LE ROYAUME DES CIEUX

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Je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Mat. 16. 19.

LE ROYAUME DES CIEUX

Quiconque désire comprendre le sens de la mission que Jésus Christ avait donnée à Pierre, ne doit pas confondre le royaume des cieux avec les cieux proprement dits. Le royaume des cieux est sur la terre ; c’est le Royaume de Dieu dans sa forme actuelle, aussi longtemps que Christ, le roi, est au ciel. Il se prolongera ainsi jusqu’à ce que Christ apparaisse pour établir Son règne sur la terre.
Quand le Seigneur Jésus vivait sur la terre, les Juifs pensaient qu’Il établirait le royaume sous une forme visible, en puissance et en gloire, tel que les prophètes l’avaient annoncé. Mais la masse du peuple demeurait sous l’influence des chefs religieux, et ils ont rejeté Christ. Ils sont restés incrédules et ont crucifié leur Roi.
Le royaume a alors pris la forme d’un mystère, connu seulement des croyants. Après que Jésus soit remonté au ciel, Pierre devait annoncer la présentation du royaume dans ces nouvelles conditions et il a introduit ainsi le royaume des cieux.
Pour cela, il a employé les « clefs » qui lui avaient été confiées. Pierre a rendu possible l’accès au royaume, aux Juifs tout d’abord, puis aux Samaritains, et enfin à toutes les nations (voir Act. 2 ; 8. 4 à 17 ; 17. 10).
Tous ceux qui reconnaissent Jésus comme le Sauveur et le Seigneur envoyé par Dieu peuvent entrer dans ce royaume.
Mais Jésus Christ n’a, en aucune manière, donné à Pierre l’autorité de faire entrer qui que ce soit au ciel, car cela n’est possible que par la foi en Jésus Christ, le Seigneur et le Sauveur.

D’après « The Good Seed » mai 2017

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (24)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (24)

 

 

Du cœur on croit pour la justice, et de la bouche on en fait la déclaration pour le salut. Rom. 10. 10.

LE BONHEUR DE LA COMMUNION DANS LA FOI

C’était au rayon des livres. La dame, qui venait d’acheter le calendrier avec versets bibliques pour l’année suivante, m’était connue. Elle se procurait le calendrier chaque année.
Elle était rayonnante et désirait visiblement me raconter quelque chose. Elle lisait bien le calendrier depuis plusieurs années. Et chez elle, elle l’avait toujours caché dans le casier sous le banc de la cuisine. Il ne fallait pas que son mari sache qu’elle lisait un calendrier chrétien. Il la mettrait à la porte s’il l’apprenait – c’est ce qu’elle pensait. Et l’année passée elle avait été convertie et avait reçu Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur. Elle désirait bien le dire à son mari, mais elle ne savait pas comment le faire.
Quelques semaines plus tard, elle était au banc d’angle de la cuisine comme à l’ordinaire, pour chercher son calendrier et le lire. Et son mari était à l’autre bout du banc, et avait aussi un calendrier dans les mains – qu’il voulait lire, mais il n’osait pas le dire à sa femme, car elle le mettrait sûrement à la porte.
Dans son récit, on ressentait sa joie de ce que Dieu leur avait fait voir clairement, à son mari et à elle, que le jeu de cachotterie était passé – qu’ils devaient confesser leur foi l’un à l’autre.
Il en est bien ainsi : « Du cœur on croit pour la justice ». Il n’y a souvent personne présent à ce moment-là, parce que c’est une chose personnelle entre le croyant et Dieu. Par la foi en Christ et en Son œuvre expiatoire, nous sommes justifiés devant Dieu (Rom. 3. 21 à 26).
Mais « de la bouche on le déclare pour le salut ». Quand il y a une foi réelle dans le Seigneur Jésus, elle se manifestera – pour le salut et la bénédiction du croyant lui-même et de ceux qui l’entourent.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi. Ps. 119. 18.

CONSEILS POUR LIRE LA BIBLE

– Commencez par prier. Demandez à Dieu de vous faire comprendre Sa Parole.
– La Bible entière est la Parole de Dieu, mais il y a des livres qui sont plus simples, et d’autres plus compliqués. Commencez par le Nouveau Testament ; nous trouvons là les bases de la foi chrétienne. Lisez d’abord les Évangiles, puis les Actes des apôtres, les épîtres, et l’Apocalypse. Dans l’Ancien Testament, nous trouvons avant tout la manière dont Dieu a conduit le peuple d’Israël. Là aussi il y a beaucoup de choses pour exhorter et encourager les croyants aujourd’hui.
– Lisez en suivant et pas au hasard. Vous pourrez ainsi mieux comprendre les passages dans leur contexte.
– Lisez de manière régulière. La Parole de Dieu est la nourriture spirituelle qui nous est donnée chaque jour. Ne vous arrêtez pas trop longtemps sur un passage qui vous paraît difficile, mais continuez à lire. Plus vous lirez la Bible, mieux vous la comprendrez.
– Recherchez dans la Bible Jésus Christ, le Sauveur. Il nous est présenté de nombreuses manières, afin que nous Le connaissions toujours mieux et que nous puissions nous réjouir en Lui.
– Remerciez Dieu pour ce qu’Il vous a montré dans la Bible.
Pour les cœurs fermés, la Bible est un livre fermé. Mais pour celui qui cherche la vérité, il y trouvera la découverte de sa vie.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités. És. 53. 5.

LE DROIT DE DIEU

L’homme élégant qui est assis devant le pasteur Wilhelm Busch (1897-1966), parle toujours plus fort :
– Oui, je suis chrétien. Et naturellement, on a besoin de religion, et c’est pourquoi j’ai envoyé aussi mon fils à l’enseignement pour la confirmation. Maintenant il revient à la maison et il parle de péché, de culpabilité, et de Golgotha. Est-ce que l’Église n’est pas allée assez loin, pour donner maintenant plus de conseils pratiques de vie ? Et le péché – quel vieux mot ! Quand, autrefois, à la guerre, quelqu’un faisait une bêtise, on lui passait un savon, et l’affaire était terminée. Dieu ne ferait-Il pas de même ?
Wilhelm Busch demanda aimablement : – Vous avez donc été officier pendant la guerre ? Et alors vous avez renvoyé tous les gens, quels qu’ils soient, qui avaient fait une bêtise, simplement avec une remontrance ? – Non, non, répondit l’homme, quand quelqu’un avait enfreint la loi, il était naturellement condamné. Il y a un droit, et celui qui l’enfreint est condamné.
Wilhelm Busch répondit alors avec énergie ; – Il y a un droit – c’est justement pour cela ! Aussi celui qui enfreint le droit de Dieu est condamné ! Car Dieu est juste. Cependant, à la croix du Calvaire il y en a Un qui S’est avancé pour me remplacer et qui a détourné le jugement – Jésus Christ ! Aussi, ou bien vous reconnaissez le jugement de Dieu et vous vous tournez vers Celui qui a pris votre place – ou bien vous allez au-devant du jugement de Dieu.
Aujourd’hui aussi, beaucoup d’hommes ne veulent pas passer par l’œuvre expiatoire de Jésus sur la croix, parce qu’ils ne comprennent pas que Dieu est juste – qu’ils sont coupables devant Lui – et que Jésus Christ « a été blessé pour nos transgressions » à la croix.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Quand un homme s’enrichit, quand la gloire de sa maison s’accroît… lorsqu’il mourra, il n’emportera rien ; sa gloire ne descendra pas après lui. Ps. 49. 16 et 17.

JE DOIS LAISSER TOUT CELA !

Jules Mazarin (1602- 1661), le cardinal et diplomate, avait été pendant longtemps le ministre qui régissait la France. Par les revenus de nombreux postes, il avait acquis une grande fortune. Il se fit construire un palais à Paris, avec une vaste bibliothèque et beaucoup de tableaux de prix.
Peu avant sa mort, le comte de Brienne fut témoin du fait que Mazarin se traîna encore une fois dans sa galerie de tableaux, et qu’il ne cessait de murmurer : – Je dois abandonner tout cela ! Il était déjà très faible et s’arrêtait après chaque pas. Et il répétait : – Et encore cela ! Quelle peine cela m’a coûté pour l’obtenir ! Comment pourrais-je les laisser sans regrets ! Là où je vais, je ne les verrai plus.
Que ce soit la richesse, ou le renom et la puissance – tout ce qui appartient à cette terre, nous aussi devrons le laisser. C’est pourquoi Jésus Christ nous avertit de manière si urgente : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la mite ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne font pas effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » (Mat. 6. 19 à 21).

La question décisive, c’est : A quoi s’attache notre cœur ? Qu’avons-nous choisi comme contenu et comme but de notre vie ? Mon cœur est-il attaché à Christ, qui a donné Sa vie pour moi ? Il est alors Lui-même mon trésor, comme tout ce qui Le concerne. Ce trésor dans le ciel est assuré pour toujours

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

La foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu. Rom. 10. 17.

LA FOI CHRÉTIENNE : NON PAS DES SENTIMENTS, MAIS DES FAITS

Beaucoup de personnes considèrent les notions telles que la culpabilité, le repentir, le pardon, et la foi, comme une question de sentiments. La culpabilité signifie pour eux : se sentir coupable. Mais en réalité la culpabilité est un fait objectif. Ce qui nous rend coupables devant Dieu, c’est le fait indiscutable que nous avons péché contre Lui et que nous avons négligé Ses commandements. Lorsque nous enfreignons les lois de notre pays, c’est exactement la même chose. C’est le fait objectif qui nous rend coupables – non pas ce que nous ressentons à son égard.
La repentance n’est pas non plus un sentiment. C’est la réponse consciente à ce que Dieu découvre dans notre vie. La repentance ne signifie pas simplement que nous voyions les conséquences de nos actions de péché et que nous les regrettions. Se repentir signifie reconnaître le mal et le juger, puis revenir véritablement à Dieu. C’est quelque chose de tout autre que d’éprouver un sentiment passager causé par une influence extérieure. L’Évangile ne s’adresse pas aux sentiments, mais à la conscience, et il nous appelle à croire à la Parole de Dieu.
De même, l’assurance du pardon n’est pas un simple sentiment. Si nous confessons nos péchés, Dieu est « fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés » (1 Jean 1. 9). Dieu l’a promis. Et celui qui reconnaît honnêtement ses péchés devant Lui, peut et doit croire que Christ est mort sur la croix aussi pour lui, et que Dieu, en conséquence, l’a pardonné.
De plus, la foi se repose sur la Parole de Dieu et non pas sur nos sentiments. Nous devons recevoir le pardon parce que Dieu nous l’a promis, non pas parce que nous le ressentons. C’est seulement ensuite que la foi vivante en Christ, en Dieu et en Sa Parole, suscite des sentiments de joie et de paix.
« Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom. És. 40. 26.
Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes. Héb. 1. 1 et 2.

LA SOLUTION : DIEU

Fabien regarde, sur la couverture d’un livre d’école, la photo de la statue en bronze de Rodin (1840-1917), le penseur. Un homme musclé est assis sur un bloc de pierre, la tête appuyée sur sa main et le regard dirigé vers le sol.
Je demande à Fabien : – Que penses-tu de cette sculpture ? – Très impressionnant, reconnaît-il. – On pourrait penser qu’il a du souci. – Exactement ! On aurait presque envie de l’appeler : – Redresse-toi ! Ne cherche pas la solution en toi-même ou sur la terre – Lève la tête et regarde en-haut.
Les grands penseurs, sur la base de leurs connaissances et de leurs expériences, ont mis par écrit leurs réflexions sur Dieu et sur le monde – dans lesquelles, aujourd’hui, du reste, Dieu est toujours plus exclu. Ils ont essayé d’obtenir une vue d’ensemble, mais un résultat satisfaisant et définitif n’est pas en vue.
Pourquoi cela ? – Parce que « L’Éternel est Dieu. C’est lui qui nous a faits, et ce n’est pas nous » (Ps. 100. 3). C’est pourquoi nous ne pouvons avoir une vue d’ensemble du monde et de la vie que selon la perspective de Dieu. Sans Dieu, toute question concernant l’origine de la vie n’est qu’un tâtonnement sans espoir (cf. Act. 17. 27).
Mais Dieu Lui-même est venu à nous dans la Personne de Son Fils. Jésus Christ a montré qui est Dieu et ce qu’est l’homme. Par Christ, Dieu nous offre la vie dans sa plénitude, la vie éternelle. Et c’est pourquoi Il nous appelle à regarder – à fixer les yeux sur Jésus, le Sauveur et le Seigneur (Jean 3. 16 ; Jean 10. 10 ; Héb. 12. 2).

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

De ceux que tu m’as donnés, je n’en ai perdu aucun. Jean 18. 9.

PEUT-ON PERDRE SON SALUT ?

Celui qui a cru pour lui-même, par la foi, à l’œuvre expiatoire du Seigneur Jésus, a reçu le pardon de ses péchés et ne vient pas en jugement. C’est un grand privilège ! Mais ne peut-on pas, peut-être, perdre ce salut ?
– Jésus Christ, le bon Berger a dit : « Mes brebis écoutent ma voix » (Jean 10. 27 à 29).
Qui pourrait nous arracher de la main puissante de Jésus ? Il a vaincu le diable et lui a ôté son pouvoir. Et dans la prière que Jésus a adressée à Son Père avant de souffrir sur la croix, Il a employé plusieurs fois l’expression « ceux que tu m’as donnés » (Jean 17). Pourrait-on donc retirer à Christ quelque chose que Dieu, Son Père, Lui a donné ? – Impossible !
Mais alors, quelqu’un qui a trouvé la foi en Christ pourrait-il vivre dans le péché, sous prétexte qu’il ne peut plus rien lui arriver ? – Non, absolument pas ! Dans le cas où quelqu’un parlerait ainsi, cela montrerait seulement qu’il n’appartient pas à ceux que Dieu a donnés à Son Fils. Au sujet de Ses brebis, Jésus dit qu’elles « écoutent sa voix », et aussi qu’elles « le suivent ». Il est clair alors qu’elles lui appartiennent véritablement. Et Christ les garde, de sorte que personne ne peut toucher à elles ni à leur salut éternel.

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu, et que les peuplades se lassent pour néant ? Hab. 2. 13.

TOUT PASSE SUR LA TERRE. SEUL DIEU DEMEURE.

De 1907 à 1909, un magnifique théâtre avait été, à grands frais, construit à Kassel. Quelques années plus tard seulement, il fut la proie d’un incendie, avec toute la vieille ville. De tels faits se sont toujours passés au cours des siècles. Au 6ème siècle avant Jésus-Christ, le nouveau roi de Babylone, Nebucadnetsar, se tenait sur le toit de son palais, regardait autour de lui, et disait fièrement : – « N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie pour être la maison de mon royaume, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ? » (Dan. 4. 27).
De son magnifique palais, il ne reste que des ruines. Au travers des guerres, des tremblements de terre et des accidents, les plus grandes et les plus belles constructions du monde disparaissent. Construites péniblement, et puis, en quelques heures, réduites en cendres – n’est-ce pas frustrant ?
Le prophète Habakuk pose la question : – Dieu n’est-Il pour rien dans de tels malheurs ? Et il répond affirmativement. A première vue, il semble qu’un malheur ou une catastrophe naturelle se produit plus ou moins par hasard et n’ait pas d’autre sens.
Mais cela plaît-il à Dieu, que nous nous donnions de la peine en vain ? Cela Lui plaît-Il que nous souffrions ? Cela Lui plaît-Il que beaucoup d’hommes meurent d’accidents ? – Non, Dieu ne veut absolument pas nous faire souffrir et nous épuiser pour rien. Il a un tout autre but en vue : « Est-ce que je prends plaisir à la mort du méchant ? dit le Seigneur, l’Éternel ; n’est-ce pas plutôt à ce qu’il se détourne de ses voies, et qu’il vive ? » (Éz. 18. 23).
Dieu désire nous réveiller. Si nous ne sommes pas encore prêts à nous tourner vers Lui et à accepter Sa grâce, Il nous met parfois dans des situations difficiles. Nous devrions reconnaître que nous ne pouvons pas rester debout sans Lui, et que nous devons nous tourner vers Lui.
« Hors moi, il n’y a pas de Dieu – de Dieu juste et Sauveur… Tournez-vous vers moi et soyez sauvés » (És. 45. 22).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel, le Dieu des armées, le Seigneur… Je hais, je méprise vos fêtes, et je ne flairerai pas de bonne odeur dans vos assemblées solennelles… Ôte de devant moi le bruit de tes cantiques ; et la musique de tes luths, je ne l’écouterai pas. Amos 5. 16. 21, 23.

LE VRAI CHRISTIANISME

Ce sont des paroles surprenantes et frappantes que Dieu, ici, adresse à Son peuple par le prophète Amos ! Dieu ne peut pas Se réjouir quand Son peuple festoie, extérieurement en Son honneur, mais que leur cœur est très éloigné de Lui. On voit bien des exemples actuels de ce problème.
Au cours d’une conversation avec un jeune homme, je lui demande : – Êtes-vous chrétien ? – Oui, mais pas un chrétien sous-marin. – C’est-à-dire… ? – Eh bien, un chrétien qui fait surface seulement de temps à autre, comme à Noël, à Pâques, à la Pentecôte. Je veux vivre ma foi chrétienne chaque jour.
Comme ce jeune homme a raison ! Il y a bien toute une flotte de chrétiens sous-marins. Lorsque je posai la même question à une dame, elle répondit : – Oui, mais seulement sur le papier. C’était honnête. L’attestation de baptême n’est effectivement pas un billet d’entrée pour le ciel, et ne peut empêcher personne d’aller en enfer. Seule la foi véritable, du cœur, au Seigneur Jésus, donne le salut. Celui qui sait que ses péchés sont pardonnés par Christ, qui peut Le remercier pour cela, et qui L’aime, est un chrétien véritable.
Pendant la période des fêtes de fin d’année, j’offre des traités à la gare, qui expliquent le sens véritable du message de Noël. Mais il y a peu d’intérêt. Quelqu’un qui observait cela, m’a dit : – Ils fêtent tous Sa naissance, mais personne ne veut de Lui. Comme c’est bien vrai ! Quelle absurdité, de mettre une crèche devant la fenêtre ou sous le sapin de Noël, et d’être pourtant, dans son cœur, infiniment loin de Lui ! C’est pourquoi l’appel pressant de Dieu par le prophète est valable aussi pour notre temps : « Cherchez-moi, et vous vivrez » (Amos 5. 4).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Éternel, sois-moi en aide. Ps. 30. 10.

RÉCIT D’UN JEUNE CHRÉTIEN

Dans une auberge de jeunesse j’ai rencontré Félix. Il avait bien envie de savoir ce que je pensais des chrétiens et du christianisme. Plus tard, quand le responsable répartit les places pour la nuit, il se trouva que nous étions dans le même coin, lui dans la couchette supérieure, moi, dans l’inférieure. Était-ce le hasard ?
Puis, quand tous dormaient, Félix a murmuré : – Tu es là ? – Oui ? – Toi, est-ce que tu crois vraiment qu’il y a un Dieu ? Crois-tu vraiment que Jésus peut aider quelqu’un ? Crois-tu vraiment qu’on ne peut pas avoir la vie sans Lui ?
– Oui, Félix, je crois cela. J’étais maintenant tout à fait réveillé. Cela me faisait penser à la nuit où Nicodème, le pharisien, était venu vers Jésus (Jean 3). Je lui racontai ce récit. – Moi, je ne le peux pas. J’ai dit à tellement de jeunes gens qu’il n’y avait pas de Dieu, et qu’un gars qui se respecte doit se débarrasser de tout cela. Non, je ne peux pas.
Je lui ai alors répété le verset de l’amour de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Alors, doucement, de sa couchette il murmura : – Oui, si je pouvais. Et il m’a raconté alors l’histoire impressionnante de sa vie.
Le matin suivant, avant que nous partions, il m’a dit : – Est-ce qu’il fallait que nous nous rencontrions ? J’étais déjà ici la nuit d’avant. Mais quand je suis sorti, il pleuvait tellement que j’ai fait demi-tour. Est-ce que nous devions nous rencontrer ?
Moi aussi j’avais maugréé à cause de la pluie, parce que je ne pouvais pas atteindre mon but prévu. Maintenant je savais pourquoi cela devait se passer ainsi. – Oui, Félix, lui ai-je répondu. Nous devions nous rencontrer ! Maintenant, n’oublie pas de mettre ta vie en ordre avec le Seigneur !

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre. És. 45. 22.
La joie de l’Éternel est votre force. Néh. 8. 10.
Tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras. Ps. 5. 11.

L’ÉVANGILE DANS LA FORÊT VIERGE

Alain est professeur d’université, et Jean, missionnaire. Ils sont voisins, et habitent dans une ville de Colombie. Alain s’énerve à l’égard des missionnaires dans le pays : – Ils feraient mieux d’arrêter de vouloir changer la culture des Colombiens. Cependant il aimerait bien, une fois, accompagner Jean quand il visite des chrétiens dans la forêt vierge. Mais ce qui le motive, ce serait de découvrir la forêt vierge. Jean fait bien remarquer à son voisin que cela représente des heures de marche, et pas toujours sans danger, avant d’atteindre leur but.
– Et le soir, tu partageras une étude biblique, prévient Jean. – Pas de problème, répond Alain ironiquement. Je me fermerai les oreilles pour ne rien entendre. Jean réfléchit à cela, et prie. Puis il se décide à prendre son voisin avec lui.
Le jour du voyage, après une course épuisante, les hommes atteignent une hutte au milieu de la jungle. Alain est stupéfait : bien que les habitants soient très pauvres, ils travaillent joyeusement et sont satisfaits. Ils accueillent très cordialement Alain et Jean, et partagent avec eux leur repas très simple.
Le soir, des voisins se joignent à eux. La réunion commence par des cantiques. Ensuite on échange des pensées sur la Bible, à la lumière d’une bougie bricolée maison : une mèche trempant dans un récipient d’huile. Pour que Jean puisse lire dans la Bible, Alain doit, d’une main, tenir la bougie, de l’autre, éloigner un nuage d’insectes qui sont attirés par la lumière. Il ne peut donc absolument pas se boucher les oreilles !
Ensuite, c’est le moment, pour les visiteurs, de chercher du repos sur une couche très simple. Le lendemain matin, la marche épuisante doit continuer.
– Je ne peux pas comprendre pourquoi ces pauvres habitants de la forêt vierge sont si heureux, remarque Alain à haute voix.
Jean lui répond : – C’est parce qu’ils connaissent Jésus Christ comme leur Sauveur. Ils savent que Dieu leur a pardonné leurs péchés et leur a fait don de la vie éternelle. Il s’ensuit un long échange de pensées entre eux deux. Alain apprend, un pas après l’autre, ce qu’est le bonheur d’avoir Jésus Christ pour son Sauveur, de posséder le pardon de ses péchés, et d’avoir devant soi une joie éternelle au ciel. Un adversaire de la mission devient alors un prédicateur de l’Évangile convaincu.
Pourquoi les chrétiens ont-ils le désir de répandre le message de l’Évangile ?
– Ils désirent obéir à l’injonction de leur Seigneur, qui a dit : « Allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16. 15).
– Ils sont persuadés qu’il n’existe pas d’autre moyen de venir à Dieu que par la foi personnelle en Jésus Christ : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Actes 4. 11 et 12).
– Ils se réjouissent de ce que le Dieu vivant les aime, et ils désirent que d’autres partagent cette joie.

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes… Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous. Jean 1. 1 et 2, 4, 14.

AU COMMENCEMENT

Cette affirmation est bien l’une des plus importantes et des plus profondes de sens de toute la Bible.
On comprend donc que les personnes qui réfléchissent en aient discuté. Mais en ont-ils toujours compris le sens véritable ?
– Au commencement était la pensée, c’est ce que quelqu’un lit dans une pièce de théâtre pour, ensuite, annuler cela lui-même, en déchirant le livre où il avait lu cette phrase.
L’un des grands de ce monde a écrit : Au commencement était l’action – et pourtant il se trompe, parce que Dieu était là avant la grande œuvre de la création.
L’Écriture sainte ne dit pas du tout que Dieu est « devenu » c’est-à-dire a pris vie. Il a toujours été là, aussi loin qu’on fasse remonter le commencement. Et en même temps aussi, le Verbe – la Parole – était là, c’est-à-dire Dieu le Fils.
Dieu est éternel, inexplicable, infini. On ne peut rien Lui comparer. La matière elle-même a été une fois créée par Dieu.
Mais quelque chose de très important est alors intervenu : « la Parole devint chair ». Dieu le Fils est devenu Homme tout en restant Dieu. On a pu Le voir et même Le toucher. Jésus, le Fils de Dieu, a habité au milieu des hommes. Il n’est pas venu visiter la terre seulement en passant, mais Il a vécu environ 33 ans ici-bas sur la terre.
Cela n’est que l’un des mystères de la Bible, mais aussi le plus grand. Dieu le Fils est devenu Homme et S’est soumis de plein gré aux conditions et aux restrictions de la vie humaine sur la terre. Il est devenu Homme, car c’était seulement ainsi qu’Il pouvait accomplir Son œuvre d’amour et mourir à la place de ceux qui croiraient en Lui.
« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, Lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Et le maître des rameurs s’approcha de lui, et lui dit : Que fais-tu, dormeur ? Lève-toi, crie à ton Dieu ! Peut-être Dieu pensera-t-il à nous, et nous ne périrons pas. Jonas 1. 6.

ENDORMIS OU RÉVEILLÉS

Au cours du trafic d’un soir de congé, un rapide percuta un train omnibus à l’arrêt. Personne ne fut blessé, mais la voie fut bloquée pendant plusieurs heures.
De nombreux voyageurs locaux restèrent endormis pendant l’accident. Lorsqu’un employé réveilla l’un d’eux, sa première question fut : – Qui a éteint la lumière ? Un autre ne se réveilla que lorsqu’on voulut tracter le wagon endommagé. Un journaliste écrivit à ce sujet : C’est vraiment étonnant, comme les gens peuvent rester endormis !
Oui, beaucoup de gens sont tout éveillés pour ce qui concerne leur vie, mais dans un profond sommeil au sujet de Dieu et de l’éternité. Ils n’ont aucune idée du danger dans lequel ils sont, ils ne savent pas que le péché a des conséquences – pour eux également. Dieu leur parle par tout le bien qu’Il donne jour après jour – mais ils dorment. Il leur parle peut-être aussi par un accident, par une maladie, par la perte de leur travail, mais ils dorment et passent toute leur vie à dormir. Ils rêvent du prochain voyage, de temps meilleurs, de la retraite – mais ils ne se réveillent pas !
Il y a même des gens qui parlent tout en dormant : l’un promet qu’il va commencer une nouvelle vie et s’améliorer. Un autre affirme qu’il n’a jamais rien fait de mal, et que chez lui tout est en ordre. Un troisième dit qu’il y a plusieurs chemins de salut et qu’ils conduisent tous au but, et que ce qu’on croit n’est pas important, pourvu qu’on croie à quelque chose. Ils parlent tous en dormant, si l’on peut appliquer ainsi le passage ci-dessus.
Suis-je réveillé ? – réveillé, non pas pour les obligations de ce jour, mais pour la grande question de ma vie ? Est-ce que je peux dire avec certitude : – Oui, je crois au Seigneur Jésus, je suis un enfant de Dieu. ; et quand je mourrai, je sais que je serai avec Lui.
Ou bien se pourrait-il que, moi aussi, je doive encore répondre à l’appel de Dieu à me réveiller ?
« C’est déjà l’heure de nous réveiller du sommeil… la nuit est très avancée » (Rom. 13. 11 et 12).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

CORONA 43

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CORONA 43

Le rideau d’entrée du tabernacle (Exode 26. 36)

 

Nous avons déjà considéré le rideau d’entrée du parvis. Il représentait par avance notre Seigneur Jésus-Christ qui S’est présenté sous plusieurs aspects : « Moi, je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé »… « Moi,  je suis le bon berger » (Jean 10. 9 et 11). Autour du tabernacle se trouvait un espace assez vaste permettant le travail des sacrificateurs pour présenter à Dieu les divers sacrifices. À l’intérieur des tentures d’enceinte de ce lieu, appelé aussi la tente d’assignation (de rencontre), étaient disposés les principaux éléments concernant le culte rendu à l’Éternel. En premier lieu, l’autel d’airain, ensuite la cuve d’airain, et finalement le tabernacle, « un sanctuaire terrestre » (Héb. 9. 1 à 3).
Le tabernacle était divisé en deux parties : le lieu saint et le lieu très saint. Pour entrer dans le lieu saint, il fallait passer par le rideau. Ce dernier était supporté par cinq piliers en bois de sittim. Ce bois qui ne s’altère pas, recouvert d’or, est une belle image de la vie impérissable de Christ. Rappelons que si notre Seigneur est mort pour nos péchés, Il n’a pas connu la corruption (voir Ps. 16. 10) ; Il est ressuscité le troisième jour par la gloire du Père (Rom. 6. 4).
Les piliers font penser aux cinq écrivains qui ont transmis les épîtres du Nouveau Testament. Par la nouvelle naissance, ces hommes de Dieu possédaient la vie de Christ. Ils étaient devenus des hommes nouveaux et pouvaient tous dire comme Paul : « Christ vit en moi » (Gal. 2. 20). Chacun des piliers était recouvert d’or, ce métal précieux qui évoque la justice et la gloire de Dieu. Les apôtres étaient couverts de la robe de la justice, celle « qui est de Dieu » (És. 61. 10 ; Phil. 3. 9). Par la foi en Christ, chaque croyant est justifié gratuitement (Rom. 5. 1).
Les piliers étaient posés sur des bases d’airain. L’airain évoque la souffrance au travers de l’épreuve. Les sacrifices étaient brûlés sur l’autel d’airain, un alliage de métaux supportant un feu intense – image impressionnante de ce que notre Seigneur Jésus a connu sous le jugement de Dieu à cause de nos péchés. S’Il a souffert une fois pour les péchés à la croix (1 Pier. 3. 18), Il a aussi souffert de la part des hommes, « nous laissant un modèle » (1 Pier. 2. 21). Les apôtres marchant dans les pas de leur Maître ont connu la souffrance et même le martyre à cause de leur fidélité et de leur amour pour Jésus. Il en fut de même pour de nombreux disciples à travers les siècles. Pierre a écrit à ses frères et sœurs persécutés : « Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous… mais en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport » (1 Pier. 4. 12 à 14). Les piliers servaient de support au rideau d’entrée de la maison de Dieu. Sans eux, le rideau n’aurait été d’aucune utilité. Les croyants sont appelés à témoigner des gloires de leur Seigneur ressuscité en étant le support du témoignage de Dieu dans ce monde. Jésus a dit à Ses disciples avant de les quitter : « Vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’au bout de la terre » (Act. 1. 8). L’Assemblée du Dieu Vivant est présentée comme « la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15).
Les piliers étaient coiffés au sommet d’un chapiteau d’or, image encourageante pour les disciples en face de la persécution, que celle de savoir qu’ils sont « bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu » repose sur eux (1 Pier. 4. 14). Grâce au Saint Esprit habitant en eux, leurs corps mortels connaîtront la victoire sur la mort physique par la résurrection (voir Rom. 8. 11).
Avec des corps glorifiés, tous ceux qui ont cru en Jésus Christ entreront dans la présence de leur grand Dieu Sauveur pour voir Sa gloire. Sans la foi au Fils de Dieu, sans la nouvelle naissance, sans l’Esprit de gloire de Dieu habitant en lui, aucun homme ne peut s’approcher de Dieu ! Plus que cela : « la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36). Le rideau d’entrée est comme le porteur d’une grande vérité, à savoir que l’on n’entre pas dans la présence de Dieu en tant que pécheur, on y entre lavé, sanctifié et justifié « au nom du Seigneur Jésus Christ et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11).
Les quatre couleurs du rideau d’entrée nous parlent des gloires de notre Seigneur :

Le bleu présente l’Homme Christ-Jésus, venu du ciel, apportant la grâce et la vérité, dans un monde opposé à Dieu. Toutes Ses pensées, tous Ses gestes ont glorifié Son Dieu et Père. Il n’a pas commis de péché, Il ne l’a pas connu et il n’y en a point en Lui, mais Il s’est offert volontairement « comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur » (Éph. 5. 2).

La pourpre annonce Sa gloire royale. Celui que Dieu a couronné, sur la tête duquel « il y a plusieurs diadèmes », est le même que Celui qui a été couronné d’épines par les hommes. Il aura, lors de Son apparition en gloire, sur Son vêtement et sur Sa cuisse, un nom écrit : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apoc. 19. 12 à 16).

L’écarlate évoque le sang de l’Agneau qui est vu sur le trône « comme immolé » (Apoc. 5. 6). Par Son sang Il a acheté pour Dieu de toute tribu, peuple, langue et nation, des hommes et des femmes, pour en faire des coparticipants à Sa gloire royale et à Son service de sacrificateur.

Le fin coton témoigne de la pureté du Fils de l’homme. Cette pureté sera sa marque lorsqu’Il apparaîtra avec un vêtement blanc comme la neige (Dan. 7. 9 et 13 ; Apoc. 1. 14). Mais Son vêtement sera aussi vu « teint dans le sang » (És. 63. 2 ; Apoc. 19. 13). Celui qui a été mort et qui est vivant est l’Homme destiné par Dieu « pour juger en justice la terre habitée toute entière » (Act. 17. 31). Solennelle pensée pour quiconque ne s’est pas repenti de ses péchés devant Dieu et attend encore pour saisir la main percée de Jésus. Mais le croyant qui entre dans la présence de Dieu pour L’adorer, contemple la gloire de son Sauveur, dans l’attente paisible de Son retour. L’Israélite qui s’approchait de l’autel pour offrir des sacrifices devait certainement regarder en direction du tabernacle et contempler la beauté de ce rideau fait « en ouvrage de brodeur » (Ex. 26. 37). Il devait anticiper la gloire des objets qui se trouvaient à l’intérieur. Aujourd’hui, les croyants par la foi contemplent « à face découverte la gloire du Seigneur » (2 Cor. 3. 18).

 

LA COURSE

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LA COURSE

 

« Pourvu que j’achève ma course… » Act. 20. 24.
« Et quoi qu’il arrive, je veux courir » 2 Sam. 18. 21.

Il y a quelques mois, nous avons été occupés avec profit du « Grand Voyage ». Nous pourrions utilement revenir à cet important sujet sous un autre titre, que la Parole lui donne, celui de « la Course ».

Il s’agit donc de la vie du chrétien. Elle commence à ce carrefour qui s’appelle la conversion et que signale la croix. Celui qui jusqu’alors errait sans but, comme une brebis, se trouve arrêté par Dieu. La croix où mourut son Sauveur devient le point de départ de sa course vers le ciel. J’aime à penser que nous en sommes tous arrivés là. Alors, arrêtons-nous quelques instants. Devant nous la route, la route étroite, se déroule vers le but céleste. Allons-nous courir, puisque dès maintenant le salut nous est acquis ? – La course paraît redoutable, et rester sur place serait plus sûr et plus agréable. Bien des chrétiens s’en sont accommodés. Assurément, comme pour toute entreprise, il faut commencer par s’asseoir et calculer la dépense. La dépense, oui, d’un côté, et elle est considérable, mais de l’autre côté il faut compter aussi les ressources et les gains.

C’est donc une sorte de « compte de pertes et profits » que nous allons devoir établir. La différence nous dira s’il vaut la peine, ou non, de se mettre en route. Car il ne faut pas nous faire d’illusions : dans la première colonne, celle des pertes, nous allons être obligés de compter bien des épreuves, peut-être des persécutions, si l’Ennemi en suscite à nouveau contre les enfants de Dieu. Et elles peuvent aller, la Parole ne nous le cache pas, jusqu’au sacrifice de notre vie. Allons, il est inutile d’aller plus loin, voilà déjà la partie perdue. Non, regardons plutôt dans l’autre colonne, celle des profits, qu’y lisons-nous en lettres d’or ? « Une mesure surabondante, un poids éternel de gloire » (2 Cor. 4. 17). Nous pouvons poursuivre.

Voici maintenant, dans la colonne des dépenses, un autre verset qui nous dit que la course devant nous est à courir avec patience (Héb. 12. 1). C’est là quelque chose de plus pénible qu’une épreuve de temps en temps. Certes, mais la patience a sa contrepartie dans l’espérance qui ne rend point honteux. Puis il y a, toujours parmi les dépenses, la dépendance et tous les exercices de foi qui s’y rattachent : aurons-nous ce qu’il faut demain ? Que nous arrivera-t-il après telle décision ? A ce poste, la grâce de Dieu répond en surabondance dans la colonne des profits. Il y a l’obéissance, mais du côté des gains nous trouvons aussitôt le Maître débonnaire que nous avons le privilège de servir et Sa bannière sur nous, c’est l’amour (Cant. 2. 4).

Il y aura certainement des obstacles, mais pensons au Divin Guide qui a tracé notre chemin, au Sacrificateur dont l’intercession devancera les moments difficiles. Ajoutons aux pertes, la fatigue, malgré laquelle il faudra poursuivre toujours, d’un effort persévérant, mais souvenons-nous aussi en contrepartie de la nourriture et de l’eau qui ne manqueront pas, la Parole inépuisable de Dieu et l’Esprit de puissance, dont la plénitude est promise à celui qui s’en laisse remplir.

Maintenant nous abordons un autre chapitre de notre budget. Il s’agit de la vie de régime et de privations qu’impose la carrière (1 Cor. 9. 25), c’est-à-dire une abstention volontaire de toute une série de choses considérées comme indispensables par ceux qui vivent autour de nous. Il y aura d’abord un coûteux renoncement aux plaisirs de toute sorte que le monde aux mille sourires propose à la jeunesse moderne. Mais du côté des profits nous ne manquerons ni des joies du cœur, ni de cette paix que procure une bonne conscience. Il y aura l’abstention de fréquentations non profitables, mais ce sera pour trouver de chers frères et sœurs dans la famille de la foi. Il y aura cette sobriété intellectuelle, « ceinture à notre entendement» (1 Pier. 1. 13), que nous sommes invités à porter et qui nous engagera à ne pas laisser notre intelligence et notre mémoire s’adonner à tous les domaines où elles aimeraient pouvoir s’exercer. Mais en contrepartie nous entrerons plus avant dans « l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur » (Phil. 3. 8) à cause duquel ces choses, tant estimées par le monde, sont regardées comme étant une perte, comme des ordures. Oui, il y aura d’un côté le renoncement, non seulement à ce qui est nuisible, mais peut-être même à des choses justes et légitimes qui, comme le manteau de Bartimée, pourraient entraver la course vers le Seigneur. Par contre, sur l’autre face, nous pourrons lire en caractères de feu : « afin que je gagne Christ » : Christ lui-même, gain suprême qui résume tous les autres. A présent, nous sommes bien d’accord que, tout compte fait, la somme des ressources l’emporte de bien loin sur celle des dépenses, parce que, nous l’avons chaque fois vérifié, ces ressources sont totalisées dans la Personne de Christ et dans ce qu’Il donne. Dans de telles conditions, il vaut bien la peine de se mettre en route.

Mais ce n’est pas tout. On peut en être convaincu et ne pas courir, soit que l’on reste à ce point de départ, soit que l’on marche, sa vie durant, à un pas de promenade. Parfois, peut-être après avoir couru un moment, on se sera assis, fatigué, au bord de la route. Il y a donc une décision à prendre maintenant, à l’endroit où nous sommes, un choix irrévocable à faire. Ensuite il faudra maintenir l’effort dans une persévérance souvent éprouvante. Cependant par nous-mêmes nous n’y parviendrons pas. Comment cela sera-t-il possible ? Chers amis, en nous occupant beaucoup de notre colonne des profits de tout à l’heure, c’est-à-dire de Celui qui est à la fois le but et la ressource pour y parvenir.

Les sportifs ont une maxime qui dit : Un coureur court autant avec sa tête qu’avec ses jambes. Le chrétien pourrait ajouter : et autant avec son cœur : Voilà son secret. C’était celui du jeune Akhimaats qui retournait vers son roi et que rien n’a pu dissuader : Quoi qu’il arrive, dit-il, je veux courir. Pourvu que j’achève, déclare Paul inébranlable. Ils étaient avertis, l’un comme l’autre, pourtant, qu’il y aurait des moments difficiles. Mais l’amour les portait en avant. Si Christ est vraiment notre trésor, une sainte énergie conduira nos pas naturellement là où notre cœur se trouve déjà. Puissions-nous donc, dès le départ et jusqu’au bout de notre course, faire nôtres ces derniers mots d’un fidèle témoin de la Réforme qui montait au bûcher: « Je ne veux que Christ, je ne veux que Christ ».

D’après Feuille aux Jeunes 122

 

DES PAS DANS LA NUIT

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DES PAS DANS LA NUIT

Le maître allait partir et personne ne savait exactement pourquoi.
Du fait qu’il était encore jeune et célibataire, cela permettait à quelques-uns de supposer qu’il reviendrait avec une épouse. D’autres pensaient qu’il partait pour ses affaires et qu’il allait traverser l’océan pour vendre sa laine, ses vins et ses blés, qui avaient fait sa réputation bien au-delà des frontières.
Une chose était certaine, c’est que son absence serait longue. Il avait donné à son régisseur des instructions précises pour le moment de la tonte des moutons, pour le temps des moissons, si bien qu’apparemment il avait l’intention d’être absent tout l’été. Il avait aussi parlé au chef caviste de la réparation à prévoir avant le pressage du moût et des cuves à préparer pour le stockage des vins. Ceci voulait dire que son retour ne serait pas pour le début de l’automne. Il avait évidemment donné des directives pour la tenue de sa maison, si bien que chacun connaissait sa tâche et n’avait qu’à l’accomplir comme à l’ordinaire.
Par un beau jour de printemps le maître partit en promettant de revenir bientôt. Ses serviteurs le regardèrent monter son cheval et le suivirent du regard jusqu’au bas de la vallée avec des sentiments mitigés. Juste, aimable, le maître était respecté de tous, mais il exigeait un travail consciencieux.
Aussi certains serviteurs étaient heureux de pouvoir se laisser aller pour un temps à leurs habitudes nonchalantes. Le régisseur lui-même était enclin à la paresse, de sorte qu’il n’allait pas se demander comment le travail se poursuivrait. Ainsi chacun retourna à ses occupations sans beaucoup d’empressement.
Un seul d’entre eux refoula ses larmes avec peine, lorsqu’il vit la silhouette élancée de son noble maître disparaître peu à peu entre les cyprès.
Fidélis était né esclave et avait grandi dans la proximité d’un maître méchant qui l’obligeait à travailler au-delà des forces de son âge. Il était mal nourri, avait juste de quoi survivre, et il était souvent sauvagement battu. Mais son maître actuel, venu un jour pour affaires, avait aperçu l’enfant et remarqué son expression terrifiée.
Fidélis n’avait jamais oublié le regard de compassion du visiteur, de même que son air indigné au moment où il avait demandé à acheter l’enfant. Sans hésiter, il avait payé le prix énorme qui lui était demandé. Au moment du départ, le nouveau maître avait pris l’enfant tout tremblant dans ses bras et l’avait placé devant lui sur le dos de son cheval. Sa manière rassurante de lui parler, tout en chevauchant, avait conquis le cœur de Fidélis qui, avant même d’être arrivé à destination, aimait le maître qui l’avait délivré de l’esclavage.
Son amour grandit encore avec les années. Son humble travail n’était pas difficile. Il avait à balayer la cour, soigner les chiens de garde et dormir à côté de la grande porte d’entrée au cas où quelque voyageur arrivât de nuit. Il travaillait par amour pour son maître et la joie de sa vie était de le servir et de se savoir près de lui. C’est pourquoi Fidélis était un garçon heureux.
Bien sûr, en l’absence de son maître, il continuerait à le servir. Ainsi les semaines passeraient très vite s’il s’appliquait à sa besogne. Quand le maître rentrerait, il trouverait les cours immaculées et les chiens prêts pour la chasse et pleins de feu. Sur ce, Fidélis retroussa ses manches et se mit au travail avec tant d’énergie que le cuisinier éclata de rire :
– A qui penses-tu ? Crois-tu que le maître va rentrer ce soir ?
Le temps passa assez vite à dire vrai. Les moutons furent tondus, la moisson faite, et le raisin pressé. L’été était presque passé et Fidélis se promenait à la fraîcheur du soir jusqu’au bas de la vallée pour voir… si jamais… Il allait sûrement bientôt revenir !
Fidélis ne tenait pas à rester vers les serviteurs. Depuis quelques jours, ils se querellaient, maugréaient et discutaient des énormes profits que l’intendant tirait pour lui-même en l’absence du maître. D’ailleurs, le régisseur n’était pas souvent présent aux heures de travail. On chuchotait même qu’il occupait l’appartement de son maître et régalait ses amis des réserves de vin vieux.
Enfin les peupliers se couvrirent d’or et les premières pluies se mirent à tomber sur les terres fraîchement labourées. Mais le maître ne venait toujours pas…
C’est alors qu’une rumeur se répandit : les voyageurs se faisaient de plus en plus rares sur les routes, et on accepta d’une façon générale que le maître ne reviendrait pas avant le printemps, si même… Quelques-uns disaient qu’il était parti par-delà les mers et que personne ne serait assez stupide pour s’y risquer au moment du gros temps. D’autres pensaient que le maître avait été attaqué par des brigands, et tous perdaient courage. Depuis que la vendange avait été faite, le vin mis en tonneaux, ceux qui en avaient la charge étaient devenus paresseux et buveurs.
Chacun faisait ce qui lui plaisait et travaillait à son propre profit. Seul Fidélis se souvenait de ce maître bien-aimé et travaillait par amour pour lui.
Le jour vint où l’intendant annonça une invitation générale à un banquet dans la somptueuse salle des fêtes. C’était une sorte de célébration, bien qu’il n’y eût personne à célébrer. « Oh ! se dit Fidélis, c’est peut-être pour l’arrivée du maître ! » et il arriva au banquet les yeux brillants de joie et d’excitation.
C’est alors qu’il fut bien étonné ! Deux moutons de son maître avaient été tués et rôtis à la broche, et des piles de gâteaux et de sucreries fabriquées pour l’occasion. Enfin l’intendant se leva en frappant du poing sur la table pour obtenir le silence. Il annonça que des nouvelles lui étaient parvenues, lui annonçant la mort du maître et qu’aujourd’hui, ce banquet était en l’honneur de sa nomination.
Heureusement que Fidélis avait pris place au bout de la table et qu’il pût disparaître sans que personne ne s’en aperçût. Il courut tout droit à sa paillasse à côté de la porte principale et pleura encore jusqu’à ce qu’il n’eût plus de larmes. Sentant son chagrin, les grands chiens de garde se couchèrent à ses côtés et frottèrent leurs nez sur sa joue en signe de consolation. Cela le réconforta, car eux aussi aimaient leur maître.
Le bruit de la grande salle s’amplifiait au fur et à mesure que le jour baissait et que la beuverie allait bon train. Fidélis en larmes se demandait ce qu’il avait à faire et essayait de trouver une solution. Non ! jamais il ne pourrait se soumettre à l’intendant.
Tout à coup la meute à ses pieds se mit à gronder et Fidélis leva la tête. Il s’assit tout à fait et écouta. Mais il ne pouvait entendre que les cris et les rires des buveurs de la salle.
Enfin les chiens se mirent à aboyer rageusement devant la porte. Fidélis les saisit au collier et ouvrit la porte. Mais ses mains n’étaient pas assez fortes pour retenir les chiens qui avaient entendu le pas léger et ferme qu’ils connaissaient bien. Ils filèrent d’un trait sous le beau clair de lune et s’élancèrent contre la haute silhouette qui se tenait près de son cheval dans la cour. Alors Fidélis comprit enfin ! Il s’avança en courant et regarda son maître, le cœur trop plein pour parler.
– Couché ! dit le maître. Tranquilles maintenant ! et les chiens rampèrent en agitant joyeusement leurs queues.
Puis, regardant le visage tout mouillé de larmes levé vers lui, il comprit qu’un grand malheur était arrivé.
– Comment se fait-il, Fidélis, dit-il gentiment, que tu sois seul à me souhaiter la bienvenue à la maison ? Et quel est ce bruit que j’entends, et pourquoi toutes ces lumières dans la grande salle ? Où sont les autres serviteurs ?
– Ils font un banquet, maître, murmura Fidélis. Ils pensent que vous êtes mort. Et Fidélis se laissa tomber sur le bord du talus et fondit en larmes.
Alors, d’une voix grave et triste, le maître demanda :
– Comment se fait-il, mon garçon, que toi seul ne sois pas au banquet ?
Dans la douceur du clair de lune, Fidélis retrouva la parole et vida son cœur :
– N’avez-vous pas payé ce grand prix pour moi, maître, pour faire de moi votre serviteur ? Comment pourrais-je jurer fidélité à un autre ? Est-ce que je ne vous appartiens pas ? Ne suis-je pas votre serviteur à toujours ?
Fidélis crut un moment qu’un des chiens avait posé sa patte sur sa tête, mais il réalisa que c’était son maître qui posait sa main sur ses cheveux.
– Non ! Fidélis, pas seulement serviteur, mais un fils à toujours, dit le maître. Viens ! entrons maintenant !

« Bienheureux sont ces esclaves que le maître quand il viendra, trouvera veillant » (Luc 12. 37).

D’après la Bonne Nouvelle 1985

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (23)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (23)

Tu oindras Élisée, fils de Shaphath, d’Abel-Mehola, pour qu’il soit prophète à ta place. 1 Rois 19. 16.

À L’ÉCOLE DE DIEU

Lors qu’Élie « fait requête à Dieu contre Israël » (Rom. 11. 2) Dieu lui enjoint d’oindre en mettant de l’huile sur la tête Élisée à sa place comme prophète.
La parole que Dieu dit là est sérieuse. Élie avait parlé en bien de lui-même : « J’ai été très jaloux pour l’Éternel… je suis resté moi seul » – mais en mal du peuple de Dieu : « Les fils d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, ils ont tué… ». Élie avait vu le mal, mais il n’avait pas remarqué le bien et la grâce de Dieu. Aussi Dieu dut le reprendre (1 Rois 19. 10, 14). La Parole est pleine de grâce, car Dieu ne dit rien de cela, lorsque Élie doit transmettre son service à Élisée, et que celui-ci se lève pour le servir (1 Rois 19. 19 à 21) Et des années plus tard, quand Dieu a repris Élie, les fils des prophètes affirment : « L’esprit d’Élie repose sur Élisée » (2 Rois 2. 15).
La Parole est encourageante. Élie dit : « moi seul », mais Dieu lui montre qu’il y en a encore 7000 qui ont refusé d’adorer des idoles. Parmi eux, il y a aussi Élisée, le fils de Shaphath, un prophète inconnu, de même que Michée, le fils de Jimla. Élie apprend qu’il y en a encore d’autres en Israël qui servent Dieu et Le suivent (1 Rois 19. 18 ; 20. 13 ; 22. 8)
La Parole donne confiance, car Dieu dit en même temps à Élie : – Tu as déjà abandonné le peuple – mais moi, non. Tu as renoncé, mais l’œuvre se poursuit. Ton travail n’a pas été vain.
Le jour où Élie est enlevé au ciel dans un tourbillon, Élie et Élisée marchent les deux ensemble, jusqu’au Jourdain, puis traversent eux deux à sec. (2 Rois 2. 6 à 8). Ils ont appris ensemble : l’ancien, la collaboration, le plus jeune, le service. Cela est certainement encore possible aujourd’hui !

D’après Der Herr is nahe Septembre 2020

 

 

A celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire, dans l’allégresse – au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen. Jude 24 et 25.

MAGNIFIQUE LOUANGE

L’épître de Jude se termine par une magnifique louange à Dieu, dans laquelle est relevé avec adoration ce que Dieu peut faire. Notre regard y est porté sur deux points :
1. Dieu est prêt à nous garder sans que nous bronchions. Broncher conduit à une chute. Mais Dieu peut nous garder d’une chose comme de l’autre. Il le fait avant tout en nous enseignant (cf. Prov. 11. 13).
2. Dieu est capable de nous placer irréprochables devant Sa gloire. Déjà maintenant nous sommes – dans notre position, vus en Christ – irréprochables. Mais notre passage parle de l’avenir, quand nous nous tiendrons devant Dieu dans des corps glorifiés. Nous nous réjouirons alors devant Sa gloire. Nous le ferons aussi quand le Seigneur Jésus manifestera Sa gloire sur la terre (Éph. 1. 4 ; 1 Pier. 4. 13).
Au grand Dieu, qui non seulement peut faire cela, mais aussi le fera, reviennent « gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant et pour tous les siècles ».
Nous trouvons de nombreuses fois, mentionnées dans l’Apocalypse, ces choses à la gloire de Dieu et de l’Agneau (4. 11 ; 5. 12-13 ; 7. 11-12). Et un solennel Amen clôt cette louange.

D’après Der Herr is nahe Octobre 2020

 

Satan lui-même se déguise en ange de lumière : ce n’est donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent en serviteurs de justice. 2 Cor. 11. 14 et 15.

NE NOUS LAISSONS PAS TROMPER !

Le diable veut imiter l’œuvre de Dieu pour Lui faire du tort. Il se sert pour cela d’ouvriers trompeurs, qui annoncent un message mélangé. Ils joignent à des paroles de la Bible des idées humaines et mélangent ainsi la vérité avec l’erreur. Il en résulte un évangile falsifié :
– Ils invitent les hommes à prier Dieu, sans mentionner la repentance et la conversion.
– Ils prêchent la vie éternelle et passent sous silence la culpabilité de chaque personne devant Dieu.
– Ils parlent d’une vie vécue avec Jésus, mais ils ne Le reconnaissent pas comme Seigneur.
– Ils parlent du ciel mais ne disent rien de l’enfer.
Par le moyen de ce message falsifié, les hommes sont égarés. Parce qu’il n’est pas fait appel à leur conscience par l’action de la Parole de Dieu, il ne résulte pas une véritable conversion.
Nous ne pouvons-nous distancer de cette tromperie lorsque nous reconnaissons la Bible comme la Parole de Dieu, d’une valeur éternelle, et que nous recevons la vérité biblique.
– S’il n’y a pas un changement de pensée et une conversion à Dieu, il n’y a pas de salut : « Dieu … ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’il a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée » (Act. 17. 30 et 31) ;
– Tout homme a besoin qu’il soit répondu à sa culpabilité : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Rom. 3. 23 et 24).

D’après Näher zu Dir Septembre 2020

 

Recevez avec douceur la Parole implantée, qui a la puissance de sauver vos âmes. Seulement, mettez la Parole en pratique, et ne vous contentez pas de l’écouter, vous abusant (trompant) vous-mêmes. Jac. 1. 21 et 22.

BRÛLE-LES !

Il y a bien longtemps, un évangéliste, portant une grosse charge, se déplaçait à travers la Sicile. Alors qu’il traversait une forêt, il fut arrêté par un homme armé. – Que portes-tu dans ton sac ? – Des Bibles, répondit le croyant. – Allume un feu et brûle-les ! ordonna le bandit. Pendant que l’évangéliste, le cœur gros, préparait un feu, il demanda : – Permettez-moi de lire un paragraphe de chaque livre avant que je le jette dans le feu. Dans le premier volume, il lut le psaume 23, dans le deuxième, la parabole du fils prodigue, dans le suivant, quelques versets du sermon sur la montagne, puis le chapitre sur l’amour dans la première épître aux Corinthiens.
A chaque lecture, il fut interrompu par le bandit : – Arrête ! Celui-ci est un bon livre. Donne-le ! A la fin, l’homme s’en alla, avec le gros sac de Bibles, laissant l’évangéliste soulagé et sans dommage.
Des années plus tard, le croyant, à sa grande joie, rencontra à nouveau le bandit, mais comme chrétien, qui lui raconta sa conversion et conclut : – La lecture de tes livres m’a transformé.
La Bible est un livre extraordinaire, car elle est la Parole de Dieu. Elle éveille dans notre conscience le désir d’avoir le pardon de Dieu. Elle montre à notre cœur combien est grand l’amour de Dieu. Dans la Parole, nous rencontrons Jésus Christ, qui désire nous donner une vie nouvelle, une vie éternelle. Celui qui a vécu cela trouve ensuite dans la Bible une source d’encouragement et de joie sur son chemin de foi.

D’après Näher zu Dir Octobre 2020

 

L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu. Luc 4. 4.

LES SYMBOLES DE LA PAROLE DE DIEU

– La semence de la vie, et la pluie qui la fait germer :
« La semence, c’est la Parole de Dieu » (Luc 8. 11).
« Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas, mais arrosent la terre et la font produire et germer, et donner de la semence au semeur… ainsi sera ma parole » (És. 55. 10 et 11).
– Le pain dont notre âme a besoin : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mat. 4. 4).
– Le miroir qui nous montre ce que nous sommes : « Si quelqu’un écoute la Parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui observe son visage naturel dans un miroir » (Jac. 1. 23).
– Une lampe, pour nous conduire dans le droit chemin : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Ps. 119. 105).
– L’eau avec laquelle le Seigneur nous purifie : « Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, afin qu’il la sanctifie, en la purifiant par le lavage d’eau par la Parole » (Éph. 5. 25 et 26).
– L’arme, pour nous défendre des attaques et pour faire fuir l’ennemi : « Prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (Éph. 6. 17).
– Un trésor, qui enrichit les plus pauvres : « C’est pourquoi j’aime tes commandements plus que l’or, et que l’or épuré » (Ps. 119. 127). « Les jugements de l’Éternel… sont plus précieux que l’or » (Ps. 19. 9 et 10).

D’après Näher zu Dir Novembre 2020

 

Que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même. Phil. 2. 3.

PENSÉES SUR L’HUMILITÉ

– La véritable humilité ne signifie pas d’avoir une mauvaise opinion de soi-même, mais de penser aussi peu que possible à soi.
– La conscience de nos propres manquements, et la confiance dans le pardon de Dieu nous rendent humbles. La certitude que Dieu est plein de grâce et qu’Il nous aime sans conditions, nous garde dans l’humilité.
– Un ouragan peut déraciner des arbres ; mais il n’a aucune puissance sur la petite touffe d’herbe au sol ou sur un arbre tombé à terre. Satan ne peut rien faire, ni à ceux qui sont humbles, ni à ceux dont l’orgueil s’est déjà plié devant Dieu.
– Plus nous nous tenons près de Dieu, plus nous nous sentons petits en présence de Sa gloire. C’est cela seul qui nous aide à estimer les autres au-dessus de nous-mêmes.
– Un chrétien humble ne se laisse offenser par rien, et prend garde à n’offenser personne. Il est toujours prêt à rendre service aux autres, car il a appris de Jésus comme il est beau de servir.
– Les branches qui portent le plus de fruits se courbent le plus bas. Plus le courant est fort, plus profond est le lit de la rivière. De la même manière : plus nous jouissons de la grâce de Dieu, plus nous serons humbles.

D’après Näher zu Dir Novembre 2020

 

Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu. 1 Jean 4. 1.

CELA VIENT-IL DE DIEU ?

Dans la chrétienté, le Saint-Esprit n’est pas seul à agir. Le diable est aussi à l’œuvre et cherche, par de faux enseignements, à détruire l’œuvre de Dieu. Il a ses agents qui, consciemment ou non, cherchent à dispenser des enseignements pervertis parmi les chrétiens. C’est pourquoi il nous est enjoint de ne pas croire sans réserve toutes les voix, mais de vérifier ce que nous entendons et lisons. Afin que nous puissions reconnaître si cela vient de Dieu ou de l’ennemi, l’apôtre nous donne, en 1 Jean 4. 1 à 6, deux pierres de touche.
– Que dit le prédicateur sur le Seigneur Jésus ? – « Tout esprit qui ne reconnaît pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu ». Celui qui nie la divinité éternelle, ou l’humanité réelle et sans péché du Seigneur Jésus, ne reconnaît pas que Christ est venu en chair. Il est impossible que celui-là soit un serviteur de Dieu. En conséquence, nous devons nous détourner clairement de lui et refuser tout ce qu’il annonce et répand.
– Quelle est la position du prédicateur sur l’enseignement du Nouveau Testament ? L’apôtre Jean dit, de la part de tous les apôtres : « Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas ». Celui qui, délibérément, critique, ou met en question l’enseignement chrétien, tel que les apôtres l’ont donné par écrit dans le Nouveau Testament, n’agit pas de la part de Dieu. Parce qu’il est un instrument dans la main de l’adversaire, nous ne devons pas lui prêter l’oreille.

D’après Näher zu Dir Novembre 2020

 

Notre citoyenneté se trouve dans les cieux. Phil. 3. 20.

QUI VA AU CIEL ?

Peu avant le début de la deuxième guerre mondiale, Mussolini, le dictateur italien, fit passer un décret interdisant aux Italiens de se rendre en Amérique.
A ce moment-là se trouvaient en Italie deux hommes de nationalité italienne qui vivaient depuis longtemps aux États-Unis. L’un était un banquier de renom, qui parlait parfaitement l’anglais depuis longtemps et qui avait des relations haut placées. L’autre était devenu fermier en Amérique, parlait mal l’anglais et n’avait pas pris les habitudes des Américains. Tous deux firent tous leurs efforts pour obtenir de Mussolini l’autorisation de retourner rapidement en Amérique. Il n’y en eut pourtant qu’un qui l’obtint, et ce fut – contrairement à ce qu’on aurait attendu – le fermier. Il possédait la nationalité américaine, et l’édit du dictateur ne le concernait donc pas. Le banquier, au contraire, avait gardé la nationalité italienne. Ses protestations, sa richesse, ses connaissances linguistiques et ses relations ne purent rien y changer.
Il en est de même quant à la question : Comment peut-on aller au ciel ? On peut mener une vie honnête, extérieurement chrétienne, entretenir de bonnes relations avec des croyants chrétiens, et même être à l’aise dans le langage biblique. Pourtant tout cela ne donne aucun droit pour le ciel. On ne devient un citoyen du ciel que par la nouvelle naissance, par la conversion à Dieu et la foi au Sauveur, Jésus Christ.

D’après Näher zu Dir Décembre 2020

 

Il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon les actions accomplies dans le corps, soit bien soit mal. 2 Cor. 5. 10.

UNE DÉCISION IMPRESSIONNANTE

Aux Jeux Olympiques de Paris, en 1924, l’Écossais Eric Liddell (1902-1945) gagna deux médailles : d’abord celle de bronze sur le 200 mètres ; quelques jours plus tard, dans le final des 400 mètres. Ce n’était pas sa distance, mais il gagna la médaille d’or de la meilleure performance mondiale de temps : 47. 6 secondes. Il devint ainsi le sportif le plus fameux de son temps en Écosse.
Pendant les semaines qui suivirent, beaucoup de gens voulurent le voir et l’entendre. A l’un de ces interviews, il dit à la fin de son discours : – Avant de m’asseoir, je dois vous dire quelque chose. Cela a été une expérience extraordinaire de participer aux Jeux Olympiques et de rapporter chez moi une médaille d’or. Mais depuis mon enfance, j’ai dirigé mes regards sur un autre prix. Comme vous le savez, chacun de nous a une course plus importante à courir que celle que j’ai faite à Paris. La course de la vie se termine quand Dieu distribue les médailles. J’ai toujours voulu être missionnaire, et je viens d’apprendre que je peux émigrer en Chine. Dès maintenant j’emploierai toute mon énergie à cette œuvre.
Ses auditeurs, et tout le pays, étaient muets de surprise. Le plus grand athlète d’Écosse renonçant à courir pour devenir missionnaire !
Eric Liddell savait que Dieu jugerait sa vie. Le verdict de Dieu avait de l’importance pour lui : il vivait pour cela. Pour quoi ou pour qui est-ce que j’emploie mon énergie ? A la fin de sa vie, l’apôtre Paul disait : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi ; désormais, m’est réservée la couronne de justice » (2 Tim. 4. 7 et 8).

D’après The good Seed Octobre 2020

 

Le publicain, se tenant loin, ne voulait même pas lever les yeux vers le ciel, mais se frappait la poitrine en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur. Luc 18. 13 et 14.

JE NE PEUX PAS MOURIR SANS DIEU !

Avant que je perde conscience lors d’un accident de voiture, toute ma vie a défilé comme un film dans mon esprit. C’était tellement rapide et clair que j’ai seulement pu m’écrier : – Ô Dieu, ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur ! Toutes les choses peu claires que j’avais supprimées et essayé d’oublier me revenaient à l’esprit.
Jusque-là j’avais toujours parlé de Dieu en m’en moquant. Les questions qui se posaient constamment à moi malgré – ou à cause de – ma philosophie de vie athée, je les écartais. J’avais beaucoup à faire avec des chrétiens, mais je ne voulais pas leur ressembler. J’avais trouvé qu’ils étaient des gens comme tout le monde avec leurs défauts.
Dans mon état de choc à cause de cet accident, j’entendis tout à coup un cri ; c’était le cri de mon âme recherchant Dieu : Je ne peux pas mourir sans Dieu ! Puis je perdis connaissance. Mais je pris conscience que je devais mettre ma confiance en Christ, le Seigneur ressuscité. Je devais croire ce que les chrétiens disaient de Lui.
Ma conscience me travaillait. C’était tellement insupportable que tout en moi criait : – Seigneur, aie pitié de moi ! Dieu, dans sa grâce, sauva mon âme. Maintenant, moi aussi je suis un chrétien. J’appartiens au Fils de Dieu, et je cherche à Le suivre.
– Merci, Seigneur, de m’avoir donné gratuitement ta paix et ton salut !

D’après The good Seed Novembre 2020

 

La loi de ta bouche est meilleure pour moi que des milliers de pièces d’or et d’argent… J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin. Ps. 119. 72, 162.

UN TRÉSOR NÉGLIGÉ : LA BIBLE

L’ambiance était souvent triste dans cette maison à la campagne. Les parents se querellaient sans cesse ; les enfants s’étaient habitués à cela. Un jour, un chrétien du village entra dans la maison et assista à l’une de ces  disputes.
Le père s’excusa immédiatement : – Vous voyez, nous en sommes gênés, c’est notre problème. Toute occasion amène une querelle.
Le visiteur regarda autour de lui et découvrit une grande Bible sur une étagère. Il dit alors, aimablement, mais avec insistance : – Chers amis, vous possédez un trésor. Vous pourriez être la famille la plus heureuse du village. Après avoir dit ces paroles mystérieuses, il prit congé et quitta le couple interloqué. Ils se demandèrent ce qu’il avait voulu dire. Ce visiteur leur avait fait l’impression d’être sérieux. Ils firent de nombreuses recherches dans la maison, mais ne trouvèrent pas de trésor. Ils finirent par conclure qu’il s’était moqué d’eux.
Un jour cependant, la mère de famille remarqua la Bible. Se pouvait-il que ce soit cela, le trésor ? Connaissant le visiteur, elle pouvait bien croire cela. Elle essuya la poussière qui couvrait la Bible et l’ouvrit, alors qu’elle l’avait négligée depuis des années. Son regard tomba bientôt sur un verset que sa mère avait souvent cité : « La loi de ta bouche est meilleure pour moi que des milliers de pièces d’or et d’argent ». Curieuse, elle commença à lire.
Quand son mari rentra à la maison, elle lui dit : – J’ai trouvé le trésor. Il est ici, dans ce livre. Mettons-nous à le lire. C’est ce qu’ils firent, et il en résulta une bénédiction pour toute la famille.

D’après The good Seed Novembre 2020

 

Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. Puis il (Pierre) le saisit par la main droite et le fit lever : à l’instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un bond il fut debout et se mit à marcher. Act. 3. 6 à 8.

LA QUESTION CRUCIALE

Ce qui arriva au mendiant boiteux à Jérusalem était un miracle authentique. C’est ce que dirent tous les témoins. Mais les apôtres Pierre et Jean ne l’accomplirent pas par leurs propres forces. Ils expliquèrent qu’ils avaient agi par la puissance de Jésus Christ qui, pour les Juifs, était le Nazaréen.
Le mendiant se réjouissait d’avoir recouvré la santé. Mais cette guérison ne le touchait pas seulement lui ; c’était un témoignage pour tous à Jérusalem. Peu de temps auparavant, les Juifs avaient exigé que Jésus soit crucifié, et avaient assisté à sa mort. Cet Homme, Jésus, n’était pas resté dans la mort, mais était ressuscité. Non seulement les apôtres, mais aussi beaucoup d’autres pouvaient témoigner qu’ils avaient vu le Seigneur ressuscité.
Cette guérison de l’infirme devait confirmer que Christ était véritablement ressuscité. Bien qu’Il n’ait plus été sur la terre, Pierre et Jean avaient agi en son nom. C’était la preuve, comme Pierre le déclara, que Dieu avait pris au ciel Son Serviteur Jésus, et L’avait glorifié. Ce fait inexplicable était ainsi attesté devant le monde (v. 12 à 16).
Cela a des conséquences sérieuses pour toute l’humanité. Le Fils de Dieu a été autrefois crucifié par les hommes, mais Il a maintenant été désigné comme Juge du monde entier. C’est donc une question essentielle : – Reconnaissons-nous que Christ est ressuscité, et Le connaissons-nous comme notre Sauveur ?

D’après The good Seed Décembre 2020

 

Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras. Ps. 50. 15.

DIEU RÉPOND À LA PRIÈRE

C’était l’hiver. Comme cela arrive souvent à cette saison, des bourrasques de neige soudaines balayaient la frontière entre le Canada et les États-Unis. Les pilotes d’aviation légère redoutent d’être pris par de tels orages. Cette fois-là, c’était un missionnaire chrétien qui se dirigeait vers le Canada dans son petit avion.
La visibilité était nulle, il n’y avait pas d’accès aux contacts par radio, et la glace alourdissait l’avion. Le pilote essaya d’atterrir, mais une seule des roues d’atterrissage put être abaissée ; l’autre était bloquée. Un vent de côté très fort aggravait encore la situation. Le pilote ne pouvait pas téléphoner à sa famille pour leur demander de prier Dieu pour lui.
Mais Dieu veillait sur Son serviteur.
Et dans ce cas-là, ce fut le terrible vent de côté qui supporta l’aile du côté de la roue bloquée. Le pilote fut ainsi capable d’atterrir en sécurité sur une seule roue…
Quelques jours plus tard, le pilote apprit que, au moment où il était dans ce passage si difficile, quelqu’un, chez lui, avait prié instamment pour lui. Un membre de sa famille n’avait pas pu se rendre à la réunion de prières à cause du mauvais temps. Et il avait prié chez lui, tout seul, en particulier pour le missionnaire.
Quelle puissance il y a dans la prière confiante à Dieu !
Lorsque nous nous trouvons sans forces dans une situation difficile, nous devons le reconnaître franchement devant notre Dieu vivant et tout-puissant, et Lui demander Son aide. Il ne laissera jamais dans l’embarras quiconque Lui fait réellement confiance – ou qui désire sincèrement faire l’expérience de Sa puissance en salut.

D’après The good Seed Décembre 2020

 

Mon âme est dégoûtée de ma vie ; je laisserai libre cours à ma plainte. Job 10. 1.
Avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. És. 54. 8.

PAR LA PORTE ENTR’OUVERTE

Petit garçon, je vivais seul avec mon père ivrogne. Je trouvais souvent refuge chez un brave chrétien qui aimait Dieu et son prochain. Il avait l’habitude de s’occuper d’un petit groupe de croyants qui se réunissaient dans une chapelle près de chez lui. Mais j’étais alors loin de Dieu.
J’ai dû commencer à travailler encore jeune. En 1968, mes camarades m’ont invité à une soirée. L’alcool coulait abondamment, et je m’endormis, complètement ivre. Quand je me suis réveillé, j’étais tout seul, et j’ai dû payer toute la facture. Trouvant un abri dans la salle d’attente de la gare, abandonné, déçu, solitaire et triste, j’étais extrêmement amer en pensant à cette soirée et à ma vie. A six heures du matin, je me suis rendu à la maison de mon ami chrétien, espérant y trouver un peu de réconfort. En passant devant la chapelle, j’ai entendu appeler : Marcel ! C’était mon prénom. La porte était entr’ouverte et je suis entré. Et là j’ai vu mon ami à genoux, suppliant Dieu de toucher mon cœur et de me délivrer du mal. J’étais bouleversé.
J’ai demandé : – Comment pouvez-vous prier à mon sujet un Dieu que je ne connais pas ?
– Marcel, Jésus, le Fils de Dieu, est venu sur la terre pour te rencontrer. Le nom de Jésus signifie Dieu Sauveur. Jésus t’aime. Veux-tu apprendre à connaître la puissance de Son Nom pour te sauver ? Il t’appelle maintenant. Crois en Lui.
Dès ce moment, Jésus a transformé ma vie.
« Il n’y a pas… sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12).

D’après The good Seed Décembre 2020

 

Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? Héb. 2. 3.
Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix. Jean 14. 27.

AVANT LA CATASTROPHE

Une vignette humoristique avertit les habitants, demeurant à proximité d’une centrale nucléaire, du danger auquel ils sont exposés. L’image représente une affiche intitulée : « En cas d’alerte atomique », et sous l’affiche, une petite case vitrée, un marteau pour casser la vitre, et dans le casier… une Bible.
Mais dans ce dessin, il manque un commentaire : « Trop tard ! ». La Bible n’est pas le livre pour demain, ni une sorte de manuel de survivance post-catastrophe, mais c’est le Livre qu’il faut lire aujourd’hui. Son message concerne le présent. C’est un message d’amour et de vérité – un message urgent, parce que la mort peut arriver à tout moment, et qu’il faut être prêt à rencontrer Dieu. Tellement de gens sont négligents à cet égard et remettent cette décision à plus tard. Le plus tard peut devenir trop tard. N’attendez pas d’aller en maison de retraite. N’attendez pas le troisième âge. L’atteindrez-vous ? Et si vous l’atteignez, aurez-vous encore l’esprit suffisamment lucide pour régler avec Dieu la question du sort de votre âme dans l’au-delà ?
Comment vous présenterez-vous devant Dieu ? En paix, parce que Jésus vous aura donné Sa paix, ou bien chargé du poids de tous vos péchés ? C’est aujourd’hui qu’il est nécessaire de Lui confesser vos péchés, d’accepter Sa grâce et de recevoir la vie éternelle. C’est cela, le « grand salut » offert à tous ceux qui croient que Jésus « a fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Non seulement vous aurez la certitude d’un bonheur futur et éternel, mais dès aujourd’hui il vous fera goûter une paix et une joie que le monde ne pourra jamais vous donner.

D’après Il buon Seme Novembre 2020

 

La Parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants ; elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit… elle discerne les pensées et les intentions du cœur. Héb. 4. 12.

UN LIVRE QUI ME COMPREND

Émile Caillet (1894-1981), professeur de littérature et de philosophie, connaissant Blaise Pascal, venait d’une famille athée. Il raconte que, dans les tranchées de la première guerre mondiale, il avait rêvé d’un livre qui le comprenne. Après la guerre, il émigra aux États-Unis et se mit à la recherche d’un tel livre, mais sans succès. Aussi il décida de l’écrire lui-même, en collectionnant les passages les plus incisifs de ses lectures. A la fin de ce travail, Émile relut sa précieuse récolte de textes. Quelle déception ! Il ne se retrouvait pas dans ce livre, il n’y avait rien qui le concerne, rien qui réponde à ses besoins ; ces citations ne faisaient que lui rappeler les livres qui l’avaient tellement déçu. « Un jour – raconta plus tard Émile – ma femme, qui ne savait rien du projet auquel j’avais travaillé, rentra de la ville et, par un enchaînement extraordinaire de circonstances, apportait avec elle une Bible. Je pris ce livre, et en l’ouvrant au hasard je lus le passage des Béatitudes dans l’Évangile de Matthieu, chapitres 5 et 6. Je le lus et le relus, en silence et à haute voix, et je fus rempli d’une espèce de chaleur indescriptible. Je ne trouvais pas les mots pour exprimer mon émerveillement. Tout à coup je me dis : voilà le livre qui me comprend ! Les pages étaient animées par la présence du Dieu vivant. Ce Dieu que je priais pour la première fois était le Dieu dont ce livre me parlait ».
Dieu veut se révéler à nous tous, et il emploie des moyens adaptés à chacun selon notre personnalité. Comme Il a fait découvrir à Émile Caillet le Livre qu’il cherchait, le livre qui lui a permis de découvrir le Dieu qui le comprenait, ainsi Il fera pour nous. Demandons-Lui de Se révéler, de nous faire connaître qui Il est et qui nous sommes. Mettons-nous à l’écoute, avec humilité et respect ; croyons à ce qu’Il nous dit, parce que nous avons besoin de pardon, de paix, d’une vie qui n’aura pas de fin.

D’après Il buon Seme Décembre 2020

 

RESTER FIDÈLE

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RESTER FIDÈLE

– Moi, je n’aurais pas fait comme Pierre ! Je n’aurais pas renié Jésus, je Lui serais toujours resté fidèle !
Ainsi parlait Marcel au retour de l’école du dimanche. Son visage exprimait à la fois l’indignation et l’assurance. Mme Vernet sourit.
– Prends garde ! dit-elle, tu te crois bien fort et ce sont souvent les plus forts qui succombent.
– Oh ! Maman ! Quand même je serais seul chrétien au milieu de cent incrédules, je n’aurais jamais la lâcheté de dire que je ne connais pas Jésus.
– Ce n’est pas toujours de cette manière que l’on peut renier son Sauveur, dit Mme Vernet.
Cette phrase étonna Marcel mais, étant d’un caractère impétueux et étourdi, il ne s’arrêta pas longtemps à y réfléchir, et passant aussitôt à un autre sujet :
– Maman, dit-il, j’ai rencontré Ledot qui m’a offert d’aller avec lui cet après-midi. Me le permets-tu ?
– Non, dit Mme Vernet, tu sais que je n’aime pas que tu ailles avec ce Ledot. C’est un vilain garçon qui te donne un vilain exemple.
– Oh ! maman, pour une seule fois !
– Non, mon enfant, il est inutile d’insister.
De fort mauvaise humeur, Marcel quitta la chambre.
Dans l’après-midi, étant sorti se promener, il rencontra de nouveau Ledot, sa canne à pêche sur l’épaule. La mine à la fois sournoise et effrontée du jeune garçon justifiait l’appréciation de Mme Vernet, mais Marcel ne voulait pas reconnaître que sa mère avait raison, et la vue de la canne à pêche vint réveiller son désir d’aller avec son camarade.
– Eh bien ! dit celui-ci, viens-tu enfin ? Il y a une heure que je t’attends.
– Non, dit Marcel en rougissant, je ne peux pas aller avec toi.
– Tu ne peux pas ! ricana l’autre. Dis plutôt que c’est ta mère qui ne veut pas.
– Mais… commença Marcel.
– Pauvre chéri ! continua Ledot, ricanant toujours. Il est si doux, si raisonnable. Il ne faut pas le laisser aller avec ce méchant Ledot qui lui gâterait le caractère. Il faut qu’il reste dans les jupes de sa maman pour devenir un bon petit jeune homme sage et rangé.
– Tais-toi, dit Marcel d’une voix sourde.
– Vernet ? Passer un après-midi avec Ledot ? Il serait vite perdu ! Ledot qui aime un peu trop faire l’école buissonnière – voyez ce grand crime ! – et qui, ô comble d’ignominie ! ne va jamais au temple. Sauve-toi, mon chéri. Rien que de respirer le même air que moi pourrait te contaminer.
Puis, changeant brusquement de ton :
– Quelle poule mouillée ! dit-il avec dédain. Un grand garçon comme toi qui n’ose pas suivre sa propre volonté et ne sait jurer que par père et mère ! Tu me fais pitié.
Déjà ébranlé par les moqueries de son camarade, Marcel se sentit poussé à bout.
– Tu vas voir si je n’ose pas faire ce que je veux, dit-il d’un ton de défi.
– Alors, viens avec moi.
– D’accord !
– Ah ! je savais bien que tu étais mon ami, ricana Ledot en passant son bras sous celui de Marcel.

Deux heures plus tard, les jeunes garçons revenaient au village, leur panier plein de poissons.
– Tiens, dit une femme en les voyant passer, le jeune Vernet a été pêcher avec ce garnement de Ledot ! Pour rien au monde je ne voudrais que mon fils imite cet exemple. Il n’y a que du mal à gagner en pareille compagnie ! Je croyais que les Vernet élevaient leur fils selon de meilleurs principes.
– Il ne faut pas se fier à ces gens pieux, dit une autre femme d’une voix aiguë. Ils font les bons apôtres, et avec ça ils ne sont pas meilleurs que les autres.
Les deux voix s’entendaient d’un bout à l’autre de la rue. Marcel tressaillit et lâcha le bras de son camarade.
– Eh bien ! Qu’est-ce qui te prend ? dit Ledot.
– Rien, dit Marcel avec précipitation, j’ai une commission à faire par-là, ce n’est pas la peine que tu te déranges de ton chemin pour me suivre.
– Je comprends, railla l’autre. Le sage Vernet ne tient pas à être vu en compagnie de ce garnement de Ledot. Eh bien ! bonsoir. Et à une autre fois ! On s’est bien amusé, hein ?
Marcel ne répondit rien. Maintenant que l’excitation de l’après-midi était tombée, il reconnaissait qu’il ne s’était pas amusé du tout.

Agenouillé devant sa mère, Marcel levait vers elle un visage rouge de honte et cependant empreint d’un certain apaisement. Il venait d’avouer toute sa désobéissance et Mme Vernet lui avait pardonné.
– Tu avais bien raison, maman, conclut-il humblement, Ledot est un mauvais camarade. Si tu savais toutes les horreurs qu’il m’a racontées cet après-midi. Maintenant, cela me dégoûte rien que d’y penser. Il m’a fait marauder des fruits et il voulait me faire fumer ! Heureusement, il n’avait plus d’allumettes, autrement j’aurais cédé à cela aussi.
– Et une autre fois il t’aurait fait boire et jouer, et tu aurais vite roulé sur la pente, mon pauvre Marcel, dit Mme Vernet. Grâce à Dieu, tu t’es aperçu à temps du danger.
– C’est en entendant parler ces femmes que j’ai mieux compris ma faute. Moi qui suis si fier d’être chrétien, voilà que j’ai fait mal juger tous les chrétiens. Oh ! maman, je comprends ce que tu voulais dire à propos du reniement de Pierre. Je n’ai pas été plus fidèle que lui ; je n’ai pas su résister aux moqueries de Ledot et moi aussi, j’ai renié mon Sauveur.
– Oui, dit Mme Vernet, ce n’est pas seulement par ses paroles que l’on renie Jésus, c’est aussi par ses actes. Chaque désobéissance à Ses commandements est un reniement de la part de ceux qui font profession de Le suivre. Je suis heureuse que tu aies compris cela, mon cher enfant.
– Et moi qui me croyais si fort ! balbutia Marcel.

« Que celui qui croit être debout prenne garde qu’il ne tombe ». 1 Cor. 10. 12.

D’après la Bonne Nouvelle 1983

GUIDÉ PAR L’ÉTOILE

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GUIDÉ PAR L’ÉTOILE

Dans une contrée des plus sauvages de la côte norvégienne, demeurait un vieux marin expérimenté, d’environ soixante-dix ans, le père Calas. Il avait l’étrange habitude de s’installer sur le pont de son bateau ou sur la grève, et de guetter dès le coucher du soleil l’apparition de l’étoile du soir. Interrogé par des amis sur la signification de cette habitude, il leur en raconta la raison, un soir d’orage.
C’est à une étoile, et au Dieu Créateur de cette étoile, que je dois le salut de ma vie et celui de mon âme, commença-t-il.
Il y a quarante ans, par une nuit terrible, pareille à celle-ci, le vent hurlait d’une manière lugubre, la mer se soulevait et notre équipage se trouvait sur un bateau désemparé, près d’une côte hérissée de récifs. Les vagues furieuses nous jetaient toujours plus vers la côte, et de minute en minute le péril augmentait.
Notre capitaine était un marin très expérimenté. Dès qu’il vit le danger menaçant, il se mit lui-même à la barre, tout en faisant son possible pour ranimer le courage de ses hommes. Il était d’une faible constitution, mais son caractère de fer dominait sa faiblesse physique. Il donnait ses ordres au porte-voix avec une force, une décision qui faisaient de chacun de nous un homme.
– Calas, me cria-t-il pendant que le vent faisait rage, et que nos mâts craquaient sinistrement, reste près de moi. Mes forces m’abandonnent. Vois-tu cette étoile là-haut ?
– Oui, capitaine.
– Eh bien, si je dois lâcher la barre, dirige le bateau dans la direction de l’étoile… alors vous serez sauvés. Si tu la quittes des yeux, le bateau ira se briser sur les rochers. Et puis, Calas, n’oublie pas ! Il y a une autre étoile que tu dois toujours avoir devant toi, si tu veux entrer au Port.
Je savais ce qu’il voulait dire par là. Il avait été le capitaine le plus consciencieux, le plus juste que j’aie connu. Jamais il ne laissait passer une occasion de nous dire quelque parole pour nos âmes. Quand ses forces furent épuisées par la violence de la tempête, il nous cria d’une voix qui dominait l’ouragan : « Ne perdez pas l’étoile de vue, mes enfants ! »
Alors on le porta dans la cabine. Je ne l’ai pas revu en vie. Lorsqu’on m’annonça le malheur qui nous avait frappés, je priai les camarades de m’attacher solidement à la barre pour que je puisse, jusqu’à la mort, obéir aux ordres de mon vieux capitaine.
L’ouragan augmenta de violence. Les larmes me voilèrent les yeux. Cependant, je continuai à regarder fixement l’étoile, et à diriger le navire de ce côté-là.
Deux heures encore, il nous fallut suivre un chenal étroit et périlleux avant d’aboutir enfin dans un fjord. Ses eaux agitées n’étaient rien à côté de la mer démontée où nous étions auparavant. L’étoile nous avait conduits dans la bonne direction.
Lorsque le bateau fut hors de danger, je descendis dans la cabine du capitaine. Je m’agenouillai près du lit grossier où reposait le capitaine et je priai avec ferveur.
A la fin de cette nuit d’angoisse où la mort avait passé si près de nous, mon cœur s’était donné à Jésus. Je savais que Lui seul était mon Sauveur et qu’Il me porterait dès lors au travers des orages de la vie. Ma prière a été entendue. Depuis ce jour-là, il m’a été accordé de ne pas perdre de vue l’Étoile divine, Jésus, mon Sauveur, mon Seigneur.

Étoile splendide brillant dans ma nuit,
Bâton qui me guide, pain qui me nourrit,
Fontaine d’eau vive, phare que je vois,
Là-bas sur la rive : tout cela c’est toi !

D’après la Bonne Nouvelle 1983

 

TROIS BÉNÉDICTIONS DANS LE CHEMIN DU CROYANT

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L’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donnera la grâce et la gloire ; il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. Ps. 84. 11.

 

TROIS BÉNÉDICTIONS DANS LE CHEMIN DU CROYANT

Si nous appliquons ce psaume à nous-mêmes aujourd’hui, nous voyons des croyants qui se dirigent vers le ciel, vers la maison du Père de leur Seigneur Jésus Christ. Dans ce chemin, Dieu, notre Père, est un soleil et un bouclier pour nous. Il nous accorde tout ce dont nous avons besoin, par Sa lumière et Sa protection.
Dieu nous donne Sa grâce pour chaque pas et, lorsque nous serons arrivés à destination, Il nous couvrira de gloire. Dans Sa pensée, la grâce et la gloire vont ensemble.
Dieu est bon : « Il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité ». Il semble bien que nous sommes conduits à lier la pensée de la grâce avec le bouclier et celle de la gloire avec le soleil.
Une troisième bénédiction promise dans ce psaume conclut la prière et tout le psaume : « Éternel des armées ! bienheureux l’homme qui se confie en toi ! » (v. 12). C’est la seule réponse qui convienne à tout ce que ce psaume nous révèle de Dieu et de Ses voies envers nous.
Savons-nous mettre notre confiance en Dieu dans les difficultés et les épreuves ? C’est ce qui est le plus difficile pour la chair, mais pour le croyant sincère, cela signifie la paix et la joie.
Posons-nous la question : est-ce que, dans notre vie, nous remplissons les conditions qui nous assureront les trois bénédictions mentionnées dans ce psaume ? – « Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison » (v. 4) ;
– « Bienheureux l’homme dont la force est en toi » (v. 5) ;
– « Bienheureux l’homme qui se confie en toi » (v. 12)
Sommes-nous vraiment de tels « bienheureux » ?
De Son côté, Dieu amènera à bonne fin toutes Ses promesses et en verra l’accomplissement. Puisse-t-Il être glorifié dans notre Seigneur Jésus Christ, dès maintenant et à toujours !

D’après « The Good Seed » octobre 2020

 

LE SANG DE JÉSUS CHRIST, FONDEMENT DE NOS BÉNÉDICTIONS

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LE SANG DE JÉSUS CHRIST, FONDEMENT DE NOS BÉNÉDICTIONS

Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission (pardon). Héb. 9. 22.

L’une des innombrables bénédictions qui nous sont données en vertu de l’œuvre du Seigneur Jésus est le pardon de tous nos péchés. Notre immense dette de culpabilité devant Dieu, le fardeau de nos péchés qui pesait sur notre conscience et oppressait notre âme, ont tous deux été effacés et ôtés par Dieu. Quelle libération en découle ! Comme mon cœur peut se réjouir quand je prends conscience que, même si ma culpabilité est grande devant Dieu, Il l’a entièrement pardonnée et ne s’en souviendra plus jamais !
Nous aurons d’autant mieux conscience de cette bénédiction si nous reconnaissons ce que Dieu a dû faire afin de pouvoir nous pardonner nos péchés. Un jugement était nécessaire pour établir la justice, car Dieu, qui est saint, ne pouvait pas simplement ignorer nos péchés. Du fait de Sa nature sainte, Il devait les juger. Ce fondement de la justice, c’est le sang du Seigneur Jésus : Son sang versé à la croix, Sa mort sous le jugement de Dieu sur nos innombrables péchés, c’est là le seul et unique fondement du pardon des péchés.
Est-ce que nos cœurs ne sont pas toujours profondément touchés lorsque nous lisons que notre Seigneur Jésus, « la nuit où il fut livré » (1 Cor. 11. 23), a dit aux Siens : « ceci est mon sang… qui est versé pour un grand nombre, en rémission de péchés » (Mat. 26. 28) ?
Quand le sang de Jésus Christ, le sang « d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 19), a coulé à la croix, toutes les prophéties des types de l’Ancien Testament qui parlent de Sa mort ont été accomplies. Seul le sang de Christ pouvait ôter les péchés. C’est le fondement de toutes les bénédictions que nous possédons. C’est pourquoi, lorsque nous nous rassemblons le dimanche pour rappeler la mort du Seigneur Jésus pour nous, la coupe que nous buvons à Sa table est appelée « la coupe de bénédiction » (1 Cor. 10. 16).

D’après « The Good Seed » mars 2012