ROIS D’ISRAËL

LES ROIS D’ISRAËL ET JUDA

Moïse nous a commandé une loi, héritage de la congrégation de Jacob ; et il a été roi en Jeshurun, quand les chefs du peuple se réunirent ensemble avec les tribus d’Israël. Deut. 33. 4 et 5.

MOÏSE

Appeler Moïse un roi peut sembler inhabituel, et pourtant la Parole inspirée de Dieu le nomme ici roi en Jeshurun et, plus haut, homme de Dieu. Le nom de Jeshurun, qui signifie « (le peuple) qui se tient debout », est un terme que Dieu emploie pour désigner Israël, son peuple. Nous trouvons à de nombreuses reprises que le peuple et ses chefs viennent à Moïse pour s’assurer de la volonté de Dieu. Le roi selon le plaisir de Dieu devait gouverner le peuple de Dieu selon la pensée de Dieu.
En Deut. 17. 14 à 20, Dieu donne des instructions concernant le roi qu’il donnerait finalement à Israël. Les pensées de Dieu à l’égard d’un roi étaient bien différentes des pensées humaines. Pour autant que cela soit possible à un homme, Moïse était à la hauteur des exigences de Dieu. Mais lorsque Dieu envisage un roi pour son peuple, il porte en fait ses regards sur le Seigneur Jésus, son idéal absolu. Ici, le roi devait être celui que Dieu choisirait d’entre ses frères, non pas un étranger. C’était le cas pour Moïse, comme pour Christ. Le roi ne devait pas se procurer beaucoup de chevaux, ni conduire le peuple en Égypte dans ce but. Il ne devait pas avoir un grand nombre de femmes, de peur que son cœur ne se détourne, et il ne devait pas accumuler beaucoup d’or et d’argent pour lui-même. En cela aussi, Moïse, comme Christ, répondent à ces critères.
Le roi devait écrire pour lui-même une copie de la loi de Dieu, l’avoir avec lui, et la lire tout au long de sa vie. Alors que Moïse a été employé pour écrire la loi, le Seigneur Jésus pouvait dire prophétiquement : « Ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 8). Moïse s’est détourné de la loi de Dieu en une seule occasion, et son cœur s’éleva au-dessus de ses frères (Nomb. 20. 7 et 12). A cause de cela, il n’a pas pu prolonger ses jours, ni entrer dans le pays promis. En contraste absolu avec Moïse, Christ, débonnaire et humble de cœur, a même lavé les pieds de ses disciples. Et comme l’a annoncé l’ange : « Il n’y aura pas de fin à son royaume » (Luc 1. 33).

Et tous les arbres dirent à l’épine : Viens, toi, règne sur nous. Et l’épine dit aux arbres : Si vraiment vous voulez m’oindre roi sur vous, venez, mettez votre confiance en mon ombre ; sinon, un feu sortira de l’épine, et dévorera les cèdres du Liban… Et Abimélec fut prince sur Israël trois ans. Jug. 9. 14,15 et 22.
Il est un temps où des hommes dominent sur des hommes pour leur mal. Éccl. 8. 9.

ABIMÉLEC

L’histoire tragique d’Abimélec est un exemple de ce que Dieu ne veut pas voir dans un roi. Quel contraste cette fière « épine » fait avec Celui dont Dieu dit « J’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » (Ps. 2. 6) ! En vérité, il ressemble beaucoup plutôt à celui que nous entendons affirmer sa volonté cinq fois dans Ésaïe 14. 12, 20 : « je monterai … j’élèverai … je m’assiérai … je monterai … je serai semblable au Très-Haut » – Lucifer, le rebelle par excellence que nous reconnaissons comme le diable.
Le Seigneur Jésus nous dit que le diable est un menteur depuis le commencement (Jean 8. 44). Abimélec, le fils que Gédéon avait eu d’une concubine à Sichem, est venu au pouvoir en persuadant les hommes de sa ville natale qu’il serait plus avantageux pour eux de l’avoir, lui, pour gouverner sur eux, que les 70 autres fils de Gédéon, dont aucun d’ailleurs ne recherchait le pouvoir. Ayant gagné ses concitoyens par sa politique persuasive, il loua les services d’assassins, tua ses frères, et fut fait roi par les hommes de Sichem. Il est bien compréhensible que la volonté de Dieu n’ait pas été recherchée dans toute cette affaire. Jotham, le plus jeune fils de Gédéon, avait seul échappé à la tuerie. Il présenta ensuite aux hommes de Sichem l’allégorie des arbres choisissant un roi, et leur prédit le désastre et le jugement qui viendraient sur eux et sur leur roi méchant et usurpateur.
Le règne d’Abimélec ne dura que trois ans. C’était vraiment l’homme dominant sur l’homme pour son mal. Dieu ne pouvait pas bénir une royauté érigée de cette façon. Abimélec, comme les hommes de Sichem, n’avaient pas tenu compte de Dieu dans leurs calculs. Ils eurent tous une fin tragique. Les hommes font de même de nos jours. Eux aussi apprendront qu’ « on ne se moque pas de Dieu ». (Gal. 6. 9)

N’est-ce pas, quand tu étais petit à tes propres yeux… (que) l’Éternel t’a oint pour roi sur Israël ?… pourquoi n’as-tu pas écouté la voix de l’Éternel ?… Voici, écouter est meilleur que sacrifice. 1 Sam. 15. 17, 19 et 22.

SAÜL

Saül, jeune homme grand, racé, imposant, avait toute l’apparence extérieure convenant à un roi. Lorsque Samuel, suivant la direction de Dieu, l’eut oint comme roi, Saül fit un bon départ.
Samuel lui fit part de plusieurs signes qui allaient lui arriver. L’un d’entre eux, c’est qu’il allait rencontrer une compagnie de prophètes et, lui dit Samuel, « l’Esprit de l’Éternel te saisira, et tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme » (1 Sam. 10. 5 et 6). C’est ce qui arriva, et qui surprit tous ceux qui avaient connu Saül, car apparemment, il n’avait pas été connu pour sa spiritualité auparavant. Lorsqu’il fut publiquement désigné comme le roi que Dieu donnait à son peuple, il se comporta tout d’abord avec modestie.
Bien que l’Esprit de Dieu soit venu sur lui, nous ne constatons pas que son cœur ait changé. L’Esprit lui donne de la puissance et il défait des armées ennemies. Mais le fait d’être « changé en un autre homme » se révèle être une chose purement extérieure chez Saül. Il était capable d’agir avec décision contre l’ennemi. Il était religieux, également, mais d’une manière publique, tout comme le sont aujourd’hui de nombreux chefs politiques. Mais la véritable obéissance à Dieu et à sa Parole était une chose entièrement étrangère à son caractère – et ce fut sa ruine.
Au ch. 13 (de 1 Samuel), nous voyons qu’il n’attend pas une semaine entière, avant que Samuel arrive pour offrir l’holocauste, mais qu’il l’offre lui-même quand il voit que le peuple se disperse d’auprès de lui. Au ch. 14, il commence à consulter Dieu mais s’interrompt quand il voit s’accroître l’activité dans le camp des Philistins. Au ch. 15, en opposition au commandement de l’Éternel, il épargne le roi d’Amalek, et le meilleur des brebis et des bœufs, reportant sur le peuple le blâme de sa désobéissance.
Aujourd’hui encore, Dieu recherche, chez tous ceux auxquels il confie des responsabilités, l’humble obéissance qui caractérisait son Fils, notre Seigneur.

Et Saül mourut dans son péché qu’il avait commis contre l’Éternel, à propos de la parole de l’Éternel, qu’il n’avait pas gardée, et aussi pour avoir interrogé une femme qui évoquait les esprits pour les consulter ; et il ne consulta point l’Éternel. Et il le fit mourir, et transféra le royaume à David, fils d’Isaï. 1 Chron. 10. 13 et 14.

Dans les livres des Chroniques, où nous avons la narration que Dieu fait de l’histoire de son peuple terrestre, nous trouvons la généalogie de Saül (1 Chron. 8. 33) mais un seul chapitre lui est personnellement consacré. Ce chapitre nous dit d’abord comment Saül est mort, et ensuite pourquoi il mourut (1 Chron.10). La première raison qui nous est donnée est la désobéissance de Saül à la parole de Dieu. A plusieurs reprises il avait enfreint des commandements explicites de Dieu. Au Ps. 119. 4, il nous est dit : « Tu as commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement ». Dieu ne supportera pas qu’on désobéisse à sa Parole.
Lorsque Saül ne se conforma pas à la parole de Dieu, Dieu le mit de côté. Saül refusa d’accepter cette sanction. Quoiqu’il ait su que David était l’homme choisi par Dieu, et qui prévaudrait à la fin, il lutta pour se maintenir sur le trône royal. Ensuite, Samuel mourut. Dieu n’eut plus de communications avec Saül par des prophètes, des Urim (instruments des sacrificateurs), ou des songes.
Saül se trouva ensuite devant une situation désespérée. Les armées des Philistins avaient de nouveau envahi le pays et se préparaient à la bataille. Saül, dans sa détresse, chercha une diseuse de bonne aventure, et lui demanda de faire revenir des morts Samuel, pour que celui-ci lui donne conseil. Il avait autrefois expulsé du pays les médiums et les spirites. Mais maintenant, en désobéissance flagrante au commandement de Dieu en Deut. 18. 9 à 14 et Lév. 19. 31, il recherchait de l’aide auprès de sources sataniques. Dieu – et non pas Satan – lui répondit d’une manière telle que ce fut un choc pour la femme et que Saül se prosterna, rempli de frayeur.
A l’inverse de beaucoup de personnes, la Bible parle avec beaucoup de sérieux du pouvoir de Satan, le trompeur par excellence. Il n’y a pas de communion entre Dieu et Satan, entre la lumière et les ténèbres. S’intéresser à l’occultisme n’est pas un passe-temps innocent, mais une véritable abomination devant Dieu, et un grand danger pour ceux qui s’y engagent. Chrétiens, tenez-vous loin de l’occultisme.

Et il choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis ; Il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage. Ps. 78. 70 et 71.

DAVID

Tout comme Dieu prépara de nombreux autres conducteurs fidèles parmi son peuple terrestre, Israël, de la même manière, dans sa sagesse et son amour infinis, il forma David dans l’obscurité paisible de son travail de berger. David, le plus jeune des huit fils d’Isaï, n’était pas considéré comme étant assez important pour être appelé au sacrifice quand le prophète Samuel vint à Bethléhem. La première fois que David est mentionné, son père dit de lui : « Voici, il paît le menu bétail » (1 Sam. 16. 11). Plus tard, lorsqu’Isai l’envoya porter de la nourriture à ses frères aînés à l’armée, « David se leva de bonne heure le matin, et laissa le menu bétail à un gardien, et prit sa charge et s’en alla, comme Isaï le lui avait commandé » (1 Sam. 17. 20). Et de quelle manière touchante il décrit les soins du berger au Ps. 23.
David a eu le cœur d’un berger pendant toute sa vie. Lorsqu’il vit l’ange frapper au milieu du peuple, après qu’il avait ordonné leur dénombrement, il dit : « Voici, moi, j’ai péché… mais ces brebis, qu’ont-elles fait ? » (2 Sam. 24. 17). Notre Seigneur bien-aimé dit, à ceux qui venaient l’arrêter : « Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci » (ses disciples) (Jean 18. 8). Il était en vérité, comme il le dit en Jean 10. 11, le Bon Berger qui met sa vie pour les brebis.
Après la chute de Saül et de sa maison, tout Israël vint d’un seul cœur vers David, le reconnaissant pour leur berger, lui disant : « Autrefois, quand Saül était roi, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël ; et l’Éternel, ton Dieu, t’a dit : Tu paîtras mon peuple Israël, et tu seras prince sur mon peuple Israël » (1 Chron. 11. 2). Tel était l’homme selon le cœur de Dieu.

Car David dit : Salomon, mon fils, est jeune et délicat, et la maison à bâtir pour l’Éternel doit être très grande en renom et en beauté dans tous les pays ; ainsi je préparerai pour elle ce qu’il faut ; et David le prépara en abondance avant sa mort. 1 Chron. 22. 5.

Au Ps. 132, nous apprenons que David, lorsqu’il était encore un jeune berger à Éphrata (Bethléhem de Juda), avait désiré préparer « un lieu pour l’Éternel, des demeures pour le Puissant de Jacob » (v. 5). Le souhait de toute sa vie était de construire un temple magnifique, digne de Dieu, qui soit une demeure pour l’arche de l’alliance, le symbole de la présence de Dieu avec son peuple. Avant les jours de David, l’arche avait été prise par les Philistins, et par la suite, avait été gardée dans des maisons particulières plutôt que dans le tabernacle.
Lorsque David fut prêt à construire, Dieu ne lui permit pas de mettre à exécution le projet qui lui tenait à cœur, parce qu’il avait été un homme de guerre et avait versé beaucoup de sang. Dieu appréciait cependant qu’il ait eu cette chose à cœur. Dieu promit à David que Lui-même lui bâtirait une maison (ayant en cela Christ en vue) – et que d’autre part il lui donnerait un fils, Salomon, un homme de paix, qui construirait le temple. Dieu loua l’amour de David, cet homme selon son cœur, pour son désir de L’adorer.
Au lieu de donner libre cours à sa déception de ce que son projet ne pouvait pas se réaliser, David fit tout ce qu’il pouvait comme préparatifs pour la construction du temple. L’Esprit de Dieu donna à David, cet homme de Dieu, le modèle du temple, et des instructions détaillées concernant les personnes attachées au temple et le service de l’adoration. David accumula d’immenses réserves d’or, d’argent, et d’autres matériaux qui entreraient dans la construction. Et dès l’enfance de Salomon, David prit le temps d’éduquer son fils, de lui enseigner l’importance d’acquérir la sagesse, et de lui faire connaître le dessein de Dieu pour sa vie.
Combien il est essentiel que les parents chrétiens, aujourd’hui, enseignent leurs enfants, en insistant sur la volonté de Dieu et ses buts pour leur vie !

Et David dit à Abiathar : … Demeure avec moi, ne crains point ; car celui qui cherche ma vie, cherche ta vie, et près de moi tu seras bien gardé. 1 Sam. 22. 22 et 23.
Et l’Esprit revêtit Amasçaï, chef des principaux capitaines : Nous sommes à toi, David, et avec toi, fils d’Isaï ! Paix, paix à toi, et paix à ceux qui t’aident, car ton Dieu t’aide ! Et David les reçut, et les établit chefs de bandes. 1 Chron. 12. 18.

Pendant des années, David fut la cible d’une chasse à l’homme sans merci. Il avait tué Goliath, le géant Philistin, sa victoire avait été chantée par les femmes israélites, il s’était comporté avec sagesse, et Dieu l’avait fait prospérer. Il avait gagné l’amitié du prince Jonathan, le fils de Saül, mais au travers de tout cela il avait aussi enduré la jalousie insensée et mortelle du roi Saül, qui avait plusieurs fois essayé de le tuer. Jésus, notre Seigneur, a aussi été « haï sans cause ».
Non seulement Abiathar, le sacrificateur, dont toute la famille et l’entourage avaient été tués sur l’ordre de Saül, mais beaucoup d’hommes en Israël qui souffraient à ce moment-là – dans la détresse, dans les dettes, ayant de l’amertume dans l’âme – trouvèrent refuge auprès de David.
Ils s’assemblèrent autour de lui, et il fut leur chef (1 Sam. 22. 2). Les hommes de cette troupe hétéroclite, ayant David comme chef, devinrent ses hommes forts. Leur nombre s’éleva à 400, puis à 600, et finalement en une armée de plusieurs milliers d’hommes. Leur fidélité à David était le ciment de leur union.
Amasçaï exprime cette loyauté en termes d’une grande beauté. Ses paroles s’appliquent aussi à nous comme chrétiens. Nous devons d’abord venir à Christ. Lorsque nous sommes à lui, nous devons aussi être avec lui. Amasçaï et ses compagnons étaient sortis, s’étaient séparés des autres pour David. Celui-ci leur avait demandé s’ils venaient à lui dans un esprit pacifique, pour l’aider. Souhaiter la paix à David, c’était également souhaiter la paix à ceux qui l’aidaient.
De même, lorsque nous prenons place aux côtés du Seigneur dans sa réjection, nous devons aussi être disposés à œuvrer avec d’autres croyants qui le suivent et le servent déjà.

Absalom haïssait Amnon, parce qu’il avait humilié Tamar, sa sœur… Absalom dérobait les cœurs des hommes d’Israël… Absalom envoya des émissaires dans toutes les tribus d’Israël, disant : Quand vous entendrez le son de la trompette, dites : Absalom règne à Hébron… Et le peuple allait croissant auprès d’Absalom. 2 Sam. 13. 22 ; 15. 6, 10 et 12.

ABSALOM

Absalom était le troisième fils du roi David. Il était bel homme et vaniteux, spécialement à cause de sa longue et épaisse chevelure – qu’il coupait et pesait tous les ans – mais qui fut sa ruine pour finir. Parce qu’Amnon, son demi-frère, n’avait pas été châtié pour ce qu’il avait fait à la sœur d’Absalom, celui-ci le haïssait et complota pour le tuer. Il y réussit, et échappa à la peine qu’il aurait dû subir comme meurtrier. S’étant débarrassé du meurtre, il tourna ses ambitions vers un but plus élevé – devenir roi sur Israël. Il fit son plan, méthodiquement, pour y arriver. Pour impressionner les gens, il avait des chars et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Il se levait de bonne heure, rencontrait ceux qui venaient au roi David, les saluant avec bonhomie, et insinuant qu’ils n’obtiendraient pas du roi la justice qu’ils méritaient. Il volait les cœurs des Israëlites avec de douces paroles, et réussit à gagner à son bord Akhitophel, le conseiller estimé du roi. Il camoufla tout cela sous des paroles pieuses concernant des sacrifices à offrir et le service de l’Éternel – un chef-d’œuvre de politicien ! « Et la conjuration devint puissante, et le peuple allait croissant auprès d’Absalom » (2 Sam. 15. 12).
Tout se déroula selon le plan prévu. David et ceux qui lui étaient fidèles fuirent en hâte de Jérusalem. Absalom et ses forces avancèrent. Ses succès préfigurent l’ascension rapide de l’Antichrist pendant la Grande Tribulation, qui est proche. Il y avait danger imminent pour la vie de David. Mais Absalom avait compté sans Dieu. « Qui maudit son père et sa mère, – sa lampe s’éteindra au sein des ténèbres » (Prov. 20. 20). L’armée d’Absalom fut mise en déroute, et ses ambitions orgueilleuses trouvèrent leur fin dans un grand térébinthe.

Et Adonija, fils de Hagguith, s’éleva, disant : Moi, je serai roi. Et il se procura des chars et des cavaliers, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Et son père ne l’avait jamais chagriné, en disant : Pourquoi fais-tu ainsi ? Et il était aussi un très bel homme ; et sa mère l’avait enfanté après Absalom. 1 Rois 1. 5 et 6.
Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. Luc 14. 11.

ADONIJA

Il est triste de voir qu’Adonija, le quatrième fils de David, a suivi le mauvais exemple donné par son frère aîné, Absalom. Sa vanité et son orgueil, et un manque de fermeté dans la discipline, de la part de son père, l’amenèrent à s’exalter lui-même. Se dressant contre la volonté expresse de Dieu, précisant que Salomon devait être roi, et contre l’ordre que David avait donné aux princes, d’aider Salomon, il essaya alors de s’assurer le trône, en attirant même dans ses plans et ses préparatifs de vieux serviteurs fidèles de David.
Que c’est tragique, quand des parents laissent leurs enfants faire ce qui leur plaît, sans jamais leur en demander des comptes. Quelle terrible moisson cette semence produit-elle !
« Je serai roi ! » Cela ne nous rappelle-t-il pas les « Je monterai… J’élèverai mon trône … Je m’assiérai » attribués à Lucifer en És. 14. Son but, c’était d’avoir la première place en toutes choses, d’avoir l’honneur que Dieu destinait à son Fils, notre Seigneur Jésus Christ (Col. 1. 18). Pour atteindre son but, il détourna beaucoup d’autres anges vers une ignoble rébellion contre Dieu. Mais sa puissance a été annulée au Calvaire, par Celui qui est glorieux mais s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. (Phil. 2), tandis que Satan sera bientôt abaissé jusqu’en enfer.
Le coup d’état projeté par Adonija fut déjoué à l’apogée des réjouissances du conspirateur. Ses invités se dispersèrent. Pour assurer sa sécurité, Adonija saisit les cornes de l’autel. Ce faisant, il gagna un temps de répit. Mais il montra bientôt que ni son cœur ni ses voies n’avaient changé, et il fut donc exécuté.

Cette même nuit Dieu apparut à Salomon, et lui dit : Demande ce que tu veux que je te donne. Et Salomon dit à Dieu : … maintenant, donne-moi de la sagesse et de la connaissance, et je sortirai et j’entrerai devant ce peuple ; car qui jugera ton peuple qui est si grand ? 2 Chron. 1. 7, 8 et 10.

SALOMON

David, à mesure que son fils Salomon grandissait, lui enseigna l’importance de la sagesse, et insista pour qu’il acquière la sagesse (Prov. 4. 4 à 9). Avant sa mort, David a reconnu la sagesse de son fils et l’a pressé d’agir selon cette sagesse, dans des questions où lui-même avouait avoir manqué (1 Rois 2. 6 et 9). Les parents, aujourd’hui, devraient aussi encourager leurs enfants à acquérir la vraie sagesse et leur témoigner notre joie lorsqu’ils font preuve d’une sagesse divine. La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse, nous est-il dit à maintes reprises.
Salomon montra bien qu’il avait pris à cœur les paroles de son père. Cette sagesse nous apparaît lors des premières décisions qu’il prit dès son accession au trône. Nous voyons cela spécialement lorsque Dieu lui demande de choisir ce qu’il voudrait recevoir de lui. Un homme réellement pieux se rendra compte qu’il manque de sagesse, et ira la chercher à la source de la sagesse – Dieu lui-même.
Salomon n’a pas demandé la sagesse par vanité ou pour un avantage personnel. Il avait conscience de la grande responsabilité que l’Éternel lui avait confiée, jeune et inexpérimenté comme il l’était. Il souhaitait la sagesse pour être capable de bien gouverner le grand peuple de Dieu. Sachons aussi demander la sagesse d’en-Haut pour bien nous comporter dans nos tâches journalières, dans les besoins familiaux, et dans les responsabilités que Dieu nous confie au milieu de son peuple ! Dieu trouvera sa joie à exaucer de telles requêtes. Jacques nous assure que Dieu donne la sagesse libéralement à tous ceux qui la lui demandent « avec foi, ne doutant nullement » (Jac. 1.5 et 6).
Dieu fit don à Salomon de la sagesse et de la connaissance, d’une très grande intelligence et d’un cœur très large, et lui donna en plus les richesses, la santé, et les honneurs. La sagesse de Dieu lui donnait la capacité de rendre la justice avec équité. Des rois vinrent pour écouter sa sagesse, car sa renommée se répandait au loin.

Salomon avait fait une estrade d’airain… au milieu de la cour ; et il s’y tint, et fléchit les genoux en face de toute la congrégation d’Israël, et étendit ses mains vers les cieux, et dit : Éternel, Dieu d’Israël ! Il n’y a point de Dieu comme toi, dans les cieux et sur la terre. 2 Chron. 6. 13 et 14.

Quel magnifique exemple Salomon nous donne ici ! Ce roi grand et glorieux, dont tous les rois de la terre recherchaient la présence pour entendre sa sagesse, s’agenouille en public devant l’Éternel et reconnaît sa grandeur et sa fidélité. De Salomon il nous est dit : « Et Salomon aimait l’Éternel » (1 Rois 3. 3). Dieu veuille nous accorder plus de tels conducteurs qui aiment réellement le Seigneur et qui l’honorent et lui rendent témoignage publiquement !
C’est cela, la vraie sagesse !
Salomon présente ensuite à l’Éternel plusieurs requêtes précises en relation avec le temple qu’il avait mis sept ans à construire. Ce temple était probablement l’un des édifices les plus splendides et coûteux que l’homme ait jamais édifiés. Dieu en avait donné le modèle à David. Construit avec des matériaux de première qualité, par des ouvriers qualifiés, il était entièrement recouvert d’or, à l’intérieur et à l’extérieur.
Lorsque Salomon eut terminé sa prière, le feu descendit du ciel et consuma les sacrifices. La nuée de la gloire de l’Éternel remplit la maison de Dieu, de sorte que les sacrificateurs ne pouvaient s’y tenir pour accomplir leur service. Lorsque le peuple vit tout cela, eux aussi « s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement, et se prosternèrent, et célébrèrent l’Éternel : Car il est bon, car sa bonté demeure à toujours ! » (2 Chron. 7. 3).
Les conditions sont bien différentes aujourd’hui. Les changements technologiques n’amènent pas toujours de la bénédiction. Dans bien des pays, les autorités cherchent plutôt à évincer la pensée de Dieu et du Seigneur Jésus dans les affaires publiques. On peut en constater le triste résultat.

Et (Salomon) proféra trois mille proverbes, et ses cantiques furent au nombre de mille et cinq. Et il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort du mur ; et il parla sur les bêtes, et sur les oiseaux, et sur les reptiles, et sur les poissons. 1 Rois 4. 32 et 33.

Salomon avait demandé à Dieu de la sagesse et de la connaissance pour juger le peuple de Dieu, et pour savoir discerner le bien et le mal. La sagesse que Dieu lui donna « était plus grande que la sagesse de tous les fils de l’orient et toute la sagesse de l’Égypte ; Et il était plus sage qu’aucun homme » (1 Rois 4. 30 et 31). Nous voyons dans les détails mentionnés ci-dessus l’ampleur de cette sagesse. Les connaissances de Salomon en biologie rappellent celles d’Adam, à qui il avait été donné de dominer sur la terre, et dont la première tâche fut de donner un nom aux animaux. Dans l’Écriture, le fait de nommer quelqu’un ou quelque chose est en général associé à l’idée de connaissance et d’une position de supériorité par rapport à la chose nommée. Qu’il serait intéressant d’avoir un manuel de biologie écrit par Salomon ! Il aurait certainement donné gloire au grand Dieu Créateur plutôt que d’émettre des absurdités évolutionnistes.
Dieu nous a conservé beaucoup des trois mille proverbes de Salomon dans le livre des Proverbes – un livre d’une grande perspicacité, qu’il écrivit à l’intention de son fils – qui garde encore toute sa valeur pour les jeunes d’aujourd’hui, et également pour nous tous. D’autres sages déclarations de Salomon nous sont données dans l’Écclésiaste, un livre où il porte son regard sur les expériences de sa vie. Là, il considère la vie de l’homme « sous le soleil », en contraste avec ce que nous donne le Nouveau Testament qui présente le chrétien comme béni de « toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3). Le vide ressenti lorsqu’on vit uniquement pour le monde se voit clairement dans l’Ecclésiaste.
Des 1005 cantiques que Salomon a écrits, il ne nous en reste qu’un, mais celui-là, c’est « Le cantique des cantiques, qui est de Salomon » (Ch. 1. 1) – un cantique qui rend hommage à Christ, le véritable époux, les délices du cœur de ses rachetés.

Mais le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères… Au temps de la vieillesse de Salomon… ses femmes détournèrent son cœur après d’autres dieux… Et l’Éternel eut de la colère contre Salomon, parce que son cœur s’était détourné de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui s’était révélé à lui deux fois, et lui avait commandé, à ce sujet, de ne pas aller après d’autres dieux, et il ne garda pas ce que l’Éternel lui avait commandé. 1 Rois 11. 1, 4, 9 et 10

Nous disons : C’est incroyable ! – Mais non, c’est absolument vrai. Dieu nous donne ce triste commentaire dans sa Sainte Parole, et il est là pour nous avertir et nous corriger. Comment Salomon, avec toute la sagesse que Dieu lui avait donnée, a-t-il pu faire une chose pareille ? Que pouvons-nous apprendre de son expérience pour nous aider à éviter de faire des fautes désastreuses comme les siennes ?
Un indice utile se trouve justement dans l’un de ses proverbes, où il nous dit que celui « qui se confie en son propre cœur est un sot » (Prov. 26. 28). Dieu avait enseigné explicitement à son peuple terrestre que leurs rois ne devaient pas avoir un grand nombre de femmes (Deut. 17.17). Salomon, qui dans sa jeunesse aimait l’Éternel et lui bâtit un temple magnifique, prit 700 femmes princesses, et en plus, 300 concubines ! Peut-être se justifiait-il en se disant qu’il y avait des raisons d’état à certaines de ces alliances, mais Dieu nous dit clairement qu’il « s’attacha à elles par amour ». Le problème de Salomon était une question de cœur ! Il a désobéi et son cœur s’est détourné.
Non seulement Dieu avait donné des avertissements et des instructions sans équivoque dans la Loi, mais il était apparu personnellement à Salomon à deux reprises, et lui avait commandé de ne pas aller après d’autres dieux. Il semble que ses femmes, l’une après l’autre, l’aient persuadé de construire un haut lieu pour leur idole. Elles ont pu lui dire : Tu as bâti un si beau temple pour ton Dieu. Ne peux-tu pas me construire un petit haut lieu pour le mien ? Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que la colline qui est près de Jérusalem, le Mont des Oliviers, soit défigurée par ces hauts lieux, et cela pendant 350 ans, jusqu’au règne de Josias.

Et l’Éternel dit à Salomon : Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes statuts, que je t’ai commandés, je t’arracherai certainement le royaume, et je le donnerai à ton serviteur. Seulement, je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père ; mais je l’arracherai de la main de ton fils. Toutefois je ne lui arracherai pas tout le royaume ; je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que j’ai choisie. 1 Rois 11. 11 à 13.

Dans la dernière partie de sa vie, Salomon n’a pas suivi pleinement l’Éternel. Ses femmes ont détourné son cœur après d’autres dieux, et il a bâti des hauts lieux pour elles, où elles brûlaient de l’encens et sacrifiaient à leurs dieux. Les mariages entre croyants et incroyants, aujourd’hui encore, auront de même des conséquences désastreuses. Il est bien rare que le croyant attire l’incroyant vers les choses d’en-haut. C’est habituellement l’incroyant qui entraîne le croyant vers le bas, avec des résultats lamentables, au point de vue personnel, pour la famille, et même au-delà. A nouveau Dieu parla à Salomon, mais cette fois-ci, en jugement. Il l’avait averti du désastre qui adviendrait, s’il cessait de le suivre et de garder ses commandements, pour servir et adorer des idoles. Dieu se devait maintenant d’agir conformément à sa parole. En Gal. 6. 7, nous lisons : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera ». Ni la sagesse de Salomon, ni sa richesse, ni sa puissance, ne pouvaient détourner le juste jugement de Dieu. Son royaume lui serait arraché et serait donné à son serviteur.
Dieu agit toujours d’une manière fidèle à sa parole et en accord avec son caractère. C’est pourquoi, ici, conformément à sa parole à David, qu’il appelle « mon serviteur », et à cause de Jérusalem qu’il avait choisie, Dieu diffère d’exécuter son jugement pendant la vie de Salomon.
Dieu adoucit aussi sa sévérité. Il n’enlèverait pas le royaume tout entier, mais donnerait une tribu au fils de Salomon, et ainsi maintiendrait toujours une lampe pour David à Jérusalem.

ROIS D’ISRAËL

Jéroboam était un fort et vaillant homme ; et Salomon vit que le jeune homme faisait de l’ouvrage, et le préposa sur tout le travail de la maison de Joseph… Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël… Je te prendrai et tu régneras sur tout ce que ton âme désire, et tu seras roi sur Israël. 1 Rois 11. 28, 31 et 37.

JÉROBOAM 1

Jéroboam, le premier roi d’Israël sur le royaume des dix tribus, était le fils d’une veuve, et un jeune homme plein de promesses. Du point de vue humain, il avait tout pour lui. Lorsque Salomon était en train de fortifier Jérusalem, il remarqua que Jéroboam était adroit, et il le promut à la direction du travail des équipes d’Éphraïm et de Manassé. Mais nous voyons que le roi n’était pas le seul à remarquer ce jeune homme. Dieu, également, avait pris note de ses capacités et de son ambition. Le regard de Dieu considère les voies de l’homme et, plus que cela, il connaît les pensées et les désirs du cœur de chaque homme.
Dieu envoya le prophète Akhija annoncer à Jéroboam que, à cause de l’infidélité du peuple sous le règne de Salomon, il déchirerait le royaume, le retirant de la main de Roboam, le fils de Salomon, et l’établirait lui, Jéroboam, comme roi sur dix tribus, mais que, à cause de ses promesses à David, il ne retirerait pas complètement le royaume à la famille de David, et n’accomplirait pas ces choses pendant la vie de Salomon. Tout en étant toujours fidèle à sa Parole, Dieu ne se hâte pas d’exécuter ses justes jugements.
L’habileté de Jéroboam était une chose louable, mais Dieu recherche plus que simplement des capacités humaines valables. Il regarde au cœur et veut des cœurs qui lui soient entièrement consacrés. C’est pourquoi il dit à Jéroboam : « Si tu écoutes tout ce que je te commanderai, et si tu marches dans mes voies et que tu fasses ce qui est droit à mes yeux, en gardant mes statuts et mes commandements, comme a fait David, mon serviteur, alors je serai avec toi, et je te bâtirai une maison stable, comme je l’ai bâtie pour David, et je te donnerai Israël » (v. 38).

Et Jéroboam dit en son cœur : Maintenant le royaume retournera à la maison de David. Si ce peuple monte pour offrir des sacrifices dans la maison de l’Éternel à Jérusalem, le cœur de ce peuple retournera à son seigneur… et ils me tueront, et ils retourneront à Roboam, roi de Juda. 1 Rois 12. 26 et 28.

Dieu, qui sonde les cœurs et qui les connaît à fond, révèle ici les raisonnements intimes du cœur de Jéroboam. Jéroboam ne se confiait pas de tout son cœur en Dieu, dans sa bonté, et dans la parole que Dieu lui avait fait connaître. Au lieu de cela, il fit l’erreur de s’appuyer sur sa propre intelligence. L’Écriture nous dit que celui « qui se confie en son propre cœur est un sot » (Prov. 28. 26).

Satan, dans le cœur de nos premiers parents, a insinué le doute quant à la bonté de Dieu, et les a rapidement convaincus que ce qu’il suggérait, lui, était bien meilleur pour eux. Depuis lors, l’homme a toujours cherché son avantage propre. Sans voir plus loin, il se confie en son propre cœur et s’appuie sur sa propre intelligence. Il prend conseil auprès d’autres hommes qui pensent exactement comme lui. Soit il feint d’ignorer Dieu, soit il se trompe lui-même en croyant qu’il peut s’en sortir en désobéissant à Dieu. Parce que Dieu est « miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère, et grand en bonté et en vérité, gardant la bonté envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché », l’homme – parce que cela lui convient – oublie que Dieu est aussi un Dieu « qui ne tient nullement celui qui… est coupable (de péché) pour innocent, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, et sur les fils des fils, sur la troisième et sur la quatrième génération » ! (Ex. 34. 6 et 7).
Jéroboam a institué sa propre religion. Cela a amené la ruine de tous les rois qui lui ont succédé en Israël. Il a fait deux veaux d’or, a construit des hauts lieux, a consacré des sacrificateurs qui n’étaient pas des Lévites, et a établi une fête, « comme la fête qui avait lieu en Juda » (v. 32). Faisons attention de ne pas changer, de ne pas même modifier, les instructions que Dieu nous a données dans sa Parole !

C’est l’homme de Dieu qui a été rebelle à la parole de l’Éternel, et l’Éternel l’a livré au lion qui l’a déchiré et l’a tué, selon la parole de l’Éternel. 1 Rois 13. 26.
Le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? 1 Pier. 4. 17.

Jéroboam, comme Caïn, avait institué sa propre religion, une religion qu’il « avait inventée dans son propre cœur » (cf. Néh. 6. 8). Alors qu’il faisait brûler de l’encens sur l’autel qu’il avait fait à Béthel – la « maison de Dieu » – un homme de Dieu venant de Juda cria contre cet autel, par la parole de l’Éternel, prédisant la ruine finale du système créé par Jéroboam pour adorer Dieu. Lorsque Jéroboam essaya d’arrêter l’homme de Dieu, il se trouva subitement sans force pour l’atteindre. Sa folie fut publiquement mise au jour.
Cependant, Dieu avait donné à son serviteur des instructions explicites concernant la manière dont il devait se comporter pendant qu’il était dans le pays gouverné par Jéroboam. L’homme de Dieu, en conséquence, a décliné l’offre du roi, de se rafraîchir chez lui et de prendre un présent de sa main. Mais, sur le chemin du retour chez lui, il s’est assis pour se reposer, et un vieux prophète l’a persuadé de venir chez lui et d’y manger du pain. Il lui a dit, en mentant, qu’un ange lui avait ordonné cela. Aucun ange de Dieu ne possède l’autorité pour changer ce que Dieu a dit. Contredire, ou vouloir moderniser ce que Dieu a dit est une grave offense envers notre Dieu, lui qui ne change pas et ne peut mentir. Peu après, un lion a tué l’homme de Dieu de la manière la plus extraordinaire.
Dieu s’attend à ce que ses serviteurs soient des exemples en ce qui concerne l’obéissance à sa Parole. Avant de faire tomber le jugement sur l’infidélité de Jéroboam, il a agi en jugement quant à la désobéissance du serviteur même dont il s’était servi pour prononcer ce jugement sur le roi. Puissions-nous ne jamais oublier quelle responsabilité solennelle c’est, que de représenter Dieu dans ce monde !

Dans ce temps-là, Abija, fils de Jéroboam, fut malade. Et Jéroboam dit à sa femme : Lève-toi… et déguise-toi, et qu’on ne sache pas que tu es la femme de Jéroboam, et va-t-en à Silo ; voici, là est Akhija, le prophète, qui a dit de moi que je serais roi sur ce peuple… il te dira ce qui arrivera à l’enfant. 1 Rois 14. 1 et 3.

Bien que Jéroboam ait institué pour son peuple une religion de sa propre invention, il est évident que lui-même n’avait pas réellement confiance en elle. Lorsque sa main étendue avait séché, il avait demandé à l’homme de Dieu de Juda de prier « l’Éternel ton Dieu », afin que l’usage de sa main puisse lui être rendu. Ici aussi, quand son fils Abija tomba malade, il envoya sa femme vers le prophète Akhija, maintenant âgé et aveugle, pour savoir ce qui adviendrait de l’enfant. Sa propre religion pouvait peut-être lui être utile pour ses buts politiques, mais non pas lorsque les fonctions de son corps ou de la vie de son fils étaient en jeu ! Ce même principe est vrai de toutes les religions inventées par les hommes.
Il n’y avait toutefois aucune repentance chez Jéroboam. Il était décidé à sauver la face. Sa femme devait se déguiser et prendre avec elle un présent pour aller interroger le vieux prophète Akhija. Ni le prophète aveugle, ni le peuple, ne devaient être au courant de sa démarche. Mais Dieu connaissait toutes choses, et donna à Akhija des instructions précises quant à ce qui arriverait et à ce qu’il aurait à faire.
L’Éternel avait trouvé en cet enfant quelque chose qui lui était agréable. Il le prit auprès de lui avant que le jour du jugement n’éclate sur le reste de la maison de Jéroboam. Ce petit garçon fut le seul membre de la famille de Jéroboam qui reçut un enterrement convenable et pour lequel Israël mena deuil. Malgré sa colère contre le royaume des dix tribus, Dieu se souvint en grâce de cet enfant. « Le juste est recueilli de devant le mal » (És. 57. 1). Cependant, combien l’épreuve a-t-elle dû peser sur le cœur de sa mère ! Car, dès que ses pieds eurent franchi l’entrée de la ville, son fils mourut. Dieu garde toujours sa parole.

Nadab, fils de Jéroboam… régna sur Israël deux ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et marcha dans la voie de son père et dans son péché par lequel il avait fait pécher Israël. 1 Rois 15. 25 et 26.

NADAB

Nadab est le premier des dix-huit successeurs de Jéroboam comme rois sur la partie nord du royaume d’Israël. Ces rois ont tous fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel et ont marché dans la voie de Jéroboam et « dans son péché par lequel il avait fait pécher Israël ». Quelle bien triste énumération !
Quel modèle proposons-nous à nos enfants ? – à nos collègues sur notre lieu de travail ? – pour la génération suivante dans l’assemblée ? – pour ceux qui nous succéderont, où que ce soit ? De la même manière que l’eau, selon la nature, descend la pente, de même il est plus facile, et plus selon la nature, de donner un mauvais exemple qu’un bon exemple. Nous pouvons faire remonter le mauvais état qui nous est si naturel, à travers toutes les générations, jusqu’à notre premier père. Rom. 5. 12 nous dit que « comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… »
Toutefois, nous ne pouvons pas excuser notre péché en en reportant le blâme sur le modèle qui a été placé devant nous. Nous avons tous véritablement marché dans les convoitises de la chair, « accomplissant les volontés de la chair et des pensées » (Éph. 2. 3). Mais lorsque nous avons accepté Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur, nous avons été faits participants « de la nature divine, ayant échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise » (2 Pier. 1. 4). Le Seigneur Jésus lui-même est maintenant le parfait modèle pour notre vie. Il désire que nous regardions à lui et que nous apprenions de lui.
Nadab a régné sur Israël deux ans. Dieu lui a accordé assez de temps pour qu’il montre clairement s’il voulait suivre les voies de son père Jéroboam ou s’il voulait suivre l’Éternel. Le jugement que Dieu avait prononcé sur Jéroboam et sa famille est tombé sur Nadab alors que, avec le peuple, il assiégeait Guibbethon, une ville des Philistins.

Et la parole d l’Éternel vint à Jéhu, fils de Hanani, contre Baësha, disant : Parce que je t’ai élevé de la poussière et que je t’ai établi prince sur mon peuple Israël, et que tu as marché dans la voie de Jéroboam, et que tu as fait pécher mon peuple Israël, pour qu’ils me provoquent par leurs péchés : voici, j’ôterai Baësha et sa maison ; et je ferai de ta maison comme j’ai fait de la maison de Jéroboam, fils de Nebath. 1 Rois 16. 1 et 3.

BAËSHA

Bien que Dieu ait agi par les jugements les plus sévères avec la maison de Jéroboam, cela ne changea pas le cœur des fils d’Israël. Baësha, de la tribu d’Issacar, avait été l’instrument de Dieu pour qu’il frappe « toute la maison de Jéroboam ; il ne laissa de Jéroboam personne qui respirât, jusqu’à ce qu’il eût détruit sa maison, selon la parole de l’Éternel… à cause des péchés de Jéroboam, qu’il avait commis et par lesquels il avait fait pécher Israël » (1 Rois 15. 29 et 30).
Israël s’était détourné de l’Éternel. Mais l’Éternel ne les effaça pas complètement. Quoique rebelles et volontaires, ils étaient encore son peuple. Bien des années plus tard, et de façon touchante, il se sert du prophète Osée pour exprimer ses sentiments et relater en détail ses voies à leur égard. Il se lamente : « Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Comment te livrerais-je, Israël ? » (Osée 11. 8). Il remonte jusqu’au début de l’histoire d’Israël, au moment où Jacob tenait le talon d’Esaü dans le sein de leur mère, et au combat de Jacob avec Dieu à Péniel (Osée 12. 3 et 4). De multiples fois, l’Éternel avait été provoqué à colère par les péchés de son peuple. Et pourtant ils étaient toujours son peuple. Il les aimait encore.
Baësha, l’instrument de Dieu en jugement pour exterminer la maison de Jéroboam, avait maintenant devant lui le même jugement qu’il avait assigné à d’autres. Il nous est bien facile de condamner les autres et d’agir avec dureté envers eux quant à leurs péchés. Mais quelle chose solennelle, si ensuite nous commettons nous-mêmes les mêmes péchés. Cela n’est pas de peu d’importance devant Dieu.

Éla, fils de Baësha, commença de régner sur Israël à Thirtsa, et il régna deux ans. Et son serviteur Zimri, chef de la moitié de ses chars, conspira contre lui. Et il était à Thirtsa, buvant et s’enivrant dans la maison d’Artsa, qui était préposé sur sa maison à Thirtsa. Et Zimri y alla et le frappa, et le mit à mort. 1 Rois 16. 8 et 10.

ÉLA

Combien cela est tragique : le roi Éla se laissant aller à ses désirs charnels, buvant jusqu’à être ivre ! son serviteur Artsa l’encourageant à se dévoyer ! Et tout cela pendant que le peuple était campé contre Guibbethon, une ville des Philistins ! Il n’y a rien d’étonnant à ce que l’un de ses officiers supérieurs profite de l’occasion pour l’assassiner ! Même si pareille action était, et est toujours mauvaise, nous aurions tendance à avoir plus de sympathie pour Zimri que pour Ela, le roi ivre. Nous ne pouvons pas non plus oublier que « la colère de l’homme louera (l’Éternel) », et qu’Il se « ceindra du reste de la colère » (Ps. 76. 10). C’est ainsi que le jugement de Dieu s’est abattu sur la maison de Baësha.
La tendance à ne rien se refuser est un défaut très commun chez l’humain. Lorsque nous regardons la longue liste des œuvres de la chair en Gal. 5, ou l’état dépravé qui caractérise les hommes dans les temps fâcheux des derniers jours, en 2 Tim. 3 – ces temps dans lesquels nous vivons – la satisfaction du moi est absolument évidente et s’accompagne de maints péchés similaires.
Quel contraste nous voyons dans le Seigneur Jésus. « Le Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même », lisons-nous en Rom. 15. 3. Lui seul pouvait dire : « Moi, je fais toujours ce qui lui est agréable » (au Père, qui l’avait envoyé – Jean 8. 29). Personne n’aurait pu le contredire en cela, mais plutôt « Comme il disait cela, beaucoup crurent en lui » (v. 30). La maîtrise de soi est aussi l’un des fruits de l’Esprit qui sont tellement précieux, en Gal. 5. « Contre de telles choses, il n’y a pas de loi ».
David (en 2 Sam. 11), Belshatsar (en Dan. 5), et Éla, ici, ont tous satisfait leurs penchants charnels pendant que leur peuple était à la guerre. Pour chacun d’eux, et pour combien d’autres comme eux, les résultats en ont été tragiques.

Et il arriva que, quand Zimri vit que la ville était prise, il entra dans le palais de la maison du roi, et brûla par le feu la maison du roi sur lui ; et il mourut à cause de ses péchés qu’il avait commis en faisant ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, en marchant dans la voie de Jéroboam et dans son péché qu’il fit pour faire pécher Israël. 1 Rois 16. 18 et 19.

ZIMRI

Zimri, qui avait conspiré contre Éla, le fils de Baësha, et l’avait tué, fit disparaître, rapidement et complètement, la maison de Baësha, allant jusqu’à tuer tous ses amis. Mais son énergie s’arrêta là. Il ne fit absolument aucun effort pour se repentir, pour se tourner vers l’Éternel, ou pour marcher dans ses voies. Sa brutalité était entièrement orientée vers son avantage propre et le conduisit rapidement au désastre, pour Israël comme pour lui-même.
Zimri avait fomenté une conspiration, mais il n’avait pas le peuple de son côté. Cela conduisit à une guerre civile étendue. Les premières opérations furent dirigées contre Zimri lui-même. Assiégé dans sa capitale, Thirtsa, lorsque la ville tomba, il se suicida, en brûlant la citadelle du palais sur sa propre tête. S’il ne pouvait pas l’avoir, personne d’autre ne l’aurait ! Quelle fin terrible pour la vie de cet homme téméraire et impulsif ! Mais les flammes qu’il alluma, dans lesquelles sa vie trouva une fin horrible, n’étaient rien comparées à celles qu’il endurera pendant l’éternité dans les tourments de l’enfer.
Dieu, qui sonde les cœurs, connaissait bien le cœur de Zimri. Il n’a pas à nous rendre des comptes. Zimri « mourut à cause de ses péchés qu’il avait commis en faisant ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ». Dieu les avait tous observés. Le Juge de toute la terre fera toujours ce qui est juste. Que Dieu permette à l’homme de poursuivre dans ses péchés pendant de longues années ou pendant seulement une semaine, comme dans le cas de Zimri, importe peu. Toutes les voies de Dieu sont justes et ne peuvent être remises en question. Par sa grâce, son offre de salut est encore offerte. Acceptez-la pendant que vous le pouvez. Il se pourrait bien que demain, ce soit trop tard.

Et le peuple qui suivit Omri prévalut sur le peuple qui suivit Thibni, fils de Guinath ; et Thibni mourut, et Omri régna… Et il acheta de Shémer la montagne de Samarie pour deux talents d’argent ; et il bâtit sur la montagne et appela le nom de la ville qu’il bâtit Samarie, selon le nom de Shémer, propriétaire de la montagne. 1 Rois 16. 22 à 24.

OMRI

Omri était le chef de l’armée d’Éla. Après l’assassinat d’Éla par Zimri, Omri arrêta de combattre contre les Philistins à Guibbethon, et assiégea Thirtsa, la capitale. A-t-elle été détruite en même temps que le palais ? Zimri a été rapidement vaincu, mais alors le peuple a été divisé, les uns suivant Omri, les autres, son rival, Tibni. La guerre civile qui s’ensuivit semble avoir duré au moins quatre ans, jusqu’à ce que Tibni meure, et qu’Omri soit affermi sur le trône d’Israël.
Omri, qui était un homme puissant et ambitieux, acheta une colline et y bâtit une nouvelle capitale, Samarie. Cette ville se retrouve ensuite fréquemment dans l’histoire du royaume des dix tribus, au nord d’Israël, et les prophètes nomment souvent ce royaume du nord, Samarie.
Omri a dû fortement impressionner les nations voisines, car dans les chroniques subséquentes de l’Assyrien ennemi, Israël est appelé la maison d’Omri après même que sa dynastie n’eut plus été au pouvoir.
Qu’il est tragique de voir les Israélites se battre entre eux ! La guerre contre les Philistins, les vrais ennemis du peuple de Dieu, était interrompue pendant que le peuple d’Israël suivait des conducteurs qu’ils s’étaient eux-mêmes choisis. Il n’est pas fait mention d’un effort quelconque en vue de s’assurer de la volonté de Dieu dans l’affaire. Cela est triste à dire, mais ne voyons-nous pas aujourd’hui la même chose au milieu du peuple de Dieu ? Les Corinthiens, si richement doués, prenaient parti pour l’un ou l’autre de ceux que Dieu employait à son service à cette époque. « Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas : et moi, de Christ » (1 Cor. 1. 12), c’était là leur cri de bataille. Nous abandonnons notre véritable combat pendant que nous nous disputons !

Et Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui… il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et alla et servit Baal, et se prosterna devant lui, et dressa un autel à Baal dans la maison de Baal qu’il bâtit à Samarie. Et Achab fit une ashère ; et Achab fit plus que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour provoquer à colère l’Éternel, le Dieu d’Israël. 1 Rois 16. 30 et 33.

ACHAB

Les rois d’Israël allèrent rapidement de mal en pis. Omri « fit pire que tous ceux qui avaient été avant lui » (v. 25). Et maintenant, Achab fait encore pire. A mesure que Dieu met son histoire devant nos yeux, il revient toujours à cette triste constatation : « Tu t’es vendu pour faire ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel »… «  (Certainement il n’y eut point de roi comme Achab, qui se vendit pour faire ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, sa femme Jézabel le poussant. Et il agit très abominablement, en allant après les idoles, selon tout ce que faisaient les Amoréens que l’Éternel avaient dépossédés devant les fils d’Israël) » (1 Rois 21. 20, 25 et 26). Incité par sa femme Jézabel, une princesse païenne de la contrée voisine de Sidon, Achab défie l’Éternel de manières répétitives. Il adopte la religion de sa femme. Israël avait souvent, dans le passé, été infidèle à Dieu, en suivant ces abominables idoles de la fertilité. Des conséquences amères en étaient résultées. Maintenant, Achab adopte officiellement ces dieux païens. Il construit un temple et érige un autel pour Baal dans sa nouvelle capitale, Samarie. Jézabel, comme nous le voyons par la suite, fit mourir de nombreux prophètes de l’Éternel, et elle protégeait et entretenait au moins 850 prophètes idolâtres. La lumière et les ténèbres ne peuvent jamais cohabiter harmonieusement, ils sont totalement incompatibles !
L’esprit de rébellion d’Achab envers l’Éternel poussa l’un de ses sujets à reconstruire Jéricho, mettant ainsi au défi la parole de Dieu transmise par Josué. En conséquence, l’aîné et le plus jeune de ses fils moururent. Il est toujours imprudent de défier Dieu.

Quand Achab vit Élie, Achab lui dit : Est-ce bien toi – celui qui trouble Israël ? Et il dit : Je ne trouble pas Israël, mais c’est toi et la maison de ton père… Et maintenant, envoie, rassemble vers moi tout Israël, à la montagne du Carmel, et les… prophètes de Baal… Et Achab envoya… et rassembla les prophètes à la montagne du Carmel. 1 Rois 18. 17 et 20.

En instituant en Israël le culte de Baal et de l’ashère, Achab avait défié Dieu et troublé Israël. Élie, un prophète venant de l’est du Jourdain, avait prié avec instance pour que Dieu retienne la pluie et la rosée de venir sur le pays jusqu’à ce que le peuple reconnaisse l’Éternel comme étant Dieu. Il s’était ensuite hardiment opposé à Achab en lui faisant la déclaration du passage ci-dessus. A la suite de cela, suivant le commandement de Dieu, il était allé se cacher. Dieu l’avait conservé miraculeusement pendant les trois ans et demi de sécheresse, et l’envoyait maintenant à nouveau affronter ce roi impie.
« Les justes sont pleins d’assurance comme un jeune lion », nous dit Prov. 28. 1. Ce verset est bien illustré par la manière dont Élie aborde de front le roi Achab. Ce prophète, qui avait affirmé hardiment « L’Éternel… devant qui je me tiens, est vivant » (1 Rois 17. 1), se tient une nouvelle fois sans peur devant le roi. Lorsqu’Élie lui en intime l’ordre, le roi va à sa rencontre. Élie refuse le reproche que lui fait Achab, de troubler Israël, et renvoie hardiment ce reproche à la face du roi impie, en lui donnant des preuves irréfutables de ce fait. Puis il dit au roi d’assembler tout Israël autour de lui, et en particulier les 850 prophètes idolâtres de Baal et des ashères, patronnés par la reine Jézabel. Élie, le prophète de l’Éternel, prend en main toute la situation, et par la foi, l’obéissance et la prière, remporte une victoire éclatante.
Cela ne nous fait-il pas penser au Seigneur Jésus ? Lorsqu’il était accusé et calomnié faussement et méchamment, c’était Lui, et non pas ses ennemis ou son juge sans caractère, qui dominait la situation. Cependant, quel miracle ! dans son immense amour, il a, de son plein gré, donné sa vie pour nous et remporté la victoire !

Et voici, un prophète s’approcha d’Achab, roi d’Israël, et dit : Ainsi dit l’Éternel : vois-tu toute cette grande multitude ? Voici, je l’ai livrée aujourd’hui en ta main, et tu sauras que moi, je suis l’Éternel. 1 Rois 20. 13.

Combien grande est la patience de Dieu en support ! Malgré la méchanceté consommée d’Achab, Dieu lui promet la victoire sur l’armée de Ben-Hadad, roi de Syrie, qui avait envahi le pays. Ben-Hadad, qui cherchait une occasion pour déclarer la guerre, exigea d’abord l’argent, l’or, les femmes et les enfants d’Achab. Achab aurait consenti à cela, mais alors le roi ennemi exigea encore plus. Il réclamait le droit d’envoyer ses serviteurs fouiller la maison d’Achab et celles de ses serviteurs, et d’emporter toutes les choses auxquelles ils tenaient le plus. Les anciens d’Israël ont conseillé à Achab de ne pas céder à cette demande extravagante, et le roi au caractère faible a envoyé dire à Ben Hadad qu’il ne pouvait consentir à ses exigences.
Auparavant, sur le mont Carmel, Dieu avait envoyé le feu du ciel qui consuma le sacrifice d’Élie, et le peuple s’était écrié à deux reprises : « L’Éternel, c’est lui qui est Dieu ». L’Éternel promettait maintenant à Achab – qui avait été témoin de cette scène, et avait vu mettre à mort les 850 prophètes idolâtres – la victoire sur l’ennemi syrien. Ce n’était pas parce qu’Israël méritait cette délivrance. Non, car Dieu dit à Achab : « tu sauras que moi, je suis l’Éternel ». L’Éternel donnerait ainsi la preuve de ce qu’il est, Lui. Est-ce qu’Israël, et Achab, allaient se repentir et revenir à l’Éternel ou ignorer, ainsi que le dit Rom. 2. 4, « que la bonté de Dieu te pousse à la repentance « » ?
Bien que Dieu ait tenu sa parole et permis à Achab d’infliger « aux Syriens une grande défaite », ceux-ci ne renoncèrent pas à leurs ambitions. En invoquant l’idée que les dieux d’Israël sont des dieux de montagne et non pas de plaine, ils reprirent le combat contre Israël. Dieu connaissait bien leurs raisonnements. Il accorda de nouveau à Achab une victoire éclatante sur eux, en déclarant encore une fois à Israël : « Vous saurez que je suis l’Éternel ».

Ainsi dit l’Éternel : Parce que tu as laissé aller d’entre tes mains l’homme que j’avais voué à la destruction, ta vie sera pour sa vie, et ton peuple pour son peuple. Et le roi d’Israël alla en sa maison, triste et irrité, et il vint à Samarie. 1 Rois 20. 42 et 43.

L’Éternel avait donné par deux fois à Achab des victoires éclatantes sur les Syriens. Ben Hadad, le roi des Syriens, qui avait qualifié l’Éternel de roi des montagnes et non de la plaine, avait dû s’enfuir dans la honte et la défaite. Mais Achab lui avait épargné la vie et l’avait même nommé son frère. Il avait fait alliance avec lui, l’avait fait monter dans son char, et l’avait renvoyé en paix.
Il pourrait sembler de bonne politique de traiter son ennemi avec autant de magnanimité, mais l’Éternel envoya un prophète à Achab pour le mettre en face de son manquement. Il lui fit connaître le déplaisir de Dieu quant à la manière dont il avait agi, et lui fit savoir les conséquences de sa conduite. Le roi syrien avait fait un affront à l’Éternel, et à cause de cela l’Éternel l’avait destiné à la destruction. Achab, comme le roi Saül avec les Amalékites (1 Sam. 15) avait failli quant à son devoir de mettre à exécution le propos de Dieu contre le roi impie. Tout comme il en avait été pour Saül, Achab devrait payer pour sa faute : il mourrait un jour par la main des Syriens. « Maudit celui qui fera l’œuvre de l’Éternel frauduleusement (lâchement) ! Maudit celui qui retiendra son épée loin du sang ! » (Jér. 48. 10), ainsi que Dieu le déclarerait plus tard par le prophète Jérémie.
Qu’en est-il de nous ? Manquons-nous de faire bon usage des occasions que Dieu nous donne ? Obéissons-nous sans discussion aux directions que Dieu nous donne, ou bien justifions-nous une désobéissance par des excuses de toutes sortes ? Et quelles attitudes affichons-nous ? Dans la société actuelle, beaucoup considèrent la tolérance comme la plus grande des vertus – sauf en ce qui concerne les chrétiens qui s’en tiennent fermement aux convictions bibliques, qu’on ne devrait pas tolérer davantage que leur Maître l’a été quand il était sur la terre ! Puissions-nous être zélés dans l’obéissance !

Achab parla à Naboth, disant : Donne-moi ta vigne afin que j’en fasse un jardin potager… et je te donnerai à sa place une meilleure vigne que celle-là, ou, si cela est bon à tes yeux, je te donnerai l’argent que vaut celle-ci. Et Naboth dit à Achab : Que l’Éternel me garde de te donner l’héritage de mes pères. 1 Rois 21. 2.

A première vue, l’offre d’Achab, qui voulait acheter la vigne de Naboth, semble à la fois raisonnable et loyale. Omri, le père d’Achab, avait de même acheté une colline, et y avait bâti une ville, Samarie. Achab voulait avoir le terrain de Naboth pour en faire un jardin potager, commode pour l’usage de la cuisine du château. Mais le pays appartenait à Dieu, et il avait défendu à son peuple de le vendre de façon durable. De plus, la terre devait rester dans la tribu à laquelle Dieu l’avait attribuée. Ainsi, le refus de Naboth, de renoncer à son héritage, était simplement un acte d’obéissance à Dieu. Sa fidélité lui coûta la vie, par la complicité de Jézabel.
Dieu nous a donné, comme chrétiens, plus même que l’héritage « incorruptible, sans souillure, inaltérable, conservé dans les cieux » pour nous, mentionné en 1 Pier. 1. 5. Déjà dans la vie présente, nous pouvons jouir d’un précieux « héritage avec tous les sanctifiés » (Act. 20. 32). Nous en trouvons les éléments dans la Parole de Dieu. Paul exhortait les Thessaloniciens : « Demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues de notre part, soit oralement, soit par lettre » (2 Thess. 2. 15). En écrivant aux Corinthiens, il leur dit : « Soyez mes imitateurs… Je vous loue de ce qu’en toutes choses, vous vous souvenez de moi et de ce que vous gardez les instructions comme je vous les ai données » (1 Cor. 11. 1 et 2). L’Ancien Testament nous met en garde à maintes reprises contre le fait de déplacer les bornes anciennes que les pères ont posées (Deutéronome, Job, Proverbes).
Satan se réjouit quand il peut nous dérober notre héritage spirituel. Quand il ne peut pas le faire complètement, il nous offre quelque chose en échange – l’influence, l’argent, la popularité, même de plus grandes occasions de service ! Soyons fidèles et obéissants pour rester dans le sentier dont Dieu nous a confié la connaissance.

Et il arriva que, quand Achab vit Élie, Achab lui dit : Est-ce bien toi – celui qui trouble Israël ?… Et Achab dit à Élie : M’as-tu trouvé, mon ennemi ?… Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme pour consulter l’Éternel par lui ; mais je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ; c’est Michée, fils de Jimla. 1 Rois 18. 17 ; 21. 20 ; 22. 8.

Comme nous pouvions bien nous y attendre, le méchant roi Achab n’aimait pas Élie ni aucun des fidèles prophètes de l’Éternel. Il nomme Élie «celui qui trouble Israël, mon ennemi ». De Michée, le fils de Jimla, il dit sans ambages : Je le hais. En réponse aux prières d’Élie, il n’y avait eu ni pluie ni rosée sur Israël pendant trois ans et demi. Et Élie n’hésite pas à réprimander Achab et à prononcer sur lui le jugement de Dieu. Michée, le fils de Jimla, était de la même trempe. Bien qu’on lui ait dit que les prophètes, « d’une seule bouche, annoncent du bien au roi », et qu’on lui ait conseillé de parler dans le même sens, il refusa tout net, disant résolument : « L’Éternel est vivant, que ce que l’Éternel me dira, je l’annoncerai ».
De nombreux prophètes de Dieu ont scellé leur ministère de leur vie. Ils ont été haïs, calomniés, et persécutés, parce qu’ils dénonçaient le mal sans crainte et sans compromis, leur vie de piété justifiant leurs paroles. Voyez Jean le baptiseur, l’Élie du Nouveau Testament. Et notre Seigneur Jésus lui-même pouvait dire par la parole prophétique : « Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants » (Ps. 69. 4). Quand les Juifs prirent des pierres pour le lapider, il leur dit : « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres de la part de mon Père : pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? » (Jean 10. 31 et 32).
A mesure que le mal s’accroît dans le monde, nous pouvons nous attendre à ce que les hommes méchants montrent leur haine contre Dieu et contre ses serviteurs fidèles de manière toujours plus criante.

Et il arriva, quand Achab entendit ces paroles, qu’il déchira ses vêtements, et mit un sac sur sa chair, et jeûna ; et il couchait avec le sac et marchait doucement. Et la parole de l’Éternel vint à Élie, disant : Vois-tu comment Achab s’est humilié devant moi ? Parce qu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le mal de ses jours ; mais dans les jours de son fils, je ferai venir le mal sur sa maison. 1 Rois 21. 27 et 29.

Combien notre Dieu est plein de grâce ! La carrière d’Achab avait été continuellement mauvaise. Jézabel, sa femme, l’avait toujours incité à mal faire. Elle avait programmé le meurtre judiciaire de Naboth, et Achab était allé prendre possession de la vigne qu’il avait convoitée. Élie, le serviteur de l’Éternel, était maintenant envoyé là pour prononcer le jugement imminent de Dieu sur eux deux.
Nous sommes peut-être étonnés de voir maintenant Achab s’humilier devant Dieu. Ce qui nous étonne encore davantage, c’est que Dieu accepte l’humiliation d’Achab, attire sur elle l’attention d’Élie, et repousse l’exécution de son jugement jusqu’à la génération suivante.
Le jugement est, pour l’Éternel, une « œuvre étrange », un « travail inaccoutumé », comme nous le lisons en És. 28. 21. Et en Éz. 33. 11, Dieu nous dit : « Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je prends plaisir en la mort du méchant… Mais plutôt à ce que le méchant se détourne de sa voie et qu’il vive !… Détournez-vous de vos mauvaises voies ; et pourquoi mourriez-vous ? » Dieu tend encore la main, même au plus grand des pécheurs. Personne n’est trop mauvais pour que Dieu lui pardonne. « Le sang de Jésus Christ son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7) ! Sur cette base de justice, Dieu peut pardonner.
Nous voyons ensuite que l’humiliation d’Achab n’était pas cette « tristesse qui est selon Dieu », qui « produit une repentance salutaire dont on n’a pas de regret » (2 Cor. 7. 10), celle qui plaît tellement à Dieu. Il ne se montra pas pur dans l’affaire. Néanmoins, nous pouvons quand même être reconnaissants de cette humiliation, car elle nous permet d’apprécier la grandeur du cœur de Dieu, de notre Dieu qui pardonne.

Et le roi d’Israël se déguisa et fut à la bataille… Et un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse. Et Achab dit au conducteur de son char : Tourne ta main, et mène-moi hors de l’armée, car je suis blessé… Et le roi mourut, et on l’amena à Samarie. 1 Rois 22. 30, 34 et 37.

Dieu avait décidé qu’Achab mourrait à Ramoth de Galaad, la ville qu’il essayait de reprendre aux Syriens. Achab avait persuadé Josaphat, le roi de Juda, d’aller avec lui dans cette campagne. Michée, le fils de Jimla, avait prophétisé la mort d’Achab. Bien qu’Achab ait haï Michée, en même temps il craignait pour sa vie et prit des mesures lâches pour essayer d’empêcher que la prophétie de Michée ne s’accomplisse. Le roi syrien, dont Achab avait épargné la vie peu de temps auparavant, ordonna à ses capitaines de ne combattre que contre Achab, le roi d’Israël. Aussi celui-ci demanda à Josaphat d’aller au combat avec ses vêtements royaux, comme s’il commandait l’armée, tandis que lui porterait un déguisement.
Mais l’homme ne trompe que lui-même s’il croit pouvoir détourner Dieu de ses desseins par des stratagèmes aussi mesquins. Lorsque Josaphat a crié à l’Éternel, Dieu a éloigné de lui ceux qui l’attaquaient. Mais une flèche, tirée à l’aventure, peut-être même en désobéissance aux ordres reçus, frappa Achab à un endroit vital, entre les joints de son armure. Blessé et perdant son sang, il fut transporté dans son char, à la vue des Syriens, mais mourut le même soir, et son corps fut emmené à Samarie. Le caractère d’Achab n’est certainement admirable à aucun point de vue. Dieu avait déjà noté à deux reprises qu’il était rentré chez lui, triste et irrité, et, en l’une de ces occasions, se couchant sur son lit et refusant de manger. Devant Dieu, les actions sont pesées. Tandis que les hommes pourraient faire grand cas du « reste des actes d’Achab, et tout ce qu’il fit, et la maison d’ivoire qu’il bâtit, et toutes les villes qu’il bâtit » (1 Rois 22. 39), Dieu nous présente cet homme méchant tel qu’il le voit Lui-même.

Et Achazia tomba par le treillis de sa chambre haute qui était à Samarie, et en fut malade. Et il envoya des messagers, et leur dit : Allez, consultez Baal-Zébub, dieu d’Ekron, pour savoir si je relèverai de cette maladie. Et l’ange de l’Éternel dit à Élie : Lève-toi, monte à la rencontre des messagers du roi de Samarie, et dis-leur : Est-ce parce qu’il n’y a point de Dieu en Israël que vous allez consulter Baal-Zébub, dieu d’Ekron ? Et c’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Tu ne descendras pas du lit sur lequel tu es monté, car tu mourras certainement. 2 Rois 1. 2 et 4.

ACHAZIA

Achazia, le fils et successeur d’Achab, montra bien vite qu’il ne tenait pas compte de l’Éternel. Nous lisons à son sujet : « il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et il marcha dans la voie de son père et dans la voie de sa mère, et dans la voie de Jéroboam, fils de Nebath, qui fit pécher Israël ». (1 Rois 22. 53) Ce sur quoi Dieu insiste principalement dans la vie de ce roi, c’est la manière dont il agit à propos des mauvaises suites d’un accident, qui s’avéreraient d’ailleurs fatales. Dieu nous met souvent à l’épreuve par des choses, apparemment de peu d’importance, mais qui révèlent la condition véritable de nos cœurs. Sans tenir aucun compte des leçons douloureuses qu’Achab, son père, avait dû apprendre, Achazia excluait complètement Dieu de ses pensées – chose aussi insensée que dangereuse. Il envoya des messagers s’enquérir auprès du seigneur des mouches, Baal-Zébub, le dieu de la ville philistine d’Ékron, associé à des guérisons. L’Éternel chargea Élie d’arrêter les messagers et, par leur moyen, d’annoncer au roi son destin fatal imminent.
Où plaçons-nous notre confiance, lorsque nous sommes malades ou accidentés ? Nous pouvons certainement être reconnaissants d’avoir des médecins et d’autres praticiens de la santé, des médicaments, des équipements médicaux et des tests de toute sorte. Nous avons la liberté, devant Dieu, d’en faire librement usage. Mais notre confiance ne doit pas être dans les personnes ou dans les choses, mais dans le Seigneur seul !

(Achazia) dit : C’est Élie, le Thishbite. Et il envoya vers lui un chef de cinquantaine et sa cinquantaine ; et il monta vers lui. Et voici, il était assis au sommet d’une montagne. Et il lui dit : Homme de Dieu, le roi dit : Descends ! Et Élie répondit et dit au chef de cinquantaine : Si je suis un homme de Dieu, que le feu descende des cieux et te dévore, toi et ta cinquantaine ! Et le feu descendit des cieux, et le dévora, lui et sa cinquantaine. 2 Rois 1. 8 et 10.

Le roi Achazia reconnut, d’après la description de ses messagers, que c’était Élie qui leur avait dit qu’il ne se guérirait pas de sa blessure, mais qu’il allait mourir. Lui, comme tout Israël, savait qui était Élie, un homme de Dieu. Le roi envoya alors un détachement de soldats pour l’arrêter. Le capitaine lui ordonna sèchement : « Le roi dit : Descends ! ». Tout au long des années, de nombreux hommes de Dieu (et aussi des femmes croyantes) ont été interpellés ainsi par les autorités. Encore aujourd’hui, dans nombre de pays, la police ou les militaires harcèlent les chrétiens et leur infligent des amendes, des tortures, et l’emprisonnement.
Même quand l’inimitié des autorités impies ne se manifeste pas aussi grossièrement, leur opposition se fait tout de même sentir. L’État veut avoir le gouvernement absolu. Pilate a dit au Seigneur Jésus : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? » (Jean 19. 10). Mais Dieu a l’autorité suprême. Élie demanda que le feu du ciel descende sur ce capitaine insolent et sa cinquantaine, et un peu plus tard, sur un second capitaine encore plus effronté. Ce qu’il fit-là était juste – le méchant roi Achazia lançait vraiment un défi à Dieu.
Dieu a encore aujourd’hui la même puissance pour agir afin de protéger les siens. Mais nous vivons dans le temps de la grâce, et nous devons montrer le même esprit que notre Seigneur, qui a enduré les peines, les insultes et les injures en souffrant à tort, lui « qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ». (1 Pier. 2. 23).

Et le roi d’Israël, et le roi de Juda, et le roi d’Édom, partirent ; et ils firent un circuit de sept jours de chemin. Et il n’y avait pas d’eau pour l’armée. Et le roi d’Israël dit : Hélas ! L’Éternel a appelé ces trois rois pour les livrer en la main de Moab. 2 Rois 3. 9 et 10.

JORAM

Joram, un autre fils d’Achab, succéda, sur le trône d’Israël, à son frère Achazia, qui n’avait pas de fils. Dieu précise qu’il fit le mal aux yeux de l’Éternel, mais non pas comme son père et sa mère. Même s’il supprima le culte de Baal, il ne se détourna pas de l’idolâtrie introduite par Jéroboam, mais persista en cela.
A la mort d’Achab, Moab, qui avait été soumis par David, presque un siècle et demi plus tôt, se rebella contre Israël. Rien n’avait été entrepris pendant le règne bref d’Achazia pour rétablir l’ancien état de choses, mais maintenant Joram demanda à Josaphat, le roi de Juda, et au roi d’Édom, qui était soumis à Juda, de l’aider à combattre Moab.
En prenant un chemin détourné par le désert d’Édom, ces rois se trouvèrent devant un grave problème : il n’y avait pas d’eau. La réponse de Joram correspond bien à son caractère, comme nous le verrons encore dans d’autres occasions : c’était de blâmer l’Éternel. C’est lui qui avait demandé l’aide de Josaphat, mais maintenant il reproche à l’Éternel d’avoir rassemblé ces trois rois, comme il le dit, pour les livrer dans la main de Moab !
N’est-ce pas là la réaction typique des hommes et des femmes incroyants quand ils rencontrent des difficultés ? Ils se mettent eux-mêmes dans l’embarras, et ensuite ils blâment Dieu quant à leurs problèmes. Même si ceux-ci ne les concernent pas personnellement, ils les reprochent à Dieu, souvent en récriminant : Si Dieu est amour, pourquoi fait-il ceci, ou permet-il cela ?
Dieu, qui est saint et juste, est aussi un Dieu d’amour, comme nous le lisons dans cet épisode : le lendemain matin, il procura miraculeusement de l’eau pour les trois armées, et leur accorda de plus une grande victoire sur les Moabites.

Lorsqu’Élisée… eut entendu que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Qu’il (Naaman) vienne, je te prie, vers moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. 2 Rois 5. 8.

Le roi de Syrie avait envoyé Naaman, le commandant de son armée, au roi d’Israël, avec une lettre lui intimant : « Voici, je t’ai envoyé Naaman, mon serviteur, afin que tu le délivres de sa lèpre ». La servante de la femme de Naaman, une petite fille Israélite, avait parlé du prophète qui était à Samarie, en disant qu’il guérirait son maître de la terrible maladie. Joram, naturellement, ne savait rien de tout cela, mais se trouvait dans un cruel embarras par la demande impossible à satisfaire qui lui était faite.
En proie à une profonde agitation, il déchira ses vêtements, en interprétant cette demande comme un prétexte que l’ennemi syrien emploierait pour recommencer la guerre qui faisait rage par intermittences depuis des décennies entre les deux pays. « Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, que celui-ci envoie vers moi pour délivrer un homme de sa lèpre ? » (v. 7). Joram connaissait Dieu, il connaissait la puissance de Dieu, mais il n’avait absolument pas de relation avec lui, et n’avait certainement pas la pensée de se tourner vers lui dans cette situation difficile.
Le roi Joram a, de nos jours, beaucoup d’imitateurs. Ils se font beaucoup de souci au sujet d’un problème qui est vraiment grave, et reconnaissent qu’ils sont absolument incapables de le résoudre. Ils font alors mention de Dieu, et mélangent même son nom à leurs récriminations. Mais en fait Dieu ne représente rien pour eux, car ils ne le connaissent pas et n’ont aucune relation avec lui. Comme Joram, ils n’imagineraient pas de se tourner vers lui pour implorer son aide dans leurs difficultés, encore moins pour obtenir le salut !
Cependant, dans sa grâce, Dieu est intervenu. Naaman est allé où demeurait Élisée, le prophète de l’Éternel, et il lui a été indiqué comment il pouvait être guéri de sa lèpre. Bien qu’il se soit tout d’abord mis en colère et rebellé, il s’est tout de même rendu au Jourdain, où il s’est trempé sept fois et a été complètement purifié. Alors, à l’inverse du roi Joram, il a vécu une relation véritable avec le Dieu d’Israël.

Et le roi d’Israël envoya au lieu au sujet duquel l’homme de Dieu lui avait parlé et l’avait averti, et il y fut gardé… Et le roi d’Israël dit à Élisée, quand il les vit : Frapperai-je, frapperai-je, mon père ? Et il dit : Tu ne frapperas point… Et le roi dit : Ainsi Dieu me fasse, et ainsi il y ajoute, si la tête d’Élisée, fils de Shaphath, demeure sur lui aujourd’hui ! 2 Rois 6. 10, 20, 21 et 31.

L’histoire du prophète Élisée et celle du roi Joram sont intimement liées. En 2 Rois 6, nous voyons trois occasions très différentes où ils sont en contact, et toutes les trois ont une application actuelle.
Dans le premier épisode, Élisée a averti Joram à plusieurs reprises des embûches que le roi de Syrie, son ennemi, lui tendait. Joram a pris au sérieux ces avertissements, et cela lui a épargné bien des ennuis. Quels efforts Dieu faisait pour lui tendre la main ! Aujourd’hui encore, il arrive que Dieu place ses serviteurs en des endroits où ils peuvent offrir un conseil utile à des dirigeants politiques. Oh, puissent de tels avis être suivis avec reconnaissance !
Dans la deuxième occasion, Dieu a protégé Élisée quand l’armée syrienne essayait, dans sa folie, de le capturer. Au lieu de cela, le prophète de Dieu fit captive toute l’armée de ses ennemis après que Dieu, à sa demande, les ait rendus aveugles. Élisée les conduisit à Samarie et pria Dieu qu’il leur redonne la vue. Joram aurait profité de la situation, mais demanda d’abord l’avis d’Élisée. Oh, que les dirigeants, aujourd’hui, recherchent la direction de Dieu auprès de ses serviteurs, spécialement quand les décisions sont d’un caractère moral !
Cependant, dans le troisième cas, Joram, dans une situation de détresse extrême, est prompt à blâmer le prophète de l’Éternel au sujet de ses problèmes, et donc à blâmer Dieu lui-même. Combien le cœur humain est inconstant ! Les dirigeants du monde sont rarement semblables à Job lorsqu’il disait : « Nous avons reçu le bien aussi de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal ? » (Job 2. 10). Au lieu de cela, l’homme tempête contre Dieu !

Le roi parlait à Guéhazi, serviteur de l’homme de Dieu, disant : Raconte-moi, je te prie, toutes les grandes choses qu’Élisée a faites. Et il arriva que, tandis qu’il racontait au roi comment il avait rendu la vie à un mort, voici, la femme au fils de laquelle il avait rendu la vie vint crier au roi. 2 Rois 8. 4 et 5.

Il est à la fois triste et intéressant, mais c’est cependant un sérieux avertissement pour nous, de voir à quel point une personne peut s’intéresser aux choses spirituelles sans jamais faire le pas pour s’y engager. Ceci est bien illustré par l’histoire de Joram. À de nombreuses reprises il avait été en contact avec Élisée et avait vu les résultats du ministère du prophète. Maintenant il demande à Guéhazi – qui avait été autrefois le serviteur d’Élisée, mais avait été frappé de la lèpre pour avoir essayé d’obtenir un gain personnel de la guérison de Naaman – de lui raconter toutes les grandes choses faites par Élisée.
Au moment même où Guéhazi raconte l’histoire de la femme dont Élisée avait ramené à la vie le fils mort  cette femme et son fils apparaissent pour demander au roi la restitution de leur bien. Elle confirme exactement le récit de Guéhazi. Le roi ordonne que soient rendus à cette femme sa propriété ainsi que tout le rapport de celle-ci pendant les années où elle avait quitté le pays. Nous apprécions la justice de sa réaction, mais combien nous voudrions voir plus que cela ! Est-ce là tout l’effet que les actes d’Élisée ont eu sur lui ?
Beaucoup de gens aujourd’hui ont entendu parler des grandes choses que Jésus a faites. Ils connaissent certaines choses concernant sa naissance, sa vie de sainteté, ses paraboles et ses enseignements ; ils savent qu’il a été crucifié, qu’il est mort et qu’il est ressuscité. Il se peut même qu’ils aient des contacts personnels avec des croyants, c’est-à-dire des personnes qui ont reçu de Jésus la vie, la vie éternelle, et qu’ils soient impressionnés par le changement dans leur vie ; puisqu’en effet, devenir un chrétien implique, avec la nouvelle naissance, une vie tout à fait nouvelle. Mais leur intérêt ne va pas au-delà de cela. Ils connaissent quelque chose au sujet de Christ, mais ils ne connaissent pas Christ ! Et cela ne suffit pas. Et il ne suffit pas non plus d’être juste, ou aimable, ou charitable. Quelle est votre position à l’égard de Christ ?

Et il dit : Il m’a parlé de telle et telle manière, disant : Ainsi dit l’Éternel : Je t’ai oint roi sur Israël. Et ils se hâtèrent, et prirent chacun son vêtement, et les mirent sous lui sur les degrés mêmes ; et ils sonnèrent de la trompette, et dirent : Jéhu est roi ! Et Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimshi, conspira contre Joram. 2 Rois 9. 12 et 14.

JÉHU

Bien des années auparavant, Dieu avait dit à Élie d’oindre Jéhu comme roi sur Israël. Mais Dieu, dans sa patiente grâce, avait décidé de repousser l’exécution de son jugement contre Achab lorsque celui-ci s’était humilié devant lui. Mais le temps était maintenant venu pour le jugement. Élisée envoya un jeune prophète qui devait oindre Jéhu, le charger de détruire complètement la maison d’Achab, et s’enfuir. Le jugement n’est pas chose plaisante et heureuse !
Jéhu était l’homme de la situation. Il ne tergiversait pas. Il était bien connu comme un conducteur furieux, un homme d’action, au caractère entier, et un chef parmi ses camarades, les capitaines de l’armée. Dès que ceux-ci apprirent qu’il avait été oint, ils étendirent leurs vêtements sous ses pieds et sonnèrent de la trompette, proclamant qu’il était roi. Ils se mirent immédiatement en route vers Jizréel, où le roi Joram se remettait d’une blessure reçue à la bataille. Personne ne devait les devancer pour donner l’alarme. Ils obligèrent ceux qui les rencontrèrent à se joindre à eux.
Le roi lui-même, accompagné de son neveu Achazia, le jeune roi de Juda, alla à la rencontre de Jéhu. Jéhu abattit Joram, son royal maître, par une flèche, le tuant instantanément. Achazia s’enfuit, mais fut également tué. Avec l’aide de quelques eunuques, Jézabel fut tuée. Ce fut ensuite le tour des 70 fils d’Achab, qui étaient élevés par les citoyens dirigeants de Jizréel, mais furent maintenant tués par eux. Et ainsi de suite.
Le jugement sur le mal est une triste nécessité. Cependant Dieu nomme cela « son œuvre étrange » (És. 28. 21). Jéhu s’est montré expert pour exécuter à fond le jugement sur la maison d’Achab. Il y a ceux, aujourd’hui, qui marchent volontiers sur ses traces. Prenez garde de ne pas être un Jéhu !

(Jéhu) trouva Jonadab… et il le salua, et lui dit : Ton cœur est-il droit comme mon cœur l’est ? Et Jonadab dit : Il l’est… et Jéhu le fit monter auprès de lui dans le char et dit : Viens avec moi, et vois mon zèle pour l’Éternel… Mais Jéhu ne prit pas garde à marcher de tout son cœur dans la loi de l’Éternel ; il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, par lesquels il avait fait pécher Israël. 2 Rois 10. 15,16 et 31.

Jéhu, avec zèle, avait complètement exterminé la maison d’Achab. Dieu le loua de cela, et lui promit que ses fils, jusqu’à la quatrième génération, seraient assis sur le trône d’Israël. Jéhu montra un zèle également entier pour extirper le culte de Baal. Jéhu s’estimait très haut, lui-même et son zèle pour l’Éternel, et s’en vante à Jonadab. Mais le Nouveau Testament nous dit : « Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur ; car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui que le Seigneur recommande » (2 Cor. 10. 17 et 18). Le verdict de Dieu quant à la droiture de cœur de Jéhu et à son zèle pour l’Éternel est bien différent de l’éloge que Jéhu fait de lui-même. Des siècles plus tôt, Dieu avait dit à Samuel que l’homme regarde à l’apparence extérieure, mais que l’Éternel regarde au cœur.
Jonadab, devant lequel Jéhu vante ses propres mérites, et qu’il invite à l’accompagner pour voir son zèle pour l’Éternel, est également mentionné en 1 Chron. 2. 55 (non pas lui nommément, mais la famille des Kéniens) et en Jér. 35. Ce n’était pas un Israélite, mais il était d’origine kénienne, et vivant au milieu d’Israël. C’était véritablement un étranger dans le pays. Des centaines d’années plus tard, ses descendants obéissaient encore à ce qu’il leur avait commandé – de ne pas boire de vin, de ne pas se construire de maisons, de ne pas faire de semailles, de ne pas planter ou posséder des vignes, mais de vivre dans des tentes comme des nomades. Cette obéissance aux commandements de leur ancêtre leur valait l’approbation de Dieu et ses promesses de bénédiction. Oh, que nous aussi puissions apprendre à être pèlerins et étrangers sur cette terre, obéissant de cœur à la Parole de Dieu !

Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël, et il les livra en la main de Hazaël, roi de Syrie, et en la main de Ben-Hadad, fils de Hazaël, tous ces jours-là. Et Joakhaz implora l’Éternel, et l’Éternel l’écouta, car il vit l’oppression d’Israël… Et l’Éternel donna à Israël un sauveur, et ils sortirent de dessous la main de la Syrie. 2 Rois 13. 3 et 5.

JOAKHAZ

Avec le règne de Joakhaz, le fils de Jéhu, l’histoire d’Israël commence à se dégrader. Déjà dans les jours de Jéhu, « l’Éternel commença à entamer Israël », de sorte qu’ils perdirent le territoire à l’est du Jourdain au profit des Syriens sous Hazaël (2 Rois 10. 32 et 33). Les choses empirèrent encore jusqu’à ce que l’armée de Joakhaz fut réduite à des chiffres lamentables : 50 cavaliers, 10 chariots, 10 000 hommes de pied. La Parole de Dieu explique cette situation fâcheuse par la colère de l’Éternel enflammée contre Israël. Cela était bien justifié, car ils persévéraient dans les péchés de Jéroboam.
Que pouvait-on faire ? Les archéologues ont exhumé des inscriptions assyriennes prouvant que Jéhu apportait un tribut à l’Assyrie, pour obtenir de l’aide contre ses ennemis syriens. L’Écriture ne mentionne rien à ce propos. Nous savons seulement que l’Assyrie, plus tard, envahirait Israël et emmènerait le peuple en captivité. Quoi qu’il en soit, Dieu nous met en garde dans sa Parole : « Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! » (Jér. 17. 5). Nous retrouvons ces avertissements mainte et mainte fois.
Joakhaz nous présente un meilleur exemple. Il « implora l’Éternel » et nous lisons que « l’Éternel l’écouta ». Dieu, par le psalmiste Asaph, avait invité ainsi le fidèle : « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » (Ps. 50. 15). Nous ne savons pas si Joakhaz a vraiment ensuite glorifié Dieu, mais nous savons avec certitude que Dieu est fidèle. Il entendit la supplication de Joakhaz, mais plus encore, il eut pitié de son peuple et leur donna un sauveur qui les délivra de l’oppression de la Syrie. Qui il était, nous ne le savons pas, mais, Dieu en soit béni, nous, nous avons un Sauveur que nous connaissons !

Et Élisée était malade de la maladie dont il mourut ; et Joas, roi d’Israël, descendit vers lui et pleura sur son visage, et dit : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Et Élisée lui dit : Prends un arc et des flèches. 2 Rois 13. 14 et 15.

JOAS

Élisée était sur son lit de mort. C’était un homme de Dieu très respecté, qui avait fidèlement servi l’Éternel pendant près de soixante ans, au milieu d’un peuple qui, même dans les périodes les moins sombres, n’honorait l’Éternel que des lèvres. Le roi Joas vint lui-même présenter ses respects au prophète âgé. Il pleurait. Élisée leur manquerait beaucoup dans les jours à venir. Sa présence en Israël avait été un témoignage permanent de la présence de l’Éternel au milieu d’eux et de sa protection.
Mais que se passait-il ? L’homme de Dieu donnait une série d’ordres au roi. « Prends un arc et des flèches… Mets ta main sur l’arc… ouvre la fenêtre vers l’orient… Tire ». Le roi fit, l’une après l’autre, les choses qui lui étaient commandées. Le prophète expliqua : « Une flèche de salut de par l’Éternel, une flèche de salut contre les Syriens ; et tu battras les Syriens… jusqu’à les détruire ». Puis Élisée continua : « Prends les flèches… Frappe contre terre ». Le roi fit ainsi, mais seulement trois fois. Au lieu de faire preuve de foi, il n’agissait que pour plaire à Élisée.
L’homme de Dieu se mit en colère contre le roi Joas et lui dit : « Il fallait frapper cinq ou six fois, alors tu eusses battu les Syriens jusqu’à les détruire ; mais maintenant, tu ne battras les Syriens que trois fois » (v. 19). Quelle qu’ait pu être la pensée de Joas, il n’avait démontré que son manque de foi et son manque d’obéissance de cœur. Il avait agi machinalement comme le prophète le lui avait dit, mais n’avait pas pris au sérieux les ordres qui lui avaient été donnés.
Lorsque Dieu nous parle par sa Parole, il ne dit pas les choses à la légère. Nous devons les recevoir sérieusement et, avec foi, lui obéir et agir !

Et Joas, roi d’Israël, prit Amatsia, roi de Juda… et il vint à Jérusalem, et abattit la muraille de Jérusalem depuis la porte d’Éphraïm jusqu’à la porte du coin, quatre cents coudées, et prit tout l’or et l’argent et tous les ustensiles qui furent trouvés dans la maison de l’Éternel et tous les trésors de la maison du roi, et des otages ; et il s’en retourna à Samarie. 2 Rois 14. 13 et 14.

Quel tableau désolant nous avons devant nous ici ! Nous avons vu des luttes entre Israël et Juda à d’autres époques, mais ce conflit dépasse tout ce qui avait eu lieu auparavant. Joas, le petit-fils de Jéhu, inflige une défaite à Amatsia, roi de Juda, prend sa capitale, Jérusalem, démolit une longue portion de la muraille de la ville, et emporte ses trésors. Il est vrai qu’Amatsia, qui était enflé d’orgueil d’avoir battu Édom, avait défié Joas de lui livrer bataille. Joas avait répondu, en avertissant Amatsia des conséquences de ce défi téméraire, mais Amatsia ne voulut pas écouter. Dieu avait alors permis qu’il soit mis en déroute devant Israël. Maintenant encore, « l’orgueil va devant la ruine, et l’esprit hautain devant la chute » (Prov. 16. 18).
Nous en avons de nombreux exemples dans la Parole de Dieu, qui font tous contraste avec Celui qui « s’est anéanti lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 6)
Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Aujourd’hui, et cela est triste à dire, des croyants aussi s’excitent l’un contre l’autre et se disputent, oubliant que « notre lutte n’est pas contre le sang et la chair mais… contre les puissances de méchanceté qui sont dans les lieux célestes » (Éph. 6. 12).
Au lieu de prier pour la paix de Jérusalem, ils démolissent ses murailles, rendant difficile le maintien de la séparation voulue par Dieu et la protection contre le mal. Les ustensiles précieux de la maison de Dieu sont emportés, tout comme ils le seraient plus tard par Nébucadnetsar, le roi de Babylone. Et des otages sont pris – nous essayons de nous opposer à la bonne conduite de nos frères en faisant pression sur eux .Quelle perte pour Dieu lorsque nous qui sommes croyants, nous nous traitons ainsi les uns les autres !

Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, commença de régner à Samarie ; il régna quarante et un ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel… Il rétablit la frontière d’Israël… selon la parole de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qu’il avait dite par son serviteur Jonas, fils d’Amitthaï, qui était de Gath-Hépher. Car l’Éternel vit que l’affliction d’Israël était très amère. 2 Rois 14. 23 et 26.

JÉROBOAM 2

Le règne de ce second Jéroboam fut plus long que celui d’aucun autre roi d’Israël. Ce fut un temps de prospérité extérieure, mais il y avait de graves problèmes de fond. Ce Jéroboam marcha dans les péchés de son prédécesseur Jéroboam 1er, et comme lui, fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. Le prophète Amos, qui vivait à cette période, dénonçait, sans ambages, le luxe qui régnait chez les gens aisés d’Israël. A cause de cela un prophète de Béthel ordonna à Amos de fuir le pays et de se rendre dans le royaume de Juda. Le sanctuaire de Béthel, lui dit-on, était le sanctuaire du roi, et il ne devait pas prophétiser là. (Amos 7. 12). Aujourd’hui aussi, dans nombre de pays, les chrétiens sont persécutés, et on leur dit ce qu’ils doivent prêcher et enseigner, et quels sujets ils doivent éviter. A certains endroits, on essaie même de classer la Bible dans la littérature déconseillée  parce qu’elle présente sans compromis les normes de sainteté de Dieu et qu’elle dénonce sévèrement des péchés comme les déviations homosexuelles. L’homme pécheur est tout à fait d’accord d’avoir une religion qu’il peut imaginer et organiser, mais il refuse de se soumettre aux critères divins.
La prophétie de Jonas mentionnée ici était sans aucun doute beaucoup plus de son goût que le message de jugement imminent que Dieu lui avait fait apporter aux habitants de Ninive dans le livre qui porte son nom. Ces deux messages, l’un comme l’autre, venaient de Dieu et manifestent l’amour de son cœur. Qu’il emploie un roi méchant pour délivrer son peuple qui le méritait bien peu, ou qu’il amène une nation corrompue à la repentance, il est Dieu, le Dieu souverain.

Zacharie, fils de Jéroboam, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna six mois. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, selon ce que ses pères avaient fait… Shallum, fils de Jabesh, conspira contre lui, et le frappa devant le peuple… C’est là la parole de l’Éternel, qu’il avait adressée à Jéhu, disant : Tes fils seront assis sur le trône d’Israël, jusqu’à la quatrième génération. Et il en fut ainsi. 2 Rois 15. 8 et 12.

ZACHARIE

Si l’on compare les récits concernant les règnes des rois d’Israël et de Juda, relatifs à cette période de l’histoire, il semble qu’il y ait un intervalle d’environ 11 ans entre la fin du règne de Jéroboam 2 et le début du règne de son fils Zacharie. C’était une période de troubles en Israël. La Parole ne nous donne pas de détails sur tout ce qui s’est passé alors. Mais elle nous montre que, malgré tout ce qui peut toucher les dirigeants du monde dans les affaires politiques, c’est Dieu qui, en dernier ressort, garde le contrôle, et qu’il tient ses promesses. Zacharie, l’arrière-arrière-petit fils de Jéhu, accède au trône, et règne six mois.
Quel genre de roi était-ce ? – La Parole nous en rapporte trois caractères : 1) il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, 2) selon ce que ses pères avaient fait, 3) il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, par lesquels il avait fait pécher Israël.
1) Les yeux de Dieu sont sur nous. Il évalue ce que nous faisons, bien ou mal, juste ou faux.
2) Il se peut que d’autres, avant nous, aient agi comme nous le faisons maintenant. Mais ce n’est pas une excuse pour que nous fassions de même. Nous ne sommes pas obligés de suivre leur mauvais exemple.
3) On peut souvent retrouver ces types de comportement loin dans le passé. La Parole de Dieu fait remonter l’origine de notre péché jusqu’à Adam. Et le péché ne s’améliore pas, ou n’est pas plus acceptable pour Dieu à mesure que le temps passe. Il reste tout aussi répugnant pour Dieu qu’à son début.
Le roi Zacharie n’a pas employé le temps qui lui a été donné pour se repentir ! Ce temps a été vite écoulé. Après six mois il a été assassiné au grand jour, « devant le peuple », par Shallum, qui avait conspiré contre lui.

Shallum, fils de Jabesh, commença de régner la trente-neuvième année d’Osias, roi de Juda ; et il régna un mois entier à Samarie. Et Menahem… frappa Shallum… et régna à sa place. Et le reste des actes de Shallum, et la conspiration qu’il fit, voici, cela est écrit au livre des chroniques des rois d’Israël. 2 Rois 15. 13 et 15.

SHALLUM

Après le règne de Jéroboam 2, l’histoire des rois d’Israël dégénère rapidement en une série de conspirations, en même temps que de guerre civile et de violence. Shallum conspira contre Zacharie et l’abattit. A son tour il ne régna qu’un mois seulement avant que Menahem ne le renverse. Il semble que Shallum ait été tellement occupé à atteindre le trône, et ensuite à essayer de se défendre contre son cruel successeur, que Dieu ne mentionne même pas qu’il ait marché dans les péchés de Jéroboam, le fils de Nebath. Peut-être n’avait-il pas de temps pour les questions religieuses. En tout cas, Dieu, qui prend note même d’une coupe d’eau fraîche donnée au nom du Seigneur, n’a rien de bon à consigner à son sujet !
Le Seigneur Jésus a énoncé le principe que « quiconque s’élève sera abaissé » (Luc 14. 11). Ce principe est bien illustré par la vie de ces rois. Tandis que son contraire, « celui qui s’abaisse sera élevé », est vu de manière merveilleuse dans la vie de notre Seigneur Jésus. Phil. 2. 5 à 11 nous montre jusqu’à quelle profondeur il s’est abaissé, et combien il a été haut élevé par Dieu.
Un autre principe que le Seigneur a posé, c’est que « tous ceux qui auront pris l’épée périront par l’épée » (Mat. 26. 52). Nous voyons aussi son application par rapport à ces rois. Qu’il est triste de voir un Shallum mentionné dans les registres divins uniquement pour la conspiration qu’il fit et le fait qu’il assassina son prédécesseur, régna à sa place puis, un mois plus tard, mourut de la même mort violente ! Prenons garde à nous détourner de l’exemple de ce roi !

Alors Menahem frappa Thiphsakh, et tout ce qui y était, et son territoire, depuis Thirtsa, parce qu’on ne lui avait pas ouvert ; et il la frappa, et y fendit le ventre à toutes les femmes enceintes… Pul, roi d’Assyrie, vint contre le pays ; et Menahem donna à Pul mille talents d’argent, pour que sa main fût avec lui pour affermir le royaume dans sa main. Et Menahem leva l’argent sur Israël, sur tous ceux qui avaient de la fortune… de chacun cinquante sicles d’argent. 2 Rois 15. 16, 19 et 20.

MENAHEM

L’histoire du cruel Menahem nous emmène encore un palier plus bas dans l’histoire d’Israël. Dieu insiste sur le caractère de la recherche de soi de ce méchant roi. Parce que Thiphsakh ne lui avait pas ouvert ses portes, il l’a attaquée, avec tous les habitants de la ville et de son territoire. Il fit le sac de la ville, et alla, dans sa cruauté, jusqu’à fendre le ventre à toutes les femmes enceintes. Quel contraste avec Celui qui « viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui… il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein ; il conduira doucement celles qui allaitent » (És. 40. 10 et 11). Quel jour glorieux dont nous nous réjouissons dès maintenant !
Quand il fut menacé par la puissance encore plus grande du roi d’Assyrie, Menahem acheta la paix avec lui en lui donnant une énorme quantité d’argent, dans l’intention d’affermir aussi par là son propre pouvoir sur le pays. Cependant, tout comme avec les politiciens d’aujourd’hui, l’argent ne provenait pas de sa propre bourse. L’Écriture précise qu’il « leva » l’argent sur Israël, obligeant tous les hommes fortunés en Israël à apporter leur contribution. Quel contraste avec Celui dont parle prophétiquement le psalmiste : « Je bénirai abondamment ses vivres, je rassasierai de pain ses pauvres » (Ps. 132. 15).
En apprenant comment Menahem traitait ses sujets d’une manière aussi cruelle et sans cœur, nous ne sommes pas étonnés de lire qu’il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et qu’il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam tous ses jours.

La cinquantième année d’Azaria, roi de Juda, Pekakhia, fils de Menahem, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna deux ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ; il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, par lesquels il avait fait pécher Israël. 2 Rois 15. 23 et 24.

PEKAKHIA

Bien que nous en arrivions maintenant au dix-septième roi d’Israël, tous mauvais à des degrés divers, nous voyons que Dieu n’a pas changé ses critères. En tant qu’êtres humains, nous avons l’idée que le temps et un usage prolongé peuvent rendre bon et acceptable ce que Dieu appelle mauvais et inacceptable à ses yeux. Les normes de la société se modifient, et avec elles les décisions mêmes de nos tribunaux. Mais Dieu ne change pas. Jamais non plus il ne modifiera ses critères pour les accommoder à nos idées versatiles. Il est absolument saint et juste.
Pekakhia fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. Il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam. En affirmant par ces mots ses principes divins, Dieu nous montre qu’il désirait que les rois d’Israël se détournent positivement des péchés de leur prédécesseur, Jéroboam. « Cessez de mal faire, apprenez à bien faire » (És. 1. 16 et 17), c’est là le principe divin selon lequel il s’attend à ce que nous agissions. De même aussi dans le Nouveau Testament, nous sommes appelés, chacun en particulier, à nous retirer de l’iniquité, à nous purifier nous-mêmes, en nous séparant des vases qui déshonorent le Seigneur (cf. 2 Tim. 2. 19 et 21), si nous voulons être des vases à honneur, utiles au Maître, préparés pour toute bonne œuvre. Ne pas participer au mal n’est pas suffisant. Dieu exige une séparation franche d’avec le mal. Pekakhia, comme tant d’autres avant lui, est assassiné par l’un de ses capitaines. Pekakh, le fils de Remalia, avec cinquante Galaadites, conspire contre Pekakhia, et le tue dans la citadelle même du palais royal à Samarie. En 1 Chron. 5. 26, nous voyons que les tribus qui avaient choisi d’avoir leur possession en Galaad sont les premières à être emmenées en captivité en Assyrie, bien que leurs hommes aient été vaillants.

Pekakh, fils de Remalia, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna vingt ans… Aux jours de Pekakh… Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie, vint, et prit (cinq villes) et Galaad, et la Galilée, tout le pays de Nephthali, et en transporta les habitants en Assyrie… Alors Retsin, roi de Syrie, et Pekakh, fils de Remalia, roi d’Israël, montèrent à Jérusalem pour lui faire la guerre ; et ils assiégèrent Achaz ; mais ils ne purent pas le vaincre. 2 Rois 15. 27 et 29 ; 16. 5.

PEKAKH

Pendant les trente années du règne de Pekakh, des changements importants intervinrent dans la situation d’Israël. Les puissants rois guerriers d’Assyrie conquirent les régions du nord et de l’est du pays, et déportèrent leurs habitants en Assyrie. Menacés par l’Assyrie, Israël et la Syrie s’allièrent et essayèrent de renverser la maison de David en Juda, parce qu’Achaz, le méchant roi de Juda, était devenu tributaire de l’Assyrie, et s’appuyait sur le roi assyrien pour avoir de l’aide contre ses ennemis.
En 2 Chron. 28, nous apprenons que l’Éternel avait permis à Pekakh de gagner une grande victoire sur Juda. Plusieurs des hauts dignitaires de Juda, et 120 000 hommes vaillants avaient été tués en un jour, 200 000 femmes et enfants avaient été emmenés captifs, et un butin important avait été pris. L’Éternel envoya le prophète Oded réprimander les hommes d’Israël et leur dire de renvoyer les captifs. Nous ne voyons aucune réaction à cette injonction de la part de Pekakh, Par contre, quatre des chefs des fils d’Éphraïm reconnurent publiquement la culpabilité de leur pays devant l’Éternel. Ensuite, ils donnèrent à manger aux captifs, les vêtirent et les chaussèrent avec les objets du butin, les oignirent d’huile puis, mettant les plus faibles sur des ânes, ils les renvoyèrent vers leurs frères. Il est bienfaisant de voir, même au milieu de cette période désolante de l’histoire d’Israël, un petit nombre se conformant encore à la parole de l’Éternel.
La Syrie tomba aux mains du roi d’Assyrie. Pekakh, comme un si grand nombre de ses prédécesseurs, trouva sa fin à la suite d’une conspiration contre lui. Il fut attaqué et tué, et son assassin lui succéda sur le trône.

La douzième année d’Achaz, roi de Juda, Osée, fils d’Éla, commença de régner à Samarie sur Israël ; il régna neuf ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, non pas toutefois comme les rois d’Israël qui avaient été avant lui. Shalmanéser, roi d’Assyrie, monta contre lui, et Osée devint son serviteur, et lui envoya des présents. Et le roi d’Assyrie découvrit qu’Osée conspirait. 2 Rois 17. 1 et 4.

OSÉE

Osée, le dix-neuvième et dernier roi d’Israël, le royaume du nord, avait conspiré contre le roi précédent, Pekakh, et l’avait mis à mort. L’Écriture nous dit qu’Osée régna à sa place, mais nous donne deux dates différentes pour le début de son règne. Il semble qu’il ait eu du mal à consolider son autorité sur le royaume qui était près de s’effondrer – à moins qu’il ait dû faire approuver par les puissants Assyriens ses droits à la couronne. Dans tous les cas, son autorité n’était que celle d’un vassal du roi d’Assyrie.
Il est intéressant de voir que l’Éternel précise qu’Osée, tout en faisant ce qui était mauvais à ses yeux, n’agissait pas comme les rois qui avaient été avant lui. Le Juge de toute la terre agit toujours avec justice. Il sonde le cœur et pèse toutes choses avec la balance du sanctuaire.
Ensuite, le suzerain assyrien d’Osée l’emprisonna et envahit le pays avec ses armées, mettant le siège devant Samarie pendant trois ans, jusqu’à ce que la ville tombe. Le roi d’Assyrie avait en effet découvert la trahison d’Osée, car celui-ci, au lieu de lui payer normalement le tribut, avait envoyé des émissaires au roi d’Égypte, pour obtenir son aide. Notre Seigneur Jésus déclare en toutes lettres que nul ne peut servir deux maîtres – une leçon importante que nous devons apprendre, nous aussi. Osée (qui signifie délivrance) ne montra rien de cela envers son peuple. Un seul apportera la délivrance aux dix tribus. Israël fut emmené captif en Assyrie et installé à différents endroits. Les dix tribus ne sont jamais revenues de leur captivité, et n’en reviendront jamais jusqu’à ce que l’Éternel lui-même les ramène, dans un jour encore à venir.

Et le roi d’Assyrie transporta Israël en Assyrie, et les établit à Khalakh, et sur le Khabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes, parce qu’ils n’écoutèrent point la voix de l’Éternel, leur Dieu, et transgressèrent son alliance, tout ce que Moïse, serviteur de l’Éternel, avait commandé ; et ils n’écoutèrent pas, et ne le firent pas. 2 Rois 18. 11 et 12.

Conclusion

Bien que Dieu ne soit pas du tout obligé de nous expliquer pourquoi il agit comme il le fait, il nous le dit pourtant souvent dans sa Parole. Lorsqu’il termine l’histoire du royaume des dix tribus, Dieu nous donne, en 2 Rois 17. 7 et 23, une liste détaillée des faits à cause desquels il mit fin à ce royaume. Dieu a inclus cela dans sa Parole pour notre avertissement et notre instruction. Il est sage pour nous d’en prendre connaissance. Rom. 11. 20 et 21 nous dit :
« Ne t’enorgueillis pas, mais crains : si de fait Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, peut-être ne t’épargnera-t-il pas non plus ».
Dieu avait retiré les fils d’Israël de leur esclavage en Égypte. Mais ensuite ils s’étaient tournés vers les idoles, aussi bien celles des nations que Dieu avait dépossédées devant eux, que celles que leurs propres rois avaient introduites. Jéroboam est signalé comme ayant particulièrement « détourné violemment Israël de suivre l’Éternel, et les avait fait commettre un grand péché ». Dieu est un Dieu jaloux qui ne peut supporter un rival quelconque pour les affections de son peuple.
Dieu avait averti son peuple à maintes reprises, par des prophètes et des voyants, afin que les fils d’Israël se détournent de leurs mauvaises voies et qu’ils gardent ses commandements et ses statuts. Mais ils avaient refusé d’entendre. Ils avaient rejeté les statuts de l’Éternel, son alliance et ses témoignages. Ils avaient suivi les voies des nations qui les entouraient, et s’étaient vendus pour faire le mal en la présence de l’Éternel, pour le provoquer à colère.
A la fin, Dieu retira de devant ses yeux Israël comme nation. Cependant, dans sa connaissance sans limite et son amour, il sait exactement où en est chacun individuellement. Et il ne sera pas frustré non plus dans ses desseins, qui sont assurés en Christ.

D’après The Lord is near

Rois de Juda et d’Israël  E.P. Vedder

VOTRE PÈRE SAIT

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Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et n’en soyez pas en peine ; car tout cela, les nations du monde le recherchent ; mais votre Père sait que vous en avez besoin ; cherchez plutôt son royaume, et cela vous sera donné par-dessus. Luc 12. 29 et 30.

 

VOTRE PÈRE SAIT

 

Si nous avons cru au Seigneur Jésus comme en notre Sauveur, nous sommes devenus les enfants de Dieu : Son Père est maintenant aussi notre Père. Quel réconfort nous trouvons alors dans cette courte phrase : « Votre Père sait » ! Non seulement notre Père nous viendra en aide, mais Il a une parfaite connaissance des besoins de Ses enfants : Votre Père sait.
Si nous Le connaissons comme Père, n’est-il pas consolant de savoir qu’Il est conscient de tout ce qui nous concerne, qu’Il nous écoute toujours et que rien ne peut affaiblir Son amour ? Rien n’échappe à Son attention. Tous Ses rachetés peuvent se reposer en paix sur cette promesse.
Il connaît les besoins de Ses enfants et Il les soutient dans Sa sagesse et Son amour divins, leur accordant chaque jour ce dont ils ont besoin. La sympathie humaine a ses limites, mais celle de Dieu est illimitée. Quelle bénédiction il y a, à demeurer près de Lui !
L’apôtre Paul a fait cette expérience lorsqu’il était en prison, enchaîné. En pensant à son interrogatoire devant le tribunal romain, il écrit à Timothée : « Tous m’ont abandonné… mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 16 et 17).
Une autre fois, un peu avant que le bateau sur lequel était Paul fasse naufrage, il avait dit à ses compagnons de voyage : « Cette nuit m’est apparu un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers, et il m’a dit : Ne crains pas » (Act. 27. 23).
Dieu n’a pas abandonné Son serviteur, mais Il l’a fortifié, que ce soit dans la prison ou dans la tempête. Aujourd’hui encore, notre Père céleste sait ! Cette seule pensée ne devrait-elle pas suffire pour ranimer le courage de tous les enfants de Dieu ?

D’après « Il Buon Seme » mai 2010

UN TEMPS DE RÉFLEXION

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Maintenant, appliquez vos cœurs et vos âmes à rechercher l’Éternel, votre Dieu. 1 Chron. 22. 19.
Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il récompense ceux qui le recherchent. Héb. 11. 6.

UN TEMPS DE RÉFLEXION

 

Il a laissé tomber ses clés, et quand il s’est penché pour les ramasser, il a constaté que sa main ne réagissait pas. Très inquiet, il est allé tout de suite chez le médecin. Peu de temps après, il était sur un lit d’hôpital pour y subir plusieurs examens. Son esprit va à la dérive, sa vie de personne active et énergique est en pleine confusion.
Pendant de longues nuits d’insomnie, il est assailli par l’incertitude et des craintes quant à l’avenir : – Quand vais-je pouvoir retourner au travail ? Mon état est-il grave ? Est-ce que cela va s’améliorer ?
Vous êtes peut-être comme cet homme, très malade et anxieux en pensant à l’avenir. Dieu aurait-Il permis ce contretemps imprévu pour vous donner le temps de réfléchir et de revoir vos priorités ?
Dans ce moment difficile, Dieu voudrait prendre contact avec vous : Il n’attend qu’un signe de votre part. Dites-Lui ce qui vous trouble, cela vous fera du bien.
C’est aussi le moment de vous poser les questions importantes : Quel est réellement votre but dans la vie ? Devriez-vous changer votre manière de vivre ? Et c’est le moment de consulter le Livre des livres, la Bible, afin de savoir ce que Dieu désire vous dire. Il vous aime ; Il a donné Son Fils pour vous sauver du jugement éternel que vous méritiez.
Jésus Christ a été jugé à votre place. Recevez-Le comme votre Sauveur et Seigneur.
Si vous L’avez oublié ou ne vous êtes pas soucié de Lui depuis quelque temps, revenez à Lui. Son message pour vous, c’est : « Retourne vers moi… Reviens… Je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon » (Jér. 3. 1 et 12)

D’après « The Good Seed » janvier 2021

 

LE « TEMPLE » DU SAINT ESPRIT SUR LA TERRE

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Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? 1 Cor. 3. 16.
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? 1 Cor. 6. 19.

 

LE « TEMPLE » DU SAINT ESPRIT SUR LA TERRE

 

Comme il est écrit dans la Bible, l’Esprit Saint vient d’auprès de Dieu le Père, et le Père l’a envoyé au nom du Fils (Jean 15. 26 ; 14. 26). Dix jours après la glorification de Jésus lors de l’Ascension, lorsque les disciples étaient assemblés au jour de la Pentecôte, la promesse s’est accomplie. Le Saint Esprit est descendu sur la terre pour venir habiter dans chaque croyant et dans l’Église du Seigneur. « Vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (Éph. 2. 22).
Ces versets montrent clairement quel est le « temple » de l’Esprit Saint sur la terre. Il ne s’agit pas d’une construction humaine ou d’un édifice particulier. Le croyant, racheté par le sang du Christ, né de nouveau par la foi en l’œuvre de Jésus, est lui-même le temple de l’Esprit Saint. Il est scellé de l’Esprit et en a reçu l’onction, selon Éph. 1. 13 : « ayant cru (en Jésus Christ), vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse ».
Même le plus jeune croyant, récemment converti, possède ce privilège, comme nous le lisons dans ces versets : « Et vous, vous avez l’onction de la part du Saint et vous connaissez tout » ; « l’onction que vous avez reçue de lui (l’Esprit Saint) demeure en vous, et vous n’avez pas besoin que quelqu’un vous enseigne » (1 Jean 2. 20, 27).
« En lui (Jésus Christ)… vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (Éph. 2. 22).
Dans ce passage, qui présente l’aspect collectif de cette vérité, le temple du Saint Esprit est l’ensemble des croyants, l’Église de Dieu sur la terre. Cette dimension collective résulte d’un lien direct avec Dieu que nous trouvons en 2 Cor. 1. 21 et 22 : « Or celui qui nous lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, qui aussi nous a marqués de son sceau, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs ».

D’après « Il Buon Seme » janvier 2021

 

LA BIBLE, INSPIRÉE, CONSERVÉE, DIFFUSÉE

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Éternel ! ta parole est établie à toujours dans les cieux. Ps. 119. 89.
(Jésus dit : ) Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. Mat. 24. 35.

 

LA BIBLE, INSPIRÉE, CONSERVÉE, DIFFUSÉE

 

Connaissez-vous un livre qui existe depuis des centaines d’années et qui est encore lu dans la majeure partie du monde ? De ce point de vue, la Bible est un miracle : certains de ses passages ont plus de 3500 ans. Elle n’est pas seulement l’un des livres les plus anciens, mais elle est celui qui a subi le plus d’attaques, lancées par une haine acharnée. On a mobilisé des troupes entières pour détruire la Bible. Elle a été critiquée, refusée, réfutée, et des milliers d’exemplaires en ont été brûlés. Dans certaines périodes de l’histoire – et encore aujourd’hui dans certains pays, la lecture de la Bible est interdite, sous peine de mort.
Mais Dieu a veillé sur Sa Parole, et toutes les puissances, même réunies dans ce but, n’ont pas réussi à faire taire cette voix venue du ciel, cette extraordinaire révélation.
Aujourd’hui la Bible est, en tout ou en partie, publiée en près de 2400 langues et dialectes. Des enregistrements vocaux présentant son message sont disponibles en 4000 langues et dialectes. Certains livres se sont vendus par milliers, voire par millions d’exemplaires – mais la Bible l’a été par milliards. Elle a été appelée justement « Le Livre », parce que c’est le Livre par excellence. Il n’y a aucun livre qui connaisse une telle diffusion.
Les hommes peuvent se tromper, mais la Bible n’a jamais pu être démentie. Elle donne une parfaite connaissance du passé, du présent et de l’avenir. Ce qu’elle annonce s’accomplira infailliblement, parce que c’est la Parole même de Dieu ; plusieurs de ses prophéties se sont déjà accomplies et sont des faits historiques – et d’autres le deviendront.
L’avez-vous lue ? La lisez-vous ? « Bienheureux celui qui lit » (Apoc. 1. 3).

D’après « Il Buon Seme » février 2012

 

DÉCHARGEZ-VOUS DE VOS FARDEAUX

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Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé. Ps. 55. 22.
Rejetez sur lui tout votre souci, car il prend soin de vous. 1 Pier. 5. 7.

 

DÉCHARGEZ-VOUS DE VOS FARDEAUX

 

Au volant de sa camionnette, un homme roulait sur une route de campagne lorsqu’il vit une dame âgée portant une lourde sacoche sur le dos. Il s’arrêta pour lui offrir de la prendre à bord, et elle monta à l’arrière en le remerciant.
Quelques instants plus tard, l’homme remarqua quelque chose d’étrange : sa passagère gardait son sac sur ses épaules.
« Madame, lui dit-il, vous pourriez déposer votre fardeau pour vous reposer. Essayez de vous détendre un peu ».
Cette attitude surprenante est souvent la nôtre, amis chrétiens. Que faisons-nous du fardeau de la peur, des inquiétudes et de l’angoisse que nous transportons souvent  ? Au lieu de nous reposer en Jésus, nous gardons sur nos épaules, comme cette femme, des fardeaux dont nous devrions nous décharger sur Lui, puisqu’Il nous a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).
Avez-vous l’intention d’aller tout seul au-devant des épreuves de la journée  ? Voulez-vous que vos épaules soient encore accablées par le fardeau qui vous écrase  ? Renoncez à cette folie. Dites toute votre peine au Seigneur et remettez-la-Lui. Ne déposez pas votre fardeau à terre pour le reprendre aussitôt  ; mais déchargez-vous-en sur le Seigneur Jésus, et laissez-le-Lui une fois pour toutes. Alors vous marcherez comme un croyant joyeux, délivré désormais de vos soucis, et vous chanterez les louanges du Seigneur Jésus.

La Bonne Semence Janvier 2021
d’après Charles Spurgeon
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

CORONA 45

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CORONA 45

La table des pains de proposition et l’autel d’or (Ex. 25. 23 à 30)

 

À l’intérieur du lieu saint, il y avait trois objets. Le chandelier d’or pur, la table des pains de proposition, c’est-à-dire des pains exposés et l’autel d’or. Chacun de ces objets nous instruit sur les choses qui sont dans les cieux, et apporte une application pratique pour notre service d’adorateur. Le bois de sittim constitue le premier des matériaux utilisés pour la confection de cette table. Dieu prend des choses tangibles pour parler de la parfaite humanité de Son Fils, un bois qui ne peut pourrir. Si Jésus s’est abaissé en acceptant un corps semblable au nôtre, Il demeure « le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5). L’or pur témoigne de Sa divinité : « car, en lui, toute la plénitude (Dieu) s’est plu à habiter » (Col. 1. 19).
La hauteur de la table était d’une coudée et demie. La grille de l’autel d’airain se trouvait être placée à la même hauteur que la table. Dans le parvis, sur la grille, on voyait le bois, le feu et le sacrifice, mais sur la table, dans le lieu saint, le fruit du sacrifice : les douze pains représentant les douze tribus d’Israël. Agréées de Dieu en vertu des sacrifices sanglants offerts sur l’autel d’airain, elles sont vues à l’abri de toutes attaques dans le sanctuaire de Dieu. La table, avec son rebord d’environ dix centimètres et ses deux couronnements d’or tout autour, est une image touchante de ce que le Seigneur Jésus a dit à l’endroit de Ses brebis : « personne ne les arrachera de ma main… personne ne peut les arracher de la main de mon Père » (Jean 10. 28 et 29). Jésus se compare au grain de blé tombé en terre pour y mourir, et portant beaucoup de fruit (voir : Jean 12. 24). Sa mort, Sa résurrection, et Sa glorification assurent aux croyants une pleine paix et une vie nouvelle. Nous savons que cette « vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3).
La table parle de communion. Chaque sabbat, les sacrificateurs pouvaient manger les pains exposés (Lév. 24. 5 à 9). La fine farine, dont ils étaient faits, parle de la vie parfaite de Christ et « Christ vit en moi » (Gal. 2. 20 ; 2 Cor. 5. 17). En image, c’est apprécier la vie de Christ en nos frères et sœurs. C’est une communion qui « est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ ». La table, à la lumière du chandelier, nous dit que : « Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres » (1 Jean 1. 3 à 7).

L’autel d’or (Ex. 30. 1 à 10) :
Si l’autel d’airain se trouvait dans le parvis, avant l’entrée du tabernacle, l’autel d’or était dans le lieu saint. Il servait à faire fumer l’encens. Ces deux autels offrent des différences et des ressemblances.

Les différences : L’autel d’airain, où étaient offerts des sacrifices sanglants, était à l’extérieur du tabernacle, dans le parvis. L’ardeur du feu, consumant les victimes, annonçait les souffrances expiatoires de Jésus à Golgotha. « Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3. 18). Pour que les sacrificateurs puissent entrer dans le lieu saint et offrir les parfums, il fallait qu’ils soient couverts par le sang des sacrifices pour les péchés et qu’ils se soient lavés à la cuve d’airain.

Le second autel était entièrement recouvert d’or et se trouvait dans le lieu saint. Sur lui était offert l’encens composé de différentes drogues odoriférantes (Ex. 30. 34 à 38). En application, cet encens parle des souffrances morales et de la perfection de l’Homme Christ Jésus qui a enduré « une telle contradiction de la part  des pécheurs contre lui-même » (Héb. 12. 3), jusqu’à la mort de la croix. Son œuvre achevée, « Il est entré… dans le ciel même » (Héb. 9. 24). Le couronnement d’or de l’autel parle de « Jésus… couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9).

Les ressemblances : Les deux autels étaient faits de bois de sittim, image de la parfaite humanité de Christ. « Dieu a été manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16) ; « personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). L’homme Christ Jésus a été cloué à la croix (l’autel d’airain) et, avec un corps d’homme, il est entré dans la gloire du ciel (l’autel d’or). Cet Homme, glorifié, c’est Dieu lui-même ! Étienne, à l’heure de son martyre, s’écrie : « Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Act. 7. 56).

L’autel d’airain est le fondement du salut : « notre Seigneur a été livré pour nos fautes » ; l’autel d’or est la certitude de notre salut : « il a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). Dieu qualifie chacun des deux autels de « chose très sainte » (Ex. 29. 37 ; 30. 10). Le premier parle de la propitiation pour les péchés ; le second, de la possibilité d’offrir l’adoration « en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 22).
Une fois l’an, au grand jour des propitiations, le sang du sacrifice pour le péché était mis sur les cornes des deux autels. « Christ… avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12). Il a réconcilié avec Dieu « soit ce qui est sur la terre et soit ce qui est dans les cieux » (Col. 1. 20), en faisant la paix par le sang de Sa croix. Sur les deux autels, le feu qui « sortit de devant l’Éternel » (Lév. 9. 24), brûlait continuellement (Lév. 6. 6). Dans le parvis, sur l’autel d’airain, se consumaient les graisses des sacrifices pour les péchés et l’holocauste ; à l’intérieur du lieu saint, sur l’autel d’or, sous l’action du feu, l’encens répandait un parfum agréable.

L’application : Jésus-Christ, ressuscité et élevé dans la gloire, a été : « salué par Dieu souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec » (Héb. 5. 10). Autrefois, la bonne odeur de l’encens composé, brûlé sur l’autel d’or, remplissait le lieu saint ; aujourd’hui, la seule présence de l’Homme Christ Jésus dans la gloire du ciel est infiniment plus que l’encens. Lors de Son passage sur la terre, Il s’est « adonné à la prière » (Ps. 109. 4). Sa prière montait vers Dieu « comme l’encens, l’élévation de ses mains comme l’offrande du soir » (Ps. 141. 2).
Dans le ciel, Jésus paraît « maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24). Il a fait de Ses rachetés « un saint sacerdoce pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ » (1 Pier. 2. 5). La louange des enfants de Dieu correspond à l’encens, étant sanctifiée par le Seigneur Lui-même. « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15).

 

PLANTES, ARBRES ET ARBUSTES DE LA PAROLE DE DIEU

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PLANTES, ARBRES ET ARBUSTES DE LA PAROLE DE DIEU

 

 

Et il désirait se remplir le ventre des gousses (caroubes) que mangeaient les porcs; mais personne ne lui donnait rien. Luc 15. 16.

LA CAROUBE (FAMILLE DES HARICOTS)

Le caroubier n’est mentionné que dans ce passage, où ses fruits (les gousses) sont la nourriture des porcs. Bien que n’étant mentionné que là, le caroubier est l’un des arbres les plus communs et les plus répandus en Israël. Dans de nombreuses régions, c’est l’essence principale, et on le plante aussi en grand nombre pour son ombre et son fruit.
C’est un arbre aux branches nombreuses, au feuillage persistant, et il fait partie de la famille des légumineuses, qui comprend des plantes courantes comme les pois, les haricots, les pois de senteur, et autres. Le fruit a la forme d’une gousse d’environ 15 centimètres de long et contient une dizaine de graines dures, de la taille et de la forme d’un petit grain de blé (ou de maïs). A cause de leur taille uniforme, on dit qu’elles ont servi un temps d’étalon de mesure de poids, le carat, ce qui a donné à la plante son nom scientifique. Les parois de la gousse et les cloisons dans le fruit contiennent une forte concentration de sucre et de protéines, et sont la source du commerce de la caroube, employée souvent comme substitut du cacao.
Pauvre fils prodigue ! Il se joignit à la génération des prostituées, des sans-abri, de la faim et des porcs ! Quand il nourrissait les pourceaux, il désirait même manger leur nourriture. Mais par le travail de l’Esprit de Dieu, il prit conscience qu’il avait été « pesé à la balance et… trouvé manquant de poids » (Dan. 5. 27). Il retourna à la maison, devenu un fruit pour Dieu.

 

Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier (ou amandier), et d’érable (ou platane), et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches. Gen. 30. 37.

LE PLATANE OU ÉRABLE

Le platane oriental a de larges feuilles, une écorce tachetée de brun et de blanc, et de petites fleurs peu apparentes qui produisent des fruits ronds comme des balles, typiques des véritables sycomores.
Il fut un temps où il était plus largement répandu en Israël, mais il est maintenant planté fréquemment dans les rues. Les plus grands peuplements d’origine se trouvent le long des parties rectilignes du haut Jourdain.
Après que Laban eut retiré du troupeau les bêtes rayées et tachetées, et celles qui étaient mouchetées comme le tronc du platane, il s’éloigna de son gendre. Jacob imagina alors une expérience génétique pour s’assurer qu’il recevrait bien la bénédiction que Dieu lui avait promise. Il pela et enleva l’écorce de ces trois espèces d’arbres et, en pensant que cela pourrait déterminer le type de la descendance, les mit en face des abreuvoirs où les animaux les verraient. Comment apprit-il cela ? – Non pas de la part de Dieu ! Cela était typique du caractère de Jacob, et il essaya une fois de plus d’employer sa propre ruse pour s’assurer la bénédiction de Dieu. Mais les branches n’auraient aucune influence sur le type de la descendance que produiraient les troupeaux. Jacob était un supplanteur, non pas un généticien !
Jacob se rendait peu compte, à ce moment-là, que Dieu allait mettre au jour ses pensées intimes, de la même manière qu’il avait lui-même pelé l’écorce des arbres ! Cependant, Dieu avait promis de bénir Jacob, et Il le ferait ! Lorsque Jacob fut enfin amené au bout de lui-même et de ses ressources charnelles, Dieu changea son nom, de « Jacob », le supplanteur, en « Israël », le prince de Dieu.

 

Et l’un (des fils des prophètes) sortit aux champs pour cueillir des herbes, et il trouva de la vigne sauvage et y cueillit des coloquintes sauvages, plein sa robe ; et il rentra et les coupa en morceaux dans la marmite du potage, car on ne les connaissait pas. 2 Rois 4. 39.

LES COLOQUINTES

Les fils des prophètes devaient préparer un repas pour un grand nombre de personnes, et apparemment sans délai. Nous pouvons facilement nous imaginer la panique, quand trente ou quarante personnes arrivent à la porte pour manger, sans s’être annoncées !
Il avait été dit à Adam que les plantes vertes avaient été créées pour servir de nourriture (Gen. 1. 30), aussi il n’est pas étonnant que dans les temps bibliques les gens aient ramassé des plantes sauvages pour les manger, ce qui est une pratique courante chez les Bédouins nomades en Israël aujourd’hui. De la même manière, ce jeune homme « des fils des prophètes » sortit dans les champs pour trouver quelque nourriture. Comme il ramassait différentes plantes comestibles, il tomba par hasard sur des coloquintes. Il y avait là une grande quantité de nourriture à portée de main, sans travail supplémentaire. Le fait qu’il en ait rempli sa robe pourrait suggérer que son panier, ou un autre contenant, était plein.
Dans un sens spirituel, nous devons faire comme les fils des prophètes, car l’apôtre nous exhorte en 1 Cor. 14. 39 à souhaiter prophétiser. Ceci exige une étude patiente de la Parole de Dieu, ce qui correspond à rôtir ce que nous avons pris à la chasse (Prov. 12. 27). Et cependant, que nous ressemblons souvent à ce fils des prophètes ! Nous nous empressons de recueillir ce qui est attirant et facilement reçu, et nous le resservons aux autres sans l’avoir assimilé personnellement. Tout ministère pour le Seigneur doit être fondé sur la nourriture que nous avons prise pour nous-mêmes, afin que nous puissions nourrir les autres correctement. Notre part n’est pas la vigne sauvage, mais le Vrai Cep (Jean 15. 1).

 

Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. Gen. 30. 14.

LA MANDRAGORE

La mandragore est une plante étrange, qui n’est mentionnée que deux fois dans l’Écriture, bien qu’elle soit commune en Israël. Elle fait partie de la famille des belladones, qui comprend quelques-unes des plantes les plus toxiques, telles que la morelle noire ou belladone, le tabac et, paradoxalement, quelques-uns des légumes les plus communs, comme les pommes de terre, les tomates, les poivrons verts, et les aubergines.
Comme la Bible le décrit avec une telle précision, la mandragore pousse souvent comme une herbacée dans les champs de blé. La plante a plusieurs grandes feuilles vert foncé, qui traînent par terre, et un bouquet de jolies fleurs violettes, qui apparaissent pendant l’hiver. La racine peut avoir plusieurs mètres de long, et peser plusieurs kilos. Elle a des formes bizarres, souvent comme humaines, et pour cette raison, elle est hautement respectée de ceux qui sont superstitieux. Les fruits, comme cela est mentionné dans le Cantique des cantiques, ont un parfum très agréable. Ils sont comestibles, mais contiennent des quantités considérables de narcotiques et autres drogues. La racine contient des substances qu’on a pensé pendant longtemps capables d’accroître la fertilité humaine. La recherche moderne indique que, en effet, des composés semblables aux substances fertilisantes y sont présents.
Comment Ruben était-il au courant de l’usage des mandragores ? Pourquoi voulait-il les apporter à sa mère ? Qui lui avait parlé de l’emploi de cette plante à drogue ? Était-ce ses frères mondains de Mésopotamie ? Ruben avait une personnalité instable, indécise (Gen. 49. 4).
Il y a peut-être là une leçon pour nous. Nous devons nous nourrir de blé, non pas des herbes qui poussent dans le blé. Nous apprenons par le Seigneur Jésus que c’est l’ennemi qui sème l’ivraie (Mat. 13. 28).

 

Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné dans les vignes d’En-Guédi. Cant. 1. 14.

LE HENNÉ

Le henné est un buisson qui atteint une hauteur d’environ deux mètres cinquante, avec beaucoup de branches et de petites feuilles. Les fleurs, qui apparaissent au printemps, sont petites mais en gros bouquets et extrêmement odorantes. Les fleurs séchées conservent ce parfum accusé. Aujourd’hui les Arabes emploient le henné comme décoration.
La plante de henné n’est probablement pas originaire d’Israël, mais y a été autrefois largement cultivée. En-Guédi, une oasis magnifique entre la Mer Morte et les falaises à pic du désert de Juda, est un endroit où de nombreuses plantes médicinales et cosmétiques étaient cultivées, telles que le baume et le henné. Le climat est tropical, et il y a de l’eau en abondance. Quelle magnifique allusion fait Salomon dans notre verset. Au milieu d’un désert aride, on trouve cette magnifique oasis, et là, dans le vignoble, se trouve la plante de henné avec ses quantités de fleurs blanches parfumées ! Le parfum intense du henné est aussi mentionné au chapitre 4. 13, associé au nard.
Le henné est employé principalement comme cosmétique. Les feuilles sont séchées et écrasées en fine poudre. On mélange cette poudre à de l’eau et on laisse macérer pendant deux jours, pour en faire une pâte qui forme une teinture rougeâtre sombre, et qui est appliquée sur les ongles, les mains et les pieds comme décoration, souvent avec des dessins compliqués. Le henné est aussi utilisé comme teinture de cheveux. Ces emplois sont très courants dans différents pays, spécialement au Soudan. Dans les temps bibliques, cet usage cosmétique était peut-être plus largement répandu. Certains chercheurs sur la Bible croient que la référence en Deut. 21. 12 (au sujet d’une femme étrangère mariée à un Israélite) fait allusion à cette coutume de colorer les ongles et les cheveux avec le henné.

 

Je vis de nuit ; et voici un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi les myrtes qui étaient dans le fond. Zach. 1. 8.

LE MYRTE

Le myrte est l’un des arbustes les plus intéressants en Israël. Il a des feuilles persistantes odorantes, et dans les conditions les plus favorables, il pousse jusqu’à six mètres de haut. Les petites fleurs blanches, au parfum agréable, apparaissent au milieu de l’été. Du fait que le myrte est plaisant et facile à cultiver, il est largement planté comme arbuste d’ornement, et c’est l’une des plantes les plus fréquentes du paysage à Jérusalem.
Maintenant, le myrte n’est plus commun et ne se trouve que dans les endroits plus humides de la partie nord du pays. Les buissons les plus grands se trouvent le long de la rivière Dan, la source principale du Jourdain. Ce cours d’eau est bien une image du cours de l’humanité ! Jaillissant, frais et brillant, du bas de l’Hermon, il se termine dans la Mer Morte, long seulement de 150 kilomètres.
Le myrte n’est pas mentionné dans la Bible jusqu’au temps de la captivité. La première référence se trouve en Néh. 8. 15, en relation avec la célébration de la Fête des tabernacles : « Ils devaient… faire passer une proclamation dans toutes leurs villes et à Jérusalem, disant : Sortez dans la montagne, et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus, pour faire des tabernacles, comme il est écrit ». Il est intéressant que le myrte ne soit pas mentionné expressément en Lév. 23. 37 à 40 qui traite de la Fête des tabernacles.
Zach. 1. 8 à 11 parle d’un homme qui se tenait dans le fond, au milieu des myrtes. C’est un bon exemple de l’écologie biblique, un ravin, ou un cours d’eau étant l’habitat du myrte. C’est l’image de l’abaissement d’Israël avant qu’il soit béni.

 

Le royaume des cieux a été fait semblable à un homme qui avait semé de la bonne semence dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint, et sema de l’ivraie parmi le froment et s’en alla. Mat. 13. 24 et 25.
Satan lui-même se déguise en ange de lumière : ce n’est donc pas  étrange que ses ministres aussi se déguisent en serviteurs de justice, eux dont  la fin sera selon leurs œuvres. 2 Cor. 11. 14 et 15.

L’IVRAIE

L’ivraie est une plante qui ressemble au froment, non seulement dans son apparence, mais aussi dans son comportement. Ses graines germent en même temps que celle du froment, les conditions nécessaires à la croissance sont les mêmes, et ce qui est le plus important, les grains mûrissent au même moment que ceux du froment, et sont ainsi moissonnés avec lui. L’ivraie peut provenir de plantes de différentes familles, bien que les plus dangereuses, et ce n’est pas étonnant, soient celles qui sont en relation avec le froment.
L’une des grandes réussites de Satan, c’est la contrefaçon. Dans la parabole de Mat. 13, il nous est dit que l’ivraie avait été semée par l’ennemi, mais qu’il faut la laisser croître jusqu’à maturité avant qu’on puisse l’arracher. Sinon, l’arracher aura pour résultat de déraciner le froment.
J’ai travaillé pendant quelque temps à l’Organisation de la recherche sur les mauvaises herbes à Oxford, où l’un des efforts principaux de la recherche était de mettre au point un moyen simple de distinguer l’ivraie de la moisson du blé. Cela est important pour le paysan aujourd’hui, pour que les herbicides adéquats puissent être appliqués quand les mauvaises herbes sont jeunes, avant qu’elles causent du dommage. Des sommes considérables et de l’énergie ont été dépensées dans ce but, avec peu de succès.
Que la Parole de Dieu est précise ! « Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson » (Mat. 13. 30). Alors on distinguera facilement les plantes les unes des autres.

 

Et ils germeront parmi l’herbe, comme les saules auprès des courants d’eau. És. 44. 4.

LES SAULES

Différentes questions se posent pour déterminer avec exactitude les plantes qui sont appelées saules dans la Bible. Par exemple, le saule dont il est parlé au Ps. 137. 2 n’est pas un véritable saule, mais plutôt un genre de peuplier.
Le saule véritable est commun le long des cours d’eau en Israël, où il forme souvent des fourrés denses au bord des rives du Jourdain, spécialement dans ses parties rectilignes de l’amont. Il n’est mentionné que dans l’Ancien Testament, et seulement à quatre endroits.
Le saule est un buisson très branchu, avec des feuilles étroites et pointues, plus claires par-dessous. Chaque buisson est unisexe et les fleurs, minuscules, apparaissent au printemps. Les graines sont pourvues de poils, ce qui leur permet de flotter dans l’air et assure leur dispersion. Pendant des siècles, l’écorce du saule a été employée en médecine, et c’est de l’écorce du saule que l’aspirine a été tout d’abord extraite.
Dans la Bible, le saule est toujours associé à un ruisseau ou une rivière, c’est-à-dire qu’il y a en permanence une source de nourriture et de boisson. Cette application est mise en évidence dans le verset ci-dessus d’Ésaïe, qui se rapporte au jour merveilleux où « Jacob, mon serviteur » sera véritablement « Israël, que j’ai choisi » (És. 44. 1). Tout sera plein de fraîcheur et de vigueur, parce que la source de leurs approvisionnements sera Dieu Lui-même ! Cette allusion est différente de celle concernant les arbres au Ps. 1. 3 : « Il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux » et en Jér. 17. 8 : « Il sera comme un arbre planté près des eaux », où il est insisté sur le fait d’être planté et de porter du fruit. Dans le cas du saule, l’accent est mis sur la vigueur de la croissance et l’association intime avec le cours d’eau.

 

Le papyrus s’élève-t-il où il n’y a pas de marais ? Le roseau croît-il sans eau ? Encore dans sa verdeur, sans qu’on l’ait arraché, avant toute herbe il sèche. Job 8. 11 et 12.

LE PAPYRUS

Le papyrus, appelé aussi scirpe ou jonc des marais dans certaines traductions, a un mode de croissance très étonnant. Comme Bildad le note très justement dans ces versets, il ne pousse que dans les marais, et s’il n’y a plus d’eau, le papyrus, comme d’autres plantes de marais, se fanera plus rapidement que l’herbe. Les tiges qui s’élèvent hors de la boue sont hautes (jusqu’à 2.50 mètres), avec des sommets fleuris au-dessus de la plante – plus haut que celui qui les observe ! Les tiges étaient autrefois récoltées pour en faire du papier, elles contiennent des cellules remplies d’air. Pour cette raison, on a fait usage de la plante pour fabriquer de petits bateaux, des matelas, et des paniers.
Il n’y a pas réellement de feuilles, elles figurent sur la tige sous forme de structures comme des écailles. Les fleurs sont si petites qu’on a du mal à les voir à l’œil nu, mais elles sont portées par de grandes têtes en forme de globes.
La référence au papyrus la plus familière est celle du coffret fabriqué pour Moïse petit enfant (Ex. 2. 3). Le papyrus était abondant en Égypte à cette époque et on le récoltait pour la production de papier. En fait, le mot papier (en anglais paper) dérive du mot papyrus.
Le papyrus n’est pas une plante de courants et de rivières rapides, mais il ne prospère que dans de l’eau stagnante. Ce ne sont pas des endroits agréables à visiter ! Quelles leçons spirituelles peut-on tirer de cela ? – Le papyrus n’est mentionné qu’en relation avec le jugement sous une forme ou une autre. En Ex. 2, le Pharaon avait décrété que tous les enfants israélites mâles devaient être tués. En És. 18, il est question du jugement de Cush (qui envoie « des ambassadeurs sur la mer et dans des vaisseaux de papyrus »). Et en Job 8, Bildad exhorte Job à considérer comment Dieu juge tous ceux qui L’oublient.

 

Des flèches aiguës d’un homme puissant, et des charbons ardents de genêt. Ps. 120. 4.
Et (Élie) s’en alla, lui, dans le désert… et s’assit sous un genêt. 1 Rois 19. 4.

LE GENÊT

Appelé aussi genévrier, le genêt fait partie de la famille des haricots, sans relation aucune avec le cousin du pin appelé le genévrier.
Le genêt est l’une des plantes les plus communes des déserts et autres régions arides d’Israël. Les nombreuses tiges, hautes et minces, portent de petites feuilles durant peu de temps seulement, pendant la saison des pluies. Des quantités de jolies fleurs blanches s’épanouissent à la fin de l’hiver. Parce qu’il n’y a pas de feuilles alors, les fleurs sont particulièrement visibles.
Les parties du buisson dans le sol sont employées pour faire du charbon de bois, qui produit une flamme extrêmement chaude. C’est à cet emploi qu’il est fait référence dans le verset ci-dessus.
A cause de sa beauté, et de sa capacité à survivre dans des conditions difficiles, le mot « rotem », qui est le mot hébreu pour genêt, est employé comme prénom féminin.
Élie avait eu une action remarquable au Carmel : le feu était descendu du ciel, des pierres avaient brûlé, le roi avait été réprimandé, la pluie était venue. Cependant, comme beaucoup d’entre nous, Élie était devenu faible après une grande victoire. Un message de la reine Jézabel avait terrifié le prophète puissant. Que faire ? Il s’enfuit aussi loin qu’il le pût de la Samarie, tout le chemin jusqu’à Béer-Shéba, et de là dans le désert. Plein de pitié pour lui-même, et d’orgueil, parce qu’il pensait évidemment qu’il était meilleur que ses ancêtres, il trouva un buisson de genêt et demanda à mourir. Était-il sérieux ? Il s’endormit bientôt. Mais si Dieu peut fournir un buisson dans un désert aride, combien plus Il prendra soin de l’un des Siens ! Quand Élie se réveilla, il vit un repas préparé pour lui sur des charbons ardents. Peut-être que ces charbons provenaient du genêt, ce qui montre une fois de plus les soins de Dieu.

 

Et Israël, leur père, leur dit : Eh bien, s’il en est ainsi, faites ceci : Prenez dans vos vases des meilleurs produits du pays, et portez à l’homme un présent : un peu de baume et un peu de miel, des épices et de la myrrhe, des pistaches et des amandes. Gen. 43. 11.

LA MYRRHE

Des extraits de deux plantes différentes sont appelés myrrhe dans la Bible. L’une est originaire des aires tropicales, et n’a probablement jamais poussé en Israël. Le mot hébreu pour cette plante est « mor », d’où dérive le mot myrrhe. L’autre extrait provient de l’un des arbustes les plus communs dans le pays, connu comme ciste. La résine collante de cette plante est aussi connue comme myrrhe, ou plus exactement, comme ladanum, du mot hébreu « lot ». C’est celle-là que nous considérerons ici.
Ce ladanum, originaire d’Israël, est cité dans plusieurs passages. Le premier se trouve en Gen. 43. 11, où Jacob envoie des meilleurs produits du pays, avec ses fils, en Égypte. Antérieurement, les Ismaélites sont mentionnés comme emportant de cette même sorte de myrrhe, depuis Galaad en Égypte (Gen. 37. 25). La végétation de Galaad est semblable à celle d’Israël.
Le chargement des Ismaélites est significatif, quand nous considérons l’enlèvement de Joseph pour l’envoyer en Égypte. C’est une image du Seigneur Jésus et de Son humilité dans Ses souffrances. De la même manière que Joseph, le Seigneur Jésus a été vendu pour le prix d’un esclave. Le parfum de ce chargement de plantes est une image du parfum excellent du Seigneur Jésus qui servait Ses frères.
Une fois que je traversais un village, j’ai vu une femme portant une grosse brassée de ciste. Quand je lui ai demandé à quoi cela servait, elle m’a répondu : C’est de la nourriture pour les agneaux et les chevreaux. Quelle belle image pour nous ! Se nourrir du Seigneur Jésus dans Son abaissement est une bonne nourriture, non seulement pour les agneaux, mais aussi pour des chrétiens mûrs.

 

Car il y a un jour de l’Éternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés ; et contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan. És. 2. 12 et 13.

LE CHÊNE

Il y a peu de plantes de la Bible qui soient plus familières aux visiteurs d’Europe ou d’Amérique que les chênes. Cela expliquerait peut-être le fait que plusieurs grands arbres mentionnés dans la Bible, tels que le pistachier de l’Atlantique, ont été traduits chênes par des Européens peu familiers avec la flore du Moyen Orient.
Il y a deux espèces communes de chênes en Israël. Tous deux peuvent devenir des arbres massifs et vivre vieux, et leurs branches sont étalées. En raison d’un pacage excessif et d’abattage, les chênes ne sont pas communs aujourd’hui.
Du fait de leurs dimensions, de leur longévité, et de leur beauté, on comprend sans peine que l’homme ait regardé les chênes comme des objets de vénération. Encore aujourd’hui, les grands chênes sont révérés par les peuples de religion druze. Dans certaines parties de la Haute Galilée, on peut voir de grands chênes décorés et vêtus pour honorer un chef mort. L’Éternel reprend Son peuple en Osée 4. 13 au sujet d’une telle pratique : « Ils offrent des sacrifices sur les sommets des montagnes, et font fumer de l’encens sur les collines, sous le chêne et le peuplier et le térébinthe, parce que leur ombre est bonne ».
De même que d’autres grands arbres, le chêne peut être un symbole d’hommes puissants. L’Amoréen est comparé à un chêne pour sa force en Amos 2. 9.
Le caractère dominant du chêne est sa force, tandis que celui du cèdre est sa hauteur. Le chêne ne devient pas un arbre exceptionnellement grand, mais plutôt un arbre fort. Le bois du chêne est beaucoup plus solide que celui du cèdre, bien que le chêne soit moins résistant à la décomposition que le cèdre.

 

Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avaler du roux, de ce roux-là. Car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom (roux)… Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles. Gen. 25. 30 et 34.
Une portion de champ pleine de lentilles… et (Shamma)… se plaça au milieu du champ, et il le sauva, et frappa les Philistins ; et l’Eternel opéra une grande délivrance. 2 Sam. 23. 11 et 12.

LES LENTILLES

Les lentilles, à la lumière de l’Écriture, peuvent être considérées selon trois caractères : premièrement, au Moyen Orient, les lentilles sont rouges (celles de l’Amérique du Nord sont gris-vert) ; deuxièmement, les lentilles sont une nourriture humble ; et troisièmement, les lentilles sont souvent plantées sur de petits espaces de culture.
Ésaü était impulsif, un homme selon la chair. En revenant fatigué de son travail, il trouve son frère en train de cuire des lentilles. Jacob marchande cet humble plat de lentilles contre le droit d’aînesse d’Ésaü. De même que beaucoup d’autres manquements dans le livre de la Genèse, ce grave manquement d’Ésaü est enregistré pour toujours. Ésaü est appelé Édom (rouge), de la couleur du plat de lentilles.
Trois Shamma sont mentionnés dans l’Écriture. Le premier était le petit-fils d’Ésaü (Gen. 36. 13), le second, un frère de David (1 Sam. 17. 13). L’incident concernant ce troisième Shamma (ci-dessus) fait un contraste magnifique avec l’histoire d’Ésaü. A la différence d’Ésaü, Shamma avait de la force morale – il fut capable, non seulement de rester debout, mais aussi de protéger la récolte de lentilles contre les assauts des ennemis de Dieu ! Cela devrait encourager chacun de nous à ne pas agir dans la chair mais à retenir fermement la vérité. On pourrait mettre en question la valeur réelle de l’effort de défendre un champ de lentilles. Cependant l’Esprit de Dieu approuve clairement cet homme et ses efforts.
Le fait que les lentilles aient été une nourriture pour David lorsqu’il était un fugitif, et pour Ézéchiel comme réfugié, pourrait suggérer que se nourrir du Seigneur Jésus dans Son caractère d’humilité nous soutiendra dans le désert alors que nous le traversons comme pèlerins.

 

Son Dieu le dirige dans son jugement ; il l’instruit. Car il ne foule pas l’aneth avec un traîneau à tranchants et ne fait pas tourner la roue du chariot sur le cumin ; car on bat l’aneth avec un bâton, et le cumin avec une verge. És. 28. 26 et 27.

LE CUMIN NOIR

La plante qui est traduite « carvi », « chervis » est en fait une plante connue comme le cumin noir, sans relation avec l’herbe bien connue, le cumin. Le mot « putois » fait peut-être allusion aux éperons pointus du fruit, et est employé pour des plantes différentes dans d’autres passages (p. ex. Éz. 4. 9).
Le cumin noir se plante en hiver, il produit de jolies fleurs au printemps et on le récolte au début de l’été pour ses graines noires comme le jais. Celles-ci ont une odeur particulière et servent à parfumer du pain et d’autres nourritures cuites au four. Lorsque je visitai une ferme à Tubas – la Thèbes biblique – j’ai vu une grande quantité de cumin noir étalé sur une toile, séchant au soleil. Quand j’ai demandé de quelle manière on battait les graines, on m’a dit que c’était en les frappant avec une baguette – exactement comme aux temps bibliques !
En És. 28. 21, il est question des voies de l’Éternel avec Israël. Il recherche du fruit, mais il n’en viendra que comme résultat de Son amour en châtiment, tout comme le fermier doit battre l’herbe pour en tirer la précieuse graine. Le mot pour verge en Ésaïe 28 est le même que dans Prov. 13. 24, qui se rapporte au châtiment de la part d’un père : « Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l’aime met de la diligence à le discipliner ».
Et Dieu continue à nous enseigner et à nous instruire par Son amour en discipline, pour produire du fruit, « le fruit paisible de la justice » (Héb. 12. 11).

 

Jésus sortit portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme ! Jean 19. 5.

LES ÉPINES

Les épines les plus connues de l’histoire sont peut-être celles qui ont servi à faire « la couronne d’épines ». On a longtemps débattu sur l’identité de la plante qui a servi à faire la couronne d’épines pour le Seigneur Jésus, et il est possible que n’importe quelle plante épineuse ait pu servir, pourvu qu’elle soit facile à se procurer et qu’elle ait des tiges flexibles. Toutefois, ce qui est le plus probable, c’est que c’était la grande pimprenelle épineuse commune, qui est la plante la plus abondante sur les collines autour de Jérusalem, où elle forme comme un monticule impénétrable d’épines, « des ronces entrelacées » (Nah. 1. 10).
Au moment où le Seigneur Jésus a été crucifié, il apparaît qu’on faisait tous les efforts pour L’humilier et Le torturer, y compris de faire une couronne d’épines et de la placer sur Lui, selon Marc 15. 17. Les soldats « le revêtent d’un manteau de pourpre, et après avoir tressé une couronne d’épines ils la lui mettent sur la tête ». Représentez-vous le Chef de toute la création portant des épines, l’emblème de la malédiction de la création ! Quelle grâce le Seigneur Jésus a montrée, d’accepter cette couronne d’épines ! Le feu du jugement divin était le seul moyen d’ôter la malédiction. Il est tombé sur Sa tête bénie.

 

Tout homme chez qui se trouva du bois de sittim pour toute l’œuvre du service, l’apporta. Ex. 35. 24.

LE SITTIM OU ACACIA

Le bois d’acacia est mentionné seulement en relation avec le tabernacle (Ex. 37 et 38). Tous les éléments de construction du tabernacle étaient fabriqués avec du bois d’acacia.
Les acacias sont agréables à voir dans le désert, avec leur sommet souvent plat et incliné. Les feuilles sont très petites, ce qui permet à la plante de conserver l’humidité. Dans les temps de sécheresse, l’arbre peut même laisser tomber complètement ses feuilles. Du fait de la croissance lente de l’arbre, le bois est dur et dense. Le bois du cœur est d’un brun-rouge foncé, plaisant quand il est ciré, et très résistant à la décomposition.
Le bois d’acacia parle de l’humanité incorruptible de notre Seigneur Jésus Christ. Il a traversé le désert moral de ce monde avec fermeté, sans en être affecté. Il n’est donc pas étonnant que le tabernacle soit fait d’autant de bois d’acacia.
Ceux qui offrirent de l’argent ou de l’airain (bronze) l’apportèrent comme offrande à l’Éternel, et tous ceux qui avaient du bois d’acacia pour une partie quelconque du travail l’apportèrent. Ces matériaux divers peuvent parler d’appréciations variées de la Personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus Christ. Il n’y en avait pas beaucoup qui auraient eu de l’or ou de l’argent, mais n’importe qui, sûrement, pouvait aller dans le désert et rapporter du bois d’acacia. Ce serait une offrande très simple mais appréciée par Dieu.
La pensée parallèle, dans notre vie de tous les jours, pourrait être que nous pouvons montrer, d’une manière pratique, les caractères moraux exquis du Seigneur Jésus lorsqu’Il était ici-bas. De cette manière, nos vies, liées ensemble, deviennent une tente du témoignage pour Dieu.

 

Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre dans le Liban. Ps. 92. 12.

LE PALMIER

L’arbre le plus remarqué, dans les pays bibliques, est peut-être le palmier-dattier, avec son haut tronc en forme de colonne, couronné de feuilles immenses, de plusieurs mètres de long. La Bible donne elle-même l’explication sur le sens du palmier.
Cet arbre noble est une image du juste, comme l’indique notre verset. Dans la nature, on trouve le palmier dans les oasis du désert, du fait qu’il peut supporter de faibles chutes de pluie et un degré relativement élevé de salinité du sol. L’une des plus grandes oasis du désert, c’est Jéricho, qui est arrosé par une source très importante. Jéricho est connue comme la ville des palmiers (Deut. 34. 3), et encore maintenant ils forment la partie de la végétation la plus visible de cette ville. Dans les batailles pour Jéricho, nous trouvons le peuple de Dieu ne prenant Jéricho que pour le perdre ensuite au profit des Moabites, des Ammonites et des Amalékites, les nations qui sont une image de la chair (Jug. 3. 12 et 13).
D’une manière vraiment pratique, nous pouvons montrer la droiture qui est imagée par le palmier, même si nous sommes dans une scène de corruption morale extrême. Débora aussi vivait dans un jour mauvais, et cependant son adresse, c’était un palmier : elle habitait sous un palmier, dans la région du Mont Éphraïm (Jug. 4. 5).
Le palmier n’est pas natif de cette région, il avait donc dû être planté. J’ai remarqué un palmier poussant dans un village de cette région, et j’ai été frappé de voir comme il se remarquait. Il dépassait les autres arbres. Dans notre vie quotidienne, dans nos relations de famille ou avec d’autres personnes, faisons-nous montre de la justice pratique symbolisée par le noble palmier ? Avons-nous, comme Débora, un témoignage clair qui s’élève moralement au-dessus de ce monde ?

 

Zachée … cherchait à voir Jésus, qui il était ; mais il ne le pouvait pas, à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut en avant, monta sur un sycomore pour  voir Jésus. Luc 19. 2 et 3.

LE FIGUIER SYCOMORE

Deux genres de figues sont mentionnés dans la Bible : la figue commune, et la figue sycomore, appelée quelquefois sycamine ou sycomore. Le figuier sycomore est un grand arbre, avec un tronc épais et des feuilles ressemblant au cuir. Ses fruits sont beaucoup plus petits que la figue commune et moins savoureux, mais il était autrefois largement cultivé (1 Chron. 27. 28). Pour que le figuier sycomore produise de bons fruits, l’arbre doit être taillé ou huilé au cours de sa croissance. C’était un travail humble, comme le remarque le prophète Amos, qui disait de lui-même : « Je gardais le bétail, et je cueillais le fruit des sycomores » (Amos 7. 14).
Le Seigneur Jésus était Lui-même doux et humble, et Il cherchait du fruit pour Dieu dans les endroits les moins probables ! Voyez-Le dans Jéricho, la ville située le plus bas du monde, et une ville autrefois sous la malédiction de Dieu. Nous trouvons dans cette ville le figuier le plus connu de l’Écriture, celui sur lequel Zachée est monté pour pouvoir voir le Seigneur Jésus. Zachée vivait dans Jéricho, la ville maudite, et de plus, il était petit de taille. Zachée, sans le savoir, était vraiment tout en bas. Désirant beaucoup voir le Fils de Dieu, Zachée grimpa sur l’arbre, et pour la première fois, non seulement il vit le Seigneur Jésus, mais il se vit lui-même. Il descendit, confessa son péché, et reçut le Seigneur Jésus. Quel fruit pour Christ !

 

Mais apprenez du figuier cette parabole : dès que son rameau est tendre et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l’été est proche. De même vous aussi, quand vous verrez arriver ces évènements, comprenez que cela est proche, à la porte. Marc 13. 28 et 29.

LE FIGUIER COMMUN ET LES VOIES DE DIEU

Pourquoi le Seigneur ne demande-t-Il pas à Ses disciples de chercher à voir les fleurs du figuier ? – Parce qu’un observateur commun ne les voit jamais ! Les fleurs du figuier sont tellement minuscules que même les paysans qui les cultivent ne les ont jamais vues. Lorsque j’enseignais un cours d’agriculture à un groupe de Palestiniens, qui connaissaient tous bien les figuiers, je leur demandai combien d’entre eux avaient déjà vu une fleur de figuier : – Aucun ! Rien d’étonnant à cela, elles n’ont que quelques millimètres de long.
La pollinisation de ces fleurs minuscules du figuier est l’une des merveilles du monde végétal, et implique une guêpe minuscule qui entre dans la fleur et y dépose des œufs. Ceux-ci éclosent à l’intérieur de la structure contenant la fleur, et les petits insectes, en s’échappant, couvrent de pollen la fleur.
Quelles leçons pouvons-nous tirer de ce processus remarquablement précis sorti des mains du Créateur ? – Deux choses semblent évidentes. D’une part, les fleurs du figuier ne sont pas visibles pour l’œil humain, et d’autre part, l’agent qui a le rôle de transférer le pollen est également invisible. Quand nous considérons que le figuier a une place importante dans le monde prophétique, nous pouvons voir que c’est Dieu qui agit sans être vu pour accomplir Sa volonté souveraine. De la même manière que le figuier produit du fruit sans qu’on voie des fleurs, Dieu produira du fruit dans Ses voies souveraines sans que l’homme naturel s’en aperçoive.

 

Et Ésaïe dit : Prenez une masse de figues. Et ils la prirent, et la mirent sur l’ulcère ; et Ézéchias se rétablit. 2 Rois 20. 7.

LE FIGUIER ET LE JUGEMENT DE SOI-MÊME

La figue peut être un exemple de fertilité comme résultat du jugement de soi-même, en particulier en ce qui concerne Israël. Ceci est illustré dans l’histoire de la maladie d’Ézéchias. Il avait un furoncle, une éruption de la chair. Mais il a pleuré amèrement (2 Rois 20. 3). Nous sommes quelquefois durs pour Ézéchias. Il est certain qu’il aurait été mieux pour lui de se remettre entre les mains de Dieu. Mais il avait réellement son peuple à cœur ; l’ennemi était à la porte, et le peuple avait besoin d’un conducteur. En raison de la piété de cet homme, Dieu entendit sa prière et y répondit.
Jérémie nous fournit un autre commentaire divin sur la figue. Le cadre et le temps sont différents. Dieu avait parlé aux fils d’Israël par Jérémie, leur disant de se soumettre à Nébucadnetsar. S’ils agissaient ainsi, ils seraient bénis ; sinon, le désastre viendrait sur eux. Deux paniers de figues furent placés en face du temple, représentant deux groupes de Juifs. Ceux qui, se conformant à la parole de l’Éternel par Jérémie, s’étaient soumis au roi de Babylone, étaient considérés comme bons, et seraient plantés dans le pays. « Ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu ; car ils retourneront à moi de tout leur cœur » (Jér. 24. 7).
En Jean 1. 48, le Seigneur Jésus parle de Nathanaël comme étant « un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude ». Nathanaël se tenait sous un figuier, ce qui indique peut-être qu’il savait ce que signifie le jugement de soi-même dans la vie d’un croyant, et en conséquence il portait du fruit pour Dieu.
Nous aussi devons être prompts à nous juger nous-mêmes (1 Cor. 11. 31), afin que nous aussi puissions porter du fruit pour Dieu. On a dit que Dieu nous donne la dignité de nous juger nous-mêmes. La pratiquons-nous souvent ?

 

Bienheureux quiconque craint l’Eternel, et marche dans ses voies ! Car tu mangeras du travail de tes mains ; tu seras bienheureux, et tu seras entouré de biens. Ta femme sera au-dedans de ta maison comme une vigne féconde ; tes fils seront comme des plants d’oliviers autour de ta table. Ps. 128. 1 à 3.

TES FILS COMME DES PLANTS D’OLIVIERS

Le système radiculaire remarquable de l’olivier est le secret de sa survivance dans son habitat rocheux. Toutefois, pour qu’il produise une bonne récolte, l’arbre a besoin de beaucoup de soins tout au long de l’année : une taille soigneuse, de la culture, et des engrais.
L’une des caractéristiques de l’olivier, c’est qu’il produit des rejets à sa base. Aujourd’hui, les oliviers sont souvent cultivés sur un tronc greffé, c’est-à-dire qu’on choisit une souche qui croisse rapidement, et un scion (une jeune branche) de bonne qualité y est placé. Mais dans les temps bibliques, les oliviers étaient souvent cultivés directement à partir des rejets. Le cultivateur choisissait des rejets de ses meilleurs arbres, les retirait avec précaution et les plantait où ils seraient cultivés avec soin. Le verset ci-dessus, Ps. 128. 3, peut se référer à cette pratique. Nous tous, comme parents, désirons que nos enfants manifestent les caractères du Seigneur Jésus. Ils doivent être élevés avec soin dans le cadre de la maison familiale.

 

Et (Jésus) passait la journée dans le temple à enseigner,mais il sortait pour passer la nuit sur le mont appelé Mont des Oliviers. Luc 21. 37.
Alors Jésus vient avec eux en un lieu appelé Gethsémané. Mat. 26. 36.

L’OLIVIER

En automne les oliviers commencent à produire leur fruit. Encore aujourd’hui les olives sont récoltées comme aux temps bibliques, en frappant avec précaution les arbres avec des bâtons, puis en ramassant les olives tombées sur le sol.
L’olive, quand elle est mûre, est noire comme le jais et très plaisante. Si vous aimez les olives, vous seriez tenté d’en manger une qui vient de tomber de l’arbre ! Les apparences sont trompeuses ! L’olive fraîche est très amère et a mauvais goût. Pour pouvoir être employée, l’olive doit être pressée pour en exprimer l’huile. Il y a peu de temps encore, dans les villages, les olives étaient écrasées entre d’énormes pierres mues par des animaux de trait. Maintenant on emploie des presses hydrauliques.
Comme cela illustre bien les souffrances du Seigneur Jésus, le fait de frapper l’arbre et le poids intense du pressoir à huile ! Il a fallu qu’Il soit frappé et écrasé pour que nous puissions recevoir l’huile, l’onction du Saint Esprit. Comme cela convenait bien, que le Seigneur Jésus soit allé au Mont des Oliviers, à un endroit appelé Gethsémané, qui signifie pressoir à olives. Là Il a anticipé l’agonie écrasante du Calvaire. Ses souffrances, déjà dans le jardin, étaient uniques. Il s’est éloigné d’environ un jet de pierre – une mesure de distance indiquant à quel point sa souffrance dépassait la souffrance humaine, Il s’est mis à genoux et Il a prié (Luc 22. 41). Comme résultat de Ses souffrances que nulle créature ne peut mesurer, il n’y a pas seulement, pour tous ceux qui L’acceptent, la bénédiction éternelle, mais aussi la demeure du Saint Esprit pour notre joie présente.

 

Et tu feras sur ses bords (de l’éphod) des grenades de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, sur ses bords, tout autour, et des clochettes d’or entre elles. Ex. 28. 33.
L’Éternel… te fait entrer dans un bon pays… un pays de froment, et d’orge, et de vignes, et de figuiers, et de grenadiers, un pays d’oliviers à huile, et de miel. Deut. 8. 7 et 8.

LE GRENADIER

Parmi les cinq espèces de récoltes mentionnées en Deut. 8, la grenade est certainement la plus belle. Pour cette raison, l’arbuste est planté dans un but ornemental dans beaucoup de parties du monde. Les fleurs, qui sont produites au printemps, sont d’une beauté remarquable, de couleur rouge-orange brillant, et en forme de délicates clochettes.
On trouve les grenades principalement à deux endroits dans l’Écriture : dans le vêtement du souverain sacrificateur, et dans le temple. Des clochettes d’or et des grenades alternaient sur l’éphod – une clochette, une grenade – tout autour de l’ourlet du vêtement. L’éphod lui-même était de couleur bleue, un type de l’Homme venu du ciel. Son témoignage ici-bas était toujours cohérent. Ce qu’Il disait, symbolisé par la clochette d’or, était toujours en parfait accord avec ce qu’Il faisait, ce dont la grenade est le symbole. Ses paroles et Ses actes étaient toujours en parfait accord.
La femme qui avait une perte de sang, en Luc 8, voulait toucher, ne fut-ce que le bord du vêtement du Seigneur Jésus. Elle avait reçu la connaissance du son agréable de Son témoignage.
Au Ps. 133, nous trouvons à nouveau, au sujet d’Aaron, « le bord de ses vêtements », imprégné de l’huile de l’onction. C’est un psaume de communion, qui parle de frères habitant ensemble dans l’unité. C’est encore le Seigneur Jésus, bien que corporellement absent, qui soutient le témoignage des clochettes et des grenades. Est-ce que tous les croyants ne sont pas portés par l’Homme dans le ciel, et n’ont-ils pas reçu l’onction de l’Esprit Saint ?
Quel genre de son est produit dans notre témoignage quotidien ? Pierre faisait un son discordant quand il se vantait, mais quel son différent quand il déclarait son amour pour le Seigneur Jésus après avoir été restauré en grâce par l’action sacerdotale du Seigneur !

 

Et Saül se tenait à l’extrémité de Guibha, sous un grenadier qui était à Migron. 1 Sam. 14. 2.
(Salomon) fit deux colonnes… Et il fit des chaînes… et les mit sur le sommet des colonnes ; et il fit cent grenades, et les mit aux chaînes. 2 Chron. 3. 15 et 16.

DEUX ROIS ET DES GRENADES

Saül, sous un grenadier en forme de buisson, à Guibha, devait être un spectacle curieux. Il était, « plus grand que tout le peuple, depuis les épaules en haut » (1 Sam. 10. 23) – et cependant il tenait sa cour sous un buisson. Au lieu de choisir un arbre bien visible, comme le palmier de Débora, il avait choisi le plus bas des arbres. Dans ce même chapitre, il est fait référence aux vêtements du souverain sacrificateur, Akhija, arrière-petit-fils d’Éli, qui était sacrificateur de l’Éternel à Silo et qui « portait l’éphod » (1 Sam. 14. 3), ce vêtement décoré d’une bordure de clochettes d’or et de grenades alternées. Cependant Saül n’appelle pas le sacrificateur avant que la bataille fasse rage. Jonathan, le fils de Saül, avait plus de sensibilité spirituelle que son père. Impulsif, Saül aurait affamé le peuple victorieux, et même tenté de mettre son fils à mort. Le manque de soins convenables de la part du sacrificateur eut pour résultat que le peuple péchait, en mangeant de la viande avec son sang.
Un plus grand roi donna aux grenades une place proéminente. Dans le temple de Salomon, il y avait deux cents grenades gravées sur les chapiteaux des deux colonnes qui étaient à l’entrée du temple. Sur les grenades il y avait des lis. L’une des colonnes se nommait Jakin (il établira), l’autre, Boaz (en lui est la force). De même que nombre d’autres types de l’Ancien Testament, ces deux images se complètent pour parler du Seigneur Jésus. Il est le seul qui puisse accomplir le propos de Dieu ici-bas, et également Celui qui seul a la force pour vaincre l’ennemi et maintenir les intérêts de Dieu. Les grenades étaient gravées près du haut des chapiteaux, peut-être pas très visibles pour ceux qui regardaient depuis la base des colonnes, mais cependant continuellement devant les yeux de Dieu. Tout ce qui est fructueux et beau se voit chez Celui qui est à la fois le vrai Boaz et le vrai Jakin !

 

Et il arriva, le lendemain, que Moïse entra dans la tente du témoignage, et voici, la verge d’Aaron, pour la maison de Lévi, avait bourgeonné, et avait poussé des boutons, et avait produit des fleurs et mûri des amandes. Nomb. 17. 8.

L’AMANDE

L’amande est un symbole bien connu de la résurrection, parce que c’est, dans l’année, le premier arbre qui fleurit. Les grandes fleurs blanches en cinq parties viennent à la fin de l’hiver, avant que les feuilles se développent. Du fait qu’elles peuvent s’ouvrir déjà fin janvier ou début février, il peut arriver qu’on trouve des fleurs d’amandier avec la neige.
Les amandes sont nourrissantes et délicieuses, aussi il n’est pas surprenant que Jacob en parle comme « des meilleurs produits du pays » (Gen. 43. 11). Encore maintenant, les invités palestiniens apportent souvent des amandes en cadeau. Jacob, apparemment pour gagner les bonnes grâces du gouverneur de l’Égypte, commanda à ses fils de prendre des amandes avec d’autres produits du pays. Mais il est intéressant de comparer la liste de ce que Jacob envoya en Égypte avec les six produits du pays que Dieu énumère en Deut. 8. 8. Il n’y a que le miel qui soit commun aux deux listes. Il semblerait que Jacob, une fois de plus, ait fait usage de sa propre estimation de ce qui était bon pour faire impression sur le gouverneur de l’Égypte.
La référence la plus connue à l’amande est la verge d’Aaron qui avait bourgeonné. C’était un miracle, parce que, dans la nature, la floraison, la formation de boutons et la fructification des amandes sont séparées dans le temps. Et cependant nous lisons que la verge d’Aaron avait des boutons, des fleurs et des fruits au même moment. Cela nous enseigne que tout fruit véritable pour Dieu n’est assuré que sur le fondement de la résurrection du Seigneur Jésus Christ.

D’après The Lord is near
Musselman 2 (1989 – 1990)

 

JÉSUS EST VIVANT

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Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il a été ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. 1 Cor. 15. 3 et 4.
Après avoir souffert, il (Jésus) se présenta lui-même (aux apôtres), vivant, avec beaucoup de preuves certaines : pendant quarante jours, il se montra à eux et leur parla. Act. 1. 3.

JÉSUS EST VIVANT

Quiconque lit la Bible avec attention et droiture de cœur doit reconnaître qu’elle contient des preuves nombreuses et précises de la résurrection de Jésus Christ. Tout d’abord, Sa tombe était vide. Les amis de Jésus l’ont confirmé, Ses ennemis même n’ont pu le nier, si bien qu’ils ont fait tout leur possible pour faire croire au peuple que Ses disciples avaient enlevé Son corps pendant que les gardes dormaient.
Au matin de la résurrection, son suaire et les linges qui avaient enveloppé le corps de Jésus ont été trouvés dans le tombeau. Ils étaient comme la chrysalide, désormais inutile, de laquelle le papillon venait de sortir. Lorsqu’il a vu cela, l’apôtre Jean a été convaincu, étant un témoin oculaire du fait : il « vit et crut » (Jean 20. 8).
Ensuite, le Seigneur Jésus ressuscité a été vu à plusieurs reprises. Il s’est présenté devant Ses disciples au moins une dizaine de fois, témoins « choisis par Dieu » (Act. 10. 41) et Il leur a parlé pendant quarante jours : « il se montra à eux et leur parla » (Act. 1. 3). Et cela les a transformés. Sa mort les avait laissés dans la crainte et la tristesse, abattus, déconcertés. Mais, après Sa résurrection, les voilà pleins de joie, de force et de courage pour agir dans la puissance de l’Esprit Saint, que Jésus avait promis d’envoyer quand Il serait retourné au ciel. Ni la prison, ni les menaces, ni la torture n’ont pu altérer en quoi que ce soit leur conviction que le Seigneur était réellement ressuscité.
Aujourd’hui encore, tous les chrétiens authentiques peuvent affirmer que Jésus est vivant. Sans l’avoir vu, ils L’ont rencontré par la foi et Il est devenu leur Sauveur, leur Seigneur, et la force de leur vie. Aujourd’hui encore on peut rencontrer le Seigneur en lisant l’Évangile et en croyant à Sa parole. L’avez-vous rencontré ?

D’après « Il Buon Seme » août 2011

 

FAIRE DES PROVISIONS

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Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais, et avant qu’arrivent les années dont tu diras : Je n’y prends pas de plaisir. Éccl. 12. 1.
C’est ici ma consolation dans mon affliction, que ta parole m’a fait vivre. Ps. 119. 50.

FAIRE DES PROVISIONS

En Europe centrale, il existe encore des hamsters qui vivent à l’état sauvage. En automne, avant la mauvaise saison, ce petit animal accumule dans sa tanière toutes sortes de végétaux et de graines. Il creuse même un espace pour y accumuler d’autres provisions. Il les utilisera pour survivre pendant l’hiver.
Et nous, faisons-nous des provisions en lisant la Bible, la Parole de Dieu ?
Dieu nous donne du temps pour la lire et en apprendre des passages. C’est lorsqu’on est jeune que cela est le plus efficace. Profitons-en pour apprendre à connaître Celui que cette Parole nous présente : Jésus Christ ! Il est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus et leur donner la vie éternelle. Il accompagne tous les croyants vers la maison de Son Père dans laquelle Lui-même les fera bientôt entrer.
Jésus a dit : « Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39).
Les passages de cette Parole divine, appris dès le jeune âge, sont des réserves que le Seigneur pourra utiliser pour réveiller notre conscience, nous guider à l’heure des choix, fortifier notre foi, nous encourager dans les difficultés, nous protéger, nous avertir si nécessaire.
« Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).
La parole de Dieu ne sera pas seulement dans notre mémoire, mais elle sera une source de bénédiction dans notre vie, jour après jour.

D’après « Il Buon Seme » octobre 2007