LE FILS PRODIGUE

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[Jésus] dit encore : un père avait deux fils… Luc 15. 11

 

1. LE FILS PRODIGUE (Lire Luc 15. 11 à 32)

 

Beaucoup connaissent la parabole du fils prodigue : comment il a gaspillé son héritage par une vie dissolue et est devenu un gardien de porcs. Ce qui a précédé est d’une grande importance : tout a commencé par le fait qu’il s’est détourné de son père, avec lequel il n’était pas à l’aise. Il pensait trouver la liberté en faisant sa propre volonté. En demandant à obtenir sa part d’héritage, il montrait combien il s’était déjà éloigné de son père. Pour lui c’était comme si son père était déjà mort.
Tout le monde n’est pas semblable au fils prodigue dans sa façon de vivre dissolue. Mais si nous remontons à la source, nous devons admettre que nous sommes tous comme lui. Le péché commis ici, c’est que l’homme refuse l’ingérence de Dieu et Lui tourne le dos afin de vivre sa propre vie. L’homme veut être autonome, entièrement indépendant de Dieu et de Ses exigences, et il ne veut admettre aucune restriction. Cela fait du fils prodigue la parfaite illustration de ce qu’est l’homme aujourd’hui.
Quelle est alors la réaction de Dieu ? Comme le père de la parabole, Il lui laisse prendre sa liberté. Il nous permet d’utiliser tout ce qui nous vient de Lui pour nos propres intérêts : nos talents, notre santé et nos possessions. Dieu nous fait ainsi faire l’expérience qu’une vie sans Dieu est amère et qu’elle a des conséquences.

Le jeune homme avait quitté son père pour chercher son propre épanouissement, mais il a finalement connu les privations. Il voulait être son propre maître, mais il est tombé dans une dépendance dégradante de personnes étrangères. Quelles espérances ce prodigue avait placées dans les plaisirs du monde ! Maintenant, dans de grandes difficultés, il se trouvait seul, abandonné de tous. Tout ce que le monde pouvait lui offrir lui avait paru désirable et séduisant, mais quelle triste fin, qui donne à réfléchir : « personne ne lui donnait rien » (Luc 15. 16).
C’est une illustration frappante et très parlante de quelqu’un qui veut vivre sa vie sans Dieu. Au lieu de jouir de la liberté que le monde promet, ses désirs l’ont entraîné de plus en plus dans les liens du péché (cf. 2 Pier. 2. 18 et 19). En même temps la misère intérieure et une soif de la vraie vie s’accroît.
Quand le fils prodigue a ressenti sa misère, « il alla se joindre à l’un des citoyens de ce pays-là » (v. 16). Il s’associa à lui : si puissants étaient sa faim, son sentiment de vide et son désespoir, qu’il se remit entièrement entre les mains d’un étranger. Cela ne lui apporta aucun soulagement : « personne ne lui donnait rien ».
Ce sera la position finale de quiconque cherche à accomplir sa vie indépendamment de Dieu. Ce qu’un monde sans Dieu propose peut paraître attractif au premier abord, mais cela ne satisfera jamais une âme affamée.

Dans la plus profonde misère, alors que le fils prodigue était sur le point de mourir de faim, il est revenu à lui-même. Il s’est réveillé du rêve qui l’avait captivé, de l’attrait du monde pour le cœur. Il a maintenant pris conscience du vrai caractère du monde et s’est formé une juste estimation de lui-même et de son père. Il a décidé de revenir à la maison et se mit effectivement en route.
Dans les deux paraboles qui précèdent celle du fils prodigue, nous trouvons un demi-tour semblable. Le bon Berger trouve Sa brebis perdue et la ramène à la maison, le Saint Esprit fait briller la lumière divine sur le cœur et la conscience (Luc 15. 1 à 10).
Dans l’exemple du fils prodigue, nous voyons comment un pécheur se repent et change complètement d’attitude. Il reconnaît combien son chemin a été mauvais devant Dieu et il n’hésite pas à le qualifier de péché. Il regrette son chemin de propre volonté et il est prêt à confesser devant Dieu sa culpabilité. Il sait maintenant que Dieu seul a la réponse à ses questions et ses besoins.
Quand le fils prodigue entama son chemin de retour, il avait retrouvé sa confiance en son père, mais il n’avait aucune idée de la manière dont il serait reçu. De la même manière, un pécheur ne peut pas, à ce moment-là, imaginer que non seulement Dieu lui pardonnera, mais qu’il le bénira aussi richement !

Le fils prodigue était sur le chemin du retour vers son père. Il avait l’intention de reconnaître son péché et de demander à son père de le traiter comme l’un de ses ouvriers. Mais, alors qu’il était encore loin de la maison, son père a couru jusqu’à lui, l’a joyeusement serré dans ses bras et l’a embrassé avec toute son affection de père. Le fils a confessé son péché, mais n’est pas allé jusqu’à demander à son père de lui permettre de le servir comme un esclave. Dans les bras de son père, ce n’était plus possible. C’est ainsi que Dieu, dans Son amour, reçoit quiconque revient à Lui.
Dieu voit le changement dans le cœur du pécheur.
Il est plein de compassion et manifeste Sa grâce et Sa joie lors du changement d’attitude et du retour du pécheur repentant.
Il nous serre sur Son cœur, sans tenir compte de l’état affreux dans lequel nous nous approchons de Lui. Il nous reçoit tels que nous sommes, sans  nous faire aucun reproche.
Quel amour inimaginable ! Quand nous revenons à Dieu par la repentance, Il vient au-devant de nous en Jésus Christ, qu’Il a envoyé. Nous éprouvons le soulagement de pouvoir confesser nos péchés et de reconnaître que nous étions indignes d’une telle grâce et que nous n’avons aucun mérite personnel à faire valoir. Il nous reçoit et nous accorde bien plus que ce que nous aurions pu espérer !

La grâce de Dieu dépasse toutes nos attentes. Quand nous nous tournons vers Lui, Il nous revêt de « la plus belle robe » : Il ne nous voit plus comme nous sommes par nature, mais « en Christ », c’est-à-dire selon la beauté et la perfection de Son Fils bien-aimé (voir Éph. 1. 6 ; És. 61. 10). Il nous donne un « anneau », le signe de notre relation nouvelle et permanente avec Lui, et des « sandales » pour notre marche afin que nous marchions d’une manière qui Lui soit agréable comme fils. L’un des traits les plus remarquables de la grâce de Dieu est qu’Il nous accepte tels que nous sommes, mais qu’Il ne nous laisse pas dans cet état misérable.
C’était la coutume, pour les citoyens aisés en Israël, de garder un veau gras pour des invités qu’ils désiraient honorer. Celui-ci a été tué à cause du retour à la maison du fils égaré. « Mangeons et réjouissons-nous ». Le fils prodigue avait été retrouvé et pouvait maintenant jouir de la communion avec son père et partager son plaisir.
C’était la décision coupable qui avait éloigné le fils de son père. Maintenant qu’il avait reconnu sa culpabilité et l’avait confessée, sa conscience était libérée. Il pouvait regarder son père en face et goûter la communion avec lui. Le désir de Dieu est de maintenir une telle communion avec tous ceux qui étaient spirituellement morts mais qui maintenant sont « revenus à la vie », qui étaient perdus et sont « retrouvés » (v. 24). Une telle communion procure une joie intense au chrétien ; elle commence sur la terre et ne se terminera jamais dans l’éternité.

2. LE FILS AÎNÉ

 

Le fils prodigue était revenu à la maison. Il avait confessé son péché à son père, et ainsi leur relation était restaurée, dans la communion et la joie.
Quand le fils aîné est rentré à la maison après son travail aux champs, il ne savait rien du retour de son frère. Il fut tout étonné d’entendre le son de la musique qui venait de la maison. Un serviteur répondit à ses questions par une explication brève et factuelle.
Il était très surpris que son frère soit revenu ; il trouva fort déplaisant que son père lui ait pardonné et qu’il ait tué le veau gras pour lui. Comment son père pouvait-il accorder une telle faveur à quelqu’un d’aussi indigne ? Il se mit en colère et refusa d’entrer.
C’est pour cette raison que le Seigneur donne ces paraboles de Luc 15. Les Pharisiens et les scribes s’étaient plaints de ce que Jésus recevait les pécheurs et mangeait avec eux (v. 1-2). Le fils aîné illustre ces gens religieux qui ne pouvaient se réjouir, mais étaient en colère parce que la grâce se déployait envers des personnes indignes et coupables. Pour eux, cela n’avait pas intérêt que des pécheurs se repentent et se tournent vers Dieu. Ces propres justes préféraient rester dehors, loin de ces « publicains et pécheurs », mais également loin de Dieu le Père.

Un service infatigable et l’obéissance caractérisait la vie du fils aîné – du moins, c’est ce qu’il pensait. Mais il décrivait la conduite de son frère dans les termes les plus méprisables. Il était en colère et jaloux que leur père ait tué le veau gras pour lui. Il ne pouvait pas partager les sentiments de son père. Il ne pensait qu’à sa propre conduite qu’il estimait bonne et à la reconnaissance qu’il en attendait pour lui-même. Les problèmes qui avaient été ceux de son jeune frère se révèlent être maintenant les siens : il cherchait son plaisir avec ses amis, à l’écart de son père.
Il est l’exemple des hommes religieux qui mènent une vie honorable et attendent d’en être honorés en retour. Ils s’imaginent que Dieu devrait les accepter à cause de leurs « bonnes œuvres », qui n’ont en fait aucune valeur. Ils estiment n’avoir pas besoin de la grâce de Dieu et sont envieux quand elle est accordée à d’autres. Leur attitude montre que leur religion n’a qu’un aspect extérieur, mais n’est pas le fait d’un cœur racheté.
Le père agit d’une manière tout aussi bienveillante avec le fils aîné : il désirait l’avoir lui aussi dans la maison, partageant la communion et la joie. Mais aussi longtemps que le fils aîné n’abandonnera pas ses pensées de propre justice, il devra rester dehors.

 

D’après « The Good Seed » mai 2020

LA GRÂCE ET LA PATIENCE DE DIEU

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La grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes. Tite 2. 11.
Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longue attente, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Rom. 2. 4.

 

LA GRÂCE ET LA PATIENCE DE DIEU

« Dans les derniers jours il surviendra des temps difficiles » (2 Tim. 3. 1). Ces paroles de la Bible, écrites il y a environ 2000 ans, ne sont-elles pas toujours actuelles ? Les disparités entre riches et pauvres sont toujours plus prononcées ; les conflits, ouverts ou latents, entre les pays, toujours plus nombreux. L’économie mondiale vacille, on annonce des désastres écologiques de grande ampleur et, chose encore plus grave, le cœur des hommes ne s’améliore pas. Égoïsme, avarice, ingratitude, cruauté, calomnies, traîtrises… les caractères décrits par l’apôtre Paul (2 Tim. 3. 2 à 5) sont toujours plus marqués. La Parole de Dieu ajoute une ultime précision : « aux derniers jours viendront des moqueurs qui… diront : Où est la promesse de sa venue ? » (2 Pier. 3. 3 et 4). Scepticisme et moquerie des enseignements bibliques caractériseront beaucoup de ceux qui, avec une grande présomption, veulent exclure toute idée de Dieu.
Dieu, cependant, est patient et continue sans Se lasser à faire annoncer Son message de grâce qui est encore offert à tous. Il suffit de l’accepter en croyant au « seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5) ; c’est là le seul moyen de fuir la colère de Dieu qui va venir sur le monde (Col. 3. 6).
Le Dieu d’amour « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 4). Mais vous-même, voulez-vous être sauvé ?
Jésus a dit : « celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37). Voulez-vous aller à Lui ?

D’après « Il Buon Seme » juillet 2020

CORONA 24

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CORONA 24

Le sacrifice pour le péché

 

Parler sur le sacrifice pour le péché nous amène à la source du péché. C’est un mot qui veut dire, entre autres : être et agir contre la volonté de Dieu. L’idéal avait été donné à Adam et Ève : placés dans un jardin de délices, avec la pureté de l’innocence, accompagnés d’une position royale au-dessus des animaux, ils devaient respecter une seule ordonnance, qui symbolisait la suprématie de Dieu sur l’homme. Adam avait accès en toute liberté à l’arbre de vie, placé au centre du jardin. L’arbre de la connaissance du bien et du mal était aussi dans le jardin, mais il lui était défendu. « Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen. 2. 16).
Satan, ange déchu, apparaît sous la forme du serpent et se présente à Ève pour jeter le doute sur le commandement de Dieu. « Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (Gen. 3. 4). La première intervention du diable est un mensonge : « vous ne mourrez point ». Le Seigneur Jésus a dit du diable : « lui a été meurtrier dès le commencement, et il n’a pas persévéré dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et le père du mensonge » (Jean 8. 44). La deuxième intervention du diable fut : « vous serez comme Dieu » ; cela revenait à dire : Dieu vous prive de Lui être égal, alors, mangez du fruit de l’arbre défendu pour être comme Lui, connaissant le bien et le mal. Le menteur ne pouvait faire autrement, lui qui avait voulu s’élever au-dessus de Dieu (lire : És. 14. 12 à 14 ; Éz. 28. 2 à 19). Les rois de Babylone et de Tyr sont une figure de Satan, qui était derrière eux. Ces rois étaient animés du même esprit que le serpent ancien (Apoc. 20. 2). Ève fut séduite et mangea du fruit défendu et elle en donna à Adam, qui en mangea lui aussi.
« Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ». Quel fut leur premier réflexe ? Essayer de réparer par eux-mêmes le résultat de leur désobéissance : « Ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures » (Gen. 3. 7). Aujourd’hui, nombreux sont les hommes et les femmes qui font toutes sortes de bonnes œuvres, allument des lampions, font tourner des moulins à prières, etc., dans le but de se protéger des mauvais esprits et même d’atteindre à Dieu. Le mensonge de Satan se perpétue, incitant les hommes à devenir des dieux, ou d’accéder par eux-mêmes à Dieu. Il exploite la crainte de la mort, pour les tenir, « pendant toute leur vie, assujettis à la servitude » (Héb. 2. 15).
Cela n’empêche pas que la sentence de Dieu « qui ne peut mentir » (Tite 1. 2), c’est la mort. La mort physique, oui ! Mais aussi la mort éternelle, une mort spirituelle ! En Éden, à la suite du péché de l’homme, l’accès à l’arbre de vie fut fermé ! Adam et Ève furent chassés du Jardin. Désormais, sans l’intervention de Dieu, l’homme n’aurait plus accès à Sa présence.
Dans Sa grâce, « l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit » (Gen. 3. 21). Il fallut la mort d’animaux pour que l’homme soit couvert. Il fallait un substitut.
Malgré cela, les conséquences de la chute demeuraient : « … par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et… la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché » (Rom. 5. 12). « … tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu », ou « sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Abel comprit que, pour plaire à Dieu, il devait offrir en « offrande à l’Éternel,… des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse » (Gen. 4. 4). Il le fit par la foi (Héb. 11. 4). Abel fut tué par Caïn qui était du méchant. « Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes » (1 Jean 3. 12). Un troisième fils naquit à Adam, qu’il appela : « Seth, et à lui aussi, naquit un fils ; et il appela son nom Énosh. Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel » (Gen. 4. 26). Dès la chute d’Adam, en 1550 ans d’histoire, la violence devint telle que Dieu décida d’anéantir la race humaine et sauva au travers de l’arche, Noé et sa famille, en tout huit personnes. Seulement huit justes sur la terre au moment du déluge ? Terribles conséquences du péché !
Noé, Abraham, ses fils, puis Moïse et les fils d’Israël, s’approchèrent de Dieu par des sacrifices sanglants. Ils furent justifiés sur le principe de la foi. Dieu pouvait le faire parce qu’Il anticipait la venue dans le monde de Son Fils qui, dans « le conseil défini » (Act. 2. 23), avait dit : « Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir : tu m’as creusé des oreilles ; tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 6 à 8). Dieu ne put prendre plaisir aux sacrifices offerts sous la loi, quand même ils avaient été nécessaires. Quand le Fils entre dans le monde, aucun holocauste n’est requis parce qu’il est sans péché. Il n’en a commis aucun, ni dans son esprit, ni dans ses actions.
Jésus est venu dans un corps d’homme pour accomplir la volonté de Dieu et : « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes » (Héb. 10. 10). « Le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14), nous purifie de toute iniquité. C’est Lui qui nous a ouvert définitivement l’accès à Dieu, c’est Lui qui nous donne la vie éternelle.
Jésus-Christ est « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29). Par Sa mort sur la croix, Il a posé la base pour ôter définitivement le péché du monde. Cela ne sera effectif que dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Jusque-là, le péché existe, et existera encore dans le millénium. Le cœur de l’homme ne changera pas, et au bout des mille ans, quand Satan sera délié de sa prison, Dieu mettra cela en évidence. Mais la foi en la mort et en la résurrection de Jésus-Christ donne la vie éternelle à quiconque croit ! Les sacrifices pour le péché, démontrés dans le livre du Lévitique, nous donnerons à considérer la valeur de l’œuvre de la croix pour nous présentement, en regard de nos manquements. Thème à venir, si notre Seigneur le veut.

 

CORONA 23

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CORONA 23

Le sacrifice de prospérités, de communion ou de paix

 

Lire : Lév. 3 et 7. 11 à 21. Pour ce sacrifice, les fils d’Israël apportaient au sacrificateur du gros ou du menu bétail. Durant le temps de la traversée du désert, l’animal était amené à la tente d’assignation. Une fois établis dans le pays, les Israélites devaient se rendre « au lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi » (Deut. 12. 14).
Si l’holocauste était brûlé en entier pour l’Éternel sur l’autel, le sacrifice de paix était partagé en quatre parts : 1) la graisse, qui est la part pour l’Éternel ; 2) la poitrine pour Aaron et ses fils ; 3) l’épaule droite pour le sacrificateur qui officiait. La quatrième part revenait à celui qui offrait l’animal. Il l’apportait avec des gâteaux sans levain pétris à l’huile et du pain levé (Lév. 7. 13). Avec sa famille, il en mangeait la chair « devant l’Éternel » (Lév. 3. 1), certainement dans l’enceinte du parvis, et seules les personnes pures pouvaient en manger (Lév. 7. 19).
L’Israélite qui se rendait à la tente d’assignation avec du gros ou du menu bétail, en sacrifice de prospérités, apportait une bête sans défaut. Devant le sacrificateur, il posait sa main sur la tête de son offrande, s’associant à elle, et l’égorgeait à l’entrée de la tente d’assignation ; et les fils d’Aaron, les sacrificateurs, faisaient aspersion du sang sur l’autel, tout autour (v. 2). Le sang rappelle à nos cœurs le prix payé pour notre rachat. C’est par le sang de Christ que nous avons été rachetés (1 Pier. 1. 19), approchés (Éph. 2. 13), et amenés à Dieu (1 Pier. 3. 18).

1) La part pour l’Éternel
Ensuite, l’Israélite retirait et donnait au sacrificateur « la graisse qui couvre l’intérieur, et toute la graisse qui est sur l’intérieur, et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu’on ôtera jusque sur les rognons ; et les fils d’Aaron feront fumer cela sur l’autel, sur l’holocauste qui est sur le bois qui est sur le feu : c’est un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lév. 3. 3 à 5). Ainsi tout ce qui était à l’intérieur était mis sur l’autel. « L’intérieur — les forces cachées — les tendres sympathies de Jésus, n’étaient que pour Dieu qui seul pouvait en jouir parfaitement » (C.H.M.).

2) La part des sacrificateurs et des enfants de Dieu
Depuis la descente du Saint Esprit, suite à l’ascension du Seigneur, les enfants de Dieu sont constitués une famille sacerdotale. Ils sont ceux qui apportent, tout en étant sacrificateurs. Ils ont au-dessus d’eux leur grand et souverain Sacrificateur, Jésus Christ lui-même (Héb. 10. 21). – « Car j’ai pris des fils d’Israël la poitrine tournoyée et l’épaule élevée de leurs sacrifices de prospérités, et je les ai données à Aaron, le sacrificateur, et à ses fils » (Lév. 7. 34) ; « Celui des fils d’Aaron qui présentera le sang et la graisse des sacrifices de prospérités aura pour sa part l’épaule droite » (v. 33). Ce merveilleux sujet a été présenté par Charles Henry Mackintosh il y a environ 140 ans. J’en tire quelques extraits concernant le sacrifice de prospérité : « Le même Jésus, qui est l’objet des délices du ciel, est une source de joie, de force et de consolation pour tout cœur croyant ; et… aussi pour toute l’Église de Dieu en communion. Dieu, dans sa grâce ineffable, a donné à son peuple le même objet qu’Il a lui-même… nos pensées sur Jésus ne peuvent jamais s’élever à la hauteur des pensées de Dieu. Notre estimation de sa Personne sera toujours beaucoup en dessous de la Sienne et c’est pourquoi, dans le type, la famille d’Aaron ne pouvait pas manger la graisse. … nous nous occupons néanmoins du même objet que Dieu et, par conséquent, les fils d’Aaron avaient « la poitrine tournoyée et l’épaule élevée ». Tout cela est bien propre… à réjouir le cœur. Le Seigneur Jésus Christ est… le seul objet devant les yeux et les pensées de Dieu. Dans sa parfaite grâce, Il nous a donné une part à ce même Sauveur glorieux. Christ est l’objet de nos cœurs et le sujet de notre chant… Christ, en tant que sacrifice de prospérités, établit la paix de la conscience et répond aux grands et nombreux besoins de l’âme. Les fils d’Aaron pouvaient se tenir autour de l’autel des holocaustes, voir la flamme de l’offrande monter vers le Dieu d’Israël,… et incliner leurs têtes pour adorer, mais ils n’en emportaient rien pour eux-mêmes. Dans le sacrifice de prospérités ils voyaient une offrande… de bonne odeur à Dieu,… et de laquelle ils pouvaient se nourrir dans une heureuse et sainte communion ».
Les chrétiens, ayant conscience de ce qu’est l’adoration, par des cantiques et des actions de grâces magnifient l’œuvre de Christ en rappelant la valeur du sang précieux versé à Golgotha.

  • Ils se nourrissent de l’épaule droite qui typifie le Seigneur ressuscité et élevé à la droite de la majesté dans les cieux (Héb. 8. 1).

  •  En savourant la poitrine, ils goûtent à tout l’amour de Dieu pour eux.

  •  Ensuite, comme les Israélites partageaient la viande du reste de l’animal, dans une sainte communion, aujourd’hui les croyants rendent gloire à Dieu pour un tel Sauveur.

    Pour pouvoir vivre en assemblée une telle joie, il faut être nourri individuellement de ce sacrifice de paix. On n’apportera dans le culte que le résultat produit, dans nos cœurs, par la contemplation de la sainte Victime. « Toute sa personne est désirable » (Cant. 5. 16).

    La Cène du Seigneur, le pain et le vin qu’Il a offert à Ses disciples avant de se rendre à Gethsémané est, aujourd’hui comme autrefois, la continuité du sacrifice de prospérités. À table avec Ses disciples, Jésus « ayant pris un pain, et ayant rendu grâces, le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; – de même la coupe aussi, après le souper, en disant : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22. 19 et 20). Par la suite, l’apôtre a écrit : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? » (1 Cor. 10. 16). À ce mémorial est liée une joie commune : nous nous souvenons d’un Christ qui s’est offert et qui est en même temps présent, au milieu des Siens, pour nous réjouir par Sa vie au-delà de la mort, Lui, le Vivant.

 

LE PRÉCIEUX CADEAU

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LE PRÉCIEUX CADEAU

 

Par une belle matinée de mai, sous le règne de Louis XVIII, le Pont-Neuf offrait un spectacle attrayant. C’était le moment le plus animé de la journée. Charrettes et carrosses, encombrant le passage, n’avançaient qu’avec peine. Les piétons eux-mêmes, des deux côtés de la chaussée, subissaient maint arrêt forcé, ce dont les divers marchands ambulants, qui avaient étalé leurs marchandises sur le parapet du pont, se montraient fort satisfaits.
A l’une des entrées du pont, du côté de la Cité, se tenait un homme criant d’une forte voix :
– Voici, messieurs, des louis d’or vendus pour deux sous. Deux sous les louis d’or tout neufs ! Ne manquez pas l’occasion !
La foule passait silencieuse à côté du marchand, que seuls quelques badauds regardaient malicieusement.
– Ce n’est vraiment pas mal, en fait d’imitation, disait l’un.
– Si tu vendais quatre louis pour deux sous, tu pourrais peut-être en écouler quelques-uns, ajoutait l’autre.
Le marchand écoutait ces réflexions d’un air impassible. Quoiqu’il y eût déjà un grand quart d’heure qu’il se tenait là sans avoir encore vendu un seul louis d’or, il n’en paraissait pas moins satisfait. Ses yeux ne se détachaient du plateau, soutenu par une large courroie passée par-dessus ses épaules, que pour jeter un coup d’œil interrogateur à un homme placé tout près de lui qui, de minute en minute, tirait sa montre de son gousset.
Un petit garçon vint tout près du plateau.
– Papa, regarde, voilà qui serait utile à maman. J’ai encore quatre sous, je vais en acheter deux !
– Tu es un bon fils, Jacques, mais tu feras mieux d’acheter ton gâteau. Viens.
Tous deux s’éloignèrent et un pauvre homme s’arrêta pensivement devant le marchand :
– Ah ! s’ils étaient en or ! Vingt d’entre eux suffiraient à me sauver de la misère.
Puis, avec un soupir désespéré, il passa son chemin.
– Quelle heure est-il ? demanda le marchand à voix basse, à son compagnon.
– Midi moins un quart. Tu as encore quinze minutes, juste. Tiens, on dirait un client, cette fois.
Un paysan s’était planté en face du plateau :
– J’ai deux sous qui me restent sur mes emplettes en ville, dit-il tout haut, je vais acheter une de ces pièces fausses pour le petit. Cela lui fera plaisir.
Il prit un louis, tendit ses deux sous et partit dans la direction de la rue Dauphine. Tenant toujours à la main la petite pièce qu’un beau soleil faisait briller avec éclat, il passa devant la porte d’un bijoutier. Ne pouvant résister à la tentation de montrer sa pièce à quelqu’un et espérant que, peut-être, par un hasard inexplicable, la pièce n’était pas fausse après tout, il poussa la porte et entra dans la boutique.
– Vous voulez de la monnaie ? demanda le bijoutier en prenant le louis de la main du paysan.
– De la monnaie, mais la pièce est-elle bonne ?
– Bonne ? Évidemment. Elle est même toute neuve.
En entendant cela, le paysan reprit précipitamment la pièce et retourna en hâte vers le Pont-Neuf. Hélas ! il n’était plus temps. Le marchand aux louis d’or avait disparu et nul ne savait où le trouver.
Mes lecteurs ont déjà deviné qu’il s’agissait d’un pari, fait par deux riches jeunes gens. Cent louis d’or devaient être mis en vente pendant une heure, à l’entrée du Pont-Neuf, au moment le plus animé de la journée. L’un des jeunes gens avait parié que le public achèterait toutes les pièces d’or en moins d’un quart d’heure ; l’autre, que la foule passerait son chemin sans même jeter un coup d’œil aux beaux louis d’or. L’expérience résulta en faveur du dernier jeune homme. Une seule pièce avait été achetée, et encore par quelqu’un qui ne croyait pas à la valeur de son achat.

Cela peut vous sembler étrange, mes jeunes amis, que la foule ait fait preuve de si peu de discernement. Cependant la même chose n’arrive-t-elle pas tous les jours dans le domaine spirituel ? Les serviteurs de Dieu offrent à tous, au nom de leur Maître, l’or pur de la vie éternelle. Mais la foule passe indifférente devant eux, s’imaginant qu’une chose offerte gratuitement ne peut avoir de valeur.
« Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait. Pourquoi dépensez-vous l’argent pour ce qui n’est pas du pain, et votre labeur pour ce qui ne rassasie pas ? (És. 55. 1 et 2).
« Le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rom. 6. 23).
« Étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Rom. 3. 24).
« Que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apoc. 22. 17).

D’après la Bonne Nouvelle 1963

 

LES RELATIONS DE FAMILLE ET ENTRE AMIS CHRÉTIENS

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COMPTE RENDU RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2020

 

LES RELATIONS DE FAMILLE ET ENTRE AMIS CHRÉTIENS

 

 

En quoi Dieu trouve-t-il Son plaisir dans la façon dont les enfants vivent leurs relations avec les autres ?

1. Enfants, obéissez à vos parents.

Deux passages du nouveau testament parlent de ce sujet. Ils sont particulièrement important.

« Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. « Honore ton père et ta mère», (c’est le premier commandement avec promesse,) « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». Et vous, pères, ne provoquez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur » (Éph. 6. 1 à 4).
« Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés » (Col. 3. 20 et 21).
C’est juste. Rendre honneur aux parents c’est le premier commandement de la loi avec promesse, c’est-à-dire que Dieu va bénir ceux qui le pratique.

Ces deux passages citent les versets suivants de l’ancien testament, un du livre de l’Exode, l’autre du Deutéronome. L’apôtre Paul y ajoute un commentaire en disant que le commandement d’honorer son père et sa mère est le premier commandement avec promesse.
« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne » (Ex. 20. 12).
« Honore ton père et ta mère, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a commandé, afin que tes jours soient prolongés, et afin que tu prospères sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne » (Deut. 5. 16).
En tout, il y a 10 commandements mais le commandement central, le cinquième, est celui d’honorer son père et sa mère. Les quatre premiers commandements sont en rapport avec Dieu. A partir du cinquième commandement, c’est en rapport avec les hommes.

L’apôtre souligne qu’il est juste que les enfants obéissent à leurs parents. Ce qui est juste c’est ce qui est selon Dieu. C’est ce que nous trouvons dans Sa Parole. Ce n’est pas ce que nous pensons, ce n’est pas ce qu’en disent les autres, mais ce que Dieu en dit. C’est dans la bible que nous le trouvons. . Il est ajouté, obéir « dans le Seigneur » et encore « cela est agréable dans le Seigneur ». Cet aspect est particulièrement important. Dans des familles non chrétiennes, les enfants peuvent obéir à leur enfant, Dieu en tient certainement compte. Toutefois dans une famille chrétienne ce qui est important c’est de faire les choses en recherchant l’approbation du Seigneur. C’est ce que nous trouvons dans l’épître aux hébreux : c’est par la foi que l’on plaît à Dieu. En effet, il est écrit :« Or, sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent » (Héb. 11. 6).
Dans tout ce que nous faisons dans nos relations, l’important est de le faire en rapport avec le Seigneur, c’est cela qui a de la valeur pour Dieu.

Honorer ses parents signifie comprendre la position de ses parents et agir en fonction de cette position donnée par Dieu. Dieu a donné l’autorité aux parents sur leurs enfants. Donc, l’honneur se voit aussi pratiquement dans le comportement : est-ce convenable de parler à ses parents comme à ses copains ou copines ?

Dans notre société, il n’est pas rare que les enfants parlent mal de leur parents, et il est facile d’être entraîné à cela. Plusieurs versets en parlent et d’autres indiquent que nous n’avons pas à maudire, à déshonorer nos parents :
« Il est une génération qui maudit son père et qui ne bénit pas sa mère, une génération pure à ses propres yeux et qui n’est pas lavée de son ordure, une génération,… que ses yeux sont hautains, et ses paupières élevées ! » (Prov. 30. 11 à 13).
« Maudit qui méprise son père et sa mère ! Et tout le peuple dira : Amen ! » (Deut. 27. 16).
« Vous craindrez chacun sa mère et son père ; et vous garderez mes sabbats. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu » (Lév. 19. 3).
Maudire, ne pas obéir à ses parents, être orgueilleux, n’est-ce pas le tableau de ce qui se passe aujourd’hui, de ce que vous pouvez constater autour de vous ?
Dans l’ancien testament, Dieu avertissait son peuple et l’enseignait concernant l’attitude convenable des enfants envers leurs parents. Dans le nouveau testament plusieurs passages parlent de ce même sujet en disant qu’à la fin des jours, les enfants n’obéiront pas à leurs parents.
Il est dit des hommes en général et des enfants en particuliers qu’ils seront « Médisants, haïssables pour Dieu, outrageux, hautains, vantards, inventeurs de mauvaises choses, désobéissants à leurs parents, sans intelligence, ne tenant pas ce qu’ils ont promis, sans affection naturelle, sans miséricorde » (Rom. 1. 30 et 31).
L’apôtre Paul dit à Timothée :« Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, » (2 Tim. 3. 1 et 2).
Il est affligeant de constater que si aux Romains, Paul parle des païens qui ne connaissent pas le vrai Dieu, à Timothée il parle de ceux qui portent le nom de chrétiens. A cet égard, il ne faut pas suivre tout ce qui porte le nom de chrétien, notamment sur internet.
Des sites même nommés chrétiens peuvent être contraires à la Parole de Dieu. Nous avons toujours à nous poser la question : qu’est-ce que Dieu en pense ? Pour cela, il nous faut revenir à la Parole : à ce qui est écrit !

Dans les évangiles, le Seigneur Jésus Lui-même a parlé des relations entre parents et enfants.
« Car Dieu a commandé, disant : « Honore ton père et ta mère»; et : «que celui qui médira de père ou de mère, meure de mort » » (Mat. 15. 4).
« Et il leur dit : Vous annulez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition. Car Moïse a dit : « Honore ton père et ta mère » ; et : « que celui qui médira de père ou de mère, meure de mort » » (Marc 7. 9 et 10).
« Et on lui apporta aussi les petits enfants, afin qu’il les touchât ; et les disciples, le voyant, reprirent ceux [qui les apportaient]. Mais Jésus, les ayant appelés, dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume de Dieu. Tu sais les commandements : Ne commets point adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne dis point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère » (Luc 18. 15, 16, 20).

Dans les évangiles encore, nous lisons que le Seigneur Jésus a obéi à ses parents.
« Et l’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur lui. Et il descendit avec eux (ses parents), et vint à Nazareth, et leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces paroles dans son cœur. Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (Luc 2. 40, 51 et 52).
Cela est dit de Lui alors qu’Il avait 12 ans (Luc 2. 42). Quelle chose que de se dire que le Seigneur Jésus, alors qu’il était aussi Dieu, était soumis à ses parents en tant qu’Homme parfait.

Le Seigneur avait fait avant d’enseigner. Ce qui plaît à Dieu, c’est de voir en nous quelque chose de ce qu’il a vu en perfection dans Son Fils. L’obéissance envers les parents en fait partie, et Jésus a été le modèle parfait.

Nous sommes heureux et en paix quand nous sommes soumis et que nous obéissons à nos parents ce qu’illustre le fait que c’est un commandement avec promesse. La bénédiction liée à la mise en pratique des commandements divin est un principe qui s’applique à tous comme le dit l’apôtre Paul aux Philippiens. A tous, aussi aux enfants !
« Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, – s’il y a quelque vertu et quelque louange, – que ces choses occupent vos pensées : ce que vous avez et appris, et reçu, et entendu, et vu en moi, – faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous. » (Phil. 4. 8 et 9). Toutes les choses qui sont justes, or nous avons vu au début qu’il était juste d’obéir à ses parents. Alors l’enfant qui est occupé à cela aura la Dieu de paix avec lui, quelle bénédiction !

Obéir à ses parents n’est pas la seule chose qui plaît à Dieu dans la relation avec ses parents. Il y a aussi la façon dont les enfants reçoivent l’instruction donnée par leurs parents. Les Proverbes nous parlent de l’instruction des parents et nous montrent l’importance de les écouter.
C’est un grand privilège d’avoir des parents qui nous instruisent selon les commandements de Dieu.
« Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère ; car ce sera une guirlande de grâce à ta tête, et des colliers à ton cou » (Prov. 1. 8 et 9). C’est l’ornement de l’enfant aux yeux de Dieu et des parents.
« Car j’ai été un fils pour mon père, tendre et unique auprès de ma mère. Il m’a enseigné et m’a dit : Que ton cœur retienne mes paroles ; garde mes commandements, et tu vivras. Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence ; ne [l’] oublie pas, et ne te détourne pas des paroles de ma bouche. Ne l’abandonne pas, et elle te gardera ; aime-la, et elle te conservera. Le commencement de la sagesse, c’est : Acquiers la sagesse, et, au prix de toutes tes acquisitions, acquiers l’intelligence. Exalte-la, et elle t’élèvera ; elle t’honorera quand tu l’auras embrassée. Elle mettra sur ta tête une guirlande de grâce, elle te donnera une couronne de gloire. Écoute, mon fils, et reçois mes paroles, et les années de ta vie te seront multipliées » (Prov. 4. 3 à 10).
Il y a toujours une bénédiction à être attentif à l’instruction du père et à l’enseignement de la mère.

Nous avons vu que Jésus était notre modèle au sujet de l’obéissance, il l’est aussi concernant l’instruction. En effet, le prophète a pu dire de Lui :
« Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est las. Il [me] réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne » (És. 50. 4).
Le Seigneur Jésus prêtait l’oreille pour être enseigné. Il voulait écouter Dieu, son Père.

Pour recevoir instruction, les enfants peuvent être actifs en posant des questions. « Et quand ton fils t’interrogera à l’avenir, disant : Qu’est-ce que ceci ? alors tu lui diras : À main forte l’Éternel nous a fait sortir d’Égypte, de la maison de servitude » (Ex. 13. 14).

« Mon fils, garde le commandement de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère » (Prov. 6. 20). Garder veut dire écouter ce qui est dit et le mettre en pratique
« Un fils sage réjouit son père, mais l’homme insensé méprise sa mère » (Prov. 15. 20).
Même quand les parents ont vieilli, nous avons à les respecter.
« Écoute ton père qui t’a engendré, et ne méprise pas ta mère quand elle aura vieilli. Le père du juste aura beaucoup de joie, et celui qui a engendré le sage, se réjouira en lui. Que ton père et ta mère se réjouissent, et que celle qui t’a enfanté ait de la joie » (Prov. 23. 22, 24 et 25). Il en résulte de la bénédiction et de la joie.

« Même un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure et si elle est droite » (Prov. 20. 11).
Un enfant peut se faire connaître quand il est juste et droit dans ses actions et sa conduite. Obéir à ses parents n’est pas vieux jeu.
« Celui qui agit d’une main lâche devient pauvre, mais la main des diligents enrichit. Celui qui amasse en été est un fils sage ; celui qui dort durant la moisson est un fils qui fait honte » (Prov. 10. 4 et 5).
Si nous sommes consciencieux dans notre travail, dans notre conduite, que nous respectons les adultes, nous pouvons être remarqués. Le monde peut aussi se moquer de nous. Mais le fait de plaire à Dieu doit nous motiver.

« Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus. » (2 Tim. 3. 14 et 15).
Timothée a eu une mère et une grand-mère pieuses et il est exhorté à tenir ferme ce qu’il a appris d’elles. Mais il faut aussi lire la Parole de Dieu (cf. les saintes lettres) dès notre jeune âge et cela nous rend sage à salut c’est-à-dire aussi cela peut nous protéger de certaines chutes, de choses mauvaises, après être convertis.

Retenons cinq verbes qui résument des attitudes qui sont agréables à Dieu dans les relations avec nos parents : obéir – les honorer – les interroger – les réjouir – les servir.

Et près de la quitter (cette vie), à cette heure suprême,
Tu nous dis : « Aimez-vous, comme moi je vous aime ».
Donne-nous d’aimer comme toi.
Afin que dans les tiens le monde reconnaisse
Ta vie et ton amour, accorde-nous sans cesse
De te contempler par la foi !

Hymnes et Cantiques n° 104 strophe 2

 

2. Relations entre frères et sœurs, entre amis

Nous allons lire quelques passages qui nous parlent des relations entre frères et sœurs de plusieurs familles de la bible.

Abel et Caïn.

« Et il arriva, au bout de quelque temps, que Caïn apporta, du fruit du sol, une offrande à l’Éternel. Et Abel apporta, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse. Et l’Éternel eut égard à Abel et à son offrande ; mais à Caïn et à son offrande, il n’eut pas égard. Et Caïn fut très-irrité, et son visage fut abattu. Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Et Caïn parla à Abel son frère ; et il arriva, comme ils étaient aux champs, que Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua. Et l’Éternel dit à Caïn : Où est Abel, ton frère ? Et il dit : Je ne sais. Suis-je, moi, le gardien de mon frère ? » (Gen. 4. 3 à 6, 8 et 9).
C’est la jalousie qui a conduit Caïn au meurtre de son frère. Ensuite, Il ment à Dieu qui l’interroge sur ce qui s’est passé. Les caractères de Caïn ne sont-ils pas ceux du diable dont il est dit qu’il est meurtrier et menteur (Jean 8. 44) !

Pourtant Caïn avait fait des efforts pour apporter quelque chose à Dieu : c’était le fruit de son travail. Ce n’était pas mal en soit, mais pas suffisant pour être agréé par Dieu. En effet, Caïn était un homme pécheur, et aucun homme pécheur ne peut s’approcher de Dieu sans un sacrifice comme il est écrit : « …sans effusion de sang il n’y a pas de rémission de péché (Héb. 9. 22) ». Abel avait compris que pour s’approcher de Dieu il fallait une victime. Caïn, lui, apportait le fruit de son travail (c’est-à-dire ses propres efforts). Mais c’est vraiment la jalousie de Caïn qui l’amena à tuer son frère, comme nous le lisons dans le verset suivant :
« Non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes » (1 Jean 3. 12).

Joseph.

« Ce sont ici les générations de Jacob : Joseph, âgé de dix-sept ans, paissait le menu bétail avec ses frères, et, [encore] jeune garçon, il était avec les fils de Bilha et les fils de Zilpa, femmes de son père ; et Joseph rapporta à leur père leur mauvaise renommée. Et Israël aimait Joseph plus que tous ses fils, parce qu’il était pour lui le fils de sa vieillesse, et il lui fit une tunique bigarrée. Et ses frères virent que leur père l’aimait plus que tous ses frères ; et ils le haïssaient, et ne pouvaient lui parler paisiblement » (Gen. 37. 2 à 4).
« Et ses frères allèrent paître le menu bétail de leur père à Sichem. Et Israël dit à Joseph : Tes frères ne paissent-ils pas [le troupeau] à Sichem ? Viens, et je t’enverrai vers eux. Et il lui dit : Me voici » (Gen. 37. 12 et 13).
« Et ils le virent de loin ; et avant qu’il fût proche d’eux, ils complotèrent contre lui pour le faire mourir. Et ils se dirent l’un à l’autre : Le voici, il vient, ce maître songeur ! Et maintenant, venez, tuons-le, et jetons-le dans une des citernes, et nous dirons : Une mauvaise bête l’a dévoré ; et nous verrons ce que deviendront ses songes » (Gen. 37.18 à 20).
Jacob a été trompé par son beau-père, Laban, qui lui a donné Léa comme épouse et puis Rachel.
Jacob aima plus Joseph que ses frères, ce qui fit que ceux-ci le haïrent et voulurent le tuer. Pourtant, Joseph a ensuite usé de grâce envers ses frères.
« Et il leur demanda s’ils étaient bien, et il dit : Votre père, le vieillard dont vous m’avez parlé, est-il bien ? vit-il encore ? » (Gen. 43. 27).
« Et Joseph ne put plus se contenir devant tous ceux qui se tenaient près de lui, et il cria : Faites sortir tout le monde d’auprès de moi. Et personne ne se tint près de Joseph quand il se fit connaître à ses frères. Et il laissa éclater sa voix en pleurs, et les Égyptiens l’entendirent, et la maison du Pharaon l’entendit. Et Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph. Mon père vit-il encore ? Et ses frères ne pouvaient lui répondre, car ils étaient troublés devant lui. Et Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s’approchèrent. Et il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour l’Égypte. Et maintenant, ne soyez pas attristés, et ne voyez pas d’un œil chagrin que vous m’ayez vendu ici, car c’est pour la conservation de la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. Car voici deux ans que la famine est dans le pays, et il y a encore cinq ans, pendant lesquels il n’y aura ni labour, ni moisson » (Gen. 45. 1 à 6).
Comme Joseph, nous n’avons pas à nous venger mais à apporter la paix.
Attention aussi, comme enfant, à ne pas interpréter des situations mais échanger avec nos parents si nous ressentons un délaissement sans vraiment comprendre la situation (exemple d’une famille où un enfant est malade et demande plus de soins de la part des parents).

Quelles sont nos relations avec nos frères et sœurs ? Parlons-nous entre nous paisiblement, contrairement aux frères de Joseph qui ne pouvaient pas lui parler paisiblement ?

« Et ils se dirent l’un à l’autre : Certainement nous sommes coupables à l’égard de notre frère ; car nous avons vu la détresse de son âme quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons pas écouté ; c’est pourquoi cette détresse est venue sur nous » (Gen. 42. 21).
La conscience des frères est touchée et travaillée. Joseph pardonne et la communion entre les frères peut être possible et retrouvée (Joseph est une figure du Seigneur).

Moïse et sa sœur Myriam.

« Et un homme de la maison de Lévi alla, et prit une fille de Lévi ; et la femme conçut, et enfanta un fils ; et elle vit qu’il était beau ; et elle le cacha trois mois. Et comme elle ne pouvait plus le cacher, elle prit pour lui un coffret de joncs, et l’enduisit de bitume et de poix, et mit dedans l’enfant, et le posa parmi les roseaux sur le bord du fleuve. Et sa sœur se tint à distance pour savoir ce qu’on lui ferait. Et la fille du Pharaon descendit au fleuve pour se laver, et ses jeunes filles se promenaient sur le bord du fleuve ; et elle vit le coffret au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante, qui le prit ; et elle l’ouvrit, et vit l’enfant ; et voici, c’était un petit garçon qui pleurait. Et elle eut compassion de lui, et dit : C’est un des enfants des Hébreux. Et sa sœur dit à la fille du Pharaon : Irai-je et appellerai-je auprès de toi une nourrice d’entre les Hébreues, et elle t’allaitera l’enfant ? Et la fille du Pharaon lui dit : Va. Et la jeune fille alla, et appela la mère de l’enfant. Et la fille du Pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le pour moi, et je te donnerai ton salaire. Et la femme prit l’enfant, et l’allaita. Et l’enfant grandit, et elle l’amena à la fille du Pharaon, et il fut son fils ; et elle appela son nom Moïse, et dit : Car je l’ai tiré des eaux » (Ex. 2. 1 à 10).
Le pharaon voulait tuer tous les enfants hébreux. Myriam surveillait Moïse de loin, caché par ses parents. Myriam aimait ses parents et son petit frère. Moïse a pu ainsi devenir un grand serviteur de l’Éternel.

Marie, Marthe et Lazare.

« Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère). Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare » (Jean 11. 1 à 5).
Voilà deux sœurs et un frère. Marthe est jalouse de Marie qui écoutait le Seigneur parler. Elle le dit au Seigneur mais Celui-ci lui dit que Marie a choisi la bonne part.
Le Seigneur donne un service à chacun et l’important est d’être là où il nous veut.

Le Seigneur aimait Lazare mais il n’est pas venu tout de suite et Lazare est mort. Il a agit de cette manière pour manifester la gloire de Dieu, c’est à dire qu’il avait le pouvoir de ressusciter un mort.

Réunions de prières ou de culte où hommes, femmes et enfants sont présents.

« Et comme Esdras priait et faisait sa confession, pleurant et se prosternant devant la maison de Dieu, il se rassembla vers lui, d’Israël, une très-grande congrégation d’hommes et de femmes et d’enfants, car le peuple pleurait beaucoup » (Esd. 10. 1).
« Et ils offrirent ce jour-là de grands sacrifices, et se réjouirent, car Dieu les avait réjouis d’une grande joie ; et les femmes aussi et les enfants se réjouirent ; et la joie de Jérusalem s’entendait au loin » (Néh. 12. 43).
« Mais ayant accompli ces jours, nous partîmes et nous nous mîmes en chemin ; et tous nous accompagnèrent avec femmes et enfants jusque hors de la ville ; et nous étant mis à genoux sur le rivage, nous priâmes » (Act. 21. 5).

On voit aussi dans l’histoire de Moïse, comment le pharaon ne voulait pas laisser aller les enfants. Le Pharaon est une image de Satan qui essaie de retenir les enfants d’accompagner leurs parents aux réunions, par toutes sortes de prétextes, comme d’autres occupations. Il veut les éloigner du lieu de la bénédiction.
Quand nous le pouvons, accompagnons nos parents aux différentes réunions, pour notre bénédiction.

Relations avec des amis chrétiens.

« Et le roi dit à Ashpenaz, chef de ses eunuques, d’amener d’entre les fils d’Israël, et de la semence royale et d’entre les nobles… Et parmi eux il y avait, d’entre les fils de Juda, Daniel, Hanania, Mishaël, et Azaria ; et le prince des eunuques leur donna des noms : à Daniel il donna [le nom de] Belteshatsar, et à Hanania celui de Shadrac, et à Mishaël celui de Méshac, et à Azaria celui d’Abed-Nego. Et Daniel arrêta dans son cœur qu’il ne se souillerait point par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait ; et il demanda au prince des eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller » (Dan. 1. 3, 6 à 8).

Quatre jeunes amis sont séparés de leurs familles, mais Daniel a une attitude particulière et une détermination dans son cœur. Nous voyons la bonne influence que Daniel apporte à ses amis. Nous pouvons faire de même.
Daniel partage aussi avec ses amis ce que Dieu lui révèle par un songe . Il fut ensuite séparé de ses amis mais l’influence bénéfique reçue de Daniel, porte son fruit quand ils refusent de s’agenouiller devant la statue (Dan. 3).

CORONA 22

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CORONA 22

L’offrande de gâteau (lire : Lévitique 2)

 

L’offrande de gâteau est mentionnée tout au long du livre du Lévitique. Elle était faite de fleur de farine, pétrie à l’huile et ointe d’huile, salée de sel et accompagnée d’encens. Elle témoignait par avance de la parfaite humanité du Seigneur Jésus qui fut conçu de l’Esprit (Luc 1. 35) et qui a marché dans la puissance de l’Esprit (Luc 4. 14).
Cette offrande était apportée aux sacrificateurs et séparée en deux parties : la part pour l’Éternel était brûlée sur l’autel avec l’encens ; l’autre part était pour les sacrificateurs, et était mangée dans un lieu saint. (Lév. 10. 12). Mais, lors de l’onction (assermentation) des sacrificateurs, l’offrande de gâteau était brûlée en entier pour Dieu. Elle était cuite de trois façons : dans le four, sur la plaque, et dans la poêle. Le feu est toujours l’élément principal pour les trois formes de cuisson. Tout comme l’holocauste, l’offrande de gâteau nous décrit l’entier dévouement du Fils de l’homme dans toute Sa carrière terrestre, plus particulièrement Ses souffrances dues au rejet de Son peuple. C’est en subissant la contradiction des pécheurs contre Lui-même que, dans Sa bouche, « il n’a pas été trouvé de fraude » et que, « lorsqu’on l’outrageait, il ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas » (1 Pier. 2. 23).

Le gâteau cuit au four

Ce qui se passe à l’intérieur du four ne se voit pas. Que de souffrances secrètes pour le Fils de l’homme ! Jésus savait que pour nous amener à Dieu, il « serait fait péché » (2 Cor. 5. 21).
• Accompagnant Marthe et Marie vers la tombe, où le corps mort de Lazare a été déposé, il dit : « Où l’avez-vous mis ? » Alors : « Jésus pleura » (Jean 11. 35). Ses larmes ont coulé non seulement en sympathie, mais en voyant les conséquences du péché : la mort.
• Elles coulent à nouveau quand il approche de Jérusalem, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés. Il connaît d’avance Son rejet et les conséquences que devra subir la ville coupable. Parfaitement homme, Il pleure, et parfaitement Dieu, Il connaît toutes choses !
• Quelle intense chaleur du four lorsque, à genoux, dans le jardin de Gethsémané, Jésus livre l’ultime combat, ayant devant Lui la mort infâme de la croix ! Sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre quand Il suppliait en ces termes : « Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! » (Luc 22. 42). Entièrement dépendant, Il a offert « avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort » (Héb. 5. 7).
• Quelle souffrance aussi lorsque, outragé et meurtri par les soldats, Il se retourne pour jeter un regard sur un cher disciple qui vient de Le renier par trois fois !
Seul le Père pouvait voir et entrer dans les souffrances morales du Fils. Plusieurs psaumes expriment par avance les sentiments de Celui qui s’offre pour le salut du monde. « Ils m’ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour mon amour » (Ps. 109. 4). « Mon intime ami aussi, en qui je me confiais … a levé le talon contre moi » (Ps. 41. 9). « J’ai dit : Mon Dieu, ne m’enlève pas à la moitié de mes Jours ! » (Ps. 102. 24).

Le gâteau cuit sur la plaque

La cuisson sur la plaque parle des souffrances que le Seigneur Jésus a connues à la vue de tous. Lui, « le saint et le juste » a vécu au milieu des injustes (Act. 3. 14). Combien de moqueries et d’attaques de la part des chefs religieux, des scribes et parfois des foules, sont venues Le blesser. L’hypocrisie, la haine et le rejet ont été pour Lui un feu ardent. Les Écritures en rendent témoignage : « Ceux qui sont assis dans la porte parlent contre moi » (Ps. 69. 12). « La foule répondit et dit : Tu as un démon » (Jean 7. 20). « Ô génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous et vous supporterai-je ? » (Luc 9. 41). En Mat. 27. 1 à 44, nous trouvons l’apogée des insultes contre Jésus : « Toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descend de la croix »,… et encore, et encore.

La cuisson dans la poêle

Dans la poêle, les composantes sont retournées. Notre Sauveur souffrant a été exposé aux coups de fouets et aux crachats, puis ce fut la couronne d’épines et les clous enfoncés dans Sa chair. Avec révérence, nous évoquons le témoignage du Saint Esprit à Son sujet :
« Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par la verge de sa fureur. … Certes c’est contre moi qu’il a tout le jour tourné et retourné sa main » Lam. 3. 1 à 3). – « Tout le jour mes ennemis m’outragent » (Ps 102. 8). – « Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé leurs longs sillons » (Ps. 129. 3). – « Ils ont percé mes mains et mes pieds » (Ps. 22. 16).
Attachons-nous à Lui ! Il est le seul vrai modèle pour le chrétien appelé à suivre Ses traces. « Si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pier. 2. 20).
Tout en restant positifs et pleins de foi, nous savons que nous rencontrerons tôt ou tard l’incompréhension du monde, ce monde qui a crucifié notre Seigneur, d’autant plus que nous témoignerons de Son si grand salut. Il nous l’avait annoncé : « L’esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15. 20). Combien cette offrande de gâteau devrait enrichir notre culte d’adoration ! Combien aussi, elle devrait nous stimuler pour marcher avec une vie de sainteté dans la séparation des principes de ce monde ! « Afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 18).

 

LE TEMPS (2)

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LE TEMPS (2)

 

– Laisse-moi tranquille, Pilou, je n’ai pas le temps de m’amuser avec toi, s’écrie Sylviane qui feuillette un gros dictionnaire.
– On n’a jamais le temps de rien, soupire maman en plongeant le bras dans la corbeille d’où débordent des raccommodages.
– Si j’avais le temps, gémit papa, que de choses je pourrais faire !
Pilou sort dans le jardin, il gagne le verger et s’assied sur le gazon. Une grande herbe entre les dents, il se couche, les yeux fixés dans le ciel, pour mieux réfléchir. Deux grands points d’interrogation se dessinent en nuages blancs dans le bleu, entre les feuilles fraîches des pommiers.

QUI A LE TEMPS ?
OU ACHETER LE TEMPS ?

Chez les grandes personnes, c’est exclu. Il n’y a rien à espérer. Ses frères et sœurs répètent à longueur de journée : « Si tu crois que j’ai le temps… » Quand donc lui répondra-t-on un jour : « J’ai le temps » ? Posséder le temps, c’est posséder l’espace, n’est-ce pas la chose la plus extraordinaire du monde ? Mais comment découvrir le possesseur d’un tel trésor ?
Pilou est brusquement tiré de sa rêverie par une voix impérieuse.
– Pilou, que fais-tu donc à rêvasser ? Va vite acheter le lait. Tu sais bien que je n’ai pas le temps de sortir.
Un seau à la main, Pilou trottine sur la route, bordée de forêts. Sur un banc, un vieil homme à barbe blanche fume sa pipe. Il a l’air si tranquille. Peut-être qu’il a le temps, lui. Pilou brûle de lui poser la question. Il s’arrête en rougissant.
– Que veux-tu, mon petit ?
– Pardon, monsieur, est-ce que vous avez le temps ?
– Le temps de quoi ?
– Le temps, parce que moi j’aimerais bien savoir où on peut l’acheter. A la maison, on n’a jamais le temps, alors j’ai pensé que vous qui êtes très vieux, vous pourriez peut-être me dire…
Curieusement, le vieux examine les grands yeux interrogateurs de l’enfant. Un étrange sourire passe sur son visage plissé.
– Le temps, mon pauvre ami, bien sûr que je l’ai. Je n’en avais pas assez autrefois. J’en ai de trop maintenant.
– Alors, vous pouvez m’en vendre, s’écrie Pilou tout joyeux.
Le vieil homme ne répond pas. Il a l’air très loin de Pilou tout à coup. Son dos semble un peu plus voûté et ses yeux, un peu fixes, semblent plonger dans un monde invisible.
– Le temps, vois-tu, ça ne s’achète pas, ça ne se vend pas. Il glisse entre nos mains trop vite et puis, parfois, il dure, dure… On n’y peut rien.
Le vieux paysan s’est tu. Pilou voit qu’il n’a plus rien à dire. Déçu, il salue et continue son chemin.
Devant sa porte, une vieille tricote un bas de laine. Pilou la regarde, prend son courage à deux mains et renouvelle sa question :
– Madame, est-ce que vous avez le temps ?
– Le temps de quoi ? fait la vieille d’un ton revêche.
– Le temps… , parce que chez nous personne n’en a, alors…
– Crois-tu donc que je « vas » te porter ton lait, petit fainéant ? Dépêche-toi de courir à la laiterie avant qu’elle ferme et ne reste pas là à me faire des yeux ronds comme des billes.
Pilou se remet en marche. Décidément, personne ne comprend sa question. Trouvera-t-il jamais quelqu’un qui lui réponde clairement ? Pilou marche tête basse.
Voici la laiterie ! Pilou s’enfile dans la queue des clients qui attendent d’être servis. Enfin son tour arrive. L’enfant tend son seau blanc. Alors seulement il se rend compte qu’il a perdu les deux francs que sa maman lui a donnés. C’était si amusant de balancer le seau en tous sens ; il n’a plus pensé que la pièce était dedans. Cramoisi, il bredouille : « j’ai perdu l’argent ».
– Eh bien ! petit étourdi, répond la laitière. Cours le chercher et je te rendrai le seau. Dépêche-toi, je n’ai pas le temps d’attendre longtemps, la laiterie va fermer.
Pilou repart les mains vides et le cœur lourd. Voilà encore une personne qui n’a pas le temps, pense-t-il. Lentement il rebrousse chemin et son regard fouille vainement les ornières. Le soleil tombe derrière la colline. Deux larmes roulent sur les joues de l’enfant.
– Que cherches-tu, mon petit ?
Pilou fait des yeux le tour de l’horizon. D’où vient donc la voix douce qui a prononcé ces paroles ? Il ne voit personne. Un rire très gai lui fait lever la tête. Juste au-dessus de lui, entre les lattes brunies d’un balcon, il aperçoit un visage qui lui sourit.
– Je cherche les deux francs que j’ai perdus, fait Pilou d’une voix piteuse. C’est pour payer le lait. La laitière n’a pas voulu me rendre le « bidon ».
– Viens me raconter tes malheurs ! dit la voix réconfortante.
Attiré, Pilou gravit quelques marches d’escalier et se trouve devant une dame étendue sur un lit. Il ne voit d’abord que son sourire et ses yeux si bleus qu’on dirait des pétales de gentianes – les toutes premières qu’on trouve sur l’Alpe au printemps. Alors seulement Pilou remarque que la dame est étrangement tranquille dans son lit et que ses mains, complètement déformées, reposent inertes sur le drap.
Pilou reste muet et tortille un coin de son pull de coton.
La pauvre dame ! C’est affreux ! Il ne sait pas que dire… Son regard va des pauvres mains aux yeux pleins de lumière.
– N’aie pas peur, répète la voix persuasive. Tu vois, mes mains sont bien recroquevillées, mais mon cœur ne l’est pas. Assieds-toi sur ce tabouret et raconte-moi ce qui s’est passé. J’ai le temps de t’écouter.
J’ai le temps, a dit la malade. Enfin Pilou a trouvé ce qu’il cherchait.
– Oh ! madame, s’écrie-t-il, vous avez le temps. Dites-moi comment on peut l’avoir.
– Que veux-tu dire, mon petit ? interroge la dame amusée.
– Vous comprenez, chez nous, personne ne l’a. Depuis longtemps, je cherche quelqu’un qui l’ait, et j’aimerais tant savoir ce qu’il faut faire pour en avoir toujours.
Sans répondre, la dame a agité une clochette.
Une servante paraît.
– Toinon, veux-tu aller chercher le lait de ce petit homme avec le nôtre. Prends deux francs dans mon porte-monnaie. Nous avons un entretien trop sérieux pour être interrompus.
Souriante, la servante disparaît.
Le temps, mon enfant, un seul le possède vraiment, c’est DIEU.
– Vous aviez dit que vous l’aviez.
– En effet, nous en avons tous une petite partie que Dieu nous donne.
– Alors pourquoi est-ce que chacun dit : je n’ai pas le temps, si Dieu nous le donne ?
Parce que la plupart des gens mettent trop de choses dans le temps que Dieu leur donne et qu’ils oublient de lui donner à Lui, le Maître du temps, la première place. Le temps, c’est comme un jardin. Si on y sème trop de plantes, elles s’enchevêtrent et ne forment plus qu’un fouillis de fleurs qui s’étouffent mutuellement. Comprends-tu ?
– Comment peut-on savoir ce qu’il faut y semer ?
– Il faut confier son coin de terre au Divin Jardinier, et écouter Ses conseils.
Pilou lève les yeux vers le ciel où s’étirent de longues écharpes roses frangées d’or.
S’il pouvait en donner à maman, murmure-t-il. Elle dit toujours qu’elle n’a pas assez de temps.
Notre vie n’est pas toujours pareille : parfois, elle déborde de choses à faire, d’autres fois, elle se vide de tout ce qui la remplissait. Tantôt Dieu nous demande d’agir et de travailler, tantôt d’écouter et d’apprendre. Et puis il y a des jardins plus ou moins garnis. A ta maman, Dieu a donné beaucoup de fleurs à cultiver.
– Et vous, madame, avez-vous des fleurs dans votre jardin ?
– J’en ai quelques-unes, très délicates, qui exigent beaucoup de soins.
Pilou aimerait bien savoir quelles sont ces fleurs, mais il n’ose pas le demander.
– N’avez-vous pas trop de temps, dit-il enfin, en fixant les petites mains immobiles ?
– Non, mon petit, Dieu accorde du temps aux malades, mais ils n’ont pas le droit de le gaspiller.
– Que veut dire gaspiller, Madame ?
– Gaspiller le temps, c’est vivre pour soi, insouciant, sans s’occuper de Dieu, c’est oublier que chaque instant est un don du Seigneur, qu’Il nous accorde pour écouter Sa voix, répondre à Son appel avant qu’il soit trop tard, pour L’aimer, Le servir et vivre pour Lui.
– Je crois que je l’ai gaspillé, dit Pilou tristement. Et vous, comment l’employez-vous ?
Penser à tous ceux que je connais et les apporter à Dieu me prend des heures chaque jour. C’est mon travail. C’est à l’aube que je commence, quand tout est tranquille et que je suis seule avec le Seigneur.
Des pas craquent sur le chemin caillouteux.
C’est Toinon et les seaux de lait.
– Déjà, soupire Pilou. Il faut que je m’en aille. Est-ce que je pourrai revenir, puisque vous avez le temps de causer avec moi ?
– Reviens quand tu voudras, mon petit philosophe, répond la malade avec un sourire. Il y a encore tant de choses à dire sur le temps. Nous chercherons ensemble la meilleure façon pour toi de le remplir, assez, mais pas trop, et à la gloire de Dieu.
Pilou s’en va, le cœur léger comme une plume. Et tout en cheminant le long du sentier, il rêve au jardin du temps et aux fleurs multicolores qu’il y va semer.

D’après la Bonne Nouvelle 1963

 

COMMENT MARCHER PAR L’ESPRIT PRATIQUEMENT ?

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COMMENT MARCHER PAR L’ESPRIT PRATIQUEMENT ?

 

 

Nous sommes reconnaissant de pouvoir encore une fois ouvrir la Parole. Quelle joie de pouvoir le faire effectivement !

Être rempli du Saint Esprit est un aspect qui a un effet libérateur par rapport à ce monde qui essaye de nous envahir. C’est un sujet qui est merveilleux, très profond.

Je voudrais commencer un verset. C’est en Galates 5 : « Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair » (v. 16). Et aussi dans l’évangile de Jean :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (14. 15 à 19).

Ce thème nous dépasse. On se sent tellement petit pour parler sur la personne du Saint Esprit qui désire nous remplir comme nous allons le voir dans un moment. Une personne divine est venue, c’est le Seigneur Jésus, venu en chair. Il a accompli son œuvre sur cette terre et il est retourné au ciel et ensuite une autre personne divine a été envoyée, est venue sur cette terre. Elle accomplit son œuvre actuellement et reste avec nous éternellement. En fait parce que le Saint Esprit sera repris en même temps de la terre, il sera repris quand nous, nous serons enlevés comme assemblée, comme église, comme épouse de Christ. C’est pour cela qu’il sera avec nous éternellement.

Quand on considère le thème du Saint Esprit, bien sûr on trouve le Saint Esprit de la première page de la Parole jusqu’à la dernière. Au début on le voit déjà au moment de la création dans les premiers versets de la Parole et à la fin on voit aussi quand il s’écrie avec l’épouse. « Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens » Seigneur Jésus (Apoc. 22. 17). Quelle chose ! On voit que quand Dieu prépare une habitation pour l’homme, l’Esprit Saint est présent.
Quand l’homme veut alors créer, si l’on ose dire ainsi, édifier une habitation pour le grand Dieu des cieux – je pense maintenant à ce moment où le tabernacle a été construit – , on lit que Betsaleël a été rempli de l’esprit de Dieu (Exode 35. 31) pour pouvoir justement accomplir et façonner ces objets d’une manière qui convenait, qui était selon la pensée de Dieu.
On voit dans l’Ancien Testament que l’Esprit agit d’une manière différente du Nouveau Testament. C’est l’Esprit qui vient sur des personnes, mais après il se retire. On pense à David qui avait un peu ce souci. Il disait : « ne m’ôte pas l’esprit de ta sainteté » (Ps. 51. 11). On voit aussi que l’Esprit Saint, même dans l’Ancien Testament, venait parfois sur des incrédules. On pense à Saül qui commençait à prophétiser par l’Esprit, on pense à Balaam, à différentes personnes qui même incrédules – Dieu est souverain – avaient été saisies par l’Esprit.
Mais il y en a d’autres, des croyants, qui ont reçu l’Esprit, qui ont commencé à prophétiser pour un temps et ensuite l’Esprit s’est retiré d’eux. On peut vraiment dire que jamais Dieu n’a vécu sur la terre avec les hommes avant l’œuvre de Christ.
Vous allez dire : Mais, est-ce qu’il n’habitait pas dans le tabernacle ? Effectivement dans une mesure on pourrait le dire. Il est vrai que l’agneau pascal avait été sacrifié. Ils étaient sortis de l’Égypte, ils avaient passé la mer Rouge. Et tout cela était nécessaire. Il était nécessaire que ces images soient accomplies avant que Dieu puisse venir vraiment sur cette terre, dans cet Homme, pour habiter dans ce tabernacle.
On comprend que l’Égypte nous parle du monde, on comprend que cet agneau pascal nous parle de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, qui donne sa vie pour nous libérer. On comprend aussi cette séparation que la mer Rouge représente d’une manière particulière, qu’effectivement ils ont échappé au roi d’Egypte. Le Pharaon et toutes ses armées ont été engloutis dans cette mer Rouge.
Les fils d’Israël pouvaient chanter leur premier cantique. Maintenant ils étaient aptes à construire une maison, on peut dire, une habitation pour Dieu. Mais c’était quand même une manière d’habiter sur cette terre qui était quand même bien différente d’aujourd’hui. Parce que Dieu était là, on pouvait dire, dans un lieu très saint où personne n’avait accès, à part le grand souverain sacrificateur une fois par année. Moïse y avait toujours accès. C’était exceptionnel. Tout le monde était tenu à l’écart. Et c’est seulement après l’œuvre du Seigneur Jésus Christ que le voile a été déchiré et qu’ainsi le libre accès était donné.

Bien sûr à la Pentecôte l’Esprit Saint est finalement venu sur cette terre. Il est venu et le Seigneur Jésus a baptisé de l’Esprit Saint d’entre les Juifs et d’entre les nations, en un seul corps, une compagnie toute nouvelle de personnes qui est appelée l’assemblée de Dieu. C’est à partir de là que l’Esprit habitait vraiment sur la terre. Quelle différence cela faisait !
On pense à Pierre qui reniait encore son Maître peu de temps avant et qui maintenant est prêt à être jeté en prison. Et une fois qu’il en sort il est prêt à prêcher de nouveau exactement dans le même endroit où on l’avait déjà fait prisonnier. On pense à ces effets bien différents, ces disciples qui avant ne comprenaient rien quand ils étaient avec le Seigneur, et ensuite un peu plus tard on les voit prêcher et trois mille personnes sont sauvées, se convertissent d’un coup. Quelle chose merveilleuse de voir comment l’Esprit Saint agit alors ! Quelle puissance il présente dans la vie des croyants, dans nos vies si nous connaissons le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur !

Qu’est-ce que Dieu opère en nous afin que nous puissions être remplis du Saint Esprit ? Je voudrais juste commencer par montrer quelques aspects.
Je commence par Jean au chapitre 3. Parce que d’abord il faut comme un récipient, on pourrait dire. Il faut d’abord une nouvelle nature dans laquelle l’Esprit Saint puisse développer toute sa puissance. Cette nouvelle nature, on en lit quelque chose, déjà en Jean 3. Si on regarde le v. 3 par exemple, lorsque Jésus dit : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Au v. 5 : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».
Comme personnes perdues, comme personnes qui ne connaissent pas le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur, on est absolument perdu, on est sans aucune force, on est mort dans nos fautes et nos péchés. On a besoin d’une intervention de la part de Dieu pour qu’on puisse être vivifié. Alors ce qui se passe ici c’est qu’il nous est donné une nouvelle nature afin que nous puissions voir le royaume de Dieu. Sinon d’une part, on ne pourrait même pas le voir et, d’autre part, afin qu’on puisse aussi entrer dans ce royaume.
Et tout cela se passe par l’eau et par l’Esprit. Ce n’est pas l’eau du baptême ici, mais c’est la Parole de Dieu. Dieu utilise sa Parole, l’Esprit Saint opère à travers cette Parole et produit en nous une nouvelle naissance. Elle nous donne la vie éternelle, cette vie qui correspond exactement à la vie du Fils de Dieu qui lui-même est la vie éternelle.
C’est extrêmement humiliant parce que s’il n’y avait pas un autre don de la part de Dieu à part ce don qui est déjà si merveilleux, on serait totalement impuissant. On a donc besoin encore absolument d’une puissance additionnelle. C’est ce qu’on trouve au chapitre 4 de ce même évangile de Jean. Jésus parle à cette femme samaritaine au puits de Jacob :
« Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive » (v. 10).
Cette femme ne comprend pas du tout ce que le Seigneur veut dire. Elle pense à l’eau naturelle. Le Seigneur peut lui dire ensuite : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (v. 13 et 14). C’est absolument merveilleux. On trouve ici maintenant quelque chose, une puissance qui nous est donnée et qui a fait ici maintenant une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle.
Quand on trouve, dans la Parole, de l’eau, en général, ça nous parle de la Parole de Dieu. Quand c’est de l’eau qui coule, quand c’est de l’eau en mouvement, ça nous parle de l’Esprit de Dieu. Quand on a cela devant nous, on commence tout de suite à comprendre qu’ici une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle qui est en nous, cela nous parle donc du Saint Esprit qui est annoncé.
Le Seigneur Jésus nous donne le Saint Esprit. Il est venu nous remplir du Saint Esprit pour nous rendre capables de traverser le désert de ce monde avec liberté, avec joie, avec puissance et libres de craintes. Plusieurs fois quand on lit au sujet du Saint Esprit dans le Nouveau Testament, on voit qu’il y a cet aspect : on n’a rien à craindre. C’est un Esprit qui est une force, une puissance et aussi qui nous enlève la crainte.

Plus on sera rempli du Saint Esprit, moins on aura peur, plus on sera confiant et on pourra se sentir dans les bras du Seigneur qui nous protège. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé cet « autre consolateur » (Jean 14. 16). Quel consolateur !

Mais alors ici dans le chapitre 4 de Jean il nous est annoncé comme cette fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Cela a affaire avec notre relation avec Dieu parce comme on le voit plus loin, on est rempli du Saint Esprit ici pour pouvoir adorer. Le Père cherche des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité et l’Esprit nous amène en premier lieu à cette adoration, à cette adoration de Dieu le Père et du Seigneur Jésus. Cela est déjà une chose merveilleuse.
A travers ce désert qui est terrible, à travers toutes les circonstances que nous pouvons traverser, qu’avons-nous ? Nous avons cette fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Dans le désert il n’y a pas d’eau. On mourrait après trois jours dans le désert. Imaginez-vous quelqu’un qui a sa source d’eau, sa source qui va avec lui de lieu en lieu. Il a toujours suffisamment à boire. Il peut être toujours rafraîchi. Donc ça nous donne cet aspect ici dans Jean 4 de la communion avec le Père.

En Jean 7 on trouve un autre aspect et là on trouve le Seigneur Jésus qui est allé, incognito on peut dire, à cette fête des tabernacles. On lit ici : « Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié) » (v. 37 à 39).
Ce qui est merveilleux ici c’est qu’il y a plein de symboles dans ces quelques versets. Le temps nous manque pour aller dans tous les détails. Le dernier jour de la fête : déjà la fête des tabernacles nous parle du millénium à venir. C’est quand le Seigneur Jésus régnera en gloire, en puissance, en paix et justice. Mais alors dans ce dernier jour de la fête, le huitième jour, c’est le jour de la résurrection, c’est le jour de la glorification.
On voit ici que le Seigneur Jésus – qui justement et d’une manière symbolique, ce jour-là – se montre, mais pas de la manière dont ses frères auraient voulu qu’il se montre, accomplissant des miracles afin qu’ils puissent, eux aussi, en retirer une certaine gloire avec lui, peut-être. Non, Il ne désirait pas être populaire. Il désirait simplement accomplir la volonté de Dieu, la volonté de son Père. Le huitième jour était ce grand jour de la fête où le Seigneur allait alors maintenant se manifester. Qu’est-ce qu’il va leur dire ? Il leur annonce la venue du Saint Esprit. C’est merveilleux de voir cela parce que la venue du Saint Esprit pouvait seulement se produire si le Seigneur Jésus avait été glorifié avant. Il avait dit aux disciples que c’était avantageux qu’il les quitte, qu’il aille auprès de son Père afin que celui qui est appelé l’autre consolateur puisse venir sur cette terre et puisse accomplir son œuvre. On voit ici combien est belle la manière dont le Seigneur l’annonce ici ; et puis il dit que « des fleuves d’eau vive couleront de son ventre ». Non seulement il y a cette fontaine jaillissant en vie éternelle, cette relation vers le haut, avec Dieu, cette communion, mais quand on est dans cette communion avec Dieu, on a justement cet autre aspect que des fleuves d’eau vive vont déborder, ils couleront de son ventre envers les autres, en bénédiction vers les autres.
Que le Seigneur nous donne d’être remplis de l’Esprit, qu’effectivement dans nos vies de tous les jours, nous puissions être ces canaux de bénédiction où l’Esprit peut agir à travers nous en toute simplicité ! Ce n’est pas une chose pour laquelle on a besoin de se donner de la peine. C’est quelque chose qui se produit. On comprend bien que ces fleuves d’eau vive coulent, une fontaine jaillit, elle est là, il n’y a pas besoin d’une pompe. Ce n’est pas la pensée. Il n’y a pas de travail. C’est un fleuve naturel. C’est quelque chose que Dieu produit naturellement dans nos vies.

Cela nous amène aussi au chapitre 14 où alors effectivement on voit maintenant que le Seigneur Jésus leur annonce cet autre consolateur.
Ce mot consolateur est difficile à traduire. C’est le « paraclet » qui est là et qui annonçait aux disciples ce qui leur manquait. Qui est-il en train de leur annoncer ? Les disciples ne savent pas très bien, ils ne comprennent pas. Le Seigneur par contre était parmi eux. Ils l’avaient connu pendant ses trois ans et demi de ministère public et ils savaient que le Seigneur avait pris soin d’eux, il les avait nourris, il les avait chéris, il les avait protégés, il les avait conduits, il avait tout fait pour eux. Il avait été un vrai consolateur.
Combien on aime se tourner vers le Seigneur Jésus comme notre consolateur ! Ici il nous annonce un autre consolateur, celui qu’il allait envoyer, qui allait aussi produire de la consolation dans le cœur des disciples. Effectivement il allait être tout ce que le Seigneur Jésus avait été sur la terre pour les disciples en étant présent avec eux.
Cet autre consolateur allait maintenant être pour toi et pour moi. C’est une annonce absolument merveilleuse que le Seigneur leur fait ici. Et il leur dit qu’il restera avec eux éternellement. Il a aussi dit clairement : voilà la différence entre le monde et vous. Le monde ne peut pas le recevoir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Donc le monde est totalement incapable de recevoir quoi que ce soit de spirituel, quoi que ce soit du Saint Esprit.
Combien c’est différent pour nous les croyants ! Combien c’est différent pour ceux qui ont eu cette expérience de la nouvelle naissance, qui ont cette nouvelle nature ! Leur esprit a été revivifié, on peut dire. Et son Esprit témoigne avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Rom. 8. 16). Quelle différence ! Alors ici il leur dit : il demeure avec vous, et il sera en vous (v. 17).
Il me semble qu’ici il y a ces deux aspects qu’il est important de comprendre : l’aspect collectif et l’aspect individuel. Il me semble que cette expression « avec vous » est l’aspect collectif et qu’il « sera en vous » l’aspect individuel.
Je m’explique. En 1 Cor. 3 il est parlé du temple de Dieu, du temple du Saint Esprit comme l’assemblée de Dieu, que l’assemblée est le temple du Saint Esprit. Par contre en 1 Cor. 6 il est parlé du fait que notre corps individuel est le temple du Saint Esprit. Je voudrais lire ce verset-là parce qu’il a une conséquence qui en résulte qui est absolument importante pour notre vie de tous les jours, pour notre vie pratique. Il est clairement dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (v. 19 et 20).
Oh ! c’est quelque chose qui nous fait trembler dans un certain sens, c’est quelque chose qui surpasse tout entendement. Comment est-ce que je pourrais penser que mon corps est le temple du Saint Esprit, que l’Esprit n’est pas donné par mesure, mais est donné dans sa totalité à chacun de nous, l’Esprit qui est une personne divine. Je ne veux pas entrer dans les preuves qu’il s’agit vraiment d’une personne divine qui nous est donnée, pas seulement une puissance mais une personne divine et qui habite en nous. Le corps devient le temple du Saint Esprit.
Oh ! combien cela règle aussi ce que nous allons faire avec ce corps, comment nous allons le traiter, où est-ce que nous allons l’emmener, comment nous allons le nourrir etc. etc.
Je dois toujours penser à la façon dont Salomon terminait sa prière après avoir construit le temple en 2 Chroniques. Quand il a terminé cette magnifique prière, on lit dans 2 Chroniques 7 : « Et quand Salomon eut achevé de prier, le feu descendit des cieux et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison. Et les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Éternel, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. Et tous les fils d’Israël, voyant descendre le feu, et la gloire de l’Éternel sur la maison, s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement, et se prosternèrent, et célébrèrent l’Éternel : Car il est bon, car sa bonté demeure à toujours ! » (v. 1 à 3).
Les sacrificateurs ne pouvaient même plus officier. La gloire de Dieu remplissait le temple. Aujourd’hui nos corps sont maintenant appelés le temple du Saint Esprit. Combien cela est solennel ! Et combien cela doit nous sonder dans tout ce que nous faisons pour Dieu.

Maintenant je voudrais juste aborder très courtement trois expressions, ces trois œuvres souveraines que Dieu opère en nous. Je pense à ces expressions : le baptême du Saint Esprit, l’onction et le sceau du Saint Esprit dont on a été scellé.
Je pense que le temps va nous manquer pour pouvoir aller dans les détails. Je voudrais simplement dire une chose, c’est que le baptême comme déjà expliqué, c’est ce que nous trouvons en Actes 2. C’est là que cela s’est produit. Dieu a formé un nouveau corps, il a formé quelque chose de tout nouveau et c’est aussi cela la pensée du baptême d’une manière générale, pas seulement du baptême du Saint Esprit. Voilà quelque chose que Dieu opère d’une manière souveraine.
Deuxièmement il est parlé aussi de l’onction. En 1 Jean 2, il est dit qu’un père a cette capacité de reconnaître ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. Un père a la proximité aussi avec Dieu. Il y en a qui disent : « J’ai été oint par le Saint Esprit ». Ce n’est pas tout à fait juste parce que l’onction c’est l’Esprit Saint lui-même, en fait. Quand il est parlé de l’onction, il est bien insisté qu’elle est de Dieu. Ce n’est pas dit du Saint Esprit parce que l’onction même est le Saint Esprit, strictement parlant.
Le sceau : ayant cru l’évangile de notre salut, nous avons été scellés du Saint Esprit. Par exemple en Éph. 1. 13. C’est en relation donc avec le fait qu’on appartient maintenant à Dieu, que personne ne peut nous ravir de sa main. On est absolument sûr, on est sa propriété, on lui appartient. C’est aussi en liaison avec le millénium et le fait qu’on va hériter, qu’on va régner avec Christ.
Ces trois choses donc : le baptême, l’onction et le sceau du Saint Esprit, ce sont des choses que Dieu opère d’une manière souveraine dans nos vies. Mais il a laissé une chose à notre responsabilité : c’est le fait d’être rempli du Saint Esprit.
Je voudrais insister sur cela et juste lire ce verset en Éph. 5 : « C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » (v. 17 à 21).
Prenons les choses pas à pas. Premièrement je souligne que cela est laissé à notre responsabilité. Il y a des choses qui sont nécessaires pour nous pour pouvoir être en fait remplis du Saint Esprit. Ce qui se passe ici c’est qu’on trouve ici une comparaison, ou bien une contradiction, un contraste entre cette exhortation qu’on ne doit pas s’enivrer de vin, mais plutôt être rempli de l’Esprit. Alors on a ici d’un côté cette image d’un ivrogne qui est rempli d’alcool et d’un autre côté on a le croyant qui est rempli de l’Esprit Saint.
Comment ces choses vont-elles ensemble ? Il me semble que c’est tout simple. Si on s’imagine quelqu’un qui est soûl, c’est bien une triste image. C’est quelqu’un qui sent l’alcool, on sent de quel esprit il est animé, on voit donc toute sa marche, comment il marche et comment il est, il a son langage à lui. S’il en rencontre un autre qui est aussi soûl que lui, les deux s’entendent tout d’un coup à merveille, il y a deux esprits qui se connectent tout de suite. Les deux et tous ceux qui sont dans cet état sont caractérisés entièrement par cet alcool qu’ils ont consommé, dont ils sont remplis.
Maintenant je pense à un croyant qui est rempli de l’Esprit Saint. Un croyant qui est rempli de l’Esprit Saint a aussi sa propre marche, il est aussi distinct de son entourage incrédule, il a aussi son langage à lui qui le distingue, on le voit. Et il rencontre maintenant un autre qui est aussi rempli de l’Esprit Saint. Ces deux ne se sont jamais vus avant, mais tout de suite ils s’entendent à merveille. Celui qui est incrédule et qui n’a jamais vu ça, dit : « Vous vous connaissez, vous vous êtes déjà vus avant ? Non, non, on est juste des frères en Christ qui viennent de se rencontrer pour la première fois ». Ah ! il y a quelque chose qui se passe là. Il y a l’Esprit Saint qui les connecte spirituellement l’un avec l’autre. Ils sont absolument vus dans toute leur marche, dans toute leur manière d’être, de s’habiller, de se donner, de parler etc. C’est un tout autre monde et ils s’entendent à merveille.
Voyez le contraste et en même temps les parallèles. L’apôtre dit ici aux Éphésiens : ne soyez pas comme des ivrognes, soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint. Que faut-il faire pour être rempli de l’Esprit Saint ? Il faut déjà avoir un jugement de soi-même, il faut savoir se juger soi-même dans tous les détails de notre vie. C’est peut-être une des choses les plus importantes, de confesser nos péchés, de nous mettre en règle avec Dieu, même dans les détails de nos vies.
Quand on réalise qu’on a mal marché, qu’on a mal parlé, qu’on n’a pas aimé comme on aurait dû, qu’on s’est peut-être aussi enorgueilli dans son cœur, on a pensé qu’on était quelqu’un, on était fier de quelque chose. Toutes ces choses-là, on doit les confesser au Seigneur. Ensuite il y a aussi cette communion avec le Seigneur durant toute la journée, de prier individuellement, d’exposer au Seigneur tous nos besoins, de s’attendre à lui et à ce qu’il va nous donner, d’attendre toute son aide et toute la force de sa part, de pouvoir dire : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie » (Phil. 4. 13). C’est seulement en celui qui me fortifie.
Et alors il y a bien sûr aussi la lecture de la Parole. C’est elle aussi qui va aiguiser notre conscience par rapport à ce qui plaît à Dieu. Nous nous sentons bien repris. Chers frères et sœurs, on réalise que là nous manquons certainement tous et c’est quand même là quelques points importants pour pouvoir être remplis de l’Esprit.

Je ne sais pas si vous avez déjà pensé à la relation entre le fait d’être rempli de l’Esprit et la maturité spirituelle. C’est assez simple. Un jeune croyant n’a peut-être pas beaucoup de maturité spirituelle car pour cela il y a quand même la nécessité d’une expérience du temps. Mais pour être rempli de l’Esprit on n’a pas besoin de temps. C’est quelque chose qui se produit.
Quelqu’un qui se convertit, honnêtement, qui donne sa vie au Seigneur, qui confesse tous ses péchés au Seigneur, dit : « Seigneur Jésus, je t’accepte comme mon Sauveur, comme mon Seigneur », il est rempli de l’Esprit. S’il confesse toutes choses, vraiment tout ce qui lui vient à la connaissance, il est rempli de l’Esprit.
Être rempli de l’Esprit, c’est en fait l’état normal d’un croyant. Il ne faudrait pas penser que ce sont des moments d’extase, des moments tout particuliers, non. C’est ce qui devrait être l’état normal d’un croyant.
Peut-être que quelqu’un dit : « mais moi j’ai vécu comme une deuxième expérience, je me suis converti comme jeune garçon, mais dans mes années de jeunesse, peut-être à dix-sept, dix-huit ans environ, j’ai encore pris une fois cette décision de me remettre au Seigneur et j’ai l’impression que c’est là que j’ai reçu le Saint Esprit. C’était tellement plus puissant que ce que j’ai vécu comme enfant ».
J’ai beaucoup réfléchi à cette question parce que personnellement je l’ai aussi vécu comme cela. Quelle est la juste expression, est-ce que c’est cela le baptême du Saint Esprit ? Non, j’ai dit : cela se réfère à Actes 2. On vient à ce même baptême quand on se convertit. Ce n’est pas cela dont on parle quand on a ce renouvellement peut-être, comme une deuxième conversion. Non. Ce n’est pas qu’on a reçu l’Esprit seulement là. C’est autre chose, il me semble.
Si on vit suffisamment longtemps dans un chemin de propre volonté, un chemin où on ne se juge plus soi-même, un chemin où on s’est éloigné de la présence du Seigneur, de sa communion, on n’a pas la même communion avec le Seigneur. C’est presque comme un incrédule finalement. C’est clair qu’on n’est pas perdu à nouveau parce que Dieu opère en nous, il frappe à notre conscience, à notre esprit. Il nous dit qu’il y a effectivement quelque chose qui coince et qui ne va pas du tout. Et là si finalement nous capitulons, finalement nous disons : « Seigneur, je condamne ces choses, je mets de côté toute cette musique humaine, toute cette musique mondaine, tous ces films mondains, toutes ces choses qui sont nuisibles et qui ne vont pas du tout avec une vie de croyant. Mais si je le fais et que je prends cette décision radicale, au milieu peut-être d’une vie pas conséquente », eh bien ! là qu’est-ce qu’on imagine ? Pour que l’Esprit puisse prendre toute la place, tout ce qui a rempli ce vase est mis de côté. Et à ce moment-là tout d’un coup, il y a cette place à nouveau pour l’Esprit Saint qui nous remplit entièrement. Et si le pas est suffisamment radical, alors l’expérience vécue peut être assez dramatique effectivement.
Ça ne voudrait pas dire qu’on a reçu l’Esprit à ce moment-là ou qu’il y a eu quelque chose de particulier dans ce qu’on a fait mais que tout simplement on a vidé « tout le bazar » en une fois, une fois très radicale. Mais c’est en fait ce que nous faisons toujours dans une certaine mesure quand il y a de nouveau des entraves qui se passent dans nos vies.
Je voudrais dire en conclusion que la maturité spirituelle pour cela, c’est d’être rempli par l’Esprit, souvent, toujours si possible et avec le temps, les expériences avec le Seigneur, ça nous amène à une maturité spirituelle.
Ces deux choses sont peut-être les deux facteurs les plus importants pour pouvoir accomplir la volonté de Dieu selon ce qu’il désire. On comprend très bien qu’un jeune croyant qui n’a pas beaucoup de maturité spirituelle est comme un bébé. On voit tout de suite s’il y a quelque chose qui ne va pas. Un croyant qui a une grande maturité spirituelle, il peut être davantage rempli du Saint Esprit et on ne s’en rend pas tellement compte parce qu’il a déjà beaucoup d’expérience, de maturité. Il sait comment maintenir l’image d’un croyant sérieux comme un adulte dans la vie de tous les jours. On ne voit pas tout de suite, il sait mieux cacher ses émotions et ce qu’il vit vraiment intérieurement alors que pour un tout petit bébé, on lit toutes choses sur son petit visage.

Je termine donc avec Galates, les versets qu’on avait devant nous et je vais simplement dire cela : « marchez par l’Esprit » c’est ce que la Parole nous dit. « Marchez par l’Esprit », c’est donc quelque chose dont on est capable, c’est quelque chose qu’on peut faire, dont on est rendu capable.
Très pratiquement c’est dans le chapitre 6 au verset 7 où l’on voit qu’il est dit : « Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (v. 7 et 8).
Donc imaginez deux corbeilles, deux paniers, qui contiennent de la semence, semence pour la chair, semence pour l’Esprit. Qu’est-ce qu’on va faire ? Il y a ce prochain pas à faire, marcher par l’Esprit. Ce prochain pas, comment est-ce que je vais le faire ? Est-ce que je vais semer maintenant pour la chair ou est-ce que je vais semer pour l’Esprit ? Voyez, je prends de la semence pour l’Esprit, quelque chose qui est spirituel, que je sais être selon la volonté de Dieu et je décide : je le fais maintenant, je fais ce pas et durant ce temps-là il n’y a pas la possibilité de faire autre chose. Je suis occupé de bonnes choses, je fais ce premier pas avec le Seigneur. Je suis donc dans un bon chemin.
Maintenant je dois décider : pour le prochain pas, est-ce que je prends ce sac ici ou cette corbeille là ? Est-ce que je sème pour la chair ou est-ce que je sème pour l’Esprit ? J’ai le choix. Ce prochain pas, comment est-ce que je vais le faire ? Eh bien ! je vais décider que je sème de nouveau pour l’Esprit et je vais moissonner de l’Esprit. Ainsi je marche un pas après l’autre, en sûreté. C’est ce principe de remplacement.
Ce n’est pas simplement de décider : je dois tenir la chair dans la mort et je me concentre toujours à tenir la chair dans la mort. Je ne vais jamais vaincre si je fais ainsi. C’est ce qu’on trouve vraiment aussi en Romains 8 : « Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon la chair ; car si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (v. 12 et 13). Ici il y a la clé. Donc c’est ce principe de remplacement. Cela est laissé à notre responsabilité. C’est à toi et à moi de décider. Et quel va être ton prochain pas, quel va être mon prochain pas ? Comment est-ce que nous allons vaincre ? En marchant par l’Esprit, nous allons voir que nous allons être constamment remplis de l’Esprit et que nous allons être libérés des attractions et des convoitises de la chair, des yeux et de l’orgueil de la vie et de tout ce que le monde pourrait nous offrir.

Que le Seigneur nous donne de fixer nos yeux sur Lui, comme nous le connaissons si bien dans ce beau verset de 2 Cor. 3 où il nous est dit : « Or le Seigneur est l’esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (v. 17 et 18), fixant nos yeux sur le Seigneur qui est dans la gloire et marchant dans la puissance du Saint Esprit. Nous avons donc maintenant aujourd’hui un objet qui est en dehors de nous, c’est le Seigneur Jésus, c’est Christ dans la gloire, c’est l’Homme glorifié qui est là-haut.
Et nous avons une puissance qui est en nous et qui nous donne cette capacité de marcher à travers ce désert en ayant une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle, constamment avec nous, qui nous tient dans la joie, dans la liberté et cela même à travers les circonstances adverses.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/2020