UNE PRIÈRE DE VALEUR AUX YEUX DE DIEU

IMG_6551

 

 

Je te demanderai deux choses… Éloigne de moi la vanité et la parole de mensonge ; ne me donne ni pauvreté ni richesse ; nourris-moi du pain qui m’est nécessaire, de peur que je ne sois rassasié, et que je ne te renie et ne dise : Qui est l’Éternel ? Prov. 30. 7 à 9.

 

UNE PRIÈRE DE VALEUR AUX YEUX DE DIEU

 

On dit volontiers : – Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Il est clair que la vie sur terre est plus facile pour celui qui est à l’aise financièrement et en bonne santé.
Mais le livre des Proverbes nous rapporte une prière qui ne correspond pas à cette façon de penser : c’est la prière d’Agur. Il se présente comme étant « le plus stupide des hommes », et n’ayant pas « l’intelligence d’un homme » (Prov. 30. 2 et 3), mais il demande à Dieu de lui donner, tant qu’il vivra, deux choses auxquelles il tient beaucoup.
– La première chose, ce n’est pas une bonne santé. Sa demande est : « éloigne de moi la vanité et la parole de mensonge ». Il ressent le besoin d’être, par Dieu, préservé du mal, parce qu’il se méfie de lui-même. Et cet homme, qui se sent « ignorant » et « sans intelligence » a compris que « la crainte du Seigneur, c’est là la sagesse, et se retirer du mal est l’intelligence » (Job. 28. 28).
– La seconde chose, ce n’est pas la richesse. Il demande : « Ne me donne ni pauvreté ni richesse », parce qu’il craint que la pauvreté ne le conduise à maudire Dieu, et que la richesse ne l’amène à L’oublier…
Le monde dans lequel nous vivons ne confirme-t-il pas qu’Agur avait raison ? Beaucoup de pauvres rendent Dieu responsable de leur condition et beaucoup de riches vivent sans Lui… Par sa prière, Agur prouve qu’il possède des valeurs beaucoup plus nobles et sûres que celles sur lesquelles notre société se fonde. Il se réfère à Dieu, il estime toutes choses en rapport avec Lui. Voilà ce qui rend cet homme admirablement sage et intelligent : son âme est en bon état et il est « riche quant à Dieu » (Luc 12. 21).

 

D’après « Il buon seme » mars 2021

RÉFLEXIONS SUR LA GRÂCE

IMG_0364

 

Ainsi dit l’Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, et que l’homme vaillant ne se glorifie pas de sa vaillance ; que le riche ne se glorifie pas dans sa richesse ; mais que celui qui se glorifie, se glorifie en ceci, qu’il a de l’intelligence et qu’il me connaît. Jér. 9. 23 et 24.

 

RÉFLEXIONS SUR LA GRÂCE

 

À la croix de Christ, notre misère et notre culpabilité, pleinement manifestées, ont rencontré la souffrance extrême de Christ, le jugement du péché exécuté de la manière la plus complète, et surtout la grâce infinie de Dieu qui ne refuse Son pardon à aucun pécheur repentant. Combien merveilleux sont les faits, les sentiments, les motifs et les résultats qui caractérisent l’œuvre de la croix de notre Seigneur.

Nous, croyants, sommes rendus justes. La grâce de Dieu est à l’origine de cela, le sang de Christ est le fondement de notre justification, la foi est le moyen de s’en saisir, le changement de notre comportement en est la démonstration pratique.

Nous ne devons pas nous étonner que la foi en Jésus génère un conflit avec le monde ; en fait, si celui-ci a rejeté le Fils de Dieu, en Le crucifiant et en déclarant ainsi la guerre au ciel, il doit être jugé. Mais Christ, l’Homme rejeté, a vaincu le monde et, par la foi, le croyant bénéficie de cette victoire.

Christ nous a ouvert un crédit illimité devant le Père, et nous pouvons utiliser Son nom pour demander à Dieu tout ce qu’Il peut approuver.

Lorsque nous sommes appelés à endurer une légère privation, nous oublions facilement les milliers de bienfaits que nous avons reçus du Seigneur.

 

D’après « Il buon seme » octobre 2015

 

LES GLOIRES PARTICULIÈRES DU SEIGNEUR JÉSUS

DSC03178

 

 

Il (Christ) est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création. Col. 1. 15.

 

LES GLOIRES PARTICULIÈRES DU SEIGNEUR JÉSUS

 

Avant tout, Christ est l’image du Dieu invisible, premier aspect de Sa gloire personnelle. Nous trouvons plusieurs fois dans l’Écriture la déclaration suivante : Dieu est invisible. Cela ne signifie pas qu’il est physiquement invisible, mais qu’Il ne peut être connu dans Son essence et dans Ses perfections. « L’homme ne peut me voir et vivre » dit l’Éternel à Moïse (Ex. 33. 20). « Personne n’a jamais vu Dieu » écrit l’apôtre Jean (Jean 1. 18). Paul, en parlant de Dieu, dit : « Lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu, ni ne peut voir » (1 Tim. 6. 16).
Mais Jésus Christ est l’image du Dieu invisible ! Dans Sa nature, dans Son être, Il présente ce que Dieu est, Sa gloire, Ses attributs, Ses perfections morales. Notons bien : Christ est l’image de Dieu ; il n’est pas dit qu’Il l’était, ni qu’Il l’est devenu. Quand Christ s’est fait homme, Il a manifesté Dieu ; sur la terre Il a été « Dieu manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16). Si personne n’a jamais vu Dieu, « le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18).
Dans Sa personne, dans Ses œuvres, dans Ses paroles, Il a révélé aux hommes l’essence et les caractères de Dieu, de sorte qu’Il pouvait dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9).
Je ne peux, ni voir Dieu, ni Le connaître, sinon par Jésus Christ. Quand je connais Christ, je connais Dieu en gloire, en puissance, en sainteté, en justice, en amour, car Jésus Christ est « le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance ».

 

D’après « Il buon seme » janvier 2016

 

AIMER LE SEIGNEUR ET SE RÉJOUIR DE SA PLACE DANS LA GLOIRE

DSC01016

 

AIMER LE SEIGNEUR ET SE RÉJOUIR DE SA PLACE DANS LA GLOIRE

 

 

Nous désirons au début lire quelques strophes du cantique 68

Jésus, de ton amour
Viens remplir notre âme,
Et fais-la nuit et jour
Brûler de ta flamme.
Rédempteur précieux,
Maintenant dans les cieux,
Soumets tout notre cœur
A ton doux empire ;
Que pour toi seul, Seigneur,
Il batte, il soupire.

Tu nourris ton troupeau
Des biens de ta grâce.
Sur nous tu mis ton sceau :
Nous verrons ta face.
Suprême et bon Berger
Qui ne saurais changer,
Que ton divin amour
Remplisse notre âme !
Qu’en nos cœurs, nuit et jour,
En brûle la flamme !

Le sujet pour ce soir c’est : Aimer le Seigneur et se réjouir de Sa place dans la gloire.
En rapport avec cela nous désirons lire un verset dans l’évangile selon Jean au chapitre 14 où nous avons ces pensées devant nous. Nous commençons à la fin du v. 27 :
« Que votre cœur [le Seigneur parle à Ses disciples] ne soit pas troublé, ni craintif. Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais, et je viens à vous. Si vous m’ aimiez, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi ».
Ce sont les dernières paroles que le Seigneur Jésus a adressées à Ses disciples dans la chambre haute où Il était avec eux. Nous trouvons le Seigneur à cet endroit à partir du début du chapitre 13 ; Il est dans la chambre haute jusqu’à la fin du chapitre 14, et ensuite Il s’en va sur le chemin du Jardin des oliviers.
Le Seigneur Jésus parle encore à Ses disciples dans ces chapitres 15 et 16 de l’évangile selon Jean avant qu’Il ne s’adresse à Son Père au chapitre 17. Ces 5 chapitres forment un ensemble où nous voyons comment le Seigneur prépare Ses disciples à Son départ. Il est sur le point de retourner à Son Père.
Le Seigneur Jésus parle de cela et nous comprenons bien que cette pensée même a rempli le cœur des disciples de tristesse, de trouble même. Aussi le Seigneur Jésus, à la fin du v. 27 du chapitre 14, dit : « Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif ». Nous comprenons bien les disciples dans ces circonstances-là. Le Seigneur Jésus avait été avec eux pendant plus de trois ans, ils L’avaient suivi et Il avait pris soin d’eux dans toutes les circonstances qu’ils avaient traversées ensemble. Il a répondu quand d’autres sont venus poser des questions, et avait répondu à tous les besoins de Ses disciples. Maintenant Il va les quitter, et cela était difficile pour les disciples, d’où leur trouble et leur crainte.
C’est tellement beau de voir, dans ces chapitres, comment le Seigneur les prépare et leur montre aussi les ressources qu’ils ont. Il leur donne un enseignement qui est important pour eux à ce moment-là et qui a toute son actualité pour nous aujourd’hui. le Seigneur Jésus, donc, dit dans ce verset 27 « Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m’en vais et je viens à vous ». Ici le Seigneur se réfère à ce qu’Il a dit, effectivement, dans ce même chapitre. Dans ce chapitre 14 Il a fait trois fois une allusion à cela, à Son départ et aussi au fait qu’Il venait à eux.
Dans le v. 2 le Seigneur a dit : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » puis au v. 3 Il dit : « Si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai ». Donc il fait déjà là allusion à Son départ. Plus tard au v. 12, Il dit : « je m’en vais au Père ». De nouveau aussi au v. 18, Il dit : « je viens à vous ». Ce chapitre est donc rempli de ce message que le Seigneur s’en va, et d’autre part, qu’Il va aussi venir et revenir. Il y a différents aspects à cela. Mais le Seigneur continue.
Au v. 28, tout d’abord, le Seigneur dit : « Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » (v. 28). Cette remarque que le Seigneur fait nous étonne à première vue parce que, comme le Seigneur le dit, cela ferait supposer que les disciples n’aimaient pas le Seigneur Jésus. Cela nous étonne puisque le Seigneur Lui-même a confirmé leur amour pour Lui. Il le fait plus tard très clairement au chapitre 16 v. 27 : « le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que moi je suis sorti d’auprès de Dieu ». Donc le Seigneur confirme là leur amour pour Lui.
Comment le Seigneur peut-Il dire ici : ils ne m’aiment pas, qu’est-ce qu’il veut dire par cela ? Pour bien comprendre cela, il faut faire une différence dans les degrés de l’amour pour le Seigneur Jésus. Le Seigneur qualifie tout de suite après, l’amour des disciples pour Lui parce qu’Il allait au Père. Pour nous aider à bien comprendre cela, nous pouvons regarder tout d’abord l’amour des différents disciples pour le Seigneur. Nous allons voir qu’il diffère, et cela nous aide à comprendre. Ce que le Seigneur désirait en effet, c’est un amour intelligent pour Lui, un amour qui comprenne le Seigneur Jésus, et qui comprenne un peu la place qu’Il va prendre dans la gloire.

Voyons d’abord l’apôtre Pierre, Simon Pierre.
On a bien des versets dans l’évangile selon Jean qui nous montrent l’amour que Pierre avait pour le Seigneur Jésus. Par exemple, au chapitre 13, le Seigneur Jésus avait parlé du fait qu’Il s’en allait et Il dit que Pierre ne peut pas le suivre, et Pierre lui répond au v. 37 en disant au Seigneur : « pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je laisserai ma vie pour toi. Jésus répond : « Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera pas, que tu ne m’aies renié trois fois ». On voit là quelque chose de l’amour que Pierre avait pour le Seigneur Jésus, son Maître. Il dit : Seigneur, je suis prêt à laisser ma vie pour toi, je veux te suivre jusqu’à la mort.
Nous savons bien que Pierre était occupé de son amour pour le Seigneur Jésus et avait confiance en son propre amour pour le Seigneur. Il pensait que son amour pour le Seigneur était une source suffisante pour suivre le Seigneur en fidélité même si cela impliquait de donner sa vie. Et le Seigneur va montrer à Pierre : Pierre, cela ne va pas comme cela, dans tes propres forces et en comptant sur ton amour pour moi, tu ne vas pas réussir. Et en effet le Seigneur dit même : – cette nuit-même tu vas me renier. L’amour de Pierre n’était pas, si l’on peut dire, un amour intelligent, l’amour qui avait la bonne source parce que Pierre regardait vers lui-même.

Dans ce même chapitre de Jean 13 nous lisons quelque chose d’un autre disciple, Jean, qui ne s’appelle jamais par son nom dans cet évangile, mais parle de lui comme au v. 23 de Jean 13 : « Or l’un d’entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus ». C’est Jean, nous le savons. Comment parle-t-il de lui-même ? Il dit : – Je suis le disciple que Jésus aime. Cela nous montre que Jean était vraiment occupé de l’amour du Seigneur pour lui. C’est la grande différence entre ces deux disciples, Pierre et Jean. Être occupé de l’amour du Seigneur pour nous, en effet, donne la force pour suivre le Seigneur Jésus fidèlement.
Nous voyons qu’il jouissait de cet amour du Seigneur pour lui. Il était, comme nous le lisons ici, dans le sein de Jésus, expression qui déjà nous montre la communion qu’il a goûtée avec le Seigneur. Il s’est penché vers la poitrine du Seigneur Jésus plus tard pour connaître Sa pensée. On voit qu’il y a une différence entre l’amour de ces deux disciples. Pourtant on a aussi dans l’évangile selon Jean deux femmes qui nous montrent que l’amour pour le Seigneur peut aller encore plus loin.

Je pense tout d’abord à Marie de Magdala.
Nous lisons quelque chose d’elle au chapitre 20 de Jean. Ce chapitre nous parle de la résurrection du Seigneur Jésus. Tout d’abord, c’est Marie de Magdala qui va le matin au tombeau (v. 1). Elle voit que la pierre était ôtée du tombeau, elle se retourne. Elle parle à Simon Pierre et au disciple que Jésus aimait (v. 2). Ces deux disciples viennent au sépulcre, ils constatent les faits. En effet, le tombeau est vide et nous lisons au v. 10 : « Les disciples s’en retournèrent donc chez eux ». Ces deux disciples, Pierre et Jean constatent les faits et s’en retournent, tandis que Marie reste.
« Marie se tenait près du tombeau ». Pourquoi cela ? – Elle avait un amour profond pour le Seigneur. Elle voulait être là où elle supposait que le Seigneur devait être. Elle n’avait pas encore compris et réalisé que le Seigneur était ressuscité. Mais regardons la suite v. 13 : Des anges lui parlent et lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. Ayant dit cela, elle se retourna  et elle voit Jésus qui se tenait là ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire : maître). Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu ». Nous connaissons bien ces versets mais ils touchent toujours à nouveau nos cœurs.
On a vraiment ici une personne devant nous qui était très attachée au Seigneur Jésus. Marie avait un amour profond pour le Seigneur Jésus. C’est pourquoi elle restait là vers le tombeau. Quand les anges posent des questions (v. 13), elle parle du Seigneur Jésus comme son Seigneur. C’est une relation personnelle avec Lui. Le Seigneur avait chassé sept démons de Marie de Magdala et elle était attachée à Lui à cause de tout ce que le Seigneur Jésus avait fait pour elle, comment Il l’avait guérie de la puissance de l’ennemi. On voit cet attachement du cœur. Elle pleure parce que son Seigneur n’est pas là. Et à une telle personne, le Seigneur se révèle. Nous connaissons bien le passage et ce que le Seigneur fait, et c’est déjà lié à notre sujet ; le Seigneur dit à Marie que, maintenant et par la suite elle ne va plus Le connaître comme elle L’a connu jusque-là, ici-bas sur la terre, quand Il était avec Ses disciples, avec elle. Là le Seigneur dit au v. 17 qu’il monte vers son Père mais Il dit : c’est aussi maintenant votre Père, son Dieu est aussi votre Dieu. Avec cela le Seigneur introduit Marie à cette place que le Seigneur va prendre. C’est une relation bénie avec le Père et avec Dieu Lui-même basée sur Son œuvre accomplie sur la croix.

J’aimerais souligner qu’on a vu Pierre occupé de son amour pour le Seigneur, on a vu Jean qui regardait plutôt l’amour du Seigneur pour lui, et on a Marie de Magdala qui montre un attachement tellement plus fort encore au Seigneur Jésus, même si elle a peu compris, comme les disciples jusqu’à ce moment-là, notamment en rapport avec la résurrection du Seigneur Jésus. Pourtant le Seigneur s’est manifesté à elle tout d’abord. Il lui donne cette révélation que nous avons lue au v. 17.

Et pour aller encore un peu plus loin, au chapitre 12 nous lisons au sujet de Marie de Béthanie : « Alors Marie qui avait pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux : et la maison fut remplie de l’odeur du parfum » (Jean 12. 3).
Quel acte remarquable de Marie ! Elle a été aux pieds du Seigneur Jésus. Nous lisons cela en Luc 10. 39. Le Seigneur a visité cette maison à Béthanie, et Marie a pris place aux pieds du Seigneur Jésus pour écouter Sa parole. Et c’est elle qui avait le mieux compris les paroles du Seigneur Jésus, Son message, et aussi quand le Seigneur Jésus a parlé de Ses souffrances, de l’œuvre qu’Il allait accomplir. On voit dans cet évangile que Marie a compris quelque chose de cela quand le Seigneur a parlé de Ses souffrances. Ensuite ici, au v. 7, le Seigneur reprend les disciples, notamment Judas et Il dit : « Permets-lui d’avoir gardé cela pour le jour de ma mise au tombeau ». Elle avait pensé au fait que le Seigneur Jésus devait mourir et elle a compris quelque chose de cela. C’est pourquoi – c’est touchant et merveilleux – elle a oint le Seigneur Jésus, exprimé l’appréciation qu’elle avait pour le Seigneur, un cœur qui vraiment entrait dans les pensées du Seigneur Jésus et elle a exprimé quelque chose qui était dans son cœur pour le Seigneur Jésus.
Avec Marie de Béthanie nous avons un bel exemple d’un amour intelligent pour le Seigneur, un amour qui comprend quelque chose des pensées du Seigneur Jésus et de ce qui était devant Lui. Elle n’a pas pensé à elle-même, elle était vraiment occupée du Seigneur Jésus, et elle a compris quelque chose de ce que le Seigneur Jésus lui a dit, et ainsi elle exprime son affection qui est vraiment une belle illustration de l’adoration, une place que nous pouvons également prendre devant le Seigneur et nous voulons le faire de nouveau dimanche, c’est un privilège pour nous d’être autour du Seigneur pour L’adorer, pour nous souvenir de Lui.
Le Seigneur désire aussi que nous entrions, dans notre mesure, dans ce qu’Il a connu ici-bas, les souffrances qu’il a endurées, et qu’ainsi il y ait aussi des réponses de nos cœurs, des réponses qui s’expriment par l’adoration. C’est cela que le Seigneur désire, un amour intelligent pour Lui, intelligent en rapport avec ses souffrances que nous voyons notamment avec Marie de Béthanie, un amour intelligent en rapport avec la place qu’Il a prise maintenant à la droite de Dieu dans la gloire. Le Seigneur Jésus avait parlé de cela à Marie de Magdala en Jean 20. 17 et le Seigneur Jésus en parle beaucoup dans ces chapitres, de Jean 13 à Jean 17.

Le verset 28 est le verset-clé, maintenant, pour bien comprendre ce que le Seigneur place devant Ses disciples. Il y a toujours des choses que nous pouvons découvrir à nouveau dans la Parole en regardant un peu plus les détails. Je reviens au v. 28. Le Seigneur dit :
« Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » et Il ajoute : « car mon Père est plus grand que moi ».
Est-ce que nous comprenons la fin de ce verset ? Quand le Seigneur Jésus dit quelque chose de pareil : « mon Père est plus grand que moi », le Seigneur parle de Lui-même comme homme. N’oublions pas cela. Il a parlé de différentes grandeurs dans les Personnes de la divinité. Nous comprenons bien cela. Parfois on parle de la première, de la deuxième, de la troisième Personne de la divinité, ce n’est pas le langage de la Parole. Il n’y a pas de différence de grandeur dans les Personnes de la divinité.
Quand le Seigneur dit ici : « mon Père est plus grand que moi », il parle de Lui-même comme homme, bien sûr. En effet Dieu est plus grand que l’homme Christ Jésus. 1 Cor. 11 nous confirme cela au début du chapitre. Le Seigneur Jésus va donc aller dans la gloire, Il va aller là comme homme et c’est cela qui est nouveau, et qui caractérisera la position, qui donne le vrai caractère au christianisme. Quelle raison pour les disciples de se réjouir parce que le Seigneur Jésus va aller comme Homme auprès du Père maintenant.
Pour bien saisir la pensée, lisons deux versets au chapitre 17. Le Seigneur s’adresse à Son Père au v. 4. Il dit : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût ». Ce sont des paroles profondes, du Seigneur Jésus. Il peut dire, en rapport avec le temps qu’Il a passé ici-bas sur la terre, qu’Il a glorifié le Père. Il a glorifié le Père en manifestant le Père. C’est ainsi que les traits merveilleux de Dieu ou du Père deviennent visibles. Dieu, ou le Père ici, est glorifié.
Et ainsi le Seigneur Jésus a fait connaître le Père pendant toutes les années de Son ministère ici-bas. Le Seigneur peut le dire. Nous connaissons bien ce verset de Jean 14 : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (v. 9). Il dit à Philippe : « Comment peux-tu dire, toi : Montre-nous le Père ? » Et après Il explique ce qu’Il avait dit. Il a donc manifesté le Père ici-bas pendant toutes les années de Son ministère, et bien sûr, Il a glorifié Dieu comme tel tout particulièrement sur la croix. Là, quand le Seigneur Jésus était sur la croix, ce que Dieu est comme la Parole nous Le présente, comme le Dieu d’amour, le Dieu qui est lumière, ainsi Dieu fut pleinement manifesté. Nous ne voyons nulle part l’amour de Dieu plus clair, plus brillant que là, à Golgotha, et là aussi nous voyons vraiment pleinement que Dieu est juste et saint. Donc le Seigneur Jésus a glorifié le Père, Il a glorifié Dieu ici-bas sur la terre.
Et le Seigneur Jésus, en même temps, étant ici-bas, a souffert sur ce chemin d’obéissance qu’Il a poursuivi. Le Seigneur a fait cette demande, Il dit au v. 4 : « j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût ». Nous voyons donc ici que le Seigneur Jésus demande une gloire qu’Il avait toujours auprès de Son Père comme Personne divine. Il demande maintenant cette gloire comme Homme. Et ainsi le Seigneur Jésus est sur le point d’aller au Père et d’être glorifié auprès de Son Père. Il dit déjà au v. 1 : « Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie ». Il désire être glorifié comme Homme dans la gloire. C’est peut-être le sujet suprême pour nous réjouir, nous les rachetés du Seigneur, en pensant tout simplement au Seigneur Jésus et à ce changement pour Lui. Il a souffert ici-bas et maintenant Il entre dans la gloire. Il sera avec son Père. Il L’a glorifié.

Lisons deux versets dans l’Ancien Testament qui Le placent devant nos cœurs.
Tout d’abord dans le psaume 16. C’est David qui a composé le psaume, mais c’est un psaume messianique, et comme nous dit Pierre en Actes 2, l’accomplissement de cela est en rapport avec le Seigneur Jésus, et ici le psalmiste exprime des paroles du Messie, du Seigneur Jésus.
C’est Lui effectivement qui dit au v. 11 : « Tu me feras connaître le chemin de la vie ; ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ». Quelles expressions merveilleuses ! Le Seigneur Jésus va ressusciter. Le v. 10 nous parle de cela : « Tu n’abandonneras pas mon âme au shéol, tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption. Tu me feras connaître le chemin de la vie ».
Le Seigneur Jésus est entré dans la mort mais Il est ressuscité et maintenant, comme étant ressuscité, Il peut dire : « ta face est un rassasiement de joie ». Quelle parole merveilleuse ! Là sur la croix, pendant les heures ténébreuses, le Seigneur Jésus était abandonné de Dieu. Il a crié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Il n’y avait pas de réponse. Le Dieu saint et juste ne pouvait pas répondre à ce moment-là. L’œuvre est maintenant accomplie. Le Père a exprimé son appréciation pour l’œuvre de Son Fils, en ressuscitant le Seigneur Jésus d’entre les morts. Maintenant il est dans la gloire et il peut dire : « ta face est un rassasiement de joie » – la joie du Père en rapport avec l’œuvre accomplie, l’œuvre que le Seigneur a accomplie sur la croix – la joie aussi du Seigneur Jésus d’être là dans la gloire.
Nous pouvons, dans notre faible mesure, se réjouir avec le Seigneur et avec le Père quant à l’œuvre qui est accomplie. « Il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ». Pour nous c’est un sujet de joie, et notre amour pour le Seigneur Jésus, notre appréciation pour l’œuvre qu’Il a accomplie, va se manifester en cela : de nous réjouir avec Lui de la place qu’Il a prise auprès de Son Père.

J’aimerais lire encore le psaume 110. Le premier verset est très frappant, parce que le psaume 109 nous parle des souffrances du Seigneur Jésus, où par exemple on Lui a rendu le mal pour le bien, la haine pour Son amour (v. 5). Le psaume 109 place devant nous le Seigneur dans Ses souffrances. Il exprime à la fin que Dieu s’est tenu à la droite du pauvre, et en parlant du pauvre, le Seigneur parle de lui-même. Et après le psaume 110 : « L’Éternel a dit à mon Seigneur : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds ». Donc là le Seigneur est à la droite de Dieu. Quelle joie pour Lui ! Nous devons donc nous réjouir avec le Seigneur de Sa place dans la gloire.

Je reviens à notre verset : « « Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père ». A ce moment-là, les disciples n’ont pas encore compris. Nous pouvons comprendre maintenant, et ainsi exprimer notre joie, notre amour pour le Seigneur, en comprenant la grandeur de l’œuvre qu’Il a accomplie et la place qu’Il a prise à la droite de Dieu.

Une deuxième pensée en rapport avec la joie qui doit nous caractériser. On a déjà lu quelque chose au début du chapitre 14. J’aimerais relire les versets 2 et 3 :
« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi ».
Alors c’est un autre sujet de joie. Le Seigneur arrive. Il est allé pour préparer des places pour nous. J’aimerais rappeler ce qu’on a souvent entendu : le Seigneur a préparé une place pour nous dans la maison du Père en entrant Lui-même, comme Homme, là-haut dans la maison du Père. Il n’y avait jamais eu un homme dans la maison du Père jusqu’au moment où le Seigneur Jésus y est entré. Sur la croix, ce qu’on a vu tout à l’heure, le Seigneur nous a préparés pour la maison du Père. La place était préparée pour nous parce que le Seigneur Jésus est entré là maintenant comme Homme. Et nous pouvons être tellement reconnaissants pour cela.
La place est préparée, nous sommes préparés pour la place, et nous attendons maintenant le moment du retour du Seigneur Jésus. Il va venir bientôt, Il va nous introduire là où les places sont préparées et ainsi nous pourrons jouir de Lui pour toujours, et aussi de la relation avec notre Père. C’est une part précieuse, part réservée aux enfants de Dieu. Le Seigneur désire que nous nous réjouissions vraiment de cela, que nous vivions vraiment dans l’attente de Son retour pour entrer là où les places sont préparées pour nous.

Deuxième sujet de joie : le Seigneur Jésus parle de la maison de Son Père et des places préparées pour les disciples, pour la première fois ici en Jean 14. Plus de détails en rapport avec ce mystère sont révélés plus tard dans les épîtres de l’apôtre Paul. Le Seigneur Lui-même parle de cela ici pour la première fois. C’est vraiment une part précieuse : le retour du Seigneur Lui-même pour nous chercher et nous introduire là où nous pourrons vraiment jouir de Son amour. Que cette espérance remplisse nos cœurs de reconnaissance tous les jours !

Une troisième pensée en rapport avec notre position chrétienne et en rapport avec la place que le Seigneur Jésus a prise : j’aimerais lire dans le chapitre 16 tout d’abord, et ensuite au chapitre 14. « Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » (16. 7). Le Seigneur parle ici du Saint Esprit, le Consolateur et il dit : – Mes chers disciples, il est avantageux pour vous que je m’en aille… parce que c’est seulement après Son départ qu’Il peut envoyer l’Esprit Saint. Le Seigneur a dit cela déjà au chapitre 7. Nous connaissons le verset, je le lis rapidement : le Seigneur « disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (v. 39). Il fallait que le Seigneur soit tout d’abord glorifié et ensuite Il peut envoyer l’Esprit Saint.
Quelle bénédiction de posséder l’Esprit Saint ! Au chapitre 14 Il dit, du Consolateur, au v. 16 : « Moi, je ferai la demande au Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous, et qu’il sera en vous ». Cet autre Consolateur dont le Seigneur Jésus parle, c’est l’Esprit Saint. Il montre quelques contrastes ici en rapport avec Lui-même et l’Esprit Saint, parce qu’Il dit à Ses disciples : – Moi, je m’en vais, je ne suis pas ici-bas avec vous, physiquement toujours, mais l’Esprit Saint sera avec vous éternellement, donc pour toujours.
Et deuxièmement on voit au v. 17 que les disciples pouvaient voir le Seigneur Jésus, comme le monde pouvait aussi Le voir, mais que le monde ne voit pas l’Esprit Saint, il ne Le connaît pas. Il est l’Esprit Saint mais non pas comme une Personne visible ici-bas. Finalement Jésus dit que l’Esprit Saint demeure « avec vous », c’était vrai aussi pour le Seigneur Jésus, mais qu’Il sera « en vous ». En cela le Seigneur mentionne quelque chose de particulier quant à l’Esprit Saint, qui habite maintenant dans les croyants, dans chacun de ceux qui ont cru au Seigneur Jésus et à la perfection de Son œuvre, à la suffisance de Son œuvre : « Il sera en vous » et cela éternellement.
Quel privilège pour nous, chers frères et sœurs ! Nous pouvons être tellement reconnaissants pour cela, de posséder l’Esprit Saint qui habite en nous d’une manière dont Il n’a pas habité dans les croyants de l’Ancien Testament, parce que l’œuvre de la rédemption n’était pas encore accomplie. Il fallait tout d’abord que l’œuvre soit accomplie, et après la glorification du Seigneur Jésus, Il pouvait nous donner l’Esprit Saint, et qui habite en nous. Ces chapitres nous parlent beaucoup de Son ministère ici-bas.

J’aimerais encore mentionner quelques points en rapport avec le ministère de l’Esprit Saint, comme ces chapitres nous le montrent. On voit comment le Seigneur prépare les disciples pour leur position et les privilèges qui sont les leurs. Au chapitre 14 de nouveau, le Seigneur Jésus, un peu plus tard,  dit de l’Esprit Saint : « le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (v. 26). Enseigner et rappeler aux disciples ce que le Seigneur a dit, ce qu’Il a fait, parce que nous comprenons cela : les disciples ont à peine bien compris et saisi la profondeur des paroles du Seigneur Jésus qu’Il a prononcées ici-bas. Plusieurs fois on a ce témoignage dans cet évangile, par exemple à la fin du chapitre 2.
Le Seigneur Jésus avait parlé du temple de Son corps en rapport avec Sa résurrection. Il bâtira le temple de Son corps, Il va ressusciter après trois jours. « Quand donc il fut ressuscité d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela ; et ils crurent à l’Écriture, et à la parole que Jésus avait dite » (v. 22). C’est l’Esprit Saint qui leur a rappelé cela et les a aidés afin qu’ils comprennent vraiment cela. Dans le chapitre 12 nous lisons aussi le verset 16, où on a quelque chose d’un peu similaire. « Ses disciples ne comprirent pas d’abord tout cela; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit à son sujet et qu’on avait fait ainsi à son égard ». De nouveau l’Esprit Saint a rappelé, a enseigné aux disciples les paroles du Seigneur. Les paraboles, par exemple, que le Seigneur a dites, il les a expliquées à Ses disciples, mais c’est seulement par l’Esprit Saint que nous pouvons comprendre la profondeur de l’enseignement que le Seigneur a donné.

Au chapitre 15 v. 26, nous lisons : « Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi » – témoignage que l’Esprit Saint a rendu avant tout de la glorification du Seigneur Jésus, de Sa place dans le ciel, et ce témoignage a été rendu dans les Actes des apôtres et notamment par l’apôtre Paul en rapport avec la place du Seigneur dans la gloire. Il rend témoignage.

Quatrièmement, nous lisons au v. 8 du chapitre 16 de l’évangile de Jean : « quand il [l’Esprit Saint] sera venu,lui, il confondra le monde au sujet du péché, de la justice, et du jugement ». « Il convaincra le monde de péché », le Seigneur explique cela « parce qu’ils ne croient pas en moi ». La présence même de l’Esprit Saint ici-bas convainc le monde qu’il a rejeté le Seigneur Jésus. Il n’a pas voulu de Lui, il voulait être débarrassé de Lui. Le Seigneur Jésus est maintenant monté dans le ciel, dans la gloire, et l’Esprit Saint est venu, et Sa présence ici-bas sur la terre est pour convaincre le monde de son péché : il a crucifié le Seigneur Jésus. C’est bien solennel.
Plus tard, le Seigneur ajoute au v. 13 : « quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité : car il ne parlera pas de par lui-même ; mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera ce qui va arriver. Celui-là me glorifiera ; car il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera ». Encore plusieurs choses sont dites de l’Esprit Saint, de Son activité : tout d’abord conduire dans toute la vérité, annoncer les choses qui vont arriver, et glorifier le Seigneur Jésus.
On peut certainement discerner plus que ces 7 points que je viens de mentionner maintenant en rapport avec ce que fait l’Esprit Saint, vraiment comprendre la vérité, notamment la vérité en rapport avec la place que le Seigneur a prise dans la gloire et tout ce qui en découle, que le Seigneur est la tête glorifiée et que les croyants sur la terre sont unis à Lui, étant Son corps ici-bas sur la terre, et comment le Seigneur, comme étant la Tête glorifiée, désire vraiment diriger et conduire, et agir dans Son assemblée.
On voit que L’Esprit Saint nous fait connaître ces choses, et bien d’autres choses, toute la vérité chrétienne. Il est aussi Celui qui annonce les choses qui vont arriver en rapport avec le futur, et pas seulement ce que l’Ancien Testament nous montre déjà en rapport avec la gloire millénaire, mais toutes les choses que nous trouvons dans le Nouveau Testament aussi en rapport avec l’état éternel. Tout cela, le Saint Esprit nous le montre. Quel sujet de reconnaissance pour nous ! Il glorifie le Seigneur Jésus. Il montre vraiment les gloires du Seigneur Jésus. Et ainsi nos cœurs sont attachés au Seigneur Jésus. Quel sujet de joie pour nous, nous possédons l’Esprit Saint et ainsi nous nous réjouissons de la place que le Seigneur a prise dans la gloire. Et ainsi aussi, nous désirons montrer de l’amour pour Lui en réalisant un peu plus notre position si privilégiée ici-bas sur la terre, étant en relation avec le Seigneur.

J’aimerais mentionner encore, dans le chapitre 14, que le Seigneur Jésus a parlé plusieurs fois de l’amour pour Lui, et j’aimerais lire encore le v. 21 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui ».
L’amour pour le Seigneur se manifeste donc tout d’abord en ayant Ses commandements, mais aussi en les gardant. C’est ce que le Seigneur nous a dit pour nous montrer le chemin dans lequel nous devrions marcher. L’Esprit est là pour nous aider afin que nous puissions marcher dans un chemin qui est à l’honneur du Seigneur Jésus – et pas seulement les commandements, mais au v. 23 : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ». C’est plus général que ce que la Parole nous dit aussi en rapport avec la gloire du Seigneur Jésus ; et nous pouvons connaître vraiment Ses pensées – et aussi en rapport avec les choses qu’on appelle commandements directs, agir d’une manière qui soit à la gloire du Seigneur Jésus, agir selon Ses pensées. Que le Seigneur nous aide pour faire cela !

Encore un dernier verset au chapitre 17, en rapport avec la place que le Seigneur a prise. Le Seigneur dit : « moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (v. 19). De nouveau, quand le Seigneur Jésus dit : « je me sanctifie pour eux », Il parle de Sa place dans la gloire et Il va prendre une place à part, afin que nous aussi nous soyons sanctifiés, une place à part ici-bas sur la terre, unis avec le Seigneur, mais à part du monde. C’est une part positionnelle, notre position chrétienne, et d’autre part bien sûr nous la réalisons dans la mesure où nous sommes attachés à Celui qui est dans la gloire.
Elle a cet effet sanctifiant sur nos vies comme on le lit dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 3 : « nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (v. 18). Le Seigneur s’est sanctifié, et maintenant nous Le contemplons dans la gloire à face découverte. Nous contemplons la gloire du Seigneur et nous sommes transformés. Cette transformation se réalise en nous. L’Esprit Saint est là, et il fait cela, cette transformation dans nos vies. Comme le Seigneur l’avait déjà dit en Jean 14 au v. 19 : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez ».
Quand le Seigneur dit cela : « vous me verrez », ce n’est pas seulement en rapport avec ce que l’on a lu au début du chapitre, c’est-à-dire quand Il vient pour nous chercher. Bien sûr nous allons Le voir comme Il est, merveilleux, mais déjà maintenant l’Esprit Saint est là et Il nous montre la gloire du Seigneur Jésus. Il nous transforme à Son image. Nous pouvons avoir ces relations vitales avec Lui, « parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez ». C’est vraiment vivre cette relation avec le Seigneur et ainsi être transformé à Son image. C’est ce que le Seigneur désire. C’est notre position bénie ici-bas, sur la terre, mais tellement associée à la place que le Seigneur Jésus Lui-même a prise dans la gloire.

Que ces choses que nous avons maintenant vues dans la Parole nous aident à vivre davantage jour après jour, dans la jouissance de la place que le Seigneur a prise et que cela ait vraiment cet effet sanctifiant sur nos vies, que nous vivions vraiment pour Lui, Celui qui nous a tant aimés et que notre amour pour le Seigneur Jésus soit un amour intelligent, un amour qui réalise pourquoi le Seigneur a souffert mais aussi qui réalise davantage la place que le Seigneur a prise à la droite de Dieu et toutes les conséquences bénies que cela a pour nous. Que le Seigneur bénisse sa Parole !

J’aimerais lire encore quelques strophes du cantique 72 :

Tu nous instruis, tu nous consoles,
Durant ton absence, ô Jésus !
Car ton Esprit et tes paroles
Demeurent avec les élus.

Ta voix se fait toujours entendre
Dans tes oracles précieux,
Et ton Esprit, pour les comprendre,
Touche nos cœurs, ouvre nos yeux.

De ton grand amour la mémoire
Se transmet ainsi chez les tiens.
Au désert nous voyons ta gloire
Et goûtons les célestes biens.

Mais bientôt, son doux ministère
Prendra fin pour ton cher troupeau ;
Et face à face, en ta lumière,
Nous te parlerons, saint Agneau !

 

 

D’après edification.bible février 2021

 

ÉLIE ET LA VEUVE DE SAREPTA

IMG_9362

 

 

ÉLIE ET LA VEUVE DE SAREPTA

1 Rois 17
 

 

« Et Élie, le Thishbite, d’entre les habitants de Galaad, dit à Achab : L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant, qu’il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. Et la parole de l’Éternel vint à lui, disant : Va-t’en d’ici, et tourne-toi vers l’orient, et cache toi au torrent du Kerith, qui est vers le Jourdain. Et il arrivera que tu boiras du torrent, et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là.
Et il s’en alla et fit selon la parole de l’Éternel : il s’en alla et habita au torrent du Kerith, qui est vers le Jourdain. Et les corbeaux lui apportaient du pain et de la chair le matin, et du pain et de la chair le soir, et il buvait du torrent. Et il arriva, au bout de quelque temps, que le torrent sécha, car il n’y avait pas de pluie dans le pays.
Et la parole de l’Éternel vint à lui, disant : Lève-toi, va-t’en à Sarepta, qui appartient à Sidon, et tu habiteras là ; voici j’ai commandé là à une femme veuve de te nourrir. Et il se leva et s’en alla à Sarepta ; et il vint à l’entrée de la ville ; et voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois ; et il lui cria et dit : Prends-moi, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive. Et elle s’en alla pour en prendre.
Et il lui cria et dit : Prends-moi dans ta main, je te prie, un morceau de pain. Et elle dit : L’Éternel ton Dieu est vivant, que je n’ai pas un morceau de pain cuit, rien qu’une poignée de farine dans un pot, et un peu d’huile dans une cruche ; et voici, je ramasse deux bûchettes, afin que j’entre, et que je prépare cela pour moi et pour mon fils ; puis nous le mangerons et nous mourrons.
Et Élie lui dit : Ne crains point ; va, fais selon ta parole ; seulement fais-moi premièrement de cela un petit gâteau, et apporte-le-moi ; et, après, tu en feras pour toi et pour ton fils ; car ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Le pot de farine ne s’épuisera pas, et la cruche d’huile ne manquera pas, jusqu’au jour où l’Éternel donnera de la pluie sur la face de la terre.
Et elle s’en alla, et fit selon la parole d’Élie. Et elle mangea, elle, et lui, et sa maison, toute une année. Le pot de farine ne s’épuisa pas et la cruche d’huile ne manqua pas, selon la parole de l’Éternel, qu’il avait dite par Élie ». (  1 Rois 17. 1 à 16).

En lisant ce passage on voit apparaître sur la scène, d’une façon assez subite, le prophète Élie, le Thishbite, dont il n’est pas question auparavant. Et il se présente devant le roi d’Israël, Achab, à Samarie, avec un message assez surprenant : « il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole ». Quelle annonce surprenante pour Achab de la part de cet inconnu qui se présente avec un tel message, qui prétend, devant les yeux d’Achab, commander à la pluie !
Et pourtant ce n’est pas de la prétention, parce qu’il a commencé par quelque chose d’important : ses premières paroles sont : « l’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens ». Et c’est de Sa part qu’il parle. C’est de Sa part que vient cette puissance surnaturelle, d’empêcher la pluie de tomber.
Quelle a été la réaction d’Achab, nous ne le savons pas. Peut-être qu’il ne l’a pas vraiment pris au sérieux sur le moment. Élie repart sans être inquiété, alors que plus tard Achab cherchera à le capturer et même à le faire mourir. Voilà ce qui faisait la force et la légitimité d’Élie pour s’adresser ainsi à Achab, avec un message aussi étrange : c’est qu’il se tenait devant l’Éternel, le Dieu d’Israël, une position qui était bien différente de celle d’Achab.
La fin du chapitre précédent nous montre, comme un sombre tableau, dans quel cadre apparaît ainsi Élie. Mais combien de traits lumineux apparaissent, si nous lisons ce chapitre, de la foi d’Élie et de la foi de la veuve de Sarepta, qui ressortent sur un fond bien sombre puisqu’on voit à la fin du chapitre 16 que l’idolâtrie avait été installée officiellement par Achab et par sa femme Jézabel. L’adoration de Baal et d’Ashtoreth était devenue en quelque sorte le culte officiel du peuple d’Israël. Quelle décadence !
Quant au peuple, son état n’était guère meilleur, puisque ce qui est rapporté dans le dernier verset du chapitre 16 montre que cet homme de Béthel, qui était pourtant cette maison de Dieu qui avait été autrefois révélée par l’Éternel à Jacob, avait méprisé la malédiction prononcée par Josué sur Jéricho (Jos. 6.26).
Donc il n’y avait plus de crainte de Dieu en quelque sorte dans le peuple d’Israël à ce moment-là, ni au plus haut niveau, chez le roi et la reine, ni dans le peuple.
Alors en contraste on voit briller la foi et l’assurance d’Élie. Il peut dire : « L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant ». Élie craignait l’Éternel et il Le servait. Non seulement cela, mais il revendiquait l’Éternel comme étant son Dieu.
D’ailleurs son nom même le proclamait. Élie veut dire : dont le *Dieu est l’Éternel. C’est important, en contraste avec l’idolâtrie ambiante. Mais en quelque sorte, son nom c’est seulement sa position publique. Mais cela ne suffit pas. On voit au v. 34 du chapitre 16 que Hiel, le Béthélite, avait lui aussi un nom qui proclamait publiquement, officiellement en quelque sorte, sa foi en Dieu. Son nom, Hiel, veut dire : Dieu est vivant. Et on voit pourtant qu’il agit d’une manière contraire à la Parole. Donc le nom, la position extérieure, ne suffit pas. Et pour Élie cela s’accompagne d’une réelle communion avec Dieu : « L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens ».
Que ce soit davantage notre part à chacun, de ne pas nous contenter d’une position extérieure, mais de rechercher, de vivre effectivement dans la lumière de Dieu, dans Sa présence ! Puissions-nous dire aussi dans notre mesure : l’Éternel devant qui je me tiens. Alors nous aurons effectivement de l’assurance pour parler de Sa part et pour agir d’une manière qui corresponde à Sa volonté.
On voit qu’Élie écoute la parole de l’Éternel, puisque tout de suite après s’être présenté à Achab, la parole de l’Éternel vient à lui en lui disant : « Va-t’en, cache toi au torrent du Kerith ». L’Éternel savait qu’Achab ferait rechercher Élie. Il le fait se cacher. Nous avons un endroit bien précis : « j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là », pas ailleurs. Élie n’avait pas le choix de l’endroit où il devait aller pour être nourri. Il devait se rendre là, dans le pays de Galaad, dont il venait en fait (voir 17. 1), de l’autre côté du Jourdain, et dépendre des corbeaux, ces animaux impurs, pour sa nourriture.
Quelle position humiliante en quelque sorte après s’être présenté devant le roi avec un message si fort, que de devoir être caché dans un désert, au bord d’un torrent, et de dépendre de ces corbeaux, ces animaux impurs, pour être nourri !
Et en même temps quel miracle, quelle grâce de la part de Dieu de pourvoir par avance aux besoins de Son serviteur pendant ce temps de famine qui allait venir, en lui assurant de quoi manger matin et soir, du pain et de la viande, par des moyens extraordinaires, par les moyens de Dieu.
Et Élie se confie dans la parole de Dieu. Il obéit, il s’en va au bord du torrent et il reste là. Combien de temps est-il resté là ? Sans doute assez longtemps. Est-ce que nous y avons pensé ? Il y est resté quelque temps. Si on compare avec ce qui est dit à la note g à propos du v. 15, c’est une expression qui signifie environ une année (Nomb. 9. 22 : « (beaucoup) de jours : ailleurs aussi : un an »). Une année environ où Élie est resté là tout seul, au bord du torrent, avec comme seule compagnie les corbeaux…
Nous avons connu il y a quelque temps dans nos pays cette épreuve du confinement. Mais pensons à Élie qui est tout seul pendant environ un an, sans aucun contact avec ses semblables, personne à qui parler. Il est seul, mais seul avec Dieu. Et cela lui suffit.
Est-ce que cela nous suffit aussi lorsque nous nous retrouvons seuls, et c’est peut-être le cas de beaucoup encore ici et là, dans les maisons de retraite, dans les hôpitaux, chez eux ? Est-ce que, lorsque nous sommes seuls, la compagnie de Dieu, de l’Éternel, devant qui nous pouvons nous tenir jour après jour, nous suffit ?
Et en même temps c’était une formation pour Élie, pour apprendre à ne pas compter sur lui-même, à compter sur Dieu, pour le grand miracle qu’il devait opérer publiquement au chapitre suivant. Il y a ces trois ans et demi de famine qui ont été pour lui aussi un temps de préparation avant de convoquer publiquement le peuple sur la montagne du Carmel. On ne trouve pas cette durée de trois ans et demi dans le récit du 1er livre des Rois. Il est simplement dit au chapitre suivant : « la troisième année » (18. 1). On trouve cette durée indiquée dans le Nouveau Testament dans l’épître de Jacques en particulier (Jac. 5. 17).
Je voudrais lire encore quelques versets, de la bouche du Seigneur Lui-même, dans la synagogue de Nazareth en Luc 4. Le Seigneur parle de cette scène qui va nous occuper : « Et il [le Seigneur] ajouta : En vérité, je vous dis qu’aucun prophète n’est reçu dans son pays. Et, en vérité, je vous le dis qu’il y avait beaucoup de veuves en Israël, aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois, et qu’il y eut une grande famine dans tout le pays ; mais Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, sinon à Sarepta dans le pays de Sidon chez une veuve » (v. 24 à 26).
On voit donc que le Seigneur précise là la durée de cette famine, trois ans et demi. Il indique que c’est une figure prophétiquement de la grande tribulation qui est encore à venir pour le peuple d’Israël. C’est ce qui sera nécessaire pour que le résidu de ce peuple se repente et reconnaisse enfin son Messie, retourne à l’Éternel – comme cela eut lieu aussi, au moins partiellement, dans l’histoire du peuple au chapitre suivant.
Mais en attendant, les semaines, les mois passent. Élie est seul au bord de son torrent et les corbeaux viennent fidèlement le nourrir. Quelle grâce et quelle miséricorde de la part de Dieu !
Il connaît nos besoins. Il y répond même par des moyens extraordinaires. Comptons sur lui. Et au bout de quelque temps, peut-être une année, alors le torrent sèche. La pluie ne tombait plus pendant tout ce temps-là et le torrent même finit par sécher car il n’y avait pas de pluie dans le pays.
Quelle va être la réaction d’Élie ? L’épreuve n’est pas pour lui. C’est pourtant l’Éternel qui l’avait envoyé là au bord de ce torrent précisément et qui lui avait dit : tu boiras du torrent. Et puis le torrent sèche. Alors est-ce que l’Éternel s’était trompé ? Que faire ? Est-ce que Élie décide de partir et d’aller chercher un autre torrent, s’il n’y avait pas de l’eau ailleurs ?
Non. Il attend que l’Éternel lui indique la suite. Et l’Éternel le fait. « Et la parole de l’Éternel vint à lui » (v. 8). L’Éternel continuait à s’occuper de lui. Il l’avait envoyé là. Il avait permis que le torrent sèche, mais Il avait d’autres ressources, un autre chemin pour lui.
C’est une leçon simple mais importante pour nous de vraiment dépendre de Dieu.
C’est un des mots clés que je voulais souligner ce soir : la dépendance d’Élie. C’est attendre que l’Éternel parle pour agir, et obéir simplement. Cela n’est pas dit au début du chapitre, mais il ne s’était pas présenté de lui-même devant Achab non plus. L’épître de Jacques nous apprend qu’il a dû prier pour cela avant, même avec instance. Il avait attendu certainement que l’Éternel l’envoie vers Achab. Il est attentif à la parole de l’Éternel, et il obéit. Que ce soit aussi notre part !
Et si les épreuves surviennent, même dans le chemin où nous marchons, n’en déduisons pas trop rapidement que nous nous sommes trompés ou que nous n’étions pas là où l’Éternel nous voulait. L’Éternel l’avait envoyé au bord de ce torrent, et pourtant le torrent a séché. Mais Dieu l’avait prévu et il lui donne d’autres instructions. Que nous ayons cette confiance dans la parole de Dieu, dans Ses soins à notre égard !
Et alors l’étape suivante est bien remarquable aussi. « Lève-toi, va-t’en à Sarepta, qui appartient à Sidon, et tu habiteras là ; voici j’ai commandé là à une femme veuve de te nourrir ». On voit que cette expression « là » est répétée. Élie n’avait pas le choix de l’endroit où il devait aller. Il suivait les instructions qu’il recevait de la part de l’Éternel. Pourquoi à Sarepta ? Pourquoi si loin ? Pourquoi en dehors du pays d’Israël, et en se confiant ainsi à une étrangère ? C’était bien des questions qu’Élie pouvait se poser. Et le Seigneur le souligne : il y avait d’autres femmes veuves dans le pays à ce moment-là, qui devaient aussi être en danger de mourir de faim et auraient pu s’occuper d’Élie.
Mais Élie est envoyé à Sarepta, dans le territoire à mi-chemin à peu près entre Tyr et Sidon, à environ cent cinquante kilomètres de l’endroit où il se trouvait. Il avait donc un voyage à faire pour aller là. L’Éternel a certainement pris soin d’Élie dans les détails pendant ce voyage. Il n’en est pas parlé. Et Élie ne proteste pas. Il obéit. Malgré l’humiliation que cela pouvait représenter pour lui, après avoir été nourri par les corbeaux, des animaux impurs, d’être nourri par une étrangère, il obéit et il y va. « Et il se leva et s’en alla à Sarepta », se confiant dans la parole de l’Éternel. Il pourrait peut-être de nouveau paraître étrange de demander à une femme veuve de le nourrir, une femme sans ressources. On la voit effectivement arrivée au bout de ses ressources. Comment pouvait-elle nourrir en plus Élie ?
« Il vint à l’entrée de la ville ; et voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois ». Il s’est douté que c’était celle que l’Éternel avait envoyée. Et il fait en quelque sorte un test en s’adressant à elle. Il lui crie : « Prends-moi, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive ». C’était peu de chose, mais souvenons-nous que l’eau devait être précieuse après la longue sécheresse. La femme manifeste là son obéissance, en quelque sorte, à la parole d’Élie : « Et elle s’en alla pour en prendre ». Pourtant elle était sortie pour faire autre chose. Mais elle accepte cette demande et alors cela encourage Élie à lui demander d’aller plus loin. Elle n’avait pas refusé de lui donner un peu d’eau.
Alors de nouveau il lui crie : « Prends-moi dans ta main, je te prie, un morceau de pain ». Là encore bien peu de chose en apparence, mais pourtant c’était beaucoup dans cette période de famine. La réponse de la femme va bien le montrer. « Elle dit : L’Éternel ton Dieu est vivant, que je n’ai pas un morceau de pain cuit ». C’est important de prononcer le nom de l’Éternel. Elle dit : « L’Éternel ton Dieu ». Elle reconnaît que c’était le Dieu d’Israël. Sans doute qu’elle reconnaissait Élie par son vêtement comme prophète de l’Éternel. Un prophète, en général, avait un vêtement distinctif, de poil en général, de peau.
Mais elle dit « l’Éternel ton Dieu ». Elle montre par cette parole et par la suite que ce Dieu d’Israël était le vrai Dieu. C’était une étrangère mais elle craignait l’Éternel, en contraste avec beaucoup des fils d’Israël, des femmes à cette époque dans le pays. Et elle, cette étrangère, elle craignait l’Éternel.
Combien c’est beau de voir cette foi qui brille dans cette étrangère, comme plus tard dans cette femme syrophénicienne à qui le Seigneur a pu dire : « Ô femme, ta foi est grande » (Mat. 15. 28) alors qu’Il avait trouvé si peu de foi dans Son propre peuple. Là on a un peu la même chose. Elle lui dit : « l’Éternel est vivant ». Et alors elle doit confesser qu’elle n’a rien : « Je n’ai pas un morceau de pain cuit ». Qu’est-ce que j’ai ? « Je n’ai rien, rien qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche ». Et voici je vais faire cuire et préparer et manger, et ensuite nous mourrons parce que je n’ai plus rien d’autre. Quelle détresse, n’est-ce pas !
L’Éternel connaissait ses besoins, connaissait la foi de cette femme et il avait prévu de répondre à ses besoins, d’y répondre abondamment pour qu’elle puisse nourrir aussi Élie, et son propre fils. Quelle grâce de sa part !
Est-ce que nous savons compter aussi sur lui, sur ce Dieu qui est ce Père pour nous ! Il connaît nos besoins, il sait comment y répondre. Mais arrêtons-nous un peu sur cette réponse. Est-ce que nous savons le reconnaître, lorsque nous n’avons rien ?
Peut-être que par moments nous traversons une période de sécheresse, de famine spirituelle, et pourtant quelqu’un nous demande à manger. Ou bien comme le Seigneur le dit à Ses disciples en leur montrant une foule au bord de la mer : « Vous, donnez-leur à manger » (Mat.14. 16).
Nous devons répondre comme les disciples : nous n’avons pas de quoi leur donner à manger. Les disciples ont dit : « Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons » (v17). Qu’est-ce que cela pour une telle foule ? Pour le Seigneur, c’était suffisant.
Ici le dénuement de cette femme est encore plus grand. Elle n’avait même pas cinq pains et deux poissons. Que dit-elle ? « L’Éternel ton Dieu est vivant, que je n’ai rien, rien ». Est-ce que nous savons le reconnaître ? D’abord en nous rien, rien à donner aux autres, rien pour nous nourrir nous-mêmes, dépendant entièrement de Dieu, de Sa Parole, de Ses ressources à Lui. Il est important que nous le réalisions et que nous sachions aussi le reconnaître.
Et alors sa réponse ne s’arrête pas là. Par la grâce de Dieu elle peut ajouter : Je n’ai « rien qu’une poignée de farine dans un pot, et un peu d’huile dans une cruche », bien peu de chose, n’est-ce pas, mais pas rien du tout.
De quoi nous parlent cette poignée de farine et ce peu d’huile dans la cruche ? Cela nous parle des ressources que nous avons justement dans la Personne du Seigneur Jésus.
Même si nous sommes dans une période de sécheresse, tout vrai croyant a en lui le Saint Esprit dont l’huile est une image, et puis cette poignée de farine, la Personne de Christ qu’il connaît comme son Seigneur et comme son Sauveur. Bien sûr, dans l’état normal du croyant, le vase, figure de la personne du chrétien devrait être rempli du Saint Esprit. Et nous devrions aussi être remplis de la Personne de Christ, être occupés de Lui. Mais ce n’est pas toujours le cas, n’est-ce pas ?
Peut-être que nous avons fait l’expérience que, par moments, il nous semble que nous n’avons plus qu’un peu d’huile au fond de la cruche, au fond de nous-mêmes, une poignée de farine seulement au fond du pot. C’est quand même une ressource que nous pouvons apporter au Seigneur comme la femme devait apporter ici à Élie la multiplier et pouvoir s’en nourrir et en nourrir d’autres. Quelle grâce, n’est-ce pas ? Cela fait penser à ce que dit l’apôtre Paul dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 4. Il se compare à un vase de terre, sans valeur. C’est ce que nous sommes par nature. Il dit : « nous avons ce trésor dans des vases de terre » (v. 7).
Ce trésor, c’est la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ, c’est la Personne de Christ qui nous est révélée jour après jour par Son Esprit. Cela, personne ne peut nous l’enlever.
Nous pouvons alors prendre, comme cette femme comme Élie le lui demande, cette poignée de farine avec ce peu d’huile, en faire un gâteau et puis le manger ? Non. Elle l’a porté à Élie, c’est-à-dire au Seigneur.
Il lui avait dit : « fais-moi premièrement de cela un petit gâteau, et apporte-le-moi ». Il nous faut apprendre à tout apporter au Seigneur, Lui donner la priorité, et alors Sa promesse est belle : « après, tu en feras pour toi et pour ton fils », jusqu’à ce que la pluie revienne.
Quelle promesse ! Il fallait avoir la foi, il fallait avoir la confiance dans cette parole d’Élie.
C’est un bel exemple de confiance que nous donne cette femme. Elle le croit sur parole, elle fait ce qu’il dit, au risque de se démunir du peu qui lui restait. Elle le présente d’abord à Élie, et ce petit gâteau est fait avec cette poignée de farine et ce peu d’huile.
A quoi cela nous fait-il penser ? Cela nous fait penser à l’offrande de gâteau, telle qu’on la trouve décrite en Lévitique 2.
Les Israélites venaient avec cette fine fleur de farine pétrie à l’huile. Le sacrificateur commençait par en prendre une poignée, une poignée de fleur de farine mêlée avec de l’huile, comme ici. Et il la faisait fumer sur l’autel de l’holocauste, sur l’autel d’airain avec tout l’encens, en bonne odeur devant l’Éternel.
Ici en figure, dans cette offrande, la fine fleur de farine nous parle de l’humanité parfaite, sans péché du Seigneur Jésus, mêlée avec cette huile qui parle du Saint Esprit et cela est présenté en offrande à Dieu, représenté par Élie, comme offrande de bonne odeur avec tout l’encens, toutes les perfections de la Personne de Christ.
Voilà, en figure, ce qu’a fait cette femme. Alors la bénédiction peut venir et se répandre sur elle. « Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Le pot de farine ne s’épuisera pas, et la cruche d’huile ne manquera pas, jusqu’au jour où l’Éternel donnera de la pluie sur la face de la terre. Et elle s’en alla, et fit selon la parole d’Élie » : confiance en sa parole, puis obéissance : elle fit selon la parole d’Élie.
Que cela nous caractérise davantage, chers frères et sœurs !
Confiant en Dieu dans Ses ressources, dans Sa miséricorde, Sa grâce à notre égard et à l’égard de ceux qui nous entourent. Et puis alors l’obéissance à Sa Parole, même si cela paraît contre nature de donner d’abord à un étranger ses dernières ressources.
Elle le fait et combien elle en est bénie : « Elle mangea, elle, et lui, et sa maison, toute une année ». Comme il est dit en note, tous les jours qui restaient jusqu’à la fin de la période de la famine. « Le pot de farine ne s’épuisa pas et la cruche d’huile ne manqua pas, selon la parole de l’Éternel, qu’il avait dite par Élie ».
Voilà quelques-unes des leçons que nous pouvons retirer de cette scène dans l’obéissance de cette femme, dans la confiance en la parole de Dieu dite par Élie. Et c’était une étrangère. Elle a cru Dieu, elle a cru à la parole de son prophète et elle a été bénie.
Elle a fait l’expérience de la pleine suffisance des ressources de Dieu pour ceux qui s’attendent à lui. Que ce soit aussi notre cas !

Bien sûr il y a certaines choses tristes. J’en dis quelques mots. Cette scène qui suit ces choses et cette bénédiction : voilà que son fils tombe malade jusqu’à ce qu’il n’y eut plus de souffle en lui, et il meurt (17. 17). Comme la suite nous le montre, son âme l’avait quitté. Que faire ?
C’est un peu comme quand le torrent avait séché. Dieu pourvoyait à ses besoins, à ceux de son fils, à ceux du prophète et voilà que son fils meurt. Est-ce que Dieu est courroucé ? On voit la réaction de cette femme. Elle dit à Élie : « Es-tu venu chez moi pour mettre en mémoire mon iniquité et faire mourir mon fils ? » Est-ce que ce n’est pas souvent notre réaction lorsque l’épreuve survient, de penser que Dieu nous punit pour un péché en particulier, pour nos péchés ? Cela peut être le cas, il ne faut pas l’exclure absolument. Mais en général ce n’est pas cela que Dieu a en vue. Non, c’est l’épreuve qui est là pour faire briller Sa gloire comme dans le cas de Lazare. « Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu », et pourtant Lazare est mort. Comme la gloire de Dieu a brillé dans sa résurrection, ici nous en avons en quelque sorte une image.
C’est le cas aussi de l’aveugle-né. Les disciples ont demandé : « qui a péché : lui, ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (Jean 9. 2). Le Seigneur répond : Non, « ni lui n’a péché, ni ses parents ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées ».
Que nous ayons aussi cette confiance, lorsque l’épreuve survient, que même si cette épreuve mène à la mort, ce n’est pas la fin. Et même si nous n’avons pas à attendre une résurrection sur la terre, nous savons que la résurrection des croyants aura lieu très bientôt. Combien Dieu saura manifester au tribunal de Christ, et dans la gloire, les fruits de l’épreuve tels qu’Il les aura disposés pour Ses enfants pendant leur séjour sur la terre.
Comme la réponse de Dieu est belle ! On voit de nouveau que la veuve apporte son enfant à Élie, sa seule ressource – pour la foi d’Élie aussi, qui prie avec instance jusqu’à obtenir cette réponse miraculeuse de la part de Dieu. « Élie prit l’enfant, et le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère. Et Élie dit : Vois, ton fils vit. Et la femme dit à Élie : Maintenant, à cela je connais que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l’Éternel dans ta bouche est la vérité ».
Quelle leçon, n’est-ce pas ? Restons sur la parole de cette veuve comme conclusion : « je connais… que la parole de l’Éternel dans ta bouche est la vérité ».
Que ce soit toujours davantage notre expérience ! En la lisant et aussi, dans nos circonstances, que nous puissions apprendre à dépendre des ressources miséricordieuses de Dieu, jour après jour ; même lorsque nous n’avons rien, apporter ce que nous avons au Seigneur pour que Lui nous fasse prospérer, le fasse en bénédiction pour d’autres et pour nous-mêmes.
Et puis, pour nos proches, ceux qui sont malades, ceux qui traversent des difficultés, que nous sachions les apporter au Seigneur avec confiance et nous attendre à Sa réponse !
Que le Seigneur bénisse encore Sa Parole et que nous y soyons attentifs !

 

D’après edification.bible mars 2021

 

CORONA 52

PXL_20201219_124654699

 

 

CORONA 52

 La ceinture de l’éphod (Ex. 28. 8)

 

 

Dans la Parole de Dieu, la ceinture symbolise le service. C’est grâce à elle que l’éphod tenait en place. Elle était confectionnée avec les mêmes éléments que l’éphod et le pectoral. Rappelons que le pectoral était une sorte de coussin carré sur lequel étaient attachées les douze pierres précieuses. Ces douze pierres représentaient les douze tribus du peuple d’Israël, portées sur le cœur du souverain sacrificateur dans la présence de Dieu. La ceinture était faite « d’or, de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors ». Sur la terre, dans le lieu saint, Aaron représentait le peuple devant Dieu. Dès que l’œuvre expiatoire de la croix fut accomplie, notre Seigneur, « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12). Le service de Christ dans la gloire, en faveur des Siens qui sont sur la terre, est aussi parfait que Sa personne, et ceci est merveilleux ! Nous chantons parfois : « tout, dans ta personne adorable, est amour, grandeur et beauté ».
À nouveau, rappelons-nous ce que représentent l’or, le bleu, la pourpre et le fin coton :

L’or est une image de la justice divine. Dieu « est juste et justifie celui qui est de la foi en Jésus » (Rom. 3. 26) ; juste envers Lui-même, car le sacrifice de Christ répond à Sa sainteté, juste envers Son Fils qui a donné Sa vie pour quiconque croit, juste envers le pécheur repentant qui, par la foi est justifié gratuitement ; son Sauveur a été jugé à sa place.

Le bleu représente « l’homme Christ Jésus », « venu du ciel » (1 Tim. 2. 5 ; 1 Cor 15. 47). Il est la Parole qui « devint chair et habita au milieu de nous » (Jean 1. 14). L’apôtre inspiré a écrit : « le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair (dans un corps d’homme) » (1 Tim. 3. 16). Et cet Homme est retourné dans le ciel pour nous représenter.

La pourpre nous parle du Roi des rois, mais « Jésus qui est appelé Christ » (Mat. 27. 22) fut rejeté par les chefs (Act. 4. 26) quand bien même il avait été reconnu par Pilate comme le roi des Juifs lorsqu’il dit : « Crucifierai-je votre roi ?».

L’écarlate fait référence au Serviteur de l’Éternel qui s’est humilié en « prenant la forme d’esclave » et qui « s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 7 et 8). Présentement, Il nous sert dans la gloire (Héb. 7. 24 à 28).

Le fin coton exprime la perfection du Fils de l’homme, saint et sans péché, qui, après une vie de labeur consacrée à guérir et à délivrer des hommes, des femmes et des enfants de la puissance du diable, s’est offert à Golgotha en sacrifice pour nos péchés. Dans la gloire, Jésus reste à toujours Homme tout en étant Dieu ! De la pureté évoquée par le fin lin de la ceinture, notre Seigneur voulait nous en revêtir pour nous amener à Dieu dans Sa présence. Dieu a tout fait et tout révélé pour que nous soyons bien assuré de notre salut. Ce salut est vu sous trois aspects :

Le salut de l’âme qui débute au pied de la croix par la confession de nos péchés et la réception par la foi, dans nos cœurs, de Jésus comme notre Sauveur personnel. La confession, par notre bouche, de Jésus comme Seigneur et la conviction que Dieu L’a ressuscité d’entre les morts, donnent à nos cœurs la certitude d’un salut éternel (Rom. 10. 10).

Un salut quotidien qui se vit de jour en jour en ce que le Seigneur est non seulement notre Intercesseur dans le ciel (Héb. 7. 25), mais Il est celui qui nous garde du mal et nous en délivre (Jean 17. 15 ; Mat. 6. 13). À ce salut quotidien, nous devons y travailler (Phil. 2. 12) ; nous avons la responsabilité de marcher en accord avec la volonté de Dieu.

Un salut final, qui se réalisera à la venue du Seigneur lorsqu’il « transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3. 21). Lors de son passage sur la terre, Jésus, dans tous ses actes, a servi l’humanité. Il a aussi servi son Père jusqu’à la mort de la croix, Il a servi ses disciples après sa résurrection, Il nous sert dans la gloire. Merveilleux Sauveur, ceint de la ceinture de la perfection !

Jésus nous invite à nous ceindre de la ceinture de la vérité pour tenir ferme dans le combat que tout chrétien doit soutenir « contre les puissances spirituelles de méchanceté » (Éph. 6. 12). À cause de cela, que nos reins soient ceints jour et nuit de la Vérité qui est la Parole de Dieu ! Il y a aussi la vérité pratique dans nos vies, la vérité que Dieu veut dans nos cœurs (Ps. 51. 6) ; cette vérité sans mensonge dans nos pensées et dans nos actions est une protection contre les attaques de Satan qui « s’enfuira de nous » si nous lui résistons (Jac. 4. 7). Quelle victoire pour le racheté ! Cette victoire ne peut être connue sans le secours du Seigneur et du Saint Esprit. Et, si quelqu’un s’est laissé surprendre par quelque faute, « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le juste ; et lui est la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2. 1 et 2).

La tiare avec le saint diadème.
La tiare était un bonnet pour gloire et pour ornement à Aaron. Aspect de gloire où, sur le blanc du fin lin symbolisant la pureté du Fils de Dieu, un cordon de bleu était fixé pour recevoir « une lame d’or pur », « le saint diadème », sur lequel était gravé : « Sainteté à l’Éternel » (Ex. 28. 36 et 37 ; 29. 6). Aaron, ainsi revêtu, n’était que l’image d’un plus grand qui viendrait au temps voulu de Dieu pour accomplir Sa volonté (voir Héb. 10. 10). Sur la croix, Jésus, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29) s’est écrié : « C’est accompli » (Jean 19. 30). L’œuvre de la purification des péchés étant achevée, Jésus ressuscite, vainqueur de Satan et de la mort. Il est pour tous ceux qui L’ont reçu, le garant de leur vie éternelle, de leur titre d’enfant de Dieu. La lame d’or pur sur laquelle était gravé : « sainteté à l’Éternel » proclame que toute trace de péché a été ôtée. Son œuvre est parfaite, comme Lui est parfait.
Sur cette base, ceux que Dieu a prédestinés « à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né parmi beaucoup de frères… il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Rom. 8. 29). Gloire à son nom !

L’ŒUVRE DE L’ESPRIT SAINT

DSC03168

 

(Jésus dit) : Je ferai la demande au Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité. Jean 14. 16.

 

L’ŒUVRE DE L’ESPRIT SAINT

 

L’Esprit Saint remplace le Seigneur sur la terre dans ce qu’Il accomplissait quand Il était avec Ses disciples. Après la glorification du Seigneur Jésus dans le ciel, « L’Esprit de vérité » nous a été donné par Dieu le Père « pour être avec vous (les croyants) éternellement » (Jean 14. 16) et pour demeurer en eux : « Il demeure auprès de vous et… il sera en vous » (Jean 14. 17).
Les fonctions de ce « Consolateur » sont décrites dans les versets suivants :
– « L’Esprit Saint… vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (14. 26).
– « Il rendra témoignage de moi » (15. 26).
– « Il confondra (ou convaincra, produira les preuves irréfutables) le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement » (16. 8).
– « Il vous conduira dans toute la vérité… et vous annoncera ce qui va arriver » (16. 13).
– « Celui-là me glorifiera ; car il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera » (16. 14).
L’Esprit Saint est comme un « sceau » que Dieu met sur toute personne qui croit en Jésus, comme le signe que cette personne Lui appartient.
Il est aussi les « arrhes », la garantie, des biens célestes que Dieu donnera en héritage aux croyants : « Ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse qui est les arrhes de notre héritage » (Éph. 1. 13 et 14).
C’est le Saint Esprit qui nous fait comprendre la Parole de Dieu, et par Son témoignage en nous, nous connaissons la relation que nous avons avec Dieu par le moyen de la foi.
« Pour vous… la même onction [le Saint Esprit] vous enseigne à l’égard de tout » (1 Jean 2. 27) ; « Vous avez reçu l’esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rom. 8. 15 et 16).
« Par ceci nous savons qu’il [Dieu] demeure en nous : c’est par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3. 24) ; « Par ceci nous savons que nous demeurons en lui [Dieu] et lui en nous : c’est qu’il nous a donné de son Esprit » (1 Jean 4. 13).
L’Esprit Saint est aussi la puissance qui opère dans la vie de chaque croyant, et Son action ne doit être ni « attristée » ni « éteinte ».
Il agit dans le cœur des rachetés du Seigneur pour développer en eux des affections sincères pour leur Sauveur, et pour les conduire à désirer plus ardemment Son retour. « L’Esprit et l’Épouse disent : Viens » (Apoc. 22. 17).

 

D’après « Il buon seme » août 2015

 

DIEU EST POUR MOI

DSC02118

 

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? Rom. 8. 31 et 32

 

DIEU EST POUR MOI

 

Dieu est amour, c’est pourquoi Il m’aime tel que je suis et Il s’occupe de moi avec tendresse et fidélité.
Dieu est souverain, en conséquence Son amour et Sa bonté agissent envers moi continuellement, toujours et partout.
Dieu est sage, c’est pourquoi Il éclaire les zones d’ombres de ma vie pour les mettre en harmonie avec ce qu’Il est.
Dieu est omniscient, et Il connaît donc l’état de ma relation avec Lui. Il connaît mes besoins intérieurs, mes préoccupations et mes peines avant même que je les ressente.
Dieu est tout-puissant, aussi Il me protège en toutes circonstances. Il peut me libérer des tentations, d’où qu’elles proviennent, et me rendre vainqueur.
Dieu est omniprésent, par conséquent Il est là où je suis, à tout moment, pour me dire : Aie bon courage, je suis près de toi et je comprends les blessures que la vie t’inflige ; n’est-ce pas moi qui te donne le calme, la paix, la joie ? Oui, je suis tout près de toi, à ton côté.
Dieu est miséricordieux : Il donne sans rien exiger en retour ; mais Il attend de moi que j’apprécie les bénédictions dont Il me comble, et que je Lui en sois reconnaissant.

Oui sur Dieu seul repose-toi mon âme ; Jésus est là, toujours à tes côtés.
Dans la douleur, dans les eaux, dans la flamme, son tendre amour a voulu te porter.
Si Dieu te forme et t’éprouve, mon âme, Il te conduit vers la félicité.
Repose-toi, jamais Dieu ne t’oublie, et l’heure est proche où Jésus va venir.
Tu comprendras les peines de ta vie, et tu verras qu’Il voulait te bénir.
Oh ! que ta foi honore et glorifie Dieu qui t’aima pour l’immense avenir.

 

D’après « Il buon seme » février 2021

 

DEVENU HOMME PAR AMOUR POUR NOUS

DSC01320

 

Le Christ Jésus… étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. Phil. 2. 6 à 8

 

DEVENU HOMME PAR AMOUR POUR NOUS

 

Le chemin qui a conduit Jésus Christ de la gloire du ciel à l’abaissement sur la croix est décrit d’une manière remarquable dans ces versets du chapitre 2 de l’épître aux Philippiens.
Étant Dieu, Il n’a pas considéré que, d’être égal à Dieu était une chose qu’il fallait poursuivre jalousement. Il ne s’est pas contenté de tout supporter avec patience, mais « il s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave ». Il a laissé, pour ainsi dire, la « forme de Dieu », et a été trouvé extérieurement comme un homme ; et, comme homme, Il s’est abaissé Lui-même en étant obéissant jusqu’à la mort.
Sans doute, même lorsque Jésus est venu dans la forme d’un homme, toute la gloire divine brillait en Lui, en paroles, en œuvres, en Esprit, et en toutes autres manifestations de Sa personne. « Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté, vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).
Il y a deux aspects dans l’humiliation du Seigneur : le premier, c’est que, étant Dieu, Il s’est « anéanti » Lui-même, Il est devenu rien ; le second, c’est que, étant trouvé extérieurement comme un homme, Il s’est abaissé Lui-même, « étant devenu obéissant », non seulement dans Sa vie, mais jusqu’à la mort, renonçant entièrement à Lui-même.
Et non seulement Il a accepté de mourir, mais de mourir sur une croix, supplice réservé aux esclaves et aux malfaiteurs.
« C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé très haut et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se plie tout genou des êtres célestes, terrestres et infernaux, et que toute langue reconnaisse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (v. 9 à 11).

D’après « Il buon seme » septembre 2015

 

LA PETITE BOÎTE

IMG_20200314_170405

 

LA PETITE BOÎTE

 

– Mamie, nous vous confions notre petit Serge, sachant qu’il sera heureux avec vous durant notre absence, mais évitez surtout de lui farcir la tête avec vos balivernes et vos fariboles !
Après les effusions qui accompagnent tout départ, M. et Mme Larive montent dans leur grande DS bleue et démarrent rapidement.
Les parents de Mme Larive et le petit Serge leur font signe de la main jusqu’à ce que la voiture ait pris le tournant, puis rentrent tous trois à la maison. Mme Daviaud donne un beau gâteau à son petit-fils afin de le consoler du départ de ses parents et remarque qu’il garde, serrée dans sa main, une mystérieuse petite boîte. Cependant Serge ne semble pas avoir trop de chagrin. Ses yeux bruns pétillent d’intelligence dans son visage fin encadré de cheveux noirs, coupés en frange courte sur le front.
Fred Larive devait faire un stage de six mois dans une ville éloignée et sa femme s’était décidée à l’accompagner en confiant Serge à ses propres parents, dont elle appréciait la haute valeur morale. Bien sûr, il y avait cette question du dimanche qui ennuyait Fred, son mari. Mais elle-même avait été heureuse durant son enfance et son adolescence, lorsqu’elle suivait les réunions avec ses parents, et avait même confessé le Seigneur Jésus comme son Sauveur.
Plus tard, elle avait fait la connaissance de Fred au lycée et, malgré les avertissements de ses parents, elle était devenue sa femme. Ils avaient travaillé ensemble pendant deux ans dans le même laboratoire de recherches scientifiques, mais, avec la venue au monde de Serge, Édith avait cessé toute activité au dehors pour s’occuper de son bébé.
Fred étant athée, Édith ne fréquentait plus les réunions. Son mari appelait « balivernes » toutes ces croyances et il craignait que ses beaux-parents ne « contaminent » leur enfant. C’était ses propres paroles. Toutefois, il reconnaissait la droiture et la bonté de M. et Mme Daviaud.
Après le repas du soir, Mme Daviaud alla border Serge dans son lit, l’embrassa tendrement et revint auprès de son mari. Tous deux avaient l’habitude de terminer la soirée par la lecture de la Bible et par la prière. Bien sûr, Serge aurait pu y assister, mais puisque son père n’y tenait pas, il valait mieux ne pas insister.
Les jours passèrent, égayés par la présence de l’enfant. Serge était rieur et ne semblait pas souffrir de l’absence de ses parents. Il jouait gentiment auprès de sa Mamie tandis que Papy jardinait. Parfois, Mme Daviaud chantait un cantique, mais elle s’arrêtait net, lorsque l’enfant l’écoutait. Avait-elle honte de son Sauveur, cette chère grand maman ? Oh non ! elle l’aimait trop pour cela. Mais, comme son mari, elle craignait de contrarier son gendre, si jamais Serge retenait les paroles des cantiques et les chantait ensuite à son père.
Un mois déjà que le bambin était là ! Le dimanche, Mamie restait à la maison pour garder l’enfant. Comme elle était privée des réunions ! Mais que faire ?
Un beau matin, Mamie préparait le déjeuner lorsque Papy l’appela.
– Écoute, Marguerite, je ne suis qu’un désobéissant. Regarde là, sur la Bible et tu comprendras !
Et il lui montra le verset deux du chapitre dix de l’Exode :
« … afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils, ce que j’ai opéré au milieu d’eux ; et vous saurez que Moi je suis l’Éternel ».
– Tu vois, Marguerite, le peuple terrestre de Dieu devait raconter à ses fils et à ses petits-fils ce que l’Éternel avait fait pour eux. Et nous, qui faisons partie de Son peuple céleste, ne devons-nous pas raconter à notre petit-fils ce que le Seigneur a fait pour nous ? A partir de ce jour, Serge assistera à la lecture que nous ferons plus tôt. Et toi, Mamie, tu vas me faire le plaisir de revenir aux réunions. Et si Fred n’est pas content, il n’a qu’à garder son fils.
– Dieu soit loué ! J’étais si malheureuse le dimanche de ne pouvoir participer à la Cène du Seigneur.
Dès ce soir-là, Serge assista à la lecture en famille. Papy choisit des passages faciles à comprendre pour un enfant de cinq ans. Le petit garçon écoutait gentiment, puis, après la prière, il posait des questions. Ses grands-parents y répondaient toujours, car si l’enfant les interrogeait, c’était bien la preuve qu’il s’intéressait à la lecture.
Le dimanche, ils allèrent tous au culte. Serge fut très sage et attentif.
De retour à la maison, Mamie disposa le couvert. Comme elle mettait la corbeille de pain sur la table, Serge lui dit :
– Tu sais, Mamie, le pain et le vin, c’est comme ma petite boîte.
Mme Daviaud jeta un regard perplexe à son petit-fils.
– Oui, Mamie, le Monsieur l’a dit à la réunion. En partant, maman m’a laissé sa jolie petite boîte que j’aime, en me disant : « Tu penseras à tes parents, mon chéri, tu ne les oublieras pas ! » Quand je regarde la boîte de maman, je pense à elle encore plus et je sais qu’elle reviendra. Jésus a laissé le pain et le vin pour qu’on se souvienne de Lui jusqu’à son retour. Le Monsieur l’a dit.
Papy et Mamie sont très émus de voir que ce bambin de cinq ans a si vite compris ce que les adultes mettent souvent des années à concevoir.
Les jours passaient. Serge s’intéressait de plus en plus à la lecture de la Bible. Avec ses grands-parents, il apprenait à chanter des cantiques. Il récitait par cœur le Psaume 23.
Enfin, voici le grand jour ! Papa et Maman arrivent ce soir. Comme les heures semblent longues au petit ! Papy et Mamie partagent son impatience.
Un coup de klaxon… Les voilà ! Serge descend les marches du perron en courant et Papa le soulève dans ses bras. Après quatre baisers sonores, le père met le petit dans les bras de sa maman qui s’écrie tout émue :
– Comme tu as grandi, mon chéri !
– Et toi, Maman, tu es toute belle !
Les grands-parents ont aussi leur part de baisers, et les remerciements chaleureux de leurs enfants pour avoir si bien soigné leur petit garçon durant leur absence.
Pendant le repas, on bavarde… On a tant à se raconter de part et d’autre. Et la joie d’être réunis illumine tous les yeux.
Mais une phrase de Fred vient jeter un froid :
– Alors, mon petit Serge, ton grand-père ne t’a pas raconté trop de balivernes ?
– Ni de fariboles, répond l’enfant.
Tout le monde rit bien fort. Papy et Mamie se regardent, soulagés.
L’heure du départ est arrivée. M. et Mme Daviaud sont tristes de se séparer de leur petit-fils. La vie comporte bien des séparations. Pourvu que ce jeune enfant n’oublie pas ce qu’il a pu apprendre de la Parole de Dieu… , mais le Seigneur est tout puissant !
M. et Mme Larive installent les valises de Serge dans la voiture. Ce dernier en profite pour prendre ses grands-parents par la main et leur dire :
– Je ne vous oublierai pas et je n’oublierai pas non plus Jésus qui est mort pour moi, même si je ne vais plus à la réunion.
Quelle joie pour Papy et Mamie, et quelle reconnaissance dans leur cœur !
Fred et Édith reviennent de la voiture et voient que leurs parents ont les yeux pleins de larmes.
– Allons, ne pleurez-pas, dit Fred de son ton cavalier, vous le reverrez, votre petit-fils. Nous reviendrons souvent vous voir.
Ils s’embrassent tous et la voiture démarre. A l’arrière, Serge agite sa petite main et les grands-parents lui répondent, attristés de son départ, mais profondément heureux de connaître le secret de ce jeune cœur.
– Tu vois, Marguerite, dit Jean Daviaud, n’avons-nous pas eu raison de faire ce que la Bible dit, de raconter aux oreilles de notre petit fils ce que Dieu a fait pour nous ?
– Si, dit Mamie, d’un air radieux. Mais que va dire Fred ?
– Dieu n’est-il pas plus fort que notre gendre ?

Le soir, Maman Édith borde son petit Serge dans son lit comme elle le faisait six mois auparavant. Serge lui montre la belle petite boîte :
– Tu vois, Maman, j’ai pensé à toi tous les jours ; et tu sais, ta jolie boîte, c’est comme le pain et le vin.
– Que veux-tu dire, mon chéri ?
– Eh bien ! Tu m’as laissé ta petite boîte pour que, quand je la regarde, je pense à toi et à papa jusqu’à ce que vous reveniez. Le Seigneur Jésus, Lui, nous a laissé le pain et le vin pour qu’on se souvienne de Lui jusqu’à Son retour.
– Oh ! mon chéri, dit Édith très émue, que je suis heureuse que tu comprennes ces choses. C’est un peu avec l’espoir que tu les apprendrais que je t’ai confié à tes grands-parents. Mais que va dire papa ? Tu lui as répondu toi-même que Papy ne t’avais pas appris de fariboles.
– Ni de balivernes, ma petite Maman. La Bible, c’est vrai. Ce ne sont pas des histoires. Pour papa, on va prier beaucoup, beaucoup, et il croira aussi. Tous les jours je prie pour lui et pour toi aussi, mais je sais par Mamie que tu connais Jésus, alors je prie surtout pour mon Papa.
Un samedi soir, Fred, Édith et Serge viennent rendre visite à Papy et Mamie. Quelle joie pour les grands-parents et pour le petit-fils, de se retrouver ! Mamie a préparé un bon gâteau comme le petit les aime. Après le repas, on bavarde, on se donne des nouvelles, puis chacun gagne sa chambre. Ce soir, Maman laisse à Mamie le soin de coucher Serge. Il faut bien faire plaisir à la chère grand maman qui doit se sentir triste sans le petit, après l’avoir gardé pendant six mois.
Au grand étonnement de sa femme, Fred sort tout à coup dans le couloir. Édith se demande ce qu’il a pu oublier. Mais lui, à pas de loup, se dirige vers la porte de son fils. Arrivé près de la porte, il s’arrête et retient son souffle pour mieux entendre la petite voix connue : « Seigneur Jésus, garde ma Maman chérie, mais surtout garde mon cher Papa, parce que, tu sais, il ne te connaît pas et il ne faut pas qu’il soit malade avant que tu sois son Ami. Je l’aime tant, je ne voudrais pas aller dans ton beau ciel sans lui. Garde Papy et Mamie qui t’aiment. Et fais que je sois obéissant. En ton beau Nom, Amen ».
M. Larive, très impressionné, regagne la chambre où Édith l’attend.
– Tu as trouvé ce que tu cherchais ? lui demande-t-elle.
– Oui, ma chérie, tout va bien.
Le lendemain, après le petit déjeuner pris en famille, Papy s’apprête à aller au culte.
Fred regarde en souriant sa belle-mère et lui dit :
– Alors, Mamie, qu’attendez-vous pour vous préparer ? Vous allez être en retard.
– Je compte rester ici aujourd’hui. Nous n’avons pas souvent le bonheur de vous avoir et je veux profiter un peu de la présence de Serge.
– Pourquoi ne l’emmenez-vous pas avec vous ?
– Je ne voudrais pas vous contrarier.
– Alors vous êtes restée ici pendant six mois à le garder ?
La grand maman rougit.
– Non, Fred, j’y suis restée un mois complet, et le temps m’a paru bien long. A la suite d’un passage de la Bible qui avait frappé votre beau-père, nous avons alors emmené Serge avec nous.
– Montrez-moi ce passage !
Tout étonnée, Mamie va chercher sa Bible et montre à son gendre le verset souligné. Il le lit avec attention. Ses yeux se portent plus bas sur les lignes qui suivent. « Jusques à quand refuseras-tu de t’humilier devant moi ? Laisse aller mon peuple, pour qu’ils me servent ».
Il rend la Bible à sa belle-mère et dit d’une voix toute changée :
– Mamie, Édith et Serge, préparez-vous vite, nous allons tous au culte !

D’après la Bonne Nouvelle 1982