CE QUI ÉTAIT EN SON POUVOIR

IMG_20200703_150606

 

Jésus dit  : Laissez-la  ; pourquoi lui faites-vous de la peine  ? Elle a fait une bonne œuvre envers moi… Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait. Marc 14. 6 à 8.
Le Seigneur… manifestera les intentions des cœurs  ; et alors, pour chacun, l’approbation viendra de Dieu. 1 Cor. 4. 5.

 

CE QUI ÉTAIT EN SON POUVOIR

 

Dans un récit de l’Évangile, Marie brise un vase plein de parfum et en répand le précieux contenu sur la tête de Jésus. Son acte, considéré par certains comme un pur gâchis, suscite de vives critiques. Pourquoi ne pas plutôt vendre ce parfum et en faire profiter les pauvres  ? Mais Jésus prend sa défense, et déclare devant tous qu’Il approuve son geste et y est sensible. Rempli d’amour pour son Maître, le cœur de Marie lui a dicté cet acte  ; elle a ainsi anticipé le moment d’embaumer le corps de Jésus. Elle pressentait que Sa mort était proche, et c’était maintenant ou jamais, qu’il fallait faire cela  !
Chrétien, Jésus n’apprécie pas vos actes selon des critères humains. Faire ce qui est « en votre pouvoir », en pensant à Lui avant tout, voilà ce qui a de la valeur pour Lui. Ce n’est pas le succès qu’Il apprécie, mais les motifs qui vous animent, l’amour et la fidélité que vous Lui témoignez. Êtes-vous limité pour Le servir de manière visible, parce que vous êtes allongé sur un lit d’hôpital, invalide dans une maison de retraite ou isolé dans une prison  ? N’avez-vous personne à qui parler de Jésus  ? N’avez-vous pas d’autre possibilité que celle de prier ? Faites simplement pour votre maître ce qui est en votre pouvoir. Il l’appréciera et saura vous encourager. Pour Lui, ce qui compte, ce n’est pas un service vu et apprécié des autres, mais un cœur qui déborde d’amour comme celui de Marie. Vous saurez alors découvrir les bonnes œuvres préparées par Dieu Lui-même (Éph. 2. 10). Il connaît ce qui est à votre portée ou ne l’est pas. « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir » (Éccl. 9. 10).

 

D’après La Bonne Semence Février 2021
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

CORONA 51

IMG_20200314_153805

 

 

CORONA 51

L’éphod et le pectoral (Ex. 28. 1 à 30)

 

 

Pour entrer dans le lieu saint du tabernacle, Aaron plaçait l’éphod sur la robe de bleu dont nous avons parlé la semaine passée. Le pectoral prenait place sur l’éphod et se trouve, dans les Écritures, toujours associé à l’éphod que nous allons considérer en premier.

L’éphod

L’éphod était le vêtement sacerdotal par excellence. Par-dessus la tunique blanche de fin coton et la robe de bleu, le souverain sacrificateur était revêtu d’un éphod, sorte de gilet, sur les épaulières duquel étaient fixées deux pierres d’onyx, une de chaque côté. Et en avant, sur la poitrine du souverain sacrificateur, solidement attaché à l’éphod, était le pectoral de jugement. Comme le voile dans le lieu saint, l’éphod était tissé de bleu, de pourpre, d’écarlate et de fin coton retors, mais il s’y ajoutait de l’or selon qu’il est écrit : « ils étendirent des lames d’or, et on les coupa par filets pour les brocher parmi le bleu, et parmi la pourpre, et parmi l’écarlate, et parmi le fin coton, en ouvrage d’art » (Ex. 39. 3). Merveilleux symbole de la gloire divine du Fils de Dieu, sur Lequel l’épître aux Hébreux attire toujours nos regards.
Dans le voile qui représente le Seigneur Jésus dans Sa vie sur la terre, Sa gloire de Fils de Dieu était comme voilée : pas d’or broché en filet dans le voile ! Mais dans l’éphod qui symbolise Son office de souverain sacrificateur dans le ciel – comme Homme glorifié – l’or est entremêlé avec le bleu, la pourpre, l’écarlate, et le fin coton. La gloire éternelle du Fils de Dieu brille et brillera éternellement, comme liée à toutes Ses gloires morales manifestées sur la terre. Dieu a rendu ce témoignage à l’Homme Christ Jésus : « tu es mon Fils… tu es sacrificateur pour l’éternité » (Héb. 5. 5 et 6 ; Ps. 110. 4).
Sur les épaulières de l’éphod étaient solidement fixées les deux pierres d’onyx. Chacune d’elles portait, en gravure, six noms des tribus d’Israël ; ainsi les douze fils de Jacob étaient représentés. Sur les épaules qui ont porté la croix, le bon Berger a mis Sa brebis (Luc 15. 5). Sur Ses deux épaules le Seigneur glorifié porte Son peuple devant Dieu, intercédant pour chacun de ceux que le Père Lui a donnés jusqu’à ce qu’ils entrent enfin dans Sa gloire promise. Lorsque Christ régnera dans le millénium à venir, le gouvernement du monde reposera seulement sur une de ses épaules (És. 9. 6). Différence merveilleuse, mettant en évidence la grâce de Dieu envers les disciples de Christ cheminant dans le monde qui a crucifié leur Sauveur. L’éphod était tenu en bas par une ceinture fabriquée en ouvrage d’art avec les mêmes matériaux que l’éphod. La ceinture exprime le service car, pour que les habits restent en place pendant l’effort du travail, il faut cette ceinture. Elle nous dit symboliquement : ton Seigneur est un fidèle souverain sacrificateur « toujours vivant afin d’intercéder » (Héb. 7. 25) pour ceux qui Lui appartiennent.

Le pectoral

Sur la poitrine du souverain sacrificateur était fixé le pectoral, sorte de coussin carré, d’un empan de côté (environ 30 centimètres). Il était comme l’éphod, fait d’or, de bleu, de pourpre, d’écarlate et de fin coton retors. Douze pierres le garnissaient ; chacune d’elles étincelant d’une gloire particulière, différente l’une de l’autre. Belle image des croyants vus par Dieu au travers de l’œuvre de Christ, comme il est aussi écrit : ceux que Dieu « a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Rom. 8. 30). Comme ce sont des personnes diverses dans leur caractère et leur vocation, qui forment le peuple de Dieu, chaque pierre avait un éclat particulier. Semblablement, dans le corps de Christ, chaque membre reçoit un don de grâce différent, mais, animé individuellement par le même Esprit, ils expriment ensemble une unité parfaite.
Ces pierres étaient portées sur la poitrine du souverain sacrificateur dans le sanctuaire. Christ nous garde pour toujours en Lui, car « notre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3). Il intercède pour les saints devant Dieu, et rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ-Jésus notre Seigneur » (Rom. 8. 39). Le pectoral ne pouvait être séparé de l’éphod. Il y était fixé de façon « qu’il ne bouge pas de dessus l’éphod » (Ex. 28. 22 à 28). Des anneaux et des chaînettes d’or attachaient le pectoral aux épaules du souverain sacrificateur ; des anneaux d’or et un cordon de bleu le fixaient sur le bas au-dessus de la ceinture. Ces liens divins et célestes (l’or et le bleu), établis sur la base de l’œuvre de Christ, l’Homme venu du ciel, font qu’aucune brebis n’échappera de Sa main, de Son cœur, éternellement (Jean 10. 27 à 30) !
Sur le pectoral se trouvait aussi les « urim et les thummim » (les lumières et les perfections) (Ex. 28. 30), au sujet desquelles la Parole parle très peu. Pour connaître la volonté de Dieu et grandir dans Sa sagesse, on consultait l’Éternel (voir : Nomb. 27. 21 ; 1 Sam. 28. 6 ; Esd. 2. 63). Alors comment se fait-il que Dieu n’ait pas répondu au roi Saül autrefois par l’urim (1 Sam. 28. 6) ? – Le cœur de ce roi s’était détourné de l’Éternel ! Se pourrait-il que Dieu ne nous réponde plus aujourd’hui ? Oui, cela est possible, quand le contact avec Dieu est coupé.
Pour éclaircir ce point, souvenons-nous que le Saint Esprit habite en tous ceux qui sont nés de nouveau. Il les conduit et les dirige, mais si, par accident, un enfant de Dieu marche dans le péché, le Saint Esprit en est attristé (Éph. 4. 30), il y a rupture de communion avec Dieu. Pour jouir à nouveau d’une heureuse communion avec le Seigneur, il est absolument nécessaire de réaliser ceci : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9) ; alors le Saint Esprit apportera à nouveau la joie et la paix dans le cœur de celui qui s’est égaré. En résumé, trois choses sont réunies dans l’image que nous donnent l’éphod et le pectoral : La puissance, montrée par les épaules, portant les deux pierres d’onyx fixées sur l’éphod ; l’amour, représenté par l’emplacement du pectoral, sur le cœur du grand sacrificateur, où reposaient les douze pierres ; le sobre bon sens : vu dans les lumières et les perfections.
Dieu ne nous a pas donné un esprit de servitude (d’esclavage – Rom. 8. 15), ni de crainte, mais « un Esprit de puissance, d’amour, de conseil (sobre bon sens ou pondération) » (2 Tim. 1. 7). Au Seigneur Jésus, qui nous porte sur Ses épaules et sur Son cœur, revient toute notre adoration !

UN DIEU D’AMOUR

IMG_20180223_204638

 

Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Rom. 5. 8.

 

UN DIEU D’AMOUR

 

La Bible nous révèle que « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8). L’homme se demande souvent où est la manifestation de cet amour, quand il constate l’ampleur du mal et de la souffrance dans le monde. A cela aussi, la Parole de Dieu a une réponse ; elle dit : « En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils… afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).
Dieu, étant juste et saint, ne peut tolérer que le mal ne soit pas puni. Alors, pourquoi attend-Il ? Pourquoi retient-Il encore Son juste jugement sur ce monde qui Le défie et L’insulte par toutes sortes de péchés et de perversions ?
Eh bien ! Dieu est patient et Il attend que nous, pécheurs, nous nous repentions et changions de comportement. Mais comment faire ?
Avec une volonté déterminée, un engagement sérieux, nous pourrons peut-être améliorer un peu notre vie, mais rien de plus. Pour que nous soyons agréables à Dieu, il faut que Lui nous voie sans culpabilité, et qu’Il puisse ne plus tenir compte des faiblesses de notre nature humaine.
Lui seul peut accomplir une telle œuvre en nous. Quand, par la foi, nous avons accepté que le sang de Jésus Christ nous lave de nos péchés, alors Dieu nous considère purs, sans fautes et digne de venir dans Sa présence.
Il est vrai que le chrétien, tant qu’il est sur la terre, peut encore tomber dans quelque péché, malgré son engagement à honorer le Seigneur et à Lui obéir. Mais le Fils de Dieu a payé aussi pour ces péchés. Le croyant est entièrement à l’abri ; il ne sera pas jugé et il peut regarder vers le ciel comme étant la maison du Père, ce lieu où il entrera de droit, car « à tous ceux qui l’ont reçu, il (Jésus) leur a donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1. 12) !

D’après « Il buon seme » décembre 2010

 

SCIENCE ET RÉVÉLATION

IMG_3725

 

 

SCIENCE ET RÉVÉLATION

 

 

1. DIEU EST LE CRÉATEUR DE TOUT

Depuis la création du monde, ce qu’il y a d’invisible en Lui [Dieu], c’est-à-dire à la fois sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, d’après les choses créées, de sorte qu’ils [les hommes] sont inexcusables ; parce que, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu. Rom. 1. 20 et 21.

Toute nouvelle découverte scientifique met en lumière quelque merveille cachée de la nature. Il en revient une renommée légitime à l’auteur de la découverte. Mais on oublie facilement qu’une gloire bien plus grande est due à Dieu ! En effet, c’est Lui qui a créé tout ce que l’intelligence humaine cherche à scruter, et c’est Lui qui a donné à l’homme les capacités pour le faire.
Au cours des siècles, des hommes intelligents se sont efforcés d’explorer tout ce qui leur était accessible. Salomon avait déjà dit : « A faire beaucoup de livres, il n’y a pas de fin » (Éccl. 12. 12).
L’intelligence, capacité merveilleuse donnée à l’homme pour chercher et comprendre, devrait lui faire prendre conscience de la grandeur du Dieu Créateur dont il dépend. Cette faculté implique une grande responsabilité morale que les animaux ne possèdent pas.
Mais si la connaissance des choses créées ne conduit pas à honorer Dieu et à reconnaître Sa puissance et Son autorité, la responsabilité de l’homme est grande : Dieu le déclare « inexcusable ».
Refuser de s’incliner humblement devant son Créateur amène souvent l’homme à se vanter de ses propres connaissances, bien qu’elles soient limitées, à s’élever contre Dieu, à contester Sa Parole et même à nier Son existence !
Vous qui lisez ces lignes, souvenez-vous que « la crainte de l’Éternel est le commencement de la connaissance » (Prov. 1. 7).
« Mon âme, bénis l’Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es merveilleusement grand, tu es revêtu de majesté et de magnificence ! » (Ps. 104. 1)

 

2. DIEU CONNAÎT TOUT

Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; et les choses révélées sont à nous et à nos fils. Deut. 29. 29.
Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment, Dieu nous l’a révélé par son Esprit. 1 Cor. 2. 9 et 10.

Tout ce que nous voyons constitue un champ inépuisable de recherche et de connaissance pour l’esprit de l’homme. Mais qui pourrait affirmer qu’il n’existe rien en-dehors de ce qui est visible et perceptible ? Toute l’œuvre de Dieu n’est pas renfermée dans la création que nous voyons. Il est esprit et habite « la lumière inaccessible » (Jean 4. 24 ; 1 Tim. 6. 16).
Si les choses qui se trouvent dans le domaine accessible à la recherche humaine sont nombreuses et profondes, combien plus le sont les choses qui n’en font pas partie ! Les choses du monde invisible seraient restées pour toujours en dehors de notre portée si Dieu n’avait pas voulu Se révéler par le moyen de la Bible.
Il est clair que tout n’est pas accessible à la raison humaine. Comment comprendre, par exemple, que les choses que nous voyons ont été créées à partir de rien par la parole de Dieu ? Comment concilier Sa souveraineté avec la responsabilité de l’homme ? Quelle est l’origine du mal et pourquoi Dieu a-t-Il permis qu’il entre dans le monde, y apportant la souffrance et la mort ?…
Ce sont des questions auxquelles Dieu donne la même réponse que celle que Jésus a faite à Son disciple Pierre : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras par la suite » (Jean 13. 7).
Nous devons rester humbles, avec la profonde conscience de notre fragilité et de notre impuissance en présence de l’infini des pensées de Dieu. « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55. 9).
« À présent je connais en partie, mais alors je connaîtrai à fond comme aussi j’ai été connu » (1 Cor. 13. 12).

 

3. DIEU PARLE AUX HOMMES PAR SA PAROLE

Nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui est de Dieu, afin que nous connaissions ce qui nous a été librement donné de Dieu. 1 Cor. 2. 12.
Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Jean 17. 3.

La Bible révèle, dès sa première ligne ce que les scientifiques se fatiguent en vain à expliquer sans y réussir : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1).
La Bible nous fournit quelques points fondamentaux dans le domaine laissé accessible aux recherches de l’homme, mais son but n’est pas de nourrir notre curiosité. Dieu veut s’adresser principalement à la conscience et au cœur de tout homme, afin que chacun soit au clair sur ce qu’est sa condition, ce que sont ses vrais besoins, et pour faire connaître à tous le Dieu Créateur et Sauveur.
Écouter et croire la Parole de Dieu n’est pas seulement une démarche intellectuelle, mais c’est recevoir avec foi ce qu’Il dit. Croire, ce n’est pas seulement entrer dans le domaine de connaissances nouvelles, mais dans une relation vivante de foi inconditionnelle.
Quelle joie de prendre devant Dieu la position d’un petit enfant, de ceux qui écoutent Sa parole et la reçoivent avec foi et humilité. Nous recevons « non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement), la Parole de Dieu », qui « demeure éternellement » (1 Thess. 2. 13 ; 1 Pier. 1. 25).
Elle nous fait connaître Jésus, le Fils de Dieu et, en même temps, la vérité sur notre condition intérieure et sur la profondeur de l’amour de Dieu. Elle nous ouvre les richesses de la grâce de Dieu et nous enseigne comment nous comporter pour honorer le Seigneur Jésus Christ dans l’attente de Son retour.

D’après « Il buon seme » juin 2013

 

LES JEUX VIDÉO OU LA VRAIE VIE ?

DSC01288

 

LES JEUX VIDÉO OU LA VRAIE VIE ?

 

Mon jeune neveu est passionné de jeux vidéo, mais il sait qu’il ne doit pas s’immerger pendant des heures dans ce monde hypnotique virtuel, en négligeant ses devoirs scolaires. Des milliers de jeunes, pourtant, consacrent une part importante de leur temps à cette activité ludique ; déconnectés de la réalité, ils entrent dans un univers imaginaire et ils s’identifient avec des héros à la fois terrifiants et dotés de pouvoirs extraordinaires. Les scènes de violence sont fréquentes et la mort même n’est qu’un incident de parcours, suivie immédiatement par une autre « vie »
Attention ! Derrière ce qui semble n’être qu’un simple divertissement se cache un danger bien réel. Beaucoup d’éducateurs estiment qu’une grande partie de ces jeux peut être nocive, au point que certains jeunes en arrivent à perdre la notion de la réalité, qu’ils confondent avec la fiction. De la même manière, beaucoup de sociologues expriment leur préoccupation au sujet de la dangereuse dépendance qui pourrait en découler.
Jeunes amis croyants, faites attention : nous savons tous qu’il nous est plus facile de lancer un jeu vidéo sur un ordinateur ou un téléphone portable, que de le fermer pour nous consacrer à nos devoirs journaliers.

Ne perdons pas notre temps ! Dieu nous invite à « une vie en abondance », beaucoup plus riche, fondée sur une relation solide avec Lui, par la prière et la lecture de la Bible, et à même de porter des fruits dans la vie réelle.
Réfléchissons aux conseils que l’apôtre Paul donnait à Timothée, qu’il considérait comme son fils spirituel : faisons du bien, soyons riches en bonnes œuvres, généreux ; « amassant comme trésor un bon fondement pour l’avenir » ; C’est cela, « ce qui est vraiment la vie » (1 Tim. 6. 18 et 19).

D’après « Il buon seme » février 2021

 

LA PAIX DE DIEU

DSC03140

Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. Phil. 4. 6 et 7.

 

LA PAIX DE DIEU

 

Le croyant doit se souvenir qu’il y a pour lui quelque chose de plus que la paix avec Dieu, que l’on obtient par la foi en Christ. Il peut aussi compter sur la « paix de Dieu ». L’apôtre Paul nous dit que si nous présentons à Dieu tout ce qui nous trouble, par la prière et les actions de grâces, alors la paix de Dieu gardera nos cœurs et nos pensées par Jésus Christ Lui-même.
Cela veut dire que la paix même de Dieu, celle qui fait partie de Ses caractères divins, protégera notre cœur et notre esprit à travers les circonstances difficiles que nous devrons traverser : Il fortifiera notre cœur de sorte que nous ne nous laisserons pas aller au découragement ; Il influencera nos pensées, les maintenant en conformité avec les Siennes et nous évitant de nous laisser aller à des raisonnements erronés.
Voulons-nous que le Dieu de paix soit avec nous ? Faisons alors en sorte que nos pensées soient occupées des choses vraies, honorables, justes, pures, de bonne réputation, celles dans lesquelles il y a quelque vertu digne d’éloge, et pratiquons ces choses. Et ainsi, écrit l’apôtre Paul, « le Dieu de paix sera avec vous » (Phil. 4. 8 et 9).
De plus, il nous est dit de rechercher les choses qui tendent à la paix (Rom. 14. 19) et de faire notre possible pour vivre en paix avec tous les hommes (Rom. 12. 18).
Nous voyons donc que la paix, caractère divin, est l’un des grands privilèges du chrétien, et que c’est aussi sa responsabilité de la rechercher et de la maintenir dans sa vie personnelle et dans ses rapports avec les autres.

 

D’après « Il buon seme » décembre 2010

 

CORONA 50

IMG_20200703_150557

 

 

CORONA 50

La robe de l’éphod

 

« Tu feras de saints vêtements à Aaron, ton frère, pour gloire et pour ornement » (Ex. 28. 2).
Lorsque Aaron revêtait ses vêtements, il se parait premièrement de la tunique, sur laquelle il ajoutait la robe de l’éphod, selon les instructions que Moïse avait reçues sur la montagne : « Tu feras la robe de l’éphod, entièrement de bleu ; et son ouverture pour la tête sera au milieu ; il y aura une bordure à son ouverture, tout autour, en ouvrage de tisserand ; elle l’aura comme l’ouverture d’une cotte de mailles ; elle ne se déchirera pas » (Ex. 28. 31 et 32).
La robe ne pouvait être portée sans l’éphod, c’est pourquoi elle est appelée : la robe de l’éphod. Confectionnée entièrement de bleu, image de la perfection céleste, elle ne devait pas se déchirer. Ce qui impressionne le lecteur de la Bible, c’est la similitude entre la robe du souverain sacrificateur et celle qu’a portée notre Seigneur. Plus de mille ans à l’avance, le roi David avait été conduit, par l’Esprit de Christ, à écrire : « sur ma robe ils jettent le sort » (Ps. 22. 18). Lorsque notre Seigneur fut crucifié, les soldats prirent Ses vêtements et en firent quatre parts et, certainement sans le savoir, ils prirent aussi la tunique (la robe), tissée d’une pièce, et dirent entre eux : « ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour savoir à qui elle sera, — afin que soit accomplie l’Écriture : « Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils ont jeté le sort » (Jean 19. 23 et 24). On retrouve la même similitude avec l’agneau destiné à la pâque : « et vous n’en casserez pas un os » (Ex. 12. 46) et, pour notre Seigneur : « venus à Jésus, quand ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; mais l’un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. …car tout cela arriva afin que soit accomplie l’Écriture : « Pas un de ses os ne sera cassé » (Jean 19. 33 à 36).
« Et tu feras la robe de l’éphod entièrement de bleu » ; le bleu annonçait le caractère céleste de Jésus. Lui-même dira aux foules : « Je suis descendu du ciel,… pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 6. 38).

Des grenades et des clochettes

Les bords de la robe étaient garnis de grenades et de clochettes alternées. « Tu feras sur ses bords des grenades de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, sur ses bords, tout autour… : une clochette d’or et une grenade, une clochette d’or et une grenade sur les bords de la robe, tout autour. Et Aaron en sera revêtu quand il fera le service ; et on en entendra le son quand il entrera dans le lieu saint, devant l’Éternel » (Ex. 28. 33 – 35).
Soulignons une pensée mise par écrit par un serviteur de Dieu : « À ce caractère céleste du Christ se rattachent les fruits et le témoignage du Saint Esprit ; comme ici en figure, les grenades et les clochettes arrimées à la robe bleue du souverain sacrificateur. C’est de Christ envisagé dans son caractère céleste, que les fruits descendent ; ils sont attachés aux bords de sa robe ici-bas ». Les clochettes sont une image du témoignage chrétien : « on en entendra le son ». Les paroles et les actes de ceux qui ont « été achetés à prix » (1 Cor. 6. 20), pour être « rois et sacrificateurs pour notre Dieu » (Apoc 5. 9), doivent être en harmonie comme il est écrit : « Enfants, n’aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en action et en vérité » (1 Jean 3. 18).
Seule l’œuvre du Saint-Esprit en nous peut produire le son heureux d’un témoignage à la gloire du Seigneur. Les épîtres de Paul présentent notre Seigneur comme étant « le chef (la tête) du corps, de l’assemblée » (Col. 1. 18). Christ glorifié est la tête d’un corps, laissé sur la terre, Son corps dont les croyants sont les membres ; ces derniers font partie du « fruit du travail de son âme » (És. 53. 11). L’apôtre Pierre présente le Seigneur comme la pierre de fondement d’un édifice spirituel. Les pierres vivantes édifiées sur le fondement sont les enfants de Dieu, nés de nouveau. Tout au long de l’économie de la grâce, qui s’étend de la pentecôte à l’enlèvement, ils sont une sainte sacrificature pour offrir des sacrifices spirituels (les louanges) agréables à Dieu par Jésus-Christ. Ils sont aussi une sacrificature royale pour annoncer les vertus de Celui qui les a amenés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière. En ceci nous voyons les grenades et les clochettes.

Comment sommes-nous vêtus ?

Les Écritures parlent souvent de la robe pour mettre en évidence la qualité morale de celui qui la porte. On peut être vêtu de vêtements sales ou d’habits de fête (Zach. 3. 3 et 4). Pendant la grande tribulation, les fidèles morts en martyrs recevront « une longue robe blanche », d’autres laveront et blanchiront leurs robes dans le sang de l’Agneau (voir : Apoc. 6. 11 ; 7. 14). Ésaïe s’est réjoui d’être revêtu des vêtements du salut, d’être couvert de la robe de la justice (voir : És. 61. 10).
Comme hommes et femmes pécheurs, nous ne pouvions entrer dans la présence de Dieu, sans être revêtus d’une robe de noces (Mat. 22. 11 et 12). Pour obtenir cette robe, il faut confesser ses péchés à Dieu, croire en Jésus comme en son Sauveur personnel, et, quand bien-même nos péchés seraient rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige (És 1. 18). C’est seulement dans cette nouvelle condition que Dieu veut que nous soyons pour être ces grenades, des fruits du travail de Sa grâce sur la terre. Si les grenades sont des fruits en elles-mêmes, elles contiennent un grand nombre de graines, image des croyants portant « beaucoup de fruit » (Jean 15. 5). Les grenades accrochées à la robe du souverain sacrificateur étaient de trois couleurs : « de bleu, de pourpre et d’écarlate ». Comme il est édifiant d’en tirer une application pour le chrétien : c’est sa condition en Christ, vue et vécue dans ce monde. Le ciel est sa patrie (le bleu), il Le représente dans ce monde avec une dignité royale (la pourpre) en servant son Maître pendant Son absence (l’écarlate).
Dieu voulait entendre le son des clochettes, comme Il désire entendre nos voix (Cant. 2. 14), dans la louange premièrement, et ensuite dans notre témoignage devant ceux qui sont encore loin de Lui. Les clochettes étaient en or, et comme l’or parle de la justice divine, le témoignage des croyants sera vrai et pur dans la mesure où ils réaliseront leur attachement à Christ. Nous marcherons « dans des sentiers de justice à cause de son nom » (Ps. 23. 3). Comme les grenades et les clochettes étaient attachées à la robe de bleu, les enfants de Dieu le sont à un Christ céleste, à Celui qui s’est présenté comme le vrai cep et de qui ils tirent leur vie nouvelle, qui est éternelle.
Avec le prophète Ésaïe, répétons cette déclaration bénie : « Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu, car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10).
Et si, pour une raison ou pour une autre, vous ne pouviez pas vous réjouir, nous vous invitons à vous jeter dans les bras du Sauveur qui vous revêtira de la plus belle robe (Luc 15. 22).

 

MICHEL ET JEAN-PIERRE

IMG_20200314_143300

 

 

MICHEL ET JEAN-PIERRE

 

 

1er samedi

C’est la veille de Noël. Le pâle soleil d’hiver caresse de ses rayons obliques la route pittoresque qui domine la vallée, enveloppant de sa clarté tiède et bienfaisante la nature assoupie.
Sur cette route chemine un petit garçon d’une douzaine d’années, tout emmitouflé de fourrures. Son visage, amaigri par une longue maladie, d’habitude si pâle, a repris un peu de couleur, et ses grands yeux bleus, profonds et mélancoliques, ont un éclat inaccoutumé. C’est que, pour la première fois de sa vie, Michel se trouve seul sur cette route qu’il aime tant, libre, pour une fois, de s’arrêter ou de courir, de s’extasier sur chaque mousse et chaque insecte qu’il rencontre, ou de se pencher au-dessus du parapet pour contempler longuement la rivière qui scintille comme un long ruban d’argent.
Quel repos bienfaisant de ne plus entendre les ordres de sa gouvernante : « Michel, vous allez prendre froid, Michel, prenez garde de ne pas vous fatiguer !… »
Comme c’était bon de pouvoir aller librement, droit devant soi, en respirant à pleins poumons l’air vivifiant de la montagne !
Michel Dentan était le fils unique d’un industriel plusieurs fois millionnaire. Il avait perdu sa mère à sa naissance et vivait avec sa grand-mère et sa gouvernante anglaise dans un château somptueux.
Son père, très absorbé par ses affaires et ses plaisirs mondains, habitait Paris, et venait les surprendre de temps à autre pour une courte visite. Mais bien qu’à chaque occasion, il ne manquât pas de combler son fils des plus riches cadeaux, Michel ne se réjouissait guère de le voir, ce père qui était pour lui un étranger, qui ne comprenait pas son âme isolée et ne pouvait, pas plus que les autres, combler le vide de son cœur.
En cette veille de Noël, son père, retenu en ville pour le réveillon, lui avait envoyé ses cadeaux qui consistaient en plusieurs caisses de jouets magnifiques : un train électrique dernier modèle, un mécano des plus perfectionnés, des livres de voyage somptueusement reliés, des boîtes de chocolat, et plein d’autres choses encore…
Mais Michel avait à peine jeté un coup d’œil sur toutes ces merveilles. Il avait déjà des armoires pleines de choses semblables et cela ne l’intéressait plus. Il n’avait personne pour jouir de ses trésors avec lui et ne connaissait rien de la joie de donner.
À cause de la santé toujours précaire de Michel, le docteur avait ordonné le séjour à la montagne toute l’année, pas trop de travail et surtout aucune contrariété. Aussi, depuis la bonne grand-mère, de nature faible et indolente, jusqu’au dernier des valets et domestiques, tout le monde s’accordait pour faire ses « quatre volontés » et lui épargner toute peine et tout ennui.
Peut-être allez-vous en conclure que Michel Dentan avait bien de la chance et devait être le garçon le plus heureux du monde ? Eh bien ! certainement pas ! Notre jeune millionnaire était au contraire l’enfant le plus morne, le plus triste et le plus désagréable qu’on ait jamais vu, car son cœur était égoïste et blasé : il n’aimait personne et ne faisait rien pour gagner l’affection de son entourage. Pauvre Michel !

Le jour où commence notre histoire, la gouvernante étant malade, il avait profité de l’occasion pour s’éclipser, pensant ne faire qu’une petite promenade et rentrer pour le goûter. Mais voilà que, chemin faisant, il fit une rencontre qui devait avoir de sérieuses conséquences dans toute sa vie.
Au tournant de la route, il vit apparaître un jeune berger avec son troupeau de chèvres qui grimpaient, en se bousculant, le long du sentier pierreux. Ce n’était pas la première fois que Michel voyait passer ce petit paysan, de son âge environ, quoique bien plus grand et plus fort que lui, aux joues roses et aux yeux si doux et si joyeux ; sans savoir pourquoi, il s’était tout de suite senti attiré vers lui et aurait aimé lui parler et faire connaissance. En présence de sa gouvernante, cela était hors de question. Mais maintenant qu’il était libre, il ne laisserait pas échapper une si belle occasion.
– Dis-moi, où vas-tu comme ça avec tes bêtes ?
– Oh ! Nous allons jusque tout là-haut, au-dessus de ces grands rochers, tu vois ? C’est là qu’il y a un bon pâturage.
– Tu en as de la chance, toi ! C’est moi qui aimerais grimper là-haut !
– Eh bien ! Viens avec moi, si tu veux, je t’aiderai si le sentier est un peu raide, il n’y a pas de danger à nous deux.
Quelle aubaine inespérée ! Michel ne peut la manquer, et le voilà qui s’engage bravement au travers des broussailles, à la suite de son compagnon. Tout en marchant, les enfants ont une conversation animée.
– Comment t’appelles-tu, et où est-ce que tu habites ?
– Je m’appelle Jean-Pierre Chambon. Nous habitons là-bas, dans ce petit village, de l’autre côté de la vallée. Tu vois cette maison blanche ? C’est notre ferme. J’ai une sœur qui a un an de plus que moi et trois petits frères et encore une toute petite sœur qui vient de naître.
– Tu en as de la chance ! Moi, je m’appelle Michel Dentan. Je n’ai ni frère ni sœur et maman est morte, il y a bien longtemps. Je suis tout seul et je m’ennuie à mourir. J’ai pourtant des masses de jouets, mais ils ne m’amusent pas du tout… Toi, qu’est-ce que tu as pour t’amuser ?
– Pour m’amuser ? Mais je n’ai rien du tout ! Et d’abord, si tu crois que j’ai le temps de m’amuser, moi ! Y a une heure de marche pour aller à l’école, et quand je reviens, le soir, à cinq heures, y faut se précipiter pour casser du bois, chercher de l’eau, faire la soupe à papa qui rentre des champs, etc. Maman est toujours malade, alors c’est moi qui dois l’aider, tu comprends. C’est toujours : « Jean-Pierre par-ci, Jean-Pierre par-là… », tu vois si j’ai le temps de m’amuser…
Tout en causant ainsi, nos amis étaient arrivés au pâturage. Michel était bien un peu essoufflé par cette rude ascension ; mais il était ravi de se trouver sur ce sommet, d’où l’œil pouvait embrasser un panorama merveilleux de tous les côtés, une véritable mer de montagnes s’étendant à l’infini. Tandis que les chèvres broutaient à cœur joie l’herbe tendre et parfumée, Jean-Pierre tira de son sac une grosse miche de pain de seigle et un morceau de fromage de chèvre desséché.
– Puisque tu n’as rien pour goûter, si tu veux, on partagera, puis je te donnerai un peu de lait que je vais traire dans ma gamelle.
Michel accepta, sans faire de manières, de prendre part au festin. Lui qui, à la maison, se faisait toujours prier pour manger les mets les plus délicats, il se mit à mordre à belles dents dans ce pain grossier et à boire à longs traits ce bon lait tiède, dont la mousse épaisse lui faisait une moustache blanche.
– Jamais de ma vie je n’ai mangé un aussi bon goûter ! Tu es bien gentil de m’avoir donné tout ça. Puis, jetant un coup d’œil dans le sac de grosse toile : Mais quel est donc ce livre que tu as là dans ton sac ?
– Oh ! C’est mon Nouveau Testament. Y a toute l’histoire du Seigneur Jésus, c’est très beau. « T’en as » pas toi, de Nouveau Testament ?
– Non, je ne sais même pas ce que c’est. Il n’y a rien de tout ça chez nous. J’ai des tas de livres de sciences et d’aventures, mais ils m’embêtent tous autant les uns que les autres.
– Eh bien ! Moi, je vais te le donner, mon livre. Papa m’en donnera bien un autre, et puis il y a la grosse Bible chez nous où on lit tous les matins ensemble avec maman. On aurait pu en lire un peu maintenant tous les deux, mais la nuit vient vite, « y » nous faut descendre tout de suite, sans ça on ne verra plus le sentier. Tiens, mets-le dans ta poche et ce soir tu liras le chapitre où il y a une image pour marquer la place, tu verras, c’est une histoire épatante qu’on nous a expliquée à l’École du dimanche…
– Qu’est-ce que c’est que ça, l’École du dimanche ?
– Mais tu sais bien, c’est l’école où on nous apprend des cantiques et des histoires de la Bible, tu n’y vas jamais, toi ?
– Bien sûr que non ! J’ai été deux ou trois fois à la messe, à Paris, dans une grande église toute noire, mais on n’y comprenait rien du tout.
– Eh bien, écoute ! Il faut absolument que tu viennes dimanche prochain, ce sera justement la fête de l’École du dimanche, chez nous, pour ceux du village qui n’auront pas pu aller demain à la réunion. Papa racontera une belle histoire, et puis, on chantera des cantiques. Dis, tu viendras, hein ? Ça sera à trois heures et demie.

Tandis que les enfants descendaient pas à pas le sentier rocailleux, le soleil disparaissait rapidement à l’horizon et, voyant la nuit descendre, Michel se sentait un peu inquiet, au milieu de ce troupeau impétueux qui dévalait la pente abrupte, en traînant à sa suite une véritable avalanche de pierres et de rocailles.
Plus grande encore était l’inquiétude qui régnait au château. Les domestiques étaient partis dans toutes les directions à la recherche de leur jeune maître, et l’un d’eux le rencontra enfin, comme il regagnait la route.
Arrivé à la maison, il écouta avec son indifférence habituelle les torrents de questions et de reproches que lui adressèrent sa grand-mère et sa gouvernante, dans leur émoi, et il promit de ne pas récidiver. Mais, dans son for intérieur, il souhaitait ardemment pouvoir revivre cette journée inoubliable.
Une fois tranquille dans son lit, Michel se hâta de sortir le cadeau de son nouvel ami, et l’ouvrant à la page indiquée, ses yeux s’arrêtèrent sur un passage souligné en rouge :
« Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que Je lui donnerai, Moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que Je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14).

Quelles étranges paroles ! Il ne pouvait en saisir le sens véritable, mais ses yeux restaient rivés sur les lignes qu’il venait de lire, et sans qu’il s’en rendit compte lui-même, ces paroles de vie commencèrent à pénétrer dans son âme morne et solitaire. Dès ce soir-là, il sentit en lui cette soif ardente de quelque chose, ou plutôt de Quelqu’un qui pût vraiment satisfaire son cœur.
Là-dessus, il s’endormit profondément, trop fatigué pour lire le chapitre entier, et il rêva qu’il se trouvait au sommet d’une montagne tout illuminée d’une lumière céleste, au bord d’une source merveilleuse à laquelle il buvait avec délices.
Quand arriva enfin le dimanche tant attendu, Michel supplia sa grand-mère de le faire conduire à la ferme de Monsieur Chambon, chez son ami Jean-Pierre, ce qui parut aux yeux de cette grande dame, un étrange caprice de la part de son petit-fils, mais enfin… puisqu’il ne fallait jamais le contrarier… elle commanda le chauffeur pour l’heure fixée, et la femme de chambre dut accepter, bien que de mauvais gré, de l’y accompagner.
Bientôt les villageois virent, avec stupéfaction, une magnifique voiture s’arrêter devant la porte de la ferme et Jean-Pierre poussa un cri de joie, en s’élançant à la rencontre de son ami, qui l’attendait avec impatience.

2ème samedi

Les jours qui suivirent furent gris et pluvieux. Michel était retenu à la chambre par un léger refroidissement ; mais au lieu de se plaindre et d’être de mauvaise humeur, comme il l’était habituellement en pareille circonstance, il semblait au contraire jouir de sa solitude. C’est que Michel n’était plus seul maintenant, il avait toujours près de lui son précieux Livre et plus il lisait dans les Évangiles l’histoire du Seigneur Jésus, plus il se sentait attiré vers cet Ami invisible, mais toujours tout près de ceux qui Le cherchent.
Une fois les fêtes passées, il fallut reprendre la vie ordinaire : ces deux heures de leçons chaque matin lui paraissaient d’une longueur mortelle, ainsi que la promenade de l’après-midi, en compagnie de l’inévitable « governess »… C’était toujours la pauvre Miss qui devait faire la conversation car Michel n’avait aucun intérêt pour les langues et ne faisait aucun effort pour lui répondre. Aussi, n’est-il pas étonnant que, jusqu’alors, les journées eussent passé lentement, mornes et sans joie pour notre petit millionnaire, que toutes les richesses de ce monde ne pouvaient faire sortir de sa mélancolie.
Mais à présent, tout était si différent ! Chaque fois que Michel pensait à ce Jésus, doux et humble de cœur, si obéissant et si bon envers tous, il se sentait de plus en plus mauvais, de plus en plus loin de ressembler à ce divin Modèle ! Et pourtant, sans que personne ne le lui eût jamais dit, il avait compris que sa vie à lui, Michel Dentan, devrait, pour bien faire, ressembler à celle du Fils de Dieu.
Il prit donc la résolution héroïque de commencer l’année en tournant, comme on dit, une nouvelle page. Le matin, au lieu de traîner pour se lever, obligeant la femme de chambre à l’appeler trois ou quatre fois pour son bain, il sauta résolument hors de son lit, et lorsque neuf heures sonnèrent, il était déjà dans le bureau, ses livres sur la table, attendant l’arrivée de son précepteur. Habitué depuis toujours à l’inexactitude et à la nonchalance de son élève, ce digne homme fut bien surpris de se trouver, ce matin-là, devancé au rendez-vous. Plus grand encore fut son étonnement quand Michel lui présenta un devoir assez propre. Jusqu’à ce jour, Michel avait eu l’habitude de faire très mal ses devoirs, et le plus souvent de les oublier totalement. Même la leçon de latin, qu’il détestait par-dessous tout, fut récitée impeccablement.
Quand vint l’heure de la promenade quotidienne, Michel dut faire un effort encore plus courageux pour surmonter l’ennui qui lui pesait, et pour montrer quelque intérêt à la conversation de sa gouvernante. Il alla même jusqu’à essayer de lui répondre en anglais (ce qu’il n’avait jamais fait jusqu’alors) et ses tournures de phrases étaient si comiques que cette grave personne ne put s’empêcher de rire…
Michel se mit à rire avec elle, de sorte que l’heure habituellement la plus ennuyeuse de la journée passa agréablement sans qu’il s’en aperçût.
Les choses allèrent ainsi pendant plusieurs jours. Tout le monde était ravi de constater le changement dans la conduite de Michel, et on ne manquait pas de le combler d’éloges et de compliments. Mais notre petit ami devait encore apprendre par une dure expérience, que ce n’est pas ainsi qu’on devient un chrétien.
Après ces premiers jours d’effort sincère pour mieux faire, se sentant assez satisfait de lui-même, il commença à se relâcher, et les vieilles habitudes d’égoïsme et de paresse ne tardèrent pas à reprendre le dessus.
Michel était aussi très irritable. Que de fois les domestiques, et même sa pauvre grand-mère, n’avaient-ils pas eu à subir les « crises de nerfs de Monsieur » !
Un jour, en rangeant les tiroirs dans la chambre de Michel, la femme de chambre eut le malheur de renverser un encrier sur son cher Nouveau Testament ! Michel se mit dans une rage terrible et accabla la malheureuse de tous les noms les plus affreux, la menaçant même de la faire renvoyer. Puis, ramassant le livre pour essayer de le nettoyer, il l’ouvrit par hasard à un passage qui lui sembla écrit en lettres de feu :
« Si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs offenses, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus les vôtres ». Alors son cœur se fondit tout à coup et il éclata en sanglots.
– Oh ! Je suis méchant… Je ne ressemble pas du tout au Seigneur Jésus !… Je ne Lui ressemblerai jamais ! C’est inutile d’essayer !… Dieu ne pourra jamais me pardonner !…
Pendant un long moment, Michel resta là, la tête dans ses mains, plongé dans ses réflexions douloureuses, jusqu’à ce qu’un coup de sonnette le fît tressaillir. Levant les yeux, il aperçût par la fenêtre une silhouette familière qui se tenait devant la grille du parc. C’était son ami Jean-Pierre que son père avait envoyé pour porter du fromage frais « au petit Monsieur du château ».
Très intimidé par l’accueil glacial d’un valet en livrée, le petit paysan allait se retirer sans rien dire, quand Michel ordonna au domestique de le faire monter dans sa chambre. Grand fut l’ébahissement de Jean-Pierre en parcourant les vastes couloirs et les escaliers monumentaux, ornés de magnifiques tapisseries, de tableaux et d’objets d’art. Jamais de sa vie il n’avait rien vu de pareil ! Il se croyait dans un pays de rêve…
En entrant dans la chambre de Michel, plus somptueuse encore, il en perdit presque la respiration.
– Ah ! Te voilà, mon vieux ! Ce que tu as bien fait de venir ! J’avais bien besoin de te revoir !
Jean-Pierre, parcourant du regard chaque tableau tout autour de la chambre :
– Ce que c’est beau chez toi, quand même !… « J’aurais jamais cru »… Mais il ne put achever sa phrase.
– T’occupe pas de tout ça ! À quoi ça sert ? Ça ne m’empêche pas d’être triste comme un bonnet de nuit… « T’es » bien plus heureux que moi, avec tes chèvres et ta liberté… et puis écoute, Jean-Pierre, je suis bien embêté aujourd’hui. Regarde ce qu’elle a fait, cette imbécile, avec ton précieux livre ! J’étais tellement en colère que je lui aurais cassé la tête !
– Oh ! Michel !
– Mais oui, je sais bien que c’est mal, j’ai assez pleuré après ! J’ai beau essayer de ressembler à Jésus, je ne peux pas y arriver ! Vois-tu, je suis plus mauvais que jamais !
Et le pauvre Michel, en pensant à sa faute, se remit à pleurer amèrement.
Jean-Pierre, plein de compassion, chercha à le consoler :
– « Pleure pas », va, Michel, pour le livre, « faut pas t’en faire ». Papa en a plein chez nous, c’est lui le colporteur, alors il t’en donnera bien un autre.
– Je te remercie bien ; mais ce n’est pas seulement pour le livre que j’ai du chagrin, c’est que je crois que Dieu doit être bien fâché contre moi.
– Eh bien, « y a » qu’une chose à faire, c’est de Lui demander pardon tout de suite, tu ne crois pas ?
À ce mot de pardon, Michel se souvint des paroles qu’il venait de lire : « Si vous ne pardonnez aux hommes leurs offenses… ». Devait-il vraiment s’humilier jusqu’à faire la paix avec sa servante, avant de pouvoir obtenir le pardon de Dieu ? Quelle dure épreuve pour son orgueil !
Mais il était malheureux de se sentir loin de Dieu, son péché était comme un lourd fardeau qu’il ne pouvait plus porter. Il lui fallait absolument obtenir la délivrance, coûte que coûte. Après quelques instants de lutte intense, Michel se leva sans rien dire et alla s’agenouiller auprès de Jean-Pierre devant son lit. À la prière fervente de son ami, il ajouta d’une voix brisée par l’émotion :
« S’il Te plaît, Seigneur Jésus, aide-moi à demander pardon à Félicie, et pardonne-moi aussi tous mes péchés. Amen ! »
Puis, se relevant avec un soupir de soulagement :
– C’est drôle, il me semble qu’Il m’a déjà pardonné, je n’ai plus du tout peur, maintenant.
– Bien sûr qu’Il t’a pardonné, Michel, c’est toujours comme ça quand on croit de tout son cœur au Seigneur Jésus, mais il faut quand même que tu lui demandes pardon aussi à elle.
– Je sais bien, je vais sonner pour qu’elle monte tout de suite…
Jean-Pierre arrêta sa main, déjà posée sur la sonnette électrique :
– Écoute, est-ce que ça ne serait pas plus gentil si toi, tu descendais vers elle, à la cuisine ?
– Devant tous les valets, là en bas ? Tu ne voudrais pas tout de même !
Pense au Seigneur Jésus qui est descendu si bas, si bas pour venir te sauver, Michel !
– Tu as raison, tiens ! Je suis encore affreusement orgueilleux… Oui, j’irai moi-même la trouver. Prie encore pour moi pendant ce temps-là !
Et Michel descendit résolument les trois étages jusqu’au sous-sol où se tenaient les domestiques. Il mettait rarement les pieds dans ce domaine des cuisines, et son arrivée fit sensation.
Félicie était assise dans un coin, les yeux rouges et boursoufflés. Michel alla droit vers elle, sa main tendue, et d’une voix mal assurée :
– Félicie, je vous demande pardon des vilains mots que je vous ai dits… c’était très mal de m’être mis en colère comme ça !
La jeune femme, trop émue pour dire un seul mot, serra bien fort la petite main qui lui était tendue et fondit en larmes.
Alors Michel, oubliant toutes les règles du protocole, mit son bras autour de son cou et lui donna un baiser en disant à son oreille :
– Faut plus pleurer, Félicie, moi j’ai demandé pardon aussi à Jésus, je sais qu’Il m’a pardonné… C’est dans mon petit livre que j’ai appris ça ; mais Jean-Pierre m’en donnera un autre et je vous le prêterai, si vous voulez le lire aussi…
Ici, la conversation fut interrompue par un coup de sonnette appelant Félicie, et Michel remonta l’escalier quatre à quatre, le cœur débordant de joie pour aller retrouver son ami.
– Jean-Pierre, elle m’a pardonné ! Elle a pleuré, elle n’est plus du tout fâchée contre moi, et je crois qu’elle aimera aussi Jésus ! Je vais lui donner mon Nouveau Testament taché, en attendant que tu m’apportes l’autre, pour qu’elle puisse le lire déjà ce soir.
Tandis que Jean-Pierre reprenait le chemin de son village en chantant de joie, Michel montait furtivement jusqu’à la chambre de sa servante, tout en haut de la tourelle, et déposait sur sa table de nuit le précieux livre qui, quoique maculé d’encre, devait être pour elle, comme dit le Psalmiste, « une lampe à ses pieds et une lumière sur son sentier ».

3ème samedi

Les jours qui suivirent furent pour Michel des jours sans nuages. Il avait obtenu de sa grand-mère la permission d’assister régulièrement à l’école du dimanche, chez les Chambon, malgré l’indignation contenue de la gouvernante qui trouvait cette fréquentation « shocking » (inconvenante) au plus haut degré !
Quant à Félicie, elle acceptait maintenant sans se faire prier, d’y accompagner son jeune maître, et elle écoutait toujours avec la plus grande attention l’enseignement de la Parole de Dieu. C’est ainsi qu’un lien d’affection réelle s’établit entre la jeune femme et l’enfant.
Félicie était restée veuve très jeune, sans enfants ni famille, âme solitaire et assoiffée d’amour. Aussi était-ce pour elle comme une fenêtre ouverte sur le ciel quand Michel l’appelait chaque matin, un petit quart d’heure avant le déjeuner, pour lire avec elle quelques passages de son précieux livre, et pour demander au Seigneur sa bénédiction sur la journée.
Mais il n’y a rien de secret qui ne doive être découvert. Et cette douce intimité entre les deux disciples du Seigneur, ne devait pas rester longtemps sans être contestée par l’adversaire.
Une semaine à peine s’était écoulée lorsqu’on entendit un matin le ronflement d’une auto dans le parc : c’était M. Dentan qui, selon son habitude, arrivait de façon inattendue au château.
Il ne tarda pas à constater le changement profond qui s’était opéré chez son fils. Il fut d’abord heureux de le voir un peu mieux portant et montrant plus d’intérêt à ses études ; mais quand il se rendit compte que son fils était devenu « religieux » et surtout qu’il fréquentait des réunions en compagnie de paysans, son indignation ne connut pas de bornes.
Ce fut une heure terrible pour le pauvre Michel, quand son père le fit appeler à son bureau et, plein de fureur, lui ordonna de ne plus jamais mettre les pieds « dans cette compagnie de gens déguenillés » !
– Mais, papa, ils sont tous si gentils ! Ce sont eux qui m’ont appris à connaître le Seigneur Jésus, et je suis si heureux depuis qu’Il m’a pardonné !
– Ce ne sont que des sottises, mon garçon, ce n’est pas pour faire de toi un bigot que j’ai tant travaillé dans ma vie. Tu vas te dépêcher d’oublier tout ça, sinon tu auras affaire à moi !
Michel eut beau prier et supplier, ce fut peine perdue. Son père, habituellement si faible et indulgent envers son fils, dans tous les autres domaines, demeura cette fois inflexible comme le roc. Il ordonna même à sa gouvernante de lui retirer tous ses livres religieux et de le tenir occupé du matin au soir, pour qu’il ne perde pas son temps en rêveries mystiques.
Félicie (dont les nouvelles tendances n’avaient pas passé inaperçues) fut bientôt remplacée auprès de son jeune maître par une autre servante frivole et mondaine, et reléguée à la cuisine, de sorte que le pauvre Michel se sentit tout à coup bien seul et abandonné. Plus de livres, plus d’école du dimanche, plus de prières en commun ! C’était trop d’épreuves à la fois, il ne pourrait le supporter !
Mais voilà qu’en tirant son mouchoir pour s’essuyer les yeux, il vit tomber à ses pieds une petite image toute froissée qui était restée au fond de sa poche. Il la ramassa et lut ces paroles, entourées d’une guirlande de myosotis : « Ne crains point, car Je suis avec toi… Qui nous séparera de l’amour de Christ ? » (És. 41. 10 ; Rom. 8. 35) Ce fut pour son cœur blessé comme une goutte de rosée sur une terre altérée, comme une lettre d’amour de la part de son Sauveur, envoyée du ciel juste à ce moment-là, pour le consoler et l’encourager. Non, il n’était pas tout seul, le Seigneur Jésus était avec lui, et cet Ami-là, personne ne pourrait jamais Le lui arracher.
Les semaines qui suivirent furent pour notre jeune ami un temps d’épreuves qu’il n’avait jamais connues jusque-là.
Pour être sûr que ses ordres soient bien exécutés, M. Dentan se décida à prolonger son séjour au château, afin de s’occuper lui-même de l’éducation de son fils.
L’idée que son unique héritier, pour lequel il avait accumulé toute cette immense fortune, pourrait un jour la gaspiller à des œuvres religieuses, lui était intolérable. Il fallait donc sévir à tout prix, pendant que l’enfant était encore jeune, et faire tout pour détourner son attention de ces choses-là. Mais il y a une chose que cette brillante intelligence ne pouvait concevoir : c’est la puissante attraction de l’amour de Jésus sur un cœur d’enfant qui l’a reçu et qui en a goûté la douceur.
Pourtant, Michel n’avait guère en lui l’étoffe d’un héros. Habitué tel qu’il était à n’être jamais contrarié en rien, cette discipline sévère lui devenait chaque jour plus odieuse. La présence presque continuelle de sa gouvernante qui semblait prendre plaisir à renforcer les règles établies par son père, lui rendait la vie de plus en plus pénible. Sa vie spirituelle, comme une petite fleur jamais arrosée, semblait devoir se flétrir avant d’avoir atteint sa maturité. Mais le divin Jardinier qui veille tendrement sur chacune de Ses petites fleurs, ne le laisserait pas être tenté au-delà de la mesure, et avec la tentation, Il donnerait aussi le moyen de la supporter (1 Cor. 10. 13).
Un certain jeudi après-midi, tandis qu’il apprenait ses leçons dans le parc ensoleillé, Michel aperçut sur la route son ami Jean-Pierre qui revenait des champs, sa hotte d’herbe sur le dos.
Il y avait bien longtemps que les deux enfants ne s’étaient plus revus. Ce jour-là, la terrible gouvernante étant exceptionnellement absente, et son père occupé avec des hommes d’affaires, Michel ne put résister à la tentation de profiter un peu de sa liberté. Se précipitant vers la grille, il interpella son ami :
– Jean-Pierre ! Jean-Pierre ! Oh ! Viens un peu me parler, il y a si longtemps que je voulais te voir !… N’aie pas peur, elle n’est pas là, aujourd’hui.
– Eh bien ! Comment ça va, mon vieux ? On t’oublie pas chez nous, tu sais, on prie tous les jours pour toi.
– Merci, j’en ai bien besoin, tu sais ! Le plus dur de tout, c’est encore cette Miss Priggs… elle est plus mauvaise que jamais, depuis que papa est là. Y a rien à faire avec elle, je ne pourrai jamais l’aimer !
– Oh ! Michel, ne dis pas ça, ça ferait de la peine au Seigneur Jésus, tu sais, Il veut que nous, Ses enfants, nous aimions tout le monde…
– Je sais bien, mais pour toi, c’est bien facile, ils sont tous gentils chez toi !
– Ah ! Tu crois ça ? Eh bien, tu te trompes drôlement ! Si tu crois que c’est facile avec ma sœur ? Elle ne connaît qu’une chose, elle, c’est les études. Mademoiselle veut devenir institutrice ; alors, tu comprends, quand on rentre de l’école, elle ne s’occupe pas de la petite qui pleure pour être changée, des petits frères qui crient pour avoir le goûter, s’il y a le feu à rallumer pour la soupe… tout ça, ça la laisse froide. Elle se met vite à ses devoirs, et tout le reste, c’est l’affaire de Jean-Pierre. Aussi, l’autre jour, j’ai été presque fâché avec elle, je t’assure, quand la maîtresse me dit comme ça : « Jean-Pierre, tu ne suis pas les traces de ta sœur, il me semble ; tu devrais avoir honte d’être le dixième de ta classe, alors que Lucie est toujours première ! » J’avais envie de lui dire, à la maîtresse : « C’est bien facile d’être première, quand on laisse tout le boulot de la maison à faire aux autres !… » J’ai rien dit, bien sûr, mais j’étais tellement en colère en dedans, que j’aurais pas pu prier ce soir-là. Alors, j’ai senti que ça n’allait plus avec le Seigneur et j’ai tout raconté à mon papa, avant de me coucher…
– Tu as dit tout ça à ton père ?
– Bien sûr ! Je lui dis toujours tout, moi, à mon père… je lui ai dit comme ça, que je ne pourrais jamais plus aimer Lucie parce qu’elle était trop égoïste. Alors il m’a dit : « Mon garçon, faut regarder au Seigneur Jésus. Crois-tu que Ses frères et sœurs étaient toujours si gentils pour Lui ? Pourtant, Il les aimait quand même et Il a donné Sa vie pour eux. Toi, tout seul, tu ne pourras jamais y arriver, mais demande au Seigneur de mettre Son amour dans ton cœur pour ta sœur, telle qu’elle est. Alors ce ne sera plus toi, ce sera Lui qui l’aimera à travers toi, tu comprends ? » Puis on a prié tous les deux, papa et moi, et après ça, j’ai pu aller embrasser Lucie, comme si c’était ma meilleure amie, je t’assure !…
Ici la conversation dut prendre fin et Michel n’eut que le temps de se précipiter à la maison pour le goûter, avant l’arrivée de Miss Priggs.
Mais le témoignage de son ami avait été pour lui comme une nouvelle révélation. Bien sûr que lui, Michel, n’arriverait jamais à aimer Miss Priggs, si prétentieuse, si mortellement ennuyeuse ! Mais pourtant, si le Seigneur Jésus voulait maintenant l’aimer à travers lui !…
Et sans attendre de pouvoir se mettre à genoux dans sa chambre, Michel éleva son cœur vers Dieu dans une ardente prière : « Seigneur Jésus, j’ouvre mon cœur tout grand pour que Tu le remplisses de Ton amour pour Miss Priggs et pour papa et aussi pour tout le monde. Amen ! »
Tandis qu’il prenait le thé avec sa grand-mère dans la somptueuse salle à manger, personne ne se doutait de la victoire intérieure qui venait d’être remportée.
Quelques instants après, il put aller, spontanément, tendre la main à sa gouvernante, avec un sourire de bienvenue, car l’amour de Dieu avait été répandu dans son cœur par le Saint Esprit (Rom. 5. 5).

4ème samedi

Nous voici maintenant au début de mars. Le vent tiède du midi caresse le versant ensoleillé de la montagne et les premières fleurs du printemps font déjà leur apparition. Le long de la rivière, les plantations de pêchers ont revêtu leur éclatante parure rose tendre ; dans les peupliers qui commencent à reverdir, les oiseaux font entendre leur gazouillis. C’est partout l’hymne de la résurrection et de la vie dans la nature entière.
Le père de Michel a décidé de l’emmener avec lui dans son prochain voyage à Monte-Carlo, comptant bien que les distractions multiples de cette ville achèveront de lui faire passer « sa folie religieuse » comme il l’appelle.
Ne sachant rien de ce qui se passe dans ces grands centres de mondanité et de souillure, Michel se réjouit de tout son cœur à la pensée de ce merveilleux voyage, dans la nouvelle auto de son père, et surtout la perspective de voir la mer le transporte de joie.
Cependant, quand le père et le fils prirent place sur les banquettes moelleuses de la voiture « super-confort », ils se doutaient peu de ce qui les attendait au tournant de la route…
À peine avaient-ils parcouru quelques kilomètres sur cette magnifique route qui descend en lacets, qu’un camion roulant à toute vitesse vint les heurter violemment, et en un instant, la somptueuse voiture alla voler en éclats contre les blocs de rocher qui bordaient la route…
Par bonheur, une autre voiture ne tarda pas à passer et l’on put transporter rapidement nos deux voyageurs à la clinique la plus rapprochée.
Michel était sans connaissance et son sang coulait à flots d’une large blessure à la tête, tandis que son père, tout en souffrant atrocement d’une fracture à la hanche, avait gardé toute sa lucidité.
Ils furent bientôt installés côte à côte dans une chambre de première classe, entourés des plus éminents chirurgiens. Dans son angoisse pour son fils, M. Dentan oubliait ses propres souffrances. Comme il eût volontiers sacrifié tous ses millions pour pouvoir arracher à la mort son enfant bien-aimé !
Malgré les soins divers qu’on lui prodiguait, Michel ne reprit pas connaissance de toute la nuit. Il avait une forte fièvre et, dans son délire, il répétait sans cesse des paroles incohérentes : « Étant riche, Il s’est fait pauvre Il a vécu dans la pauvreté, afin que par Sa pauvreté nous fussions enrichis… Qui nous séparera de l’amour de Christ ?… Laissez venir à Moi les petits enfants… Celui qui boira de l’eau que Je lui donnerai ,Moi, n’aura plus soif à jamais… » (2 Cor. 8. 9 ; Rom. 8. 35 ; Marc 10. 14 ; Jean 4. 14).
Un à un, ces fragments de versets appris à l’École du dimanche lui revenaient à l’esprit, révélant ce qui n’avait cessé d’occuper ses pensées, pendant ces longs mois de silence.
Tout en se disant libre-penseur et matérialiste reconnu, M. Dentan n’était pas complètement ignorant de la vérité, car il avait été élevé par une grand-mère pieuse qui lui avait enseigné la Parole de Dieu dès sa plus tendre enfance. Puis, plus tard, les soucis de ce siècle, l’attrait des richesses, avaient étouffé la bonne semence, comme les épines de la parabole (Mat. 13. 22) et il s’était jeté, corps et âme, au service de Satan.
Maintenant, pendant les heures angoissées de cette inoubliable nuit qui lui parut un siècle, les souvenirs depuis longtemps relégués dans les profondeurs de son être, revenaient à sa mémoire avec une clarté terrifiante.
En entendant ces paroles divines, prononcées par son enfant, là près de lui, entre la vie et la mort, il vit passer devant ses yeux toute sa vie, depuis le temps où, petit enfant, sur les genoux de sa grand-mère, il avait appris, lui aussi, ces mêmes versets de l’Évangile…
Si Michel allait mourir cette nuit, ne serait-il pas coupable devant Dieu d’avoir voulu, par ce fatal voyage, le détourner de la foi ? Et à la sombre liste de ses nombreux péchés, viendrait s’ajouter celui d’avoir tué son enfant !
Dans cette amère détresse, où pourrait-il trouver le secours ? Comment oserait-il s’adresser à ce Dieu qu’il avait si longtemps méprisé et dont il avait été jusqu’à nier l’existence ?
Tandis qu’un combat intense se livrait dans le secret de son cœur, un verset biblique, appris dans son enfance, se présenta soudain à son esprit comme la réponse de Dieu : Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine » (És. 1. 18).
Alors, ne pouvant résister à cet appel d’amour, d’un cœur brisé, vaincu par la grâce divine, M. Dentan adressa à Dieu sa première prière : « Mon Dieu, sois apaisé envers moi, le pécheur (Luc 18. 13)… Pardonne-moi mes péchés et fais de moi Ton enfant pour l’amour de Jésus… ».
Puis il ajouta, d’une voix brisée par l’émotion : « Si Tu le veux bien, sauve mon enfant, je T’en supplie, Seigneur ! »
Comme les rayons du soleil levant commençaient à filtrer au travers des volets, un rayon de lumière divine venait de pénétrer dans ce cœur si longtemps endurci et enténébré, pour le conduire jusqu’à la pleine clarté de la foi.
Quelques instants après, Michel reprit enfin connaissance. La fièvre avait sensiblement baissé, mais dans son extrême faiblesse, il ne tarda pas à se rendormir. Ce ne fut qu’au bout de trois longues journées, après bien des alternatives de crainte et d’espoir, que le docteur put déclarer l’enfant hors de danger… Quelle prière d’actions de grâce monta alors du cœur de son père, vers ce Dieu si infiniment bon qui l’avait exaucé malgré son indignité !
Mais il y avait encore de longues semaines à passer à la clinique, avant que les deux blessés pussent être transportés. Ce fut un temps de profonde bénédiction pour M. Dentan qui, arraché aux soucis de ses affaires terrestres, sentait de plus en plus la nécessité de rechercher Dieu.
Surmontant toute crainte du « qu’en dira-t-on », il avait demandé une Bible à son infirmière. Dans la lecture du Livre divin, il faisait peu à peu la découverte de sa propre misère, de l’abîme insondable de son péché, mais aussi celle de la grâce infinie de Dieu, manifestée à la croix, et son cœur humilié et contrit buvait à longs traits à cette source de vie.
Quand, pour la première fois, Michel surprit son père, la Bible à la main, il se redressa sur son lit avec un geste de surprise :
– Papa, mais c’est mon Livre que tu lis ?
– Oui, mon chéri, ton Livre est devenu mon Livre à présent, et ton Sauveur mon Sauveur…
– Oh ! Papa, est-ce bien vrai ?
– Oui, c’est vrai, Michel. Par la grâce de Dieu, ton père est un nouvel homme maintenant, car je me suis confié au Seigneur Jésus. Son sang m’a purifié de tous mes péchés (1 Jean 1. 7). Je ne t’empêcherai plus désormais de lire Sa Parole, mais nous la lirons ensemble, pour apprendre à mieux L’aimer et Le servir.
Michel était trop ému pour pouvoir répondre à son père ; mais les larmes de joie qui coulaient le long de ses joues pâles en disaient plus que des paroles.
M. Dentan continua, cherchant à raffermir sa voix brisée par l’émotion :
– Il faut que tu saches maintenant que ton père est handicapé pour tout le reste de la vie. Le docteur m’a dit hier que ma hanche ne pourrait pas se remettre complètement et que je ne pourrais marcher qu’avec des béquilles… si même un jour je marche encore !… (puis, comme se parlant à lui-même) : C’est bien l’expérience de Jacob que je lisais ce matin : « Il toucha l’emboîture de sa hanche », et Jacob boitait quand il passa Peniel (Gen. 32. 25 à 31). Oui, Dieu m’a frappé dans Sa grâce infinie, afin de m’arrêter sur ce chemin de perdition… Mais tout est bien. Il vaut mieux entrer boiteux dans le royaume de Dieu que d’être jeté dans la géhenne (Marc 9. 45). Puis, se tournant de nouveau vers Michel qui sanglotait sous sa couverture : – Ne pleure pas, mon chéri, tu vas avoir mal à ta pauvre tête, si tu t’agites ainsi. Tout est bien pour ton papa, je suis plus heureux que je ne l’ai jamais été de ma vie. Si mon corps est affaibli, peu importe, puisque j’ai reçu la vie éternelle, la vie qui triomphe de la mort. Le Seigneur m’aidera à tout supporter et à Le glorifier dans mon infirmité.
– Mais, Papa, si nous demandions au Seigneur Jésus de guérir ta jambe, ne crois-tu pas qu’Il le ferait ?
– Je sais bien qu’Il pourrait le faire s’Il le voulait, Michel, mais Il m’a déjà montré Sa volonté à ce sujet. J’ai passé par une lutte terrible, avant de me soumettre à cette épreuve, et quand j’ai finalement cédé au Seigneur, Il a rempli mon cœur d’une paix merveilleuse que je n’avais jamais connue jusqu’à ce jour. C’est comme le ciel commencé sur la terre quand on peut dire par la foi : « Non pas ce que je veux, moi, mais ce que Tu veux Toi» (Marc 14. 36).

Par une radieuse journée de mai, tandis que la nature entière, revêtue de sa parure éclatante, célèbre le triomphe de la vie sur la mort, une voiture d’ambulance monte lentement cette même route, le long de la montagne.
Nos deux convalescents contemplent avec délices la vallée verdoyante, avec ses vergers en fleurs et les grands rochers gris, avec ici et là des genêts d’or. Ils respirent avec bonheur l’air pur et vivifiant des sommets… Enfin, les voilà au dernier tournant, d’où l’on aperçoit les tourelles du château et les grands sapins du parc.
Sur le seuil de la porte, la bonne grand-mère et tout le personnel du château sont réunis pour les recevoir. Dans les yeux de Félicie, rappelée à sa tâche, il y a un rayon de joie indicible, quand son petit maître, en descendant de voiture, se tourne vers elle, la main tendue, et lui murmure à l’oreille :
– Félicie, papa aussi aime Jésus maintenant ; il a dit qu’on pourrait lire dans mon Livre tant qu’on voudrait et que je pourrais aller à l’École du dimanche, et vous viendrez avec moi toujours !
Puis, voilà notre brave Jean-Pierre qui arrive, tout essoufflé d’avoir couru tout le long du chemin en revenant de l’école. Il a appris, lui aussi, la grande nouvelle, et s’est empressé de cueillir une magnifique gerbe de fleurs pour fêter le retour de son ami. Il n’aura plus besoin de se cacher désormais, pour venir encourager son jeune frère dans la foi, car le père de Michel le reçoit avec affection. Il n’oublie pas que c’est par le fidèle témoignage de ce simple petit paysan que le premier rayon de lumière est entré dans son foyer. Son orgueil de classe sociale a été déposé, avec toute son ancienne vie, au pied de la croix.
Tandis que, porté par deux infirmiers, il franchit le seuil de sa magnifique demeure, en compagnie de son enfant bien-aimé, ramené lui aussi des portes de la mort, une prière d’adoration et de louanges monte de son cœur vers Dieu. Ensemble, ils n’auront plus qu’un seul but désormais : celui de servir et de glorifier ce Seigneur de gloire qui, « étant riche, a vécu dans la pauvreté» afin de les sauver.

D’après la Bonne Nouvelle 1974

 

QUELQUES ASPECTS DE LA VIE CHRÉTIENNE

 OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Quant à l’activité, pas paresseux ; fervents en esprit ; servez le Seigneur ; réjouissez-vous dans l’espérance ; soyez patients dans la tribulation, persévérants dans la prière. Rom. 12. 11 et 12.

 

QUELQUES ASPECTS DE LA VIE CHRÉTIENNE

 

La paresse conduit à la pauvreté. « Celui qui agit d’une main lâche devient pauvre » (Prov. 10. 4). Il en est de même dans la vie du croyant. Si le zèle se relâche, les choses du monde prendront le dessus dans nos pensées et nos intérêts ; ainsi nos progrès spirituels et le service reçu du Seigneur subiront un temps d’arrêt.
La « ferveur d’esprit » est cette fonction intérieure, cet enthousiasme qui a sa source dans la foi et dans la pleine conscience de l’amour du Seigneur pour nous.
« Servir le Seigneur » !
C’est une exhortation, sinon un commandement, adressé à tous.
Si Jésus Christ est le Seigneur, nous devons Lui obéir ; si nous sommes Ses serviteurs, nous devons Le servir.
« C’est le Seigneur Christ que vous servez » (Col. 3. 24).
L’espérance est l’attente certaine du retour du Seigneur pour entrer en possession de toutes les choses promises ; si le regard est « fixé… sur ce qui ne se voit pas », c’est-à-dire ce qui est dans le ciel (2 Cor. 4. 18), l’attente n’est pas triste, mais joyeuse.
Bien sûr, les tribulations sont difficiles à supporter, et elles risquent de nous amener au découragement et à la déception ; mais le croyant possède une arme puissante : la prière. « Persévérez dans la prière » (Éph. 6. 18).
« Priez sans cesse » (1 Thes. 5. 17).

D’après « Il buon seme » février 2021

 

OÙ REGARDER ?

IMG_20200728_144704

Nos regards n’étant pas fixés sur ce qui se voit, mais sur ce qui ne se voit pas : car les choses qui se voient sont temporaires, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles. 2 Cor. 4. 18.
Courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus. Héb. 12. 1.

 

OÙ REGARDER ?

 

– Si nous regardons en arrière, c’est pour admirer la patience et l’amour de notre Dieu envers nous, malgré nos erreurs et nos désobéissances.
« L’Éternel nous a secourus jusqu’ici » (1 Sam. 7. 12).
– Si nous regardons en avant, nous savons que Dieu connaît notre avenir, qu’Il sera avec nous dans la joie et dans la douleur, qu’Il nous guidera et nous conduira jusque dans Sa maison, le ciel.
« Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » (Ps. 32. 8).
– Si nous regardons autour de nous, nous savons qu’au milieu de toute l’agitation du monde, Dieu nous gardera dans une paix parfaite et nous aidera à montrer à d’autres ce chemin de paix.
Jésus « reprit le vent et dit à la mer : Silence, tais-toi ! Alors le vent tomba et il se fit un grand calme » (Marc 4. 39).
– Mais nous ne devons pas regarder en nous pour y trouver des ressources, car nous n’en avons pas en dehors de Lui.
« Il n’y a pas de force en nous… et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ! » (2 Chron. 20. 12).
– Au contraire, si nous regardons en haut, vers Jésus, nos craintes s’apaisent et nous trouvons la source de l’amour et de la joie, comme aussi la force pour marcher dans le sentier qui nous conduira par Lui jusqu’à la Maison du Père.

D’après « Il buon seme » avril 2012