacher de ce système juif, et tout à la fin, au chapitre 13. 13 il leur dit : « Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre ».
L’écrivain doit dire que ce qui se réalisait encore à Jérusalem avait le caractère d’un camp où, ni le Seigneur, ni Dieu, n’avaient une place. Le Seigneur a souffert hors du camp. Il fallait sortir vers lui tout d’abord si on abandonnait le camp juif, il faut bien le réaliser. Nous pouvons en faire une application aussi à ce que nous voyons dans la chrétienté aujourd’hui, parce qu’elle a aussi ce caractère d’un camp où il y a toute sorte de traditions, d’organisations que l’homme a introduites, et la Parole nous dit : « sortons vers lui hors du camp ».

Deuxième passage que j’aimerais lire et ce sera le dernier que nous désirons considérer.
« Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur. Or, dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre. Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2. 19 à 22).
C’est un passage bien important, que l’apôtre Paul a écrit à son enfant dans la foi, Timothée, dans un temps de déclin, quand tous ceux en Asie s’étaient détournés de lui. Il y a ceux qui avaient introduit déjà des fausses doctrines, comme si la résurrection avait déjà eu lieu, le v. 18 le mentionne, et deux personnes sont citées, Hyménée et Philète, qui avaient introduit de telles choses dans la chrétienté.
Donc nous lisons cette exhortation plusieurs fois dans ces versets, qu’il faut se séparer de ces personnes. Voyons les verbes qui sont employés par l’apôtre au v. 16 : « évite les discours vains et profanes », v. 19 : il faut se retirer de l’iniquité, v. 20 : se purifier de ceux-ci, des vases à déshonneur, v. 22 : fuir les convoitises de la jeunesse, v. 23 : « évite les questions folles et insensées », ch. 3. 5 : se détourner de ceux-ci. Six verbes différents sont employés pour souligner l’importance de la séparation.
Il dit tout d’abord au v. 19 : « le solide fondement de Dieu demeure » : il est immuable. Il a une base solide. Qu’ajoute-t-il ? – Ce fondement est comparé à un sceau qui a deux faces.
Le premier côté, la première face nous dit : « Le Seigneur connaît ceux qui sont siens ». C’est quelque chose de merveilleux. Nous, nous ne le savons pas toujours. Non, nous rencontrons une personne, ce peut être un croyant. « Le Seigneur connaît ceux qui sont siens ». C’est le côté de Dieu.
Ensuite, notre responsabilité, c’est la deuxième face de ce sceau : « Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur ». Il est important de se retirer de l’iniquité, de ce qui n’est pas en accord avec les relations dans lesquelles Dieu nous a placés, ce qui n’est pas en accord avec la Parole de Dieu.
On voit qu’il faut se retirer de cela. Cela a été un verset décisif pour bien des croyants au 19e siècle, et certainement aussi déjà avant. Agir comme ce verset le dit, se retirer de l’iniquité, c’est très général. On voit qu’un cœur pieux a ce désir de plaire au Seigneur Jésus, et ainsi de mettre de côté ce qui n’est pas en accord avec la Parole de Dieu.
Ensuite nous voyons que le v. 20 fait une comparaison. Il est parlé ici d’une grande maison. Ce n’est pas que la maison de Dieu soit devenue une grande maison, ce n’est pas juste. La maison de Dieu est la maison de Dieu. Elle est toujours aussi aujourd’hui, comme nous le lisons au chapitre 3 de la 1ere épître au v. 15 « la colonne et le soutien de la vérité ». C’est la maison de Dieu, c’est le côté de Dieu.
Mais ce que nous lisons ici, c’est comment la chrétienté se présente aujourd’hui. Elle est comparée à une grande maison, une maison où il y a toutes sortes de vases et nous voyons aussi, avec les vases comme avec le sceau qui est mentionné au v. 19, que des distinctions sont faites en rapport avec la matière utilisée pour le vase. Il y a des vases d’or et d’argent d’une part, et aussi des vases de bois et de terre.
Dans une maison on trouve ces différents vases, distingués par la matière utilisée. Nous comprenons bien que l’apôtre fait allusion au fait que le Seigneur connaît ceux qui sont Siens, Il sait qui est un vase d’or, d’argent et Il sait qui est un vase de bois ou de terre, qui a seulement une profession, qui est là dans la maison, mais qui n’a pas la vie, qui n’est pas un vrai croyant.
Et ensuite, il y a une deuxième distinction en rapport avec l’utilisation du vase. Nous lisons qu’il y a donc des vases à honneur et des vases à déshonneur. Il semble que, dans le contexte, notamment les versets précédents, il y a un exemple clair des vases à déshonneur comme Hyménée et Philète qui introduisaient des fausses doctrines. Nous lisons par la suite qu’il faut se purifier, se séparer de ces vases à déshonneur.
La question n’est pas de savoir si cette personne est une croyante ou pas, non. La question est : est-ce que moi je suis prêt à me séparer des vases à déshonneur ? Ainsi je peux être un vase à honneur. C’est cela qui est important. Dans cette illustration que l’apôtre emploie dans une maison, il y a toutes sortes de vases. J’ai par exemple ici un vase de verre et je l’utilise pour boire. J’utilise bien sûr pour boire un vase qui est bien purifié. Je ne bois pas dans un vase sale. On comprend bien cela.
D’autre part, dans chaque maison, il y a des vases à déshonneur. Leur utilisation n’est pas pour l’honneur. Par exemple ici j’ai ma poubelle. C’est un vase à déshonneur dans ma maison, vous comprenez bien. Je l’utilise pour jeter des choses.
Donc la Parole nous dit qu’il y a des vases avec des utilisations différentes, et ce qui est important, c’est de se purifier des vases à déshonneur. Je ne vais pas utiliser dans un but honorable un vase qui n’est pas pur, pas purifié.
Donc c’est quelque chose de très simple mais important pour comprendre bien ce principe de la séparation qui est nécessaire, séparation ainsi des personnes, notamment de celles qui apportaient de fausses doctrines, mais plus généralement, au v. 19, se retirer de l’iniquité. Cela vraiment veut nous dire tout ce qui est contraire à la Parole de Dieu. Il y déjà de l’iniquité et il faut se retirer de cela pour être un vase à honneur, utile au maître.
Le v. 22 parle encore des convoitises de la jeunesse et de ce qu’il faut poursuivre, mais à la fin on a cette pensée qui est précieuse, qu’on n’est pas appelé à s’isoler maintenant. Cette pensée pourrait paraître bonne si on avait seulement le v. 21 : purifier, c’est s’isoler ? Non, ce n’est pas le but de Dieu. Dieu désire que nous goûtions la communion avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur, qui ont cette droiture devant le Seigneur, qui l’invoquent d’un cœur pur. Avec eux nous pouvons goûter la communion et cela encore aujourd’hui.

Pour résumer, nous avons vu ces trois principes fondamentaux en rapport avec le rassemblement autour du Seigneur, dans leur réalisation pratique aujourd’hui.
Christ est le centre. Nous nous rassemblons à Son nom autour de Lui et nous nous demandons : où est le Seigneur, où Ses droits sont-ils reconnus au milieu de Son Assemblée ?
On a vu donc l’étendue du terrain du rassemblement. Il y a un seul corps qui existe, et c’est précieux. C’est une vérité à maintenir et ceux qui la remettent en question sont à mettre de côté.
Et troisièmement, la condition nécessaire, c’est la séparation du mal. Si nous gardons cela vraiment dans nos cœurs et mettons cela en pratique, nous pouvons encore goûter aujourd’hui ce privilège du Seigneur qui est au milieu de Son Assemblée.
C’est un privilège que le Seigneur nous accorde si nous pouvons être là et goûter Sa présence jusqu’à ce qu’Il vienne. Que le Seigneur parle à nos cœurs, que le Seigneur nous aide à vraiment chercher à Lui plaire à tous égards et qu’Il nous donne des cœurs qui soient vraiment obéissants envers Lui, et à sa Parole. Je pensais à ce verset du cantique 62 où l’auteur parle tout d’abord de ce que Dieu a fait en donnant son Fils, en nous donnant la vie éternelle.

Pour un si grand amour, que te rendre, ô bon Père ?
Ah ! donne-nous des cœurs obéissants.

Que le Seigneur nous donne cela, des cœurs obéissants, qui désirent vraiment suivre la Parole de Dieu et la mettre en pratique.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Juin 2020

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (ENFANTS)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (ENFANTS)

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4. Enfants

Où se trouve le passage ?

1. Que j’entende dire que mes enfants marchent dans la vérité ……………… 3 Jean
2. Comme une nourrice chérit ses propres enfants ………………………………. 1 Thess.
3. A vous est la promesse et à vos enfants ………………………………………….. Actes
4. Un statut pour toi et pour tes enfants, à toujours ……………………………….. Ex.
5. Lui demander le vrai chemin, pour nous et pour nos enfants ………………. Esdras
6. Pères, n’irritez pas vos enfants ……………………………………………………….. Col.
7. Qu’elles instruisent les jeunes femmes… à aimer leurs enfants …………… Tite
8. Ce ne sont pas les enfants qui doivent amasser ……………………………….. 2 Cor.
9. Vos femmes, vos enfants… demeureront dans le pays ………………………. Josué
10. Je vous entretiendrai, vous et vos petits enfants ……………………………… Gen.
11. Il a servi avec moi… comme un enfant sert son père ………………………… Phil.
12. Rachel pleurant ses enfants ………………………………………………………….. Mat.
13. Anne n’avait pas d’enfants …………………………………………………………….. 1 Sam.
14. Les femmes aussi et les enfants se réjouirent ………………………………….. Néh.
15. Le désert leur fournit le pain pour leurs enfants ……………………………….. Job
16. Si quelqu’un est irréprochable… ayant des enfants fidèles …………………. Tite
17. Mon enfant, tu es toujours avec moi ………………………………………………… Luc
18. Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ……………………… Rom.
19. Nos petits enfants, nos femmes… seront là, dans les villes ………………… Nomb.
20. Les enfants de ta sœur élue te saluent ……………………………………………. 2 Jean
21. Conduisant bien leurs enfants et leurs propres maisons …………………….. 1 Tim.
22. Lève tes mains vers lui pour la vie de tes petits enfants ……………………… Lam.
23. Réunissez les anciens, assemblez les enfants ………………………………….. Joël
24. Mes enfants sont au lit avec moi ……………………………………………………… Luc
25. Espérez parfaitement… comme des enfants d’obéissance ………………….. 1 Pierre
26. Ils laissent le reste de leurs biens à leurs enfants ……………………………… Ps.
27. Rassembler en un les enfants de Dieu dispersés ………………………………. Jean
28. Enfants de Dieu… enfants de la promesse ………………………………………… Rom.
29. Nous sommes maintenant enfants de Dieu ……………………………………….. 1 Jean
30. Me voici, moi, et les enfants que Dieu m’a donnés ……………………………… Héb.

D’après le recueil de 360 passages 1978

CORONA 19

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CORONA 19

 

Le Seigneur Jésus, notre grand Souverain Sacrificateur, est entré « dans le ciel même afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24). De là, Il a envoyé le Saint-Esprit, par lequel nous rendons culte à Dieu et qui habite en tous ceux qui ont reçu Jésus comme leur Sauveur personnel. Comme les fils d’Israël ont chanté leur délivrance sur le bord de la mer rouge, les chrétiens chantent leur délivrance à la gloire de leur grand Dieu et Sauveur Jésus Christ.
Si le Seigneur le permet, par la suite, nous aborderons quelques sujets qui viennent enrichir notre adoration.

La Pâque.

À sept reprises, la parole de l’Éternel, par Moïse et Aaron, pour le Pharaon, fut : « Laisse aller mon peuple pour qu’ils me servent » (Ex. 5. 1). Douze face à face avec Moïse et Aaron et neuf plaies successives ne suffirent pas pour incliner le cœur du roi d’Égypte. Le Pharaon est une image de Satan, l’adversaire de Dieu et de Son peuple. Il ne voulait pas être privé de ceux qu’il avait rendus esclaves : Satan lâche difficilement ses proies. Le jour vient où il sera anéanti pour toujours ! Comme le Pharaon a été englouti dans les eaux de la mer Rouge, ainsi « le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous nos pieds » (Rom. 16. 20). La dixième et dernière grande épreuve pour les Égyptiens est arrivée : L’Éternel va frapper tous les premiers-nés en Égypte « depuis les hommes jusqu’aux bêtes ». Pour épargner Son peuple du jugement, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ordonne la Pâque. Les fils d’Israël étaient-ils moins pécheurs que les Égyptiens ? Non ! « Il n’y a point de juste, non pas même un seul… tous ont péché » (Rom. 3. 10, 22). Le jugement pèse sur tous les hommes mais, pour délivrer Son peuple du pouvoir de Satan et l’amener à Lui, Dieu donne l’agneau, image de son Fils, le véritable « Agneau de Dieu ». Moïse et Aaron devaient parler à toute l’assemblée d’Israël, disant : « Au dixième jour de ce mois, vous prendrez chacun un agneau… par maison,… un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an… vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute la congrégation de l’assemblée l’égorgera entre les deux soirs. Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et les linteaux des portes, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront… Et l’Éternel passera pour frapper… et il verra le sang… et l’Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper » (Ex. 12. 3 à 27). Quel tableau ! Pour être épargné, il fallait accorder foi à la voix de l’Éternel, et ensuite obéir. L’agneau choisi le dixième jour, gardé à part jusqu’au quatorzième jour, nous parle de Christ, «… agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde » dont le sang précieux nous rachète de notre vaine conduite (1 Pier. 1. 18 à 20).
Il fallait beaucoup de foi pour faire la Pâque ! Le chef de la maison devait croire à deux choses : 1) que l’Éternel allait frapper ; 2) que le sang aurait le pouvoir de le protéger, lui et les siens. Pour que le jugement sur l’Égypte soit évité, le Pharaon aurait dû laisser le peuple de Dieu s’en aller, et alors l’Éternel aurait fait grâce. Mais Moïse, « par la foi, a fait la pâque et l’aspersion du sang » (Héb. 11. 28). Moïse et Aaron ont cru Dieu, ils ont obéi, le peuple aussi, et ils furent épargnés. Pendant que les Israélites mangeaient l’agneau rôti au feu, sous la protection de son sang, l’ange destructeur passait, frappant à mort les premiers-nés et déclenchant un grand cri d’épouvante et de désespoir dans toute l’Égypte. Cette dixième et dernière plaie est une image d’un jugement infiniment plus redoutable, réservé à ceux qui ne se seront pas mis à l’abri du sang de l’Agneau de Dieu. La Parole appelle ce jugement, « la seconde mort ». Comme il n’y eut aucune différence entre le captif dans la prison et le Pharaon lui-même (Ex. 12. 29), il n’y en aura pas davantage quand, devant le grand trône blanc, paraîtront tous les morts « les grands et les petits » (Apoc. 20. 12). Ces derniers n’auront pas eu droit à la première résurrection, comme conséquence d’avoir rejeté Dieu, le Dieu sauveur. Mais notre Seigneur, par l’évangile, proclame encore : « celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Pour l’Israélite, la première Pâque fut célébrée de nuit en Égypte, les suivantes dans le désert, et finalement dans le pays promis. C’est pendant la nuit, image de la condition morale qui caractérise ce monde, qu’aujourd’hui les croyants se nourrissent de l’Agneau de Dieu. C’est aussi pour nous, dans le désert, en attendant d’entrer dans la gloire promise, qu’Il est le centre de notre culte. Jésus a été au milieu des condamnés à Golgotha, Il est au milieu des deux ou trois réunis à Son nom, Il sera bientôt vu de nos yeux, au milieu du trône « comme immolé » (Apoc. 5. 6).
Maintenant, pensons à Abraham qui a reçu un bélier pour remplacer Isaac. Quelle louange a dû s’élever de ce père et de son fils quand il a délié Isaac pour placer le bélier sur l’autel ! Voyons aussi les Israélites, à l’abri du sang de l’agneau, se nourrissant de sa chair « rôtie au feu : la tête, et les jambes, et l’intérieur » (Ex. 12. 8 et 9). Rien ne devait être mis de côté, même les parties les moins attrayantes. Elles évoquent pour nous la gloire du Fils de l’homme qui s’est abaissé jusqu’à la mort de la croix, qui n’a pas connu le péché (2 Cor. 5. 21, la tête), qui n’a pas commis de péché (1 Pier. 2. 22, les jambes), et en qui il n’y avait pas de péché (1 Jean 3. 5, l’intérieur). Le souvenir de la mort du Seigneur et de Sa résurrection est, pour les enfants de Dieu, une fête, que nous célébrons « avec des pains sans levain de sincérité et de vérité », car : « notre pâque, Christ, a été sacrifiée » (1 Cor. 5. 8 et 7). Dans l’adoration du Père et du Fils, la Cène du Seigneur est célébrée en mémoire de Lui, « jusqu’à ce qu’il vienne » (Luc 22. 19 ; 1 Cor 11. 26). « Au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen » (Jude 25).