LE JOUG MAL ASSORTI

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Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle relation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ?… ou quelle part a le croyant avec l’incrédule ? 2 Cor. 6. 14 et 15.

 

LE JOUG MAL ASSORTI

 

Quand l’apôtre Paul, sous la direction de l’Esprit Saint, écrivait ces paroles aux Corinthiens, il pensait sans doute au commandement de la loi, dans l’Ancien Testament : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne [attelés] ensemble » (Deut. 22. 10). Il prend cette illustration pour montrer que nous ne devrions pas nous associer (nous « mettre sous le joug ») avec quoi que ce soit qui est étranger à notre vie spirituelle. Les deux animaux nommés sont de nature complètement différente.
Quand quelqu’un appartenant au Seigneur Jésus s’engage dans des affaires avec un incrédule, en entrant dans une étroite relation avec lui ou en poursuivant des objectifs communs, par exemple par le mariage ou un partenariat d’affaires, alors il se place sous « un joug mal assorti ». Ce sera toujours à son détriment, parce qu’il est le seul qui ait quelque chose à perdre, à savoir la communion avec son Seigneur.
Dans de telles questions, il y a une frontière importante en ce qui concerne les associations avec le monde. Parce que nous vivons dans le monde, nous ne pouvons pas éviter tout contact avec les incrédules. A l’école, dans notre travail, et dans la vie de tous les jours, nous devons avoir affaire et travailler avec des personnes qui ne sont pas croyantes. Mais dès qu’il y a association et obligations réciproques, la frontière est franchie. La communion avec le Seigneur en souffre. Si les principes du monde ont sur nous un effet tel que nous en devenons dépendants, cette relation n’est pas selon la volonté de Dieu.
Il n’est pas toujours facile de se conduire comme il convient dans tous les cas. Mais le Seigneur n’abandonnera pas ceux qui se tournent sincèrement vers Lui.

La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits. Il est plein de grâce, et miséricordieux, et juste. Ps. 112. 4.
Il réserve de sains conseils pour les hommes droits ; il est un bouclier pour ceux qui marchent dans l’intégrité, protégeant les sentiers de juste jugement et gardant la voie de ses saints. Prov. 2. 7 et 8.

D’après « The Good Seed » juin 2021

 

CRÉÉS POUR…

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Moi [dit l’Éternel] j’ai fait la terre, et j’ai créé l’homme sur elle. És. 45. 12.
Depuis que tu es devenu précieux à mes yeux, tu as été glorieux, et moi, je t’ai aimé. És. 43. 4.

 

CRÉÉS POUR…

 

Augustin, un Père de l’Église, a écrit : Ô Dieu, tu nous as créés pour que nous ayons des relations avec Toi, et notre cœur demeure inquiet tant qu’il n’a pas trouvé la paix en Toi.
Nous ne trouvons pas une pleine satisfaction dans les biens matériels, parce que nous n’avons pas été créés pour eux, mais pour le Créateur de toutes choses, qui est la clé du vrai contentement, la clé pour obtenir la vie éternelle. Le désir de donner à notre vie une vraie valeur et un sens, ne peut être satisfait que par Lui !
Mais quelle est notre valeur, à nous, les êtres humains ? Et qu’est-ce qui nous donne de la valeur ? Est-ce que c’est, peut-être, l’amour que nous avons pour notre Créateur ou pour notre prochain ? Ou est-ce notre intégrité, notre honnêteté, notre droiture morale ?
Dans l’actuelle économie de marché, une personne a de l’importance sur la base de ce qu’elle rapporte, de ce qu’elle fait et possède ; puis il y a des valeurs ajoutées qui peuvent provenir d’expériences particulières. Pour citer seulement quelques exemples : avoir voyagé à travers le monde, avoir un hobby insolite, pratiquer un sport qui nécessite de l’adresse et un courage hors du commun, posséder un don artistique spécial ou une position sociale importante ; c’est ce qui rend une personne intéressante.
Mais, dans ce critère d’évaluation, il y a un revers à la médaille : si nous étions appréciés sur la base du profit, de l’argent, des capacités et de l’expérience, l’être humain perdrait sa valeur, parce que les personnes âgées, malades, souffrant de handicap, au chômage, ou pauvres, ne mériteraient aucune estime. Ils n’apportent rien à une société qui fonde tout sur l’efficacité, et dans leur vie ils n’ont rien qui attire, du moins en apparence.
Si les gens sont appréciés sur la base de ces critères, on comprend pourquoi tant de personnes sont tristes et déprimées, sans but et sans perspectives dans la vie, et considèrent que leur existence n’a aucun sens.
Dans la Bible, l’homme est présenté comme une créature unique, dotée de capacités intellectuelles, esthétiques, créatives et morales.
Pour le Créateur, chaque personne possède une immense valeur, comme celle qu’un enfant a pour le cœur de son père. Nous sommes importants pour Lui, non pas parce que nous avons fait quelque chose de bien ou parce que Dieu peut voir en nous des qualités particulières, mais parce que nous provenons de Celui par qui tout a commencé et vers qui tout tend. Il est, Lui, l’origine et le but de la vie, et Il a un projet pour chacun de nous.
La Bible affirme que nous avons été créés pour avoir communion avec Dieu, et elle nous enseigne que le péché – qui est en chacun de nous – nous a inexorablement éloignés de Lui. Mais elle nous apprend aussi que le Seigneur Jésus s’est incarné et est mort sur une croix, où Il a subi le jugement de Dieu sur le péché, précisément pour cela, pour nous ramener à Dieu dans une relation éternelle, ayant effacé tous nos péchés. Mais nous devons croire !
Le pardon et la vie éternelle que Dieu nous offre, sur le fondement du sacrifice de Christ, nous ne les possédons que si nous L’acceptons comme notre Sauveur.
Écoutez ce qui est écrit dans la Bible : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12).
Le choix est ainsi placé devant chacun de nous. Dieu dit : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

CORONA 63

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CORONA 63

 

EN ATTENDANT QU’IL VIENNE

 

Les psaumes 22 et 23 sont encadrés par la description du roi de gloire. Dans le psaume 21, la première partie présente la réponse de Dieu en faveur de « son oint » qu’Il sauve et qu’Il glorifie (Ps. 20. 6). Dans la deuxième portion du psaume 21, dans les versets 8 à 13, nous trouvons les expressions de la foi du résidu juif lorsqu’il traversera les terribles tribulations sous la main cruelle de l’Antichrist.
Il est frappant de constater que le Seigneur Jésus connaissait l’aboutissement de tous les conseils de Dieu en Sa faveur et en la faveur des Siens. Qu’il s’agisse de Son peuple élu Israël, de l’Église, « un peuple pour son nom », qu’Il tire des nations (Act. 15. 14), et de la bénédiction qui sera la part de toutes les nations dans le millénium à venir. L’Esprit de Christ a donné au roi David, comme aux autres prophètes de l’ancienne économie, de rendre « par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pier. 1. 11).
« Éternel ! Le roi se réjouira en ta force, et combien s’égayera-t-il en ton salut ! Tu lui as donné le désir de son cœur, et tu ne lui as pas refusé la requête de ses lèvres. Car tu l’as prévenu par des bénédictions excellentes ; tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin. Il t’a demandé la vie : tu la lui as donnée, — une longueur de jours pour toujours et à perpétuité ! Sa gloire est grande dans ta délivrance ; tu l’as revêtu de majesté et de magnificence. Car tu l’as mis pour bénédictions à toujours » (Ps. 21. 1 à 6).
Tout était connu de notre Sauveur lorsqu’Il marchait sur la terre, aussi bien les pensées de ceux qui l’entouraient, que le chemin qu’Il devait suivre. Un jour Il dit à Ses disciples : « J’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien je suis étreint jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » (Luc 12. 50). Jésus faisait référence à Sa mort qu’Il devait « accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 31).
Là, élevé sur le bois maudit de la croix, chargé des péchés de tous ceux qui avaient espéré en Lui et qui viendraient à croire en Lui, Il s’écrie : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné » (Ps. 22. 1). Ce psaume 22 décrit les souffrances expiatoires de Christ. Celles infligées par les hommes qu’Il était venu sauver, si douloureuses qu’elles furent, ne pouvaient se comparer à la colère de Dieu contre le péché. Parfaitement homme, Il a ressenti l’opprobre et la haine encore davantage que nous, en ce qu’Il était le « Saint de Dieu » (Jean 6. 69).
À Gethsémané les disciples se sont tenus à la distance d’un jet de pierre, à Golgotha, les ténèbres ont englobé toute la scène.
« Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par le bâton de sa fureur » (Lam. 3. 1).
« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21). « … car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit » (1 Pier. 3. 18).
« … une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ; Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ; Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort » (Ps. 22. 16 à 18). Nous sommes toujours en contemplation lorsque nous considérons les prophéties concernant notre Seigneur : mille ans les séparent de leur accomplissement ! Telles qu’elles étaient annoncées, telles elles se sont réalisées !
« J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation » (v. 22). « Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant toi » (v. 27). Dans ces deux versets nous voyons les résultats de l’œuvre de la croix :
1)- une famille d’adorateurs, « mes frères », et :
2)- la bénédiction pour toutes les nations et leur soumission à Christ dans le règne à venir.
Dans le psaume 23, nous trouvons le Berger. Nous ne manquerons de rien et ne craindrons aucun mal, car Il est avec nous. Il nous amènera dans la maison du Père. Si le psaume 22 décrit le passé, le psaume 23 nous parle du présent et le psaume 24 introduit le Roi de gloire.
« Portes, élevez vos têtes ! et élevez-vous, portails éternels, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? L’Éternel fort et puissant, l’Éternel puissant dans la bataille. Portes, élevez vos têtes ! et élevez-vous, portails éternels, et le roi de gloire entrera. Qui est-il, ce roi de gloire ? L’Éternel des armées, lui, est le roi de gloire » (Ps. 24. 7 à 10).
Christ n’est pas resté dans la mort, Il en est sorti victorieux, ensuite Il est retourné « au Père » (Jean 14. 12 et 28), « étant salué par Dieu souverain sacrificateur » (Héb. 5. 10). Les portes du ciel se sont ouvertes pour un homme, l’Homme Christ Jésus ! Il était apparu une première fois à Bethléhem en grâce et en humilité, il va apparaître une seconde fois en gloire « sur la montagne des Oliviers » (Zach. 14. 4-5) ; ce sera « à salut à ceux qui l’attendent » et en jugement sur ce monde (Héb. 9. 8 ; Ps. 98. 9).
L’Église attend l’enlèvement (1 Thess. 4. 16), ensuite elle apparaîtra avec Christ en gloire. Dans Son humiliation, Jésus approchait de Jérusalem monté sur « un ânon, le petit d’une ânesse » (Mat. 21. 5) ; dans Sa gloire, Il sera vu sur un cheval blanc (Apoc. 19. 11).
La couronne d’or fin, qui a remplacé la couronne d’épines, sera composée de plusieurs diadèmes. Nous devons faire la distinction entre l’enlèvement et l’apparition de Christ en gloire.
L’enlèvement ne sera pas vu du monde, nous serons ravis ensemble avec les croyants qui se sont endormis mais que Jésus aura ressuscités « dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air » (1 Thess. 4. 17).
L’apparition de Christ en gloire sera vue du monde : « Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra, et ceux même qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui, amen ! » (Apoc. 1. 7). « … Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs ; elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur » (Apoc. 19. 14). « Et l’Éternel, mon Dieu, viendra, et tous les saints avec toi » (Zach. 14. 5).
Quelle joie pour notre Seigneur et pour nous ! Gloire à Dieu !

SECONDE NAISSANCE

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Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu.
À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom. Jean 3. 3 ; 1. 12.

 

SECONDE NAISSANCE

 

Notre vie physique, que nous recevons de nos parents, nos sens et notre intelligence, nous rendent capables de discerner notre Dieu Créateur dans la nature – « les choses créées » (Rom. 1. 20), comme elles sont nommées. Elles nous parlent de la part de Dieu (Ps. 121. 1 à 3). S’il n’en était pas ainsi, le contact avec Lui serait impossible, car nous sommes des pécheurs. Tous nos efforts, nos intentions louables, nos bonnes œuvres, les formes et pratiques religieuses, tout cela n’a aucune valeur pour expier notre culpabilité et nous permettre de nous approcher du Dieu saint.
Mais Jésus Christ, le Fils de Dieu Lui-même, est venu sur la terre pour nous parler et nous annoncer la bonne nouvelle, l’évangile du royaume de Dieu : « Le temps est accompli et le royaume de Dieu s’est approché : repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1. 15). Il nous dit que la justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint règnent dans ce royaume (Rom. 14. 17).
Mais comment, alors, peut-on entrer dans ce royaume, puisque notre état de péché nous interdit tout accès au domaine divin ?
La réponse est simple : c’est par la nouvelle naissance, comme Jésus le déclare : « Il vous faut être nés de nouveau » (Jean 3. 7). Quand quelqu’un accepte Jésus comme son Sauveur, Dieu lui donne la vie spirituelle. S’il croit réellement, il participe dès lors de la nature divine, il possède la vie éternelle, et il est un enfant de Dieu. Jésus Lui-même n’a pas honte alors de nous appeler Ses frères (Héb. 2. 11).
La question que nous devons tous nous poser, c’est : – Suis-je vraiment né de nouveau ?

D’après « The Good Seed » mai 2021

 

LE BERGER

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Comme un berger prend soin de son troupeau… ainsi je prendrai soin de mes brebis… Moi-même… je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai. Éz. 34. 12 à 16.

 

LE BERGER

 

L’Éternel, dans l’Ancien Testament, comme Jésus dans le Nouveau Testament, se présente souvent comme le Berger. Cette image familière est une bonne illustration de la façon dont Dieu s’occupe des Siens. Il veille sur eux, Il les protège dans les endroits dangereux, Il les conduit, soigne leurs blessures, pourvoit à leur nourriture et les met à l’abri. Ceux qui se sont sentis comme des brebis entre Ses mains peuvent témoigner de Sa fidélité et de Sa bonté.
Jacob, le patriarche, qui connaissait bien, par son expérience personnelle, ce que c’était que d’être berger, parle à la fin de sa vie de Dieu comme ayant été son Berger : « le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour » (Gen. 48. 15). Il était bien conscient qu’il n’avait pas toujours été une « brebis » docile, mais Dieu avait toujours été pour lui un Berger fidèle.
Le roi David, qui avait été berger dans sa jeunesse, pouvait aussi témoigner de la fidélité de Dieu, affirmant dans le psaume 23 : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien » (Ps. 23. 1).
Dans le Nouveau Testament, Jésus se nomme le Berger pour nous faire comprendre jusqu’où est allé Son amour pour nous : « Je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis » (Jean 10. 11). Personne n’a un plus grand amour que le Sien (Jean 15. 13). Il en résulte une relation personnelle du bon Berger avec Ses brebis : Il les connaît chacune par son nom, et elles connaissent Sa voix et Le suivent.
Elles ont de la valeur pour Lui : elles Lui ont coûté cher ; et personne ne pourra les arracher de Ses mains, où elles sont en sécurité.
« Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent ; moi, je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main » (Jean 10. 27 et 28).

D’après « Il buon seme » mai 2021

 

COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR

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Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas de lui-même porter du fruit, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus vous ne le pouvez pas, à moins que vous ne demeuriez en moi. Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit. Jean 15. 4 et 5.

 

COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR

 

Que signifient pour nous les paroles du Seigneur : « Demeurez en moi » ? « Demeurer en Christ » présuppose que le cœur trouve sa joie à se confier en Lui et à mettre en pratique Ses enseignements. Le fait de demeurer en Lui implique une vie vécue sous l’influence bénéfique de Sa présence, expérimentée par la foi. C’est un chemin accompli dans la certitude qu’Il entend nos paroles, qu’Il voit ce que nous faisons et qu’Il connaît nos épreuves.
Quand les caractères de Christ se manifestent dans la vie du croyant qui demeure en Lui, il peut porter le fruit dont le Seigneur parle. Le fait de faire briller, si faiblement que ce soit, les merveilleuses qualités de Christ, produit un fruit qui honore le Père, et qui est un témoignage à ceux qui ne Le connaissent pas encore ou Le rejettent.
Le but essentiel de la vie des croyants, dans ce monde où règnent les ténèbres, c’est donc de « briller comme des luminaires » (Phil. 2. 15), reflétant au moins en partie quelques-unes des vertus de Christ.
Nous ne serons jamais en mesure de montrer les qualités de Christ simplement par nos efforts, mais si nous recherchons Sa présence et si nous nous plaçons sous Sa direction, en demeurant en Lui, nous serons petit à petit « transformés en la même image » (2 Cor. 3. 18).

D’après « Il buon seme » mai 2021

 

BIEN MOURIR OU VIVRE LONGTEMPS ?

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… Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais bonne chère…Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée… Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche quant à Dieu. Luc 12. 19 à 21.
Enseigne-nous… à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage. Ps. 90. 12.

 

BIEN MOURIR OU VIVRE LONGTEMPS ?

 

L’histoire rapporte que le roi Louis 11, qui a vécu de 1423 à 1483, était rusé et cruel. Vers la fin de sa vie, il était tourmenté par beaucoup de pensées qui troublaient profondément son âme. L’une d’elle était la mort, qu’il cherchait à éloigner par tous les moyens.
On raconte que quarante sentinelles montaient la garde devant le château de Plessis-les-Tours où il demeurait, parce qu’il craignait d’être victime d’une vengeance de la part de l’un ou l’autre de ses sujets qu’il avait maltraité.
Il s’entoura aussi d’un grand nombre de médecins, afin de prévenir et de soigner à temps une maladie mortelle éventuelle.
Enfin, il fit venir d’Italie Francesco da Paola, un ermite franciscain qui se disait capable de prolonger la vie. Le roi lui promit une forte somme d’argent s’il pouvait lui assurer une bonne santé et une longue vie. Mais Francesco, qui était un homme sage, lui expliqua que Dieu seul avait le pouvoir de prolonger l’existence, et que les jours de l’homme sont en Sa main. D’une manière très solennelle, il lui dit qu’il était plus important de bien mourir que de vivre longtemps.
Nous pouvons tirer de la vie de ce personnage historique quelques réflexions et un enseignement important. Il est évident qu’aujourd’hui beaucoup de personnes, comme le roi Louis 11, préfèrent vivre longtemps plutôt que de « bien » terminer leur vie sur la terre. L’homme a, de tout temps, cherché à augmenter la durée de sa vie. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la science médicale, beaucoup de maladies ont été éradiquées, et la moyenne de durée de vie a augmenté ; mais la mort demeure inévitable. Pensons-donc à bien mourir !
Mais qu’entend-on par « bien mourir » ?
Cela signifie-t-il qu’il est préférable de mourir chez soi plutôt que sur un lit d’hôpital ou dans un hospice ? – Ou de s’en aller dans son sommeil, sans souffrances, entouré de sa famille et de ceux que l’on aime ? Non, cher lecteur, il ne s’agit pas de cela ! Bien mourir, c’est mourir en paix avec Dieu !
Vous qui lisez ces lignes, êtes-vous en paix avec Dieu ? Avez-vous reconnu votre état de pécheur devant Lui ? Avez-vous accepté avec foi le message de salut que présente l’Évangile ? La Bible nous place devant une question capitale : « Quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? » (1 Pier. 4. 17).
La fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile, c’est le juste jugement de Dieu et la condamnation. La Bible nous rappelle qu’il « est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27).
Comment les hommes peuvent-ils éviter le jugement ?
L’Évangile nous éclaire sur cette question et nous dit : « celui qui croit en lui (Jésus) n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18).
Si nous croyons en l’œuvre de salut du Seigneur Jésus, mort pour nous sur la croix, nous irons au ciel quand nous quitterons cette terre – non pas parce que, dans notre existence, nous aurons été meilleurs que les autres – mais parce que nos fautes auront été effacées à la croix et que nous sommes associés à Celui qui a vaincu la mort et qui nous a préparé une éternité de paix et de bonheur.
Nous comprenons bien, alors, que la chose fondamentale n’est pas la durée de notre vie, mais que c’est d’accepter la grâce de Dieu révélée dans la Personne du Seigneur Jésus, pendant le temps qu’il nous est accordé de vivre sur cette terre.
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

LA TRANSFIGURATION DE CHRIST

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LA TRANSFIGURATION DE CHRIST

 

Ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. Car il reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique. 2 Pier. 1. 16 et 17.

1 L’anticipation du Roi

Lorsque les studios de cinéma se préparent à sortir un nouveau film, ils en donnent, comme publicité, un extrait qui est un bref résumé du film montrant les plus grands moments. L’évènement de la transfiguration était l’annonce par Dieu du glorieux royaume à venir de Christ.
La transfiguration était une étape remarquable au cours du ministère du Seigneur sur la terre. Il avait été rejeté par Israël, et Il se tournait maintenant vers Jérusalem et vers la croix. Ses souffrances viendraient en premier, et seraient suivies par la gloire, mais Dieu donnait un aperçu de la gloire avant ces choses. (Mat. 16. 21-28). La scène de la transfiguration sur la « sainte montagne » était donnée pour confirmer la parole des prophètes concernant la puissance et le royaume à venir de notre Seigneur Jésus Christ (2 Pier. 1. 18). Trois disciples choisis, Pierre, Jacques, et Jean, eurent le privilège d’être les témoins oculaires de la majesté de Christ et d’entendre la voix qui s’adressait à Lui depuis « la gloire magnifique ».
Les méditations qui suivent ont pour objet de considérer les différents caractères qui sont particuliers à Matthieu, Marc et Luc, dans leur rappel de la transfiguration. On a remarqué qu’il n’y a pas de récit de la transfiguration dans l’évangile de Jean. Cet évangile nous présente plus la gloire personnelle du Seigneur que Sa gloire officielle telle qu’elle nous est montrée dans les trois autres évangiles. Il n’y a rien de plus élevé que ce passage : « Et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père » (Jean 1. 14).
Une méditation sur la transfiguration doit produire un effet pratique dans notre vie. Ce n’était pas un évènement quelconque ; Dieu parlait par cela – puissions-nous écouter ce message, et qu’il pousse notre cœur à l’adoration !

 Quelques-uns de ceux qui sont ici présents  ne goûteront pas la mort  avant d’avoir vu le Fils de l’homme venant dans son royaume. Mat. 16. 28.

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, puis les mène à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil. Mat. 17. 1 et 2.

2. La prééminence du Roi

Trois disciples eurent une vision anticipée du royaume avant de goûter la mort. Matthieu seul rapporte qu’ils virent le Fils de l’homme venant dans Son royaume, la suprématie absolue de Son royaume venant remplacer les royaumes du monde. En relation avec cela, Matthieu met en lumière des détails propres à son évangile.
Seul Matthieu nous dit que « son visage resplendit comme le soleil ». Le soleil est l’image de la gloire suprême qui domine sur le jour (Gen. 1. 16). Ce caractère suggère la suprématie absolue du Roi et de Son royaume ; il aura la prééminence sur tous les autres, « La montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines » (És. 2. 2. ; cf. Dan. 2. 44 et 45). Il est souvent parlé de Matthieu comme de « l’Évangile des montagnes », parce qu’elles y sont mentionnées fréquemment (Mat. 4. 8 ; 5. 1 ; 8. 1 ; 14. 23 ; 15. 29 ; 28. 16).
Lorsque Moïse fut descendu d’une autre montagne, il est dit que « la peau de son visage rayonnait » (Ex. 34. 29 et 30), ce qui signifie, quant à Moïse, que c’était une gloire qui se reflétait. Mais Christ est vu ici comme étant la source, et non pas le reflet de la gloire : « son visage resplendit comme le soleil », ce qui n’est rapporté que par Matthieu. Le « monde à venir » dépendra de manière absolue de tous les rayons qui émaneront du Fils de l’Homme glorieux, le grand Administrateur de toute lumière et de toute bénédiction dans l’univers de Dieu, à la fois dans sa sphère céleste comme dans sa sphère terrestre (cf. Éph. 1. 10). Pensée merveilleuse ! Nous aurons part au déploiement de la gloire rendue au Fils de l’Homme. « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Mat. 13. 43). Adorons-Le déjà maintenant !

De ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu venu avec puissance… ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir. Marc 9. 1 à 3

3. La puissance et la pureté du Roi

En Matthieu, trois disciples furent choisis pour voir, avant leur mort, une anticipation du Fils de l’Homme venant dans Son royaume. En Marc, cependant, il est décrit comme « le royaume de Dieu venu avec puissance ». Il n’y a pas de contradiction dans ces passages, mais simplement une insistance différente. En Marc il est question de la puissance de Son royaume, en contraste avec les puissances corrompues de ce monde. Il n’y a pas de puissance sur la terre qui puisse être comparée avec la puissance de Son royaume.
La pureté du Serviteur de Dieu, qui administrera le royaume, est vue également. Le fait particulier qui nous est présenté dans le récit de Marc, c’est que « ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir ». Ce qui frappe, ici, c’est que Marc porte une plus grande attention aux détails de la transfiguration des vêtements du Seigneur qu’à ceux de Sa Personne. Cela correspond à l’Évangile qui Le présente comme le Parfait Serviteur. Celui qui a pris la forme d’un esclave est Celui devant lequel l’univers entier devra plier le genou (Phil. 2. 10).
Les vêtements suggèrent l’idée de notre caractère et de nos voies. Le caractère du gouvernement du Seigneur Jésus est étudié et décrit par de nombreux prophètes, dont Ésaïe, lorsqu’il dit : « La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité, la ceinture de ses flancs » (És. 11. 5). Le caractère de Son gouvernement fait un contraste frappant avec ce qui prévaut maintenant, « les dominateurs de ces ténèbres » (Éph. 6. 12). La blancheur extrême de Ses vêtements suggère qu’il n’y aura pas trace de péché dans l’administration de Son royaume. Que Son nom en soit béni !

Il prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et… il monta sur la montagne pour prier. Comme il priait, l’apparence de son visage devint tout autre, et son vêtement d’une blancheur resplendissante comme un éclair. Luc 9. 28 et 29.

4. Le sentier du Roi

En Luc, il est simplement dit que les disciples verraient « le royaume de Dieu » avant de mourir, non pas sa venue ou sa puissance (ch. 9. 27) comme en Matthieu ou en Marc respectivement. En Luc, il est insisté sur l’aspect moral du royaume de Dieu. C’est pourquoi, dans la transfiguration, nous voyons l’Homme dépendant.
Luc nous présente le Roi, comme Homme, dans Sa dépendance de Dieu. Seul cet évangile nous dit que Jésus monta sur la montagne pour prier. La prière est l’attitude de l’homme lorsqu’il est dépendant de Dieu. La transfiguration se produisit « comme il priait ». Tout au long de cet évangile, nous voyons le sentier du Seigneur, qui commence par un récit de Sa naissance et de Son enfance, plus détaillé que dans les autres Évangiles, puis de Son chemin vers Jérusalem, du ch. 9 au ch. 19. On Le voit toujours comme l’Homme dépendant, venu en grâce.
Ce qui est également unique dans ce passage, c’est le fait que les disciples « étaient accablés de sommeil ; quand ils furent réveillés, ils virent sa gloire » (ch. 9. 32). Cela, en figure, fait un contraste remarquable entre l’insensibilité spirituelle du « premier homme », et la perfection et la gloire du « second Homme ». Sur la sainte montagne nous avons le privilège d’entendre de saintes communications concernant Sa mort (en grec, Son exode). Le sentier de l’Homme dépendant conduit à la gloire à travers la croix. Deux hommes « apparaissant en gloire », Moïse et Élie, sont des précurseurs bénis de notre part « avec lui » (v. 30). Son sentier est un modèle pour tous ceux qui ont cru en Lui. Les croyants, ceux qui se sont endormis comme ceux qui seront vivants à sa venue, seront enlevés pour Le rencontrer dans Sa gloire. Nous apprenons à être dépendants maintenant, avant le moment où nous régnerons avec Lui. Christ est toujours notre modèle de dépendance de Dieu, dans la marche ou dans la louange.

 

D’après The Lord is near 2020
B. Reynolds

 

LE TORRENT DU CÉDRON

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LE TORRENT DU CÉDRON

 

Et le roi passa le torrent du Cédron… Et David monta par la montée des Oliviers, montant et pleurant. 2 Sam. 15. 23 et 30.

Deux rois

Le roi David est un  très beau type du Seigneur Jésus Christ, et dans ce chapitre, le type présente des contrastes aussi bien que des similitudes. Nous trouvons ici le roi David fuyant devant Absalom, son fils rebelle. Il traverse le torrent du Cédron avec une compagnie d’amis fidèles, et monte en pleurant sur le Mont des Oliviers. Le Seigneur Jésus aussi a traversé le Cédron avec Ses disciples, vers le Jardin de Gethsémané sur le Mont des Oliviers, après avoir prié pour eux (Jean 18. 1). Le roi David était un père qui fuyait devant un fils rebelle. Le Seigneur Jésus était un Fils obéissant s’avançant pour faire la volonté de Son Père. David pleurait en montant, et nous trouvons le Seigneur Jésus disant : « Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort » (Mat. 26. 38) lorsqu’Il tomba sur Sa face.
Le roi David enjoignit à Tsadok de reporter l’arche de Dieu dans la ville (2 Sam. 15. 25). Le Seigneur Jésus, la véritable arche, Dieu et Homme en une même Personne, retourne à la ville, lié par les hommes, pour faire l’œuvre « qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 31). David avait été trahi par son ami et conseiller, Akhitophel (2 Sam. 15. 31), et Jésus a été trahi par Judas (Mat. 26. 48 à 50). Akhitophel, de même que Judas, se sont pendus après avoir accompli leur trahison (2 Sam. 17. 23 ; Mat. 27. 5). David fut rejeté comme roi par le peuple, mais c’était à cause du jugement de Dieu sur son péché (2 Sam. 12. 11). Jésus a été rejeté comme roi par Son peuple, mais Il a souffert pour leurs péchés (et pour les nôtres). Quel contraste aussi, quand nous voyons David continuer à monter au Mont des Oliviers avec ses fidèles amis, pour fuir Jérusalem, et Christ retournant à Jérusalem, alors que tous Ses disciples s’enfuyaient loin de Lui. L’un était le roi, l’autre, le Roi des rois.

Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Jean 18. 1.

L’Agneau de Dieu

L’évangile de Jean a été appelé l’évangile de l’Agneau de la pâque. La pâque est mentionnée, il y est fait allusion, en tout quinze fois ! C’est beaucoup plus que dans les autres évangiles. De plus, c’est seulement en Jean que Jésus est déclaré être l’Agneau de Dieu (Jean 1. 29 et 36). Même sur la croix, dans l’évangile de Jean, nous voyons le Seigneur Jésus comme l’Agneau ; pas un de Ses os n’a été cassé, ce qui accomplit l’Écriture (Jean 19. 32 à 36 ; Ex. 12. 46).
Mais dans le verset ci-dessus, nous voyons aussi une autre circonstance, mentionnée seulement dans cet évangile, qui montre que le Seigneur Jésus était l’Agneau de Dieu. Après avoir quitté la chambre haute, la nuit précédant Sa crucifixion, le Seigneur et Ses disciples sont sortis de la ville en allant vers l’est. Le Seigneur avait l’habitude de s’arrêter à Gethsémané, au pied du Mont des Oliviers, pour prier. Au bas de la vallée, avant Gethsémané, il y avait un torrent dans un ravin, appelé le Cédron, que Jésus et Ses disciples traverseraient.
On a dit que pendant la semaine de la Pâque, plus de 200 000 agneaux étaient offerts sur la Montagne du temple. Cela posait un problème à cause de la quantité énorme de sang qui ne pouvait s’écouler nulle part. Hérode et ses ingénieurs trouvèrent une solution, en faisant passer de l’eau vers le temple depuis la source Gihon, et en construisant des aqueducs avec des ouvertures pour drainer le sang en excès. Ce sang s’écoulait pour finir en bas de la colline et jusque dans le torrent du Cédron. Lorsque Christ et Ses disciples traversèrent le torrent, celui-ci était rouge du sang des agneaux – ce qu’on voyait clairement à la lumière de la lune de Pâques. Le Seigneur savait ce qu’impliquait cette eau colorée en rouge, ce qu’elle signifierait pour Lui ; ses disciples, toutefois, n’en avaient pas la notion.
L’Agneau de Dieu serait percé ! Il sortirait de Son côté « du sang et de l’eau », pour nos péchés, et pour notre purification (Jean 19. 34).

Après avoir dit cela, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : – Père, l’heure est venue. Jean 17. 1.
Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Jean 18. 1.

La prière sublime

L’heure importante et solennelle du sacrifice du Seigneur était arrivée. Peu de temps auparavant, en Gethsémané, il avait prié : « Que ta volonté soit faite » dans l’agonie de la contemplation de ce qui était devant Lui personnellement (Mat. 26. 42). Mais maintenant, alors qu’Il approchait du torrent du Cédron, et allait le traverser pour entrer dans le Jardin de Gethsémané, Christ s’arrêta et, levant les yeux, exprima la plus sublime des prières, la prière des prières. Le Seigneur avait en particulier trois requêtes en faveur des Siens qui étaient dans le monde :
La protection : Il prie pour qu’ils soient gardés par le nom divin, « Père saint » (Jean 17. 11), et qu’ils soient protégés du mal dans le monde. « Garder », dans ces versets, signifie préserver ou protéger. Il est frappant de considérer à quel point le monde est devant le Seigneur dans cette prière : Il le mentionne dix-neuf fois ! Le Père saint est vu en contraste avec un monde mauvais, et c’est Lui seul qui peut nous protéger de ce monde.
La sanctification : Jésus prie pour que Ses rachetés soient sanctifiés : « Sanctifie-les par la vérité. Ta Parole est la vérité » (v. 16 et 17). La sanctification pratique se réalise par la Parole appliquée par le Saint Esprit. Nous sommes sanctifiés par « le lavage d’eau par la Parole » (Éph. 5. 26). Dans un monde qui a rejeté les normes absolues, il est nécessaire que nos reins soient ceints de la vérité (Éph. 6. 14).
La glorification : Jésus prie qu’il leur soit donné la gloire qui Lui a été donnée (v. 22). Cette prière sera exaucée à la venue du Seigneur : « Nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3. 2). Le Seigneur prie que, là où Il sera, « ils y soient aussi avec moi » et « qu’ils contemplent ma gloire » (v. 24).
Cette prière au bord du torrent du Cédron devrait nous remplir d’espérance et de joie.

 

D’après The Lord is near 2020
B. Reynolds

 

C’EST MOI – LA PRÉSENCE DE JÉSUS

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C’EST MOI – LA PRÉSENCE DE JÉSUS

 

 

La barque était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues, car le vent était contraire… Il (Jésus) alla vers eux, marchant sur la mer. Les disciples, le voyant marcher sur la mer, furent bouleversés ; ils dirent : C’est un fantôme ! Et ils crièrent de peur. Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : – Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur ! Mat. 14. 24 à 27.

Il y a quelque chose de très beau dans les occasions où le Seigneur Jésus dit : « C‘est moi ». Il nous assure qu’Il sait où nous sommes, et Il n’est pas loin. Dans ce passage, les disciples de Jésus avaient fait ce qu’Il leur avait demandé en montant dans une barque pour traverser la Mer de Galilée pendant la nuit. Ils s’attendaient à Le trouver de l’autre côté, car Il leur avait dit de Le précéder (v. 22). Mais la perspective d’une traversée facile s’était transformée en désespoir quand ils passèrent au travers de l’un de ces violents orages si fréquents dans cette région.
Alors Jésus Lui-même vient vers eux. Tout d’abord, ils sont encore plus effrayés quand ils voient Sa silhouette marcher sur la mer. Quelle nouvelle calamité est-ce là ! Mais dès qu’ils crient, Jésus parle : « Ayez bon courage. C’est moi, n’ayez pas peur ! ».
Il peut paraître étrange qu’ils aient cru d’abord qu’un esprit soit venu les épouvanter. Mais nous réagissons souvent de la même manière. Les orages de la vie se déchaînent, et nous oublions les promesses de Jésus, de nous retrouver de l’autre côté. L’évangile de Marc ajoute qu’ils avaient même oublié sa puissance miraculeuse déployée quelques heures plus tôt seulement, quand Il avait nourri la foule de poisson et de pain. (Marc 6. 52). Lorsque nous oublions les promesses et la puissance de Jésus, nous ne pouvons pas imaginer qu’Il est présent avec nous. Il en résulte que nous interprétons nos expériences de manières des plus terribles, n’espérant pas Le revoir jamais. Mais alors, plus forte que les vents, Sa voix nous parvient, claire et pure : – C’est moi ! Je suis là ! Nous trouvons bientôt qu’Il est dans la barque avec nous, et que tout ira bien.

Jésus se tint lui-même au milieu d’eux et leur dit : – Paix à vous… Voyez mes mains, et mes pieds : c’est moi-même ! Luc 24. 36 et 39.

C’est la deuxième occasion où le Seigneur Jésus dit « C’est moi ». Une première fois déjà, Il était venu vers Ses disciples avec ces paroles, au milieu d’un grand orage (Mat. 14. 27). Cette fois Il vient au milieu de leur plus grande tristesse. Ils ne savent pas que c’est le jour de la résurrection, et jusqu’à présent ils sont pleins de désespoir.
Cependant, tout le jour Jésus avait œuvré comme le Berger et le Surveillant de leurs âmes (1 Pier. 2. 25), cherchant Ses disciples et répondant à leurs besoins spirituels. Il était apparu en premier lieu à Marie de Magdala alors qu’elle pleurait près de son tombeau. Elle ne cherchait que Son corps, mais elle a été trouvée par le Seigneur vivant ! Elle s’en alla avec joie le dire aux autres (Jean 20. 11 à 18). Un peu plus tard, quelques autres femmes Le virent aussi, Lui. Il leur dit : « Je vous salue ». Toutes saisies, elles s’approchèrent de Lui et lui rendirent hommage, puis allèrent l’annoncer aux autres disciples (Mat. 28. 1 à 10).
Mais deux disciples avaient déjà quitté Jérusalem pour rentrer chez eux à Emmaüs, à plusieurs kilomètres de distance. Étant dans la peine, ils parlaient de la mort de leur Seigneur. Alors Jésus Lui-même marcha avec eux, réchauffa leur cœur par les Écritures, et Se révéla à eux. Ils retournèrent en hâte à Jérusalem pour le dire aux autres, et là ils apprirent que, peu avant, Simon Pierre aussi avait vu le Seigneur (Luc 24. 13 à 34).
C’est à ce moment que se place la conversation citée ci-dessus. Tous ceux qui avaient pu s’éloigner sont réunis, et maintenant le Seigneur Jésus leur apparaît à tous. « C’est moi-même ! », leur déclare-t-il. Ils voient Ses mains et Ses pieds, ils entendent Sa voix aimante, et ils jouissent de la communion avec Lui en mangeant ensemble. Quelques soirs auparavant seulement, Il leur avait dit : « Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et personne ne vous ôte votre joie » (Jean 16. 22). Maintenant, Il leur dit : « C’est moi », et leur tristesse devient réellement une joie permanente.

Soudain une lumière brilla du ciel autour de lui comme un éclair. Et, étant tombé à terre, il entendit une voix qui lui disait : – Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? – Qui es-tu, Seigneur ? demanda-t-il. – Je suis Jésus que tu persécutes. Act. 9. 3 à 5.

Les jeunes adultes passent souvent beaucoup de temps à se demander quel est le but de leur vie. Saul, un jeune homme d’après Actes 7. 58, n’avait pas ce problème. Pendant bien des mois, il était particulièrement occupé à persécuter les chrétiens. En rapprochant plusieurs passages, nous apprenons qu’il faisait des ravages dans l’assemblée, en pénétrant dans les maisons des croyants, les traînant en prison, et en essayant, d’une manière générale, de détruire la foi (Act. 8. 3 ; 22. 4 ; Gal. 1. 13 et 23).
De nombreux disciples du Seigneur Jésus ayant fui loin de Jérusalem, Saul se dirigea au nord, vers Damas. Là il avait l’intention d’arrêter les croyants, hommes ou femmes, et de les ramener, enchaînés, à Jérusalem. Il les méprisait à cause de leur foi en Jésus, qu’il considérait n’être rien de plus qu’un maître blasphémateur qui avait été exécuté à bon droit par les autorités.
Mais c’est un moment extraordinaire que celui où il rencontre le Seigneur ressuscité ! Il croyait qu’il persécutait les chrétiens, mais découvrit qu’il persécutait Jésus. Il méprisait la foi en un Maître crucifié, mais il découvrit le fait certain d’un Sauveur glorifié. Il avait pensé que ses adversaires pouvaient être effacés de la terre, mais maintenant il devait rendre compte au Seigneur qui était au ciel.
Lorsque Saul demanda : – « Qui es-tu, Seigneur ? », la réponse fut : « Je suis Jésus ». Ceux qui se moquaient de Jésus avaient vu ce nom, en dernier lieu, apposé à une croix romaine, mais pour Ses disciples c’était le nom bien-aimé de la grâce. C’est comme si le Seigneur avait dit à celui qui persécutait : – Tu as recherché mes disciples pour leur faire du mal, mais c’est moi, Jésus, que tu as trouvé. Tu ne me recherchais pas, mais je suis là ! Dans toutes les difficultés, nous qui suivons Jésus aujourd’hui pouvons être assurés qu’Il sait où nous sommes, et qu’Il est là.

Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre… Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les assemblées. Apoc. 22. 12 et 16.

Le Seigneur, quand il était sur la terre, avait annoncé « C’est moi » aux disciples effrayés dans un bateau, et aux disciples attristés dans la chambre haute. Depuis le ciel il a déclaré : « Je suis Jésus », arrêtant un persécuteur qui a très surpris. Ici, à la dernière page de la Bible, le Seigneur réchauffe le cœur des croyants en leur disant : – Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous dire ces choses. Il nous assure d’abord qu’Il vient bientôt. Pendant que nous L’attendons, c’est le temps de Sa patience ; mais quand ce court moment se terminera, alors « celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (Héb. 10. 37). De Son côté, Il a hâte que nous soyons avec Lui : et de notre côté, nous L’attendons ardemment comme notre Sauveur.
Ensuite, il déclare aussi qu’Il apporte sa récompense avec Lui. Certains ont minimisé cet aspect de la venue du Seigneur, peut-être dans le désir d’éviter une fausse motivation dans l’œuvre pour le Seigneur. Il est clair que nous devons servir le Seigneur parce que nous L’aimons, et non par devoir ou par cupidité. Mais l’Écriture est claire : le Seigneur aime à récompenser un service fidèle.
Quelle est cette récompense ? Plusieurs passages de la Bible nous montrent la grâce variée et généreuse de Dieu. Il donnera des couronnes à ceux qui ont enduré des épreuves et à ceux qui ont servi d’autres croyants. Il louera ceux qui ont été fidèles dans de petites choses, les accueillant dans la joie de leur Seigneur. Il donnera des responsabilités dans son royaume à venir à ceux qui auront été diligents pendant le temps actuel sur la terre. Il promet des bénédictions spéciales aux vainqueurs. Il déclare que le fait d’avoir fait un bon usage des occasions ici-bas deviendra un trésor céleste incorruptible. Toute action honorable accomplie pour Lui recevra une récompense ; et c’est notre Seigneur Lui-même, Celui qui vient, qui l’apportera (1 Cor. 3. 14 ; Col. 3. 24).

 

D’après The Lord is near 2020
S. Campbell