INSATISFACTION

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La piété, avec le contentement, est un grand gain. (1 Tim. 6. 6).
Que votre conduite soit sans avarice, étant satisfaits de ce que vous avez présentement. (Héb. 13. 5).

 

INSATISFACTION

 

Blaise Pascal, philosophe et mathématicien chrétien, (1623-1662) l’exprimait dans ses « Pensées »  : « Quand les hommes satisfont un désir, ils n’en sont pas satisfaits pour autant. Un nouveau désir ne tarde pas à prendre la place du précédent, si bien que leur projet de contentement est indéfiniment reporté. Ainsi, les hommes sont perpétuellement dans l’attente du bonheur ». Nous ne voulons pas méconnaître les difficultés réelles que beaucoup connaissent. Toutefois, l’insatisfaction est bien « installée » en nous et autour de nous : que de manifestations de mécontentement dans tous les pays du monde ! Elles sont en réalité le reflet de l’état de nos cœurs. Chrétiens ! nous connaissons le vrai bonheur : nous avons dans le ciel un Père qui nous aime et s’occupe de Ses enfants. Si nous nous attendons à ce que nos souhaits se réalisent, nous ne faisons pas vraiment confiance à Dieu. Il sait ce qui est bon pour nous, et nous le donne. Apprenons plutôt, non pas à nous contenter de ce que nous avons, mais plutôt à en être contents, quelles que soient les circonstances de notre vie. L’apôtre Paul disait : « J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve. Je sais être dans le dénuement, je sais aussi être dans l’abondance ; en toute circonstance et à tous égards je suis enseigné aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations » (Phil. 4. 11 et 12). Nous pouvons avoir confiance que notre Dieu nous donnera ce dont nous avons besoin : Il nous aime. N’oublions pas de Le remercier, et parlons de Lui autour de nous.

D’après la Bonne Semence Août 2021
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

CORONA 72

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CORONA 72

Psaume 69

 

Ce psaume du roi David montre les souffrances qu’il a endurées en étant haï par son beau-père et poursuivi « comme une perdrix dans les montagnes » (1 Sam. 26. 20). Nous pouvons aussi nous représenter la douleur de ce roi d’Israël quand, vieilli et fatigué, il est obligé de quitter Jérusalem sous la menace de son fils Absalom et de ceux qui conspiraient avec lui (2 Sam. 15). Nous voyons un peu cela dans le verset 4 du psaume 69 : « Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants ». En approfondissant notre méditation, nous comprenons que David a écrit sur un plus grand que lui. L’Esprit de Christ dirigeant sa plume a annoncé, mille ans à l’avance, ce que notre Seigneur a enduré de la part des hommes qu’Il venait sauver. Si plusieurs versets trouvent leur réalisation lors de la crucifixion du Seigneur Jésus, d’autres versets décrivent les souffrances qui seront la part des fidèles persécutés à la suite de leur Maître, plus particulièrement sous la main de l’Antichrist pendant la grande tribulation.
David avait enduré la poursuite constante de Saül au début de sa vie publique – et, à la fin de ses jours, l’exil à cause de son fils. Les fidèles de tous les temps ont connu les mêmes douleurs qui sont engendrées par le péché. De Caïn à l’Antichrist, d’Abel aux deux témoins qui seront mis à mort à Jérusalem « la grande ville, … là où leur Seigneur a été crucifié » (Apoc. 11. 8), le meurtre a existé et existera. Avant de quitter Ses disciples, qui L’avaient aimé et suivi, Jésus s’adresse à eux : « Souvenez-vous de la parole que moi je vous ai dite : L’esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15. 20).
Jérémie, quatre siècles après David et six siècles avant notre Seigneur Jésus, a certainement dû dire : « Je suis enfoncé dans une boue profonde » (Ps. 69. 2) : des hommes violents l’avaient pris et jeté dans une fosse qui était dans la cour de la prison ; « et Jérémie enfonça dans la boue » (Jér. 38. 6). Notre Seigneur Jésus-Christ, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29) a été confronté à la boue des ténèbres morales, dans laquelle étaient plongés les hommes à cause du péché. Aujourd’hui, le croyant sait que ses péchés sont ôtés parce que le sang de Jésus a été versé à Golgotha. Un jour, selon les Écritures, le péché disparaîtra. En effet, « les cieux passeront avec un bruit strident, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » (2 Pier. 3. 10). Dans le nouveau ciel et la nouvelle terre, la mort, conséquence du péché, ne sera plus. La justice habitera la nouvelle terre et Dieu habitera avec les hommes (voir : 2 Pier. 3. 13 ; Apoc. 21. 1 à 5).
Le verset 26 est la clé pour désigner le psaume 69 comme l’un de ceux qui nous présentent le Messie, un Messie souffrant et humilié : « Car ils persécutent celui que toi tu as frappé ». Le prophète Ésaïe a utilisé les mêmes expressions : « nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités, le châtiment de notre paix a été sur lui » (És. 53. 4 et 5).
Comme notre Seigneur a connu le rejet : « Il vint chez lui ; et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1. 11). Le psaume 69 dit : « Je suis devenu un étranger à mes frères, et un inconnu aux fils de ma mère » (v. 8) ; l’évangile précise : « ses frères non plus ne croyaient pas en lui » (Jean 7. 5).
La prophétie annonce : « Le zèle de ta maison m’a dévoré, et les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi » (Ps. 69. 9) ; de Jésus, les Juifs disaient : « Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ? » (Jean 10. 20). Le verset 6 du psaume 69 nous montre le Seigneur entrant en compassion avec tous ceux qui le recherchent : « Que ceux qui s’attendent à toi ne soient pas rendus honteux à cause de moi, Seigneur, Éternel des armées ! Que ceux qui te cherchent ne soient pas rendus confus à cause de moi, ô Dieu d’Israël ! ». Comme Fils de l’homme, Jésus reçoit l’exaucement de cette prière, par la résurrection : Jésus vint, et se tint au milieu des Siens « Il leur dit : Paix à vous ! Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 19 et 20).
Le psaume continue : « Toi, tu connais mon opprobre, et ma honte, et ma confusion : tous mes adversaires sont devant toi. L’opprobre m’a brisé le cœur, et je suis accablé ; et j’ai attendu que quelqu’un eût compassion de moi, mais il n’y a eu personne, … et des consolateurs, mais je n’en ai pas trouvé. Ils ont mis du fiel dans ma nourriture, et, dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre » (Ps. 69. 19 à 21). Lorsque les soldats sont venus pour saisir Jésus, au sortir du jardin de Gethsémané, il est dit de Ses disciples : « tous l’abandonnèrent et s’enfuirent » (Marc 14. 50). – « Près de la croix de Jésus » seules trois femmes et le disciple que Jésus aimait sont présents. Le monde religieux était venu voir cette scène de supplice et de honte, des soldats aussi, certainement en grand nombre ; l’homme naturel aime à se nourrir de l’horreur, mais où étaient passés ceux qui auraient dû consoler le Messie rejeté et souffrant ? – « Ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel » ; « l’un d’entre eux courut, prit une éponge, la remplit de vinaigre, la mit au bout d’un roseau et lui donna à boire » (Mat. 27. 34 et 48). Comme Jésus a souffert ! Mais les coups reçus par les hommes ne peuvent se comparer avec l’abandon de Dieu que le Sauveur a connu à cause de nos péchés qu’il avait pris sur Lui : « mes fautes ne te sont pas cachées » ; « Il a porté le péché de plusieurs » (Ps. 69. 5 ; És. 53. 12) et pourtant Jésus était, est, et sera éternellement sans péché.
La réponse de Dieu est magnifique : non seulement Jésus sort de la mort pour être « couronné de gloire et d’honneur » mais Il délivre tous ceux qui ont cru et croiront en Lui (Héb. 2. 9, 14 et 15). Il les amène dans la sphère de la louange, Il en fait des adorateurs unis à Lui : « Je louerai le nom de Dieu dans un cantique, et je le magnifierai par ma louange ; et cela plaira plus à l’Éternel qu’un taureau, un bœuf qui a des cornes et l’ongle divisé. Les débonnaires le verront, ils se réjouiront ; vous qui cherchez Dieu, votre cœur vivra » (Ps. 69. 30 à 32). Et la louange devient universelle : « les cieux et la terre le loueront, les mers et tout ce qui se meut en elles » (v. 34). Oui ! « Nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 11).

 

TEMPÊTE SUR NOTRE MER

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Il a commandé, et a fait venir un vent de tempête, qui souleva ses flots : ils montent aux cieux, ils descendent aux abîmes : leur âme se fond de détresse… Alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et il les a fait sortir de leurs angoisses. Il arrête la tempête, la changeant en calme, et les flots se taisent, et ils se réjouissent de ce que les [eaux] sont apaisées, et il les conduit au port qu’ils désiraient. Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes. Ps. 107. 25 à 31.

TEMPÊTE SUR NOTRE MER

 

L’évangile de Matthieu nous rapporte un fait qui s’est produit au temps où le Seigneur Jésus était en Palestine. Les disciples avaient reçu de Lui l’ordre de traverser en barque le lac de Génésareth et de le précéder sur l’autre rive. Il faisait nuit et le vent soufflait…
Matthieu raconte ainsi cet épisode : « Or la barque était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues, car le vent était contraire. À la quatrième veille de la nuit, il (Jésus) alla vers eux, marchant sur la mer. Les disciples, le voyant marcher sur la mer, furent bouleversés ; ils dirent : C’est un fantôme ! Et ils crièrent de peur. Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, commande-moi d’aller vers toi sur les eaux. Il dit : Viens. Alors Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! » (Mat. 14. 24 à 30).
Nous devons être conscients de deux choses : nous sommes de grands pécheurs et nous avons besoin d’un grand Sauveur. Et nous devons nous rendre compte que nous nous enfonçons et que Jésus est le seul qui puisse demeurer debout sur les eaux agitées de notre vie et de notre monde.
Il est étonnant que nos fautes et nos désobéissances puissent être pardonnées par Dieu et que nos pas vacillants puissent être affermis. Mais il en est ainsi ! Il suffit que nous Lui fassions confiance, que nous croyions en ce qu’Il dit.
Si quelqu’un nous demande comment nous faisons pour rester en équilibre dans les moments de tempête, ne nous en vantons pas. Montrons avec assurance Jésus Christ, Celui qui rend cela possible, et souvenons-nous qu’il est nécessaire que notre regard demeure fixé sur Lui.
Si nous considérons le problème d’une manière logique et naturelle, nous devons admettre que personne ne peut rester debout sur la surface de la mer, d’autant moins si elle est agitée et que le vent souffle avec force. Mais dans la vie de tous les jours, nous enfonçons souvent dans la mer des préoccupations et des frayeurs, parce que nous avons la prétention d’y arriver tout seuls, sans tenir compte que Dieu est le Maître de la mer et du vent et qu’Il peut transformer la tempête en calme.
Nous coulons parfois entraînés vers le fond par l’orgueil : – Après tout, je ne suis pas un aussi grand pécheur que cela, je me débrouille mieux que beaucoup d’autres. Je fais beaucoup de bonnes choses que les autres ne font pas. Je serai certainement récompensé…
Ou bien c’est le légalisme : – Je veux bien croire que Jésus fasse Sa part, mais c’est à moi de faire le reste. Son intervention seule ne peut pas suffire.
C’est souvent aussi le doute qui nous entraîne vers le bas : – Je suis trop méchant, j’ai commis trop d’erreurs, trop d’infidélités. Je suis malhonnête, égoïste. Dieu ne peut pas me regarder avec faveur et s’occuper de moi. Et ainsi nous enfonçons, alourdis par le ciment de nos doutes et de nos incertitudes.
Et Pierre ? Pierre a crié au Seigneur et Il l’a sauvé : « Aussitôt Jésus, étendant la main, le saisit et lui dit : Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (v. 31).
« Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier » (1 Tim. 1. 15).
Acceptons le pardon que Dieu nous offre, en croyant dans l’œuvre accomplie par le Seigneur Jésus sur la croix, et faisons-Lui entièrement confiance.

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

LE BAPTÊME CHRÉTIEN

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LE BAPTÊME CHRÉTIEN

 

1. BAPTISÉS POUR LE CHRIST JÉSUS

Nous… avons été baptisés pour le Christ Jésus. Rom. 6. 3.
Nos pères ont tous été sous la nuée, tous ils ont passé à travers la mer, tous ils ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer. 1 Cor. 10. 1 et 2.

Quand le Seigneur Jésus donne à Ses disciples le signe du baptême, Il les invite à faire Ses disciples toutes les nations, « les baptisant pour le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Mat. 28. 19). C’est le grand mystère de la foi chrétienne : un Dieu unique, révélé en trois Personnes : Père, Fils, Saint Esprit. Mais en lisant le Nouveau Testament, nous trouvons à plusieurs reprises l’expression « baptisés pour le nom du Seigneur Jésus » (Act. 8. 16 ; 19. 5), ou « baptisés pour le Christ Jésus » (Rom. 6. 3). Pour comprendre ces expressions – baptisés pour Jésus et en Son nom – nous pouvons faire une comparaison avec le verset de l’épître aux Corinthiens : « tous ils ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer ». C’est une allusion au moment où le peuple d’Israël a traversé la Mer Rouge, sous la direction de Moïse. Ils sortaient d’un pays où ils avaient tous leurs points de repère, pour aller vers une terre nouvelle, inconnue ; ils devaient traverser un « grand et terrible » désert (Deut. 8. 15), mais ils n’étaient pas seuls pour ce voyage : Dieu les guidait par Moïse.
L’expérience de ce peuple est une image de notre vie chrétienne : nous ne savons pas ce qui arrivera dans notre vie, mais nous avons la certitude que nous ne serons pas laissés à nous-mêmes, sans but et sans direction. Le Seigneur Jésus sera avec nous tous les jours.
Si nous sommes baptisés, c’est parce que nous avons cette conviction : nous croyons au Seigneur Jésus et nous désirons vivre pour Lui ; Nous sommes certains qu’Il ne nous abandonnera pas, mais qu’Il nous conduira chaque jour jusqu’en l’éternité, car Il est notre Berger.

2. UN ACTE SYMBOLIQUE

Allez-donc et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder tout ce que je vous ai commandé. Mat. 28. 19 et 20.

Notre vie est pleine d’actes symboliques : se serrer la main pour se saluer, applaudir pour montrer notre admiration, lever les bras en signe de victoire, faire un geste de la main pour remercier, etc. Un acte symbolique est donc un geste qui a une signification précise.
Le baptême est l’un des deux symboles qui nous parlent de la mort du Seigneur ; l’autre symbole est représenté par le pain et le vin que Jésus Lui-même a donnés à Ses disciples à l’occasion du dernier repas qu’Il partageait avec eux, avant Sa mort sur la croix. (1 Cor. 11. 23 à 25).
La « cène du Seigneur » est centrée sur la Personne du Seigneur Jésus, sur Son sacrifice et Son amour victorieux. C’est un signe de Sa mort pour nous. Le « baptême » – l’acte d’entrer dans l’eau et d’en sortir – évoque les effets de Sa mort pour ceux qui croient en Jésus.
Quand le Seigneur Jésus a commencé Son service terrestre, Ses disciples connaissaient bien le baptême que Jean avait prêché, c’est-à-dire le baptême de la repentance pour le pardon des péchés (Marc 1. 4). Mais Jésus, au commencement de Son ministère, a institué cet acte au nom de Dieu le Père, du Fils et du Saint Esprit, pour tous ceux qui croient (Marc 16. 16) et deviennent Ses disciples. C’est un signe de notre mort avec Lui, du fait que notre nature pécheresse a été jugée par Dieu, et que les croyants vivent parce que leur Sauveur est ressuscité. Être disciple de Jésus, cela signifie être à Son école et apprendre de Lui, l’Homme doux et humble de cœur.

3. LE SIGNE DU PARDON DES PÉCHÉS

Frères, que devons-nous faire ? Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. Act. 2. 37 et 38.

Les auditeurs que l’apôtre Pierre invitait à être baptisés sont ceux qui avaient demandé en criant aux soldats romains de clouer Jésus sur une croix. Quand ils se sont rendu compte de la gravité de ce qu’ils avaient fait, ils ont été épouvantés et ont demandé : « Que devons-nous faire ? ». Pierre leur a alors répondu : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de ses péchés » (Act. 2. 37 et 38).
Ces paroles ne signifiaient pas que le pardon leur était accordé en vertu du baptême. Plusieurs passages du Nouveau Testament nous montrent clairement que le salut s’obtient par la foi au Seigneur Jésus (Jean 1. 12 ; 3. 16 ; Act. 16. 31 ; Rom. 10. 9). Le baptême est le signe que nous avons cru au Seigneur qui nous a pardonné tous nos péchés. « Ayant été ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’action puissante de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts » (Col. 2. 12).
Il est clair, par la lecture de ces versets, que cette certitude est à la base de la foi chrétienne. Nos péchés sont pardonnés et nous avons été lavés, purifiés : « Et maintenant, pourquoi tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lave-toi de tes péchés, en invoquant son nom » (Act. 22. 16). Mais une chose est certaine, c’est que si Dieu nous a pardonnés et purifiés, c’est seulement en vertu de la mort du Seigneur à la croix. Et nous mettons notre ferme confiance dans le fait que notre Dieu est un Dieu de grâce.
Dans le chapitre 2 du livre des Actes, ceux qui ont été baptisés ont montré par cet acte qu’ils étaient publiquement séparés de ceux qui avaient crucifié Jésus, et qu’ils étaient désormais de Son côté. Cela est toujours vrai : par le baptême, nous nous plaçons publiquement sous l’autorité de Christ.

4. IDENTIFIÉS AVEC JÉSUS DANS SA MORT

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés pour le Christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa mort ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême, pour la mort, afin que, comme Christ a été ressuscité d’entre les morts… de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. Rom. 6. 3 et 4.

L’apôtre Paul illustre cet enseignement sur le baptême dans le chapitre 6 de son épître adressée aux croyants de Rome. Se plaçant devant la question : « Allons-nous demeurer dans le péché afin que la grâce abonde ? », il répond fermement : « Absolument pas ! », articulant son argument de réponse sur quatre points :
1. Cela est incompatible avec le fait que nous sommes identifiés avec Christ par le baptême (Rom. 6. 1 à 11) ;
2. Il est possible de ne pas pécher parce que la puissance du péché a été vaincue par la grâce (v. 12 à 14) ;
3. Nous ne devons pas tolérer le péché dans notre vie, parce qu’il deviendrait notre maître (v. 15 à 19) ;
4. Pratiquer le péché conduit à la mort (v. 20 à 23).
Le baptême est le signe qui nous identifie avec le Seigneur dans Sa mort, afin que nous puissions vivre une nouvelle vie avec Lui. En tant que croyants, nous sommes morts pour vivre – c’est-à-dire morts à notre ancienne manière de vivre, et de vivre centrés sur nous-mêmes, sur notre égoïsme, sur nos mensonges et sur toutes sortes de convoitises – tout ce qui, en d’autres termes, est notre ancien ‘‘moi’’, qui a été enseveli avec Christ. Et la Parole de Dieu nous encourage à vivre selon cette nouvelle condition spirituelle : « De même vous aussi, considérez-vous vous-mêmes comme morts au péché, mais comme vivants à Dieu dans le Christ Jésus » (Rom. 6. 11).
Oui, nous sommes désormais appelés à regarder à nous-mêmes d’une manière différente, avec un regard de foi, pour nous reconnaître définitivement en Christ et vivre d’une nouvelle manière, en nouveauté de vie – vivre pour Lui !

5. LE SIGNE QUE L’ON EST REVÊTU DE CHRIST

En effet, vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus ni homme, ni femme : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus. Gal. 3. 27 et 28.

Dans sa lettre aux croyants de la Galatie, l’apôtre Paul illustre le baptême chrétien en le comparant à un changement de vêtement. Notre nouvel « habit », c’est Jésus. Dans une autre épître, Paul écrit : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience » (Col. 3. 12). Tous ces caractères, ceux mêmes que le Seigneur Jésus a manifestés, constituent la trame du tissu.
Le vêtement est ce que les autres voient, autrement dit, notre façon de vivre au quotidien. C’est seulement quand nous avons cru au Seigneur Jésus qu’un changement s’opère en nous, dans notre comportement ; c’est le résultat de la vie nouvelle, même s’il s’agit d’un changement le plus souvent graduel, sujet à des hauts et des bas. Dieu veut que nous nous fassions reconnaître et que nous reflétions les qualités morales du Seigneur Jésus.
Un autre concept, rappelé par le symbole du vêtement, est celui de l’appartenance. Quand un militaire endosse son uniforme, les personnes qui le rencontrent reconnaissent, en voyant sa tenue, qu’il est un soldat. L’uniforme révèle aussi l’appartenance à un régiment. De même, le baptême nous identifie publiquement comme appartenant à Jésus, abolissant les barrières sociales, culturelles et identitaires. C’est le signe que nous sommes de Christ et que, par conséquent, nous sommes en communion avec tous ceux qui, par la foi, sont venus à Lui pour recevoir la vie éternelle.
« Revêtez le Seigneur Jésus Christ et ne prenez pas soin de la chair pour satisfaire ses convoitises » (Rom. 13. 14).

D’après « Il buon seme » juillet 2021

 

ÊTRE PARDONNÉ ET PARDONNER

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ÊTRE PARDONNÉ ET PARDONNER

 

Le pardon : on en parle souvent, on sait que c’est un sujet très important dans la Parole. Nous avons été les objets du pardon et nous en sommes les objets encore tous les jours en tant que croyants. Mais d’abord , qu’est-ce que le pardon? Il faut bien comprendre aussi ce qu’implique ce mot. En quelque sorte, si je pardonne à quelqu’un, cela veut dire que je lâche prise, que je n’ai plus quelque chose à attendre de lui, à lui réclamer dans les torts qu’il m’a fait. Je lui pardonne, donc même si je ne suis pas capable d’oublier carrément tout ce qu’il m’a fait, je n’ai aucune rancœur contre lui, je ne demande aucune contrepartie au tort causé. J’accepte même l’injustice que m’a causé ce tort, sans chercher à rétablir mes droits. Bien sûr, dans le pardon de Dieu il y a bien d’autres choses. Le pardon mutuel ne signifie pas qu’on reparte à zéro. Trop souvent, quand quelqu’un demande pardon, il s’attend à ce qu’on fasse comme avant. Le pardon ne signifie pas qu’on ne tient pas compte de l’expérience, qu’on puisse agir comme avant. Bien sûr, la confiance peut être légèrement diminuée, mais le pardon peut être effectif. Nous avons besoin d’abord, pour pardonner à autrui, d’avoir conscience que nous avons été pardonnés par Dieu Lui-même. Et nous devons parler d’abord du pardon de Dieu.
Le pardon de Dieu n’est pas seulement le pardon du salut. Il y a aussi le pardon lié à la marche pour le rétablissement de la communion. Le pardon du salut est quelque chose de définitif. Il nous est accordé une fois que nous avons cru au Seigneur Jésus et nous n’avons pas à y revenir. Nous savons bien que notre salut est éternel et que nous pouvons avoir tout à fait confiance quant à l’avenir. Nous arriverons au but. Si nous avons cru au Seigneur Jésus, Il nous prendra. Il n’y a aucun doute, parce que, lorsqu’Il viendra, Il nous prendra auprès de Lui dans la maison du Père. Mais pour la marche, nous avons aussi besoin de pardon. Il y a le pardon pour la restauration de notre marche et pour que nous puissions vivre en communion avec le Seigneur. Dans ce sens il y a principalement deux pardons, il y a le pardon de Dieu, le pardon pour l’homme qui se tourne vers Dieu pour son salut, et ainsi Dieu devient son Père, et alors dans sa marche il a besoin de pardons multiples pour la marche, pour le rétablissement de sa communion avec son Père et avec le Seigneur Jésus.
Premièrement, quelques versets concernant le pardon lié au salut. D’abord dans l’épître aux Éphésiens : « il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce » (1. 6 et 7). Nous avons donc la rémission par le sang de Christ, et nous l’avons par Christ. Au chapitre 4. 32 il est dit : « vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné ». En Colossiens 1. 14 : « le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (v. 13 et 14). Nous savons, bien sûr, que rémission et pardon ont le même sens. Ces versets nous disent donc que nous avons la rémission par le sang de Christ et en Christ. Dieu est un Dieu de pardon. Nous lisons en Néhémie 9. 17 qu’Il est un Dieu de pardons, mais pas celui qui passe sur le mal lorsqu’on lui demande pardon, et qui nous absout simplement par une parole ou par un geste. Ce pardon est nécessaire pour notre salut. C’est un pardon qui implique l’œuvre expiatoire du Seigneur Jésus sur la croix. C’est par Son sang que nous sommes pardonnés. Dieu ne peut pas passer par-dessus le mal. Il n’est pas possible que Dieu, parce qu’on le souhaite, parce qu’on se repent, ne prenne pas en compte tout le mal que nous avons fait. Ce n’est pas possible, à cause de Sa justice. Dieu est parfaitement juste et Il reste juste même en pardonnant. Mais Il pardonne en vertu de l’œuvre de Christ qui nous est attribuée par la foi en Son sang, par la foi en Son œuvre. Ce pardon est donc lié pleinement à l’œuvre de Christ. Nous savons, évidemment, qu’il faut recevoir le Seigneur Jésus pour être sauvé. Ce pardon est donc lié à l’œuvre de Christ. Dieu ne peut pas pardonner sans qu’il y ait une contrepartie, même s’Il l’a fait autrefois. Dans l’épître aux Romains, lorsqu’il est question de la justification, nous lisons : « le Christ Jésus, lequel Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang, afin de montrer sa justice à cause du support des péchés précédents dans la patience de Dieu, afin de montrer, dis-je, sa justice dans le temps présent, en sorte qu’il soit juste et justifiant celui qui est de la foi de Jésus » (3. 24 à 26). Dieu a sauvé des âmes pendant toute la longue période qui a précédé la venue du Seigneur Jésus. Comment Dieu pouvait-Il pardonner, si aujourd’hui cette œuvre est nécessaire pour notre pardon, pour notre salut ? Il a pardonné par anticipation. Pour Lui toutes choses sont présentes. L’œuvre n’était pas accomplie, mais en vue et par anticipation, Il pouvait pardonner. On voit les croyants de l’Ancien Testament se réjouir dans le pardon qu’ils ont reçu de Dieu et dont ils peuvent jouir . Nous avons donc ce pardon, le pardon du salut, en Christ. Son œuvre à la croix était nécessaire, Ses souffrances étaient nécessaires pour que Dieu puisse nous accorder, en pleine justice, Son pardon pour l’éternité, sans avoir à y revenir. Encore 2 versets dans l’épître aux Hébreux 9. 22 : « Sans effusion de sang, il n’y a pas de rémission ». Aucun pardon n’est possible sans l’effusion du sang de Christ sur la croix. Puis au ch 10. 17 : « je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon de ces choses, il n’y a plus d’offrande  pour le péché ». Maintenant l’œuvre qui permet à Dieu de pardonner définitivement est accomplie et ainsi nous sommes les objets de ce pardon de façon définitive, de telle sorte que Dieu peut dire : « je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Héb. 8. 12). Nous sommes lavés dans le sang de Jésus, nous sommes blanchis, comme on le chante aussi, sans nulle tache parce que ce sang nous lave, parce que par Sa mort Il a expié nos fautes, et nous sommes définitivement à Lui pour l’éternité. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est dit dans l’épître aux Hébreux au chapitre 5 : « ayant été consommé, il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel » (v. 9). Et un peu plus loin, dans le chapitre 9, : « Christ étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (v. 11 et 12). Il est donc acquis clairement que notre salut ne peut pas être perdu, que nous avons une rémission entière de tous nos péchés pour l’éternité. Peut-être que certains se feront du souci en disant : je comprends bien que mes péchés que j’ai commis avant ma conversion ont été expiés et qu’ils sont pardonnés, mais ceux que je commets maintenant en tant que chrétien ? Mais nous pouvons dire déjà que quand le Seigneur est mort sur la croix, je n’étais pas né, je n’avais pas péché et pourtant Il a expié tous mes péchés un à un et j’en suis maintenant totalement délivré, délivré de la culpabilité de ces péchés que j’ai commis depuis ma naissance jusqu’à aujourd’hui. Évidemment tous les péchés que je vais peut-être être amené à commettre, non pas que ce soit la volonté de Dieu, mais dans lesquels je pourrais tomber car nous faillissons tous à plusieurs égards, ces péchés-là sont déjà expiés parce que l’œuvre du Seigneur Jésus a été accomplie pour l’éternité, et le Seigneur, étant Dieu, se place dans l’éternité. Toutes choses sont présentes pour lui et nous avons une rédemption éternelle, et aucun péché, ni d’avant notre conversion, même s’il n’a pas été confessé, ni après notre conversion, même s’il n’a pas été confessé, sont déjà pardonnés et inclus dans ce grand salut que nous avons reçu par la foi en Son sang, par la foi en Son œuvre à la croix. Ce pardon-là est une chose acquise, et nous le devons entièrement aux souffrances expiatoires du Seigneur Jésus sur la croix. Même en nous réjouissant dans le salut que nous avons, n’oublions pas les souffrances que le Seigneur a endurées pour nous l’acquérir. Que le Seigneur nous accorde de prendre toujours plus conscience du prix qu’Il a payé pour nous offrir ce pardon ! Ce pardon n’était pas gratuit pour Lui ! Il l’est pour nous, et c’est une grâce immense. Ce que nous ne pouvions pas obtenir par nos efforts, quels qu’ils soient, Lui nous l’a obtenu sur la croix et nous ne pouvons que Lui en rendre grâces tous les jours, en Lui demandant de nous en rendre conscients, en lui demandant de nous aider à voir toujours à quel point nous étions loin, à quel point nous étions dans le mal, et comme nous L’avions offensé, et comment Il nous a rachetés du mal et nous a pardonné nos péchés. Le pardon, c’est, en quelque sorte, que nous n’avons plus rien à craindre devant Dieu. Il ne nous redemandera plus rien, Christ a payé pour moi.
Mais il y a une autre facette à ce pardon. Je parlais tout à l’heure du pardon que nous devons obtenir lorsque nous sommes croyants, non pas en vue de renouveler notre salut, mais en vue de retrouver la communion avec le Seigneur. Nous lisons dans la 1ere épître de Jean : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur et sa parole n’est pas en nous. Mes enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas ; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste » (1. 9 et 10 ; 2. 1). Ce passage est également précieux car si, ayant été pardonnés du pardon éternel pour le salut, nous faisons un faux pas sur la route et que nous perdions la communion avec le Seigneur, quelle serait notre vie s’il n’y avait pas une ressource pour nous pour retrouver cette communion avec le Père et avec le Fils ? Nous vivrions misérablement sur la terre en attendant le jour où nous serions enlevés au ciel. Mais l’œuvre du Seigneur a pourvu à tout. Son œuvre est parfaite et alors – si même le péché est intolérable pour Dieu- quant à la communion, il y a une ressource. C’est encore l’œuvre du Seigneur Jésus qui est en vue. Ici nous avons lu que « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité ». Nous pourrions dire que cela, c’est le pardon du Père. On l’a lu dans la suite au chapitre 2 v. 1 : « nous avons un avocat auprès du Père ». Ce n’est pas auprès de Dieu. Il y a déjà la relation – la relation n’est pas rompue, mais la jouissance de cette relation est interrompue pour un temps. Elle ne demande qu’à être restaurée. Dieu ne veut pas que nous marchions sur la terre dans la misère. Il veut que nous jouissions des choses du ciel, Il veut que nous ayons toujours la liberté devant Lui dans notre vie et qu’il n’y ait pas d’obstacles à cette communion dans laquelle nous sommes, à la jouissance de Son amour, à la jouissance de tout ce qu’Il nous a fait connaître, et aussi pour jouir de l’action de Son Esprit en nous. C’est par l’Esprit que nous pouvons nous approcher de Lui et jouir de Lui. Cette jouissance est perdue dès que nous avons péché, ne serait-ce que par une mauvaise pensée. Beaucoup de choses viennent dans notre vie chaque jour pour entraver, entacher cette communion, nous éloigner de Christ et nous faire perdre la jouissance de Son salut, de Son amour, de toutes les choses qu’Il nous a données. Que faire ? Nous avons à confesser nos péchés. L’homme qui s’approche de Dieu pour être sauvé doit se repentir – la Parole nous l’enseigne – et ensuite confesser ses péchés. Mais ici il n’est pas parlé de repentance, il est parlé seulement de confession. Mais comment pour un croyant confesser un péché dont il ne se serait pas repenti ? – tant que je dis : « Non, cela c’est une petite chose, cela ne vient pas gêner ma communion avec le Seigneur, je n’ai pas envie de la confesser ». La confession va toujours avec la repentance. Elle la suit en général. Et alors nous avons à confesser nos péchés en ayant pris conscience de notre culpabilité d’avoir commis un péché qui a déshonoré Dieu, ne serait-ce que ce qu’on pourrait appeler un « petit péché ». Tout cela vient progressivement baisser, obstruer le canal de la jouissance des choses de Dieu. Souvent ce sont de petites choses qui s’accumulent. Le déclin se manifeste progressivement : nous n’avons plus trop envie de lire la Parole, nous n’avons plus trop envie de prier, beaucoup de choses viennent perturber notre vie spirituelle. Nous pouvons nous demander dans ce cas-là : que faut-il faire ? Que s’est-il passé ? Je n’ai pas pris conscience de tel ou tel péché. Le Seigneur veut nous éclairer. Il intervient Lui-même, sans même que nous le Lui demandions comme à notre Avocat. Il est là pour nous amener à prendre conscience de notre péché, à prendre conscience que nous avons contristé l’Esprit Saint, à prendre conscience que nous avons perdu cette jouissance à cause de ce que nous avons fait. Et une fois que nous avons pris conscience de ce mal, nous le confessons, non pas légèrement, mais avec humiliation, dans la conscience que ce péché a exigé la mort du Seigneur sur la croix. Et même si ce péché nous est pardonné quant au salut, c’est lui qui vient troubler notre communion maintenant, mais alors nous savons que Dieu est fidèle et juste envers Son Fils, envers le Seigneur Jésus. Il est juste envers Celui qui a expié ce péché-là et Il peut nous pardonner et nous purifier de toute iniquité. Ainsi la communion est retrouvée. C’est le pardon du Père envers Ses enfants. Dans une famille, quand un enfant fait une bêtise et que les parents l’ont vu, mais que lui croit qu’ils ne l’ont pas vu, il cherche à la cacher. Et puis un beau jour il s’est senti malheureux, il la confesse à ses parents. Et alors c’est la joie qui revient. Sa conscience est libérée. Maintenant il peut jouir de nouveau de l’amour de ses parents. Il est ainsi heureux de nouveau. De la même façon le croyant, lorsqu’il a péché, lorsqu’il a laissé s’accumuler peut-être des petites choses qui l’ont éloigné de Dieu, il en arrive à se placer devant le Seigneur dans Sa lumière pour pouvoir confesser ce qu’il reconnaît avoir mal fait, en laissant travailler l’Esprit en lui pour la restauration, pour recevoir ce pardon paternel, et être ainsi purifié de son péché et retrouver la communion. Maintenant, il arrive parfois qu’un croyant soit resté dans le péché plus longtemps , sans l’avoir confessé, que sa conscience se soit endurcie et que son éloignement soit très grand. Alors, quand il prend conscience de son péché, il s’humilie, il confesse, mais il ne retrouve pas tout de suite cette joie dans le Seigneur, cette communion revient lentement. Il y a un travail nécessaire, mais le pardon est déjà là. On voit des personnes qui se posent des questions : « J’ai péché, je l’ai confessé dans la semaine, je ne me sens pas bien pour participer à la Cène ». La Parole ne dit pas cela. Dans 1 Cor. 11. 28 il est dit : « Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ». Que veut dire ce passage ? – Que nous avons à nous éprouver, et une fois que nous nous sommes éprouvés, c’est-à-dire que nous nous sommes jugés devant le Seigneur, que nous avons confessé ce qui ne va pas, nous pouvons manger le pain. Pourquoi ? – Même si ma restauration spirituelle n’est, pour ainsi dire, pas achevée, je sais que je suis pardonné, je sais que je suis purifié, je peux participer à la Cène sans crainte. Bien sûr, le Seigneur poursuivra Son travail et m’amènera à une pleine restauration, parce que ce qu’Il veut, c’est que je puisse me réjouir en Lui, que je puisse jouir des choses qu’Il m’a acquises et que je puisse être un croyant heureux.
J’aimerais que nous lisions maintenant quelques versets généraux sur le pardon, que nous pouvons trouver déjà dans les Actes des apôtres. « Tous les prophètes lui rendent témoignage, que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit la rémission des péchés » (10. 43). « Sachez donc, hommes frères, que par lui vous est annoncée la rémission des péchés, et que de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, quiconque croit est justifié par lui » (13. 38 et 39). Un autre verset encore nous montre justement que le pardon du salut ne peut être qu’en Christ. C’est un pardon qui nous est donné et qui est remis à la foi. Nous savons que le pardon fait partie du salut. Il y a de nombreuses facettes de ce grand salut que le Seigneur nous a acquis. Ce pardon, on le reçoit par la foi. Il nous a été acquis par le Seigneur Jésus, on le reçoit par la foi. C’est ce qui nous est dit dans ces deux versets. Or ce salut nécessite – je l’ai dit tout à l’heure – la repentance. On a une image très claire dans l’évangile selon Luc lorsque le Seigneur présente la parabole des deux fils. Il nous est dit que le fils prodigue, après avoir tout dépensé, étant malheureux, étant dans la famine, « Et étant revenu à lui-même, il dit : Combien de mercenaires de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! Je me lèverai et je m’en irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires » (15. 17 à 19). On a ici l’image de ce qui se passe lorsque quelqu’un prend conscience de sa culpabilité. D’abord il revient à lui-même. Son désir, avant ce retour sur lui-même, était de jouir de la vie, de ne pas être entravé par ce qu’il avait comme enseignements dans la maison de son père. Il voulait en finir avec cela. Il a dépensé tout son argent dans la débauche. Et maintenant il revient en lui-même. Sa pensée avait changé. C’est cela la repentance. Sa pensée a changé quant aux choses qu’il a faites. Au début il disait : « les affaires de mon père, je n’en ai rien à faire, je veux aller faire ma vie tout seul et être libre ». Cette liberté l’a amené à l’esclavage du péché.
Maintenant il revient sur lui-même. Il se dit : « Après tout, ce que j’avais chez mon père était bien mieux que ce que j’ai maintenant. Je n’ai rien gagné à faire tout cela ». Alors il revient à lui-même et il a conscience de sa culpabilité, puisqu’il dit : « je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». C’est une chose importante de se sentir, devant Dieu, indigne de Son amour. Mais ce qui ne serait pas bon, c’est de dire : « traite-moi comme l’un de tes mercenaires ». Nous savons que ce n’est pas connaître Dieu que de penser cela. Nous savons qu’Il nous accueille, nous savons qu’il nous veut dans sa maison,  que Dieu veut nous placer dans une position où nous pouvons jouir de son amour, où nous serons au bénéfice de cet amour et la grâce veut nous bénir abondamment.
Ce que je voulais remarquer dans ce passage, c’est que la confession suit la repentance. Il est vrai que nous ne pouvons pas affirmer que nous avons confessé tous nos péchés. Nous sommes bien loin d’avoir conscience de tout ce que nous avons pu faire contre Dieu, et pourtant ces péchés nous sont pardonnés. Mais de même que pour le salut, pour la restauration de la communion, il y a besoin d’une repentance et d’une confession : « Je lui dirai ». On a le besoin de l’exprimer. Cela est vrai aussi entre frères. Lorsque nous avons péché contre quelqu’un, il est très difficile de confesser. On préfère se contenter de régler cela devant Dieu et puis de ne rien dire au frère. Pourtant la Parole nous enseigne à confesser. Ce n’est pas du tout facile, mais le Seigneur veut que nous le fassions.
Maintenant je voudrais lire quelques versets dans Luc 24, après que le Seigneur Jésus est ressuscité : « Et il leur dit : Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations » (v. 46 et 47). Ici nous avons la repentance suivie de la rémission des péchés. Nous lirons encore dans Marc 11 : « Et quand vous ferez votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père aussi, qui est dans les cieux, vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne pardonnera pas non plus vos fautes » (v. 25 et 26). Ici nous avons le pardon lié à la prière. Il s’agit bien sûr ici du pardon mutuel. Un croyant qui veut prier, s’il a quelque chose contre quelqu’un, n’est pas à l’aise devant Dieu en ayant ce ressentiment contre son frère. Alors il doit lui pardonner, afin qu’aussi il soit accepté par le Père. Nous parlerons tout à l’heure de ce pardon gouvernemental, mais ici on peut souligner que le pardon est lié à la prière. Quelquefois nous pouvons nous poser la question : nous avons quelquefois des difficultés qui s’amoncellent et puis nous prions, nous prions, et nous ne voyons pas de réponse. Est-ce que, dans ce cas-là, il ne faudrait pas aller plus loin et nous poser la question : Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose que j’ai contre quelqu’un comme ici ? Est-ce qu’il n’y a pas un péché qui entrave la communion avec le Père et bloque ainsi ma prière ? La réponse à ma prière que Dieu veut me donner, Il ne peut pas la donner à cause de mon état. Donc je dois aussi prendre conscience que les prières qui peuvent être tout à fait selon la volonté de Dieu, n’ont pas de réponse immédiate parce qu’il faut d’abord passer par le jugement de soi et par la confession pour le pardon nécessaire envers autrui. C’est beau de voir comment notre pardon mutuel est lié à notre vie spirituelle, à la prière ici. Nous lisons dans Mat. 5. 23 et 24 : « Si donc tu offres ton don à l’autel, et que là il te souvienne que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton don devant l’autel, et va d’abord, réconcilie-toi avec ton frère ; et alors viens et offre ton don ». Nous avons là une image du culte. Il s’agit d’un contexte juif. Mais offrir son don, en quelque sorte c’est venir au culte dans l’assemblée. Dans quel état d’esprit, dans quel état de cœur, sommes-nous lorsque nous venons aux réunions ? S’il nous souvient qu’un frère a quelque chose contre nous, ce n’est pas toujours facile. Il y a des frères, des sœurs qui peut-être ne cherchent pas à nous rencontrer. On peut se demander : – Mais qu’est-ce qu’il y a qui gêne la relation ? Peut-être que la personne a quelque chose contre moi. Ce n’est pas moi qui ai quelque chose contre elle. C’est elle qui a quelque chose contre moi. Dans ce cas-là je dois me réconcilier avec elle, je dois régler la question. Ainsi je pourrai venir et offrir mon don. Comme le pardon mutuel est dépendant de notre état spirituel devant Dieu et selon qu’il y a un problème entre quelqu’un et moi, que ce soit lui qui ait quelque chose contre moi, ou moi qui aie quelque chose contre lui, je dois régler la question. Donc notre vie collective est liée à ce pardon mutuel dont nous parlerons tout à l’heure. Je souligne ces versets seulement pour montrer que la prière, le culte sont entravés lorsqu’il y a quelque chose dans ma vie qui vient faire obstacle à la communion avec Dieu le Père, un obstacle qui fait que j’hésite pour ce pardon mutuel, pardon entre frères et sœurs, un obstacle qui est là pour entraver ma vie spirituelle. On pourrait retrouver cette même pensée un peu dans Matthieu 18. 18. D’une façon indirecte on peut voir qu’il en est question au v. 15 « Et si ton frère pèche contre toi, va, reprends-le, entre toi et lui seul etc. ». Le paragraphe se termine par : « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (v. 20). Il s’agit bien ici d’une réunion d’assemblée. Un frère qui a péché contre moi, je vais le voir, ce n’est pas facile. Il a péché contre moi alors qu’il refuse de le reconnaître, peut-être qu’il va m’accuser aussi d’avoir péché contre lui, il va me retourner la balle. Je vais le voir. Bien sûr les choses sont claires, ce n’est pas un péché supposé, c’est une chose réelle. Je vais le voir, je prends un autre frère et après je suis obligé de le dire à l’assemblée. Mais je ne peux pas laisser mon frère dans cet état-là. Je pourrais me dire : je vais lui pardonner intérieurement et puis voilà, je ne fais cas de rien. Est-ce que je serai libre devant lui ? Je ne pourrais pas être libre. Ma relation avec lui sera entravée. La Parole nous montre bien qu’il faut qu’il y ait de la part de celui qui a péché une repentance et une confession. Ici nous avons la dépendance de notre prière, de notre culte, la dépendance de notre état spirituel, de nos relations avec nos frères et ainsi nous pourrons être tout à fait libres dans l’assemblée lorsque nous n’aurons aucune rancœur, rien dans le cœur contre qui que ce soit. Bien sûr c’est une chose vraiment triste si des frères et sœurs qui rompent le pain ensemble ne se sont pas pardonnés. Je crois que cela a fait beaucoup de mal dans les assemblées.
On a vu, j’ai pu voir à l’occasion, un frère qui a quitté l’assemblée et qui finalement s’est développé spirituellement en dehors de l’assemblée, et découvrir qu’il avait beaucoup, beaucoup de rancœur contre beaucoup de frères et sœurs. Et c’est cela qui le gênait dans sa vie. Il ne pouvait pas avoir une vie spirituelle normale, heureuse devant Dieu, dans cette situation. Ayant quitté l’assemblée, ce n’était pas une bonne chose, mais cela libérait de cet état de choses, je pense. C’est comme cela que je l’ai interprété alors, peut-être que j’ai pu me tromper aussi.
On a aussi dans ce même évangile de Matthieu, encore deux versets qui vont nous acheminer vers une autre sorte de pardon. « Car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs fautes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos fautes » (6. 14 et 15). Puis nous avons au chapitre 18 aussi dans la parabole de celui à qui le maître avait beaucoup pardonné, beaucoup remis comme dette – parce que le pardon, c’est aussi une dette qui est remise, une dette envers Dieu d’abord, qui est remise et qui nous libère de ce poids. De ces deux serviteurs l’un avait une lourde dette qui lui a été remise, et le second serviteur avait une dette auprès du premier, et il ne veut pas lui remettre sa dette. La conclusion c’est que son seigneur, étant en colère, le livra au bourreau jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qui lui était dû. « Ainsi aussi mon Père céleste vous fera, si vous ne pardonnez pas de tout votre cœur, chacun à son frère » (v. 35). On a dans ces deux versets une situation très particulière : quelqu’un qui refuse de pardonner à son frère. Alors comme conséquence Dieu refuse de lui pardonner. Il ne s’agit, bien sûr, pas là du pardon du salut. Il s’agit du pardon lié à la restauration de la communion. Je voudrais raconter une petite histoire que j’ai lue il y a longtemps à ce sujet, qui m’avait beaucoup explicité la chose. C’était un croyant qui a constaté jour après jour qu’il y avait un frère qui était toujours triste, toujours malheureux, jamais à l’aise. Un jour, il l’a pris à part et lui a dit : « Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui ne va pas dans ta vie ? » Alors ce frère lui a raconté : mes frères m’avaient privés de l’héritage. Je leur ai fait un procès, j’ai obtenu gain de cause, mais maintenant je suis malheureux. Il n’avait pas voulu accepter l’injustice. Il n’avait pas voulu pardonner ce tort et même en ayant obtenu justice il était malheureux. C’est un peu ce que nous lisons ici, votre Père ne vous pardonnera pas. Comment retrouver la communion avec notre Père céleste si nous avons des brouilles avec quelqu’un et que nous ne pouvons résoudre ? La parole nous dit : soyez en paix  avec tous autant que cela dépend de vous. Il est vrai que quelque fois on ne peut pas changer les gens, même si nous désirons de bonnes relations avec eux, parfois c’est difficile. Mais si je pardonne de tout mon cœur à tous ceux qui ont fait du tort, je rentrerai même avec des injustices dont je suis l’objet, dans la jouissance de l’amour de Dieu, dans la liberté devant Dieu, dans la joie d’avoir pu accepter de souffrir une injustice. C’est un peu ce que Dieu a fait envers nous. Il a souffert beaucoup de choses de notre part, nos péchés sont pour ainsi dire des injustices à son égard. Il a fallu que Christ meure pour cela et le Père dans sa grâce nous pardonne en vertu de l’œuvre de Christ, Il ne tient plus cas de ce que nous avons fait, car Christ a tout réglé, tout expié pour nous. Ce pardon pourrait être appelé le pardon gouvernemental. Le gouvernement de Dieu c’est quelque chose que nous trouvons dans toute la parole. Nous le lisons dans Mat. 7. 2 il nous est dit : « de la mesure dont vous mesurerez, il vous sera mesuré » et puis dans Gal. 6. 7 il est dit : « ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera ». Nous pouvons dire : je croyais que mes péchés étaient pardonnés et maintenant je dois moissonner ce que j’ai semé ? Voilà que ce que je fais à l’égard de quelqu’un je recevrai autant ? ce que nous voyons dans l ‘évangile selon Matthieu. Nous sommes libérés de notre culpabilité par l’œuvre de Christ devant Dieu. Nous recevons une nouvelle responsabilité lorsque nous avons cru, responsabilité de marcher d’une manière digne de Christ devant Dieu et si nous ne marchons pas d’une telle manière alors nous le moissonnerons. D’ailleurs dans la suite du verset de Galates 6, il nous est dit : « soit bien soit mal » Si je fais le bien, même un incrédule qui fait du bien il en reçoit une récompense. Ce gouvernement n’est pas seulement pour les incroyants mais aussi pour les croyants. Ce jugement de la maison de Dieu que nous trouvons dans l’épître de Pierre, nous en sommes les objets chacun individuellement dans notre marche individuelle et collectivement aussi, et nous sommes sous ce gouvernement de Dieu quoique nous en disions. Nous aimons bien répéter que l’église est en ruine. Ce n’est pas l’église qui est en ruine, c’est son témoignage. Et son témoignage est en ruine parce que nous sommes sous le gouvernement de Dieu et que nous avons manqué, et que nous subissons les conséquences de nos manquements. Il ne faut pas se faire d’illusions, toutes ces choses qui sont arrivées au cours des siècles sont là comme une tache dans notre témoignage et nous sommes ainsi les objets de ce gouvernement. Mais ce gouvernement ne nous empêche pas de jouir de la grâce, de jouir du salut. Prenez David par exemple, David lorsqu’il a péché, qu’il a commis adultère, qu’il a fait tuer Urie, le Héthien, son meilleur soldat peut-être dans la guerre, il a fallu un an pour qu’il se repente quand le prophète Nathan est venu vers lui. Nathan a commencé par lui raconter une parabole. Et David s’est fâché. Il a dit : – cet homme-là doit rendre sa brebis au quadruple. Nathan peut lui dire : « Tu es cet homme ! » Alors il a dû payer au quadruple, il a perdu quatre enfants. L’épée qui avait tué Urie, cette épée-là devait tuer quatre de ses fils. Tu le rendras au quadruple. Cela, c’est le gouvernement de Dieu. En tant que croyants, nous n’y échappons pas. Mais pendant ce temps même, David a écrit les plus beaux psaumes, par exemple les psaumes concernant son pardon. Dans le psaume 51, on voit sa confession. Sa conscience est chargée par ce péché, puis dans le psaume 32 on voit la joie qu’il a dans ce pardon. Donc ce gouvernement de Dieu est quelque chose auquel tous les croyants ont part. Et dont nous avons à en prendre pleine conscience parce que la communion avec Dieu dans le refus d’un pardon à quelqu’un entrave notre communion avec Dieu. Par exemple quand le Seigneur Jésus du haut de la croix dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34), ce n’était pas le pardon pour le salut, c’était un pardon gouvernemental, en quelque sorte pour retarder le jugement que méritait cet acte. Il n’y a pas de plus grand péché qui ait été commis sur la terre que la crucifixion du Seigneur Jésus. Et alors le Seigneur Jésus a dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ». C’est une grande grâce qu’Il manifeste à leur égard, qui avait pour objet de les amener à prendre conscience de leur mal, à s’en repentir. On voit dans la suite comment Dieu a patienté, et quand Étienne est lapidé, on voit le Seigneur debout dans le ciel, prêt à revenir si le peuple s’était repenti. Mais le peuple n’a pas voulu se repentir et depuis ce jour-là il est sous le gouvernement. Quand on pense à tout ce qui s’est passé pendant vingt siècles, à toutes les souffrances qu’a subies le peuple juif pendant ces vingt siècles, comment il a été persécuté – et on pense particulièrement à la dernière guerre mondiale – il leur aurait suffi de se repentir de leurs péchés, du péché si grave de la crucifixion de leur Seigneur, de leur Messie, et toute cette souffrance aurait été annulée. Que le gouvernement de Dieu est terrible, et comme nous avons aussi à craindre, à avoir connaissance de ce gouvernement. Nous avons lu dans un livre qu’un croyant disait : Si j’avais compris avant ce qu’est le gouvernement de Dieu , je n’aurai pas mené la vie que j’ai menée. Souvent nous sommes sous la conséquence de nos péchés, ce qui ne nous empêche pas de jouir du salut que nous avons quand nous avons été pardonnés. Je pèche, mon péché est confessé, mais je demeure encore sous la conséquence de ce péché-là. Dans tous les cas, Dieu est celui qui décide des conséquences de mes péchés, mais cela n’empêche pas de jouir de la grâce. Par exemple dans le cas d’Adam et Eve, à cause de leur péché ils ont été chassés du jardin d’Éden, mais la grâce les a revêtus de vêtements de peau. La grâce agissait simultanément avec le gouvernement et que l’un n’élimine pas l’autre. Ce n’est pas parce que nous sommes sous la grâce que nous n’avons pas le gouvernement. Il y a d’autre cas où le gouvernement a été positif. Par exemple nous lisons en Genèse 18. 26, lorsque Abraham rencontre Dieu, il prie, il intercède pour la ville de Sodome. Après avoir dit : « Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? » l’Éternel dit : « Si je trouve dans Sodome cinquante justes, au-dedans de la ville, je pardonnerai à tout le lieu à cause d’eux. Et Abraham répondit et dit : Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière et cendre » et il intercède. Dieu dit : Voilà je suis prêt à pardonner à cette ville si j’y trouve cinquante justes. Et alors les milliers d’autres qui sont dans le péché, est-ce qu’ils seraient pardonnés, est-ce qu’ils seraient sauvés parce qu’Abraham a pensé que Dieu pardonnerait ? Non, il s’agit d’un pardon gouvernemental. C’est un ajournement, en quelque sorte, du jugement qui va tomber sur la ville. On voit souvent que Dieu attend que le péché soit arrivé à son comble. C’est ce qui s’est passé avant la déportation des Israélites à Babylone. Ce gouvernement est un sujet très important qui touche au pardon mutuel puisque nous avons aussi ce fait que si nous ne pouvons pas pardonner chacun de tout notre cœur à nos frères, Dieu ne nous pardonnera pas non plus nos péchés. La communion ne pourra pas être retrouvée, elle sera entravée, il n’y aura plus la liberté. Combien nous avons à gagner de subir même des injustices s’il le faut et de pardonner avec l’aide de Dieu, parce que ce n’est pas une chose facile de pardonner chacun à son frère.
Dans ce chapitre 18 de Matthieu nous pouvons parler du pardon mutuel puisque nous sommes sur ce sujet. Dans ce chapitre il est dit : « Pierre, s’approchant de lui, dit : Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi, et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (v. 21 et 22). Donc c’est-à- dire quatre cent soixante-dix fois par jour, c’est-à-dire tout le temps. Donc combien de fois pardonner ? La Parole nous dit : pardonnez sans limite. Sans doute c’est une situation très éprouvante quand on a à faire à quelqu’un qui demande pardon sans cesse, mais nous ne devons pas donner une limite au pardon que nous devons offrir à ceux qui nous demandent pardon.
Maintenant aussi dans l’épître aux Éphésiens : « mais soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné. Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur » (4. 32 ; 5.1). « Vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » : C’est une mesure extraordinaire, unique, de pardon,. Dieu nous a tout pardonné en vertu de l’œuvre de Son Fils, et nous sommes appelés à pardonner tout, même si nous avons subi des torts. N’attendons pas de contrepartie. C’est ce que nous lisons aussi dans 1 Cor. 6 lorsqu’il est dit : « Quelqu’un de vous, lorsqu’il a une affaire avec un autre, ose-t-il entrer en procès devant les injustes et non devant les saints ? » (v. 1). Un peu plus loin il est dit : « un frère entre en procès avec un frère, et cela devant les incrédules. C’est donc de toute manière déjà une faute en vous, que vous ayez des procès entre vous. Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt des injustices ? » (v. 6 et 7) Quand un frère a péché contre moi, je vais le voir, non pas pour obtenir justice, je vais le voir pour qu’il puisse être rétabli dans la communion avec le Père et dans la communion fraternelle aussi. Mais j’accepte l’injustice. C’est ainsi que le pardon mutuel doit s’exercer entre frères, et nous pouvons dire, chacun pour soi, dans quelle mesure nous manquons à cela. Bien sûr, une condition pour pouvoir prier avec les autres dans les réunions de prière, rendre culte à Dieu ensemble en assemblée, cela est indispensable de pouvoir vraiment être à l’aise entre nous. Il n’y a pas de limite à la mesure du pardon que nous avons reçu de Dieu, sans tenir compte de la gravité de l’injustice que nous avons subie.
Maintenant il est intéressant de voir quelles sont les conséquences, pour l’âme, du pardon de Dieu. Nous avons déjà cela dans le psaume 32 où nous voyons comment David a pu réaliser ce pardon. « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Bienheureux l’homme à qui l’Éternel ne compte pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude. Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour, car jour et nuit ta main s’appesantissait sur moi ; ma vigueur s’est changée en une sécheresse d’été. Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (v. 1 à 5). Cela nous dit toute la joie de celui qui a reçu le pardon de Dieu. A la conversion souvent on éprouve une grande joie. Quelle est cette joie ? C’est la joie du pardon. L’homme est chargé par ses péchés et c’est comme un joug qui pèse sur ses épaules. Lorsqu’il vient au Seigneur Jésus il apprend par la Parole que ses péchés sont pardonnés et le croit. Alors c’est un lourd fardeau qui est enlevé. Il peut se réjouir et dire comme David : « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée ». Jouissons-nous de cela tous les jours de notre vie ? Être pardonné par Dieu Lui-même, d’un pardon éternel, d’avoir toujours accès à Lui lorsque nous avons péché en tant que croyants, pour recevoir ensuite le pardon et pour retrouver une pleine communion avec le Père, avec le Fils et entre frères.
Le pardon produit aussi l’amour. C’est ce que nous lisons dans Luc 7. Nous avons là l’histoire d’une pécheresse qui vient aux pieds du Seigneur, qui pleure et qui arrose de ses larmes les pieds du Seigneur et les essuie avec ses cheveux. Le Seigneur, à la fin, dit au pharisien : « Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu » (v. 47). Ce verset peut nous exercer parce que nous avons tous reçu un grand pardon et même si la masse de nos péchés est différente de l’un à l’autre, nous avons reçu un immense pardon de la part de Dieu.Et c’est dans la mesure où nous apprécierons de quoi nous avons été pardonnés et combien grand est ce pardon, que nous pourrons aimer le Seigneur. Cela produira en nous un sentiment de reconnaissance, d’amour envers Lui. Mais quelquefois on entend des croyants qui disent : lorsqu’on sait qu’on est pardonné, on peut faire comme avant, c’est-à-dire mener une vie comme les incrédules, si on veut. Ceux qui parlent ainsi n’ont pas connaissance de ce que peut produire le pardon et la grâce dans un cœur. Au psaume 130 nous voyons au v. 3 : « Ô Jah ! si tu prends garde aux iniquités, Seigneur, qui subsistera ? Mais il y a pardon auprès de toi, afin que tu sois craint ». Voilà ce que fait la grâce. Quand nous recevons la grâce, un pardon définitif pour tous nos péchés, quels qu’ils soient, les petits comme les grands, cela nous remplit de reconnaissance, cela nous remplit de joie mais aussi de crainte, non pas la crainte qui est la peur de Dieu, mais la peur de Lui déplaire. La crainte de Dieu, c’est la peur de Lui déplaire. Quand nous avons senti le poids de nos péchés, quand nous nous sommes repentis, lorsque nous avons reçu ce pardon comme un cadeau merveilleux, alors nous disons en nous-mêmes : pourvu que je ne déshonore pas Celui qui m’a tant aimé et qui a donné Son Fils pour moi, qui m’a pardonné définitivement. Je suis dans la crainte de Dieu et cette crainte est salutaire. Si j’ai peur de déplaire à Dieu par amour pour Lui, par reconnaissance envers Lui, alors ma vie sera transformée, je veillerai sur mes pas, je prendrai garde à mes voies, comme on le trouve dans le livre du prophète Aggée. Le pardon ne conduit pas au péché comme on pourrait le croire par un raisonnement purement humain qui n’a pas de sens. Le pardon nous conduit toujours à la crainte de Dieu, toujours à l’amour pour Dieu, à la reconnaissance, et nous remplit de joie. C’est un pardon merveilleux auquel nous devons revenir sans cesse dans notre vie. Je me souviens avoir visité un croyant qui était à l’hôpital, qui avait subi une opération, et il disait : Dans ces moments-là on pense au salut, qu’on est sauvé, dans ces moments-là où on croit que ses derniers jours sont arrivés, il ne reste plus que cela. Tout s’éclipse devant tout ce que la grâce nous a donné, un salut merveilleux, le pardon, et qu’on va vers le Seigneur sans crainte parce que nous savons que nos péchés sont expiés. Il nous faut toujours revenir à la source. Dans nos réunions nous parlons souvent de la mort du Seigneur. On pourrait se dire : Est-ce une habitude ou est-ce une nécessité qui nous revient dans le cœur ? Il ne faudrait pas que ce soit une habitude, il ne faudrait pas que nous pensions au Seigneur par Son œuvre à la croix seulement parce que nous le disons. La source de tout ce que nous avons et de tout ce que nous sommes, c’est la croix et nous ne pouvons pas nous tromper en revenant à la croix. Un chrétien me disait un jour : Vous vous êtes béni parce que vous regardez au roi, vous regardez à Christ comme roi. Le roi est riche, il peut nous bénir. Nous, nous sommes pauvres parce que nous avons la croix. Je lui ai dit : Détrompez-vous, c’est la croix qui est la source de toutes nos bénédictions, ce n’est pas la couronne. Nous savons ce qui doit arriver et cela nous réjouit. Ce n’est pas que nous ne pensions pas à la gloire qu’il recevra lorsqu’Il régnera, mais tout découle de la croix. Revenir à la croix, c’est revenir à la source. Même si nous avons beaucoup de choses en plus, la source de tout c’est la croix.
Maintenant un dernier mot sur le pardon qu’on appelle parfois le pardon administratif, le pardon de l’assemblée envers un croyant qui a péché et qui a dû être discipliné, et exclu par l’assemblée. Nous lisons dans Matthieu 18. 18 : « En vérité, je vous dis : Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel ». Le Seigneur s’exprime là dans un contexte où il est question de l’assemblée. Et dans la 2eme épître aux Corinthiens on voit la pratique de cette chose-là. Dans la 1ere épître au chapitre 5 le croyant a été mis hors communion à cause d’un péché et il a été ôté de l’assemblée. Il a été lié par l’assemblée – et dans la 2eme épître, chapitre 2, nous voyons qu’il s’est repenti et il a été restauré. L’apôtre peut dire : « Car c’est aussi pour cela que je vous ai écrit, afin que je connaisse, à l’épreuve, si vous êtes obéissants en toutes choses. Or à celui à qui vous pardonnez quelque chose, moi aussi je pardonne ; car moi aussi, ce que j’ai pardonné, si j’ai pardonné quelque chose, je l’ai fait à cause de vous dans la personne de Christ ; afin que nous ne soyons pas circonvenus par Satan, car nous n’ignorons pas ses desseins » (v. 9 à 11). Donc ce croyant a pu être pardonné par l’assemblée, réintégré dans l’assemblée. L’amour des frères et sœurs a pu lui être ratifié et ainsi ce croyant a été restauré publiquement dans l’assemblée. Bien sûr il y a ce qui se passe dans le cœur, il y a aussi ce qui se passe dans l’assemblée envers ceux qui sont sous une discipline. Nous avons beaucoup de soin à apporter au pardon mutuel et ce soin ne pourra être apporté que dans la mesure où nous jouirons nous-mêmes du pardon que nous avons en Christ dans son sang, que Son œuvre à la croix nous a acquis pour l’éternité. Et ainsi notre marche sera plus vraie, plus sincère. Nous serons heureux. La joie du pardon sera manifestée tous les jours de notre vie. Nous serons reconnaissants, pleins d’amour pour Celui qui nous a pardonné et aussi nous marcherons dans Sa crainte. Que le Seigneur veuille bénir sa Parole et nous aider à la réaliser, dans la vie de chacun. Nous avons à prier sans cesse pour que nous soyons capables de pardonner. Ce n’est pas par nous-mêmes que nous pouvons le faire. Ne l’oublions pas. Quelquefois on entend dire : « Je ne peux pas pardonner ». Si, nous pouvons pardonner avec la grâce de Dieu, avec le secours de Dieu, non pas par nous-mêmes. Que le Seigneur veuille bénir Sa Parole et que nous puissions, chacun, la mettre en pratique – et moi le premier !

D’après edification.bible juillet 2021

 

LE REGISTRE DU PÉCHÉ

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L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix (du Fils de Dieu) ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, pour une résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. Jean 5. 28 et 29.
Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Rom. 6. 23.

 

LE REGISTRE DU PÉCHÉ

 

Le titre d’un article en première page d’un journal, il y a quelques années était : Le registre du péché s’allonge toujours plus. Il s’agissait d’un reproche, de l’opposition au gouvernement, au sujet de décisions politiques qui avaient été prises, qui semblaient erronées, et même malhonnêtes et louches sur plusieurs points.
On peut être surpris que, dans un tel contexte, le mot « péché » ait été employé, car il est aujourd’hui complètement tombé en désuétude lorsqu’il s’agit de comportements individuels inconvenants et immoraux. Dans le meilleur des cas, mais sur un ton moqueur, on parle de « péché » quand on ne se tient pas rigoureusement aux directives d’un régime alimentaire, et qu’on se laisse aller au « péché » de gourmandise. Mais même dans ce cas, de toute façon, le registre des péchés est assez long…
Les hommes politiques qui sont accusés, très souvent à raison, savent que, probablement, ils devront rendre compte de leurs actes devant une commission d’enquête parlementaire, et en répondre devant un tribunal. Et ils savent aussi qu’aux prochaines élections, ils risquent de ne pas être réélus.
Mais, que nous devions rendre compte de nos péchés est un fait qui ne concerne pas seulement la politique ou les activités professionnelles, mais bien toute notre vie. Il ne sert à rien de chercher à se convaincre que Dieu n’existe pas, que nous n’aurons pas à Lui rendre compte de nos actes, qu’après la mort il n’y a plus rien…
Éloigner de ses pensées Dieu et le concept même du péché, est un grave « péché » qui s’ajoute à tous les autres et duquel on devra répondre, un jour, devant le Juge suprême.
Les exigences de Dieu ne changent pas en fonction de nos idées ; le fait de ne pas croire en Lui n’enlève rien à la responsabilité que nous avons vis-à-vis de Lui et ne diminue pas du tout notre faute.
Nous sommes tous pécheurs. L’histoire de l’humanité le dit et, surtout, la Parole de Dieu l’affirme en termes clairs : « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles… il n’y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux » (Rom. 3. 11 à 18). Si nous examinons notre vie, notre comportement, nos pensées, les preuves en sont plus qu’évidentes pour nous.
Bientôt, lorsque notre vie sur la terre arrivera à son terme, nous devrons tous comparaître devant Dieu : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27). Celui qui ne croit pas ou qui s’imagine pouvoir compenser ses péchés par de bonnes œuvres, sera condamné de la même manière lorsqu’il devra comparaître devant le tribunal de Dieu (Rom. 14. 10).
Mais il y a un moyen d’éviter la condamnation – un seul, établi par Dieu Lui-même : Lui confesser nos péchés et croire que le Seigneur Jésus Christ en a payé le jugement pour nous à la croix.
« Quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés » (Act. 10. 43).
« Il n’y a de salut en aucun autre » (Act. 4. 12).
« Celui… qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Dieu est amour et le sacrifice de Jésus, Son Fils, en est la preuve suprême. Croyez en Lui.

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

DU TEMPS POUR LIRE LA PAROLE DE DIEU

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Arrête-toi un moment, et je te ferai entendre la parole de Dieu. 1 Sam. 9. 27.

 

DU TEMPS POUR LIRE LA PAROLE DE DIEU

 

Ce fut l’un des moments les plus marquants de la vie du roi Saül, lorsque le prophète Samuel s’est adressé à lui par ces paroles. Dieu s’adresse aussi parfois à nos cœurs et à nos consciences par un appel tout particulier. Il est alors nécessaire que nous soyons dans un état de paix intérieure et de tranquillité, pour que nous prêtions une attention particulière à Sa voix.
Nous avons probablement tous fait l’expérience d’avoir entendu ou lu la Parole de Dieu sans en recevoir un bénéfice réel. La raison en est certainement que nous n’étions pas véritablement paisibles. Peut-être l’étions-nous physiquement, mais, en nous-mêmes, nous n’étions pas prêts à recevoir la Parole de Dieu. Nous n’étions pas préparés à entendre ce qui nous était nécessaire. Combien de bénédictions avons-nous perdues de cette manière !
Notre adversaire, Satan, est certainement trop content quand nous ne trouvons ni le temps ni la paix dont nous avons besoin pour lire et entendre la Parole de Dieu. Le tohu-bohu de notre vie, avec tous ses devoirs et ses distractions, rend toujours plus difficile de trouver un moment et une occasion pour nous détendre mentalement. Ce sont souvent des choses importantes et légitimes qui nous sollicitent.
Néanmoins, chacun de nous devrait prendre chaque jour le temps de venir se placer sous l’influence de la Parole de Dieu. Nous avons besoin de libérer notre esprit des pensées qui concernent le jour présent, afin d’être réceptifs à ce que Dieu a à nous dire. Nous devons prier le Seigneur, pour qu’Il ouvre notre intelligence spirituelle quant à ce que nous lisons dans la Bible. Nous serons alors bénis, et nous serons davantage prêts à obéir à Sa Parole. Le Seigneur Jésus a dit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole » (Jean 14. 23).

D’après « The Good Seed » juin 2021

 

CORONA 71

CORONA 71

Psaume 45

Le deuxième livre des Psaumes décrit les états d’âme du résidu des tribus de Juda et Benjamin, en fuite depuis Jérusalem, pendant la grande tribulation. Les expressions des psaumes 42 à 44 qui suivent, montrent la détresse et le questionnement qu’apporte la souffrance : « Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. Quand viendrai-je et paraîtrai-je devant Dieu ? » (42. 2). « Je dirai à Dieu, mon rocher : Pourquoi m’as-tu oublié ? Pourquoi marché-je en deuil à cause de l’oppression de l’ennemi ? » (42. 9).
« Juge-moi, ô Dieu ! et prends en main ma cause contre une nation sans piété ; délivre-moi de l’homme trompeur et inique (43. 1). « Tu nous as mis comme proverbe parmi les nations, comme hochement de tête parmi les peuples. Tout le jour ma confusion est devant moi, et la honte de ma face m’a couvert, à cause de la voix de celui qui outrage et qui injurie, à cause de l’ennemi » c’est-à-dire l’Antichrist (44. 14 à 16). Mon âme, … attends-toi à Dieu ; car je le célébrerai encore : il est le salut de ma face et mon Dieu » (42. 11). « Et je viendrai à l’autel de Dieu, au Dieu de l’allégresse de ma joie » (43. 4). Le regard de la foi se tourne, avec l’espérance, vers la délivrance et le retour à Jérusalem. C’est dans ce contexte que le psaume 45 est placé pour présenter le Messie, le Roi.
Il a été composé par les fils de Coré. Il est particulièrement encourageant de considérer la grâce de Dieu envers les fils d’un lévite qui s’était révolté contre Dieu en méprisant le service qu’il avait reçu pour prendre une place qui ne lui appartenait pas (Nomb. 16. 1 à 33). Coré et ceux qui s’étaient joints à lui, contre Moïse et Aaron, furent engloutis vivants dans la terre qui s’ouvrit en jugement contre eux. Dieu épargna les fils de Coré et les employa plus tard à composer une dizaine de psaumes. Héman, l’un d’entre eux, est enregistré comme chantre pour la tente d’assignation (Nomb. 26. 11 ; 1 Chron. 6. 33 à 38).
Les descendants de Coré ont chanté : « Mon cœur bouillonne d’une bonne parole ; je dis ce que j’ai composé au sujet du roi ; ma langue est le style d’un écrivain habile » (45. 1) – et nous ? Pouvons-nous nous poser cette question dans notre cœur : qu’ai-je à dire de mon Seigneur ? La bien-aimée en contemplation dit : « voici, tu es beau, mon bien-aimé ; oui, tu es agréable ! » (Cant. 1. 16) et les psalmistes continuent leur chant : « Tu es plus beau que les fils des hommes ; la grâce est répandue sur tes lèvres : c’est pourquoi Dieu t’a béni à toujours » (Ps. 45. 2). À Nazareth, dans la synagogue, quand Jésus S’est assis après avoir lu dans le livre du prophète Ésaïe « tous…, s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4. 22).
Si le psaume 40 nous a présenté Christ ressuscité, le psaume 45 met l’emphase sur le Roi. Dès qu’Il apparaîtra en gloire à Jérusalem, dans Sa magnificence Il mènera en avant son char « à cause de la vérité et de la débonnaireté et de la justice » (Ps. 45. 3 à 5).
Il établira Son règne « en jugement et en justice » (És. 9. 7). Le psaume continue Sa description : « Ton trône, ô Dieu, est pour toujours et à perpétuité ; c’est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne. Tu as aimé la justice, et tu as haï la méchanceté ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons » (v. 6 et 7).
Tous ceux qui sont nés de nouveau, entre la Pentecôte et l’enlèvement, forment l’Église que le Seigneur Se présentera « à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, … sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27). Elle sera Son épouse céleste (Apoc. 19. 9 ; 21. 9). Comme les Psaumes nous entretiennent d’Israël et du Messie, les prophéties qui y sont contenues traitent des souffrances et des gloires de Christ, comme aussi des souffrances des fidèles et de leur délivrance.
Les versets 9 et 10 pourraient nous laisser penser que le psaume parle de la fille du Pharaon, que Salomon avait prise pour femme (1 Rois 3. 1), ou dans la mention de la « fille de Tyr » qui recherche la faveur du roi (Ps. 45. 12), y voir l’attitude de Hiram, roi de Tyr, durant les règnes de David et de Salomon, qui ne sont que des types du vrai Roi de gloire. Leurs règnes n’ont eu que des promesses terrestres et ont été de courte durée, mais le psaume dirige vraiment nos regards sur Christ dont le trône est « pour toujours et à perpétuité ». Au verset 8, tous Ses vêtements « sont myrrhe, aloès, et casse » ; ils rappelleront la mort et la résurrection du Seigneur. Nicodème, pour honorer le corps de Jésus, apporta « une mixtion de myrrhe et d’aloès » ; la casse, fruit d’un grand et bel arbre, parle de la gloire de Christ ressuscité.
Dans les prophètes, l’alliance de l’Éternel avec Israël est souvent présentée sous la figure du lien entre un époux et son épouse (És. 54. 5 ; Jér. 2. 32 ; 3. 14), lien que l’infidélité du peuple a rompu. Mais Dieu se plaît à annoncer comment Il établira avec ce peuple une nouvelle alliance : « Voici, moi, je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur… Et il arrivera, en ce jour-là, dit l’Éternel, que tu m’appelleras : Mon mari » (Osée 2. 14 à 16). « Tu seras une couronne de beauté dans la main de l’Éternel… et de la joie que le fiancé a de sa fiancée, ton Dieu se réjouira de toi » (És. 62. 3 et 5).
Au v. 9 du psaume 45 : « Des filles de rois ont été parmi tes dames d’honneur » : elles pourraient représenter les nations qui monteront « d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » (Zach. 14. 16) ; la reine « à ta droite, parée d’or d’Ophir » donne une belle image d’Israël restauré. Il faut souligner que la prophétie dirige nos regards sur Jérusalem : « La fille du roi est tout gloire, dans l’intérieur du palais » comme on le voit en Zach. 8. 3 : « Ainsi dit l’Éternel : Je suis revenu à Sion, et j’habiterai au milieu de Jérusalem ». « Exulte, fille de Sion ; pousse des cris, Israël ! Réjouis-toi et égaye-toi de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! » (Soph. 3. 14). Au v. 10 du psaume 45, nous trouvons une invitation que nous pouvons aussi faire nôtre : « Écoute, fille ! et vois, et incline ton oreille, … car il est ton Seigneur : adore-le ». Soyons réjouis par Sa beauté, par Sa grâce, par la gloire à venir, pour L’adorer en esprit et en vérité.

LA PIÉTÉ, UNE DISCIPLINE

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Exerce-toi toi-même à la piété : car l’exercice physique est utile à peu de chose, mais la piété est utile à toutes choses, ayant la promesse de la vie présente et de la vie à venir. 1 Tim. 4. 7 et 8.

 

LA PIÉTÉ, UNE DISCIPLINE

 

Personne ne peut contester l’utilité d’une bonne hygiène de vie : manger avec sobriété, dormir un certain nombre d’heures et faire régulièrement de l’exercice physique, ne serait-ce que de la marche. Il est indispensable de prendre soin de son corps, mais il l’est encore plus de nous exercer à la piété, de la même manière que l’on pratique un sport, car c’est ainsi que l’on veille sur la bonne santé de son âme.
La piété est une relation entretenue avec Dieu, et elle s’exprime par une vie de foi, par la lecture de la Bible et la prière régulières – une vie qui honore Dieu et respecte Sa volonté avec une sainte crainte. Cultiver cette relation demande des efforts, de la persévérance, et une discipline quotidienne. Le terme grec employé ici pour « exerce-toi » est celui duquel est tiré le mot gymnastique.
Le sportif a un but et il fait tout son possible pour l’atteindre ; il vit sobrement, il s’entraîne régulièrement ; il est déterminé à respecter les règles ; il évite les tenues qui pourraient restreindre sa liberté de mouvement.
Ainsi, le croyant qui veut plaire au Seigneur doit développer plusieurs qualités : énergie spirituelle, piété, soumission à la volonté divine, sens de sa mission. Il a les yeux fixés sur Christ, le but de sa vie. Il a un seul objectif et il connaît ses priorités. L’apôtre Paul en est un excellent exemple. « Je fais une chose : oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » (Phil. 3. 13 et 14).

D’après « Il buon seme » juillet 2021

 

QU’EST-CE QUE L’ENFER ?

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Celui qui croit en lui (en Jésus Christ) n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Jean 3. 18.

 

QU’EST-CE QUE L’ENFER ?

 

« Va en enfer ! » Qui de nous n’a jamais entendu cette terrible exclamation ou une autre semblable ?
Et si nous l’avons entendue, nous sommes-nous arrêtés pour réfléchir à ce qu’est vraiment l’enfer ?
L’enfer n’est pas un mot inventé, par Dieu ou par les hommes, dans le but de faire peur et de pousser ainsi les gens à adopter un meilleur comportement.
Non. C’est un endroit effrayant où l’on continue à exister dans les ténèbres, dans les tourments et les pleurs, sans aucun espoir que cet état de choses puisse changer, parce que, comme le dit le Seigneur Jésus Lui-même, il s’agit d’une punition éternelle – « les tourments éternels » (Mat. 25. 46). « Jetez-le dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents » (Mat. 22. 13 ; 25. 30).
L’enfer n’a pas été créé pour les hommes, mais pour Satan et ses anges, qui y seront tourmentés à toujours : « Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges » (Mat. 25. 41). Mais ce sera aussi la part de tous ceux qui refusent consciemment le paradis, parce qu’ils ne veulent pas de l’offre de salut que Dieu leur propose, leur demandant seulement de se repentir de leurs péchés et de croire au Seigneur Jésus et à la valeur de Son œuvre à la croix. Ce sera la part de tous ceux qui refusent de croire que Dieu a donné Son propre Fils, Jésus Christ, qui a vécu comme un homme parmi les hommes. Dieu a permis qu’ils Le fassent souffrir, qu’ils Le méprisent, Le frappent, Le condamnent à mourir sur une croix comme le pire des malfaiteurs… et tout cela pour nous !
Alors qu’Il était sur la croix, Dieu, Son Père, jugeait sur Lui nos fautes et nos péchés, faisant tomber sur Lui le châtiment que nous méritions.
Vous devez savoir que nous (et non pas Lui, qui seul est Saint et Juste), nous aurions dû répondre à Dieu de nos péchés, de nos transgressions, de notre méchanceté, de la haine… mais « Dieu a tant aimé le monde (même chacun de vous), qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque (quiconque, y compris vous qui lisez ces lignes), croit en lui, ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Les occasions n’ont certainement pas manqué dans votre vie, où Dieu vous a parlé de Son Fils Jésus Christ ; Il vous a dit qu’Il est mort pour vous, qu’Il s’est substitué à vous comme s’Il était, Lui, coupable ; qu’Il a pris votre propre place. Et en ce moment-ci, Il vous parle encore et vous offre le pardon et une place dans le ciel.
Dieu vous demande seulement ce que vous êtes en mesure de donner, c’est-à-dire de confesser que vous êtes un pécheur perdu et d’accepter le pardon et le salut que Lui, le Dieu sauveur, vous offre, parce qu’Il vous aime. Vous avez la possibilité de dire « Oui » ou « Non », mais sachez que si vous dites « Non », vous rencontrerez Dieu comme juge et l’enfer sera votre demeure éternelle.
Ne vous trompez pas vous-même. En ce moment-même, vous avez entendu l’Évangile, la bonne nouvelle ; acceptez-la dans votre cœur, croyant en Dieu qui a fait écrire : « Christ est mort pour nos péchés » (1 Cor. 15. 3).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »