LES ANIMAUX DE LA BIBLE

LES ANIMAUX DE LA BIBLE

 

 

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LA POULE

Description. Oiseau domestique, élevé pour sa chair et pour ses œufs.

Jérusalem, Jérusalem, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! (Mat. 23. 37).

Connaissez-vous cette histoire qui raconte qu’après l’incendie d’une ferme, on retrouva une poule tuée par la chaleur du feu ? Lorsqu’on la souleva, on découvrit ; bien protégés sous elle, ses poussins bien vivants…

 

L’AIGLE

Description.

 C’est le roi des oiseaux. Il vit dans les hautes régions montagneuses ; il construit son aire sur des rochers inaccessibles, loin des hommes. Il peut avoir jusqu’à 2.50 m d’envergure. Sa vue est extraordinairement perçante ; du haut des airs, il distingue les bêtes dont il veut faire sa proie, et fond sur elles avec la rapidité de l’éclair. Il ne se nourrit que d’animaux vivants. Son bec recourbé et puissant peut d’un seul coup déchirer le corps de sa victime. Ses pattes (ou serres) peuvent soulever des poids très lourds (ex. un mouton). Il vit en moyenne 30 à 40 ans et reste vigoureux jusqu’à la fin. La femelle pond deux œufs, éclos au bout d‘un mois et demi. Pour forcer les petits à sortir du nid, la mère aigle sort les plumes du nid et met des épines. Les petits sortent, hésitants, la mère les force à s’envoler, plane au-dessus et au-dessous d’eux lorsque, encore faibles, ils essaient timidement leur premier vol. Il n’attaque que rarement l’homme. C’est un oiseau solitaire qui chasse pour sa propre subsistance et celle de ses petits.

Il symbolise le pouvoir et la force, la rapidité dans l’action.

Ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles » (És. 40. 31).

 Application.

 L’aigle était regardé comme impur par les Israélites.

 Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle, et vous ai amenés à moi (Ex. 19. 4).

 L’Éternel amènera contre toi, de loin, du bout de la terre, une nation semblable à l’aigle qui vole (Deut. 28. 49).

 Comme l’aigle éveille son nid, plane au-dessus de ses petits, étend ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes (Deut. 32. 11).

 Ils étaient plus rapides que les aigles, plus forts que les lions (2 Sam. 1. 23).

 Ils passent rapides… comme un aigle qui fond sur sa proie (Job 9. 26).

 … l’aigle s’élève et … bâtit haut son aire. Il demeure dans les rochers et y fait son habitation, sur la dent du rocher et sur les hautes cimes. De là il épie sa nourriture, ses yeux regardent dans le lointain. Ses petits sucent le sang, et là où sont les tués, là il est (Job 39. 30 à 33).

 … ta jeunesse se renouvelle comme celle de l’aigle (Ps. 103. 5).

 Déjà elles (les richesses) ne sont plus ; car certes elles se font des ailes, et comme l’aigle s’envolent vers les cieux (Prov. 23. 5).

 Le chemin de l’aigle dans les cieux (Prov. 30. 19).

 Quand tu élèverais ton nid comme l’aigle, je te ferai descendre de là, dit l’Éternel (Jér. 49. 16).

 Voici, il monte comme un aigle, et il vole, et il étend ses ailes sur Botsra (Jér. 49. 22).

 Nebucadnetssar… jusqu’à ce que ses cheveux fussent devenus longs comme les plumes de l’aigle, et ses ongles, comme ceux des oiseaux (Dan. 4. 33).

 … ils volent comme l’aigle se hâte pour dévorer (Hab. 1. 8).

 Où que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles (Mat. 24. 28).

 Ils (les quatre animaux) avaient la face d’un aigle (Éz. 1. 10). Ce sont des caractères célestes. Ici, l’aigle symbolise le Fils de Dieu venant du ciel.

 L’aigle nous parle de Dieu dans les soins de Sa grâce protectrice et dans l’exercice de Ses saints jugements.

 Un grand aigle, à grandes ailes, à longues pennes, plein de plumes, qui était de couleurs variées… Mais il y avait un autre grand aigle, à grandes ailes et à beaucoup de plumes (Éz. 17. 3 et 7).

 Le quatrième Vivant est semblable à un aigle en plein vol (Apoc. 4. 7). Ici, l’aigle parle de la rapidité dans l’exécution des jugements qui vont venir sur la terre.

 

 

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L’ÂNE

Description.

 Ce mammifère domestique du même genre que le cheval, mais qui se distingue par une taille plus petite, des oreilles beaucoup plus longues, a une robe généralement brune ou grise. L’âne est surtout apprécié pour sa patience au travail et sa longue durée de vie (30 ans). Il souffre peu de la soif et de la chaleur. Il plante avec sûreté son pied dans les montées comme dans les descentes. Les herbes sèches et aromatiques sont sa nourriture de prédilection. Il est très robuste, c’est pourquoi il est utilisé comme bête de somme au Proche-Orient. En Orient, on ne monte pas les ânes à califourchon mais assis de côté. Le nom hébreu de l’âne est Khamor, qui signifie roux, parce que c’est en Orient la couleur ordinaire de cet animal. L’âne oriental est différent de celui qui habite nos contrées, il est actif, grand, vigoureux, plein d’énergie et de légèreté dans ses mouvements : son poil est lisse et beau, son pas est sûr et agréable ; en marchant il relève avec vivacité ses pattes légères, et porte la tête haute. Il est infatigable et plus fort que le cheval et on le préfère pour les voyages dans les régions montagneuses.

 Application.

 Il existait une race d’ânes blancs qui était plus estimée. Ces bêtes, de grande taille et plus rapides, étaient réservées à des personnages importants, à des juges en particulier. Débora la prophétesse en fait mention dans le cantique qu’elle chante après la défaite de l’armée cananéenne (Jug. 5. 10).

 Les ânes formaient en grande partie la richesse des patriarches. Les Israélites se servaient d’ânes pour transporter leurs effets, tourner la meule ou traîner la charrue.

 L’âne était mis au rang des animaux impurs, dont il était défendu de manger la chair.

 La Bible mentionne trois sortes d’ânes : l’âne sauvage, l’âne sauvage de Syrie, l’âne domestique. Nous parlons ici de l’âne domestique.

 Or l’Éternel a béni abondamment mon seigneur, et il est devenu grand ; et il lui a donné du menu bétail, et du gros bétail, et de l’argent, et de l’or, et des serviteurs, et des servantes, et des chameaux, et des ânes (Gen. 24. 35).

 C’est cet Ana qui trouva les sources chaudes (plusieurs lisent : les mulets) au désert, tandis qu’il paissait les ânes de Tsibhon, son père (Gen. 36. 24).

 Il attache à la vigne son ânon, et au cep excellent le petit de son ânesse… (Gen. 49. 11).

 Issacar est un âne ossu, couché entre deux parcs. Il voit que le repos est bon, et que le pays est agréable, et il incline son épaule pour porter, et s’assujettit au tribut du serviteur (Gen. 49. 14-15).

 Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se coucha sous Balaam ; et la colère de Balaam s’embrasa, et il frappa l’ânesse avec le bâton… Et l’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : « Que t’ai-je fait, que tu m’aies frappée ces trois fois ? » (Nomb. 22. 27 et 28).

 Vous qui montez sur des ânesses blanches, vous qui êtes assis sur des tapis, et vous qui allez par les chemins, méditez (Jug. 5. 10).

 Et il (Samson) trouva une mâchoire d’âne fraîche, et il étendit sa main et la prit, et en frappa mille hommes (Jug. 15. 15).

 Et Isaï prit un âne chargé de pain et une outre de vin, et un chevreau, et les envoya à Saül par la main de David, son fils (1 Sam. 16. 20).

 Le fouet est pour le cheval, la bride pour l’âne, et la verge pour le dos des sots (Prov. 26. 3).

 Le bœuf connaît son possesseur, et l’âne la crèche de son maître (És. 1. 3).

 Jaïr, le Galaadite… jugea Israël vingt-deux ans. Et il avait trente fils, qui montaient trente ânons. (Jug. 10. 3 et 4).

 Abdon… jugea Israël. Et il eut trente fils et quarante petits-fils, qui montaient sur soixante-dix ânons (Jug. 12. 13 et 14).

 Et les disciples allèrent et firent comme Jésus leur avait ordonné : ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent leurs vêtements dessus, et Jésus s’y assit. Une immense foule étendit ses vêtements sur le chemin, et d’autres coupaient des rameaux des arbres et les répandaient sur le chemin ; les foules qui allaient devant lui et celles qui suivaient criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! (Zach. 9. 9 ; Mat. 21. 6 à 9 ; Jean 12. 12 à 15).

 Humilité du Seigneur et gloire du Seigneur.

Selon la prophétie de Zach. 9. 9, le Roi entre en paix à Jérusalem. Il ne se présente pas dans son caractère de Roi de justice, mais dans un caractère de douceur et d’humilité. Cette paix est symbolisée par l’âne sur lequel Jésus est assis.

 

 

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L’AUTRUCHE

Description.

Cet oiseau aux ailes courtes est capable, grâce à ses pattes longues et fortes, de courir à une vitesse de 40 km/h. Sa hauteur est de 1,80 à 2,50 m, son poids est de 100 kg et il atteint l’âge de 50 ans. On chasse l’autruche à la course et on la capture avec un lasso. Elle est chassée pour les longues plumes blanches de ses ailes dont on fait des parures. Elle ne peut pas voler bien qu’elle ait des ailes, elle ne pourrait pas soutenir en l’air son poids considérable : ses ailes ne lui servent que pour aider sa course. Cet oiseau se nourrit surtout de végétaux. La femelle prépare son nid en se roulant dans le sable ; ayant creusé un trou d’à peu près 1, 90 m de diamètre, elle pond tous les deux jours un œuf, jusqu’à en avoir 10, 12 ou davantage. Elle ne prend aucune précaution pour les protéger et elle se fie au soleil pour les faire éclore. Le mâle reste journellement 20 h sur les œufs et les petits éclosent au bout de 6 à 7 semaines. Le mâle prendra soin des autruchons. La femelle, elle, ne se soucie pas de ses propres enfants. L’autruche est un oiseau qui habite dans les lieux désolés, vivant par troupes et se nourrissant surtout de dattes. De nuit, ces oiseaux émettent des sons rauques et plaintifs. L’autruche a disparu de la Palestine.

Application.

L’autruche est mise au nombre des animaux impurs.
La Bible mentionne trois sortes d’autruches. Nous parlons ici de l’espèce commune.

Je suis devenu le frère des chacals et le compagnon des autruches (Job 30. 29).

L’aile de l’autruche bat joyeusement : ce sont les plumes et le plumage de la cigogne ; toutefois elle abandonne ses œufs à la terre et les chauffe sur la poussière, et elle oublie que le pied peut les écraser et la bête des champs les fouler ; elle est dure avec ses petits comme s’ils n’étaient pas à elle ; son labeur est vain, sans qu’elle s’en émeuve. Car Dieu l’a privée de sagesse, et ne lui a pas départi l’intelligence. Quand elle s’enlève, elle se moque du cheval et de celui qui le monte (Job 39. 13 à 21).

Elle habite les lieux désolés : Babylone… ne sera jamais habitée… les autruches y feront leur demeure (És. 13. 21) – Il y habitera des autruches (Jér. 50. 39).
Édom … le parc des autruches (És. 34. 13).

La bête des champs me glorifiera, les chacals et les autruches ; car j’ai donné des eaux dans le désert, des rivières dans le lieu désolé, pour abreuver mon peuple, mon élu (És. 43. 20).

La fille de mon peuple est devenue cruelle comme les autruches du désert. (Lam. 4. 3).

Je ferai une lamentation comme les chacals, et des cris de deuil comme les autruches (Michée 1. 8).

 

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LE BŒUF

Description.

 Ce ruminant aux cornes creuses et persistantes, aux formes massives, aux muscles puissants, sert de bête de somme. Il est apprécié pour sa patience et sa durée de vie relativement longue (25 ans). En tirant l’araire, puis la charrue, une paire de bœufs ayant sur leur nuque une lourde pièce de bois qui les relie et que l’on appelle le joug, permettait au paysan de labourer plus de terre qu’il n’en fallait pour nourrir sa propre famille. Jusqu’à une période récente il était utilisé pour le travail, puis on l’engraissait pour la boucherie. Le bœuf est un animal qui avance lentement, mais qui est l’expression de la sûreté. Il n’existe plus qu’à l’état domestique.

Les labours achevés, les travaux des bœufs n’étaient pas terminés pour cela. Quand le blé avait été moissonné, il fallait le battre afin de séparer le grain de la balle et les bœufs foulaient le blé.

 Application.

 La chair du bœuf, qui était un animal pur, a servi de tout temps à la nourriture de l’homme, et c’était l’un des principaux aliments des Israélites. Il servait aussi aux sacrifices.

 Si deux bœufs suffisaient en général pour labourer, il y a cependant des exemples où il en fallait davantage (1 Rois 19. 19).

 Et Moïse dit : Nous irons avec nos jeunes gens et avec nos vieillards, nous irons avec nos fils et avec nos filles, avec notre menu bétail et avec notre gros bétail (Ex. 10. 9).

 Et le Pharaon appela Moïse, et dit : Allez, servez l’Éternel ; seulement que votre menu et votre gros bétail restent (Ex. 10. 24).

 C.H.M. : Avec quelle persévérance Satan disputait à Israël chaque pouce de terrain de son chemin hors d’Égypte. S’il ne peut pas les induire à sacrifier dans le pays, il voudrait les envoyer hors du pays sans victimes pour les sacrifices.

 Tu n’emmuselleras pas le bœuf, pendant qu’il foule le grain (Deut. 25. 4 ; 1 Cor. 9. 9 ; 1 Tim. 5. 8). Dans ce passage, il y a une allusion directe à l’œuvre de ceux qui travaillent pour le Seigneur. Ils sont en droit d’attendre que leurs frères en Christ veillent avec soin à ce que leurs besoins matériels soient satisfaits.

 Lév. 4. 9 et 10 : L’excellence de Christ n’est point omise, même dans le sacrifice pour le péché. La graisse brûlée sur l’autel est la juste expression de la divine appréciation de la valeur de Christ. Le « mâle sans défaut » âgé d’un an, est un type du Seigneur Jésus, s’offrant Lui-même pour le parfait accomplissement de la volonté de Dieu. Cette offrande ne devait rien avoir qui suggère la faiblesse ou l’imperfection. Il fallait pour l’holocauste « un mâle d’un an » (comp. Ex. 7. 5).

 Et Moab dit aux anciens de Madian : Maintenant, cette multitude broutera tout ce qui est autour de nous, comme le bœuf broute l’herbe des champs (Nom. 22. 4).

 On ôtera jusque sur les rognons la graisse qui est dessus comme on les lève du bœuf du sacrifice de prospérités ; et le sacrificateur les fera fumer sur l’autel de l’holocauste (Lév. 4. 10).

 Elle (la mer de fonte) était posée sur douze bœufs, trois tournés vers le nord, et trois tournés vers l’occident, et trois tournés vers le midi, et trois tournés vers le levant ; et la mer était sur eux, par-dessus ; et toute leur partie postérieure était en dedans (1 Rois 7. 25).

 Et Salomon offrit, pour le sacrifice de prospérités qu’il offrit à l’Éternel, vingt-deux mille bœufs et cent vingt mille moutons (1 Rois 8. 63).

 Le bœuf mugit-il auprès de son fourrage ? (Job 6. 5)

 Et ils changèrent leur gloire en la figure d’un bœuf qui mange l’herbe (Ps. 106. 20).

 Le bœuf connaît son possesseur (És. 1. 3).

 Bienheureux, vous qui semez près de toutes les eaux, envoyant partout le pied du bœuf et de l’âne ! (És. 32. 20).

 C’est le chemin de la vérité qui est ainsi représenté. Elle avance lentement, fermement, patiemment, comme le bœuf, et sûrement comme l’âne, qui pose son pied là où un autre animal glisserait (A.S.L.).

 Le Seigneur donc lui répondit : Hypocrites ! Chacun de vous ne détache-t-il pas de la crèche son bœuf et son âne le jour du sabbat pour le mener boire ? (Luc 13. 15).

 Où il n’y a pas de bœuf, la crèche est vide ; et l’abondance du revenu est dans la force du bœuf (Prov. 14. 4). Le revenu provient de la patience dans le travail et de la force pour l’accomplir. C’est Dieu qui nous donne ces facultés et la bénédiction qui en résulte.

 Ils (les chérubins) avaient la face d’un bœuf, à gauche (Éz. 1. 10). Le bœuf représente le serviteur endurant.

LE TAUREAU

Le taureau était offert dans les sacrifices (Ex. 29).

C’était le sacrifice dont la valeur était la plus grande. Dans l’holocauste (Lév. 1), il représente le Seigneur Jésus s’offrant à Dieu dans toute l’énergie et la force de sa Personne.

 Beaucoup de taureaux m’ont environné (Ps. 22. 12). La violence et la force des autorités civiles et religieuses à la croix de Jésus.

 Si le sang de boucs et de taureaux… sanctifie pour la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ… purifiera-t-il votre conscience (Héb. 9. 13 et 14).

 Il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés (Héb. 10. 4). Les sacrifices de l’ancienne alliance, en opposition avec le sacrifice de Christ pour les péchés, unique, parfait et pleinement efficace.

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LA BREBIS – L’AGNEAU – LE MOUTON

Description.

 Les bergers de la Palestine se mettaient devant la porte et laissaient passer les brebis, pour les compter. La nuit, ils dormaient devant la porte, quand les nuits étaient chaudes, pour garder les brebis contre les animaux sauvages. La chair et le lait de brebis servaient de nourriture aux Israélites. Avec la laine, ils faisaient des tapis. Le berger de Palestine marchait devant son troupeau, contrairement à ceux de notre pays qui marchent derrière le troupeau. Le troupeau suivait le berger. Il était vêtu d’une peau de brebis, muni d’un solide gourdin pour défendre les brebis. Il avait une houlette, un bâton, et une fronde avec laquelle il lançait des pierres pour rappeler à l’ordre toute brebis s’éloignant du troupeau.

Si un étranger venait et appelait les brebis, bien loin de le suivre, elles s’enfuyaient loin de lui. Le berger connaît chaque brebis, et les brebis connaissent leur berger. Dans plusieurs troupeaux, chaque brebis a son nom et vient quand le berger l’appelle.

Quand le matin vient, le berger ouvre la porte et sort le premier ; toutes les brebis le suivent et il les conduit de la bergerie là où elles peuvent trouver de la pâture. En Palestine, les murs de la bergerie sont hauts, à cause des voleurs et des bêtes sauvages.

La brebis est le seul animal qui, une fois perdue, est incapable de retrouver le chemin de sa demeure. Si personne ne se met à sa recherche, elle ne reviendra jamais. Elle a été domestiquée très tôt. Les patriarches hébreux en formèrent des troupeaux. Le mont Carmel, la région méridionale, le plateau du Saron, le pays de Galaad, Basan offraient des pâturages. À cause de la chaleur et du climat sec de ces régions, il fallait abreuver les moutons chaque jour. La chair de ces animaux, qui étaient purs, était consommée. La brebis était offerte en sacrifice par les Hébreux. La brebis est affectueuse, docile, douce. Les brebis de Palestine et des régions voisines sont d’ordinaire blanches.

Dans le psaume 23, le berger est devant la brebis (v. 2 et 3), puis à ses côtés (v. 4), enfin derrière elle (v. 6). La brebis et l’agneau sont les symboles de l’humilité et de la soumission patiente, parce qu’ils sont d’un caractère doux, patient, mais qui parfois sont tellement irrités que l’on ne peut plus les arrêter. Le Seigneur aussi exercera son jugement aux derniers jours et rien ne l’arrêtera. L’agneau est le petit de la brebis.

 Application.

Et Isaac parla à Abraham, son père et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste (Gen. 22. 7 et 8) : Une figure de Christ, « l’agneau de Dieu » (Jean 1. 29 et 36).

 Parlez à toute l’assemblée d’Israël, disant : au dixième jour de ce mois, vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison… Et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs. Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte… Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous (Ex. 12. 3, 6, 7 et 13). L’agneau de la Pâque est une figure de Christ, l’agneau mis à mort.

 Et ils s’approchèrent de lui, et dirent : nous bâtirons ici des enclos pour nos troupeaux, et des villes pour nos petits enfants (Nom. 32. 16).

 (Le berger fait reposer sa brebis) dans de verts pâturages, il (la) mène à des eaux paisibles. Sa houlette et son bâton, ce sont eux qui (la) consolent (Ps. 23. 2 et 4).

 J’ai erré comme une brebis qui périt… (Ps. 119. 176).

 Les agneaux sont pour ton vêtement… (Prov. 27. 26).

 Et les agneaux paîtront comme dans leur pâturage… (És. 5. 17).

 Comme un berger il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein, il conduira doucement celles qui allaitent (És. 40. 11).

 Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin…. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche (És. 53. 6 et 7).

 Et moi, j’étais comme un agneau familier qui est mené à la tuerie (Jér. 11. 19).

 Car, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Me voici, moi, je rechercherai mes brebis, et j’en prendrai soin… Je les paîtrai sur les montagnes d’Israël, auprès des ruisseaux (ou dans les ravins) et dans toutes les habitations du pays ; je les ferai paître dans un bon pâturage, et leur parc sera dans les hautes montagnes d’Israël…. La perdue, je la chercherai, et l’égarée je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai… Et ils ne seront plus en proie aux nations, et les bêtes de la terre ne les dévoreront plus ; mais ils habiteront en sécurité, et il n’y aura personne qui les effraye…. Et ils sauront que moi, l’Éternel, leur Dieu, je suis avec eux (Éz. 34. 11, 13, 14, 16, 28 et 30).

 Maintenant l’Éternel les paîtra comme un agneau dans un lieu spacieux (Osée 4. 16).

 Mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël (Mat. 10. 6).

 Mais il leur dit : Quel sera l’homme d’entre vous qui, ayant une brebis, si elle vient à tomber dans un trou un jour de sabbat, n’ira la prendre et la relever ? (Mat. 12. 11).

 Quel est l’homme parmi vous qui, s’il a cent brebis et en a perdu une, ne laisse les quatre vingt dix neuf au désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée (Luc. 15. 4).

 Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! (Jean 1. 29 et 36).

 (Le Seigneur Jésus dit) : Moi, je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis (Jean 10. 11).

 Le Seigneur était l’Agneau. Jean le baptiseur a dit de lui : Voilà l’agneau de Dieu. Comme un agneau Il était tendre, humble et soumis quand on L’amena pour le crucifier. Le Seigneur a donné Sa vie pour les brebis ; Il a ainsi détruit la puissance de Satan qui voulait les prendre à jamais. De plus Il donne la vie éternelle à Ses brebis, et personne ne peut les Lui enlever, parce qu’Il les a rachetées par Son précieux sang et que Dieu, Son Père, les Lui a données.

Nous sommes tous par nature comme des brebis perdues, sans berger. Tout joyeux, Jésus nous mettra sur Ses épaules à l’abri du loup ravisseur, Satan, et puis Il nous amènera chez Lui, dans la demeure bienheureuse où Il est, dans la gloire, là où il y a des plaisirs pour toujours.

 Que le Dieu de paix – qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis… vous rende accomplis (Héb. 13. 20).

 Vous avez été rachetés … par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde (1 Pier. 1. 18 et 19).

 Digne est l’Agneau qui a été immolé de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction ! (Apoc. 5. 12).

 

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Le BUFFLE

Description.

Ce mammifère est très voisin du bœuf. Il a la taille haute et les proportions massives. Son front est plus bas que le bœuf et son mufle plus large. Ses cornes sont noires et compactes et se recourbent en arrière. C’est un animal à demi-sauvage vivant dans les pays marécageux et se plaisant à demeurer dans l’eau et même à se vautrer dans la fange. C’est un excellent nageur, il plonge parfois jusqu’à deux ou trois mètres de profondeur, pour arracher avec ses cornes des plantes aquatiques dont il se nourrit. Son poil est noir et peu fourni. Il est très fort et n’accepte pas le joug. Le buffle, dans sa jeunesse, est très vif.

Application.

Dieu les a fait sortir d’Égypte ; il a comme la force des buffles (Nomb. 23. 22 ; 24. 8).

Sa magnificence est comme le premier-né de son taureau, et ses cornes sont des cornes de buffle (Deut. 33. 17).

Mais tu élèveras ma corne comme celle du buffle… (Ps. 92. 10).

Tu m’as répondu d’entre les cornes des buffles (Ps. 22. 21). Les cornes des buffles symbolisent ici la puissance de la mort. Dieu a répondu au cri de Jésus sur la croix (Ps. 22. 1) et l’a sauvé « hors de la mort » (Héb. 5. 7).

 

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LE CERF – LA BICHE – LE FAON

Description.

Le cerf est un ruminant atteignant 1, 50 m de haut, vivant souvent en troupeaux. Son poids est énorme : 150 kg ! Il porte des bois d’autant plus développés et ramifiés qu’il est plus âgé. Le cerf brame. C’est un animal pur. Il est très connu et se rencontre jusque dans les forêts d’Asie méridionale.

La biche est la femelle du cerf. Elle a une grande sûreté de pied et bondit librement sur les collines. Ce gracieux animal accède là où les pieds de l’homme ne peuvent se tenir. C’est un animal doux et paisible. La biche est très attachée à ses petits. C’est le symbole de l’agilité, de la rapidité et de la promptitude.

Le faon est le petit de la biche. Jusqu’à six mois il portera ce nom puis on le différenciera : mâle et femelle.

Application.

Nephtali est une biche lâchée ; il profère de belles paroles (Gen. 49. 21).

Il rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait tenir debout sur mes lieux élevés (2 Sam. 22. 34 ; Ps. 18. 33 ; Hab. 3. 19).

As-tu observé les douleurs des biches ? As-tu compté les mois qu’elles accomplissent, et connais-tu le temps où elles mettent bas ? Elles se courbent, elles enfantent leur portée, elles se délivrent de leurs douleurs. Leurs petits deviennent forts, ils grandissent dans les champs, ils s’en vont et ne reviennent pas à elles (Job 39. 4 à 7).

Comme le cerf brame après les courants d’eaux, ainsi mon âme crie après toi, ô Dieu (Ps. 42. 1).

Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, jusqu’à ce qu’elle le veuille (Cant. 2. 7 ; 3. 5).

Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable à une gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes des aromates (Cant. 8. 14).

Alors le boiteux sautera comme le cerf, et la langue du muet chantera de joie (És. 35. 6). : Avenir dans le ciel.

… car aussi la biche a mis bas dans les champs, et a abandonné son faon, parce qu’il n’y a point d’herbe verte… (Jér. 14. 5).

Ses princes sont comme des cerfs qui ne trouvent pas de pâture, et ils s’en sont allés sans force devant celui qui les poursuit (Lam. 1. 6).

Au chef de musique. Sur Ajéleth-Hashakar (la biche de l’aurore). Psaume de David (Ps. 22, entête).

 

Comme un cerf altéré brame
Après l’onde au frais courant,
Telle, en ce désert, mon âme
Après toi va soupirant.
Je m’écrie avec les tiens :
« Amen, Seigneur Jésus, viens ! »
O mon Sauveur, quand sera-ce
Que mes yeux verront ta face ?

Cantique 200 dans Hymnes et Cantiques

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LE CHACAL

Description.

Ce mammifère, de la taille d’un renard, se nourrit surtout de restes laissés par les grands fauves. Sa queue est moins fournie que celle du renard. Son pelage est de couleur gris-jaune. Le chacal est vorace et va jusqu’à déterrer les cadavres. Il ne craint pas l’homme. Il exhale une odeur fort désagréable. Son museau est long et pointu, ce qui le différencie du chien. Il emporte et dévore les enfants s’il en a l’occasion. Les chacals chassent par bandes et habitent le désert. Quand la nuit tombe, les troupes de chacals commencent à glapir, hurler, c’est parfois un tapage assourdissant et fort désagréable. Le jour, le chacal se tient tranquille dans sa caverne, ou dans son bois ; mais la nuit on le voit courir au pillage. En Palestine, ce carnassier se rencontre partout ; il fréquente les ruines.

Application.

Et Samson s’en alla, et prit trois cents chacals ; et il prit des torches et tourna les chacals queue contre queue, et mis une torche entre les deux queues, au milieu. Et il mit le feu aux torches, et lâcha les chacals dans les blés des Philistins ; et il brûla tant les tas de gerbes que le blé sur pied et les plantations d’oliviers (Jug. 15. 4 et 5).

Et je sortis de nuit, par la porte de la vallée, en face de la source du chacal… (Néh. 2. 13).

Je suis devenu le frère des chacals… (Job 30. 29).

… et les chacals s’entre-répondront dans ses palais… (És. 13. 22).

Les bêtes du désert s’y rencontreront avec les chacals… (És. 34. 14 ; Jér. 50. 39).

La bête des champs me glorifiera, les chacals et les autruches ; car j’ai donné des eaux dans le désert, des rivières dans le lieu désolé, pour abreuver mon peuple, mon élu (És. 43. 20).

… et les ânes sauvages se sont tenus sur les hauteurs, ils ont humé l’air comme des chacals… (Jér. 14. 6).

Les chacals même présentent la mamelle, allaitent leurs petits… (Lam. 4. 3).

Je ferai une lamentation comme les chacals (Michée 1. 8).

 

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LE CHAMEAU

Description.

Le chameau est un grand ruminant qui n’a pas de cornes, mais qui est caractérisé par deux bosses sur le dos. Le chameau se trouve dans les pays chauds. On utilise son pelage comme étoffe ou feutre, on boit son lait, on mange sa chair, ses excréments servent de combustible. Il est un peu moins grand que le dromadaire et il est destiné à porter des fardeaux. Sa durée de vie est longue : 40 ans. Son poids est de 700 kg. Il peut se passer de boire pendant longtemps grâce à sa panse. Le chameau est l’un des animaux domestiques les plus utiles, remarquable par sa force et son endurance. Il peut porter une charge de 250 kg. et marcher toute la journée par le soleil le plus accablant. C’est un animal domestique depuis fort longtemps. Les patriarches regardaient déjà le chameau comme une de leurs principales richesses. Il servait aussi de monture. Son poil tissé sert à faire des tentes et des vêtements. C’était un animal impur pour les Israélites et manger sa chair était défendue.

Application.

Et le serviteur prit dix chameaux d’entre les chameaux de son maître, et s’en alla ; or il avait tout le bien de son maître sous sa main (Gen. 24. 10).

Et Jacob se leva, et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux… (Gen. 31. 17).

Or, Rachel avait pris les théraphim, et les avait mis dans le bât du chameau (selle grossière de bête de somme), et s’était assise dessus (Gen. 31. 34).

Et ils s’assirent pour manger le pain ; et ils levèrent les yeux et regardèrent, et voici, une caravane d’Ismaélites venait de Galaad ; et leurs chameaux portaient des épices, du baume, et de la myrrhe, qu’ils allaient porter en Égypte (Gen. 37. 25).

Et Gédéon se leva et tua Zébakh et Tsalmunna, et prit les petites lunes qui étaient aux cous de leurs chameaux (Jug. 8. 21) : convoitise.

Et David les frappa depuis le crépuscule jusqu’au soir du lendemain, et aucun d’eux n’échappa, sauf quatre cents jeunes hommes qui s’enfuirent montés sur des chameaux (1 Sam. 30. 17) : moyen de locomotion rapide.

Et elle (la reine de Sheba) vint à Jérusalem avec un fort grand train, avec des chameaux qui portaient des aromates, et de l’or en très grande quantité, et des pierres précieuses (1 Rois 10. 2 ; 2 Chron. 9. 1).

Et elle (la sentinelle) vit un char, un couple de cavaliers, un char attelé d’ânes, un char attelé de chameaux (És. 21. 7).

… ils portent sur le dos des ânes leurs richesses, et sur la bosse des chameaux leurs trésors… (És. 30. 6).

Or Jean lui-même avait un vêtement de poil de chameau et une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage (Mat. 3. 4 ; Marc 1. 6). Le vêtement de poil de chameau était la caractéristique des prophètes (2 Rois 1. 8).

 Je vous le dis encore : il est plus facile qu’un chameau entre par un trou d’aiguille qu’un riche n’entre dans le royaume de Dieu (Mat. 19. 24). Les richesses de la terre attachent l’homme à la terre et ne peuvent donner l’accès à la vie éternelle. On ne peut être sauvé que par la grâce de Dieu et la foi au Seigneur Jésus.

 

 

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LE CHEVAL

Description.

Cet animal sauvage ou domestique est remarquable pour son aptitude à la course. On ne ferrait pas les pieds des chevaux comme on le fait aujourd’hui. L’équipement des chevaux se composait d’un mors, d’une housse ou d’une selle, quelquefois d’une sonnette. On se servait du fouet pour les presser.
Le cheval sert aussi pour le combat. Les Israélites n’en avaient pas, et ils les faisaient venir d’Égypte (1 Rois 10. 28 et 29). Là se trouvaient les plus belles bêtes. Le cheval a été dressé par les nomades depuis très longtemps. La partie montagneuse de la Palestine ne lui convenait pas. On s’en servait, surtout au début, dans la plaine de Jizréel. Les Israélites ne connurent que tard l’usage du cheval. Pendant leur captivité en Égypte ils avaient appris à connaître, et sans doute à admirer, ce noble animal. Il y avait à Jérusalem une porte que l’on appelait la porte des chevaux. Salomon et Achab avaient de nombreux chevaux.

Application.

Seulement il (le roi) n’aura pas une multitude de chevaux (Deut. 17. 16).

Est-ce toi qui as donné au cheval sa force ? Est-ce toi qui as revêtu son cou d’une crinière flottante ? Est-ce toi qui le fais bondir comme la sauterelle ? Son ronflement magnifique est terrible. Il creuse le sol dans la plaine et se réjouit de sa force ; il sort à la rencontre des armes ; il se rit de la frayeur et ne s’épouvante pas, et il ne se tourne pas devant l’épée. Sur lui retentit le carquois, brillent la lance et le javelot. Frémissant et agité, il dévore le sol, et ne peut se contenir quand sonne la trompette. Au bruit de la trompette, il dit : Ha ! ha ! et de loin il flaire la bataille, le tonnerre des chefs et le tumulte (Job 39. 22 à 28).

Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, qui n’ont pas d’intelligence, dont l’ornement est la bride et le mors, pour les refréner quand ils ne veulent pas s’approcher de toi (Ps. 32. 9).

Il ne trouve pas son plaisir en la force du cheval (Ps. 147. 10).

Le cheval est préparé pour le jour de la bataille, mais la délivrance est à l’Éternel (Prov. 21. 31).

Le fouet est pour le cheval (Prov. 26. 3).

Le coursier qui a les reins ceints (Prov. 30. 31).

Les chevaux courront-ils sur un rocher, ou bien y labourera-t-on avec des bœufs ? (Amos 6. 12).

Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour avoir du secours, et qui s’appuient sur des chevaux (És. 31. 1).

Chevaux bien nourris, ils courent çà et là, chacun hennit après la femme de son prochain (Jér. 5. 8).

Vous avez dit : Non, car nous nous enfuirons sur des chevaux ; c’est pourquoi vous vous enfuirez ; et : Nous monterons sur des chevaux rapides ; c’est pourquoi ceux qui vous poursuivent seront rapides. (És. 30. 16). Nos moyens de salut ne peuvent nous permettre d’échapper à l’ennemi. C’est dans le Seigneur et dans la puissance de Sa force qu’est le secours et la délivrance.

 En ce jour-là, il y aura sur les clochettes des chevaux : Sainteté à l’Éternel (Zach. 14. 20) : Avenir. Durant le Millénium, toute chose, en Jérusalem et en Juda, proclamera la sainteté de l’Éternel. La puissance de l’homme, symbolisée par le cheval, sera alors sanctifiée pour Dieu.

Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux, pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier (Jac. 3. 3).

 Et je vis :  voici un cheval blanc (Apoc. 6. 2).

 … les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur… (Apoc. 19. 14).

 

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LA CHÈVRE – LE CHEVREAU – LE BOUC

Description.

Ce mammifère ruminant à cornes arquées peut être sauvage ou domestique. On le trouve dans les régions montagneuses. La chèvre est de même taille que le mouton, elle se distingue de lui par son pelage fourni, mais sans finesse, sa paire de cornes et son lait. Elle se nourrit d’herbes, de jeunes pousses, de ronces, etc… La chèvre fournit aussi sa viande et sa laine. Son poil sert à la fabrication des étoffes et des tentures. Avec sa peau, on fabrique des outres pour la conservation ou le transport des liquides, eau, vin, lait, huile, etc. Sa durée de vie est de dix ans. C’est la femelle du bouc. La chèvre était un animal pur, qui constituait encore pour les Hébreux une précieuse ressource alimentaire par son lait et sa chair, qu’il était permis de manger.
Le même berger prenait soin des chèvres et des brebis, mais ces deux espèces d’animaux étaient séparées. Chèvres et moutons constituaient un élément important de la fortune du propriétaire de bestiaux. Les chèvres broutent les jeunes pousses des arbrisseaux. Elles détruisent considérablement les bois. La chèvre était fort répandue dans la Palestine ancienne, pays accidenté et quelque peu sec. Les patriarches en possédaient, comme de nos jours encore les Bédouins, de nombreux troupeaux. On se servait des chèvres pour les sacrifices.

Application.

Va, je te prie, au troupeau, et prends-moi là deux bons chevreaux ; et j’en apprêterai un mets savoureux pour ton père (Isaac), comme il aime (Gen. 27. 9).

Et ils prirent la tunique de Joseph, et tuèrent un bouc, et plongèrent la tunique dans le sang (Gen. 37. 31).

Et tu feras des tapis de poil de chèvre pour une tente qui sera par-dessus le tabernacle (Ex. 26. 7).

Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel : Laisse-nous te retenir, et t’apprêter un chevreau. Et Manoah prit le chevreau et le gâteau, et il les offrit à l’Éternel sur le rocher (Jug. 13. 15 et 19).

Les agneaux sont pour ton vêtement, et les boucs pour le prix d’un champ, et l’abondance du lait de tes chèvres pour ta nourriture, pour la nourriture de ta maison, et pour la vie de tes servantes (Prov. 27. 26 et 27).

… tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres sur les pentes de la montagne de Galaad (Cant. 4. 1 ; 6. 5).

Les boucs sauvages habitent les lieux désolés (cf. És. 13. 21).

Les bêtes du désert s’y rencontreront avec les chacals, et le bouc sauvage y criera à son compagnon (És. 34. 14)

Et je considérais, et voici un bouc, venant du couchant sur la face de toute la terre, et qui ne touchait pas la terre ; et le bouc avait une corne de grande apparence entre ses yeux… Et le bouc devint très grand ; et lorsqu’il fut devenu fort, la grande corne fut brisée, et quatre cornes de grande apparence s’élevèrent à sa place, vers les quatre vents des cieux… Et le bouc velu, c’est le roi de Javan (la Grèce) ; et la grande corne qui était entre ses yeux, c’est le premier roi ; et qu’elle ait été brisée et que quatre autres cornes se soient élevées à sa place, c’est que quatre royaumes s’élèveront de la nation, mais non avec sa puissance. (Dan. 8. 5, 8, 21 et 22).

… et il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les chèvres : il mettra les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé depuis la fondation du monde… (Mat. 25. 32 à 34) : Avenir. Il s’agit ici du jugement des nations. Ceux qui auront reçu l’évangile du Royaume et auront cru, sont représentés par les brebis. Ils entreront dans le Royaume millénaire. Les chèvres désignent les incrédules dont le sort sera la perdition éternelle loin de Dieu.

 Christ étant venu… non pas avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car, si le sang de boucs et de taureaux – et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés – sanctifie pour la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ … purifiera-t-il votre conscience (Héb. 9. 12, 13,14).

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LE CHIEN

Description.

Ce mammifère domestique de l’ordre des carnassiers a comme origine une souche voisine du loup ou du chacal. Il a un odorat remarquable, une vision essentiellement de jour, une inaptitude à marcher sans bruit. Le chien vit de 10 à 15 ans. Au début de l’histoire du peuple d’Israël, on le voit rôdant dans les rues et aux alentours des villes, se nourrissant de ce qu’on lui jette, léchant le sang versé, dévorant des cadavres. Quelquefois même, les chiens s’assemblent pour attaquer l’homme. Il a été dressé, dès une époque reculée, à aider le berger, à protéger le troupeau contre les bêtes de proie et les voleurs, mais la plupart de ces bêtes erraient librement. On les regardait comme impures à cause de leur nourriture et de leurs habitudes. Ils courent par bandes dans les pays chauds. Il est méprisé de tout l’Orient. Le nom de chien était l’injure la plus humiliante.

Application.

Et vous me serez des hommes saints, et vous ne mangerez point de la chair déchirée aux champs ; vous la jetterez aux chiens (Ex. 22. 31).

Et l’Éternel dit à Gédéon : Quiconque lapera l’eau avec sa langue, comme lape le chien, tu le mettras à part, et aussi tous ceux qui se courberont sur leurs genoux pour boire (Jug. 7. 5).

Et le Philistin dit à David : Suis-je un chien, moi, que tu viennes à moi avec des bâtons ? (1 Sam. 17. 43).

… ceux dont j’aurais dédaigné de mettre les pères avec les chiens de mon troupeau (Job 30. 1).

Délivre mon âme de l’épée, mon unique de la patte du chien (Ps. 22. 20).

Ils reviennent le soir, ils hurlent comme un chien, et font le tour de la ville (Ps. 59. 6, 14).

Des chiens m’ont environné… (Ps. 22. 16). Ces hommes méchants et méprisables entourant la croix et déchaînés contre Jésus, mordant et déchirant le Saint de Dieu de leurs paroles méchantes et moqueuses.

 Délivre mon âme de l’épée, mon unique (ma vie) de la patte du chien (Ps. 22. 20).

 Ils reviennent le soir, ils hurlent comme un chien et font le tour de la ville (Ps. 59. 6, 14). Au temps de la grande tribulation, le résidu pieux verra ses ennemis le harceler et l’injurier comme des chiens errants qui hurlent dans la nuit.

 Des épines croîtront dans ses palais, des orties et des ronces dans ses forteresses ; et il sera le repaire des chiens sauvages… (És. 34. 13).

 Et j’établirai sur eux quatre espèces de punitions, dit l’Éternel : l’épée pour tuer, et les chiens pour traîner, et les oiseaux des cieux et les bêtes de la terre pour dévorer et pour détruire (Jér. 15. 3).

 Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens (Mat. 7. 6).

 Il (Jésus), répondit : Il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. Elle dit : Oui, Seigneur ; car même les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres (Mat. 15. 26 et 27) : Cette femme prend la place qui convient à tout pécheur qui n’a aucun droit ni aucun mérite et qui reçoit alors la pleine réponse de la grâce.

 Prenez garde aux chiens (Phil. 3. 2). Les chiens représentent ici les ennemis de l’évangile.

 Dehors  les chiens, les magiciens, les fornicateurs, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge  ! (Apoc. 22. 15) : Faux prophètes, ceux qui sont exclus du ciel.

 Ce que dit le proverbe … : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même   2 Pier. 2. 22 : pécheurs dans leurs rechutes. Ils ont connu le christianisme et s’en sont détourné.

 

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LA CIGOGNE

Description.

C’est un oiseau échassier, migrateur, qui atteint plus de 1,20 m de hauteur. La cigogne blanche se trouve en Palestine et dans presque tous les pays. La cigogne noire fuit la présence de l’homme et préfère habiter les déserts, faire son nid dans les arbres au plus épais des forêts, et vivre en troupes dans les parages de la mer Morte. Elle est donc sauvage. En Orient, cet oiseau place son nid dans les ruines, à proximité des eaux et des marais. La cigogne émigre tous les ans.
Aux approches de l’hiver, elles quittent les pays où le froid ne leur permettrait plus de trouver leur nourriture et elles vont vers les pays chauds. La Palestine est pour la cigogne un séjour d’hiver. C’est un oiseau impur, car elle mange des bêtes mortes à défaut de bêtes vivantes. Elle se nourrit de poissons, de grenouilles et de petits reptiles. Elle est rapide quand elle vole. Elle défend ses petits jusqu’à la mort. Dans l’Orient, où les maisons sont plates, et où les toits sont souvent habités, les cigognes ont plus de difficultés pour s’y établir et gîtent plus volontiers sur les arbres hauts et élevés : les pins, les sapins, les cyprès.

Application.

… ce sont les plumes et le plumage de la cigogne (Job. 39. 16).

Les cèdres du Liban… où les oiseaux font leurs nids. Les pins sont la demeure de la cigogne (Ps. 104. 16 et 17).

Même la cigogne dans les cieux connaît sa saison… (Jér. 8. 7).

… elles (les femmes) avaient des ailes comme des ailes de cigogne, et elles soulevèrent l’épha entre la terre et les cieux (Zach. 5. 9).

 

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LA COLOMBE

Description.

La colombe est le symbole de la pureté. C’est le second oiseau nommé dans l’Écriture après le corbeau. Il forme avec lui un contraste complet et très remarquable. Tout d’abord son plumage est généralement blanc, elle ne crie pas, ne chante pas même d’une façon éclatante, mais roucoule doucement, elle gémit. Pas question pour elle de viande avariée, elle se nourrit de graines. Elle figure un être innocent et tendre ; sans moyen de défense, elle est exposée à bien des dangers. La colombe est aussi douce et affectueuse. À l’état sauvage, elle fait son nid aux parois des gorges, dans les fissures du rocher. On se servait de la colombe pour les sacrifices. Elle est répandue dans tout l’Orient, où elle niche dans de vieux murs, sur des rochers, ou dans le creux des arbres. Elle est déclarée animal pur dans la Loi de Moïse. : Emblème du Saint Esprit.

Application.

Et il (Noé) lâcha d’avec lui la colombe, pour voir si les eaux avaient baissé sur la face du sol ; mais la colombe ne trouva pas où poser la plante de son pied, et revint à lui dans l’arche, car les eaux étaient sur la face de toute la terre ; et il étendit sa main, et la prit, et la fit entrer auprès de lui dans l’arche. Et il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche. Et la colombe vint à lui au temps du soir, et voici, dans son bec, une feuille d’olivier arrachée. Et Noé sut que les eaux avaient baissé sur la terre. Et il attendit encore sept autres jours, et il lâcha la colombe, et elle ne revint plus de nouveau vers lui (Gen. 8. 8 à 12) : Image de l’âme qui ne trouve sa sécurité et son repos qu’en Christ, l’arche de notre salut.

Et j’ai dit : Oh ! si j’avais des ailes comme une colombe, je m’envolerais et je demeurerais tranquille (Ps. 55. 6).

Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, dans les cachettes des lieux escarpés, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douce, et ton visage est agréable (Cant. 2. 14).
Ainsi je grommelais, je gémissais comme une colombe (És. 38. 14).

Nous ne cessons de gémir comme des colombes (És. 59. 11).

Qui sont ceux-ci, qui volent comme une nuée, et comme les colombes vers les colombiers ? (És. 60. 8).

Soyez comme une colombe qui fait son nid aux côtés de l’entrée d’une caverne (Jér. 48. 28).

Éphraïm est devenu comme une colombe niaise, sans intelligence… (Osée 7. 11).

Ils accourront en émoi de l’Égypte comme un oiseau, et, comme une colombe, du pays d’Assyrie (Osée 11. 11).

Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes (Mat. 10. 16).

Il (Jésus) renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes (Mat. 21. 12 ; Marc 11. 15 ; Jean 2. 14).

Après avoir été baptisé, Jésus remonta aussitôt de l’eau ; et voici, les cieux lui furent ouverts, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe, et venir sur lui. Et voici une voix qui venait des cieux : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir (Mat. 3. 16 et 17 ; Marc 1. 10 et 11 ; Luc 3. 21 et 22 ; Jean 1. 32) : emblème du Saint Esprit.

 

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LE CORBEAU

Description.

C’est un grand passereau au plumage noir. Son cri est rauque et est désagréable à l’oreille. Pour les Israélites, c’était une chose abominable, car c’était une bête impure. Il se nourrit de baies, de graines, de fruits, d’insectes, de petits oiseaux, de souris, de taupes, de vers, etc. Il est volontiers charognard. Ils sont très nombreux dans le ciel de Palestine. Ils volent en troupes bruyantes. Il construit son nid dans les endroits déserts. Le couple qui se forme au printemps bâtit avec soin un nid immense et tapisse le creux central d’herbes sèches, feuilles mortes, laine, mousse. L’aire est haut perchée dans les arbres des grands bois ou dans les montagnes, au sommet d’un rocher. La femelle pond six œufs bleutés qui éclosent au bout de trois semaines dans un nid de brindilles. Quand le corbeau voit ses petits nouvellement éclos, et couverts de poils blancs, il les prend en dégoût, les abandonne, et ne retourne à eux que lorsque ce premier duvet est tombé, et qu’ils commencent à se revêtir d’un plumage noir. Alors seulement leur mère leur donne à manger. Elle ne commence que depuis ce moment à les reconnaître à leur plumage naissant, et à les traiter véritablement comme siens. Les jeunes s’envolent à l’âge d’un mois environ. Dieu prend soin du corbeau, malgré ses habitudes et son aspect déplaisant (Luc 12. 24).

Application.

C’est le premier oiseau mentionné dans la Bible.

Et il (Noé) lâcha le corbeau, qui sortit, allant et revenant jusqu’à ce que les eaux eussent séché de dessus la terre (Gen. 8. 7).

Et les corbeaux lui apportaient du pain et de la chair le matin, et du pain et de la chair le soir (1 Rois 17. 6) : Messagers de Dieu démontrant la puissance de Dieu qui amène ces oiseaux voraces à apporter de la nourriture au prophète Élie.

 Qui prépare au corbeau sa pâture quand ses petits crient à Dieu et qu’ils errent sans nourriture ? (Job 39. 3).

 Qui donne la nourriture au bétail, et aux petits du corbeau qui crient (Ps. 147. 9).

 L’œil qui se moque d’un père et qui méprise l’obéissance envers sa mère, les corbeaux du torrent le crèveront et les petits de l’aigle le dévoreront (Prov. 30. 17) : Jugement de Dieu.

 Ses boucles sont flottantes, noires comme un corbeau (Cant. 5. 11). Ces boucles noires représentent l’éternelle jeunesse, l’énergie et la vigueur du Bien-aimé, qui est « le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement ».

 Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont pas de cellier ni de grenier ; et Dieu les nourrit : combien valez-vous plus que les oiseaux (Luc 12. 24) : Ceux qui s’attendent à lui ne manquent jamais du nécessaire.

 

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LA FOURMI

Description.

La fourmi est un petit insecte ailé. Les mâles ont une vie très courte. Les femelles ne font que pondre, nourries et soignées par une cour d’ouvrières qui font tous les travaux de la fourmilière. Certaines fourmis élèvent des pucerons pour leur lait (le miellat), et d’autres encore cultivent des champignons. La fourmi est nuisible à l’homme. C’est un des animaux sage entre les sages, dans la Bible. Les abords d’une fourmilière donnent l’impression d’un chantier en pleine activité. Tout ce petit monde affairé s’agite, va et vient, se croise et s’entraide. Un sûr instinct conduit la fourmi ; elle profite avec diligence des jours favorables pour faire les provisions nécessaires ; elle sent qu’il y a des jours mauvais, le sombre hiver, et qu’il serait alors trop tard. Elle mourrait de faim dans la fourmilière vide. Elle est prévoyante. Les fourmis de Palestine dérobent beaucoup de céréales pendant les moissons. Elles ont une vie laborieuse.

Application.
Va vers la fourmi, paresseux ; regarde ses voies, et sois sage. Elle qui n’a ni chef, ni surveillant, ni gouverneur, elle prépare en été son pain, elle amasse pendant la moisson sa nourriture. (Prov. 6. 6 à 8).

Il y a quatre choses petites…, les fourmis… et qui préparent en été leurs vivres… (Prov. 30. 24 et 25).

Dieu nous enseigne par ce qui est très petit, tel que la fourmi. Trouver en été une fourmilière n’est pas difficile, ne la foulons pas d’un pas hâtif et distrait, courbons-nous pour apprendre la leçon que Dieu veut nous donner.

Il faut que les enfants s’appliquent à amasser pendant leurs belles années de jeunesse, alors que leur mémoire est toute neuve pour retenir et leurs facultés toutes fraîches pour servir, mettant à profit ce qu’ils auront appris. Font-ils ces riches provisions spirituelles, en s’occupant de la Parole de Dieu, en se nourrissant des richesses qu’elle contient, apprenant à toujours mieux connaître le Seigneur. C’est l’été de la vie, la belle saison, imitent-ils la fourmi ? On dit que la vie est un voyage qui va de l’été vers l’hiver. Un temps vient où les facultés s’émoussent, la mémoire ne retient plus, les soucis, les peines absorbantes sont là. La saison favorable est passée. Quelle perte immense, que de regrets si l’on a été paresseux. Il leur faut faire de riches provisions des trésors que le Seigneur nous donne.

La paresse est donc une mauvaise chose. Que de maux elle engendre !

Le jour de jugement vient sur la terre, le temps de la grâce ne durera pas toujours. Aujourd’hui c’est le jour du salut ; il est de toute nécessité de se mettre à l’abri du jugement qui atteindra le monde coupable du meurtre de Christ (Héb. 3. 7, 13 à 15 ; 4. 7).

 

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LA GAZELLE

Description.

C’est un mammifère ruminant très rapide. C’est un animal agile, qui représente la beauté, la grâce et l’amour. Les cornes du mâle sont plus grandes que celles de la femelle. Tous deux ont des formes également gracieuses. La tête est dans la plupart des cas d’un brun clair, le pelage du corps est plus roux. La gazelle se rencontre dans les pays chauds, presque toujours en petits groupes, ou solitaire. C’est un animal timide, qui échappe à ses poursuivants en bondissant avec grande agilité. C’est un animal pur et les Israélites pouvaient en manger.

Application.

Et Asçaël était léger de ses pieds comme une des gazelles qui sont dans les champs (2 Sam. 2. 18).

Ils étaient prompts comme des gazelles sur les montagnes (1 Chron. 12. 8).

Dégage-toi, comme la gazelle, de la main du chasseur… (Prov. 6. 5).

Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, jusqu’à ce qu’elle le veuille (Cant. 2. 7 ; 3. 5).

Tourne-toi ; sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches sur les montagnes de Béther (ou : coupées de ravins) (Cant. 2. 17).

Et il en sera comme d’une gazelle chassée et d’un troupeau que personne ne rassemble (És. 13. 14).

 

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L’HIRONDELLE

Description.

Cet oiseau passereau à dos noir et ventre blanc, a des ailes fines et longues et une queue échancrée. L’hirondelle se nourrit d’insectes pris en vol par son bec largement ouvert. Elle émigre à la saison froide vers les pays chauds, et revient au printemps.
Les hirondelles volaient au-dessus du Temple de Jérusalem et plaçaient leurs nids contre les bâtiments. De mars aux approches de l’hiver, l’hirondelle de cheminée abonde en Palestine. Moïse n’a rien dit sur la pureté légale de la chair de l’hirondelle, d’où l’on conclut qu’elle n’était pas interdite.

Application.

Le passereau même a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour elle, où elle a mis ses petits (Ps. 84. 3).

… et l’hirondelle qui vole… (Prov. 26. 2).

Comme une hirondelle, comme une grue, ainsi je grommelais, je gémissais comme une colombe (És. 38. 14).

Même la cigogne dans les cieux connaît sa saison ; et la tourterelle, et l’hirondelle, et la grue, prennent garde au temps où elles doivent venir (Jér. 8. 7).

 

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LE LÉOPARD

Description.

Ce nom est donné à la panthère tachetée d’Afrique. La fourrure de cet animal est très précieuse. Il a une grande force, et est plus sauvage, malveillant et cruel que le lion. Il est souple, agile et rapide. Ce grand félin passe une partie de la journée allongé sur les hautes branches d’un arbre où il s’est hissé avec une proie pour la dévorer. Il attaque quelquefois l’homme. Il était rare en Palestine.

Application.

… des montagnes des léopards… (Cant. 4. 8).

L’Éthiopien peut-il changer sa peau, et le léopard ses taches ? (Jér. 13. 23).

… et le léopard couchera avec le chevreau… (És. 11. 6) : Avenir : le temps du règne millénaire de Christ.

  Le léopard veille devant leurs villes (Jér. 5. 6) : Jugement de Dieu.

 Après cela, je vis, et en voici une autre, comme un léopard… (Dan. 7. 6) : La Grèce.

 Et la bête que je vis était semblable à un léopard (Apoc. 13. 2) : Cette bête est le Chef de l’Empire romain reconstitué, le grand pouvoir politique issu des nations.

 … comme un léopard, je les guetterai sur le chemin (Osée 13. 7).

 Ses chevaux sont plus rapides que les léopards (Hab. 1. 8).

LE LÉZARD

Description.

Ce petit animal a la tête triangulaire et aplatie, une grande gueule, armée de dents très fines et le corps couvert d’écailles. C’est une figure de faiblesse et d’insignifiance (personne ne fait attention à lui) et aussi de crainte. Il se nourrit d’insectes et se plaît au soleil. Le lézard est craintif, car il n’a pas de défense contre la main qui le saisit. Au moindre bruit, il s’enfuit et se cache dans quelque trou de la muraille en ruines qui lui sert de refuge. L’Hébreu tenait cet animal pour impur. De nombreuses espèces de lézards abondent en Palestine et dans les régions voisines. C’est un des animaux sage entre les sages.

Application.

Tu saisis le lézard avec les mains, et il est dans les palais des rois (Prov. 30. 28) : Image remarquable du croyant, dont la sagesse consiste à n’être rien et qui, toutefois, a pour espérance la gloire céleste (1 Cor. 1. 26 à 29).

La sagesse s’est révélée à nous dans les choses humbles et petites. Cela nous fait entrevoir le but glorieux vers lequel s’avancent ceux qui ont trouvé en Christ leur sagesse, leur justice, et leur rédemption.

 

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LE LION

Description.

Ce grand mammifère carnassier a un pelage fauve orné, chez le mâle, d’une crinière. Il s’attaque la nuit aux moutons, aux antilopes et aux veaux. Il vit en général 40 ans. Il est très corpulent, d’un aspect majestueux et impressionnant. Ses formes puissantes, sa musculature imposante lui donnent une force terrible et irrésistible. Ses rugissements sèment la terreur. En arabe son nom signifie « le puissant ». Le lion est certainement le roi des animaux (Prov. 30. 30). L’épaisse crinière qui ombrage sa tête lui donne un air de grandeur, et sa démarche calme et digne annonce qu’il a conscience de sa force. Pour guetter sa proie, il se met de nuit sous d’épais taillis, puis lorsqu’elle est à portée, il fond sur elle. S’il manque son coup, il n’essaie pas de poursuivre l’animal qui lui a échappé, sachant qu’il ne saurait lutter de vitesse avec lui, mais il retourne dans son embuscade pour y attendre patiemment une nouvelle proie.
Aux temps bibliques, il était répandu dans le pays de Canaan. C’est un animal dont le nom revient sans cesse dans la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. On peut s’étonner de la fréquence de ces passages, car on ne trouve pas aujourd’hui un seul lion en Palestine ; ils en ont disparu depuis très longtemps. Ils habitent maintenant l’Afrique. Pour capturer un lion, on creuse une fosse où l’on dépose un filet. Vaincu, il reconnaît son vainqueur.

Application.

Juda est un jeune lion. Tu es monté d’auprès de la proie, mon fils (Gen. 49. 9).

Voici, le peuple se lèvera comme une lionne, et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas qu’il n’ait mangé la proie et bu le sang des tués (Nomb. 23. 24).

Il habite comme une lionne, et il déchire le bras, même le sommet de la tête (Deut. 33. 20).

Samson tua un lion et prit du miel dans le corps du lion et en mangea et en donna à ses parents (Jug. 14. 5 à 9).

Ton serviteur paissait le menu bétail de son père et un lion vint, et un ours, et il enleva un mouton du troupeau… (1 Sam. 17. 34) : figure de Satan.

Et Benaïa, fils de Jehoïada, fils d’un homme vaillant, de Kabtsëel, grand en exploits, lui,… frappa le lion dans une fosse, par un jour de neige (2 Sam. 23. 20).

Et il (le prophète) s’en alla ; et un lion le trouva sur le chemin, et le tua… il avait été rebelle à la parole de L’Éternel (1 Rois 13. 24).

Le rugissement du lion et la voix du lion rugissant sont étouffés, et les dents des jeunes lions sont brisées. Le fort lion périt faute de proie, et les petits de la lionne sont dispersés (Job 4. 10 et 11).

Est-ce toi qui chasses la proie pour la lionne, et qui rassasies l’appétit des lionceaux ? (Job 39. 1).

Les lionceaux rugissent après la proie, et pour demander à Dieu leur nourriture… Le soleil se lève : et ils se retirent, et se couchent dans leurs tanières. (Ps. 104. 21 et 22).

La colère d’un roi est comme le rugissement d’un jeune lion (Prov. 19. 12).

Le lion, le fort parmi les bêtes (Prov. 30. 30).

… des tanières des lions… (Cant. 4. 8).

… par un pays de détresse et d’angoisse, d’où sortent la lionne et le lion (És. 30. 6).

Comme le lion, le jeune lion, contre lequel une troupe de bergers est convoquée, rugit sur sa proie, ne s’effraie pas à leur voix, et ne cède pas devant leur multitude (És. 31. 4).

C’est pourquoi un lion de la forêt les frappera, un loup du soir les ravagera (Jér. 5. 6).

Mon héritage m’est devenu comme un lion dans la forêt ; il a fait retentir sa voix contre moi, c’est pourquoi je l’ai haï (Jér. 12. 8).

Et la ressemblance de leurs faces était la face d’un homme ; et, les quatre, ils avaient la face d’un lion à droite ; et, les quatre, ils avaient la face d’un bœuf, à gauche ; et les quatre, ils avaient la face d’un aigle (Éz. 1. 10) : Avenir. C’est ici la description des animaux dans la vision du prophète. Ces animaux sont des chérubins c’est-à-dire des anges qui symbolisent les caractères du jugement de Dieu sur le monde. La face de lion parle de la force.

 Mon Dieu a envoyé son ange et a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal. (Dan. 6. 22).

 Il rugira comme un lion (Osée 11. 10).

 Le lion déchirait suffisamment pour ses petits, et étranglait pour ses lionnes, et remplissait de proie ses antres, et de bêtes déchirées ses repaires (Nahum 2. 12).

 J’ai été délivré de la gueule du lion (2 Tim. 4. 17) : Puissance de Dieu pour garder les siens et les délivrer de leurs ennemis.

 … qui par la foi soumirent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent ce qui était promis, fermèrent la gueule des lions… (Héb. 11. 33).

 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui dévorer (1 Pier. 5. 8 et 9).

 Et l’un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux (Apoc. 5. 5) : figure de Christ comme Celui qui a vaincu par sa force et remporté le triomphe de la croix.

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LE LOUP

Description.

Ce mammifère a un pelage gris jaunâtre, blanc, noir ou argenté. Il vit maintenant dans les forêts d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Il est fort et résistant, il a un museau long, un flair excellent, des dents effrayantes. C’est un coureur infatigable et un chasseur redoutable. Le loup est l’animal le plus connu de toutes les bêtes sauvages et dangereuses. Le loup n’inspire que de la crainte et une sorte d’horreur. C’est un animal féroce, cruel, vorace, avide de sang. Il ne se montre pas en plein jour. Il se cache toute la journée dans des forêts sombres, dans de sombres retraites ; quand la nuit arrive, il part à la chasse, rôdant pour chercher sa proie à la faveur de l’obscurité. Isolé, le loup est peu dangereux, mais lorsqu’il est réuni en grandes bandes, c’est un ennemi redoutable. Plein de ruse et d’astuce, il est bien servi par un odorat d’une finesse extraordinaire et par une vue perçante. Il se nourrit surtout de brebis. En Palestine, les loups, nombreux jadis, sont rares aujourd’hui.

Application.

Benjamin est un loup qui déchire : le matin, il dévore la proie, et le soir, il partage le butin (Gen. 49. 27).

Et le loup habitera avec l’agneau (És. 11. 6).

Le loup et l’agneau paîtront ensemble (És. 65. 25) : Avenir : image du Millénium.

C’est pourquoi un lion de la forêt les frappera, un loup du soir les ravagera (Jér. 5. 6).

Ses princes au milieu d’elle sont comme des loups qui déchirent la proie, pour verser le sang, pour détruire les âmes, afin de faire un gain déshonnête (Éz. 22. 27).

Ses chevaux sont plus rapides que les léopards, plus agiles que les loups du soir (Hab. 1. 8).

Ses princes au milieu d’elle sont des lions rugissants : ses juges, des loups du soir : ils ne laissent rien jusqu’au matin (Soph. 3. 3).

Soyez en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravisseurs (Mat. 7. 15).

Voici, moi je vous envoie comme des brebis au milieu des loups… (Mat. 10. 16 ; Luc 10. 3).

… mais l’homme qui reçoit un salaire et qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas en propre, voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit ; alors le loup s’empare des brebis, et il les disperse (Jean 10. 12).

Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau. (Act. 20. 29).

Dans la Bible cette mauvaise bête est comparée à un ennemi cruel et rusé. Le loup est une figure de Satan qui, sournoisement, guette les âmes. Satan, ce loup féroce, ne peut être mis en fuite que par le bon Berger.

LA MOUCHE

Description.

La mouche est un nom donné à plusieurs insectes. La mouche domestique est nuisible par les microbes qu’elle transporte sur ses pattes et sa trompe. Les mouches de diverses espèces sont si énervantes dans les pays chauds que les gens d’Ekron adoraient Baal-Zebub, dieu des mouches, qui avait le pouvoir de les diriger. On trouve en Orient, et surtout dans les plaines marécageuses de l’Égypte, un nombre fort considérable d’insectes ailés, aussi incommodes par leur multitude que dangereux par leurs piqûres, et qui attaquent indistinctement les hommes et les bestiaux.

Application.

Toutes les mouches étaient déclarées impures par la loi (Lév. 11. 42).

Les mouches mortes font sentir mauvais, elles font fermenter l’huile du parfumeur ; ainsi fait un peu de folie, à l’égard de celui qui est estimé pour sa sagesse et sa gloire (Éccl. 10. 1).

Ainsi dit l’Éternel (à Pharaon) :… si tu ne laisses pas aller mon peuple, voici, j’enverrai contre toi et contre tes serviteurs, et contre ton peuple, et dans tes maisons, la mouche venimeuse ; et les maisons des Égyptiens seront remplies de mouches venimeuses. Ex. 8. 21. La mouche venimeuse fait partie des dix plaies envoyées par l’Éternel sur l’Égypte à cause du Pharaon qui refusait de laisser sortir le peuple de Dieu.

 Et il arrivera, en ce jour-là, que l’Éternel sifflera la mouche qui est au bout des fleuves d’Égypte, et l’abeille qui est dans le pays d’Assyrie ; et elles viendront et se poseront toutes dans les vallées désertes et dans les fentes des rochers, et sur toutes les broussailles, et sur tous les pâturages (És. 7. 18 et 19) : La mouche représente ici le roi du midi (l’Égypte) qui dévastera la Palestine au temps de la fin.

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L’OURS

Description.

C’est un mammifère plantigrade carnassier, au corps lourd et massif. Son pelage sert à faire des tapis. Ses yeux sont petits et son odorat très fin. L’ours est très vorace et mange énormément et avec avidité. Il se nourrit de fruits, de racines et est très friand du miel. Pourtant, quand il n’a rien d’autre, il ne dédaigne pas un mouton ou un chevreau quand il peut les attraper. Il guette sa proie avec beaucoup d’astuce. Sa voix est un grondement, un gros murmure, souvent mêlé d’un frémissement de dents qu’il fait surtout entendre quand on l’irrite. L’instinct maternel de l’ourse la rend très agressive quand elle sent ses petits menacés.
L’ours est souvent associé dans la Bible avec le lion. Il a disparu de la Palestine, ou du moins ne s’y rencontre que très rarement. C’est un habitant des forêts, et comme celles de la Syrie et de la Judée ont été presque anéanties, les ours ont dû chercher ailleurs d’autres retraites.

Application.

Et David dit à Saül : Ton serviteur paissait le menu bétail de son père, et un lion vint et un ours : et il enleva un mouton du troupeau. Et je sortis après lui et le frappai, et je délivrai le mouton de sa gueule ; et il se leva contre moi, et je le saisis par sa barbe, et le frappai, et le tuai (1 Sam. 17. 34 et 35) : Le lion représente Satan, l’ours le monde.

 … ils ont l’amertume dans l’âme, comme une ourse dans les champs, privée de ses petits (2 Sam. 17. 8).

 Et deux ourses sortirent de la forêt, et déchirèrent d’entre eux quarante-deux enfants (2 Rois 2. 24) : C’est le jugement de Dieu, car Il a la moquerie en horreur.

 Un lion rugissant et un ours à la poursuite de sa proie (Prov. 28. 15).

 La vache paîtra avec l’ourse, leurs petits coucheront l’un près de l’autre… (És. 11. 7). Une image de ce que sera le règne millénaire de Christ.

 Nous rugissons tous comme les ours… (És. 59. 11).

 Il a été pour moi un ours aux embûches, un lion dans les lieux cachés (Lam. 3. 10).

 Je les attaquerai comme une ourse privée de ses petits (Osée 13. 8).

 Et voici une autre, une seconde bête, semblable à un ours et elle se dressait sur un côté (Dan. 7. 5) : le 2ème empire, celui des Mèdes et des Perses, tel que le voit le prophète Daniel dans sa vision.

 Et la Bête que je vis était semblable à un léopard, ses pattes comme celles d’un ours (Apoc. 13. 2) : le 4ème empire, l’Empire romain ressuscité après l’enlèvement de l’Église au ciel.

 

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LE MOINEAU

Description.

C’est une espèce des oiseaux, de taille petite ou moyenne, qui se perche, qui chante et qui bâtit des nids souvent perfectionnés. On emploie ce mot pour désigner un moineau. Son habitat est la montagne ou la ville. Il bâtit son nid dans les arbres, à terre, ou contre les maisons. Sa chair est très abondante en Orient et servait parfois de nourriture aux pauvres gens. C’est un oiseau pur.

Application.

Le passereau même a trouvé une maison (Ps. 84. 3 et 4).

Je veille, et je suis comme un passereau solitaire sur un toit (Ps. 102. 7).

L’oiseau se hâte vers le piège de l’oiseleur et ne sait pas qu’il y va de sa vie (Ps. 124. 7 ; Prov. 6. 5 ; 7. 23 ; Éccl. 9. 12 ; Amos 3. 5) : Oiseleur : Satan.

Comme le moineau qui va çà et là (Prov. 26. 2).

Ne vend-on pas deux moineaux pour un sou ? Et pas un seul d’entre eux ne tombe en terre sans la permission de votre Père. Ne craignez donc pas ; vous valez mieux que beaucoup de moineaux (Mat. 10. 29 et 31).

Ne vend-on pas cinq moineaux pour deux sous ? Et pas un seul d’entre eux n’est oublié devant Dieu ! (Luc 12. 6). Le moineau n’a que peu de valeur aux yeux des hommes, mais Dieu en prend soin ; combien plus chaque croyant est l’objet des soins d’amour du Père !

 

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LE RENARD

Description.

Ce mammifère carnassier, à queue velue et à museau pointu, est un grand destructeur d’oiseaux et de petits mammifères. Le renard est renommé pour sa ruse. Il est fin, adroit, jamais à bout d’artifices trompeurs. Il est difficile de le prendre, car il est averti de la présence humaine par un flair extraordinaire. Il vit dans un profond terrier, d’où il sort ordinairement la nuit pour aller piller. Il est recherché pour sa fourrure. Le renard est très friand de fruits (cerises, raisins). Il habite aussi dans des ruines solitaires. Il y a encore des renards en Palestine, mais peu nombreux.

Application.

Et Tobija, l’Ammonite, était à côté de lui, et il dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leur muraille de pierres. (Néh. 4. 3) : Les adversaires de Juda se moquent des hommes qui travaillent à l’œuvre de Dieu.

 On les livrera à la puissance de l’épée, ils seront la portion des renards (Ps. 63. 10).

 Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur (Cant. 2. 15). Les petits renards représentent toutes les petites choses auxquelles peut-être nous ne prêtons pas attention, mais qui peuvent perturber, voire interrompre, notre communion avec le Seigneur et avec les siens.

 « Chaque chrétien doit prendre mieux conscience de l’existence effective de forces dévastatrices. Elles sont toujours menaçantes. Ce sont nos péchés et nous devons y prendre garde et ne pas les laisser ravager nos vignes. Ne laissons pas, par négligence, glisser dans nos pensées quelque « renard » – un renard que peut-être nous estimons inoffensif, tel que la jalousie, l’impatience, etc. qui peuvent être tolérés par nous. La communion est interrompue et notre vie devient stérile. Nous avons besoin de veiller diligemment contre les incursions de ces petits renards pour les chasser sans pitié dès qu’ils se montrent ».

 À cause de la montagne de Sion qui est désolée : les renards s’y promènent (Lam. 5. 18).

 Israël, tes prophètes ont été comme des renards dans les lieux déserts (Éz. 13. 4).

 Et Jésus lui dit : Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête (Mat. 8. 20 ; Luc 9. 58).

Le renard représente les désirs charnels comme dans 1 Pier. 2. 11.

 

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LA SAUTERELLE

Description.

C’est un insecte vert à pattes postérieures sauteuses. On confond souvent sauterelle et criquet, mais le criquet est plutôt gris ou brun.
La sauterelle est mise au nombre des animaux purs que les Israélites pouvaient manger. Jean le Baptiseur se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, mais ce n’était pas un aliment délicat. Par la chaleur, elles se multiplient, au point de devenir un des fléaux les plus redoutables de l’Orient. Ainsi la Parole les mentionne-t-elle presque toujours comme un jugement de Dieu (Ex. 10. 14). Ces insectes détruisent tout, laissant le sol dans le même état que si le feu y avait passé. Dès qu’elles voient un danger quelconque, elles s’envolent. En Orient, elles volent en si grand nombre que le ciel en est obscurci. C’est un des animaux sage entre les sages.

Application.

Et les sauterelles montèrent sur tout le pays d’Égypte, et se posèrent dans tous les confins de l’Égypte, un fléau terrible ; avant elles il n’y avait point eu de sauterelles semblables, et après elles il n’y en aura point de pareilles (Ex. 10. 14) : Jugement de Dieu.

Tu porteras dehors beaucoup de semence au champ, et tu recueilleras peu ; car la sauterelle la dévorera (Deut. 28. 38).

… ils venaient nombreux comme des sauterelles (Jug. 6. 5).

… je suis jeté çà et là comme la sauterelle (Ps. 109. 23).

Les sauterelles n’ont point de roi, mais elles sortent toutes par bandes (Prov. 30. 27).

L’union fait la force : Les sauterelles n’ont pas de chef mais, serrées les unes contre les autres, elles évoluent dans un ordre parfait. Pour les rachetés du Seigneur : comment nous avons à marcher d’une manière qui Le glorifie.

… et quand l’amandier fleurit, et que la sauterelle devient pesante (Éccl. 12. 5). Image de la vieillesse de l’homme.

 … comme se précipitent les sauterelles… (És. 33. 4).

 Ce qu’a laissé la chenille, la sauterelle l’a mangé ; et ce qu’a laissé la sauterelle, l’yélek l’a mangé, et ce qu’a laissé l’yélek, la locuste l’a mangé (Joël 1. 3) : le prophète fait allusion à une invasion de sauterelles sur le pays. L’yélek et la locuste sont des sauterelles. Ces différentes espèces de sauterelles successives ne laissent absolument rien sur terre. Ce sont des choses qui devraient frapper les consciences des hommes.

 Ainsi m’a fait voir le Seigneur, l’Éternel, et voici, il forma des sauterelles, comme le regain commençait à pousser (Amos 7. 1).

 Tu as augmenté le nombre de tes marchands plus que les étoiles des cieux ; l’yélek se répand, puis s’envole. Tes hommes d’élite sont comme les sauterelles, et tes capitaines sont comme une nuée de gobs qui campent dans les haies au frais du jour ; le soleil se lève, ils s’envolent, et on ne connaît pas le lieu où ils sont (Nahum 3. 17). Yélek, sauterelles, gobs : 3 sortes de sauterelles pour montrer un nombre immense de personnes qui arrivent, ravagent et disparaissent.

Il (Jean le Baptiseur) se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage (Mat. 3. 4 ; Marc 1. 6).

 De la fumée il sort sur la terre des sauterelles ; et il leur fut donné un pouvoir semblable au pouvoir qu’ont les scorpions de la terre… L’aspect des sauterelles était comme celui des chevaux préparés pour le combat ; sur leurs têtes, il y avait comme des couronnes semblables à de l’or ; et leurs faces étaient comme des faces d’homme (Apoc. 9. 3 et 7). Ces sauterelles sont des puissances démoniaques sous le pouvoir de Satan, des troupes innombrables qui vont harceler et torturer les hommes pendant 5 mois.

LE SERPENT

Description.

Le serpent est un reptile de forme extrêmement allongée, dépourvu de pattes. En rampant, il se traîne souvent dans la poussière. La morsure de certains serpents est parfois mortelle. En Orient, on rencontre parfois des charmeurs de serpents. Le serpent se rencontre dans le désert, dans les lieux désolés, près des chemins, dans les haies, sur les rochers, dans les murs. Les serpents sont nombreux en Palestine. L’usage de la viande de serpent était interdit aux Israélites. La ruse et la prudence du serpent sont indiquées dans l’Écriture comme des qualités qui le distinguent de tous les autres animaux.

Application.

Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Éternel Dieu avait fait ; et il dit à la femme : Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ?… Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal (Gen. 3. 1, 4, 5).

 Et l’Éternel Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, tu es maudit par-dessus tout le bétail et par-dessus toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie ; et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta descendance et sa descendance. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon (Gen. 3. 14 et 15). Dieu maudit le serpent (Satan) et annonce que Sa puissance sera détruite à la croix par le Seigneur Jésus, au prix de Sa mort.

 Dan sera un serpent sur le chemin (Gen. 49. 17).

 Et l’Éternel lui dit : Qu’est-ce que tu as dans ta main ? Et il dit : Une verge. Et il dit : Jette-la à terre. Et il la jeta à terre, et elle devint un serpent ; et Moïse fuyait devant lui (Ex. 4. 2 et 3).

 Et l’Éternel envoya parmi le peuple les serpents brûlants, et ils mordaient le peuple ; et, de ceux d’Israël, il mourut un grand peuple. Et le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi ; prie l’Éternel qu’il retire de dessus nous les serpents. Et Moïse pria pour le peuple. Et l’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et mets-le sur une perche ; et il arrivera que quiconque sera mordu, et le regardera, vivra. Et Moïse fit un serpent d’airain, et le mit sur une perche ; et il arrivait que, lorsqu’un serpent avait mordu un homme, et qu’il regardait le serpent d’airain, il vivait (Nomb. 21. 6 à 9) :

 C’est une figure de Christ élevé sur la croix qui nous sauve de nos péchés.

 Ézéchias … mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car jusqu’à ces jours-là les fils d’Israël lui brûlaient de l’encens ; et il l’appela : Nehustan (morceau d’airain – 2 Rois 18. 4).

 Ils affilent leur langue comme un serpent (Ps. 140. 3).

 Le vin … il mord comme un serpent et il pique comme une vipère (Prov. 23. 32).

 … le chemin du serpent sur le rocher… (Prov. 30. 19).

 Si le serpent mord parce qu’il n’y a pas de charme, celui qui a une langue ne vaut pas mieux (Éccl. 10. 11).

 Car voici, j’envoie au milieu de vous des serpents, des vipères, contre lesquels il n’y a point de charmes, et ils vous mordront, dit l’Éternel (Jér. 8. 17). C’est l’annonce du jugement sur Israël par le moyen du roi de Babylone.

 Soyez donc prudents comme les serpents (Mat. 10. 16).

 Voici, je vous donne l’autorité de marcher sur les serpents et sur les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi, et rien ne pourra vous nuire (Luc 10. 19) : Puissance de l’adversaire.

 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3. 14 et 15). Annonce du salut par la foi en l’œuvre de Christ à la croix.

 Mais je crains qu’en quelque manière, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, ainsi vos pensées ne soient corrompues et détournées de la simplicité à l’égard de Christ (2 Cor. 11. 3).

 … car leurs queues sont semblables à des serpents ayant des têtes, et par elles ils nuisent (Apoc. 9. 19).

Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, celui qui est appelé diable et Satan, celui qui séduit la terre habitée tout entière –  il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui (Apoc. 12. 9). Satan jeté du ciel où il était jusqu’alors, jusque sur la terre où il va se déchaîner durant les 3 ans et demi de la grande tribulation.

Il se saisit du Dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans ; et il le précipita dans l’abîme, qu’il ferma et sur lui, afin qu’il ne séduise plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis ; après cela, il faut qu’il soit délié pour peu de temps (Apoc. 20. 2 et 3). Satan mis hors d’état de nuire pendant toute la durée du règne de justice et de paix de Christ.

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LE VAUTOUR

Description.

Cet oiseau rapace a le cou et la tête dénudés et colorés. Il se nourrit de charognes. Il est d’un brun très doux. Sa hauteur atteint 1,20 m. Les vautours vivent en colonies dans les crevasses ou sur les corniches. Les nids volumineux sont faits de branches et tapissés de poils, de mousse, d’herbe. La femelle pond un œuf. Le nouveau-né reste quatre mois avant de prendre son envol. Il est très répandu en Palestine.

Application.

C’est un sentier que l’oiseau de proie ne connaît pas, et que l’œil du vautour n’a pas aperçu (Job 28. 7).

Là aussi se rassembleront les vautours l’un avec l’autre (És. 34. 15).

… élargis ta tonsure, comme le vautour… (Michée 1. 16).

Où que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles (Mat. 24. 28 ; Luc 17. 37). C’est le même mot en grec, mais ici, d’après le contexte, il s’agirait plutôt de vautours, de rapaces.

A la venue subite du Seigneur en gloire, le jugement inexorable tombera sur les hommes comme les rapaces fondent sur un corps mort.

 

D’après J.D.L.

TRADUCTION DE FEUILLETS (25)

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TRADUCTION DE FEUILLETS  (25)

 

 

Si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. Jean 14. 3.

TWENDE SETU

La guerre sévissait dans l’Est de l’Afrique. Un homme fut gravement blessé à une jambe et fut transporté dans un dispensaire. Après être resté longtemps alité, il put à nouveau clopiner un peu avec sa canne.
Puis il reçut l’ordre de rentrer, et il se joignit au convoi des soldats blessés. Ils avançaient lentement, pendant de pénibles semaines, par monts et par vaux vers leur pays.
Pendant cette longue marche, on le plaignait souvent, car il ne pouvait suivre le convoi qu’avec peine. Il montrait alors la poignée de son bâton. Il avait gratté l’écorce, et avait écrit ces mots : Twende setu : On va à la maison !
La pensée de son pays natal donnait à cet homme, chaque fois, un nouveau courage et de nouvelles forces. Et ainsi il pouvait avancer avec les voyageurs et, jour après jour, se rapprocher du foyer tant désiré.
C’est là aussi notre grande confiance : si long que soit le chemin, il conduit à la maison. Nous pouvons atteindre quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans, mais cela n’importe pas, ce qui compte, c’est le but – être avec Christ dans la Maison du Père. Oui, nous arriverons à la maison. Peut-être pas l’un après l’autre, mais tous ensemble, quand le Seigneur viendra prendre les Siens à Lui. Nous L’attendons avec joie.
Le chemin jusque-là est peut-être raide, mais c’est le chemin sur lequel Dieu nous conduit. Seules la grâce et la puissance de Dieu nous ont conduits jusqu’ici, et cette grâce est suffisante pour nous accompagner encore pendant la dernière étape.
Enfants de Dieu, nous allons à la maison ! Nous allons là où notre Seigneur est déjà. Et nous serons avec Lui pour toujours.

D’après Der Herr ist nahe Janvier 2021

 

 

Mes larmes ont été mon pain, jour et nuit, quand on me disait tout le jour : Où est ton Dieu ? Ps. 42. 3.

LES RICHESSES DE DIEU

Les questions peuvent vous tourner dans la tête, elles peuvent faire mal jusqu’à faire pleurer, elles peuvent être « un brisement dans les os » (Ps. 42. 10), elles peuvent abattre profondément.
– « Où est ton Dieu ? », cela résonne comme une moquerie, de la malice. Comment les fils de Coré répondent-ils à cela ? – Ils ne parlent pas de la place où est Dieu, mais de ce qu’Il est.
– Il est le Dieu vivant (v. 2). Ce Dieu vivant, nous avons appris à Le connaître dans Son Fils, qui Lui-même est la vie éternelle (1 Jean 5. 20), et qui donne la vie, la vie en abondance (Jean 10. 10). Et c’est ce Dieu vivant que nous servons (1 Thess. 1. 9).
– Il est mon Dieu (Ps. 42. 6 ; Ps. 43. 4) – non pas un Dieu lointain et impersonnel, mais Celui qui « est le salut de ma face et mon Dieu » (Ps. 42. 11).
– Il est le Dieu de ma vie (Ps. 42. 8). Il connaît mes hauts et mes bas, les moments de ma vie bons et mauvais. Il n’est pas seulement chez moi en passant, de manière inconstante ou rare. Il fait partie de ma vie. Il m’accompagne et met son sceau sur moi.
– Il est mon rocher (Ps. 42. 9). Ma vie repose sur un fondement inébranlable et permanent, comme une maison qui a été bâtie sur le roc (Mat. 7. 25).
– Il est ma force (Ps. 43. 2). Je peux compter sur Lui. Il me garde, me donne la sécurité, me fortifie, me donne du courage.
– Il est « le Dieu de l’allégresse de ma joie » (Ps. 43. 4). Oui, je Le remercierai, je Le louerai et je L’adorerai. Car Il est mon Sauveur, mon Seigneur. Il met toujours de la joie dans mon cœur (Luc 2. 20 ; Ps. 4. 7).
Avec ce Dieu, je peux et je veux marcher chaque jour.

D’après Der Herr ist nahe Janvier 2021

 

 

Ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel. Ps. 9. 10.

L’INFLUENCE BÉNIE D’UNE MÈRE

Sascha, comme enfant, vivait dans un pays communiste. Quand il eut dix ans, on le retira d’auprès de sa mère parce qu’elle était chrétienne. Le père n’était pas croyant et abandonna sa famille.
Quand la police vint alors chercher Sascha, celui-ci se cramponna à sa mère en criant : – Je ne veux pas te quitter ! Sa mère le tenait fermement. Elle pleurait. Les voisins furent alertés. Quelques-uns vinrent dans la cour. Un des policiers dit alors tranquillement : – Nous ne voulons pas les séparer. Elle peut venir avec lui.
Ils quittèrent ainsi la cour ensemble et démarrèrent. Quelque part, au milieu d’un bois, ils s’arrêtèrent et firent sortir la mère. La voiture s’éloigna – Quelle émotion pour le cœur de la mère !
Par la suite, elle pria continuellement pour son petit garçon et fit des recherches partout pour le retrouver. Elle entra dans de nombreux internats des environs, mais c’était chaque fois la même chose : – Nous ne pouvons pas vous aider.
Finalement la maman apprit où se trouvait son fils. L’éducatrice principale de la maison lui fit la remarque : – Vous avez vraiment un enfant particulier ! Avant de se coucher, il se met toujours à genoux et prie. Les autres enfants lui lancent des oreillers. Mais le matin suivant il prie de nouveau ; et il prie aussi à table. Et il est toujours tellement tranquille et sage.
Sascha vint alors dans la pièce, et la mère et son enfant se retrouvèrent seuls et purent parler ensemble. – Mon Sascha, pourquoi ne m’as-tu pas écrit ? – Je n’en avais pas le droit. On ne m’a d’ailleurs jamais laissé seul. Et nous étions toujours surveillés.
Quand l’éducatrice revint, la mère et l’enfant étaient à genoux et priaient. Peu de temps après, l’éducatrice et sa fille vinrent aussi à la foi dans le Seigneur Jésus.

D’après Der Herr ist nahe Février 2021

 

 

J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi : désormais, m’est réservée la couronne de justice que le Seigneur, le juste juge, me donnera dans ce jour-là. 2 Tim. 4. 7 et 8.

NOTRE VIE A-T-ELLE UN SENS ?

Le Danois Tycho Brahe (1546-1601) était astronome, et le plus grand astrologue de son temps. Lorsqu’il mourut, ce n’était pas seulement le plus grand scientifique d’Europe qu’on porta en terre, mais aussi l’ordonnance de la terre et du ciel telle qu’elle était connue depuis l’Antiquité. Pendant quarante ans, Brahe avait observé les étoiles, les avait découvertes, situées, mesurées, évaluées, et décrites. Pour lui, contrairement à la pensée de l’antiquité, toutes les planètes gravitaient autour du soleil, mais toutefois, celui-ci tournait autour de la terre.
Johannes Kepler (1571-1630), avec lequel Brahe avait travaillé les deux dernières années de sa vie, dut l’aider à renverser son image du monde. Brahe mourut en exprimant ces paroles : – Que je puisse ne pas avoir vécu en vain !
Chacun de nous ne désire-t-il pas cela ? Ne pas avoir vécu en vain… laisser quelque chose… ne pas être oublié ? Dans la Bible il est dit d’un roi qu’il « s’en alla sans être regretté » (2 Chron. 21. 20). Quelle triste fin ! Il en est tout autrement quand quelqu’un, vers la fin de sa vie, peut écrire les paroles du verset en-tête.
L’apôtre Paul, qui a écrit ces mots, était un persécuteur fanatique des chrétiens, mais fut arrêté par Jésus Christ Lui-même lorsqu’il était sur la route vers Damas. Il fit alors un demi-tour complet, et ne combattit plus contre Christ, mais pour Lui. Il avait en outre un but devant les yeux : être bientôt dans la gloire du ciel.
Cette expérience peut être celle de chacun. Si nous mettons notre confiance en Jésus Christ, notre vie acquiert une perspective claire, et nous n’avons pas à craindre la mort.

D’après die gute Saat Janvier 2021

 

 

Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre. És. 45. 22.

LA PUISSANCE DE L’ÉVANGILE

Au début du siècle où régna la Reine Victoria, vivait en Irlande un paysan, Andrew Dunn, qui recherchait sincèrement la paix avec Dieu. Le prêtre proche ne pouvait donner aucune réponse satisfaisante à ses questions.
Andrew reçut alors un Nouveau Testament. Avide de connaissance, il commença à le lire. Lorsqu’il arriva au passage de Luc 15, où le fils prodigue dit : « Je me lèverai, je m’en irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils », il tomba à genoux, s’appliquant à lui-même ces paroles bibliques, et demandant sincèrement à Dieu Son pardon. Lorsqu’il eut fini de prier, son regard tomba sur ces paroles : « Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers » (Luc 15. 20). Et un autre verset biblique ne le quittait plus : « Le sang de Jésus Christ… nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).
La pensée que Dieu le Père veille sur les hommes qui rentrent en eux-mêmes et se convertissent, et qu’Il se hâte même vers eux, toucha profondément Andrew. Il se confia dans la miséricorde de Dieu et éprouva aussitôt la paix qu’il avait si longtemps recherchée.
Dès lors, l’évangile se répandit rapidement dans l’entourage d’Andrew, et tout d’abord dans sa propre famille. Puis un voisin, qui était connu pour être un batailleur, et qui aurait attaqué Andrew, devint son meilleur ami et un frère dans la foi. Par la suite, douze autres familles vinrent à la foi au Seigneur Jésus et amenèrent aussi beaucoup de bénédiction dans leur entourage.
Ce récit authentique montre la puissance qu’a la Parole de Dieu pour transformer la vie des humains. Et elle possède encore aujourd’hui une puissance semblable.

D’après die gute Saat Janvier 2021

 

 

Alors ils crièrent à l’Éternel dans leur détresse, et il les délivra de leurs angoisses : il les fit sortir des ténèbres et de l’ombre de la mort, et rompit leurs liens. Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes ! Ps. 107. 13 à 15.

COMMENT PUIS-JE ÊTRE LIBÉRÉ ?

Sylvain, un prisonnier de droit commun qui était condamné à la détention perpétuelle, raconte :
– Pendant dix ans j’ai élaboré des plans pour pouvoir m’enfuir de ce lieu de ténèbres – dix années pleines de plans de vengeance et pleines de haine pour la société et l’humanité ! Dix années pendant lesquelles je rêvais, jour après jour, d’une vie en dehors de ces murs gris.
Pourtant, un jour, quand j’ai ouvert la radio, je suis tombé sur une émission chrétienne. Une parole de la Bible m’a touché au cœur : « Quiconque pratique le péché est esclave du péché… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 34 et 36). Et dans cet instant, j’ai dû repenser à ce que ma mère m’avait enseigné autrefois. C’était comme si Dieu me disait : – Tu es bien un prisonnier, mais ta véritable prison, ce n’est pas du tout ces murs. En réalité c’est ton âme qui est prisonnière, et tu es un esclave du mal. Je me suis agenouillé, j’ai pleuré, et j’ai prié Dieu : – Pardonne-moi ! Libère-moi ! Alors, pour la première fois dans ma vie, j’ai pris conscience de la proximité de Dieu. Une paix profonde est venue dans mon cœur – j’étais libre ! J’ai renoncé à mes plans d’évasion. Je voulais maintenant servir Dieu, ici dans la prison.

D’après die gute Saat Janvier 2021

 

 

De chez vous, en effet, la parole du Seigneur a retenti… partout votre foi envers Dieu s’est répandue. 1 Thess. 1. 8.

UNE ASSEMBLÉE PAR LA RADIO EN LETTONIE, EN 1980

En URSS, la foi chrétienne et la prédication de l’évangile étaient alors violemment combattues par les autorités. A cette époque, des croyants de Finlande, qui géraient une station de radio missionnaire, eurent la permission de voyager vers Riga. Dans une famille qu’ils visitèrent, ils rencontrèrent une dame âgée. Elle était venue d’un village très éloigné, et raconta son histoire bien intéressante :
Elle vivait seule dans sa maisonnette, dans un grand village. Un soir, elle tomba, à la radio, sur le programme de cette station missionnaire, et pour la première fois dans sa vie elle entendit annoncer l’évangile de Jésus Christ. A la fin de l’émission, elle joignit les mains et reçut le Seigneur Jésus comme son Sauveur.
Alors commença sa vie de chrétienne. Dès lors, elle écouta régulièrement les émissions de cette mission par radio, et apprit à connaître toujours mieux le message de la Bible. Cependant, une pensée l’occupait toujours : – Était-elle la seule croyante dans toute la région ? Ou bien, y avait-il aussi d’autres chrétiens ? Elle n’en connaissait encore aucun.
Avec précaution elle se renseigna parmi les habitants de son village. Et à sa grande surprise elle trouva bientôt une femme qui confessait le Seigneur Jésus, puis une grande famille, et plus tard encore quelqu’un d’autre – il y avait dans ce village une véritable assemblée par radio ! Elle n’était donc pas la seule à avoir répondu à l’appel de Dieu. Elle put dès lors partager la foi chrétienne avec d’autres. Elle fut par cela bien fortifiée et encouragée intérieurement.
« Ma parole… ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée » (És. 55. 11).

D’après die gute Saat Février 2021

 

 

Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ. Rom. 5. 1.

MORT À SA PLACE

1941. La deuxième guerre mondiale fait rage. Dans le camp de concentration de Auschwitz, dans lequel au moins un million de Juifs, de Polonais, de Roms, et également de Russes, trouvèrent une mort affreuse, le Pasteur Misimilian Kolbe est aussi emprisonné.
Lorsque, un jour, un prisonnier ne répond pas à l’appel, les gardiens sadiques soupçonnent une fuite. En mesure de représailles, ils choisissent au hasard quelques hommes pour les mettre à mort. Il se trouve parmi eux Franciszek Gajowniczek, un homme marié et père de famille. Quand il éclate en pleurs à l’idée de laisser sa famille seule, il se passe quelque chose d’inattendu : Maximilian Kolbe s’avance et demande aux gardiens de remplacer le condamné dans le parc de la faim. Les gardiens acceptent.
Et ainsi Kolbe, le 31 juillet 1941, est enfermé avec les autres hommes, pour y mourir, affamés, après avoir reçu une piqûre empoisonnée. Gajowniczek survécu alors, et même au temps qu’il passa dans le camp de concentration. Il put rentrer chez lui. Il survécut, parce qu’un autre était mort pour lui.

D’après die gute Saat Mars 2021

 

 

Embrassez le Fils, de peur qu’il ne se mette en colère, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère s’enflammera tant soit peu. Bienheureux tous ceux qui se confient en lui ! Ps. 2. 12.

DU JUDAÏSME À LA FOI CHRÉTIENNE

Mes parents m’ont élevé dans la foi juive. Ma mère me parlait du Messie qui, un jour, délivrerait tous les hommes. Mais le massacre du peuple juif par les Nazis avait détruit en moi cette semence d’espérance.
Après mes études, le chant fut ma religion. Je fus chanteur et acteur, avec beaucoup de succès. Je rencontrai bientôt les chanteurs les plus renommés. Mais ce succès ne m’apporta aucune paix intérieure et je me demandais quel sens avait ma vie.
Je demandais parfois à mes collègues chanteurs quand j’étais en tournée avec eux : – As-tu la paix ? Je me souviens encore bien de la réponse du célèbre chansonnier Jacques Brel (1929-1978) : – Avec de l’argent, on peut acheter presque tout ce qu’on veut, tu le sais. Mais cette paix dont tu parles n’a pas de prix. Même avec tout l’argent du monde nous ne pouvons pas l’acheter.
Je ne me contentai pas de cela, et je discutai aussi là-dessus avec mon père, qui avait étudié de nombreuses religions. Je lui parlai de mes questions et de ma recherche du sens de la vie. Il m’écouta attentivement. Puis il me donna un Nouveau Testament qu’il avait reçu d’un missionnaire.
Cela m’étonna beaucoup que lui, comme Juif, recommande ce livre, qui est normalement refusé par mon peuple. Mais, bien que mon père ait accompli les traditions juives par devoir, il était empreint de libéralisme et prêt à dialoguer. Il était d’avis qu’il est toujours mieux de revenir aux sources. Je suivis donc son conseil et lus le Nouveau Testament. Dès le début, j’ai été impressionné par les paroles de Jésus, par Son message d’amour et de paix.
Quelques mois plus tard, un ami m’a invité à une conférence. Il s’agissait là de notre position à nous, Juifs, relativement à Jésus. Je n’y suis pas allé, mais sur le tract d’invitation se trouvait un verset du Ps. 2, qui m’a fait réfléchir. Malheureusement mon ami n’a pas pu me l’expliquer.
J’ai alors ouvert l’Ancien Testament dans la traduction d’un rabbin juif, et j’y ai lu le psaume en entier. J’ai alors remarqué que ce verset était traduit de manière un peu différente que sur le flyer. Cela m’a intrigué. Au bas de l’invitation pour la conférence, on offrait un Nouveau Testament gratuit. J’en ai volontiers profité.
Six mois plus tard un monsieur âgé vint chez moi. – Monsieur Gil Bernard ? Je suis venu vous apporter le Nouveau Testament que vous avez demandé. Je le fis entrer ; et après une longue conversation, bien intéressante, il me demanda s’il pouvait me lire quelque chose. Il lut lentement la parabole du fils prodigue, en Luc 15. Je compris tout de suite, et j’ai demandé : – Jésus est-Il le Messie d’Israël ? Il acquiesça.
J’étais effrayé et sans voix. Avant de me quitter, le monsieur me demanda de lui promettre de lire le Nouveau Testament. Je le lui promis, et j’ai tenu parole. Quand j’ai recommencé à lire les évangiles, j’avais le sentiment de marcher sur les traces des pas de Jésus. Je me suis converti à Lui, ce qui a complètement changé ma vie. Trois ans plus tard, j’ai quitté la scène de la musique où j’étais jusque-là, et ai pris la décision de chanter ma foi en Jésus. Cette décision fut dure pour moi, mais je ne l’ai jamais regrettée. J’ai reçu plus que je ne pouvais m’y attendre : une vie remplie et heureuse, malgré des passages douloureux. Dieu est fidèle, et Il m’a soutenu à travers les joies et les soucis. J’ai maintenant la sûre espérance de Le louer pendant toute l’éternité.

D’après die gute Saat Mars 2021

 

 

Ordonne à ceux qui sont riches dans le présent siècle de ne pas être hautains et de ne pas mettre leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais en Dieu, lui qui nous donne tout, richement, pour en jouir ; qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres, qu’ils soient prompts à donner, généreux. 1 Tim. 6. 17 et 18.

UN BON TÉMOIGNAGE

L’entrepreneur américain John Pierpont Morgan (1837-1913) était considéré comme le banquier le plus influent de son temps. Par la banque qu’il avait fondée, il avait tout d’abord repris et remis sur pied le réseau des chemins de fer désorganisé, en y gagnant une immense fortune. Il était connu d’autre part pour refuser absolument de travailler avec les entreprises spéculatives.
Lorsque Morgan mourut, le 31 mars 1913, il laissait un testament de 37 articles qui, trois semaines plus tard, parut in extenso dans le journal, le New York Times. Le plus important est le premier article :
– Je remets mon âme dans les mains de mon Sauveur, avec la pleine certitude que Lui, qui m’a sauvé et m’a lavé dans Son précieux sang, me présentera, sans tache, devant le trône de mon Père céleste. Et je prie instamment mes enfants, que dans toutes les circonstances, et à tout prix, ils s’attachent et défendent l’enseignement, qui affirme qu’il y a une pleine rédemption pour les péchés en vertu du sang et du sacrifice expiatoire de Jésus Christ, et par cela seul.
Morgan n’avait pas mis sa confiance dans « l’incertitude des richesses », mais sur Dieu et l’œuvre expiatoire de Son Fils.
« Vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères – non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 18 et 19).

D’après die gute Saat Mars 2021

 

 

La prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint. 2 Pier. 1. 21.

QUI A ÉCRIT CELA ?

Quand l’institutrice entra dans la classe, elle trouva sur son bureau un poème écrit à la main. Cela lui fit plaisir : chaque ligne avait été écrite d’une couleur différente, et le texte lui plut.
– Qui a écrit ce joli poème ? demanda-t-elle, toute surprise.Nicolas leva la main : – J’ai écrit la première ligne en rouge. Matthieu enchaîna : – Et j’ai écrit la deuxième ligne en bleu. L’institutrice interrompit le troisième élève : – Les crayons de couleur étaient seulement les outils qui ont mis les mots sur le papier. Mais qui a composé le poème ? Qui en était l’auteur ? Tous les enfants répondirent en chœur : – C’est Léa ! Elle avait composé le poème pour l’anniversaire de l’institutrice, et les élèves l’avaient mis par écrit.
Il y a des personnes qui considèrent la Bible comme une série de textes écrits par des humains. Ils ne voient que les instruments dont Dieu S’est servi : Moïse, qui a donné la loi, David, le berger et le roi, Matthieu, le collecteur d’impôts, Luc, le médecin, et Pierre, le pêcheur.
Il est vrai que les écrivains des différentes parties ne pourraient pas être plus variés. Ils n’étaient pas, cependant, les auteurs de cette œuvre harmonieuse. Dieu Lui-même les a inspirés, par le moyen du Saint Esprit, pour qu’ils écrivent littéralement ce que chacun d’eux avait à communiquer de son temps et de son endroit. Le Livre de Dieu forme ainsi un ensemble unifié et merveilleux. C’est la Parole de Dieu adressée à nous, êtres humains, et elle a toujours autant d’actualité aujourd’hui que quand elle a été écrite.

D’après The good Seed Janvier 2021

 

 

Exerce-toi toi-même à la piété, car… la piété est utile à toutes choses, ayant la promesse de la vie présente et de la vie à venir. Or la piété, avec le contentement, est un grand gain. 1 Tim. 4. 7 et 8 ; 6. 6.

IMPIÉTÉ ET PIÉTÉ

Quand je faisais mes études, trois ans après Mai 1968, l’athéisme était général parmi les étudiants. On était, ou marxiste, ou considéré comme n’ayant pas d’idées, ou en retard sur son temps. Mais les choses changèrent. Toutefois, après plusieurs décennies d’athéisme militant, l’attraction pour les choses spirituelles n’est encore nulle part en voie de disparition. La Russie et la Chine sont des exemples de famine spirituelle. Ces deux pays ont cherché à éradiquer toute idée de Dieu, et tous les deux ont dû admettre qu’elle survivait chez ceux qui se battaient pour elle.
L’athéisme peut sembler moins agressif à présent au niveau intellectuel, mais il n’est pas moins actif en pratique. Les gens ne sont pas opposés à Dieu, mais ils vivent comme si Dieu n’existait pas. La Bible appelle cela l’impiété. C’est le fait d’ignorer Dieu en toutes choses, de Le bannir de nos pensées, de ne pas prier, et d’écarter la question du bien et du mal – de mépriser Dieu et Sa Parole.
Chers amis chrétiens, nous aussi risquons d’être entraînés dans cette impiété, si notre relation avec Dieu se relâche. L’impiété est nommée comme le premier péché (cf. Rom. 1. 18), et elle influence toute notre vie. En contraste, la piété est la base d’une vie vraiment spirituelle. C’est le fait de maintenir notre relation avec le Seigneur Jésus par la prière, en L’écoutant et en Lui faisant confiance. La piété a aussi un aspect collectif : c’est de nous rassembler avec d’autres croyants pour la prière, la lecture de la Bible, ou le culte rendu à Dieu. La piété est intimement liée à la foi et à la crainte de Dieu.

D’après The good Seed Janvier 2021

 

 

Dieu est amour. Voici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions l’un l’autre. N’aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en action et en vérité. 1 Jean 4. 8 ; 3. 23 ; 3. 18.
Les armes de notre guerre, en effet, ne sont pas charnelles, mais puissantes par Dieu pour la destruction des forteresses. 2 Cor. 10. 4.

UN LIVRE PLEIN DE SURPRISES

Au début du 20ème siècle un missionnaire arriva sur une île du Japon. Là, dans un petit village, il rencontra deux frères, Shosei et Majan, et leur fit cadeau d’une Bible.
Ils commencèrent tous les deux à la lire. Un matin, Shosei dit à son frère : – Ce livre est plein de surprises ! Il y est dit que nous devrions avoir de l’amour et nous servir les uns les autres. Commençons, dès aujourd’hui, à vivre selon ces idées, et faisons toujours ce qu’il dit.
Quelques jours plus tard, un mendiant passa. Ils l’invitèrent à entrer et lui donnèrent quelque chose à manger. Quand il leur fit part de son étonnement, ils expliquèrent : – Nous sommes en train de lire un livre qui nous dit qu’il y a un Dieu d’amour qui est comme un Père pour nous. Il ne veut pour nous que ce qui est bon. Il a envoyé Son Fils, Jésus Christ pour nous sauver de nos péchés.
Le mendiant désira entendre plus des paroles de ce livre, et depuis ce moment-là, s’assit tous les jours à l’entrée de la hutte des deux frères, pour écouter ce qu’ils lisaient dans le livre. D’autres se joignirent bientôt à eux, de sorte qu’il y avait toute une audience. Beaucoup comprirent ce qui était lu, et de plus en plus de villageois décidèrent de suivre Jésus Christ. Le caractère du village changea progressivement : de vieilles habitudes disparurent, et leur ancien culte fut abandonné. Les gens s’aidaient maintenant l’un l’autre, et il y avait rarement des disputes.
Les deux frères, Shosei et Majan, sur leur île du Japon, avaient reçu une Bible, qu’ils avaient beaucoup lue pour eux-mêmes, et avaient lue aussi à haute voix pour d’autres personnes. Le village tout entier, maintenant, croyait en Jésus Christ.
En 1945, ce groupe d’îles fut occupé par l’armée américaine. Beaucoup d’habitants furent tués à mesure que l’armée faisait la conquête d’un village après l’autre. Un jour, les Américains arrivèrent au village où habitaient Shosei et Majan. Les deux frères sortirent à la rencontre des soldats, s’inclinèrent devant eux, et leur souhaitèrent la bienvenue. L’interprète, qu’on été allé chercher rapidement, était sans paroles. Il transmit : – Ils disent que, comme chrétiens, nous sommes accueillis de grand cœur. Les soldats n’avaient jamais été reçus de cette manière.
Ils suivirent les deux frères dans le village, et furent surpris de ce qu’ils virent. Les routes étaient en bon état et propres. Il y avait très peu de mendiants, et les habitants donnaient l’impression d’être paisibles et heureux. Ce village semblait tellement différent de tout ce dont ils avaient fait l’expérience jusque-là dans leur avance.
L’un des officiers en rechercha la raison. On lui parla du livre qu’un missionnaire leur avait laissé quelques années auparavant, et qui avait changé leur mode de vie. Le village entier croyait maintenant en Jésus Christ et vivait conformément à ce livre.
Quand l’officier ensuite fit le rapport de leur avancée, il ajouta cette réflexion : – Se pourrait-il que nous n’employions pas les armes adéquates pour changer le monde ?
La Bible, la Parole de Dieu, est effectivement un livre de surprises : les gens la lisent, et sont renouvelés dans leur cœur. Et il en résulte une puissante influence sur leur environnement.

D’après The good Seed Février 2021

 

 

 

 

Nous étions… autrefois, insensés, désobéissants, égarés, asservis à diverses convoitises et voluptés, vivant dans la méchanceté et la jalousie, détestables, nous haïssant l’un l’autre. Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit Saint. Tite 3. 3 à 5.

L’ACTION PUISSANTE DE L’ÉVANGILE

Au 19ème siècle, le missionnaire-pionnier Robert Moffat passa cinquante ans à œuvrer en Afrique du Sud parmi la tribu des Bechouanas, le long du fleuve Orange. Ses capacités comme paysan, comme jardinier, comme charpentier et comme forgeron lui gagnèrent le respect de la population indigène. Son souci principal, cependant, était de leur apporter le message de Jésus Christ. Dans ce but, il traduisit la Bible dans la langue tribale.
Un jour, un indigène vint voir Moffat en lui demandant : – Maître, j’aimerais te poser une question. Est-ce que les gens qui ont écrit le Nouveau Testament connaissent notre tribu ? Nous en avons parlé entre nous dans nos villages, et beaucoup pensent que oui. – Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? demanda Moffat. Eh bien, voyez-vous, expliqua l’homme, nous pensons qu’ils devaient nous connaître, parce que tout le mal que nous avons dans notre cœur est mentionné dans ce livre.
A cette époque, beaucoup de Bechouanas acquirent une bien meilleure connaissance d’eux-mêmes, mais aussi la connaissance du Dieu sauveur. Par la foi en Christ, ils furent sauvés et firent l’expérience d’une profonde réforme dans leur vie.
« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2 Cor. 5. 17).

D’après The good Seed Février 2021

 

Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera. Ps. 27. 10.
En toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication. Phil. 4. 6.
La fervente supplication du juste peut beaucoup. Jac. 5. 16.
Jésus répondit : Ayez foi en Dieu. Marc 11. 22.
Si vous avez de la foi comme un grain de moutarde… rien ne vous sera impossible. Mat 17. 20.

RECUEILLI PAR DIEU

Étienne, un petit garçon africain, avait sept ans quand sa mère l’a abandonné. Il se trouva bientôt dans la rue. Il calmait sa faim avec ce qu’il trouvait dans les poubelles des blancs, et couchait sous un pont. A quatorze ans, il se joignit à une organisation marxiste qui cherchait à libérer le pays. On lui donna la mission de créer des troubles dans la population.
A la périphérie de la ville se tenait une campagne d’évangélisation. Armé d’une bombe à essence, Étienne se mêla à l’assistance. Pour commencer, quelqu’un donna le témoignage de sa conversion. Étienne fut tellement impressionné qu’il continua à écouter. Il entendit parler du péché, de ce à quoi il conduit, la violence, et quelle en est la conséquence. Étienne était interloqué. Il pensa que le prédicateur lui parlait à lui personnellement. Comment connaissait-il sa vie ?
Ensuite Étienne entendit parler de la grâce de Dieu en salut. A la fin, il avait oublié pourquoi il était venu là, et alla vers le prédicateur pour lui raconter l’histoire de sa vie. Le prédicateur lui lut le verset ci-dessus.
Étienne était conscient de ses péchés, et les reconnaissait. L’amour de Dieu toucha son cœur. Pour la première fois de sa vie, il s’agenouilla pour prier Dieu. Il prit conscience que Dieu l’aimait et l’attendait. Il pria : – Mes parents ne voulaient pas de moi. O Dieu, s’il te plaît, accepte-moi ! Je regrette toutes les choses mauvaises que j’ai faites. Jésus, pardonne-moi et accepte-moi maintenant.
Étienne avait l’assurance que Dieu lui avait pardonné. Un enfant perdu, parmi des millions d’Africains, avait été trouvé par Jésus. Il ressentait le soulagement, la paix et la joie.

D’après The good Seed Mars 2021

UNE PRIÈRE DE VALEUR AUX YEUX DE DIEU

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Je te demanderai deux choses… Éloigne de moi la vanité et la parole de mensonge ; ne me donne ni pauvreté ni richesse ; nourris-moi du pain qui m’est nécessaire, de peur que je ne sois rassasié, et que je ne te renie et ne dise : Qui est l’Éternel ? Prov. 30. 7 à 9.

 

UNE PRIÈRE DE VALEUR AUX YEUX DE DIEU

 

On dit volontiers : – Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Il est clair que la vie sur terre est plus facile pour celui qui est à l’aise financièrement et en bonne santé.
Mais le livre des Proverbes nous rapporte une prière qui ne correspond pas à cette façon de penser : c’est la prière d’Agur. Il se présente comme étant « le plus stupide des hommes », et n’ayant pas « l’intelligence d’un homme » (Prov. 30. 2 et 3), mais il demande à Dieu de lui donner, tant qu’il vivra, deux choses auxquelles il tient beaucoup.
– La première chose, ce n’est pas une bonne santé. Sa demande est : « éloigne de moi la vanité et la parole de mensonge ». Il ressent le besoin d’être, par Dieu, préservé du mal, parce qu’il se méfie de lui-même. Et cet homme, qui se sent « ignorant » et « sans intelligence » a compris que « la crainte du Seigneur, c’est là la sagesse, et se retirer du mal est l’intelligence » (Job. 28. 28).
– La seconde chose, ce n’est pas la richesse. Il demande : « Ne me donne ni pauvreté ni richesse », parce qu’il craint que la pauvreté ne le conduise à maudire Dieu, et que la richesse ne l’amène à L’oublier…
Le monde dans lequel nous vivons ne confirme-t-il pas qu’Agur avait raison ? Beaucoup de pauvres rendent Dieu responsable de leur condition et beaucoup de riches vivent sans Lui… Par sa prière, Agur prouve qu’il possède des valeurs beaucoup plus nobles et sûres que celles sur lesquelles notre société se fonde. Il se réfère à Dieu, il estime toutes choses en rapport avec Lui. Voilà ce qui rend cet homme admirablement sage et intelligent : son âme est en bon état et il est « riche quant à Dieu » (Luc 12. 21).

 

D’après « Il buon seme » mars 2021

RÉFLEXIONS SUR LA GRÂCE

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Ainsi dit l’Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, et que l’homme vaillant ne se glorifie pas de sa vaillance ; que le riche ne se glorifie pas dans sa richesse ; mais que celui qui se glorifie, se glorifie en ceci, qu’il a de l’intelligence et qu’il me connaît. Jér. 9. 23 et 24.

 

RÉFLEXIONS SUR LA GRÂCE

 

À la croix de Christ, notre misère et notre culpabilité, pleinement manifestées, ont rencontré la souffrance extrême de Christ, le jugement du péché exécuté de la manière la plus complète, et surtout la grâce infinie de Dieu qui ne refuse Son pardon à aucun pécheur repentant. Combien merveilleux sont les faits, les sentiments, les motifs et les résultats qui caractérisent l’œuvre de la croix de notre Seigneur.

Nous, croyants, sommes rendus justes. La grâce de Dieu est à l’origine de cela, le sang de Christ est le fondement de notre justification, la foi est le moyen de s’en saisir, le changement de notre comportement en est la démonstration pratique.

Nous ne devons pas nous étonner que la foi en Jésus génère un conflit avec le monde ; en fait, si celui-ci a rejeté le Fils de Dieu, en Le crucifiant et en déclarant ainsi la guerre au ciel, il doit être jugé. Mais Christ, l’Homme rejeté, a vaincu le monde et, par la foi, le croyant bénéficie de cette victoire.

Christ nous a ouvert un crédit illimité devant le Père, et nous pouvons utiliser Son nom pour demander à Dieu tout ce qu’Il peut approuver.

Lorsque nous sommes appelés à endurer une légère privation, nous oublions facilement les milliers de bienfaits que nous avons reçus du Seigneur.

 

D’après « Il buon seme » octobre 2015

 

LES GLOIRES PARTICULIÈRES DU SEIGNEUR JÉSUS

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Il (Christ) est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création. Col. 1. 15.

 

LES GLOIRES PARTICULIÈRES DU SEIGNEUR JÉSUS

 

Avant tout, Christ est l’image du Dieu invisible, premier aspect de Sa gloire personnelle. Nous trouvons plusieurs fois dans l’Écriture la déclaration suivante : Dieu est invisible. Cela ne signifie pas qu’il est physiquement invisible, mais qu’Il ne peut être connu dans Son essence et dans Ses perfections. « L’homme ne peut me voir et vivre » dit l’Éternel à Moïse (Ex. 33. 20). « Personne n’a jamais vu Dieu » écrit l’apôtre Jean (Jean 1. 18). Paul, en parlant de Dieu, dit : « Lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu, ni ne peut voir » (1 Tim. 6. 16).
Mais Jésus Christ est l’image du Dieu invisible ! Dans Sa nature, dans Son être, Il présente ce que Dieu est, Sa gloire, Ses attributs, Ses perfections morales. Notons bien : Christ est l’image de Dieu ; il n’est pas dit qu’Il l’était, ni qu’Il l’est devenu. Quand Christ s’est fait homme, Il a manifesté Dieu ; sur la terre Il a été « Dieu manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16). Si personne n’a jamais vu Dieu, « le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18).
Dans Sa personne, dans Ses œuvres, dans Ses paroles, Il a révélé aux hommes l’essence et les caractères de Dieu, de sorte qu’Il pouvait dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9).
Je ne peux, ni voir Dieu, ni Le connaître, sinon par Jésus Christ. Quand je connais Christ, je connais Dieu en gloire, en puissance, en sainteté, en justice, en amour, car Jésus Christ est « le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance ».

 

D’après « Il buon seme » janvier 2016

 

AIMER LE SEIGNEUR ET SE RÉJOUIR DE SA PLACE DANS LA GLOIRE

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AIMER LE SEIGNEUR ET SE RÉJOUIR DE SA PLACE DANS LA GLOIRE

 

 

Nous désirons au début lire quelques strophes du cantique 68

Jésus, de ton amour
Viens remplir notre âme,
Et fais-la nuit et jour
Brûler de ta flamme.
Rédempteur précieux,
Maintenant dans les cieux,
Soumets tout notre cœur
A ton doux empire ;
Que pour toi seul, Seigneur,
Il batte, il soupire.

Tu nourris ton troupeau
Des biens de ta grâce.
Sur nous tu mis ton sceau :
Nous verrons ta face.
Suprême et bon Berger
Qui ne saurais changer,
Que ton divin amour
Remplisse notre âme !
Qu’en nos cœurs, nuit et jour,
En brûle la flamme !

Le sujet pour ce soir c’est : Aimer le Seigneur et se réjouir de Sa place dans la gloire.
En rapport avec cela nous désirons lire un verset dans l’évangile selon Jean au chapitre 14 où nous avons ces pensées devant nous. Nous commençons à la fin du v. 27 :
« Que votre cœur [le Seigneur parle à Ses disciples] ne soit pas troublé, ni craintif. Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais, et je viens à vous. Si vous m’ aimiez, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi ».
Ce sont les dernières paroles que le Seigneur Jésus a adressées à Ses disciples dans la chambre haute où Il était avec eux. Nous trouvons le Seigneur à cet endroit à partir du début du chapitre 13 ; Il est dans la chambre haute jusqu’à la fin du chapitre 14, et ensuite Il s’en va sur le chemin du Jardin des oliviers.
Le Seigneur Jésus parle encore à Ses disciples dans ces chapitres 15 et 16 de l’évangile selon Jean avant qu’Il ne s’adresse à Son Père au chapitre 17. Ces 5 chapitres forment un ensemble où nous voyons comment le Seigneur prépare Ses disciples à Son départ. Il est sur le point de retourner à Son Père.
Le Seigneur Jésus parle de cela et nous comprenons bien que cette pensée même a rempli le cœur des disciples de tristesse, de trouble même. Aussi le Seigneur Jésus, à la fin du v. 27 du chapitre 14, dit : « Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif ». Nous comprenons bien les disciples dans ces circonstances-là. Le Seigneur Jésus avait été avec eux pendant plus de trois ans, ils L’avaient suivi et Il avait pris soin d’eux dans toutes les circonstances qu’ils avaient traversées ensemble. Il a répondu quand d’autres sont venus poser des questions, et avait répondu à tous les besoins de Ses disciples. Maintenant Il va les quitter, et cela était difficile pour les disciples, d’où leur trouble et leur crainte.
C’est tellement beau de voir, dans ces chapitres, comment le Seigneur les prépare et leur montre aussi les ressources qu’ils ont. Il leur donne un enseignement qui est important pour eux à ce moment-là et qui a toute son actualité pour nous aujourd’hui. le Seigneur Jésus, donc, dit dans ce verset 27 « Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais et je viens à vous ». Ici le Seigneur se réfère à ce qu’Il a dit, effectivement, dans ce même chapitre. Dans ce chapitre 14 Il a fait trois fois une allusion à cela, à Son départ et aussi au fait qu’Il venait à eux.
Dans le v. 2 le Seigneur a dit : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » puis au v. 3 Il dit : « Si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai ». Donc il fait déjà là allusion à Son départ. Plus tard au v. 12, Il dit : « je m’en vais au Père ». De nouveau aussi au v. 18, Il dit : « je viens à vous ». Ce chapitre est donc rempli de ce message que le Seigneur s’en va, et d’autre part, qu’Il va aussi venir et revenir. Il y a différents aspects à cela. Mais le Seigneur continue.
Au v. 28, tout d’abord, le Seigneur dit : « Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » (v. 28). Cette remarque que le Seigneur fait nous étonne à première vue parce que, comme le Seigneur le dit, cela ferait supposer que les disciples n’aimaient pas le Seigneur Jésus. Cela nous étonne puisque le Seigneur Lui-même a confirmé leur amour pour Lui. Il le fait plus tard très clairement au chapitre 16 v. 27 : « le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que moi je suis sorti d’auprès de Dieu ». Donc le Seigneur confirme là leur amour pour Lui.
Comment le Seigneur peut-Il dire ici : ils ne m’aiment pas, qu’est-ce qu’il veut dire par cela ? Pour bien comprendre cela, il faut faire une différence dans les degrés de l’amour pour le Seigneur Jésus. Le Seigneur qualifie tout de suite après, l’amour des disciples pour Lui parce qu’Il allait au Père. Pour nous aider à bien comprendre cela, nous pouvons regarder tout d’abord l’amour des différents disciples pour le Seigneur. Nous allons voir qu’il diffère, et cela nous aide à comprendre. Ce que le Seigneur désirait en effet, c’est un amour intelligent pour Lui, un amour qui comprenne le Seigneur Jésus, et qui comprenne un peu la place qu’Il va prendre dans la gloire.

Voyons d’abord l’apôtre Pierre, Simon Pierre.
On a bien des versets dans l’évangile selon Jean qui nous montrent l’amour que Pierre avait pour le Seigneur Jésus. Par exemple, au chapitre 13, le Seigneur Jésus avait parlé du fait qu’Il s’en allait et Il dit que Pierre ne peut pas le suivre, et Pierre lui répond au v. 37 en disant au Seigneur : « pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je laisserai ma vie pour toi. Jésus répond : « Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera pas, que tu ne m’aies renié trois fois ». On voit là quelque chose de l’amour que Pierre avait pour le Seigneur Jésus, son Maître. Il dit : Seigneur, je suis prêt à laisser ma vie pour toi, je veux te suivre jusqu’à la mort.
Nous savons bien que Pierre était occupé de son amour pour le Seigneur Jésus et avait confiance en son propre amour pour le Seigneur. Il pensait que son amour pour le Seigneur était une source suffisante pour suivre le Seigneur en fidélité même si cela impliquait de donner sa vie. Et le Seigneur va montrer à Pierre : Pierre, cela ne va pas comme cela, dans tes propres forces et en comptant sur ton amour pour moi, tu ne vas pas réussir. Et en effet le Seigneur dit même : – cette nuit-même tu vas me renier. L’amour de Pierre n’était pas, si l’on peut dire, un amour intelligent, l’amour qui avait la bonne source parce que Pierre regardait vers lui-même.

Dans ce même chapitre de Jean 13 nous lisons quelque chose d’un autre disciple, Jean, qui ne s’appelle jamais par son nom dans cet évangile, mais parle de lui comme au v. 23 de Jean 13 : « Or l’un d’entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus ». C’est Jean, nous le savons. Comment parle-t-il de lui-même ? Il dit : – Je suis le disciple que Jésus aime. Cela nous montre que Jean était vraiment occupé de l’amour du Seigneur pour lui. C’est la grande différence entre ces deux disciples, Pierre et Jean. Être occupé de l’amour du Seigneur pour nous, en effet, donne la force pour suivre le Seigneur Jésus fidèlement.
Nous voyons qu’il jouissait de cet amour du Seigneur pour lui. Il était, comme nous le lisons ici, dans le sein de Jésus, expression qui déjà nous montre la communion qu’il a goûtée avec le Seigneur. Il s’est penché vers la poitrine du Seigneur Jésus plus tard pour connaître Sa pensée. On voit qu’il y a une différence entre l’amour de ces deux disciples. Pourtant on a aussi dans l’évangile selon Jean deux femmes qui nous montrent que l’amour pour le Seigneur peut aller encore plus loin.

Je pense tout d’abord à Marie de Magdala.
Nous lisons quelque chose d’elle au chapitre 20 de Jean. Ce chapitre nous parle de la résurrection du Seigneur Jésus. Tout d’abord, c’est Marie de Magdala qui va le matin au tombeau (v. 1). Elle voit que la pierre était ôtée du tombeau, elle se retourne. Elle parle à Simon Pierre et au disciple que Jésus aimait (v. 2). Ces deux disciples viennent au sépulcre, ils constatent les faits. En effet, le tombeau est vide et nous lisons au v. 10 : « Les disciples s’en retournèrent donc chez eux ». Ces deux disciples, Pierre et Jean constatent les faits et s’en retournent, tandis que Marie reste.
« Marie se tenait près du tombeau ». Pourquoi cela ? – Elle avait un amour profond pour le Seigneur. Elle voulait être là où elle supposait que le Seigneur devait être. Elle n’avait pas encore compris et réalisé que le Seigneur était ressuscité. Mais regardons la suite v. 13 : Des anges lui parlent et lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. Ayant dit cela, elle se retourna  et elle voit Jésus qui se tenait là ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire : maître). Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu ». Nous connaissons bien ces versets mais ils touchent toujours à nouveau nos cœurs.
On a vraiment ici une personne devant nous qui était très attachée au Seigneur Jésus. Marie avait un amour profond pour le Seigneur Jésus. C’est pourquoi elle restait là vers le tombeau. Quand les anges posent des questions (v. 13), elle parle du Seigneur Jésus comme son Seigneur. C’est une relation personnelle avec Lui. Le Seigneur avait chassé sept démons de Marie de Magdala et elle était attachée à Lui à cause de tout ce que le Seigneur Jésus avait fait pour elle, comment Il l’avait guérie de la puissance de l’ennemi. On voit cet attachement du cœur. Elle pleure parce que son Seigneur n’est pas là. Et à une telle personne, le Seigneur se révèle. Nous connaissons bien le passage et ce que le Seigneur fait, et c’est déjà lié à notre sujet ; le Seigneur dit à Marie que, maintenant et par la suite elle ne va plus Le connaître comme elle L’a connu jusque-là, ici-bas sur la terre, quand Il était avec Ses disciples, avec elle. Là le Seigneur dit au v. 17 qu’il monte vers son Père mais Il dit : c’est aussi maintenant votre Père, son Dieu est aussi votre Dieu. Avec cela le Seigneur introduit Marie à cette place que le Seigneur va prendre. C’est une relation bénie avec le Père et avec Dieu Lui-même basée sur Son œuvre accomplie sur la croix.

J’aimerais souligner qu’on a vu Pierre occupé de son amour pour le Seigneur, on a vu Jean qui regardait plutôt l’amour du Seigneur pour lui, et on a Marie de Magdala qui montre un attachement tellement plus fort encore au Seigneur Jésus, même si elle a peu compris, comme les disciples jusqu’à ce moment-là, notamment en rapport avec la résurrection du Seigneur Jésus. Pourtant le Seigneur s’est manifesté à elle tout d’abord. Il lui donne cette révélation que nous avons lue au v. 17.

Et pour aller encore un peu plus loin, au chapitre 12 nous lisons au sujet de Marie de Béthanie : « Alors Marie qui avait pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux : et la maison fut remplie de l’odeur du parfum » (Jean 12. 3).
Quel acte remarquable de Marie ! Elle a été aux pieds du Seigneur Jésus. Nous lisons cela en Luc 10. 39. Le Seigneur a visité cette maison à Béthanie, et Marie a pris place aux pieds du Seigneur Jésus pour écouter Sa parole. Et c’est elle qui avait le mieux compris les paroles du Seigneur Jésus, Son message, et aussi quand le Seigneur Jésus a parlé de Ses souffrances, de l’œuvre qu’Il allait accomplir. On voit dans cet évangile que Marie a compris quelque chose de cela quand le Seigneur a parlé de Ses souffrances. Ensuite ici, au v. 7, le Seigneur reprend les disciples, notamment Judas et Il dit : « Permets-lui d’avoir gardé cela pour le jour de ma mise au tombeau ». Elle avait pensé au fait que le Seigneur Jésus devait mourir et elle a compris quelque chose de cela. C’est pourquoi – c’est touchant et merveilleux – elle a oint le Seigneur Jésus, exprimé l’appréciation qu’elle avait pour le Seigneur, un cœur qui vraiment entrait dans les pensées du Seigneur Jésus et elle a exprimé quelque chose qui était dans son cœur pour le Seigneur Jésus.
Avec Marie de Béthanie nous avons un bel exemple d’un amour intelligent pour le Seigneur, un amour qui comprend quelque chose des pensées du Seigneur Jésus et de ce qui était devant Lui. Elle n’a pas pensé à elle-même, elle était vraiment occupée du Seigneur Jésus, et elle a compris quelque chose de ce que le Seigneur Jésus lui a dit, et ainsi elle exprime son affection qui est vraiment une belle illustration de l’adoration, une place que nous pouvons également prendre devant le Seigneur et nous voulons le faire de nouveau dimanche, c’est un privilège pour nous d’être autour du Seigneur pour L’adorer, pour nous souvenir de Lui.
Le Seigneur désire aussi que nous entrions, dans notre mesure, dans ce qu’Il a connu ici-bas, les souffrances qu’il a endurées, et qu’ainsi il y ait aussi des réponses de nos cœurs, des réponses qui s’expriment par l’adoration. C’est cela que le Seigneur désire, un amour intelligent pour Lui, intelligent en rapport avec ses souffrances que nous voyons notamment avec Marie de Béthanie, un amour intelligent en rapport avec la place qu’Il a prise maintenant à la droite de Dieu dans la gloire. Le Seigneur Jésus avait parlé de cela à Marie de Magdala en Jean 20. 17 et le Seigneur Jésus en parle beaucoup dans ces chapitres, de Jean 13 à Jean 17.

Le verset 28 est le verset-clé, maintenant, pour bien comprendre ce que le Seigneur place devant Ses disciples. Il y a toujours des choses que nous pouvons découvrir à nouveau dans la Parole en regardant un peu plus les détails. Je reviens au v. 28. Le Seigneur dit :
« Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » et Il ajoute : « car mon Père est plus grand que moi ».
Est-ce que nous comprenons la fin de ce verset ? Quand le Seigneur Jésus dit quelque chose de pareil : « mon Père est plus grand que moi », le Seigneur parle de Lui-même comme homme. N’oublions pas cela. Il a parlé de différentes grandeurs dans les Personnes de la divinité. Nous comprenons bien cela. Parfois on parle de la première, de la deuxième, de la troisième Personne de la divinité, ce n’est pas le langage de la Parole. Il n’y a pas de différence de grandeur dans les Personnes de la divinité.
Quand le Seigneur dit ici : « mon Père est plus grand que moi », il parle de Lui-même comme homme, bien sûr. En effet Dieu est plus grand que l’homme Christ Jésus. 1 Cor. 11 nous confirme cela au début du chapitre. Le Seigneur Jésus va donc aller dans la gloire, Il va aller là comme homme et c’est cela qui est nouveau, et qui caractérisera la position, qui donne le vrai caractère au christianisme. Quelle raison pour les disciples de se réjouir parce que le Seigneur Jésus va aller comme Homme auprès du Père maintenant.
Pour bien saisir la pensée, lisons deux versets au chapitre 17. Le Seigneur s’adresse à Son Père au v. 4. Il dit : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût ». Ce sont des paroles profondes, du Seigneur Jésus. Il peut dire, en rapport avec le temps qu’Il a passé ici-bas sur la terre, qu’Il a glorifié le Père. Il a glorifié le Père en manifestant le Père. C’est ainsi que les traits merveilleux de Dieu ou du Père deviennent visibles. Dieu, ou le Père ici, est glorifié.
Et ainsi le Seigneur Jésus a fait connaître le Père pendant toutes les années de Son ministère ici-bas. Le Seigneur peut le dire. Nous connaissons bien ce verset de Jean 14 : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (v. 9). Il dit à Philippe : « Comment peux-tu dire, toi : Montre-nous le Père ? » Et après Il explique ce qu’Il avait dit. Il a donc manifesté le Père ici-bas pendant toutes les années de Son ministère, et bien sûr, Il a glorifié Dieu comme tel tout particulièrement sur la croix. Là, quand le Seigneur Jésus était sur la croix, ce que Dieu est comme la Parole nous Le présente, comme le Dieu d’amour, le Dieu qui est lumière, ainsi Dieu fut pleinement manifesté. Nous ne voyons nulle part l’amour de Dieu plus clair, plus brillant que là, à Golgotha, et là aussi nous voyons vraiment pleinement que Dieu est juste et saint. Donc le Seigneur Jésus a glorifié le Père, Il a glorifié Dieu ici-bas sur la terre.
Et le Seigneur Jésus, en même temps, étant ici-bas, a souffert sur ce chemin d’obéissance qu’Il a poursuivi. Le Seigneur a fait cette demande, Il dit au v. 4 : « j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût ». Nous voyons donc ici que le Seigneur Jésus demande une gloire qu’Il avait toujours auprès de Son Père comme Personne divine. Il demande maintenant cette gloire comme Homme. Et ainsi le Seigneur Jésus est sur le point d’aller au Père et d’être glorifié auprès de Son Père. Il dit déjà au v. 1 : « Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie ». Il désire être glorifié comme Homme dans la gloire. C’est peut-être le sujet suprême pour nous réjouir, nous les rachetés du Seigneur, en pensant tout simplement au Seigneur Jésus et à ce changement pour Lui. Il a souffert ici-bas et maintenant Il entre dans la gloire. Il sera avec son Père. Il L’a glorifié.

Lisons deux versets dans l’Ancien Testament qui Le placent devant nos cœurs.
Tout d’abord dans le psaume 16. C’est David qui a composé le psaume, mais c’est un psaume messianique, et comme nous dit Pierre en Actes 2, l’accomplissement de cela est en rapport avec le Seigneur Jésus, et ici le psalmiste exprime des paroles du Messie, du Seigneur Jésus.
C’est Lui effectivement qui dit au v. 11 : « Tu me feras connaître le chemin de la vie ; ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ». Quelles expressions merveilleuses ! Le Seigneur Jésus va ressusciter. Le v. 10 nous parle de cela : « Tu n’abandonneras pas mon âme au shéol, tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption. Tu me feras connaître le chemin de la vie ».
Le Seigneur Jésus est entré dans la mort mais Il est ressuscité et maintenant, comme étant ressuscité, Il peut dire : « ta face est un rassasiement de joie ». Quelle parole merveilleuse ! Là sur la croix, pendant les heures ténébreuses, le Seigneur Jésus était abandonné de Dieu. Il a crié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Il n’y avait pas de réponse. Le Dieu saint et juste ne pouvait pas répondre à ce moment-là. L’œuvre est maintenant accomplie. Le Père a exprimé son appréciation pour l’œuvre de Son Fils, en ressuscitant le Seigneur Jésus d’entre les morts. Maintenant il est dans la gloire et il peut dire : « ta face est un rassasiement de joie » – la joie du Père en rapport avec l’œuvre accomplie, l’œuvre que le Seigneur a accomplie sur la croix – la joie aussi du Seigneur Jésus d’être là dans la gloire.
Nous pouvons, dans notre faible mesure, se réjouir avec le Seigneur et avec le Père quant à l’œuvre qui est accomplie. « Il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ». Pour nous c’est un sujet de joie, et notre amour pour le Seigneur Jésus, notre appréciation pour l’œuvre qu’Il a accomplie, va se manifester en cela : de nous réjouir avec Lui de la place qu’Il a prise auprès de Son Père.

J’aimerais lire encore le psaume 110. Le premier verset est très frappant, parce que le psaume 109 nous parle des souffrances du Seigneur Jésus, où par exemple on Lui a rendu le mal pour le bien, la haine pour Son amour (v. 5). Le psaume 109 place devant nous le Seigneur dans Ses souffrances. Il exprime à la fin que Dieu s’est tenu à la droite du pauvre, et en parlant du pauvre, le Seigneur parle de lui-même. Et après le psaume 110 : « L’Éternel a dit à mon Seigneur : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds ». Donc là le Seigneur est à la droite de Dieu. Quelle joie pour Lui ! Nous devons donc nous réjouir avec le Seigneur de Sa place dans la gloire.

Je reviens à notre verset : « « Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père ». A ce moment-là, les disciples n’ont pas encore compris. Nous pouvons comprendre maintenant, et ainsi exprimer notre joie, notre amour pour le Seigneur, en comprenant la grandeur de l’œuvre qu’Il a accomplie et la place qu’Il a prise à la droite de Dieu.

Une deuxième pensée en rapport avec la joie qui doit nous caractériser. On a déjà lu quelque chose au début du chapitre 14. J’aimerais relire les versets 2 et 3 :
« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi ».
Alors c’est un autre sujet de joie. Le Seigneur arrive. Il est allé pour préparer des places pour nous. J’aimerais rappeler ce qu’on a souvent entendu : le Seigneur a préparé une place pour nous dans la maison du Père en entrant Lui-même, comme Homme, là-haut dans la maison du Père. Il n’y avait jamais eu un homme dans la maison du Père jusqu’au moment où le Seigneur Jésus y est entré. Sur la croix, ce qu’on a vu tout à l’heure, le Seigneur nous a préparés pour la maison du Père. La place était préparée pour nous parce que le Seigneur Jésus est entré là maintenant comme Homme. Et nous pouvons être tellement reconnaissants pour cela.
La place est préparée, nous sommes préparés pour la place, et nous attendons maintenant le moment du retour du Seigneur Jésus. Il va venir bientôt, Il va nous introduire là où les places sont préparées et ainsi nous pourrons jouir de Lui pour toujours, et aussi de la relation avec notre Père. C’est une part précieuse, part réservée aux enfants de Dieu. Le Seigneur désire que nous nous réjouissions vraiment de cela, que nous vivions vraiment dans l’attente de Son retour pour entrer là où les places sont préparées pour nous.

Deuxième sujet de joie : le Seigneur Jésus parle de la maison de Son Père et des places préparées pour les disciples, pour la première fois ici en Jean 14. Plus de détails en rapport avec ce mystère sont révélés plus tard dans les épîtres de l’apôtre Paul. Le Seigneur Lui-même parle de cela ici pour la première fois. C’est vraiment une part précieuse : le retour du Seigneur Lui-même pour nous chercher et nous introduire là où nous pourrons vraiment jouir de Son amour. Que cette espérance remplisse nos cœurs de reconnaissance tous les jours !

Une troisième pensée en rapport avec notre position chrétienne et en rapport avec la place que le Seigneur Jésus a prise : j’aimerais lire dans le chapitre 16 tout d’abord, et ensuite au chapitre 14. « Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » (16. 7). Le Seigneur parle ici du Saint Esprit, le Consolateur et il dit : – Mes chers disciples, il est avantageux pour vous que je m’en aille… parce que c’est seulement après Son départ qu’Il peut envoyer l’Esprit Saint. Le Seigneur a dit cela déjà au chapitre 7. Nous connaissons le verset, je le lis rapidement : le Seigneur « disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (v. 39). Il fallait que le Seigneur soit tout d’abord glorifié et ensuite Il peut envoyer l’Esprit Saint.
Quelle bénédiction de posséder l’Esprit Saint ! Au chapitre 14 Il dit, du Consolateur, au v. 16 : « Moi, je ferai la demande au Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous, et qu’il sera en vous ». Cet autre Consolateur dont le Seigneur Jésus parle, c’est l’Esprit Saint. Il montre quelques contrastes ici en rapport avec Lui-même et l’Esprit Saint, parce qu’Il dit à Ses disciples : – Moi, je m’en vais, je ne suis pas ici-bas avec vous, physiquement toujours, mais l’Esprit Saint sera avec vous éternellement, donc pour toujours.
Et deuxièmement on voit au v. 17 que les disciples pouvaient voir le Seigneur Jésus, comme le monde pouvait aussi Le voir, mais que le monde ne voit pas l’Esprit Saint, il ne Le connaît pas. Il est l’Esprit Saint mais non pas comme une Personne visible ici-bas. Finalement Jésus dit que l’Esprit Saint demeure « avec vous », c’était vrai aussi pour le Seigneur Jésus, mais qu’Il sera « en vous ». En cela le Seigneur mentionne quelque chose de particulier quant à l’Esprit Saint, qui habite maintenant dans les croyants, dans chacun de ceux qui ont cru au Seigneur Jésus et à la perfection de Son œuvre, à la suffisance de Son œuvre : « Il sera en vous » et cela éternellement.
Quel privilège pour nous, chers frères et sœurs ! Nous pouvons être tellement reconnaissants pour cela, de posséder l’Esprit Saint qui habite en nous d’une manière dont Il n’a pas habité dans les croyants de l’Ancien Testament, parce que l’œuvre de la rédemption n’était pas encore accomplie. Il fallait tout d’abord que l’œuvre soit accomplie, et après la glorification du Seigneur Jésus, Il pouvait nous donner l’Esprit Saint, et qui habite en nous. Ces chapitres nous parlent beaucoup de Son ministère ici-bas.

J’aimerais encore mentionner quelques points en rapport avec le ministère de l’Esprit Saint, comme ces chapitres nous le montrent. On voit comment le Seigneur prépare les disciples pour leur position et les privilèges qui sont les leurs. Au chapitre 14 de nouveau, le Seigneur Jésus, un peu plus tard,  dit de l’Esprit Saint : « le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (v. 26). Enseigner et rappeler aux disciples ce que le Seigneur a dit, ce qu’Il a fait, parce que nous comprenons cela : les disciples ont à peine bien compris et saisi la profondeur des paroles du Seigneur Jésus qu’Il a prononcées ici-bas. Plusieurs fois on a ce témoignage dans cet évangile, par exemple à la fin du chapitre 2.
Le Seigneur Jésus avait parlé du temple de Son corps en rapport avec Sa résurrection. Il bâtira le temple de Son corps, Il va ressusciter après trois jours. « Quand donc il fut ressuscité d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela ; et ils crurent à l’Écriture, et à la parole que Jésus avait dite » (v. 22). C’est l’Esprit Saint qui leur a rappelé cela et les a aidés afin qu’ils comprennent vraiment cela. Dans le chapitre 12 nous lisons aussi le verset 16, où on a quelque chose d’un peu similaire. « Ses disciples ne comprirent pas d’abord tout cela; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit à son sujet et qu’on avait fait ainsi à son égard ». De nouveau l’Esprit Saint a rappelé, a enseigné aux disciples les paroles du Seigneur. Les paraboles, par exemple, que le Seigneur a dites, il les a expliquées à Ses disciples, mais c’est seulement par l’Esprit Saint que nous pouvons comprendre la profondeur de l’enseignement que le Seigneur a donné.

Au chapitre 15 v. 26, nous lisons : « Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi » – témoignage que l’Esprit Saint a rendu avant tout de la glorification du Seigneur Jésus, de Sa place dans le ciel, et ce témoignage a été rendu dans les Actes des apôtres et notamment par l’apôtre Paul en rapport avec la place du Seigneur dans la gloire. Il rend témoignage.

Quatrièmement, nous lisons au v. 8 du chapitre 16 de l’évangile de Jean : « quand il [l’Esprit Saint] sera venu,lui, il confondra le monde au sujet du péché, de la justice, et du jugement ». « Il convaincra le monde de péché », le Seigneur explique cela « parce qu’ils ne croient pas en moi ». La présence même de l’Esprit Saint ici-bas convainc le monde qu’il a rejeté le Seigneur Jésus. Il n’a pas voulu de Lui, il voulait être débarrassé de Lui. Le Seigneur Jésus est maintenant monté dans le ciel, dans la gloire, et l’Esprit Saint est venu, et Sa présence ici-bas sur la terre est pour convaincre le monde de son péché : il a crucifié le Seigneur Jésus. C’est bien solennel.
Plus tard, le Seigneur ajoute au v. 13 : « quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité : car il ne parlera pas de par lui-même ; mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera ce qui va arriver. Celui-là me glorifiera ; car il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera ». Encore plusieurs choses sont dites de l’Esprit Saint, de Son activité : tout d’abord conduire dans toute la vérité, annoncer les choses qui vont arriver, et glorifier le Seigneur Jésus.
On peut certainement discerner plus que ces 7 points que je viens de mentionner maintenant en rapport avec ce que fait l’Esprit Saint, vraiment comprendre la vérité, notamment la vérité en rapport avec la place que le Seigneur a prise dans la gloire et tout ce qui en découle, que le Seigneur est la tête glorifiée et que les croyants sur la terre sont unis à Lui, étant Son corps ici-bas sur la terre, et comment le Seigneur, comme étant la Tête glorifiée, désire vraiment diriger et conduire, et agir dans Son assemblée.
On voit que L’Esprit Saint nous fait connaître ces choses, et bien d’autres choses, toute la vérité chrétienne. Il est aussi Celui qui annonce les choses qui vont arriver en rapport avec le futur, et pas seulement ce que l’Ancien Testament nous montre déjà en rapport avec la gloire millénaire, mais toutes les choses que nous trouvons dans le Nouveau Testament aussi en rapport avec l’état éternel. Tout cela, le Saint Esprit nous le montre. Quel sujet de reconnaissance pour nous ! Il glorifie le Seigneur Jésus. Il montre vraiment les gloires du Seigneur Jésus. Et ainsi nos cœurs sont attachés au Seigneur Jésus. Quel sujet de joie pour nous, nous possédons l’Esprit Saint et ainsi nous nous réjouissons de la place que le Seigneur a prise dans la gloire. Et ainsi aussi, nous désirons montrer de l’amour pour Lui en réalisant un peu plus notre position si privilégiée ici-bas sur la terre, étant en relation avec le Seigneur.

J’aimerais mentionner encore, dans le chapitre 14, que le Seigneur Jésus a parlé plusieurs fois de l’amour pour Lui, et j’aimerais lire encore le v. 21 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui ».
L’amour pour le Seigneur se manifeste donc tout d’abord en ayant Ses commandements, mais aussi en les gardant. C’est ce que le Seigneur nous a dit pour nous montrer le chemin dans lequel nous devrions marcher. L’Esprit est là pour nous aider afin que nous puissions marcher dans un chemin qui est à l’honneur du Seigneur Jésus – et pas seulement les commandements, mais au v. 23 : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ». C’est plus général que ce que la Parole nous dit aussi en rapport avec la gloire du Seigneur Jésus ; et nous pouvons connaître vraiment Ses pensées – et aussi en rapport avec les choses qu’on appelle commandements directs, agir d’une manière qui soit à la gloire du Seigneur Jésus, agir selon Ses pensées. Que le Seigneur nous aide pour faire cela !

Encore un dernier verset au chapitre 17, en rapport avec la place que le Seigneur a prise. Le Seigneur dit : « moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (v. 19). De nouveau, quand le Seigneur Jésus dit : « je me sanctifie pour eux », Il parle de Sa place dans la gloire et Il va prendre une place à part, afin que nous aussi nous soyons sanctifiés, une place à part ici-bas sur la terre, unis avec le Seigneur, mais à part du monde. C’est une part positionnelle, notre position chrétienne, et d’autre part bien sûr nous la réalisons dans la mesure où nous sommes attachés à Celui qui est dans la gloire.
Elle a cet effet sanctifiant sur nos vies comme on le lit dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 3 : « nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (v. 18). Le Seigneur s’est sanctifié, et maintenant nous Le contemplons dans la gloire à face découverte. Nous contemplons la gloire du Seigneur et nous sommes transformés. Cette transformation se réalise en nous. L’Esprit Saint est là, et il fait cela, cette transformation dans nos vies. Comme le Seigneur l’avait déjà dit en Jean 14 au v. 19 : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez ».
Quand le Seigneur dit cela : « vous me verrez », ce n’est pas seulement en rapport avec ce que l’on a lu au début du chapitre, c’est-à-dire quand Il vient pour nous chercher. Bien sûr nous allons Le voir comme Il est, merveilleux, mais déjà maintenant l’Esprit Saint est là et Il nous montre la gloire du Seigneur Jésus. Il nous transforme à Son image. Nous pouvons avoir ces relations vitales avec Lui, « parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez ». C’est vraiment vivre cette relation avec le Seigneur et ainsi être transformé à Son image. C’est ce que le Seigneur désire. C’est notre position bénie ici-bas, sur la terre, mais tellement associée à la place que le Seigneur Jésus Lui-même a prise dans la gloire.

Que ces choses que nous avons maintenant vues dans la Parole nous aident à vivre davantage jour après jour, dans la jouissance de la place que le Seigneur a prise et que cela ait vraiment cet effet sanctifiant sur nos vies, que nous vivions vraiment pour Lui, Celui qui nous a tant aimés et que notre amour pour le Seigneur Jésus soit un amour intelligent, un amour qui réalise pourquoi le Seigneur a souffert mais aussi qui réalise davantage la place que le Seigneur a prise à la droite de Dieu et toutes les conséquences bénies que cela a pour nous. Que le Seigneur bénisse sa Parole !

J’aimerais lire encore quelques strophes du cantique 72 :

Tu nous instruis, tu nous consoles,
Durant ton absence, ô Jésus !
Car ton Esprit et tes paroles
Demeurent avec les élus.

Ta voix se fait toujours entendre
Dans tes oracles précieux,
Et ton Esprit, pour les comprendre,
Touche nos cœurs, ouvre nos yeux.

De ton grand amour la mémoire
Se transmet ainsi chez les tiens.
Au désert nous voyons ta gloire
Et goûtons les célestes biens.

Mais bientôt, son doux ministère
Prendra fin pour ton cher troupeau ;
Et face à face, en ta lumière,
Nous te parlerons, saint Agneau !

 

 

D’après edification.bible février 2021

 

ÉLIE ET LA VEUVE DE SAREPTA

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ÉLIE ET LA VEUVE DE SAREPTA

1 Rois 17
 

 

« Et Élie, le Thishbite, d’entre les habitants de Galaad, dit à Achab : L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant, qu’il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. Et la parole de l’Éternel vint à lui, disant : Va-t’en d’ici, et tourne-toi vers l’orient, et cache toi au torrent du Kerith, qui est vers le Jourdain. Et il arrivera que tu boiras du torrent, et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là.
Et il s’en alla et fit selon la parole de l’Éternel : il s’en alla et habita au torrent du Kerith, qui est vers le Jourdain. Et les corbeaux lui apportaient du pain et de la chair le matin, et du pain et de la chair le soir, et il buvait du torrent. Et il arriva, au bout de quelque temps, que le torrent sécha, car il n’y avait pas de pluie dans le pays.
Et la parole de l’Éternel vint à lui, disant : Lève-toi, va-t’en à Sarepta, qui appartient à Sidon, et tu habiteras là ; voici j’ai commandé là à une femme veuve de te nourrir. Et il se leva et s’en alla à Sarepta ; et il vint à l’entrée de la ville ; et voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois ; et il lui cria et dit : Prends-moi, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive. Et elle s’en alla pour en prendre.
Et il lui cria et dit : Prends-moi dans ta main, je te prie, un morceau de pain. Et elle dit : L’Éternel ton Dieu est vivant, que je n’ai pas un morceau de pain cuit, rien qu’une poignée de farine dans un pot, et un peu d’huile dans une cruche ; et voici, je ramasse deux bûchettes, afin que j’entre, et que je prépare cela pour moi et pour mon fils ; puis nous le mangerons et nous mourrons.
Et Élie lui dit : Ne crains point ; va, fais selon ta parole ; seulement fais-moi premièrement de cela un petit gâteau, et apporte-le-moi ; et, après, tu en feras pour toi et pour ton fils ; car ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Le pot de farine ne s’épuisera pas, et la cruche d’huile ne manquera pas, jusqu’au jour où l’Éternel donnera de la pluie sur la face de la terre.
Et elle s’en alla, et fit selon la parole d’Élie. Et elle mangea, elle, et lui, et sa maison, toute une année. Le pot de farine ne s’épuisa pas et la cruche d’huile ne manqua pas, selon la parole de l’Éternel, qu’il avait dite par Élie ». (  1 Rois 17. 1 à 16).

En lisant ce passage on voit apparaître sur la scène, d’une façon assez subite, le prophète Élie, le Thishbite, dont il n’est pas question auparavant. Et il se présente devant le roi d’Israël, Achab, à Samarie, avec un message assez surprenant : « il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole ». Quelle annonce surprenante pour Achab de la part de cet inconnu qui se présente avec un tel message, qui prétend, devant les yeux d’Achab, commander à la pluie !
Et pourtant ce n’est pas de la prétention, parce qu’il a commencé par quelque chose d’important : ses premières paroles sont : « l’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens ». Et c’est de Sa part qu’il parle. C’est de Sa part que vient cette puissance surnaturelle, d’empêcher la pluie de tomber.
Quelle a été la réaction d’Achab, nous ne le savons pas. Peut-être qu’il ne l’a pas vraiment pris au sérieux sur le moment. Élie repart sans être inquiété, alors que plus tard Achab cherchera à le capturer et même à le faire mourir. Voilà ce qui faisait la force et la légitimité d’Élie pour s’adresser ainsi à Achab, avec un message aussi étrange : c’est qu’il se tenait devant l’Éternel, le Dieu d’Israël, une position qui était bien différente de celle d’Achab.
La fin du chapitre précédent nous montre, comme un sombre tableau, dans quel cadre apparaît ainsi Élie. Mais combien de traits lumineux apparaissent, si nous lisons ce chapitre, de la foi d’Élie et de la foi de la veuve de Sarepta, qui ressortent sur un fond bien sombre puisqu’on voit à la fin du chapitre 16 que l’idolâtrie avait été installée officiellement par Achab et par sa femme Jézabel. L’adoration de Baal et d’Ashtoreth était devenue en quelque sorte le culte officiel du peuple d’Israël. Quelle décadence !
Quant au peuple, son état n’était guère meilleur, puisque ce qui est rapporté dans le dernier verset du chapitre 16 montre que cet homme de Béthel, qui était pourtant cette maison de Dieu qui avait été autrefois révélée par l’Éternel à Jacob, avait méprisé la malédiction prononcée par Josué sur Jéricho (Jos. 6.26).
Donc il n’y avait plus de crainte de Dieu en quelque sorte dans le peuple d’Israël à ce moment-là, ni au plus haut niveau, chez le roi et la reine, ni dans le peuple.
Alors en contraste on voit briller la foi et l’assurance d’Élie. Il peut dire : « L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant ». Élie craignait l’Éternel et il Le servait. Non seulement cela, mais il revendiquait l’Éternel comme étant son Dieu.
D’ailleurs son nom même le proclamait. Élie veut dire : dont le *Dieu est l’Éternel. C’est important, en contraste avec l’idolâtrie ambiante. Mais en quelque sorte, son nom c’est seulement sa position publique. Mais cela ne suffit pas. On voit au v. 34 du chapitre 16 que Hiel, le Béthélite, avait lui aussi un nom qui proclamait publiquement, officiellement en quelque sorte, sa foi en Dieu. Son nom, Hiel, veut dire : Dieu est vivant. Et on voit pourtant qu’il agit d’une manière contraire à la Parole. Donc le nom, la position extérieure, ne suffit pas. Et pour Élie cela s’accompagne d’une réelle communion avec Dieu : « L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens ».
Que ce soit davantage notre part à chacun, de ne pas nous contenter d’une position extérieure, mais de rechercher, de vivre effectivement dans la lumière de Dieu, dans Sa présence ! Puissions-nous dire aussi dans notre mesure : l’Éternel devant qui je me tiens. Alors nous aurons effectivement de l’assurance pour parler de Sa part et pour agir d’une manière qui corresponde à Sa volonté.
On voit qu’Élie écoute la parole de l’Éternel, puisque tout de suite après s’être présenté à Achab, la parole de l’Éternel vient à lui en lui disant : « Va-t’en, cache toi au torrent du Kerith ». L’Éternel savait qu’Achab ferait rechercher Élie. Il le fait se cacher. Nous avons un endroit bien précis : « j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là », pas ailleurs. Élie n’avait pas le choix de l’endroit où il devait aller pour être nourri. Il devait se rendre là, dans le pays de Galaad, dont il venait en fait (voir 17. 1), de l’autre côté du Jourdain, et dépendre des corbeaux, ces animaux impurs, pour sa nourriture.
Quelle position humiliante en quelque sorte après s’être présenté devant le roi avec un message si fort, que de devoir être caché dans un désert, au bord d’un torrent, et de dépendre de ces corbeaux, ces animaux impurs, pour être nourri !
Et en même temps quel miracle, quelle grâce de la part de Dieu de pourvoir par avance aux besoins de Son serviteur pendant ce temps de famine qui allait venir, en lui assurant de quoi manger matin et soir, du pain et de la viande, par des moyens extraordinaires, par les moyens de Dieu.
Et Élie se confie dans la parole de Dieu. Il obéit, il s’en va au bord du torrent et il reste là. Combien de temps est-il resté là ? Sans doute assez longtemps. Est-ce que nous y avons pensé ? Il y est resté quelque temps. Si on compare avec ce qui est dit à la note g à propos du v. 15, c’est une expression qui signifie environ une année (Nomb. 9. 22 : « (beaucoup) de jours : ailleurs aussi : un an »). Une année environ où Élie est resté là tout seul, au bord du torrent, avec comme seule compagnie les corbeaux…
Nous avons connu il y a quelque temps dans nos pays cette épreuve du confinement. Mais pensons à Élie qui est tout seul pendant environ un an, sans aucun contact avec ses semblables, personne à qui parler. Il est seul, mais seul avec Dieu. Et cela lui suffit.
Est-ce que cela nous suffit aussi lorsque nous nous retrouvons seuls, et c’est peut-être le cas de beaucoup encore ici et là, dans les maisons de retraite, dans les hôpitaux, chez eux ? Est-ce que, lorsque nous sommes seuls, la compagnie de Dieu, de l’Éternel, devant qui nous pouvons nous tenir jour après jour, nous suffit ?
Et en même temps c’était une formation pour Élie, pour apprendre à ne pas compter sur lui-même, à compter sur Dieu, pour le grand miracle qu’il devait opérer publiquement au chapitre suivant. Il y a ces trois ans et demi de famine qui ont été pour lui aussi un temps de préparation avant de convoquer publiquement le peuple sur la montagne du Carmel. On ne trouve pas cette durée de trois ans et demi dans le récit du 1er livre des Rois. Il est simplement dit au chapitre suivant : « la troisième année » (18. 1). On trouve cette durée indiquée dans le Nouveau Testament dans l’épître de Jacques en particulier (Jac. 5. 17).
Je voudrais lire encore quelques versets, de la bouche du Seigneur Lui-même, dans la synagogue de Nazareth en Luc 4. Le Seigneur parle de cette scène qui va nous occuper : « Et il [le Seigneur] ajouta : En vérité, je vous dis qu’aucun prophète n’est reçu dans son pays. Et, en vérité, je vous le dis qu’il y avait beaucoup de veuves en Israël, aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois, et qu’il y eut une grande famine dans tout le pays ; mais Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, sinon à Sarepta dans le pays de Sidon chez une veuve » (v. 24 à 26).
On voit donc que le Seigneur précise là la durée de cette famine, trois ans et demi. Il indique que c’est une figure prophétiquement de la grande tribulation qui est encore à venir pour le peuple d’Israël. C’est ce qui sera nécessaire pour que le résidu de ce peuple se repente et reconnaisse enfin son Messie, retourne à l’Éternel – comme cela eut lieu aussi, au moins partiellement, dans l’histoire du peuple au chapitre suivant.
Mais en attendant, les semaines, les mois passent. Élie est seul au bord de son torrent et les corbeaux viennent fidèlement le nourrir. Quelle grâce et quelle miséricorde de la part de Dieu !
Il connaît nos besoins. Il y répond même par des moyens extraordinaires. Comptons sur lui. Et au bout de quelque temps, peut-être une année, alors le torrent sèche. La pluie ne tombait plus pendant tout ce temps-là et le torrent même finit par sécher car il n’y avait pas de pluie dans le pays.
Quelle va être la réaction d’Élie ? L’épreuve n’est pas pour lui. C’est pourtant l’Éternel qui l’avait envoyé là au bord de ce torrent précisément et qui lui avait dit : tu boiras du torrent. Et puis le torrent sèche. Alors est-ce que l’Éternel s’était trompé ? Que faire ? Est-ce que Élie décide de partir et d’aller chercher un autre torrent, s’il n’y avait pas de l’eau ailleurs ?
Non. Il attend que l’Éternel lui indique la suite. Et l’Éternel le fait. « Et la parole de l’Éternel vint à lui » (v. 8). L’Éternel continuait à s’occuper de lui. Il l’avait envoyé là. Il avait permis que le torrent sèche, mais Il avait d’autres ressources, un autre chemin pour lui.
C’est une leçon simple mais importante pour nous de vraiment dépendre de Dieu.
C’est un des mots clés que je voulais souligner ce soir : la dépendance d’Élie. C’est attendre que l’Éternel parle pour agir, et obéir simplement. Cela n’est pas dit au début du chapitre, mais il ne s’était pas présenté de lui-même devant Achab non plus. L’épître de Jacques nous apprend qu’il a dû prier pour cela avant, même avec instance. Il avait attendu certainement que l’Éternel l’envoie vers Achab. Il est attentif à la parole de l’Éternel, et il obéit. Que ce soit aussi notre part !
Et si les épreuves surviennent, même dans le chemin où nous marchons, n’en déduisons pas trop rapidement que nous nous sommes trompés ou que nous n’étions pas là où l’Éternel nous voulait. L’Éternel l’avait envoyé au bord de ce torrent, et pourtant le torrent a séché. Mais Dieu l’avait prévu et il lui donne d’autres instructions. Que nous ayons cette confiance dans la parole de Dieu, dans Ses soins à notre égard !
Et alors l’étape suivante est bien remarquable aussi. « Lève-toi, va-t’en à Sarepta, qui appartient à Sidon, et tu habiteras là ; voici j’ai commandé là à une femme veuve de te nourrir ». On voit que cette expression « là » est répétée. Élie n’avait pas le choix de l’endroit où il devait aller. Il suivait les instructions qu’il recevait de la part de l’Éternel. Pourquoi à Sarepta ? Pourquoi si loin ? Pourquoi en dehors du pays d’Israël, et en se confiant ainsi à une étrangère ? C’était bien des questions qu’Élie pouvait se poser. Et le Seigneur le souligne : il y avait d’autres femmes veuves dans le pays à ce moment-là, qui devaient aussi être en danger de mourir de faim et auraient pu s’occuper d’Élie.
Mais Élie est envoyé à Sarepta, dans le territoire à mi-chemin à peu près entre Tyr et Sidon, à environ cent cinquante kilomètres de l’endroit où il se trouvait. Il avait donc un voyage à faire pour aller là. L’Éternel a certainement pris soin d’Élie dans les détails pendant ce voyage. Il n’en est pas parlé. Et Élie ne proteste pas. Il obéit. Malgré l’humiliation que cela pouvait représenter pour lui, après avoir été nourri par les corbeaux, des animaux impurs, d’être nourri par une étrangère, il obéit et il y va. « Et il se leva et s’en alla à Sarepta », se confiant dans la parole de l’Éternel. Il pourrait peut-être de nouveau paraître étrange de demander à une femme veuve de le nourrir, une femme sans ressources. On la voit effectivement arrivée au bout de ses ressources. Comment pouvait-elle nourrir en plus Élie ?
« Il vint à l’entrée de la ville ; et voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois ». Il s’est douté que c’était celle que l’Éternel avait envoyée. Et il fait en quelque sorte un test en s’adressant à elle. Il lui crie : « Prends-moi, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive ». C’était peu de chose, mais souvenons-nous que l’eau devait être précieuse après la longue sécheresse. La femme manifeste là son obéissance, en quelque sorte, à la parole d’Élie : « Et elle s’en alla pour en prendre ». Pourtant elle était sortie pour faire autre chose. Mais elle accepte cette demande et alors cela encourage Élie à lui demander d’aller plus loin. Elle n’avait pas refusé de lui donner un peu d’eau.
Alors de nouveau il lui crie : « Prends-moi dans ta main, je te prie, un morceau de pain ». Là encore bien peu de chose en apparence, mais pourtant c’était beaucoup dans cette période de famine. La réponse de la femme va bien le montrer. « Elle dit : L’Éternel ton Dieu est vivant, que je n’ai pas un morceau de pain cuit ». C’est important de prononcer le nom de l’Éternel. Elle dit : « L’Éternel ton Dieu ». Elle reconnaît que c’était le Dieu d’Israël. Sans doute qu’elle reconnaissait Élie par son vêtement comme prophète de l’Éternel. Un prophète, en général, avait un vêtement distinctif, de poil en général, de peau.
Mais elle dit « l’Éternel ton Dieu ». Elle montre par cette parole et par la suite que ce Dieu d’Israël était le vrai Dieu. C’était une étrangère mais elle craignait l’Éternel, en contraste avec beaucoup des fils d’Israël, des femmes à cette époque dans le pays. Et elle, cette étrangère, elle craignait l’Éternel.
Combien c’est beau de voir cette foi qui brille dans cette étrangère, comme plus tard dans cette femme syrophénicienne à qui le Seigneur a pu dire : « Ô femme, ta foi est grande » (Mat. 15. 28) alors qu’Il avait trouvé si peu de foi dans Son propre peuple. Là on a un peu la même chose. Elle lui dit : « l’Éternel est vivant ». Et alors elle doit confesser qu’elle n’a rien : « Je n’ai pas un morceau de pain cuit ». Qu’est-ce que j’ai ? « Je n’ai rien, rien qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche ». Et voici je vais faire cuire et préparer et manger, et ensuite nous mourrons parce que je n’ai plus rien d’autre. Quelle détresse, n’est-ce pas !
L’Éternel connaissait ses besoins, connaissait la foi de cette femme et il avait prévu de répondre à ses besoins, d’y répondre abondamment pour qu’elle puisse nourrir aussi Élie, et son propre fils. Quelle grâce de sa part !
Est-ce que nous savons compter aussi sur lui, sur ce Dieu qui est ce Père pour nous ! Il connaît nos besoins, il sait comment y répondre. Mais arrêtons-nous un peu sur cette réponse. Est-ce que nous savons le reconnaître, lorsque nous n’avons rien ?
Peut-être que par moments nous traversons une période de sécheresse, de famine spirituelle, et pourtant quelqu’un nous demande à manger. Ou bien comme le Seigneur le dit à Ses disciples en leur montrant une foule au bord de la mer : « Vous, donnez-leur à manger » (Mat.14. 16).
Nous devons répondre comme les disciples : nous n’avons pas de quoi leur donner à manger. Les disciples ont dit : « Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons » (v17). Qu’est-ce que cela pour une telle foule ? Pour le Seigneur, c’était suffisant.
Ici le dénuement de cette femme est encore plus grand. Elle n’avait même pas cinq pains et deux poissons. Que dit-elle ? « L’Éternel ton Dieu est vivant, que je n’ai rien, rien ». Est-ce que nous savons le reconnaître ? D’abord en nous rien, rien à donner aux autres, rien pour nous nourrir nous-mêmes, dépendant entièrement de Dieu, de Sa Parole, de Ses ressources à Lui. Il est important que nous le réalisions et que nous sachions aussi le reconnaître.
Et alors sa réponse ne s’arrête pas là. Par la grâce de Dieu elle peut ajouter : Je n’ai « rien qu’une poignée de farine dans un pot, et un peu d’huile dans une cruche », bien peu de chose, n’est-ce pas, mais pas rien du tout.
De quoi nous parlent cette poignée de farine et ce peu d’huile dans la cruche ? Cela nous parle des ressources que nous avons justement dans la Personne du Seigneur Jésus.
Même si nous sommes dans une période de sécheresse, tout vrai croyant a en lui le Saint Esprit dont l’huile est une image, et puis cette poignée de farine, la Personne de Christ qu’il connaît comme son Seigneur et comme son Sauveur. Bien sûr, dans l’état normal du croyant, le vase, figure de la personne du chrétien devrait être rempli du Saint Esprit. Et nous devrions aussi être remplis de la Personne de Christ, être occupés de Lui. Mais ce n’est pas toujours le cas, n’est-ce pas ?
Peut-être que nous avons fait l’expérience que, par moments, il nous semble que nous n’avons plus qu’un peu d’huile au fond de la cruche, au fond de nous-mêmes, une poignée de farine seulement au fond du pot. C’est quand même une ressource que nous pouvons apporter au Seigneur comme la femme devait apporter ici à Élie la multiplier et pouvoir s’en nourrir et en nourrir d’autres. Quelle grâce, n’est-ce pas ? Cela fait penser à ce que dit l’apôtre Paul dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 4. Il se compare à un vase de terre, sans valeur. C’est ce que nous sommes par nature. Il dit : « nous avons ce trésor dans des vases de terre » (v. 7).
Ce trésor, c’est la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ, c’est la Personne de Christ qui nous est révélée jour après jour par Son Esprit. Cela, personne ne peut nous l’enlever.
Nous pouvons alors prendre, comme cette femme comme Élie le lui demande, cette poignée de farine avec ce peu d’huile, en faire un gâteau et puis le manger ? Non. Elle l’a porté à Élie, c’est-à-dire au Seigneur.
Il lui avait dit : « fais-moi premièrement de cela un petit gâteau, et apporte-le-moi ». Il nous faut apprendre à tout apporter au Seigneur, Lui donner la priorité, et alors Sa promesse est belle : « après, tu en feras pour toi et pour ton fils », jusqu’à ce que la pluie revienne.
Quelle promesse ! Il fallait avoir la foi, il fallait avoir la confiance dans cette parole d’Élie.
C’est un bel exemple de confiance que nous donne cette femme. Elle le croit sur parole, elle fait ce qu’il dit, au risque de se démunir du peu qui lui restait. Elle le présente d’abord à Élie, et ce petit gâteau est fait avec cette poignée de farine et ce peu d’huile.
A quoi cela nous fait-il penser ? Cela nous fait penser à l’offrande de gâteau, telle qu’on la trouve décrite en Lévitique 2.
Les Israélites venaient avec cette fine fleur de farine pétrie à l’huile. Le sacrificateur commençait par en prendre une poignée, une poignée de fleur de farine mêlée avec de l’huile, comme ici. Et il la faisait fumer sur l’autel de l’holocauste, sur l’autel d’airain avec tout l’encens, en bonne odeur devant l’Éternel.
Ici en figure, dans cette offrande, la fine fleur de farine nous parle de l’humanité parfaite, sans péché du Seigneur Jésus, mêlée avec cette huile qui parle du Saint Esprit et cela est présenté en offrande à Dieu, représenté par Élie, comme offrande de bonne odeur avec tout l’encens, toutes les perfections de la Personne de Christ.
Voilà, en figure, ce qu’a fait cette femme. Alors la bénédiction peut venir et se répandre sur elle. « Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Le pot de farine ne s’épuisera pas, et la cruche d’huile ne manquera pas, jusqu’au jour où l’Éternel donnera de la pluie sur la face de la terre. Et elle s’en alla, et fit selon la parole d’Élie » : confiance en sa parole, puis obéissance : elle fit selon la parole d’Élie.
Que cela nous caractérise davantage, chers frères et sœurs !
Confiant en Dieu dans Ses ressources, dans Sa miséricorde, Sa grâce à notre égard et à l’égard de ceux qui nous entourent. Et puis alors l’obéissance à Sa Parole, même si cela paraît contre nature de donner d’abord à un étranger ses dernières ressources.
Elle le fait et combien elle en est bénie : « Elle mangea, elle, et lui, et sa maison, toute une année ». Comme il est dit en note, tous les jours qui restaient jusqu’à la fin de la période de la famine. « Le pot de farine ne s’épuisa pas et la cruche d’huile ne manqua pas, selon la parole de l’Éternel, qu’il avait dite par Élie ».
Voilà quelques-unes des leçons que nous pouvons retirer de cette scène dans l’obéissance de cette femme, dans la confiance en la parole de Dieu dite par Élie. Et c’était une étrangère. Elle a cru Dieu, elle a cru à la parole de son prophète et elle a été bénie.
Elle a fait l’expérience de la pleine suffisance des ressources de Dieu pour ceux qui s’attendent à lui. Que ce soit aussi notre cas !

Bien sûr il y a certaines choses tristes. J’en dis quelques mots. Cette scène qui suit ces choses et cette bénédiction : voilà que son fils tombe malade jusqu’à ce qu’il n’y eut plus de souffle en lui, et il meurt (17. 17). Comme la suite nous le montre, son âme l’avait quitté. Que faire ?
C’est un peu comme quand le torrent avait séché. Dieu pourvoyait à ses besoins, à ceux de son fils, à ceux du prophète et voilà que son fils meurt. Est-ce que Dieu est courroucé ? On voit la réaction de cette femme. Elle dit à Élie : « Es-tu venu chez moi pour mettre en mémoire mon iniquité et faire mourir mon fils ? » Est-ce que ce n’est pas souvent notre réaction lorsque l’épreuve survient, de penser que Dieu nous punit pour un péché en particulier, pour nos péchés ? Cela peut être le cas, il ne faut pas l’exclure absolument. Mais en général ce n’est pas cela que Dieu a en vue. Non, c’est l’épreuve qui est là pour faire briller Sa gloire comme dans le cas de Lazare. « Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu », et pourtant Lazare est mort. Comme la gloire de Dieu a brillé dans sa résurrection, ici nous en avons en quelque sorte une image.
C’est le cas aussi de l’aveugle-né. Les disciples ont demandé : « qui a péché : lui, ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (Jean 9. 2). Le Seigneur répond : Non, « ni lui n’a péché, ni ses parents ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées ».
Que nous ayons aussi cette confiance, lorsque l’épreuve survient, que même si cette épreuve mène à la mort, ce n’est pas la fin. Et même si nous n’avons pas à attendre une résurrection sur la terre, nous savons que la résurrection des croyants aura lieu très bientôt. Combien Dieu saura manifester au tribunal de Christ, et dans la gloire, les fruits de l’épreuve tels qu’Il les aura disposés pour Ses enfants pendant leur séjour sur la terre.
Comme la réponse de Dieu est belle ! On voit de nouveau que la veuve apporte son enfant à Élie, sa seule ressource – pour la foi d’Élie aussi, qui prie avec instance jusqu’à obtenir cette réponse miraculeuse de la part de Dieu. « Élie prit l’enfant, et le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère. Et Élie dit : Vois, ton fils vit. Et la femme dit à Élie : Maintenant, à cela je connais que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l’Éternel dans ta bouche est la vérité ».
Quelle leçon, n’est-ce pas ? Restons sur la parole de cette veuve comme conclusion : « je connais… que la parole de l’Éternel dans ta bouche est la vérité ».
Que ce soit toujours davantage notre expérience ! En la lisant et aussi, dans nos circonstances, que nous puissions apprendre à dépendre des ressources miséricordieuses de Dieu, jour après jour ; même lorsque nous n’avons rien, apporter ce que nous avons au Seigneur pour que Lui nous fasse prospérer, le fasse en bénédiction pour d’autres et pour nous-mêmes.
Et puis, pour nos proches, ceux qui sont malades, ceux qui traversent des difficultés, que nous sachions les apporter au Seigneur avec confiance et nous attendre à Sa réponse !
Que le Seigneur bénisse encore Sa Parole et que nous y soyons attentifs !

 

D’après edification.bible mars 2021

 

CORONA 52

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CORONA 52

 La ceinture de l’éphod (Ex. 28. 8)

 

 

Dans la Parole de Dieu, la ceinture symbolise le service. C’est grâce à elle que l’éphod tenait en place. Elle était confectionnée avec les mêmes éléments que l’éphod et le pectoral. Rappelons que le pectoral était une sorte de coussin carré sur lequel étaient attachées les douze pierres précieuses. Ces douze pierres représentaient les douze tribus du peuple d’Israël, portées sur le cœur du souverain sacrificateur dans la présence de Dieu. La ceinture était faite « d’or, de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors ». Sur la terre, dans le lieu saint, Aaron représentait le peuple devant Dieu. Dès que l’œuvre expiatoire de la croix fut accomplie, notre Seigneur, « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12). Le service de Christ dans la gloire, en faveur des Siens qui sont sur la terre, est aussi parfait que Sa personne, et ceci est merveilleux ! Nous chantons parfois : « tout, dans ta personne adorable, est amour, grandeur et beauté ».
À nouveau, rappelons-nous ce que représentent l’or, le bleu, la pourpre et le fin coton :

L’or est une image de la justice divine. Dieu « est juste et justifie celui qui est de la foi en Jésus » (Rom. 3. 26) ; juste envers Lui-même, car le sacrifice de Christ répond à Sa sainteté, juste envers Son Fils qui a donné Sa vie pour quiconque croit, juste envers le pécheur repentant qui, par la foi est justifié gratuitement ; son Sauveur a été jugé à sa place.

Le bleu représente « l’homme Christ Jésus », « venu du ciel » (1 Tim. 2. 5 ; 1 Cor 15. 47). Il est la Parole qui « devint chair et habita au milieu de nous » (Jean 1. 14). L’apôtre inspiré a écrit : « le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair (dans un corps d’homme) » (1 Tim. 3. 16). Et cet Homme est retourné dans le ciel pour nous représenter.

La pourpre nous parle du Roi des rois, mais « Jésus qui est appelé Christ » (Mat. 27. 22) fut rejeté par les chefs (Act. 4. 26) quand bien même il avait été reconnu par Pilate comme le roi des Juifs lorsqu’il dit : « Crucifierai-je votre roi ?».

L’écarlate fait référence au Serviteur de l’Éternel qui s’est humilié en « prenant la forme d’esclave » et qui « s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 7 et 8). Présentement, Il nous sert dans la gloire (Héb. 7. 24 à 28).

Le fin coton exprime la perfection du Fils de l’homme, saint et sans péché, qui, après une vie de labeur consacrée à guérir et à délivrer des hommes, des femmes et des enfants de la puissance du diable, s’est offert à Golgotha en sacrifice pour nos péchés. Dans la gloire, Jésus reste à toujours Homme tout en étant Dieu ! De la pureté évoquée par le fin lin de la ceinture, notre Seigneur voulait nous en revêtir pour nous amener à Dieu dans Sa présence. Dieu a tout fait et tout révélé pour que nous soyons bien assuré de notre salut. Ce salut est vu sous trois aspects :

Le salut de l’âme qui débute au pied de la croix par la confession de nos péchés et la réception par la foi, dans nos cœurs, de Jésus comme notre Sauveur personnel. La confession, par notre bouche, de Jésus comme Seigneur et la conviction que Dieu L’a ressuscité d’entre les morts, donnent à nos cœurs la certitude d’un salut éternel (Rom. 10. 10).

Un salut quotidien qui se vit de jour en jour en ce que le Seigneur est non seulement notre Intercesseur dans le ciel (Héb. 7. 25), mais Il est celui qui nous garde du mal et nous en délivre (Jean 17. 15 ; Mat. 6. 13). À ce salut quotidien, nous devons y travailler (Phil. 2. 12) ; nous avons la responsabilité de marcher en accord avec la volonté de Dieu.

Un salut final, qui se réalisera à la venue du Seigneur lorsqu’il « transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3. 21). Lors de son passage sur la terre, Jésus, dans tous ses actes, a servi l’humanité. Il a aussi servi son Père jusqu’à la mort de la croix, Il a servi ses disciples après sa résurrection, Il nous sert dans la gloire. Merveilleux Sauveur, ceint de la ceinture de la perfection !

Jésus nous invite à nous ceindre de la ceinture de la vérité pour tenir ferme dans le combat que tout chrétien doit soutenir « contre les puissances spirituelles de méchanceté » (Éph. 6. 12). À cause de cela, que nos reins soient ceints jour et nuit de la Vérité qui est la Parole de Dieu ! Il y a aussi la vérité pratique dans nos vies, la vérité que Dieu veut dans nos cœurs (Ps. 51. 6) ; cette vérité sans mensonge dans nos pensées et dans nos actions est une protection contre les attaques de Satan qui « s’enfuira de nous » si nous lui résistons (Jac. 4. 7). Quelle victoire pour le racheté ! Cette victoire ne peut être connue sans le secours du Seigneur et du Saint Esprit. Et, si quelqu’un s’est laissé surprendre par quelque faute, « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le juste ; et lui est la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2. 1 et 2).

La tiare avec le saint diadème.
La tiare était un bonnet pour gloire et pour ornement à Aaron. Aspect de gloire où, sur le blanc du fin lin symbolisant la pureté du Fils de Dieu, un cordon de bleu était fixé pour recevoir « une lame d’or pur », « le saint diadème », sur lequel était gravé : « Sainteté à l’Éternel » (Ex. 28. 36 et 37 ; 29. 6). Aaron, ainsi revêtu, n’était que l’image d’un plus grand qui viendrait au temps voulu de Dieu pour accomplir Sa volonté (voir Héb. 10. 10). Sur la croix, Jésus, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29) s’est écrié : « C’est accompli » (Jean 19. 30). L’œuvre de la purification des péchés étant achevée, Jésus ressuscite, vainqueur de Satan et de la mort. Il est pour tous ceux qui L’ont reçu, le garant de leur vie éternelle, de leur titre d’enfant de Dieu. La lame d’or pur sur laquelle était gravé : « sainteté à l’Éternel » proclame que toute trace de péché a été ôtée. Son œuvre est parfaite, comme Lui est parfait.
Sur cette base, ceux que Dieu a prédestinés « à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né parmi beaucoup de frères… il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Rom. 8. 29). Gloire à son nom !

L’ŒUVRE DE L’ESPRIT SAINT

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(Jésus dit) : Je ferai la demande au Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité. Jean 14. 16.

 

L’ŒUVRE DE L’ESPRIT SAINT

 

L’Esprit Saint remplace le Seigneur sur la terre dans ce qu’Il accomplissait quand Il était avec Ses disciples. Après la glorification du Seigneur Jésus dans le ciel, « L’Esprit de vérité » nous a été donné par Dieu le Père « pour être avec vous (les croyants) éternellement » (Jean 14. 16) et pour demeurer en eux : « Il demeure auprès de vous et… il sera en vous » (Jean 14. 17).
Les fonctions de ce « Consolateur » sont décrites dans les versets suivants :
– « L’Esprit Saint… vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (14. 26).
– « Il rendra témoignage de moi » (15. 26).
– « Il confondra (ou convaincra, produira les preuves irréfutables) le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement » (16. 8).
– « Il vous conduira dans toute la vérité… et vous annoncera ce qui va arriver » (16. 13).
– « Celui-là me glorifiera ; car il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera » (16. 14).
L’Esprit Saint est comme un « sceau » que Dieu met sur toute personne qui croit en Jésus, comme le signe que cette personne Lui appartient.
Il est aussi les « arrhes », la garantie, des biens célestes que Dieu donnera en héritage aux croyants : « Ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse qui est les arrhes de notre héritage » (Éph. 1. 13 et 14).
C’est le Saint Esprit qui nous fait comprendre la Parole de Dieu, et par Son témoignage en nous, nous connaissons la relation que nous avons avec Dieu par le moyen de la foi.
« Pour vous… la même onction [le Saint Esprit] vous enseigne à l’égard de tout » (1 Jean 2. 27) ; « Vous avez reçu l’esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rom. 8. 15 et 16).
« Par ceci nous savons qu’il [Dieu] demeure en nous : c’est par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3. 24) ; « Par ceci nous savons que nous demeurons en lui [Dieu] et lui en nous : c’est qu’il nous a donné de son Esprit » (1 Jean 4. 13).
L’Esprit Saint est aussi la puissance qui opère dans la vie de chaque croyant, et Son action ne doit être ni « attristée » ni « éteinte ».
Il agit dans le cœur des rachetés du Seigneur pour développer en eux des affections sincères pour leur Sauveur, et pour les conduire à désirer plus ardemment Son retour. « L’Esprit et l’Épouse disent : Viens » (Apoc. 22. 17).

 

D’après « Il buon seme » août 2015

 

DIEU EST POUR MOI

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Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? Rom. 8. 31 et 32

 

DIEU EST POUR MOI

 

Dieu est amour, c’est pourquoi Il m’aime tel que je suis et Il s’occupe de moi avec tendresse et fidélité.
Dieu est souverain, en conséquence Son amour et Sa bonté agissent envers moi continuellement, toujours et partout.
Dieu est sage, c’est pourquoi Il éclaire les zones d’ombres de ma vie pour les mettre en harmonie avec ce qu’Il est.
Dieu est omniscient, et Il connaît donc l’état de ma relation avec Lui. Il connaît mes besoins intérieurs, mes préoccupations et mes peines avant même que je les ressente.
Dieu est tout-puissant, aussi Il me protège en toutes circonstances. Il peut me libérer des tentations, d’où qu’elles proviennent, et me rendre vainqueur.
Dieu est omniprésent, par conséquent Il est là où je suis, à tout moment, pour me dire : Aie bon courage, je suis près de toi et je comprends les blessures que la vie t’inflige ; n’est-ce pas moi qui te donne le calme, la paix, la joie ? Oui, je suis tout près de toi, à ton côté.
Dieu est miséricordieux : Il donne sans rien exiger en retour ; mais Il attend de moi que j’apprécie les bénédictions dont Il me comble, et que je Lui en sois reconnaissant.

Oui sur Dieu seul repose-toi mon âme ; Jésus est là, toujours à tes côtés.
Dans la douleur, dans les eaux, dans la flamme, son tendre amour a voulu te porter.
Si Dieu te forme et t’éprouve, mon âme, Il te conduit vers la félicité.
Repose-toi, jamais Dieu ne t’oublie, et l’heure est proche où Jésus va venir.
Tu comprendras les peines de ta vie, et tu verras qu’Il voulait te bénir.
Oh ! que ta foi honore et glorifie Dieu qui t’aima pour l’immense avenir.

 

D’après « Il buon seme » février 2021