LE DIEU DE MON SALUT

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LE DIEU DE MON SALUT

 

 

L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Et que le Dieu de mon salut soit exalté ! Ps. 18. 46.

Le salut est un terme biblique très riche de sens. Les croyants sont sauvés en ce qui concerne le salut de leur âme (Éph. 2. 5 et 8). Il y aura un salut futur quand nos corps aussi auront part à la grande œuvre du salut (Phil. 3. 20 et 21). Il y a aussi un salut temporel hors des dangers variés de notre vie (2. Cor. 1. 10).
Quand nous parlons de salut, nous devons parler d’un Sauveur. Dieu est appelé Sauveur dans la Bible (Luc 1. 47 ; Jude 25), de même que le Seigneur Jésus (Jean 4. 42 ; 2 Tim.1. 10). Dans l’Ancien Testament, Dieu était également connu comme un Sauveur. L’expression « Dieu de mon salut » se trouve sept fois dans l’Ancien Testament – la première fois au Ps. 18, qui a été écrit par David « le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül ». David commence ce chant en exprimant son amour pour l’Éternel. « Je t’aimerai, ô Éternel, ma force ». Dans toutes les différentes circonstances de sa vie, David avait fait l’expérience que ce Dieu était sa force, son rocher, sa forteresse, son libérateur, son bouclier, sa haute retraite (v. 1 et 2). Il avait découvert que quand il priait Dieu, Dieu l’écoutait. « Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai crié à mon Dieu… il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu… à ses oreilles » (v. 6).
Il avait donc toutes raisons de dire, à propos de son Dieu « en qui je me confie » (v. 2) – qu’il est « digne d’être loué » (v. 3). Et c’est ce que fait David au v. 46 : « Que le Dieu de mon salut soit exalté ». N’est-ce pas là la réponse convenable, pour nous aussi, quand nous pensons au Dieu de notre salut, qui nous a sauvés par Sa grande œuvre de salut sur la croix ? « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 Pier. 1. 3).

Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour. Ps. 25. 5.

C’est ici un psaume de David. Nous ne connaissons pas les circonstances exactes pendant lesquelles il a été écrit, mais il est évident que David traversait une période de grandes difficultés. Il devait faire face à ses ennemis. Mais il mettait sa confiance en l’Éternel et lui demandait son aide. « Mon Dieu, en toi j’ai mis ma confiance ; que je ne sois pas confus, que mes ennemis ne triomphent pas de moi » (v. 2). David était conscient à quel point il avait besoin d’être guidé par son Dieu chaque jour. « Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour » (v. 4 et 5).
Nos circonstances sont différentes de celles de David, mais nous aussi connaîtrons des difficultés de différente nature, et de l’opposition sur le chemin de la foi. Ce dont nous avons besoin, c’est, avant tout, de mettre notre confiance dans le Seigneur et de Lui demander Sa direction dans tout ce qui nous interpelle. Il répondra à nos prières si nous Lui demandons, comme le faisait David, de nous montrer Ses voies, de nous enseigner Ses sentiers, et de nous conduire dans Sa vérité. Nous pouvons nous attendre à Lui tout le jour avec confiance. Il est « le Dieu de mon salut », celui qui est capable et désireux de sauver, pendant, au travers et hors de toutes les difficultés qui nous exercent chaque jour. « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4. 16).

Ne me cache pas ta face, ne repousse point ton serviteur avec colère. Tu as été mon secours ; ne me délaisse pas, et ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut ! Ps. 27. 9.

Ceci est un autre psaume de David, dans un moment où il connaît à nouveau beaucoup d’épreuves. Des ennemis cherchent à lui nuire. Mais il a fait l’expérience du secours de l’Éternel dans le passé, et il met sa confiance en Lui également pour des difficultés à venir. Il est encourageant pour nous de voir la ferme confiance de David dans son Dieu. Écoutons quelques-unes de ses remarques : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ? « (v. 1). David pouvait, avec tous ses besoins, aller à l’Éternel par la prière – et il le faisait : « Éternel, écoute ; de ma voix, je crie à toi : use de grâce envers moi, et réponds-moi » (v. 7). Il connaissait quelque chose de la paix « qui surpasse toute intelligence » (Phil. 4. 7). Et il en résultait pour lui une nouvelle occasion de louer Dieu pour son salut : « Je sacrifierai dans sa tente des sacrifices de cris de réjouissance ; je chanterai et je psalmodierai à l’Éternel » (v. 6).
Et nous-mêmes, qui possédons la connaissance du Nouveau Testament, nous pouvons bien nous joindre à David dans sa confiance dans le Dieu de notre salut, avec les paroles de l’apôtre Paul en Rom. 8. 33 à 37 : « Qui intentera une accusation contre des élus de Dieu ? – C’est Dieu qui justifie ! Qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ! Qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée ?… Au contraire, dans toutes ces circonstances, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ». Ayant un tel Dieu, nous avons toutes raisons de suivre le sage conseil de David : « Attends-toi à l’Éternel ; fortifie-toi, et que ton cœur soit ferme : oui, attends-toi à l’Éternel » (v.14).

Délivre-moi de la coulpe du sang, ô Dieu, Dieu de mon salut ! Ma langue chantera hautement ta justice. Ps. 51. 14.

Les circonstances dans lesquelles David a écrit ce psaume nous sont expliquées. C’était « lorsque Nathan le prophète vint à lui, après qu’il fut entré vers Bath-Shéba ». C’est un psaume de confession. Nathan avait convaincu David de son grand péché, et David a confessé qu’il avait péché contre Dieu. « Contre toi, contre toi seul, j’ai péché et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux » (v. 4). Il était conscient, non seulement de ce qu’il avait péché, mais aussi de ce qu’il avait une nature pécheresse : « Voici, j’ai été enfanté dans l’iniquité, et dans le péché ma mère m’a conçu » (v. 5). Il a dû confesser que les « délices du péché » (Héb. 11. 25) lui avaient dérobé la joie du salut.
Mais après la confession de son péché au Dieu de son salut, il a pu Le prier : « Rends-moi la joie de ton salut » (v. 12). Il avait appris une leçon importante : « Les sacrifices de Dieu sont un esprit brisé. O Dieu ! tu ne mépriseras pas un cœur brisé et humilié » (v. 17). Après avoir été restauré et pardonné, David était de nouveau capable et désireux d’offrir la louange à Dieu : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange » (v. 15).
Le péché, dans la vie d’un chrétien, est certes une chose sérieuse. Mais il y a toujours une voie de retour. Si, non seulement nous reconnaissons notre péché après qu’il a été mis au jour, mais que nous venions, avec un cœur contraint et humilié, dans la confession et la repentance au Dieu de notre salut, il nous pardonnera et nous restaurera afin que nous connaissions à nouveau une heureuse communion avec lui. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).

Éternel, Dieu de mon salut ! J’ai crié de jour et de nuit devant toi. Ps. 88. 1.
Mais moi, je regarderai vers l’Éternel, je m’attendrai au Dieu de mon salut ; mon Dieu m’écoutera. Michée 7. 7.
Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égaierai dans le Dieu de mon salut. Hab. 3. 18.

Le Ps. 88 est l’un des psaumes des fils de Coré. Lorsque le Seigneur Jésus s’identifie avec les expériences d’un résidu futur, nous pouvons, dans un sens, appliquer ces paroles aux souffrances de notre Seigneur. Mais, d’une manière plus générale, ce psaume parle de croyants souffrant sous la main de Dieu. Dans de telles circonstances, ce psaume nous encourage à ne pas perdre notre confiance dans le Dieu de notre salut. Le psalmiste crie à Lui jour et nuit. C’est ce que nous pouvons faire. Le Dieu de notre salut a toujours l’oreille ouverte aux cris des Siens.
La situation, dans les jours de Michée, semblait sans espoir – pas de perspective, et les hommes étaient vraiment décevants : « L’homme pieux a disparu du pays, et il n’y a pas de gens droits parmi les hommes » (ch. 7. 2). Mais Michée détourne les yeux des circonstances et des hommes, et regarde à son Seigneur : « Mais moi, je regarderai vers l’Éternel » (7. 7). Sa confiance est encore forte dans le Dieu de son salut. Michée est pour nous un exemple. Les circonstances peuvent être difficiles, et les hommes nous décevront certainement, mais le Seigneur, le Dieu de notre salut, ne nous décevra jamais.
La situation d’Habakuk ressemblait beaucoup à celle de Michée. Au ch. 3. 17, le prophète parle d’une période où « le figuier ne fleurira pas, il n’y aura point de fruit dans les vignes ; le travail de l’olivier mentira ». Mais Habakuk met toute sa confiance en son Dieu, comme le faisait Michée. Mais il va même un pas plus loin. Dans toutes ces circonstances éprouvantes, il trouvait l’occasion d’exprimer de la joie dans le Dieu de son salut. Dieu était sa force. « L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes lieux élevés » (v. 19)

 

D’après The Lord is near 2020
M. Vogelsang

 

CHRIST À LA DROITE DE DIEU

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CHRIST À LA DROITE DE DIEU

 

Ta droite, ô Éternel ! s’est montrée magnifique en force ; ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi. Ex. 15. 6.

Nous aimerions considérer quelques-uns des passages qui parlent de la place actuelle de Christ à la droite de Dieu. Il est digne de cette place d’honneur, de puissance et de privilège suprêmes, à cause de ce qu’Il est. Il est digne d’occuper cette place à cause de ce qu’Il a fait. Nous aimerions toutefois contempler en particulier, dans ces méditations, de quelle manière Il est là, pour nous, à la droite de Dieu. Cependant, il peut être utile de nous poser d’abord cette question : Que représente la droite de Dieu dans l’Écriture ?
Dans le verset ci-dessus, nous voyons clairement que cela parle de puissance. Les fils d’Israël venaient de passer au travers de la Mer Rouge, et de voir l’armée égyptienne morte sur le rivage. Autrement dit, la puissance de l’Éternel avait amené les Israélites sains et saufs à travers la mer, et avait mis en pièces leurs ennemis. Nous voyons ainsi que la droite parle de la puissance du Seigneur pour délivrer les Siens, et de Sa puissance pour vaincre tous Ses ennemis.
Un autre passage qui nous aide, c’est Gen. 48. 15 à 19, qui parle de Jacob bénissant les fils de Joseph. Jacob agissait là de la part de Dieu. Il pose sa main droite sur la tête d’Éphraïm pour lui donner la bénédiction de premier-né. La droite parle donc aussi de la puissance pour bénir.
Un troisième passage se trouve au Ps. 63. 8 : « Ta droite me soutient ». Le psalmiste parle là de la droite de l’Éternel comme de ce qui le soutient « dans une terre aride et altérée, sans eau » (v. 1). Ainsi, la main droite parle aussi de la puissance de Christ pour soutenir les Siens dans des endroits et des temps difficiles.
Par ces passages, nous commençons à voir comment le Seigneur Jésus est maintenant à la droite de Dieu pour nous. Pensée merveilleuse ! Il s’est abaissé autrefois pour aller à la croix du Calvaire pour nous. Il est maintenant exalté à la plus haute place au ciel, et Il y est pour nous !

Que ta main soit sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi. Ps. 80. 17.

La vie du Seigneur Jésus Christ, sa mort, sa résurrection, son ascension, et sa place actuelle dans la gloire était déjà révélé pleinement, dans l’Ancien Testament. Le verset ci-dessus est l’un de ceux qui, dans l’Ancien Testament, parlent de notre bien-aimé Seigneur assis à la droite de Dieu.
Le Ps. 80 passe en revue l’histoire des fils d’Israël – la vigne que l’Éternel avait sortie d’Égypte et plantée dans le pays de Canaan (v. 8). Leur condition de désolation est ensuite mise devant nos yeux. La vigne est « brûlée par le feu », « coupée » (v. 16). Quelle est la réponse – ou plutôt, Qui est la réponse ? L’homme à la droite de Dieu ! C’est peut-être à cette écriture que le Seigneur se référait quand Il était interrogé devant le concile juif, dans les évangiles, sur la question de savoir s’Il était le Fils de Dieu. Il répondit : « Désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu ». (Luc 22. 69).
Que signifie qu’Il est « le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi » ? – Il est l’Homme glorieux qui réalisera tous les conseils de Dieu, que ce soit pour Israël ou pour l’Église.
Le monde, aujourd’hui, cherche un homme qui redresse les choses. Combien peu il se doute que Dieu a un tel Homme à Sa droite maintenant !
De la même manière que Joseph était l’homme que le Pharaon pouvait fortifier aux jours de la prospérité de la famine en Égypte, Dieu a l’Homme de Sa droite. Comme Joseph, Il a été rejeté à la fois par les Juifs et par les Gentils. Les uns et les autres devront bientôt se courber devant Lui et Le reconnaître comme Seigneur.
Mais qu’il est merveilleux que nous qui croyons en Lui, et qui constituons l’Église, le corps de Christ, nous sachions déjà maintenant qu’Il est là, à la droite de Dieu ! Le temps n’est pas encore venu pour son gouvernement public. Mais depuis cette place, à la droite de Dieu, Il dispense aux Siens la bénédiction que Dieu leur destine.

L’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds. Ps. 110. 1.

Nous considérerons deux passages dans le Nouveau Testament où le verset ci-dessus est cité, qui nous aideront à en comprendre la signification. Tout d’abord, le Seigneur Jésus a cité ce verset pour demander aux pharisiens qui était leur Messie promis (Mat. 22. 41 à 46). Ils ont répondu, ce qui était exact, qu’Il était le fils de David, car le Seigneur Jésus, quand Il est né dans le monde, était de la descendance de David. Cependant ils n’ont pas pu répondre à la question suivante : comment David pouvait-il L’appeler Seigneur ? Car, pour répondre à cette question, il aurait fallu qu’ils reconnaissent que Christ n’était pas seulement un Homme, mais aussi Dieu. Qu’Il est grand, Dieu et Homme en une même Personne bénie !
Ce verset est également cité en Act. 2. 34 et 35 dans la prédication de Pierre le jour de la Pentecôte. Pierre met en contraste David avec le Seigneur Jésus. David était mort et avait été enseveli, et sa tombe était encore parmi eux ; mais Christ était ressuscité d’entre les morts. David n’était pas monté au ciel, mais Christ, Lui, y était monté, et Dieu l’avait fait asseoir à Sa droite, à cette place de puissance et de privilège suprêmes. Lorsque nous pensons combien Il a souffert pour nous, nous reconnaissons avec joie qu’Il est digne d’une telle place !
Remarquez qu’Il est assis là jusqu’à ce que Ses ennemis soient mis pour marchepied de Ses pieds. Il est là, attendant que la période actuelle de la grâce arrive à sa fin. C’est le temps de Sa patience (2 Thess. 3. 5). Ce n’est pas encore le jour de Son gouvernement public. Nous aussi, nous avons souvent besoin de patience, quand nous voyons la condition du monde et même celle de l’Église professante autour de nous. Nous attendons avec Lui, en même temps que nous L’attendons, Lui. Mais « Celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (Héb. 10. 37).
Il viendra premièrement pour Son Église (1 Thess. 4. 16 à 18), et ensuite pour régner (Apoc. 19. 11).

Le Seigneur donc, après leur avoir parlé, fut élevé dans le ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils allèrent prêcher partout, le Seigneur coopérant avec eux. Marc 16. 19 et 20.

L’évangile de Marc présente le Seigneur Jésus comme le parfait Serviteur de l’Éternel. Cet évangile insiste sur l’œuvre du Seigneur pour Son Père, en Israël, et pour la bénédiction de la nation. Qu’il est merveilleux de voir ici Celui qui, autrefois, a amené l’univers à l’existence par l’œuvre de Ses mains, aller çà et là, faisant du bien, soulageant Ses créatures de la misère introduite par le péché dans ce monde. Comme Il l’a dit Lui-même, Il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner Sa vie en rançon pour un grand nombre. (Marc 10. 45). Sa vie terrestre, si remarquable et d’une telle valeur qu’elle ait été – et combien peu nous apprécions réellement ce que Sa vie ici-bas était pour le Père ! – Sa vie, cependant, ne pouvait pas nous sauver. Il fallait qu’une rançon soit payée, et elle ne pouvait l’être que par Sa mort.
Si nous nous plaçons à un autre point de vue, qu’il est solennel que, après trois ans et demi où Il avait fait du bien au milieu de Son peuple terrestre, leur réaction soit : « Crucifie-le » (Marc 15. 13 et 14) ! Il a été, comme Ésaïe l’avait solennellement prophétisé, « méprisé et délaissé des hommes » (És. 53. 3).
Le verset ci-dessus, cependant, nous dit que, si la terre a rejeté le Serviteur de l’Éternel, Dieu L’a reçu. L’homme s’en est débarrassé, mais Dieu L’a élevé, et Lui a donné cette place d’honneur à Sa droite. Mais remarquez ce qui est extrêmement précieux dans le verset suivant. Le Seigneur est vu en Marc comme Celui qui travaille ; depuis le ciel, Il continue à œuvrer maintenant, avec les Siens et par leur moyen. Prenez courage ! Quelque petite que soit l’œuvre que le Seigneur vous ait confiée, que ce soit donner un verre d’eau froide ou prêcher à une multitude, sachez que vous n’êtes pas seul dans votre service ; le Seigneur œuvre avec vous !

Si toi tu es le Christ, dis-le-nous. Il leur dit : – Si je vous le dis, vous ne le croirez pas ; et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas, ni ne me laisserez partir. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. Luc 22. 67 à 69.

Nous avons vu que le Seigneur Jésus, dans l’évangile de Marc, est considéré comme le parfait Serviteur de l’Éternel. Dans l’évangile de Luc, Il est présenté comme l’Homme saint, sans péché, l’Homme réellement selon le cœur de Dieu – tout en demeurant le Fils éternel de Dieu.
Le « Fils de l’homme » est un nom que le Seigneur a employé fréquemment en rapport avec Lui-même. Combien nous sommes reconnaissants pour Son affirmation : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10) !
Le terme « Fils de l’homme » met l’accent sur Sa réelle humanité. Il a aussi un caractère prophétique. Le Ps. 8 nous dit que le Fils de l’homme gouvernera sur toutes les œuvres des mains de Dieu. Dans Dan. 7, il nous est dit que le Fils de l’homme recevra plus tard « la domination, et l’honneur, et la royauté, pour que tous les peuples, les peuplades et les langues, le servissent » (v. 14). C’est le conseil du Père que, ce que le Fils a créé comme étant Dieu, Il le gouverne comme Homme.
Dans le passage ci-dessus, nous voyons notre bien-aimé Seigneur amené devant les chefs d’Israël. Ils Lui demandent s’Il est le Christ. Sa vie, Ses miracles, Son enseignement prouvaient à tous ceux qui avaient la foi qu’Il était véritablement le Christ. Mais le Seigneur connaissait leurs cœurs. Leur question n’était pas franche, ils cherchaient au contraire une raison pour L’accuser. Tout comme Saül avait essayé de tuer David, le roi oint par Dieu dans l’Ancien Testament, ces gouverneurs voulaient mettre à mort l’Oint de Dieu, le Fils de l’homme destiné à dominer sur tous.
Le Seigneur leur dit que, bien qu’ils ne veuillent pas Le laisser s’en aller, dès lors Il serait assis à la droite de la puissance de Dieu ! Ils pourraient Le rejeter de la terre, mais ce serait seulement afin qu’Il puisse prendre la place de la puissance suprême au ciel !

Mais lui (Étienne), étant plein de l’Esprit Saint et fixant les yeux vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Act. 7. 55 et 56.

A la fin du ch. 6 des Actes, nous trouvons Étienne amené devant les membres du concile juif. Ils ont l’intention de le juger, mais en fait, les rôles sont inversés. Rempli du Saint Esprit, Étienne, au chapitre 7, élève une accusation contre eux, leur reprochant de résister toujours à l’Esprit Saint et, maintenant, de rejeter le Juste, de la même manière que leurs pères ont rejeté Joseph et Moïse.
Ces paroles sont tellement puissantes et irréfutables que tout ce que peuvent faire les gouverneurs, dans leur furie, c’est de traîner Étienne hors de la ville pour le lapider.
On a souvent fait la remarque que cette réaction des gouverneurs est réellement l’accomplissement de la parabole du Seigneur Jésus en Luc 19, où Il dit que les concitoyens de cet homme noble lui enverraient un message, disant : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (v. 14).
Le calme d’Étienne, dans cette scène, est tout à fait remarquable. Quel est son secret ? Il avait les yeux fixés sur une autre scène complètement en dehors de ce monde. Il avait commencé son discours devant le concile en parlant du Dieu de gloire, et maintenant il voit Jésus debout à la droite de Dieu !
Pourquoi le Seigneur, ici, se tient-Il debout à la droite de Dieu ? Nous savons qu’Il est assis quand il est question de l’œuvre de la rédemption (Héb. 10). Ici, cela peut indiquer qu’Il était prêt à revenir pour bénir Son peuple terrestre, Israël, s’ils avaient bien voulu Le recevoir comme le Christ exalté (Act. 3. 19 à 21). Mais se pourrait-il aussi qu’Il ait été debout, prêt à recevoir auprès de Lui Étienne, qui allait souffrir le martyre ? Étienne, comme son Maître, était rejeté par la terre, mais allait être reçu par le ciel. Ce n’était pas des anges qui allaient le recevoir, mais notre bien-aimé Seigneur Lui-même pour qu’il soit « Absent du corps et présent avec le Seigneur » (cf. 2 Cor. 5. 8).

Qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ! Rom. 8. 34.

Le chapitre 8 de l’épitre aux Romains est un chapitre magnifique. Comme on l’a souvent remarqué, il commence par aucune condamnation, et se termine par aucune séparation de l’amour de Dieu. Dans la dernière partie du chapitre, nous trouvons aussi l’expression « pour nous » répétée trois fois.
En premier lieu, il nous est dit que Dieu est pour nous (v. 31). Et s’Il est pour nous, qui, ou quelle chose peut être contre nous ?
Deuxièmement, nous lisons qu’Il a livré Son Fils pour nous (v. 32). Au ch. 4. 25 nous trouvons qu’Il a été livré pour nos fautes. Ici, c’est pour nous. Et si Dieu a donné Son Fils, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec Lui ?
Troisièmement, nous voyons que Christ, à la droite de Dieu, intercède pour nous (v. 34).
Dans une note de triomphe, après avoir contemplé le dessein de Dieu pour les siens, décrit aux v. 28 à 30, il est posé une série de questions. Qui pourrait intenter une accusation contre les élus de Dieu, ou les condamner ? – Personne, est-il sous-entendu, car Christ, qui a porté nos péchés, qui a supporté notre condamnation, n’est pas seulement ressuscité des morts, mais Il est assis à la place de pouvoir et d’administration suprêmes, à la droite de Dieu. Et dans une telle place de puissance, il n’oublie pas les siens. Le propos de Dieu est assuré. Tous les siens seront glorifiés et porteront l’image de son Fils bien-aimé (v. 29 et 30). Mais dans le chemin, il y a des dangers, connus ou inconnus, dont certains sont énumérés à la fin du chapitre. Quelle est notre ressource à travers les dangers ? – Christ, à la droite de Dieu, qui intercède pour nous ! Quel chapitre merveilleux ! Le dessein de Dieu pour nous, l’Esprit, en nous, intercédant pour nous (v. 26), et Christ, à la droite de Dieu, intercédant lui aussi. Comme nous sommes en sécurité ! Chrétien tremblant et craintif, prends courage : notre Dieu est assurément pour nous !

Quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, celle qu’il a déployée dans le Christ en le ressuscitant d’entre les morts ; et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes… et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée. Éph. 1. 19, 20 et 22.

Que la puissance est grande, qui a ressuscité Christ d’entre les morts et L’a placé à la droite de Dieu ! Remarquez que, en tant que l’Homme exalté, assis à la droite de Dieu, il est donné à Christ d’être la Tête. Il est Chef sur toutes choses, mais Héb. 2. 8 nous dit que Sa domination universelle, bien que déjà réelle, ne se voit pas encore publiquement. Mais Christ est aussi la Tête de Son Église. Si Sa domination universelle n’est pas encore vue et reconnue par ce monde, nous avons le privilège, comme étant Ses rachetés, de reconnaître Son autorité et de nous y soumettre lorsque nous nous rassemblons. Nous n’avons pas besoin d’une autorité terrestre, que ce soit un individu ou un groupe d’individus, parce que nous avons un Chef dans le ciel qui suffit pour nous nourrir, nous diriger, et avoir l’autorité sur nous quand nous nous rassemblons.
Joseph nous donne de cela une illustration utile. Il « fournit de pain son père et ses frères, et toute la maison de son père » (Gen. 47. 12). De la même manière, notre Joseph est capable de nous nourrir. Joseph était capable de donner des ordres pour sauver tout le pays d’Égypte, et aussi pour diriger ses frères (Gen. 45. 17 à 24). Christ est également capable de nous diriger dans ce que nous devons faire, et quand nous devons le faire, lorsque nous nous rassemblons. Enfin, nous voyons que tout le pays d’Égypte était sous le gouvernement de Joseph (ch. 41. 44). Le Seigneur doit également être Celui qui dirige nos réunions. Sa volonté doit être faite. En nous soumettant à Lui, nous trouverons qu’il y a de la bénédiction pour nous, Son peuple bien-aimé.

Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre. Col. 3. 1 et 2.

On a souvent fait ce récit concernant deux paysans. L’un avait des sillons tout droits dans son champ. Chez l’autre, les sillons étaient très tortueux. Ce dernier demanda à l’autre : – Comment fais-tu pour avoir des sillons aussi droits ? La réponse : – Je repère un objet à l’autre bout du champ, sur lequel je fixe mon regard, et je laboure simplement en direction de cet objet. Au sens spirituel, cela est vrai pour nous croyants. Si nous désirons prospérer au point de vue spirituel, et avoir des « sentiers droits » dans notre vie, nous devons avoir devant nous un objet fixe – et pour nous, c’est Christ à la droite de Dieu.
« Ce qui est en haut » est en contraste avec « ce qui est sur la terre ». Il y a sur la terre des choses légitimes et même de bonnes choses, telles que les relations naturelles du mariage, de la famille et du travail, telles qu’elles sont décrites plus loin dans le chapitre (v. 18 à 22). Mais pour que nous ayons de la bénédiction dans ces choses, elles ne peuvent pas, si bonnes qu’elles soient, être notre objet. Notre objet doit être Christ et « ce qui est en haut ». Si Christ est notre objet, nous serons capables de répondre correctement à nos responsabilités dans ces choses.
Qu’est-ce que cela signifie, chercher ce qui est en haut ? – Cela comprend la lecture de la Bible et la prière quotidiennes.  Cela signifie lire la Bible en cherchant à apprendre toujours davantage sur notre Sauveur et Seigneur. Cela inclut également de méditer sur ce que nous avons lu. « Bienheureux l’homme qui… médite dans sa loi jour et nuit » (Ps. 1. 2). Puissions-nous rechercher toujours plus les choses qui sont en haut !

Dieu nous a parlé dans le Fils… Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, il soutient tout par la parole de sa puissance. Ayant fait par lui-même la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Héb. 1. 2 et 3.

Dans l’épître aux Hébreux, il est parlé cinq fois de Christ comme étant à la droite de Dieu. Nous considérerons ces passages avec l’aide du Seigneur.
Au début du ch. 1er, sept gloires de Christ nous sont décrites brièvement dans les trois premiers versets :

1) Il est établi héritier de tout ;
2) Il est le créateur : Il a fait les mondes ;
3) Il est le resplendissement de la gloire de Dieu ;
4) Il est l’empreinte de ce que Dieu est ;
5) Il soutient tout par la parole de sa puissance ;
6) Il a fait par lui-même la purification des péchés ;
7) Il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux.

Nous désirons insister particulièrement sur les deux dernières de ces sept gloires.
Il nous a purifiés de nos péchés. Qui pouvait faire cela ? Le Ps. 49 nous dit que « un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon (v. 7). Mais Dieu soit béni de ce que « ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu » (Luc 18. 27). « Grâces à Dieu pour son don inexprimable » (2 Cor. 9. 15). Seul le Fils qui, par Sa sagesse et Sa puissance propres, a créé les cieux et la terre sur laquelle nous vivons, pouvait être le Sauveur. Parce qu’Il est Dieu, Il pouvait répondre à toutes les justes exigences de Dieu. Parce qu’Il est Homme, Son œuvre a de la valeur pour nous.
Ensuite, après nous avoir purifiés de nos péchés, Christ s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Combien sont grandes la dignité et la gloire de la Personne de Christ, qui lui ont permis de s’asseoir là ! Cela nous montre aussi que son œuvre est complète et a été acceptée par Dieu. Celui qui nous a purifiés de nos péchés est maintenant assis à la place de l’honneur et du pouvoir suprêmes dans l’univers. Puissions-nous L’adorer !

Pour les anges, il déclare… Mais pour le Fils : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles. » … Et auquel des anges a-t-il jamais dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » ? Héb. 1. 7, 8 et 13.

Le premier chapitre de l’épître aux Hébreux présente Christ comme le Fils de Dieu, et souligne qu’Il est Dieu et Fils éternel. Le chapitre 2 présente Christ comme le Fils de l’homme et insiste sur le fait que, en toutes choses, Il est devenu comme Ses frères (Héb. 2. 17 ; 4. 15) – bien entendu, à l’exception du péché. Il est Dieu et Homme en une seule Personne – un grand mystère, mais le fondement de notre foi.
L’un des thèmes de l’épître aux Hébreux, c’est la supériorité de Christ et de Son œuvre sur tout ce qu’on trouve dans les temps de l’Ancien Testament. L’une des expressions caractéristiques de cette épître est « plus grand ». Christ est plus grand que les anges (ch. 1 et 2), plus grand que Moïse (ch. 3), plus grand que Josué (ch. 3 et 4). La sacrificature de Christ est plus grande que celle d’Aaron (ch. 5 à 7), et son sacrifice est plus grand que les sacrifices de l’Ancien Testament (ch. 9 et 10).
Remarquez le contraste présenté dans les v. 7 et 8 du ch. 1. Dieu parle des anges en disant qu’ils sont des esprits – de Ses serviteurs, qu’ils sont une flamme de feu. Autrement dit, ils sont des créatures faites pour servir Dieu (v. 14). Mais quelle différence avec ce qui est dit du Fils, au verset 8 : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles ». La Parole s’adresse ici au Fils comme étant Dieu – c’est l’un des passages qui affirme absolument la déité de notre Seigneur Jésus Christ. Il est Dieu, égal au Père et au Saint-Esprit.
Au v. 13, nous voyons que Dieu n’a jamais invité aucun des anges à s’asseoir à Sa droite. Cette place de privilège, de pouvoir et d’administration est réservée au Fils de Dieu. Il a souffert. Il est mort. Il est exalté là jusqu’à ce jour de Sa gloire où Ses ennemis seront mis pour marchepied de Ses pieds !

Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux. Héb. 8. 1.

Considérons le fait que nous avons « un tel souverain sacrificateur ». Cette expression se trouve en Héb. 7. 26, et elle est répétée dans le verset ci-dessus. Quel genre de sacrificateur avons-nous ? En décrivant les types de l’Ancien Testament, l’épître aux Hébreux nous montre qu’il y a au moins autant de contrastes que de similitudes entre les vérités chrétiennes et ce qu’on trouvait dans l’Ancien Testament.
1. La sacrificature d’Aaron et de ses fils était continuellement interrompue par la mort. Notre grand Souverain Sacrificateur est mort une fois, et vit maintenant dans la puissance d’une vie impérissable. En conséquence, Sa sacrificature ne change pas et ne peut pas se transmettre. Il n’y aura jamais un temps où Il ne soit pas disponible pour nous dans nos besoins, ou bien où nous devrions chercher un autre sacrificateur.
2. Parce que la sacrificature de notre Seigneur ne se termine pas par la mort, Il est capable de nous porter au cours de la traversée complète du désert. Aaron est mort dans le désert, et il n’a pas pu, en tant que grand sacrificateur, amener les Israélites dans le pays promis. Mais notre grand sacrificateur « peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui ». Pourquoi cela ? – Parce qu’« il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux ». Il intercède continuellement pour nous au travers de nos circonstances variées et ne le cessera pas, aussi longtemps que nous sommes dans le monde. Il nous portera jusqu’au ciel.
3. Le caractère de notre grand sacrificateur est absolument unique. Aaron et ses fils étaient des pécheurs et avaient besoin d’apporter des sacrifices pour le péché pour eux-mêmes aussi bien que pour le peuple (Héb. 7. 26 et 27). Christ est saint, exempt de tout mal, sans souillure. Il n’a eu besoin d’apporter un sacrifice que pour le peuple, ce qu’Il a fait quand Il s’est offert Lui-même !
Puissions-nous nous réjouir de ce que nous avons un tel Souverain sacrificateur, Jésus, le Fils de Dieu (Héb. 4. 14) !

Mais celui-ci (Christ), ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». Héb. 10. 12 et 13.

On a souvent fait la remarque que, dans les instructions divines, il n’était pas prévu, ni dans le tabernacle ni dans le temple, de sièges pour que les sacrificateurs s’asseyent et se reposent. La raison de cela, c’est que leur œuvre n’était jamais terminée : ils offraient « souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés » (Héb. 10. 11).
Quel contraste béni nous est présenté dans le verset ci-dessus : « mais celui-ci ». Qui est-il ? – Le Fils de Dieu béni éternellement, Dieu Lui-même qui est devenu Homme. Pourquoi est-Il devenu Homme ? Il y a sans doute de nombreuses raisons à cela, mais notre verset nous dit que c’est afin qu’Il puisse offrir « un seul sacrifice pour les péchés ». Quel contraste avec les sacrificateurs en Israël ! De nombreux sacrifices en face d’un seul sacrifice définitif !
Après s’être offert Lui-même, étant le seul sacrifice réellement acceptable par Dieu pour régler les péchés de tous ceux qui croient en Lui, Christ s’est assis. Cela nous montre clairement que Son œuvre d’offrande de sacrifices est complète. Mais Christ ne s’est pas assis sur la terre. Il s’est assis à la droite de Dieu. Dieu a accepté Son œuvre.
Mais remarquez que Christ s’est assis à perpétuité. Cette expression s’applique au fait de s’asseoir. Le mot grec implique la pensée que c’est sans interruption. Si nous nous asseyons après une longue journée de travail, il se peut que nous pensions soudain que nous avons oublié de faire quelque chose, et que nous devions nous relever. Par contre, notre Seigneur béni n’aura jamais à Se relever en rapport avec le péché ou avec nos péchés. Il a accompli complètement cette œuvre pour la gloire de Dieu et pour notre bénédiction éternelle. Lorsqu’Il Se lèvera de Son trône, ce sera pour sa seconde venue – d’abord pour rassembler les siens vers Lui-même, ensuite pour revenir et régner lorsque ses ennemis seront mis comme marchepied pour ses pieds. Viens, Seigneur !

Nous aussi… courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement, lui qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu… Considérez celui qui a enduré. Héb. 12. 1 à 3.

Dans ce verset, la vie chrétienne est comparée à une course. Dans cette course, nous avons un Objet et un Exemple devant nous dans la Personne du Seigneur Jésus. Il est « le Chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement ». Qu’est-ce qui caractérisait Son sentier ici-bas ? Nous aimerions méditer sur deux de ces qualités mentionnées dans ce passage.
Tout d’abord, remarquez qu’il y avait de la joie devant Lui. Quelle était cette joie ? – La joie de faire la volonté de Son Père, dans un monde où tous les autres humains la méprisaient et choisissaient de faire leur propre volonté. « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 8). Il y avait aussi la joie de connaître les résultats de Son œuvre : « Il verra du fruit du travail de son âme et sera satisfait » (És. 53. 11). Il y avait encore une autre joie pour Lui, celle d’anticiper le moment où, ayant accompli l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire, Il retournerait au ciel, dans la présence de Son Père. « Il y a des plaisirs à ta droite pour toujours » (Ps. 16. 11).
En second lieu, nous lisons que le Seigneur « a enduré la croix ». Le mot original signifie « demeurer sous », ou « supporter (l’épreuve) avec courage, autrement dit, ne pas renoncer, quelles que puissent être la pression ou les difficultés. Le sentier de la foi, pour vous et pour moi, est plein de pièges, de difficultés, et d’épreuves. A cause de cela, il viendra des temps, dans chacune de nos vies, où nous serons tentés d’abandonner. Que faire dans de tels moments ? – « Considérez celui qui a enduré ». Il a rencontré et enduré des pressions et des épreuves au-delà de ce qu’aucun d’entre nous ne pourrait jamais connaître. Et Il a enduré, dans une parfaite confiance en Son Père. Il peut alors, depuis Sa place actuelle à la droite de Dieu, nous fortifier aussi pour endurer. Regardez à Lui !

Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés… Jésus Christ, qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, autorités et puissances lui étant soumis. 1 Pier. 3. 18 et 22.

Dans sa première épître, l’apôtre Pierre nous dit qu’il y aura des souffrances dans la vie chrétienne. De la souffrance par des épreuves, des souffrances pour la justice, des souffrances par fidélité envers Dieu, des souffrances pour avoir bien agi. Il est remarquable de penser que, lorsque Christ était dans ce monde, Il a souffert de la même manière. Cependant, Il a aussi souffert une fois pour les péchés. Ses souffrances en notre faveur L’ont amené jusque dans la mort, mais Il est ressuscité des morts. Dans le verset ci-dessus, il nous est dit que, non seulement Il est ressuscité, mais qu’Il est monté triomphalement au ciel, et qu’Il est à la droite de Dieu.
Que pouvons-nous apprendre de cela ? – L’une des leçons, c’est que, déjà maintenant, Il est l’administrateur de Dieu. Il est à la place du pouvoir et de l’autorité suprême. Nous nous réjouissons en pensant au jour où, en public et ouvertement, Il sera vu comme étant le Seigneur de tous – lorsque, de même que le Pharaon l’avait dit de Joseph, sans Lui nul ne lèvera la main ni le pied (cf. Gen. 41. 44). Alors, tout genou se ploiera, et toute langue confessera que Jésus Christ est Seigneur.
Il nous est dit toutefois, pour notre encouragement, que déjà maintenant, toutes les autorités établies dans la création, depuis les anges et au-dessous d’eux, sont assujetties à Christ. Quelle affirmation !
Nous pourrions alors demander : – Pourquoi les rachetés souffrent-ils ? – N’est-ce pas parce que c’est encore le jour de la grâce, où l’évangile du salut est annoncé jusqu’au bout de la terre ? Lorsque Christ commencera à intervenir ouvertement dans ce monde, ce sera en jugement sans appel sur tous ceux qui L’ont refusé. Que c’est solennel ! Et ainsi Christ attend avec patience.
Cependant, même aujourd’hui, puissions-nous être encouragés en sachant qu’aucune souffrance ne peut toucher les rachetés du Seigneur sans qu’Il le permette. Il se peut que nous ne comprenions pas le pourquoi, mais nous devons nous soumettre à Sa manière d’agir, sachant que tout est soumis à Celui qui nous aime.

 

D’après The Lord is near 2020
K. Quartel

CHRIST, LE CHEF DE L’ASSEMBLÉE

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CHRIST, LE CHEF DE L’ASSEMBLÉE

 

C’est un grand privilège de considérer la Personne du Seigneur Jésus dans la Parole et de voir qu’Il est le chef de l’assemblée, la Tête de l’assemblée. Dans l’épître aux Éphésiens, chapitre 1er v. 20, nous lisons : «… dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de tout pouvoir, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ; (v. 20 à 23). Il est donc le Chef sur toutes choses à l’assemblée. Dans la note « chef » veut dire « tête ». Dans Éph. 4. 15 il est dit : « que, gardant la vérité dans l’amour, nous croissions en tout jusqu’à lui qui est le chef [la tête], le Christ, de qui tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure qui le soutient, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, la croissance de ce corps pour être lui-même édifié en amour » (v. 15 et 16). Et dans le chapitre 5. 22 et 23 : « Femmes, soyez soumises à votre propre mari comme au Seigneur ; parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps ». Dans la note il est dit le chef de l’assemblée, autrement dit la Tête de l’assemblée.

Dans l’épître aux Colossiens (ch.1. 17 à 19), « Et lui [Jésus Christ] est avant tout, et tout subsiste par lui ; et il est le chef du corps [dans la note : la tête], de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place ; car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter ». Au chapitre 2. 19 il est dit : « ne tenant pas ferme le chef [la tête], de qui tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des ligaments s’accroît de l’accroissement de Dieu ». Notez bien cette expression : « tenir ferme le chef ». Dans la Parole de Dieu, Jésus Christ est présenté comme Seigneur. Il est le Sauveur et le Seigneur.
Ce terme de Sauveur est principalement lié à l’aspect personnel. Il est le Sauveur individuel de chaque racheté, et il est le Seigneur de chaque racheté individuellement. Mais le Seigneur nous est aussi présenté comme Chef. Il est le Chef sur tout à l’assemblée, il est le Chef – ou la tête – de l’assemblée, et là nous trouvons plutôt un aspect collectif. Il est Celui qui est au-dessus des rachetés qui se rassemblent autour de Lui. Dans les deux cas, que ce soit l’autorité du Seigneur reconnue personnellement dans ma vie individuelle, ou dans le groupe de chrétiens, de rachetés, qui se réunissent autour de lui, il est question d’autorité, de pouvoir, qui est donné au Seigneur Jésus, qui Lui appartient, d’ailleurs. Et dans les deux cas il est question d’amour, de Son amour à Lui pour nous, et notre amour pour Lui.
En effet il est Seigneur sur ma vie personnellement. Je l’ai accepté pour mon Sauveur, je suis heureux de me soumettre à Lui, de me soumettre à l’autorité de Celui qui a aimé mon âme d’un tel amour qu’Il est allé jusqu’à donner Sa vie en sacrifice sur la croix pour moi. D’ailleurs, dans la 2ème épître aux Corinthiens, au chapitre 5 il nous est dit : « En effet l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons discerné ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » (v. 14 et 15).
Dans ma vie personnelle, en tant que racheté du Seigneur, objet de la grâce excellente du Seigneur Jésus qui L’a poussé jusqu’à donner Sa vie en sacrifice sur la croix, Il est non seulement mon Sauveur et mon Seigneur, mais Il est aussi le Chef, la tête de l’assemblée au niveau collectif. Il est le Christ. Il est Celui qui a aimé l’assemblée et qui s’est livré lui-même pour elle. Dans Éph. 5 il nous est dit de Son assemblée : « il la nourrit et la chérit » (v. 29). En Matt. 16 quand le Seigneur mentionne pour la première fois Son assemblée, Il dit : « je bâtirai mon assemblée » (v. 18). Lorsque le Seigneur se présente à Saul de Tarse sur le chemin de Damas, lorsqu’Il l’arrête sur le chemin, Il lui dit : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? » (v. 4).
L’assemblée est Son corps à Lui, formé de tous les rachetés qui sont au bénéfice du sang de Christ à la croix. Il a payé le prix pour chacun d’entre nous. Et tous Ses rachetés forment un seul corps dont le Seigneur est la tête. Il est aujourd’hui la Tête glorifiée dans le ciel, la tête qui porte cette couronne d’or fin, à la droite de la Majesté.
Le Seigneur Jésus est le propriétaire de l’assemblée, Il en est la tête, Il est la tête du corps. Elle lui est chère, elle se soumet à Lui, non pas par contrainte, mais par amour. Le fait que Jésus Christ est la tête du corps, la tête de l’assemblée, implique aussi trois aspects fondamentaux. Le premier, c’est qu’il existe une connexion essentielle, fondamentale, entre la tête et le corps. Il y a un attachement vital entre la tête et le corps. Le corps, sans la tête, ne va nulle part. Le corps sans la tête n’a pas de vie. Il y a nécessairement ce lien direct entre le corps et la tête, un lien intime. Le tout forme une unité.
Ensuite, c’est la tête qui dirige le corps. C’est le deuxième aspect. L’autorité vient de la tête. C’est elle qui prend les directives, c’est elle qui prend les décisions, et le corps, simplement, exécute tout naturellement ce que la tête dicte. Un corps qui ne répondrait pas au désir de la tête serait un corps tout à fait malade – c’est même une maladie grave. Il faut qu’il en soit ainsi également dans les questions spirituelles du rassemblement, de l’assemblée en général quant à Christ. Il est la tête, Il est celui qui dirige, qui prend les décisions,
Il est Celui à qui nous nous soumettons tout simplement et tout naturellement. C’est aussi la tête qui reçoit l’honneur, ce n’est pas le corps : c’est la tête qui a reçu la couronne d’or fin, c’est Jésus Christ qui est couronné d’or fin pour la gloire éternelle. Et déjà maintenant nous pouvons Le voir, nous tous ses rachetés qui sommes unis ensemble pour former le corps du Seigneur. Par l’Esprit qui nous a été donné, nous pouvons déjà voir le Seigneur Jésus comme étant la Tête du corps, glorifié dans le ciel, couronné d’or fin.
Un troisième aspect, c’est que la tête prend soin du corps. La tête prend toujours des décisions pour le bien-être du corps. S’il en était autrement, ce serait également une maladie grave. Il n’en est pas ainsi de Christ. Il est la tête du corps, Il est attaché à Son corps, Il aime Son église, Il a donné Sa vie pour elle. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, [Il] les aima jusqu’à la fin » (Jean 13. 1). L’amour de Christ ne change pas, il est invariable. Christ aime Son assemblée. Elle est le chef-d’œuvre de Son œuvre de grâce.
En tant que Tête du corps, le Seigneur Jésus prend soin de Son assemblée, Il prend soin de Son propre corps, et il nous est dit en Éph. 5 qu’Il nourrit Son assemblée, qu’Il chérit Son assemblée. Et je rappelle ce que le Seigneur a dit à Saul de Tarse sur le chemin quand Il l’a arrêté sur le chemin de Damas : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? »
Ce sont trois aspects très importants, je les répète. La tête est connectée au corps, il y a un attachement vital et essentiel entre la tête et le corps, sans quoi il n’est pas possible que le corps fonctionne, il serait sans vie. Le deuxième aspect, c’est que c’est la tête qui dirige, c’est la tête qui prend les décisions, et le corps, tout simplement, exécute en harmonie avec la tête. C’est la tête qui reçoit l’honneur de toute action, de toute chose qui est accomplie par le corps. Et le troisième aspect, c’est que c’est la tête qui prend soin du corps, qui prend les décisions, des décisions qui sont bonnes et utiles pour le corps. Et la nourriture arrive toujours dans le corps par la tête, et au travers de la tête, de la bouche, les aliments entrent jusque dans le corps pour les bienfaits du corps, de tous les organes et de toutes les parties du corps.

Donc c’est Christ qui doit avoir la prééminence dans l’Assemblée, c’est-à-dire la première place, de manière inconditionnelle. Relisons ce passage dans le 1er chapitre de Colossiens : « [le Fils]… en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Lui qui est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création ; et c’est par lui que tout a été créé : ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, le visible et l’invisible, soit trônes, ou seigneuries, ou pouvoirs, ou autorités ; tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant toute, et tout subsiste par lui. Et il est le chef [la tête] du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place ; car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter » (v. 14 à 19). Il est la Tête du corps, Il a la prééminence sur le corps tout entier, et aussi sur les représentations du corps que nous sommes lorsque nous sommes réunis en assemblée locale autour de Lui comme un échantillon du corps tout entier.
Il est le premier-né d’entre les morts. C’est Lui que même la mort n’a pas pu retenir. Il est Celui qui est plus fort que la mort. Il est au-dessus de tout. Toute la plénitude s’est plu à habiter en Lui. Voilà les raisons pour Lui donner la prééminence, Lui donner la première place. Au début du chapitre 2 il est dit : « Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée et pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu en personne, afin que leurs cœurs soient réconfortés, pour que, unis ensemble dans l’amour, ils parviennent à toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, à la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. Or je dis cela, pour que personne ne vous abuse par des discours séduisants ; car même si que je suis absent de corps, toutefois je suis avec vous en esprit, et je me réjouis de voir votre bon ordre, et la fermeté de votre foi en Christ » (v. 1 à 5).
Ici l’apôtre Paul parle de Laodicée. Nous en dirons quelque chose ensuite. « Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous ». Il y a un combat chez l’apôtre Paul pour ceux qui sont à Colosses et pour ceux qui sont à Laodicée. Il dit qu’il faut rester unis ensemble dans l’amour. On a parlé de cet amour. C’est le lien essentiel entre la tête et le corps. Il est question d’amour, et si tous sont personnellement liés à la Tête, Jésus Christ, Celui qui nous aime, Celui dont l’amour est extrême, alors il y aura cet amour entre nous, il y aura ce lien d’amour entre les différents membres du corps.
Mais si, chacun individuellement nous ne tenons pas ferme le Chef, que va-t-il arriver ? Ah ! tout va s’effilocher. Nous allons perdre cette unité. Cette unité ne peut exister qu’autour du Chef, de Celui qui est au centre. Il n’est pas seulement au centre, mais il est Celui qui est au-dessus de nous.
Là, il nous est parlé aussi de la pleine certitude d’intelligence, de la connaissance du mystère de Dieu dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. La connaissance se trouve en Christ. Il parle ici de la connaissance de Christ, cette connaissance dont l’apôtre Paul parle aux Philippiens : « à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur » (3. 8). Voilà la connaissance que chacun de nous devons rechercher Nous pouvons chercher des connaissances dans ce monde, elles seront diverses, mais ces connaissances, nous ne les partagerons pas. Mon frère aura telle connaissance des choses du monde, j’en aurai d’autres et nous n’allons pas nous entendre, je n’arriverai pas à comprendre de quoi il me parle, de cette connaissance ici dans le monde, et il ne va pas comprendre celle que moi j’ai acquise dans le monde.
Mais ce qui compte dans l’assemblée, ce ne sont pas ces connaissances que nous obtenons dans le monde, c’est la connaissance qui est commune à tous les membres, à tous les rachetés, par L’Esprit Saint : la connaissance du Seigneur Jésus. Dans cette connaissance, dans ce mystère de Dieu, il y a des trésors de sagesse et de connaissance. C’est bien cette sagesse-là que nous devons rechercher, c’est ce trésor-là que nous devons rechercher, et il se trouve à notre disposition dans la Tête, dans Celui qui est à notre tête. Au v. 4 : « je dis cela, pour que personne ne vous abuse par des discours séduisants » (Col. 2. 4).  Qu’est-ce que ces discours séduisants ? – On en entend sans arrêt dans le monde.
Les trésors de la connaissance de Dieu et de la sagesse sont mis en opposition avec ces discours séduisants. Les discours séduisants sont des argumentations logiques, humaines, persuasives. On peut persuader facilement quelqu’un d’inconnu, d’un point de vue humain, on peut le persuader par une logique implacable, aussi par crainte, en semant la peur, en donnant des arguments qui font peur et qui sont logiques selon les éléments du monde. Ce sont des raisonnements humains. Mais il faut faire attention à cela.
Ce qui nous unit autour de Christ, et à Christ, ce ne sont pas ces choses-là qui sont selon les éléments du monde. Ne nous laissons pas abuser, ne nous laissons pas effrayer par toute sorte de connaissances qui ne viennent pas de la Parole de Dieu et qui peuvent nous déstabiliser. Bien sûr, il faut du sens commun dans la vie du chrétien, mais la logique humaine, par définition, peut nous amener très loin de la pensée du Seigneur Jésus, de la pensée que la Tête veut nous communiquer.
Le danger, à Colosses c’était la logique humaine, et le remède, c’était la prééminence de Jésus Christ et de Son amour. Il faut que la connaissance que nous partageons entre nous avec foi, sans la remettre en question, ce soit la connaissance qui nous vient directement de Dieu au travers des Écritures, et par l’Esprit Saint qui nous révèle les gloires de Christ. C’est donner la première place à Christ, c’est Lui obéir, non pas seulement chacun de nous, mais tous ensemble, nous soumettre à l’autorité bienfaisante de notre Maître. Cette soumission à la Tête de l’assemblée, c’est un lien vital, et c’est un lien d’amour. Et alors nous serons tous unis ensemble.
D’où viennent les pensées, d’où viennent les directives, d’où viennent les instructions, pour prendre les décisions ensemble en assemblée quant au rassemblement, quant à ce qu’il faut faire, quant au corps ? – De la Tête uniquement, concrètement, de la pensée du Seigneur Jésus révélée dans la Parole de Dieu.
La façon dont nous devons agir et les décisions que nous devons prendre dans l’assemblée au nom du Seigneur ne peuvent pas être dictées par le monde, par les pensées du monde, par la logique du monde, par les stratagèmes du monde. Les pensées personnelles n’ont rien à faire dans les décisions d’assemblée. C’est la Tête, c’est la pensée du Seigneur qui doit être mise en évidence, c’est la pensée du Seigneur qui doit nous guider, et non pas autre chose.
En Apoc. 3 il nous est parlé également de Laodicée. « A l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Commencement de la création de Dieu : Je connais tes œuvres, je sais que tu n’es ni froid ni bouillant » (v. 14 et 15).
Voilà une expression qui nous parle, et qui caractérise une approche intellectuelle des choses de Dieu, une approche analytique, intellectuelle, sans y investir son cœur, sans y voir vraiment le Seigneur au travers de tout, et alors l’indifférence s’installe, la tiédeur. Et cette expression : « ça ne me fait ni chaud ni froid », c’est vrai qu’on est parfois comme cela, et c’est dommage.
C’est l’indifférence, ou bien nous n’allons pas jusqu’au fond des choses pour le Seigneur. Lui, il est allé jusqu’au bout, Il est allé jusqu’à la croix, Il est passé par le jardin de Gethsémané, Il est passé par ce tribunal inique, Il est passé par ce Golgotha et Il a été abandonné de Dieu durant les trois heures de ténèbres. Il est allé jusqu’au bout pour nous, et nous, souvent, nous nous refroidissons, nous ne sommes pas vraiment froids, mais nous ne sommes pas chauds non plus, nous ne sommes pas bouillants pour le Seigneur, nous sommes tièdes.
Si nous pensons être riches, comme il est dit ici : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, et que tu ne sais pas que toi tu es le malheureux et misérable, pauvre, aveugle et nu » (v. 17).
Parfois nous ne nous rendons pas compte. Nous croyons que nous avons des acquis, et pourtant nous sommes malheureux parce que nous ne voyons plus le Seigneur Jésus comme étant le Centre de notre vie, le Centre de notre rassemblement, Celui qui est au-dessus de tout, notre Tête. Si nous ne Le voyons plus comme cela, nous sommes malheureux, misérables, pauvres, parce que sans le Seigneur Jésus concrètement, dans la vie de tous les jours et dans la vie du rassemblement, nous sommes pauvres, et si nous ne Le voyons plus nous sommes devenus aveugles, nous sommes nus, dépouillés, comme il est dit en Col. 2 : faites attention de ne pas vous laisser dépouiller, vous laisser abuser par toutes sortes de philosophies selon les enseignements et les éléments du monde.
Le monde va nous abreuver, va déverser sur nous toute sorte de considérations, d’informations, de renseignements qui peuvent détourner nos regards de Christ, détourner nos esprits de Lui, et nous occuper de toute sorte d’autres choses, mais pas de Lui. Il n’y a pas de bonheur, il n’y a pas de richesse, il n’y a pas de clairvoyance si le Seigneur Jésus n’est pas le Centre, s’il n’est pas véritablement la Tête de notre vie, de notre rassemblement. Si nous pensons que nous sommes riches, est-ce que le Seigneur Jésus tient toujours la première place ?
Ici il est dit : – Non. Il se tient plutôt à la porte et Il frappe pour entrer. Si nous pensons que nous sommes riches, est-ce que vraiment nous le sommes ? Si nous pensons avoir tout compris et savoir comment agir dans l’assemblée sur la base des informations, des connaissances que nous apprenons dans le monde, ou dont le monde veut nous convaincre, nous avons été dépouillés et nous ne sommes pas riches, nous sommes pauvres, nous sommes devenus indépendants de la Tête. C’est très important.
Notre richesse est en Christ. Notre véritable connaissance des choses de Dieu, c’est cela qui nous enrichit et c’est cela qui nous aide à avancer dans le chemin ensemble, pour prendre les bonnes décisions.
Souvent les hommes demandent à être dirigés par un homme ou par un groupe d’hommes. C’est très courant. Nous avons tous cela au fond de nous-mêmes. C’est plus facile, cela paraît plus facile, cela paraît plus clair, mais attention, ce n’est pas le chemin que Dieu désire pour nous, ni individuellement, ni en assemblée. Dans l’Ancien Testament, Israël a voulu un roi. Ils ont voulu se conformer à ce qu’ils voyaient autour d’eux parmi les nations. Il y avait des rois et ils ont demandé un roi, et ils ont reçu Saül pour roi. Dieu dit au prophète : « ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux » (1 Sam. 8. 7).
Aussi le Seigneur Jésus, dans le Nouveau Testament, dit : « Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez » (Jean 5. 43). Nous avons cette tendance, et il faut faire attention qu’elle ne se manifeste pas parmi nous dans les rassemblements au nom du Seigneur Jésus. Pourquoi chercher à être dirigés par des hommes, parfois même par des incrédules, alors que nous avons parmi nous, au milieu de nous, le Seigneur Jésus Christ ? Pourquoi ? Bien souvent cela paraît plus facile, cela paraît logique. Voilà quelqu’un qui se présente  en donnant des arguments clairs et établis, ils ont du sens au niveau humain. Et alors nous disons : voilà la marche à suivre. Nous allons l’appliquer dans l’assemblée. Bien sûr, il y a le sens commun, mais attention encore une fois à la logique humaine.
Ce qu’il faut appliquer dans l’assemblée, c’est la pensée du Seigneur, la pensée qui nous vient de la Parole de Dieu, ce qui sied à la sainteté, ce qui ne retire rien à l’autorité du Seigneur Jésus pour sur Son assemblée. Elle lui appartient en propre, elle n’appartient pas au monde.
L’assemblée, « ecclésia », est retirée hors du monde, appelée hors du monde. Il ne faut donc pas se conformer aux pensées du monde, même si nous vivons encore dans le monde. Il y a le bon sens, mais attention à la logique purement humaine, qui peut nous emmener loin du Seigneur Jésus. Alors je le répète : pourquoi chercher à être dirigé par les hommes, même parfois par des incrédules, dans le rassemblement, alors que nous avons parmi nous Celui qui est au-dessus de tous, notre Seigneur Jésus Christ, dont il nous est dit : « en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement » (Col. 2. 9).
Nous relisons au v. 3 : « dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». Nous ne manquons de rien si le Seigneur est au milieu de nous. Si le Seigneur est au-dessus de nous, nous ne manquerons jamais de connaissance. Elle n’est pas en nous. Il faut nous tourner vers Lui. Mais si nous nous penchons et que nous nous appuyons sur des arguments humains, sur une logique purement humaine, alors nous risquons de perdre de vue le Seigneur Jésus et nous perdons aussi l’exercice, la dépendance de la Tête, nous perdons aussi la dépendance et l’exercice de l’Esprit qui veut nous diriger dans toute la vérité. Dans le Seigneur Jésus, en Lui, est la véritable connaissance. Dans l’évangile de Luc il est dit : Jésus Christ est « la clé de la connaissance » (11. 52).
Nous relisons maintenant, en Colossiens 1 : « il est le chef [la tête] du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place » (v. 18).
Donnons-Lui toujours la première place – un autre passage au v. 16 : « car c’est par lui que tout a été créé… tout a été créé par lui et pour lui ». C’est pour Lui que nous avançons ensemble en assemblée, c’est pour Lui, pas pour chacun d’entre nous, mais pour Lui.
Et nous lisons aussi en Colossiens 1. 15 : Lui « est l’image du Dieu invisible ». Il est l’image du Dieu invisible, Dieu lui-même fait Homme, Celui qui est venu à nous. Alors, sachant cela, pourquoi voudrions-nous nous appuyer sur autre chose que sur ce que Dieu a donné à l’assemblée – et Dieu a donné Jésus Christ pour être Chef, pour être Tête sur toutes choses à l’assemblée. La seule Tête, le seul lien vital que nous ayons dans l’assemblée, c’est Christ.

 

D’après edification.bible mai 2021

 

CORONA 62

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CORONA 62

En attendant qu’Il vienne

Avec Corona 61, nous avons vu le symbolisme exprimé par des types : Abraham offrant une image, bien que faible, de Dieu le Père ; Isaac, celle du Fils, et le serviteur, celle du Saint Esprit. Rebecca, tirée hors de son lieu de naissance, revêtue de nouveaux vêtements et en possession d’argent et d’or, est conduite par le serviteur jusqu’à son époux.
Le chrétien se réjouit avec joie en l’Éternel, son âme s’égaye en son Dieu ; car il est revêtu des vêtements du salut et couvert de la robe de la justice, « comme un fiancé se pare de son turban et comme une fiancée s’orne de ses joyaux » (És. 61. 10). Il est tiré de ce monde comme Rebecca fut retirée de la Mésopotamie pour être amenée à Isaac sur la terre de la promesse. Le chrétien n’est dans ce monde qu’un voyageur en route vers le ciel. En attendant son Maître, il Le représente selon ce que l’apôtre a montré aux Corinthiens : « Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ » (2 Cor. 5. 20).
Pour Rebecca, quitter le lieu de sa naissance fut un immense pas de foi ! Laisser sa famille derrière elle, pour un voyage d’environ six cents kilomètres à dos de chameau, quelle expérience !
À la question : « Iras-tu avec cet homme » elle a répondu : « J’irai » (Gen. 24. 59).
Il y a dans la vie de chaque croyant des moments décisifs, qui changent le cours des choses. Dire oui au Seigneur Jésus pour L’accepter dans son cœur comme son Sauveur et son Seigneur est le premier pas de foi. Dire oui au Seigneur pour aller à Son service où Lui le veut et quand Il le veut, est un autre pas de foi. Nombreux sont ceux et celles qui ont quitté leur confort, leur entourage, pour Le servir. Quels furent leurs réflexions, leurs combats ? – Mais le Seigneur a promis que « quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, (ou femme), ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, en recevra cent fois autant et héritera de la vie éternelle » (Mat. 19. 29).
Sur son chameau, Rebecca a dû être partagée entre son passé de bergère et un avenir presque inconnu. Éliézer, le serviteur, s’applique à lui parler de son maître qui sera très bientôt son époux. Pour elle, le long pèlerinage s’achève, le but approche et : « Isaac venait d’arriver du puits de Lakhaï-roï ; or il habitait au pays du midi. Et Isaac était sorti dans les champs pour méditer, à l’approche du soir. Et il leva ses yeux, et regarda, et voici des chameaux qui venaient. Et Rebecca leva ses yeux, et vit Isaac ; et elle descendit de dessus le chameau. Or elle avait dit au serviteur : Qui est cet homme qui marche dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur dit : C’est mon seigneur. Et elle prit son voile et se couvrit. Et le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu’il avait faites. Et Isaac la conduisit dans la tente de Sara, sa mère ; et il prit Rebecca, et elle fut sa femme, et il l’aima ; et Isaac se consola quant à sa mère » (Gen. 24. 62 à 67).
Aurons-nous le temps de dire : « Qui est cet homme qui marche dans les champs à notre rencontre ? Certainement pas, car ce sera « en un instant, en un clin d’œil » (1 Cor. 15. 52). C’est une espérance sans commune mesure pour les croyants, mais cette révélation est très sérieuse en ce qui concerne ceux qui n’ont pas donné leur cœur au Seigneur Jésus. Nous, croyants, entrerons dans la gloire céleste, introduits par le divin Époux, les autres seront laissés sur la terre. Ceux qui ont refusé délibérément la grâce, « l’amour de la vérité pour être sauvés », n’auront même pas la possibilité de croire à « l’évangile du royaume qui sera prêché dans la terre habitée tout entière » (Mat. 24. 14). Ils recevront « une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge » (2 Thess. 2. 11). Quel contraste ! Les premiers entrant dans le ciel pour être aux noces de l’Agneau, et les autres laissés pour être jugés avec le monde. Nous savons aussi que de nombreuses personnes, adultes et enfants resteront sur la terre. Ils ne porteront pas la responsabilité du refus de la grâce et auront la possibilité de se tourner vers le Seigneur, de laver leurs robes « dans le sang de l’Agneau » (Apoc. 7. 14).
« Voici, en effet, ce que nous vous disons, par la parole du Seigneur : nous, les vivants, qui restons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons en aucune façon ceux qui se sont endormis. Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 15 à 17). Isaac avait passé du temps près du puits de Lakhaï-roï « le puits du Vivant qui se révèle », il était revenu au pays du midi et méditait dans les champs à l’approche du soir. Le puits nous parle de la Parole de Dieu. Elle est la seule source à laquelle nous devrions nous abreuver, et c’était le bon endroit pour Isaac, dans l’attente de la caravane qui était partie à la recherche de celle dont lui ne connaissait même pas le nom. Il devait certainement être en communion avec son Dieu, le Dieu de son père, ce Dieu qu’ils avaient ensemble adoré sur le mont Morija. Jéhovah-Jiré avait pourvu, en envoyant le bélier pour le remplacer sur l’autel du sacrifice, et maintenant il attendait de Lui, celle qui serait l’aide qui lui corresponde.
« Qui ai-je dans les cieux ? Et je n’ai eu de plaisir sur la terre qu’en toi… pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien ; j’ai mis ma confiance dans le Seigneur, l’Éternel » (Ps. 73. 25-28). « Je chanterai à l’Éternel durant ma vie, je chanterai des cantiques à mon Dieu tant que j’existerai. Que ma méditation lui soit agréable ; moi, je me réjouirai en l’Éternel » (Ps. 104. 33 et 34). Demeurons près de ce puits ! Le Seigneur n’a-t-il pas dit : « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39) ? « Et il leva ses yeux, et regarda et voici… » ; « Et Rebecca leva ses yeux, et vit Isaac » !
« Voici, il vient » – « nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3. 2).

SOUFFRANCES ET GLOIRE

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SOUFFRANCES ET GLOIRE

 

Il est méprisé et délaissé des hommes… et nous n’avons eu pour lui aucune estime. És. 53. 3.
Mais moi, je suis… l’opprobre des hommes, et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi. Ps. 22. 6 et 7.

1. LES SOUFFRANCES QUI DEVAIENT ÊTRE LA PART DE CHRIST

Ayant autrefois parlé au peuple par le moyen des prophètes, Dieu a ensuite envoyé son Fils bien-aimé, comme Son dernier message aux hommes sur la terre ; Comment a-t-Il été reçu ?
Né dans une famille pauvre, Jésus a eu comme berceau une mangeoire pour animaux. Peu de temps après, le roi Hérode a cherché à le mettre à mort. A l’âge de trente ans environ, Il a été rejeté dès le début de Son ministère public. Dans Son propre village, on a cherché à le faire tomber du haut d’une falaise (Luc 4. 29).
Il n’a fait que du bien, guérissant les malades, chassant des démons et ressuscitant des morts. Mais Ses miracles et Ses paroles n’ont fait que Lui attirer une haine toujours plus forte de la part des chefs religieux, qui Lui ont tendu des pièges et l’ont accusé d’orgueil, de blasphème, de folie, et même d’être possédé d’un démon.
Enfin, après avoir obtenu de faux témoignages contre Lui, ces chefs, à grands cris, ont persuadé la foule de demander Sa mort. Il a alors été condamné à mort par crucifixion.
Des soldats brutaux se sont moqués de Lui sans retenue. On Lui a craché au visage, on L’a frappé, on Lui a ôté Ses vêtements et on L’a couronné d’épines. Il a été ensuite emmené jusqu’à Golgotha, dépouillé de Ses vêtements et cloué sur une croix entre deux malfaiteurs.
Toutes les classes sociales étaient représentées dans ceux qui assistaient à ce spectacle ; ils étaient unanimes dans leur haine et leur mépris pour le Fils de Dieu.
Après Sa mort, un soldat a percé Son côté avec une lance. Il a été mis dans un tombeau.
Mais Jésus est ressuscité et Il est monté au ciel.

2. LES GLOIRES QUI SUIVRAIENT

Dieu l’a élevé très haut … afin qu’au nom de Jésus se plie tout genou des êtres célestes, terrestres et infernaux, et que toute langue reconnaisse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Phil. 2. 9 à 11.

Après avoir été rejeté par les hommes, Jésus est mort sur une croix. Mais, par Son sacrifice, Il a accompli l’œuvre que Dieu Lui avait confiée pour le salut des pécheurs.
Dieu L’a ressuscité et, à la place de la couronne d’épines, Il L’a couronné de « gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9). Les hommes l’avaient dépouillé – Dieu L’a revêtu « de majesté et de magnificence » (Ps. 21. 5). Il avait été placé sur une croix entre deux criminels – maintenant Il « s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1. 3). Le mépris et les outrages des hommes sont passés : des êtres célestes L’adorent avec la plus grande révérence.
Quel immense contraste ! Celui que les armées célestes honorent est l’Homme dont le monde s’est débarrassé. Et Jésus porte toujours, sur Ses mains et Ses pieds, les marques des blessures que l’homme Lui a infligées.
Dieu a permis que la race humaine manifeste sa haine envers Son Fils, parce qu’Il voulait sauver les pécheurs qui Le détestaient, alors que Lui les aimait. Aujourd’hui, le salut de Dieu est proclamé librement sur la terre entière. Ceux qui l’acceptent sont remplis de joie et reconnaissent la gloire de Jésus.
Le jour viendra où tous reconnaîtront la gloire de Celui qui a été méprisé. C’est ainsi que Dieu l’a décrété. Tout genou se pliera devant Lui. Tous devront reconnaître que « Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 11) – mais, hélas, il sera alors trop tard pour être sauvé.
N’attendez pas ce jour ! Recevez dès aujourd’hui, dans votre cœur, Jésus comme votre Sauveur et Seigneur !

D’après « The Good Seed » avril 2021

 

MIRACLES

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Jésus… homme qui a été accrédité de la part de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous. Act. 2. 22.

MIRACLES

 

De là où j’écris, je peux voir plusieurs miracles : une orchidée qui enfonce ses racines dans des fragments d’écorce de pin, et qui est capable d’absorber l’humidité de l’air ambiant ; ainsi elle vit et produit des fleurs d’une beauté extraordinaire. Je vois au loin les cimes des montagnes couvertes d’une neige qui fondra au printemps, répandant l’eau et la vie tout alentour.
Devant mes yeux, il y a aussi les deux extrémités de la vie : une jeune mère promène son bébé dans une poussette, récents acteurs tous les deux du miracle de la vie ; et ils passent devant un vieux monsieur courbé, assis sur un banc, un témoin de la vie « volée par le temps » …
Ce sont là des miracles. L’homme recherche des explications plus ou moins élaborées, en tentant de faire paraître « logiques » et « naturelles » toutes les choses que Dieu a faites, mais nombre d’entre elles continuent à être des mystères que la science ne peut expliquer.
Lorsqu’Il était sur la terre, le Seigneur Jésus a accompli beaucoup de miracles : il a guéri de très nombreux malades, Il a rendu la vue à des aveugles et la parole à des muets, Il a fait entendre des sourds, Il a fait marcher des boiteux et des paralytiques, Il a multiplié des pains… Il était Dieu, sans aucun doute, et ces signes miraculeux avaient pour but de le démontrer.
Mais Il a été condamné à mort et crucifié. Et alors, deux immenses miracles se sont produits :
– sur la croix, Jésus a triomphé de toutes les puissances du mal, de Satan et de tous les esprits malins ;
– et, surtout, sur cette croix, Il s’est chargé de tous nos péchés et en a subi à notre place, Lui, la condamnation et le châtiment de Dieu ! Il « a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pier. 2. 24).
Réfléchissez : comment Dieu, saint et juste, pourrait-Il pardonner nos péchés, passer par-dessus tous les blasphèmes, l’indifférence, toutes les provocations des incrédules, ainsi que les accusations injustes qui Lui ont été adressées ? Cela est absolument impossible. Pour Dieu, on ne peut passer de « coup d’éponge » – comme on dit – sur les torts et les injustices, et ne plus y penser. Le péché doit être condamné, et toute transgression de Sa volonté doit venir en jugement et recevoir la condamnation qu’elle mérite.
Maintenant, pour nous tous, pécheurs et désobéissants, le jugement de Dieu signifierait l’enfer, c’est-à-dire une éternité de souffrances et de terreur. Voilà pourquoi Dieu, qui aime Sa créature, « n’a pas envoyé son Fils dans le monde, afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en Lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas en lui est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 17 et 18).
C’est là le plus grand miracle, digne de Dieu : le miracle de Son amour !
Malheur à qui le méprise ! Malheur à celui qui n’en tient pas compte ! Il n’y a pas de pardon pour celui qui refuse le don du salut, que Dieu, aujourd’hui encore – mais nous ne savons pas jusqu’à quand – offre à tous ceux qui se repentent de leurs péchés, et reçoivent le salut de Dieu avec foi, joie et reconnaissance.

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

DOXOLOGIES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT

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DOXOLOGIES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT

 

« Eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge et ont vénéré et servi la créature plutôt que Celui qui l’a créée, lui qui est béni éternellement. Amen ! » Rom. 1. 25.

1) La puissance de Dieu en création.
Une doxologie est un terme théologique décrivant une louange exprimée ou un hymne à Dieu en relation avec un attribut ou une œuvre de Dieu. Le mot lui-même vient du grec : doxos = louange, honneur ou gloire – et logia : une parole ou une expression. Il est à noter que les doxologies se terminent par un Amen d’insistance. Dix-sept doxologies sont rapportées dans le Nouveau Testament.
En Romains 1, nous trouvons la première des quatre doxologies rapportées dans cette épître remarquable. Dans le premier chapitre, l’apôtre Paul parle des Gentils. Ils n’avaient pas la Loi ni les prophètes comme les avaient les Juifs (Rom. 3. 1 et 2) ; en fait, ils n’avaient pas de révélation directe de la part de Dieu. Cependant, ce que les nations avaient, c’était le témoignage de la puissance et de la gloire de Dieu comme étant le Créateur. En contemplant les merveilles de la création, ils auraient pu parvenir à la connaissance de Dieu, car Dieu Se manifeste en cela (ch. 1. 19). « Ce qu’on peut connaître de Dieu » comme Créateur était clairement vu et connu par l’humanité depuis la création du monde, à savoir « sa puissance éternelle et sa divinité » (v. 20). Dans leur conscience et dans leur intelligence, ils savaient que tout ce qui existe a été créé par le Dieu vivant, et non pas au hasard, matériellement, ex nihilo : à partir de rien. Cependant, ils devinrent ingrats et se détournèrent de Dieu ; ils adorèrent des images créées – l’essence de l’idolâtrie.
La vérité de la puissance et de la divinité éternelles de Dieu suscite de la louange dans le cœur de l’apôtre : Dieu est « béni éternellement. Amen ! »
Le premier jour de la semaine, en particulier, soyons conscients de cela, nous aussi, et rendons grâce pour la grandeur et la puissance de notre Dieu qui a créé et qui soutient toutes choses. Il n’est pas seulement notre Sauveur, mais aussi notre Créateur. Toute la gloire Lui revient !

« J’ai souhaité être anathème, séparé du Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites … ils sont les pères, et c’est d’eux que, selon la chair, est issu le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! » Rom. 9. 3 à 5.

2) Christ est Dieu.
Ce chapitre débute une nouvelle section de l’épître aux Romains, qui regarde à Israël quant à son passé, son présent et son avenir (ch. 9 à 11). Dans le verset ci-dessus, l’apôtre exprime son profond désir : que ses compatriotes se tournent vers Christ. Il reconnaît la place spéciale qu’a Israël dans la suite des dispensations de Dieu : ils avaient la Loi, les promesses, et encore davantage. Quant à la dispensation, ils étaient proches de Dieu, alors que les Gentils en étaient éloignés (Éph. 2. 13).
Mais la plus grande distinction qui sépare Israël de tous les autres, c’est que, par eux, Christ, humainement, est venu en chair dans ce monde. Et Christ est une Personne divine, Il est Dieu manifesté en chair ! Ce fait extraordinaire est le fondement sur lequel repose le christianisme.
Sans cette réalité précieuse, tous les autres côtés de la foi chrétienne s’effondrent en poussière. Christ est venu et Il est Jéhovah, l’Éternel des armées. L’Écriture proclame cette vérité comme étant un fil d’or tissé au travers de toute la Parole. Il est Celui qui, né d’une vierge, est « dès les jours d’éternité » (És. 7. 14 ; Mich. 5. 2). Il était la Parole avant qu’il y ait eu un commencement quelconque, et le fait pour Lui d’être égal à Dieu n’était pas un « objet à ravir » (Jean 1. 1 ; Phil. 2. 6). Il était le « Je suis » avant l’existence d’Abraham, et le Créateur, le Soutien de toutes choses par la Parole de Sa puissance (Col. 1. 16 et 17 ; cf. Héb. 1. 2 et 3).
Est-il étonnant que l’apôtre ne puisse pas s’empêcher – quand il mentionne le fait merveilleux de la descendance sur la terre de Christ selon la chair, et de Sa venue dans le monde – de s’exclamer que « Jésus Christ est Dieu béni éternellement ! » Il n’y a pas de vérité plus impressionnante et plus élevée dans tout l’univers. Adorons-Le !

« Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement. Amen ». Rom. 11. 36.

3) La profondeur de la sagesse de Dieu.
Cette doxologie-ci est la conclusion d’une section importante de l’épître, qui traite du plan des dispensations de Dieu pour Israël. Ce ch. 11 répond aux questions : – Si Dieu appelle maintenant les Gentils pour le salut, qu’arrive-t-il alors de toutes les promesses particulières qu’Il a faites à la nation d’Israël ? En a-t-Il fini avec eux en tant que nation ? Les a-t-Il rejetés pour toujours ? Paul répond à ces questions  par un « Absolument pas ! » catégorique (ch. 11. 1).
Le fait principal que l’apôtre fait ressortir dans cette section de l’épître, c’est la souveraineté de Dieu. La chute présente d’Israël a eu pour résultat que les richesses de l’Évangile sont offertes aux Gentils (ch. 11. 11 et 12). Mais si l’échec d’Israël a amené une telle bénédiction aux nations, combien plus le fera sa plénitude ! Si l’état présent de réjection d’Israël a apporté la réconciliation au monde des Gentils, « que sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts ? » (ch. 11. 15). Leur conversion nationale au cours de la grande tribulation aura pour résultat la vie d’entre les morts pour le monde – le réveil et la restauration du monde entier des nations pendant la période du royaume, le Millénium ! L’état présent d’Israël, d’aveuglement moral, est un acte de la justice souveraine de Dieu, mais il n’est pas définitif ; à la fin « tout Israël sera sauvé » (ch. 11. 25).
Les voies de Dieu sont insondables et indiscernables. Qui a été Son conseiller ? (ch. 11. 33 à 35). Nous discutons quelquefois des voies de Dieu et de Ses interventions souveraines. Des théologies choquantes ont été inventées pour expliquer et cacher les contradictions apparentes entre la responsabilité de l’homme et la souveraineté de Dieu. Mais au lieu d’essayer de tout expliquer, ne devrions-nous pas plutôt, comme Paul, nous incliner devant Dieu ? Pensons à Sa souveraineté et à Sa sagesse, et adorons-Le ! « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement ! Amen ».

« Or à Celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels (mais il a été manifesté maintenant et, par des Écrits prophétiques, il a été donné à connaître à toutes les nations)… au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, à lui la gloire éternellement ! Amen ». Rom. 16. 25 à 27.

4) Le mystère rendu manifeste.
Nous passons souvent rapidement sur ces doxologies, spécialement sur celles qui terminent une épître, en les considérant peut-être simplement comme une belle conclusion à une longue lettre. Ou bien, comme dans le cas du verset ci-dessus, les expressions de Paul peuvent nous apparaître étranges et difficiles à comprendre (2 Pier. 3. 15 et 16). Mais il a plu au Saint Esprit de nous les consigner. Si nous prenons du temps et que nous dépendons de Son aide, nous y découvrirons beaucoup de choses précieuses pour notre âme.
L’apôtre Paul place ici devant nous le « mystère ». Un mystère, dans le sens de ce mot dans le Nouveau Testament, est quelque chose qui avait été précédemment caché et incompréhensible à l’intelligence humaine, mais qui est maintenant révélé aux enfants de Dieu. Ce mystère, c’était que les croyants juifs et ceux des nations deviendraient membres d’un « seul corps », un « nouvel homme », chose qui n’avait pas existé auparavant. (Éph. 2. 15 et 16). Cela était caché aux prophètes de l’Ancien Testament, mais était maintenant révélé aux prophètes du Nouveau testament (Éph. 3. 5 à 9). Que les Gentils seraient sauvés n’était pas un fait caché – les prophètes en parlaient – mais ils ne concevaient pas une assemblée composée de Juifs et de gens des nations. Il faut préciser ici que les « écrits prophétiques » dans notre texte ne sont pas les anciens prophètes, mais les Écrits du Nouveau Testament.
Ce fait n’est pas une chose de peu d’importance ; c’est quelque chose de beaucoup plus grand que le seul salut ou une place au ciel ! Nous sommes « membres de Christ », et liés, spirituellement, avec tous les croyants, où qu’ils soient. Le désir de Dieu, c’est que nous soyons établis dans l’évangile mais aussi dans le mystère qu’Il a révélé. Aujourd’hui, donnons gloire à « Dieu qui seul est sage », et adorons-Le !

« Notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Gal. 1. 4 et 5.

5) Christ s’est donné Lui-même pour nos péchés.
Cette doxologie est quelque chose d’unique, non pas quant à son contenu, mais quant à sa position dans cette épître ; elle fait partie de l’introduction de Paul dans sa lettre aux Galates. Il mentionne d’abord que son autorité comme apôtre n’avait pas son origine dans l’homme, mais lui venait de Dieu le Père et de Jésus Christ (v. 1). Il rappelle ensuite que Christ est mort pour nos péchés. Alors vient la doxologie « … à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ».
Le sens et la raison de cela sont compréhensibles quand nous le voyons dans le contexte de ce qui arrivait aux saints en Galatie. Ils avaient été influencés par de faux docteurs qui leur enseignaient qu’ils devaient observer la Loi de Moïse. L’apôtre Paul, à juste titre, nomme cela une attaque contre les fondements du christianisme, qui est un régime de grâce et non de loi (Jean 1. 17 ; Rom. 6. 14). Il est frappant de comparer la position de Paul vis-à-vis des Galates avec son attitude envers les saints de Corinthe. A Corinthe il y avait tous les genres de désordre dans l’assemblée, et même de l’immoralité. Alors que Paul, dans certaines occasions, leur adresse de sévères reproches, cependant en même temps il exprime beaucoup d’affection pour eux. Mais l’erreur doctrinale en Galatie était l’objet de froids reproches et d’anathème au début même de l’épître (Gal. 1. 6 à 9). Quelquefois nous sommes choqués par de l’immoralité chez des chrétiens, mais sommes indifférents quant à leurs fausses doctrines. La position de l’apôtre se montre opposée à cela.
Le Seigneur Jésus « s’est donné Lui-même pour nos péchés afin de nous retirer du présent siècle mauvais ». Le salut n’est pas reçu par la Loi mais par la merveilleuse grâce de Dieu en Christ. Nous devons rendre grâce sans cesse pour cela. C’est le fondement sur lequel nous nous tenons. Gloire soit à Dieu « aux siècles des siècles ! Amen ! »

« Or, à Celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le Christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen ». Éph. 3. 20 et 21.

6) La puissance qui opère en nous.
Avez-vous déjà imaginé quelque chose de vraiment grand, que Dieu pourrait faire pour vous ?
Eh bien, quoi que ce soit ou que cela puisse être, Dieu a en réserve pour vous quelque chose qui sera infiniment plus grand et au-dessus de tout ce que nous pouvons imaginer ou concevoir.
Cette doxologie est la conclusion d’une longue parenthèse qui commence au v. 2, et se trouve entre deux mentions que fait l’apôtre Paul de lui-même comme étant prisonnier (cf. ch. 3. 1. et 4. 1). Ce passage entre parenthèses révèle le mystère extraordinaire de Christ et de l’Assemblée, qui était inconnu des prophètes, mais qui est maintenant révélé par le ministère de Paul (ch. 3. 3 à 9). Nous sommes membres d’une nouvelle entité, le corps de Christ, qui n’a rien à faire avec des distinctions géographiques, ethniques ou religieuses – cela dépasse quoi que ce soit qui ait jamais été imaginé ou prophétisé par qui que ce soit.
Et non seulement cela, mais il y a une « puissance qui opère en nous ». Cette puissance a agi envers nous quand Christ est mort et a été ressuscité à la droite de Dieu (ch. 1. 19). Et actuellement cette puissance agit en nous. Comment cela se peut-il, alors que je ne ressens rien ? En fait, il peut y avoir des jours pleins d’anxiété, de découragement, de dépression, et de nombreux sentiments contraires. Où se trouve alors la puissance ? – Ce n’est pas du tout une question de sensations, mais le fait que Dieu le Saint Esprit habite en nous, une puissance nous donnant la connaissance de cette nouvelle position qui est la nôtre comme étant une réalité présente (Éph. 2. 22). L’apôtre adore Dieu à la pensée de cette puissance accordée à des pécheurs, et de ses implications pour leur avenir : « à lui gloire… pour toutes les générations du siècle des siècles. Amen ! ». Nous n’avons cependant pas à attendre d’être au ciel pour cela : nous pouvons commencer dès maintenant à rendre gloire à Dieu.

« Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus. Or à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Phil. 4. 19 et 20.

7) Il est répondu à tous nos besoins.
L’épître aux Philippiens est le livre de la véritable expérience chrétienne. C’est le fait de suivre un Christ connu qui est dans la gloire, et d’avancer à Sa rencontre, en faisant l’expérience, tout au long du chemin de la vie chrétienne ici-bas, de privations et d’abondance, de hauts et de bas, d’épreuves et de victoires.
L’apôtre Paul connaissait toutes ces choses, de sa propre expérience comme serviteur et missionnaire dévoué de Christ. Les chrétiens de Philippe et de Thessalonique, qui vivaient dans la pauvreté en Macédoine, avaient envoyé à Paul un don pour le soutenir dans son ministère (2 Cor. 8. 2 à 4). En fait cette épître est réellement la lettre de remerciements de Paul pour le don reçu, mais Paul étant Paul, il exprime beaucoup plus qu’un simple merci. Il avait appris à être content quel que soit son état, qu’il soit dans l’abondance ou les privations – la puissance de Dieu le fortifierait (Phil. 4. 12 et 13). C’est pourquoi il pouvait dire aux pauvres Philippiens : « Mon Dieu comblera tous vos besoins », parce qu’il avait appris cela par sa propre expérience. Il ne leur disait pas quelque chose qu’il n’ait pas lui-même expérimenté ; de la même manière, Dieu répondrait abondamment à leurs besoins (v. 19).
C’est ce qui rend si intéressante ici la doxologie de Paul. Tout de suite après la pensée que Dieu pourvoirait « selon ses richesses en gloire », il doit rendre grâce pour cela. Mais cette fois, il ne donne pas, comme auparavant, gloire à « mon Dieu », mais plutôt à « notre Dieu ». Lui, comme ses chers Philippiens, recevaient les grâces de Dieu pour leurs besoins quotidiens. Hudson Taylor a dit une fois : [L’œuvre de Dieu, accomplie selon la pensée de Dieu, ne manquera jamais des provisions de Dieu]. Dieu n’a-t-Il pas répondu à tous nos besoins, temporaux et spirituels ? N’a-t-Il pas abondé en grâce envers nous en sauvant notre âme ? Donnons gloire et honneur à notre Père. Amen !

« Or, qu’au Roi des siècles, l’incorruptible, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire aux siècles des siècles. Amen ». 1 Tim. 1. 17.

8) Le salut des pécheurs.
L’apôtre Paul écrit à Timothée, son enfant dans la foi, pour l’encourager dans son ministère. Au tout début de sa lettre, l’apôtre met fortement en contraste, et en termes clairs, le légalisme et la grâce souveraine de Dieu. (ch. 1. 7 et 8). Cette question était un sujet de première importance au début de l’Église, comme nous le voyons en Act. 15 et dans de nombreuses épîtres de Paul – en particulier en 2 Corinthiens, Galates et Colossiens. En fait, cela a été à l’ordre du jour tout au long de l’histoire de l’Église et jusqu’à maintenant. Paul n’aurait pas pu être plus clair dans son enseignement : le salut, comme la sanctification, nous viennent par la grâce et non par la Loi. Certains admettent que le salut n’est pas par la Loi, mais disent que nous sommes sous la loi morale pour notre marche – mais même pour cela, Paul dit que « le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n’êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce » (Rom. 6. 14).
Paul se sert de son propre cas comme exemple : bien qu’il ait été très religieux et sans reproche quant aux aspects extérieurs de la Loi, il avait pourtant été un persécuteur et un meurtrier des chrétiens – le premier des pécheurs (1 Tim. 1. 15 ; Phil. 3. 6). Mais Dieu, dans Sa grâce et Sa miséricorde merveilleuses, l’avait appelé par Christ au moment précis où il était en train de pourchasser les chrétiens ! Il affirme de plus que sa conversion était un exemple pour d’autres (ch. 1. 16) : si Dieu avait pu le sauver, lui Paul, Il était capable de sauver qui que ce soit !
Cela pousse l’apôtre à s’exclamer dans une doxologie enflammée, qui magnifie la grandeur de Dieu dans Ses attributs. Il est le Roi des siècles, incorruptible (sans risques possibles de péché ou de déclin), invisible (personne n’a jamais vu Dieu, mais le Fils L’a fait connaître (Jean 1. 18), le seul Dieu (il n’y en a pas d’autre et il ne peut pas y en avoir d’autre). Quel Dieu ! Quel Sauveur plein de grâce !

« Le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir – à lui honneur et force éternelle ! Amen ». 1 Tim. 6. 15 et 16.

9) Le Souverain béni.
La première épître de Paul à Timothée s’ouvre sur une doxologie, et se termine par une autre, et dans chacune d’elles Paul célèbre les attributs de Dieu (ch. 1. 17 ; 6. 15 et 16). Toutefois, dans ce ch. 6, la doxologie n’est pas en relation avec la grâce de Dieu comme au ch. 1, mais elle apparaît dans la lumière d’un appel solennel à l’ « homme de Dieu » (ch. 6. 11).
Paul engage Timothée – et ainsi quiconque aspire à être un homme de Dieu – à poursuivre une vie de sainteté et à combattre « le bon combat de la foi » (ch. 6. 12). Il devait faire une « belle confession » devant les hommes (ch. 6. 12). Nous devons tous être des témoins pour Christ d’une manière ou d’une autre, mais certains sont appelés à rendre un témoignage public devant des hommes – Paul exhortait Timothée dans ce cas précis. Il présente le Seigneur Jésus comme un modèle de cela quand Il a fait Sa belle confession devant Pilate ; Christ est toujours notre modèle dans le service et le témoignage. L’apôtre exhortait Timothée à remplir cette charge de manière irréprochable jusqu’à l’apparition de Christ (ch. 6. 14). Il n’est pas fait allusion ici à l’enlèvement, mais à la venue de Christ en gloire ; Son apparition manifestera nos œuvres et nos récompenses. Aucun homme ne peut voir Dieu, qui demeure dans « la lumière inaccessible », mais le Seigneur Jésus Christ manifestera les gloires de Dieu à l’univers, à Son apparition, « au temps propre », ce qui signifie que cela arrivera en un temps déterminé par Dieu. Christ est le « bienheureux Souverain », le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Il a été ressuscité d’entre les morts et manifestera les gloires du Dieu invisible. A Lui soient « honneur et force éternelle ! Amen ». Le monde viendra bientôt sous le gouvernement de ce Souverain plein de bonté et de gloire ! Jusque-là, adorons-Le et honorons-Le !

« Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste. A lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen ». 2 Tim. 4. 18.

10) Conservés pour le ciel.
Vous faites-vous quelquefois du souci quant à ce qui est d’arriver au ciel, ou du moins craignez-vous de faire une chute grave avant d’y atteindre ? – Les chrétiens véritables, bien sûr, ne doivent pas avoir de l’anxiété à cet égard ; mais pour certains, leur assurance semble être vacillante. C’est particulièrement le cas quand ils sont occupés de toutes les choses qui seraient susceptibles de les faire trébucher : le monde, la chair, et les ruses du diable. Si vous avez vécu cette expérience, la méditation de ce jour est pour vous. La doxologie de Paul, ici, exalte la grâce protectrice de Dieu en face des difficultés.
De ce que l’apôtre Paul disait à Timothée : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste », certains en ont déduit que Paul voulait dire que le Seigneur empêcherait qu’il souffre et qu’il meure pour Christ. Mais ce n’est pas juste. Paul était certain que son martyre était proche : « Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le temps de mon départ est arrivé… j’ai achevé la course » (ch. 4. 6). Ce qui préoccupait Paul, c’est que le Seigneur puisse l’aider et le fortifier, de peur que quoi que ce soit ne trouble son témoignage, ou que, étant sous la pression, il renie le Seigneur. Le Seigneur l’avait déjà fortifié et délivré « de la gueule du lion » (ch. 4. 17) dans une occasion récente. Non, il n’avait pas de doutes quelconques. Paul était persuadé que le Seigneur « avait la puissance de garder ce (qu’il) lui avait confié jusqu’à ce jour-là » (ch. 1. 12). Il se tiendrait debout devant Néron et ferait une bonne déclaration de foi, la « belle confession » (1 Tim. 6. 12). . Le royaume céleste est à la porte ; Christ se tient à nos côtés comme Il l’a fait pour Paul : « Le Seigneur s’est tenu près de moi » (ch. 4. 16 et 17). « A lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen ».

« Que le Dieu de paix – qui a ramené d’entre les morts le grand Pasteur des brebis, dans la puissance du sang de l’alliance éternelle, notre Seigneur Jésus – vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, produisant en vous ce qui est agréable devant Lui, par Jésus Christ. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Héb. 13. 20 et 21.

11) Le grand pasteur.
Ce passage est en fait une prière qui se termine par une doxologie. La prière s’adresse à Dieu, et la doxologie est dirigée vers le Seigneur Jésus Lui-même. Cela indique qu’Il est une Personne divine, égal au Père, car aucun simple mortel ne peut ni ne doit recevoir de l’adoration, mais Dieu seul. Ce n’est pas seulement une prière et une doxologie, c’est aussi l’une des grandes bénédictions de la Bible à la fin de cette merveilleuse épître.
C’est là la seule référence directe à la résurrection de Christ dans l’épître aux Hébreux, qui généralement, insiste sur l’exaltation de Christ à la droite de Dieu. C’est « le Dieu de paix » qui a ressuscité Christ d’entre les morts – tellement différent des dieux des païens, remuants, capricieux et batailleurs. La paix était le mot réconfortant adressé aux disciples craintifs le jour de la résurrection (Jean 20. 19 et 26). Le Seigneur est le Grand Berger, de même que le Bon Berger et le Souverain Pasteur. Il est mort pour nous, Il vit pour nous, et Il va revenir pour nous (Jean 10. 11 ; 1 Pier. 5. 4).
Le sang de l’alliance éternelle est à la base de tout, la « nouvelle alliance en mon sang » qui est versé pour nous (Luc 22. 20 ; cf. Éz. 37. 26). Le but de la prière, ici, c’est que le Seigneur œuvre en nous pour faire Sa volonté ; que ce soit notre prière quotidienne pour nous et pour ceux que nous aimons ! C’est une prière à laquelle le Seigneur répondra – Il a déjà prévu nos œuvres, et c’est Sa puissance qui les accomplira (Éph. 2. 10 ; Phil. 2. 13). Croyons en Lui et faisons-Lui confiance : « A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ».

« Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui sont la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ». 1 Pier. 4. 11.

12) Oracles de Dieu.
Cette doxologie apparaît en relation avec le sujet du ministère dans l’assemblée ; c’est une des rares fois où l’apôtre Pierre s’exprime sur des questions pratiques de l’assemblée. C’est l’apôtre Paul qui donne le plus de directives sur ce sujet, comme nous pouvons le voir en 1 Cor. 12 à 14. Bien que certains groupements chrétiens aient abusé de ces chapitres, d’autres sont allés dans l’autre extrême et ont pratiquement supprimé ces chapitres de leur Bible, et les ont remplacés par un système clérical d’un seul homme – il est nécessaire que nous évitions ces deux erreurs.
Bien que les affirmations de Pierre sur le sujet, ici, soient brèves et moins détaillées que celles de Paul, elles ne sont pas moins claires – elles sont en fait très claires. Il n’est pas question ici de faire semblant d’avoir des dons miraculeux, mais de manière tout aussi importante, le système clérical est entièrement exclu aussi. Quand les premiers chrétiens se rassemblaient, la règle était : « si quelqu’un parle… », ce qui signifie qu’il y avait de la liberté pour tous les frères, à la seule condition que ce soit « comme oracles de Dieu ». Cela veut dire qu’ils devaient être conscients de parler comme étant la bouche de Dieu, ce qui est une pensée solennelle : « Prends garde à ton pied, quand tu vas dans la maison de Dieu, et approche-toi pour entendre, plutôt que pour donner le sacrifice des sots… Ne te presse point de ta bouche… que tes paroles soient peu nombreuses » (Éccl. 5. 1 et 2). La question ici, c’est de se confier en Dieu, et dans la direction du Saint Esprit et la capacité qu’Il donne. Attendons-nous à Lui pour l’adoration et le ministère « afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui sont la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ».

« Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, lui-même vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable. A lui la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ». 1 Pier. 5. 10 et 11.

13) Le Dieu de toute grâce.
Simon Pierre était revenu de loin : après avoir été un disciple défaillant, il a été l’un des principaux apôtres. Le Seigneur avait prédit la chute de Pierre et sa restauration en disant « Quand tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22. 32). Pierre, naturellement, vécut ce qui avait été prédit, et la grâce est une note dominante pour lui dans cette épître.
Dans le verset ci-dessus, nous pouvons voir la relation écrite de la manière dont l’apôtre fait usage de l’expérience faite dans sa propre vie pour fortifier ses frères, en priant pour eux et en les remettant au « Dieu de toute grâce ». Si quelqu’un a connu la grâce de Dieu en Christ, c’est bien Simon Pierre ! Pour lui, Dieu était « le Dieu de toute grâce » ! Quel titre merveilleux et combien vrai ! Oui, Il est « le Dieu de toute consolation », « le Dieu de patience », « le Dieu d’espérance », « le Dieu de paix », et « le Dieu de gloire ». (cf. 2 Cor. 1. 3 ; Rom. 15. 5, 13 et 33 ; Act. 7. 2) – mais par-dessus tout Il est le « Dieu de toute grâce ».
Pierre englobe beaucoup de choses dans cette affirmation, et il la termine par une doxologie. Oui, le Dieu de toute grâce nous a appelés à la gloire éternelle par le Christ Jésus ! La grâce a un but en vue. Dans l’intervalle, il se peut que nous connaissions des souffrances avant la gloire – ce qui a été le chemin de Christ Lui-même (Luc 24. 26) – mais Dieu emploie ces souffrances pour nous établir, nous fortifier, nous affermir spirituellement. Elles ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir (Rom. 8. 18).
Ce Dieu de grâce est digne de toutes nos louanges. Il nous a sauvés quand nous étions Ses ennemis. Il a envoyé Son Fils bien-aimé pour payer notre rançon, et Christ a enduré d’indicibles souffrances pour cela. Et quand nous nous sommes écartés, en tant que croyants, Il nous a restaurés par la même grâce. Adorons-Le : « A lui la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ».

« Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen ». 2 Pier. 3. 18.

14) Notre Seigneur et Sauveur.
Les deux épîtres de l’apôtre Pierre se terminent par une doxologie. Elles sont toutes deux centrées sur le sujet de la grâce. C’était quelque chose que Pierre connaissait personnellement, puisqu’il avait connu, non seulement la grâce du Seigneur en salut, mais aussi Sa grâce en restauration. La seconde épître a été écrite alors que l’apôtre Pierre avait en vue sa mort prochaine comme martyr. (2 Pier. 1. 13 à 15). Cela lui donne un caractère solennel  : c’est un avertissement devant la proximité de l’apostasie des derniers jours, et également quant au danger de l’influence toujours présente des faux prophètes.
Un autre point intéressant, c’est que Pierre mentionne l’expérience qu’il avait faite de voir le Seigneur transfiguré sur la « sainte montagne ». Il avait été témoin oculaire de la majesté de Christ (ch. 1. 16 à 18). Le Seigneur Jésus lui avait commandé de ne parler à personne de cet évènement jusqu’à ce qu’Il soit ressuscité d’entre les morts (Mat. 17. 9). Maintenant Pierre écrivait à ce sujet avant de connaître le martyre. Quand il avait été sur la montagne, il avait entendu Moïse et Élie parlant avec Christ de « sa mort qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 30 et 31). Et quelle mort c’était ! – La crucifixion romaine avec son ignominie, et la colère de Dieu venant sur Lui pour le péché – nos péchés (2 Cor. 5. 21) !
Lorsque Pierre termine son épître, il pense à la croissance spirituelle des croyants, de la même manière qu’il le faisait au début de l’épître (cf. ch. 1. 2 à 11). Nous avons besoin d’apprécier la connaissance de la grâce qui nous a sauvés, et de croître en elle. Cela seul produira du fruit dans notre vie. Cette grâce devrait nous occuper constamment, non pas seulement le jour du Seigneur, mais chaque jour. Il en sera ainsi durant toute l’éternité. « A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen ».

« Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire, dans l’allégresse – au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen ». Jude 24 et 25.

15) Capable de nous garder.
Le thème principal de l’épître de Jude, c’est l’apostasie des derniers jours. Jude remonte au tout début de cette apostasie, quand elle s’est introduite (v. 4), et va jusqu’à son jugement à la venue du Seigneur avec tous Ses saints (v. 14). L’apôtre Paul parlait de la même manière quand il écrivait, que « le mystère d’iniquité opère déjà » de son temps, et qu’il aboutirait à la manifestation de « l’inique », nommé aussi « l’homme de péché », qui sera détruit à l’apparition de Christ (2 Thess. 2. 3 à 8). C’est certainement là un tableau sombre, mais c’est aussi encourageant, par la pensée que l’iniquité a une limite.
Tant que le croyant se trouvera dans une scène qui prend cette direction – une direction annoncée par le Seigneur Jésus Lui-même, et par Ses apôtres – il sera toujours plus mis à l’épreuve pour se tenir debout pour Christ. Des épreuves surviendront sûrement, qui pourront coûter un poste de travail, ou bien les églises chrétiennes pourront être inquiétées de manières qui n’ont pas eu lieu dans le passé.
Il y a de nombreux pièges pour le chrétien, et si nous ne sommes pas vigilants ou que nous soyons insouciants, nous pouvons trébucher. Il ne fait pas de doute que c’est pour cela que Jude termine son épître comme il le fait : en recommandant les croyants à Dieu, qui est puissant pour les garder de broncher (cf. Héb. 7. 25). Il peut. Nous serons dans la gloire, dans la présence de la joie : notre joie et la Sienne, dans ce jour-là.
En vérité, c’est notre privilège de nous réjouir dans notre Dieu maintenant, de manière ouverte, le Jour du Seigneur. Louons-Le : « au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tous les siècles, et maintenant, et pour tout siècle ! Amen ».

« A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ». Apoc. 1. 5 et 6.

16) Celui qui nous aime et qui nous a lavés.
L’Apocalypse est un livre rempli de détails prophétiques, mais ce n’est pas ce qui est son sujet. Son sujet, c’est Jésus Christ révélé comme étant de droit l’héritier et le gouverneur de toutes choses. Le rouleau scellé de sept sceaux sera placé, par Dieu le Père, dans les mains de l’Agneau (Apoc. 5. 1 à 7 ; cf. Ps. 2. 8 et 9). Ce rouleau contient la révélation du propos et du conseil de Dieu relativement à la terre – ce qui révèle l’Héritier de droit qui a un titre sur toutes choses. Des jugements sont inclus dans le rouleau, parce que la terre doit être purifiée de l’iniquité avant que le royaume glorieux ne soit révélé (Apoc. 6. 1 à 17 ; cf. Mat. 13. 41 à 43).
Dans le passage ci-dessus, avant que les évènements annoncés dans le livre ne soient développés, nous voyons l’Église décrite comme un royaume de sacrificateurs – et ils ne gardent pas le silence. Les évènements qui sont sur le point d’être révélés ne les impliquent pas exactement eux-mêmes ; ils concernent plutôt Israël et les nations de la terre. Cependant, les sacrificateurs ne peuvent pas se retenir de rendre honneur à leur Seigneur. C’est comme un grand général qui marche dans un défilé de parade, et dont l’épouse et les enfants s’exclament fièrement : – C’est mon mari ! C’est mon père ! De même l’Église peut dire : – Cette Personne royale est Celui qui est mort pour nous ! Nous disons : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ».  Quelques versions de la Bible traduisent par erreur le mot qui parle d’amour ici, au passé – celui qui nous a aimés. Mais c’est un fait réellement présent et permanent. « Celui qui nous aime ». Il est vrai qu’Il m’a aimé, et qu’Il a aimé l’Assemblée (Gal. 2. 20 ; Éph. 5. 25), mais il est également vrai et béni qu’Il nous aime continuellement. Il « nous a lavés » par Son sang précieux ! Comme étant un royaume de sacrificateurs, nous n’avons pas à attendre le ciel pour Le louer : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ».

« Tous les anges se tenaient autour du trône,  des Anciens et des quatre Vivants ; et ils tombèrent sur leurs faces devant le trône et rendirent hommage à Dieu, en disant : Amen ! La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force, à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ». Apoc. 7. 11 et 12.

17) Adorer Dieu et l’Agneau.
C’est ici la dernière doxologie de la Bible. C’est la réponse à la vision d’« une grande foule que personne ne pouvait dénombrer, de toute nation et toutes tribus, peuples et langues ». Ces innombrables personnes, vêtues de longues robes blanches, se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, disant : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau ». Nous apprenons plus loin qu’elles avaient été sauvées lors de la grande tribulation avec toutes ses horreurs et ses souffrances. L’Église aura été enlevée auparavant – nous la voyons représentée par les Anciens autour du trône. Dieu est encore un Dieu Sauveur, même dans les temps les plus sombres de l’apostasie, alors qu’Il juge les humains dans le monde pour leurs iniquités !
Ce fait est tellement extraordinaire qu’il motive les Anges et les anciens – qui représentent les croyants enlevés au ciel – à s’exclamer dans une doxologie d’adoration, qui commence et se termine par un « Amen ! » Ils magnifient et glorifient Dieu pour Sa sagesse, Son pouvoir, et Sa puissance. Ils adorent Dieu : Dieu cherche des adorateurs hors de la grande multitude d’humains pécheurs, tombés (Jean 4. 23). Cela n’est-il pas merveilleux à nos yeux ? Les anges, ici, adorent, mais ce n’est pas à cause de leur propre salut – car ils ne sont pas les objets de la grâce de Dieu (1 Pier. 1. 12), mais servent pour le salut d’hommes pécheurs. Que ce soit les croyants de l’Ancien Testament, ceux qui composent l’Église actuellement, ou ceux des nations, sauvés hors de la grande tribulation dans l’avenir, ces adorateurs ont tous quelque chose en commun. Tous avaient été des hommes perdus, pécheurs, et ils ont tous été lavés dans le sang de l’Agneau.
« La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force, à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ».

 

D’après The Lord is near Mai 2021
B. Reynolds

 

LIBÉRÉS DU PÉCHÉ POUR UNE NOUVELLE VIE

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Ne pèche plus. Jean 5. 14.
Romps avec tes péchés. Dan. 4. 27.

 

LIBÉRÉS DU PÉCHÉ POUR UNE NOUVELLE VIE

Dans l’évangile selon Jean, Jésus a dit ces paroles à un homme infirme qu’il venait de guérir : « Ne pèche plus ». Cet homme avait été malade pendant 38 ans et il venait d’être guéri d’une manière miraculeuse. Tout semblait maintenant devoir bien aller pour lui, mais le Seigneur avait à s’entretenir avec lui d’une question à laquelle il ne pensait sans doute pas : le péché.
Or, le péché, cela signifie vivre et se conduire sans se préoccuper de la volonté de Dieu. Et cela nous concerne tous.
Quiconque connaît de graves problèmes désire en être débarrassé aussi vite que possible. Et alors, beaucoup de gens prient. Et quelquefois Dieu leur accorde effectivement l’aide dont ils ont besoin. La maladie – ou un problème quelconque – disparaît ; et la vie peut reprendre son cours normal. Mais alors ces paroles gênantes s’adressent de nouveau à nous et atteignent notre conscience : « Ne pèche plus ».
Nous voyons cela si facilement chez les autres : égoïsme, manque d’amour, etc. Mais là il s’agit de nos propres péchés. Dieu les voit bien.
Quiconque essaie de vivre une vie parfaite s’aperçoit bientôt que, finalement, il n’y arrive pas. Ce dont nous avons besoin, c’est du pardon de nos fautes passées, et aussi de la force nécessaire pour mener une vie nouvelle. Seul Jésus Christ peut nous apporter pardon et force, parce qu’Il a souffert sur la croix pour nos péchés. Nous devons les confesser franchement devant Dieu et nous reposer avec foi sur l’œuvre rédemptrice de Christ. Nous serons alors pardonnés et libérés du fardeau oppressant de nos péchés.
Alors, la nouvelle vie que tout croyant reçoit de Dieu se manifestera d’une manière remarquable. Nous ressentons tout à coup l’horreur d’une vie de péché, et nous nous réjouissons dans tout ce qui plaît à Dieu.
Alors, avec la force que Dieu nous donne, nous pouvons vivre heureux, à Son honneur et à Sa gloire.

 

D’après « The Good Seed » mai 2021

 

GUERRES DE RELIGION

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Et Caïn parla avec Abel son frère ; et il arriva, comme ils étaient aux champs, que Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua. Gen. 4. 8.

 

 

GUERRES DE RELIGION

On peut dire que cet homicide a été la première guerre de religion de l’histoire de l’humanité. Abel était fidèle à Dieu et agissait selon Sa volonté en offrant des agneaux de son troupeau : Dieu Lui-même avait dû sacrifier des animaux pour revêtir de vêtements de peau le père et la mère d’Abel, qui étaient tombés dans le péché. Caïn, au contraire, prétendait adorer Dieu à sa façon, en Lui offrant des fruits d’une terre que Dieu avait maudite à cause de la faute de l’homme. Abel était reconnaissant à Dieu, Caïn non ; et les deux savaient cela. Et voilà que naît l’envie, la jalousie, la haine.
Depuis ce jour-là, les questions de foi n’ont jamais cessé d’exalter les âmes. Il ne faut pas s’étonner si beaucoup prennent les guerres de religion comme prétexte pour refuser tout ce qui a trait à la foi.
Mais la cause véritable de la violence et de la criminalité n’a jamais été la foi, mais bien plutôt l’arrogance et l’orgueil de l’homme. La foi véritable se confie dans le Dieu d’amour et aime les autres. Celui qui, au contraire, prend les armes, veut imposer par la force ses propres idées, étant animé par un sentiment pervers de domination et de pouvoir.
C’est ce qui s’est passé entre Caïn et Abel.
La foi, ainsi que la Bible nous l’enseigne, part du fait que l’homme est pécheur et a besoin d’un Sauveur. Caïn ne voulait pas d’un Sauveur, ni de la paix avec Dieu ; il voulait gagner la faveur de Dieu par ses propres œuvres, en Lui offrant des fruits de la terre qu’il avait cultivée lui-même.
Son frère Abel, au contraire, avait compris que le pécheur ne peut être réconcilié avec Dieu que si quelqu’un meurt pour lui, paye pour lui – un substitut. Comment était-il arrivé à cette connaissance ? « Par la foi », nous dit la Bible : « Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par ce sacrifice, il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu lui-même rendant témoignage à ses dons » (Héb. 11. 4).
L’évangile nous enseigne que Jésus Christ est « la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2. 2), Lui qui est « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
La foi en Lui est l’unique chemin qui conduit à Dieu. Ce ne sont pas les religions, quand bien même elles s’inspireraient de quelque principe de la Bible, qui peuvent réconcilier l’homme avec Dieu. Il faut que le péché soit ôté, effacé, et le seul qui ait pu accomplir cela, c’est le Seigneur Jésus, par Son sacrifice sur la croix.
Cher lecteur, reconnaissez que vous êtes un pécheur perdu ; confessez-le à Dieu et recevez avec foi et reconnaissance le pardon et le salut qu’Il vous offre dans Sa grâce et Sa miséricorde infinies. « Le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).
« Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 9).

 

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

BESOIN D’UN SAUVEUR

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Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes. 2 Cor. 5. 19.
Jésus Christ… a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile. 2 Tim. 1. 10.

 

BESOIN D’UN SAUVEUR

 

L’extraordinaire complexité du corps humain démontre l’intelligence du Créateur qui l’a formé.
Dieu a créé les êtres humains, Il les aime et désire avoir une relation avec eux. Toutefois cette prodigieuse créature est destinée à mourir un jour. La Parole de Dieu le déclare : la sentence de mort pèse sur l’être humain depuis qu’il a désobéi au Créateur et qu’ainsi le péché est entré dans le monde (Rom. 5. 12). Mais alors, pour nous pécheurs, la mort est-elle donc l’unique perspective ?
– Grâce à Dieu, il n’en est pas ainsi !
Il est vrai que le péché a créé une séparation entre Dieu et l’homme (És. 59. 2), mais « Dieu a envoyé Son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).
Il était nécessaire que Jésus meure pour effacer nos péchés et nous donner une nouvelle vie, une vie éternelle ! Pour cela, Jésus s’est laissé clouer sur la croix ; mais Il est ensuite ressuscité et Il a établi une relation d’amour entre Dieu et ceux qui acceptent par la foi ce salut parfait, offert gratuitement.
Pouvons-nous comprendre le prix que notre vie a pour Dieu ? – Une valeur infinie ! Il n’y a pas de plus grand amour que celui de sacrifier sa propre vie pour ceux qu’on aime, comme le Seigneur Jésus l’a fait, (Jean 15. 13).
« En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ; en ceci est l’amour : … en ce que Dieu nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 9).

 

D’après « Il buon seme » mai 2021