CHRISTIANISME VÉCU

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L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur  ? L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur  ? Quand une armée camperait contre moi, mon cœur ne craindrait pas. (Ps. 27. 1 et 3).
Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera. (Ps. 27. 10).

 

CHRISTIANISME VÉCU

 

De nombreux récits rapportent des actes de courage accomplis en France pendant la deuxième guerre mondiale. Plusieurs livres et films ont fait connaître l’histoire du Chambon-sur-Lignon de 1940 à 1945. Dans ce village et aux alentours, plusieurs milliers de Juifs, principalement des enfants, ont été accueillis. La plupart ont survécu aux persécutions. Avec discrétion, ils étaient répartis dans les fermes souvent pauvres des alentours, où ils étaient nourris et entourés d’affection.
Durant les années qui ont suivi, ces actes de courage et d’humanité sont restés plutôt cachés. En fait, ceux qui avaient ouvert leurs maisons, et leurs cœurs, considéraient cela comme normal. Aux journalistes qui venaient se renseigner, une femme âgée avait l’habitude de répondre en ouvrant sa Bible. Elle lisait ces paroles du Christ : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez recueilli ; j’étais nu et vous m’avez vêtu ; j’étais malade et vous m’avez visité » (Mat. 25. 35 et 36). Elle expliquait avec simplicité et conviction que Dieu demande d’aimer son prochain comme soi-même. C’est ce qu’ils avaient fait.
Derrière ce dévouement se cachait très souvent une foi solide, appuyée sur une connaissance sérieuse de la Bible. Voilà pourquoi ces personnes ont pris des risques pour en sauver d’autres. Et surtout, voilà pourquoi elles ont su rester humbles et discrètes. Au-delà du courage et de la bonté, elles avaient un seul motif : être fidèles à Dieu.

D’après La Bonne Semence juillet 2021
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SANCTIFIÉS DANS LE CHRIST JÉSUS

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SANCTIFIÉS DANS LE CHRIST JÉSUS

Juges 13

 

Le titre de ce message, aujourd’hui, c’est : Sanctifiés dans le Christ Jésus. Quelques pensées sur Juges 13. Avant d’aller dans l’Ancien Testament et de considérer ce chapitre du livre des Juges, j’aimerais m’arrêter sur cette expression, citée dans le titre, qu’on trouve dans la 1ère épître aux Corinthiens au chapitre 1. C’est l’introduction de l’épître : « Paul, apôtre appelé de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés dans le christ Jésus, saints par appel, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, et leur Seigneur et le nôtre » (v. 1 et 2). L’apôtre Paul appelle les croyants qui habitent à Corinthe, ainsi que ceux qui lui sont associés : « tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ » – il les appelle les « sanctifiés dans le Christ Jésus, saints par appel ». Je m’arrête sur la signification de ce mot « sanctification ». Elle est parfois diversement interprétée par les croyants. Souvent on la comprend principalement comme cette transformation progressive qui s’opère dans la vie du croyant, en particulier par le Saint Esprit, le travail de Dieu, pour amener le croyant à croître dans la sainteté, à manifester davantage chaque jour les caractères que Dieu cherche dans la vie du croyant, ce qui correspond à ce que Lui-même a voulu. C’est une croissance dans la sainteté, une croissance dans une vie qui glorifie Dieu. Nous avons en effet deux passages de la Parole qui parlent de cet aspect progressif de la croissance dans la sainteté dans la vie du croyant. Le premier, dans l’épître aux Hébreux chapitre 12 : « Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté [ou la sanctification], sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (v. 14). Il s’agit bien de quelque chose à poursuivre, de quelque chose qui s’opère dans la vie du croyant au fur et à mesure de sa vie. On a la même pensée dans 1 Thessaloniciens au chapitre 5 : « Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme, et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (v. 23). C’est la pensée que tout notre esprit, notre âme et notre corps soient conservés sans reproche avec la perspective de la venue proche de notre Seigneur Jésus Christ, de Son retour. A part ces deux passages, la plupart des passages, dans la Parole, qui nous parlent de sanctification, dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, mettent l’accent sur un autre aspect de la sanctification auquel on pense moins au premier abord. Il s’agit en fait de cette séparation, parce que la sanctification signifie séparation, mise à part. La sanctification, telle que la majorité des passages de la Parole en parle, aussi dans le Nouveau Testament, c’est cette séparation, cette mise à part par Dieu et pour Dieu de celui que Dieu a choisi. Un passage remarquable dans ce sens, c’est dans le chapitre 10 de l’épître aux Hébreux. Au verset 9 il est parlé du Seigneur Jésus qui s’est donné pour nous. Il dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Et au v. 10 : « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes », « que nous avons été… » : Il n’est pas dit « nous sommes progressivement », mais que, par l’offrande du corps de Jésus Christ, par la volonté de Dieu le Père et sur la base de l’offrande du corps de Jésus Christ, de l’œuvre merveilleuse accomplie sur la croix par notre Sauveur qui s’est donné lui-même pour nous, par cela nous avons été sanctifiés, mis à part par Dieu et pour Dieu. Il y a un passage complémentaire dans 1 Pierre au chapitre 1er : il est parlé des croyants qui sont « élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ » (v. 2). Là aussi nous trouvons les trois Personnes de la Déité, comme dans bien d’autres passages, qui nous parlent de l’œuvre du salut. Ici nous voyons ceux qui sont préconnus par Dieu le Père, élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit ou selon les traductions : sanctification de l’Esprit. C’est cette mise à part par la volonté de Dieu le Père, opérée par le Saint Esprit, sur la base de l’œuvre du Seigneur Jésus à la croix, qui prend une personne du monde, la retire du monde, la met à part pour Dieu, pour le salut, pour être à Dieu pour l’éternité par l’œuvre du Seigneur Jésus Christ accomplie sur la croix. C’est de cette sanctification que parle l’apôtre Paul dans ce deuxième verset de la 1e épître aux Corinthiens : « aux sanctifiés dans le Christ Jésus », ceux qui ont été ainsi mis à part par Dieu. Ensuite nous lisons : « saints par appel » ou, dit la note : saints par l’appel de Dieu, c’est-à-dire déclarés saints par Dieu. Ils ont été mis à part, placés dans cette position décrétée de Dieu. Cela correspond aussi à un appel : saints par l’appel de Dieu, dit la note. Ils sont appelés à être saints parce qu’ils ont été mis à part par Dieu. Et pourtant les Corinthiens sont loin d’être, parmi les destinataires des épîtres, les plus spirituels qu’on puisse trouver dans la Parole. Au contraire, combien de reproches l’apôtre Paul doit leur faire de la part du Seigneur. Déjà au chapitre 3. 1, il peut leur dire : « je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants en Christ ». Et l’explication est donnée au v. 3 : « Du fait qu’il y a parmi vous jalousies et querelles, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas à la manière des hommes ? » des jalousies, des querelles, des rivalités. Ensuite au chapitre 5. 1 on peut lire : « On entend dire partout qu’il y a de la fornication parmi vous », de l’immoralité et même « telle qu’elle n’existe pas même parmi les nations ». Et au chapitre 6 on peut lire ces choses incroyables à nos yeux – quoique parfois peut-être elles nous reprennent aussi : « Mais un frère entre en procès avec un frère, et cela devant les incrédules » (v. 6). Ils avaient même des procès entre eux, ils se traînaient devant les tribunaux. Quel comportement indigne ! C’est loin d’être la sainteté telle qu’on la conçoit. Et pourtant lorsque le Seigneur, par l’apôtre Paul, rappelle ce qu’étaient quelques-uns d’entre eux : adultères, voleurs, cupides, ivrognes, insulteurs, ravisseurs – bref des hommes perdus comme nous l’étions tous avant que le Seigneur Jésus vienne et nous sauve il est dit : « Et quelques-uns de vous, vous étiez tels ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (6. 11). Vous avez été lavés, sanctifiés, justifiés. C’est l’œuvre de grâce souveraine de Dieu qui prend des pécheurs perdus au milieu du monde, qui les met à part et qui par l’œuvre accomplie sur la croix par notre Seigneur Jésus les a lavés, sanctifiés, justifiés. Quelle grâce merveilleuse et souveraine de Dieu ! « Aux sanctifiés dans le christ Jésus ».
Maintenant j’aimerais passer dans le chapitre 13 du livre des Juges parce qu’il nous présente justement, à la fois cette mise à part absolue décrétée par Dieu de celui que Dieu a choisi pour le salut, pour la délivrance, et puis d’un autre côté la responsabilité qui s’y rattache, les conséquences pratiques que cela implique et comme c’est nécessaire aussi pour nous de toujours nous les rappeler.
« Et les fils d’Israël firent de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ; et l’Éternel les livra en la main des Philistins pendant quarante ans. Et il y avait un homme de Tsorha, de la famille des Danites, et son nom était Manoah ; et sa femme était stérile et n’enfantait pas. Et l’Ange de l’Éternel apparut à la femme, et lui dit : Voici, tu es stérile et tu n’enfantes pas ; mais tu concevras, et tu enfanteras un fils. Et maintenant, prends garde, je te prie, et ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur ; car voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils ; et le rasoir ne passera pas sur sa tête, car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère ; et ce sera lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins » (Jug. 13. 1 à 5). Ici nous avons un épisode du livre des Juges où se reproduit ce qui s’est déjà produit maintes et maintes fois dans l’histoire du peuple dans cette période, c’est-à-dire que les enfants d’Israël ont fait de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l’Eternel, ils se sont éloignés des commandements de Dieu, ils se sont livrés à l’idolâtrie, et Dieu a dû les livrer en la main des ennemis du peuple d’Israël. C’est quelque chose de très triste, de terrible que cette succession de chutes, d’égarements. Mais en même temps nous voyons la grâce de Dieu. Dieu discipline Son peuple. Son gouvernement est là, et le peuple souffre sous l’oppression de ses ennemis, les Moabites, les Ammonites, les Madianites, mais lorsque la souffrance est là, lorsque la main de Dieu en gouvernement est là et en discipline, alors le peuple s’humilie, se repent, crie à l’Éternel, et l’Éternel envoie un sauveur, il fait grâce, car c’est un Dieu qui fait grâce. Ici encore, l’Éternel envoie un sauveur. C’est ce qu’on voit à la fin du v. 5. « Ce sera lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins ». Il y a quelque chose de nouveau, pourrait-on dire, dans cette dernière étape, dans cette dernière délivrance que l’Éternel accorde à son peuple au temps des Juges, dans ces temps de confusion du peuple terrestre de Dieu, la dernière des délivrances, dans ce livre, est là, et c’est contre la main des Philistins que Dieu utilise pour discipliner son peuple. C’est une chose différente de tout ce qui s’est passé avant. Auparavant, les ennemis étaient plutôt extérieurs, les Madianites, les Moabites, les Ammonites, mais là, ce sont des ennemis intérieurs. Il s’agit de ces Philistins qui étaient restés dans le pays au temps où Josué était vieux et avancé en âge, comme on le trouve dans Josué 13. Les Philistins faisaient partie de ceux qui étaient restés, des anciens habitants, des habitants naturels du pays, qui maintenant était devenu celui de la promesse, dans lequel Dieu avait fait entrer Son peuple. Il y a encore une expression très remarquable : « le chemin du pays des Philistins » (Ex. 13. 17). Dans Exode 13 au moment où l’Éternel fait sortir d’Égypte Son peuple Israël à main forte et à bras étendu, pour l’amener dans la terre promise, on lit : « Et il arriva, quand le Pharaon laissa aller le peuple, que Dieu ne les conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, qui est pourtant proche… Et Dieu fit faire un détour au peuple par le chemin du désert de la mer Rouge » (v. 17 et 18). Il y avait un chemin qui permettait d’aller directement d’Égypte dans le pays qui devait être le pays de la promesse. Ce chemin était facile, proche et court. C’était le chemin du pays des Philistins, qui permet de passer directement dans le pays de la promesse. Mais ce n’est pas par ce chemin facile que l’Éternel a fait passer son peuple. C’est par la mer Rouge, après un détour, ensuite par le Jourdain. Est-ce que cela ne nous parle pas aussi à nous aujourd’hui ? Dans la chrétienté, dans l’église chrétienne, en général, dans ces temps de confusion qui sont les nôtres – qui ressemblent étrangement au temps des Juges dont il était dit que chacun faisait ce qui semblait bon à ses yeux – est-ce que nous ne voyons pas aussi quelque chose de semblable, des situations où on pourrait dire qu’on est rentré facilement dans la sphère chrétienne, on prend facilement le nom de Christ, le nom de chrétien, on se réclame facilement des choses de Dieu, et pourtant, est-ce qu’on est passé par le chemin facile, le chemin direct depuis le monde et là on bascule dans la sphère chrétienne ? Ou est-ce qu’on est passé par ce chemin par lequel l’Éternel avait décidé de faire passer son peuple, c’est-à-dire par la mer Rouge et par le Jourdain ? Nous savons que la mer Rouge et le Jourdain nous parlent de la croix de Christ. La mer Rouge, la croix de Christ pour nous, Christ est mort et a été ressuscité pour nos fautes. Celui qui reconnaît ses péchés, qui se reconnaît, par le Saint Esprit de Dieu, convaincu de péché, qui se reconnaît pécheur devant Dieu et condamné. Alors il voit la croix de Christ, il voit là le Sauveur en croix qui est mort pour lui. Il peut dire qu’Il est mort à sa place comme l’apôtre Paul avait pu dire : Le « Fils de Dieu… m’a aimé et… s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20). Celui qui a reçu l’œuvre de la croix pour lui personnellement, et s’est reconnu pécheur, alors, par la croix de Christ il est justifié. « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11). La croix de Christ dont on a l’image dans le Jourdain, dont l’apôtre Paul pouvait dire : je suis crucifié pour le monde comme le monde l’est pour moi, c’est-à-dire que je suis identifié à cette mort, cette croix de Christ par laquelle je suis mort à mon ancienne vie, au péché, mort au monde, mort à la chair, à cette racine de péché qui est en moi, pour pouvoir maintenant vivre pour Dieu, non plus pour moi-même, mais pour le Seigneur Jésus Christ qui est mort pour moi et a été ressuscité. Oui, l’Éternel avait conduit son peuple pour le faire entrer dans le pays de la promesse. Il l’avait conduit à travers la mer Rouge d’abord qu’Il avait même ouverte et puis le Jourdain dans lequel le peuple devait mettre le pied afin que le fleuve s’ouvre et qu’il passe. Ainsi nous-mêmes par la foi nous prenons cette place d’identification dans la mort de Christ mais aussi dans Sa résurrection pour vivre, par la grâce de Dieu, en nouveauté de vie. Ceux-là sont de véritables chrétiens, des rachetés du Seigneur Jésus, ceux-là sont des sanctifiés dans le Christ Jésus. Et alors saints par appel, appelés à être saints.
Ce temps de confusion, où il y avait un mélange entre les Philistins – les anciens habitants du pays – et les nouveaux habitants du pays, ne nous parle-t-il pas aussi des temps de confusion et d’apostasie que nous voyons aujourd’hui, alors que nous nous savons si proches du moment où le Seigneur Jésus va venir chercher les siens ? Dans ce temps de confusion il y a délivrance encore aujourd’hui. Le gouvernement de Dieu est là, Sa main est là, mais nous voyons la grâce de Dieu briller dans ce passage et c’est la délivrance aussi car Il est le même. Il est le même qu’aux premiers temps de l’église. Sa grâce est la même, Sa puissance est la même aussi.
Si nous revenons en Juges chapitre 13, nous voyons la grâce de Dieu au v. 2 : « Et il y avait un homme de Tsorha, de la famille des Danites, et son nom était Manoah ; et sa femme était stérile et n’enfantait pas ». Pour révéler et manifester la délivrance que Dieu a préparée pour Son peuple, Il va se révéler, non pas à un homme, mais à une femme, une femme stérile dont le nom n’est même pas mentionné. Et nous voyons à quel point la grâce de Dieu est merveilleuse dans un contexte aussi confus et triste. Cet homme, et sa femme à qui l’Éternel vient s’adresser, sont de la tribu des Danites. La tribu de Dan n’avait pas une histoire positive, au contraire. C’est de cette tribu qu’il est question, lorsque plus tard Jéroboam fait un veau d’or et que tout le peuple va à Dan pour l’adorer, et finit par tomber dans l’idolâtrie. C’est de cette tribu que Jacob, lorsqu’il prophétise sur l’avenir d’Israël, dit : « Dan sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier, qui mord les talons du cheval, et celui qui le monte tombe à la renverse. J’ai attendu ton salut, ô Éternel ! » (Gen. 49. 17 et 18). Voilà la tribu de Dan, et pourtant c’est d’une famille de cette tribu, que l’Eternel va tirer le juge qui va délivrer Son peuple, Samson. Dans cette tribu-là, dans cette famille, c’est à cette femme stérile, anonyme, inconsidérée, c’est à elle que l’Éternel s’adresse. Oui Dieu se plaît toujours à utiliser les choses faibles. Comme l’apôtre Paul l’a dit : « car lorsque je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12. 10). Peut-être qu’il est nécessaire aussi pour nous de nous rappeler qu’il en est de même pour nous, croyants. L’apôtre Paul, quand il s’adresse à ces mêmes Corinthiens au chapitre 1er de la 1ère épître, leur rappelle : « En effet, considérez votre appel, frères : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages selon l’homme, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les hommes sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qui sont méprisées et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont ; afin que personne ne se glorifie devant Dieu » (v. 26 à 29). Et au v. 31 nous avons : « comme il est écrit, « celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur ». Pas beaucoup de sages, pas beaucoup de nobles. « Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qui sont méprisées et celles qui ne sont pas » : c’est vraiment ce que nous trouvons ici. C’est toujours ainsi que la grâce agit pour que la gloire revienne à Dieu, pour que les richesses de Sa grâce et de Sa gloire puissent éclater là où la ruine de l’homme a été si clairement manifestée et constatée.
Il s’adresse à cette femme. Il lui dit : « Voici, tu es stérile… mais tu concevras, et tu enfanteras un fils ». Et quelle grâce ici : elle est stérile, elle ne peut pas donner la vie : quel opprobre et quelle tristesse ! Nous pouvons lire une situation tout à fait semblable dans 1 Samuel. Ce fils qui est né, Samuel, était un serviteur mis à part par Dieu d’une manière toute particulière. On l’a aussi dans le début du Nouveau Testament avec Zacharie et Élisabeth : Élisabeth aussi était stérile et Dieu lui-même annonce qu’elle enfantera un fils. Lorsque l’ange Gabriel s’adresse à Marie pour lui annoncer la naissance de notre bien-aimé Sauveur, il lui dit comme encouragement : « Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi, a conçu un fils dans sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile en est à son sixième mois ; car rien ne sera impossible à Dieu » (Luc 1. 36). Rien n’est impossible à Dieu et à Sa grâce. Nous voyons ces trois exemples, et dans 1 Samuel aussi Anne la mère de Samuel qui était stérile fait un vœu : « Éternel des armées ! Si tu veux regarder à l’affliction de ta servante, et si tu te souviens de moi et n’oublies pas ta servante, et que tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le donnerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie ; et le rasoir ne passera pas sur sa tête » (1. 11). Nous voyons cette souffrance du cœur, cette souffrance de l’âme méprisée, de l’âme inconsidérée, de l’âme qui répand sa plainte devant l’Éternel et l’Éternel répond. Et ici il dit : « tu es stérile et tu n’enfantes pas ; mais tu concevras, et tu enfanteras un fils ». Nous avons la même chose au v. 5 : « et le rasoir ne passera pas sur sa tête, car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère ». Dans ces trois exemples de femmes stériles, qui souffraient de cette situation, c’était un opprobre terrible en Israël que ces trois situations désespérées, Dieu donne quelque chose, une grâce merveilleuse, Dieu donne un enfant qui est nazaréen à l’Eternel, un enfant consacré à l’Éternel, un enfant destiné à être un outil particulier, un serviteur particulier dans la main de l’Éternel. Oui, la grâce triomphe, la grâce brille, précisément là où est la difficulté, là où est la détresse, là où le sentiment d’indignité et de ne rien mériter est là. Alors la grâce a été manifestée dans toute sa beauté.
Il y a aussi dans ce passage un avertissement, en tout cas une instruction très solennelle : « Et maintenant, prends garde, je te prie, et ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur ; car voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils ; et le rasoir ne passera pas sur sa tête, car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère » (v. 4 et 5). Ici l’Éternel donne Ses instructions. Cet enfant à naître sera nazaréen dès le ventre de sa mère. Il y a trois personnes qui ont été ainsi nazaréens. Nazaréen, cela veut dire séparé, consacré à l’Éternel. Il « sera nazaréen de Dieu » : cela veut dire qu’il sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère. Un peu plus loin l’expression est reprise : « nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère, jusqu’au jour de sa mort » (v. 7). Ces trois personnes, c’est précisément Samson, Samuel et Jean le baptiseur. Ils étaient nazaréens de Dieu dès le ventre de leur mère. On a en Nombres 6 une description plus précise de ce qu’était ce nazaréat, cette situation d’être consacré à l’Eternel. « Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle aux fils d’Israël, et dis-leur : Si un homme ou une femme se consacre en faisant vœu de nazaréat [littéralement : de nazaréen], pour se séparer afin d’être à l’Éternel, il s’abstiendra de vin et de boisson forte, il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre de boisson forte, et il ne boira d’aucune liqueur de raisins, et ne mangera point de raisins frais ou secs. Pendant tous les jours de son nazaréat, il ne mangera rien de ce qui est fait de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau. Pendant tous les jours du vœu de son nazaréat, le rasoir ne passera pas sur sa tête ; jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est séparé pour être à l’Éternel, il sera saint ; il laissera croître les boucles des cheveux de sa tête. Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte. Il ne se rendra pas impur pour son père, ni pour sa mère, ni pour son frère, ni pour sa sœur, quand ils mourront ; car le nazaréat de son Dieu est sur sa tête. Pendant tous les jours de son nazaréat, il est consacré à l’Éternel » (Nomb. 6. 1 à 8). Le premier cas qui est mentionné dans le nazaréat de séparation à l’Éternel, c’est celui de quelqu’un qui fait un vœu pour un temps déterminé, pour une mission particulière, pour être particulièrement consacré à Dieu pendant un temps précis. Celui qui fait ce vœu était tenu par ce vœu d’une manière très forte en sorte que si, même indépendamment de sa volonté, il se trouvait que son nazaréat était cassé, il devait offrir un sacrifice. C’était, pourrait-on dire comme un péché. C’est quelque chose de très fort. Mais dans ce que décrit ce chapitre 6 il y a une condition du nazaréat. Il est question de celui qui fait une consécration volontaire et temporaire – comme beaucoup de choses dans l’Ancien Testament, qui sont volontaires et puis aussi temporaires, partielles. Mais certainement que nous-mêmes, comme croyants du Nouveau Testament, comme croyants rachetés par Dieu, comme sanctifiés dans le Christ Jésus, mis à part par Dieu, nous pouvons nous reconnaître dans cette deuxième catégorie, ces trois personnes qui ont été nazaréens de Dieu dès le ventre de leur mère, avant même leur naissance. L’apôtre Paul peut dire quelque chose de très frappant dans l’épître aux Galates, que certainement nous pourrions aussi appliquer à chaque croyant : « Mais quand il plut à Dieu, qui m’a mis à part dès le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler son Fils en moi, afin que je l’annonce parmi les nations, aussitôt je ne consultai pas la chair et le sang » (Gal. 1. 15 et 16. Il y a quelque chose de merveilleux. Là nous voyons le parallèle avec ce dont il est parlé au sujet de Samson. On peut aller encore plus loin, et ceci pour chacun de nous, croyants rachetés, sauvés, chrétiens véritables. C’est ce qui est dit dans l’épître aux Éphésiens au chapitre 1er : « il nous a élus en lui [en Christ] avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ » (v. 4 et 5). Or, non seulement dans le ventre de ma mère, avant que je sois né j’ai été, comme croyant, mis à part, placé dans cette position de séparation, de mise à part pour Dieu, mais Dieu m’a dit – nous ne pourrions pas le dire si nous ne le lisions pas dans la Parole comme une chose mystérieuse et merveilleuse – Il m’avait élu en Lui avant la fondation du monde pour que je sois saint et irréprochable. Chacun de nous qui avons connu la vertu et la puissance de la croix pour nous sauver, peut dire cela. Et nous pouvons nous voir aussi dans celui qui est présenté ici dans Juges 13 comme nazaréen dès le ventre de sa mère. Ces trois instructions qui sont données dans le livre des Nombres s’appliquent aussi à nous. Considérons ce qu’elles peuvent signifier aussi pour nous. Bien sûr, dans l’Ancien Testament c’était dans un sens symbolique, sur un mode matériel, très souvent aussi temporaire, mais pour nous il s’agit des réalités spirituelles. La première chose dans le nazaréat, c’est qu’il fallait s’abstenir – et cela est très fortement rappelé dans ce passage de Juges 13 : ces instructions sont répétées trois fois et en particulier celle-ci : « il s’abstiendra de vin et de boisson forte, il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre de boisson forte, et il ne boira d’aucune liqueur de raisins, et ne mangera point de raisins frais ou secs ». C’est répété aussi d’ailleurs à la naissance de Jean le baptiseur en Luc 1. 15 : « il sera grand devant le Seigneur, et il ne boira ni vin ni boisson forte ; et il sera rempli de l’Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère ». Dans ces temps de confusion dans lesquels nous vivons, dans ces temps d’apostasie qui ressemblent fort à ce qui nous est décrit à la fin du livre des Juges, il y a un chemin que la Parole nous trace, un chemin fondé sur cette séparation, cette mise à part que Dieu a faite pour tous ceux qui Lui appartiennent avant même leur naissance. Il y a un chemin de séparation pratique auquel sont rattachés aussi la puissance et la plénitude du Saint Esprit. C’est ce que nous désirons voir dans ce passage. « Il s’abstiendra de vin et de boisson forte, il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre de boisson forte » (Nomb. 6. 3). Le vin nous parle principalement de deux aspects, sans que nous puissions penser être exhaustifs ou déterminer complètement l’image. Par exemple au psaume 4. 7, il est dit : « Tu as mis de la joie dans mon cœur, plus qu’au temps où leur froment et leur moût [c’est-à-dire le vin nouveau] ont été abondants ». C’est aussi ce que dit le psaume 104 au v. 15 : « Et le vin qui réjouit le cœur de l’homme, faisant reluire son visage avec l’huile ; et avec le pain il soutient le cœur de l’homme », le vin est ce qui réjouit le cœur de l’homme, ce qui avec le pain soutient le cœur de l’homme. Nous voyons là certainement dans le vin cette image de tout ce qui, sur le plan naturel, peut produire de la joie, de la satisfaction. Aussi dans le contexte des relations sociales, le vin est très présent pour souder, pour que les gens aient un bon moment ensemble. On voit ce côté de joie, de complaisance humaine, ainsi que ce qui soutient le cœur de l’homme, ce qui donne énergie – mais aussi parfois même trop d’énergie. On a dans les Proverbes beaucoup de passages à cet égard. « Le vin est moqueur, la boisson forte est tumultueuse, et quiconque s’y égare n’est pas sage » (20. 1) : ce qui va nous pousser dans des comportements qui ne sont pas ce qu’on devrait faire et dans une absence de contrôle de soi. Est-ce que cela ne nous parle pas aussi de tout ce qui peut déterminer à la fois nos joies, notre comportement et nos actions de manière complètement humaine, selon la chair ? L’apôtre Paul dans Romains 7 nous parle de cette situation : « ce que je ne veux pas, je le fais ». Il est poussé à faire des choses qu’il ne veut pas. Les relations sociales sont basées sur les principes du monde. Comme on peut vite être poussé à faire des choses dans des directions qui ne sont pas celles qu’on aimerait, à perdre ce contrôle de nous-mêmes et surtout à quitter le contrôle que Dieu doit et veut avoir sur nous. Oui, le vin et les boissons fortes, tout ce qui nous pousse à chercher des joies et aussi des motivations ou des sources de force et d’énergie dans ce qui est selon l’homme, dans ce qui est selon la chair, dans ce qui est des ressources naturelles – le nazaréen devait s’abstenir de tout cela. Comme c’est propre à nous sonder aussi ! Même parfois entre croyants on pourrait se dire : entre nous on peut passer du bon temps. On pourrait même parfois avoir des conversations et des échanges, des relations qui ressemblent tellement à celles des gens qui ne connaissent pas Dieu. Qu’est-ce qui fait le ciment de nos relations sociales entre croyants ? Est-ce la Personne du Seigneur Jésus ? Est-ce la part commune que nous avons en Christ et dans les bénédictions que Dieu nous a données ? Ou est-ce nos connaissances mutuelles, nos expériences passées, même nos atomes crochus, les manières que nous avons d’apprécier certaines choses en commun ? Toutes ces choses sont humaines. Elles ne doivent pas être le ciment de nos relations sociales entre chrétiens. Mais Christ est ce que Dieu nous a donné en partage. C’est ce qui doit nous réjouir lorsque nous pouvons avoir des relations entre chrétiens, entre vrais chrétiens, ceux qui sont rachetés par un même Sauveur. Et puis nous avons à laisser tout ce qui nous pousse à marcher dans un chemin de propre volonté, selon les pensées humaines, selon les critères humains. Tout cela, nous devons aussi le mettre de côté. N’est-ce pas que la volonté du chrétien, du racheté, n’a pas à s’exprimer elle-même, mais au contraire à être toujours ramenée dans une forme de brisement, dans la soumission à la volonté même de Dieu, ainsi que le Seigneur Jésus lui-même l’avait dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4. 34) ? Toute cette énergie de la nature, énergie qui est selon l’homme, on doit veiller à s’en séparer. Combien de fois, peut-être dans les détails, ne sommes-nous même pas conscients que le principe de la volonté propre, le principe de la volonté humaine, intervient dans un si grand nombre de nos activités quotidiennes, de nos choix ! Combien de fois nous pouvons nous dire : Oh ! je peux bien me permettre ceci ou cela. N’est-ce pas cela aussi le vin, les liqueurs fortes, tout ce qui est selon l’homme et tout qui nous empêche de vivre vraiment pour la volonté de Dieu ? « Il s’abstiendra de vin et de boisson forte » mais aussi de tout ce qui en est l’origine. On devait même s’abstenir des pépins de raisin. Comme c’est sérieux pour nous, pour moi ! Et puis aussi il devait ne pas se couper les cheveux : « jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est séparé pour être à l’Éternel, il sera saint ; il laissera croître les boucles des cheveux de sa tête » (Nomb. 6. 5). Là, j’aimerais juste rappeler ce passage que nous avons dans 1 Cor. 11 dans un autre contexte, davantage en rapport avec l’ordre de la création et la place de l’homme et de la femme sur la terre, dans l’ordre établi par Dieu sur la terre. Il est dit en 1 Cor. 11. 14 : « La nature même ne vous enseigne-t-elle pas que, si un homme a une longue chevelure, c’est un déshonneur pour lui ? ». C’est comme prendre, au contraire, une place de soumission, une place de dépendance, et n’est-ce pas là aussi quelque chose qui nous parle dans ce qui était demandé au nazaréen, non pas avoir cette place de celui qui est en pleine possession de ses droits, de celui qui assume pleinement ce qu’il estime pouvoir et avoir le droit d’être de ceux qui, au contraire, ont ce caractère de débonnaireté, le caractère de celui qui n’insiste pas sur ses droits. Cela nous fait penser au Seigneur Jésus, notre bien-aimé Sauveur, lorsqu’Il était sur la terre, Lui le parfait nazaréen comme nous venons juste de l’évoquer. Jamais Il n’avait pas à faire avec ces joies humaines, avec ces motivations de l’homme naturel, mais Il marchait en tout temps dans une parfaite obéissance à la volonté de Dieu. On peut aussi penser à notre bien-aimé Sauveur lorsque nous considérons ce 2ème aspect, celui qui n’insistait pas sur Ses droits. Le Seigneur Jésus avait dit à Ses disciples : « Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc moi, le seigneur et le maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13. 13 et 14). « Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis » et pourtant Il S’est mis aux pieds de Ses disciples, et leur a lavé les pieds. Il est le Seigneur de toute la terre, Celui à qui tout appartient, qui a tout créé, Il est Celui que tous doivent servir et devant qui tous doivent se prosterner, et pourtant Il est venu, non pour être servi, mais pour servir. Nous avons aussi ce merveilleux passage de l’épître aux Philippiens qui nous présente aussi le Seigneur Jésus comme exemple. « Ayez donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus, lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, trouvé quand à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (2. 4 à 8). Le Seigneur Jésus était en forme de Dieu, Il est Dieu, mais Il n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu. L’humilité, la débonnaireté, l’abaissement de notre Sauveur : qu’il y ait en nous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus. « Le rasoir ne passera pas sur sa tête ».
La troisième chose, c’est qu’il ne devait toucher aucune personne morte. « Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte ». Est-ce que cela ne nous parle pas de tout ce qui porte la marque du péché, de tout ce qui est frappé, dans notre monde et autour de nous, par le jugement de Dieu sur le péché ? Le jugement de Dieu sur le péché, c’est la mort ; le salaire du péché, les gages du péché, c’est la mort (Rom. 6. 23). « Il ne s’approchera d’aucune personne morte ». Pour nous bien sûr cela peut signifier autour de nous les personnes qui sont encore étrangères à la vie de Dieu. Quelle part avons-nous avec elles, quelles associations ? Bien sûr que nous avons à les aimer, comme le Seigneur Jésus qui était ému de compassion en voyant toutes ces brebis qui n’ont pas de berger (Mat. 9. 36). Bien sûr, nous avons à être au milieu de ce monde, mais nous ne sommes pas du monde, nous n’avons pas de part commune, rien à partager avec quelqu’un qui est encore mort dans ses péchés. L’apôtre Pierre disait : « Je ne possède ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne » (Act. 3. 6). C’est cela que nous avons à partager avec ceux qui sont encore morts dans leurs fautes et dans leurs péchés. Nous lisons en 2 Corinthiens 6 : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle relation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? et quel accord de Christ avec Béliar ? ou quelle part a le croyant avec l’incrédule ? et quelle compatibilité y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (v. 14 à 16) et au v. 17 il est dit : « C’est pourquoi sortez du milieu d’eux et soyez séparés, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous recevrai ». Quelle merveilleuse promesse et aussi quel solennel avertissement ! Et certainement on peut l’étendre aussi à toutes ces bêtes mortes qui étaient impures dans l’Ancien Testament. Et n’est-ce pas aussi tout ce qui, dans notre monde, dans la culture qui nous environne, tout ce qui est marqué par ce jugement de Dieu contre le péché, tout ce qui est marqué d’impureté, de choses contraires à Dieu ? Nous n’avons rien à faire avec ces choses. « Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte ». Comme nous sommes saisis par ce que signifie cette place de nazaréen, et surtout les conséquences qui s’y rattachent, qui sont étroitement liées à l’action du Saint Esprit dans celui que Dieu a ainsi séparé !
Un peu plus loin nous voyons quelque chose qui peut vraiment tourner maintenant nos yeux sur le Seigneur Jésus. Dieu nous a séparés et nous a mis à part, nous sommes appelés à être saints, et cela entraîne des applications pratiques dès le début de notre vie. Dès que nous appartenons au Seigneur nous sommes déjà séparés, avant même que nous soyons nés, avant même que nous soyons convertis. Des implications s’y rattachent, ces trois choses que nous venons d’évoquer. Nous savons bien sûr que ce ne sera pas par nos propres forces, pas par nos propres efforts, non pas sur un mode légaliste que nous pourrons y arriver mais c’est par la puissance du Saint Esprit, c’est en ayant devant nos yeux Celui qui est le véritable nazaréen, notre Seigneur Jésus, qui maintenant est dans le ciel. Il nous est dit que Celui qui est séparé des pécheurs est dans le ciel. Il a même mangé avec des publicains, mais toujours séparé moralement de tout le mal qui était autour de Lui. Il n’avait rien à faire avec ce monde. Et le Seigneur Jésus est vivant aujourd’hui, Il est ressuscité, Il est celui en qui nous vivons de la vie qu’Il nous a donnée. C’est dans cette vie et par la puissance du Saint Esprit, à travers l’œuvre de la croix à laquelle nous avons toujours besoin de revenir comme étant morts au péché, morts au monde et vivants pour Dieu en Jésus Christ – c’est en cela que nous pouvons aussi réaliser nous-mêmes ce nazaréat auquel nous avons été appelés, par lequel Dieu peut nous donner encore aujourd’hui la victoire, la délivrance et la force du Saint Esprit pour marcher d’une manière digne de Dieu.
Et cette femme dit à son mari : « Un homme de Dieu est venu vers moi, et son aspect était comme l’aspect d’un ange de Dieu, très-terrible ; et je ne lui ai pas demandé d’où il était, et il ne m’a pas fait connaître son nom » (Juges 13. 6). Elle dit à son mari ces instructions que Dieu lui a données. « Et Manoah supplia l’Éternel, et dit : Ah, Seigneur ! que l’homme de Dieu que tu as envoyé, vienne encore vers nous, je te prie ». Manoah n’était pas là, mais il le supplie, avec le désir de faire précisément ce que le Seigneur demandera. Et lorsque nos cœurs sont dans cette vraie supplication, viennent à Lui et Lui demandent Sa volonté dans le véritable et profond désir de la faire, alors Il répond toujours. « Et l’Ange de Dieu vint encore vers la femme, comme elle était assise aux champs » (v. 9). Dans cette humilité qui la caractérise, elle ne garde pas la chose pour elle-même, elle va de nouveau chercher son mari, qui finalement peut se trouver en face de cet homme de Dieu, de celui qui est l’Ange de l’Éternel. « Et Manoah se leva et suivit sa femme ; et il vint vers l’homme, et lui dit : Es-tu l’homme qui a parlé à cette femme ? Et il dit : C’est moi » (v. 11). Oh ! lorsque nous entendons ces mots, « c’est moi », est-ce que nous ne pensons pas à cette question que peu de temps avant que le Seigneur Jésus aille à la croix, les hommes ont dit qu’ils cherchaient Jésus de Nazareth, il leur répondit : « C’est moi » (Jean 18. 6) ? Nos yeux se tournent vers le Seigneur Jésus lui-même, le vrai Nazaréen. « Et il dit : C’est moi. Et Manoah dit : Quand donc ta parole arrivera, quelle sera la règle du jeune garçon, et que devra-t-il faire ? » (v. 11 et 12) Manoah est sur le mode de faire, mais le Seigneur lui répète les mêmes instructions qu’avant. Il ne s’agit pas de faire, il s’agit d’être intérieurement séparé d’une manière qui correspond à cet appel, à cette consécration que Dieu avait décrétée sur Samson. De même, pour nous aussi, il s’agit d’être individuellement, avant que ce soit collectivement, séparés dans nos cœurs de tout ce qui n’est pas digne du Seigneur, de tout ce qui est selon l’homme, de tout ce qui est selon la chair – intérieurement séparés – selon l’appel que Dieu nous a adressé, saints par appel. Une fois que Dieu lui a rappelé les instructions qu’il lui avait déjà données « Manoah dit à l’Ange de l’Éternel : Laisse-nous te retenir, et t’apprêter un chevreau. Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah : Si tu me retiens, je ne mangerai pas de ton pain ; et si tu fais un holocauste, tu l’offriras à l’Éternel. Car Manoah ne savait pas que ce fût l’Ange de l’Éternel » (v. 15 et 16). Manoah n’a pas compris qui il a rencontré. Là nous voyons une révélation progressive et pourtant merveilleuse. « Et Manoah dit à sa femme : Nous mourrons certainement, car nous avons vu Dieu » (v. 22). Manoah considère cet homme de Dieu comme étant sur son propre niveau. Il voudrait l’inviter à manger, avoir une relation avec lui qui soit sur un mode humain. Mais l’Ange lui dit : « si tu fais un holocauste, tu l’offriras à l’Éternel ». Ensuite Manoah lui demande son nom. Et l’Ange de l’Éternel répond : « Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux ». Cela nous amène tout de suite à És. 9. 6 : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix » (v. 6 et 7). « Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux ». Oui c’est le Seigneur Jésus en mystère, d’une manière voilée, que nous voyons se révéler ici, c’est l’Ange de l’Eternel, celui que, à de multiples reprises nous voyons d’une manière voilée dans l’Ancien Testament apparaître dans diverses circonstances comme, à la fois le messager de l’Eternel et en même temps si souvent l’Eternel lui-même, qui souvent apparaît sous cette forme humaine, celui qui dit ici : « Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux ». Là nous voyons notre Seigneur Jésus Christ, celui « qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5), Dieu manifesté en chair, Emmanuel, Dieu avec nous, et en même temps seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’Homme Christ Jésus. Alors, lorsque Manoah prend le chevreau, le gâteau et les offre à l’Eternel sur le rocher, il se passe une chose merveilleuse : comme la flamme montait de dessus l’autel vers les cieux, l’Ange de l’Eternel monte dans la flamme de l’autel, Manoah et sa femme regardant. Nous avons encore ici deux merveilleuses images de notre Seigneur Jésus Christ, le vrai Nazaréen, Celui qui nous a donné Sa vie, et c’est en Lui que nous pouvons trouver les ressources pour manifester aussi pratiquement ce vrai nazaréat, cette vraie séparation pour Dieu. D’abord c’est le rocher. N’est-il pas lui-même le rocher des siècles ? Dans 1 Cor. 10, l’apôtre Paul en parle, à propos des temps passés quand Israël était dans le désert, comme de ce rocher qui suivait les enfants d’Israël. Les enfants d’Israël « buvaient d’un rocher spirituel qui les suivait : et le rocher était le Christ », Christ, notre rocher, Christ le fondement de toute notre vie, le fondement de notre séparation, de notre consécration pour Dieu, Celui qui est maintenant déjà, comme homme séparé des pécheurs, et qui dit en Jean 17. 19 : « je me sanctifie moi-même pour eux ». Lui est le fondement de notre vie, le fondement aussi de l’unité de tous ces vrais croyants, de tous ces vrais chrétiens, ces rachetés qui Lui appartiennent, le fondement de toute vraie relation entre croyants, Christ, le rocher des siècles, notre rocher. Et sur ce rocher nous voyons aussi le sacrifice qui monte et l’Ange de l’Éternel qui monte dans la flamme jusque dans le ciel. Est-ce que cela ne nous parle pas aussi de notre Seigneur Jésus Christ qui est maintenant monté au ciel ? Nous Le voyons dans la gloire, nos yeux sont fixés sur Lui, et nous Le voyons comme Celui qui est déjà là-haut, Lui le chef de notre salut, Celui que bientôt nous allons rejoindre, Celui qui a dit, anticipant ce moment où Il serait là dans le ciel notre souverain sacrificateur : je me sanctifie, je me sépare, je me consacre moi-même pour eux (Jean 17. 19). Oh ! Puissions-nous garder les yeux fixés sur notre Seigneur Jésus, sur Celui qui est merveilleux, sur ce vrai Nazaréen, les yeux fixés sur Lui tel qu’Il était sur la terre, contemplant Son chemin dans les évangiles, ce chemin de l’homme saint, juste et parfait, le chemin de l’homme obéissant, dont la viande était de faire la volonté de Son Père, le chemin de l’Homme humble et débonnaire, de l’Homme serviteur des autres, le chemin de Celui qui toujours est resté saint, juste et pur, qui n’a pas commis de péché, qui n’a pas connu le péché. Dans la 1ère épître de Pierre nous avons ce passage : « Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude ; qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés nous vivions à la justice ; par la meurtrissure de qui vous avez été guéris » (2. 21 à 24). Oui que nos yeux se portent vers le Seigneur Jésus, le parfait et divin Nazaréen, Lui qui maintenant nous attend dans la gloire et qui veut aussi nous communiquer, par le Saint Esprit, la force pour marcher d’une manière digne de Lui !
J’aimerais citer encore un dernier point, au v. 22 : « Et Manoah dit à sa femme : Nous mourrons certainement, car nous avons vu Dieu ». Il a maintenant pris conscience de qui était celui qui lui avait parlé. « Et sa femme lui dit : Si l’Éternel eût pris plaisir à nous faire mourir, il n’aurait pas accepté de notre main l’holocauste et le gâteau, et il ne nous aurait pas fait voir toutes ces choses, et ne nous aurait pas fait entendre, dans ce moment, des choses comme celles-là ». Oui c’est la grâce, la grâce de Dieu. Dieu nous a fait grâce, Il a tout accompli. Le Seigneur Jésus a donné Sa vie pour nous sur la croix. L’apôtre Paul, disait : « par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine » (1 Cor. 15. 10). La grâce de Dieu qui nous a mis à part, qui nous a appelés, qui nous a sauvés, c’est aussi cette grâce qui veut nous rendre utiles pour Lui, c’est cette grâce que nous avons à honorer, à glorifier, comme nous le lisons dans le début de l’épître aux Éphésiens. Pour cela c’est aussi Sa grâce qui nous enseigne, comme nous l’avons dans l’épître à Tite : « la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes » (2. 11). Elle est apparue en Christ notre Sauveur. Elle « est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, justement et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (v. 11 à 13). Oh ! puissions-nous le faire, non pas en suivant l’exemple que malheureusement ensuite Samson a donné dans sa vie, l’exemple de quelqu’un qui, tout en ayant été appelé à la sainteté, appelé à la séparation par Dieu, a marché de compromis en compromis, et a finalement cassé son nazaréat quoiqu’il ait été déclaré par Dieu nazaréen depuis le ventre de sa mère jusqu’au jour de sa mort. Mais que, en ce qui nous concerne, nous puissions laisser cette grâce de Dieu opérer chaque jour par le Saint Esprit en nous, pour nous tenir dans ce véritable nazaréat, dans cette vraie séparation à laquelle nous sommes appelés, de tout ce qui est du monde, de l’homme naturel, de tout ce qui est la chair, de tout ce qui est impur, pour que nous puissions être véritablement à Dieu, pour qu’aussi le Saint Esprit puisse avoir toute Sa place, pour que Dieu puisse agir encore aujourd’hui, pour que le Seigneur puisse encore être magnifié, pour que les délivrances qu’il veut encore nous donner aujourd’hui par le Saint Esprit puissent s’opérer alors qu’Il vient bientôt. Que le Seigneur veuille bénir Sa Parole et donner à chacun, moi le premier, de pouvoir être toujours plus sensibles à tout ce qui pourrait nous faire mépriser, nous faire perdre de vue, nous faire déshonorer ce nazaréat auquel nous sommes appelés, cette séparation à laquelle Dieu nous a appelés, dans laquelle Dieu nous a placés pour que nous soyons saints pour lui. Oh ! veuille le Seigneur nous aider à marcher d’une manière digne de Dieu, à marcher d’une manière digne de Celui qui nous a appelés à Son royaume et à Sa gloire.

D’après edification.bible juin 2021

 

CORONA 70

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CORONA 70

Psaume 40

 

Ce psaume nous donne la description de la perfection de Christ. Il s’est offert pour accomplir toute la volonté de Dieu en venant sur la terre. Rejeté par Son peuple, Il est reçu par un petit nombre de fidèles qui attendaient « la consolation d’Israël » (Luc 2. 25). Ces derniers n’étaient que l’anticipation du résidu (le reste) aux temps de la fin, après l’enlèvement de l’Église. « Le résidu reviendra, le résidu de Jacob, au Dieu fort » (És. 10. 21 ; 37. 32). Ce sera « l’heure de l’épreuve » (Apoc. 3. 10) et de la grande tribulation, au terme de laquelle le Messie apparaîtra pour leur délivrance (Mat. 24. 21 ; És. 31. 4 et 5). Ces fidèles pourront dire en pleine connaissance de cause : « tu as multiplié, toi, Éternel mon Dieu, tes œuvres merveilleuses et tes pensées envers nous ; on ne peut les arranger devant toi… — elles sont trop nombreuses pour les raconter » (Ps. 40. 5). La délivrance, pour eux, mettra fin aux « orgueilleux » qui se seront détournés « vers le mensonge » (v. 4). Toutes les délivrances, toutes les bénédictions célestes pour nous – et terrestres pour eux – sont le résultat de la mort et de la résurrection de notre Seigneur. Christ, le Messie, est le thème principal de ce psaume qui relie les conseils éternels de Dieu (v. 6 à 8) à l’aboutissement de Ses conseils vu dans les versets 2 et 3. Entre les deux, il y a le chemin du Fils honorant le Père, un chemin de lumière au travers des épreuves (v. 10 à 12).

La communion du Père et du Fils dans les conseils éternels de Dieu.

« Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir : tu m’as creusé des oreilles ; tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (v. 6 à 8). Jésus seul pouvait dire : « tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché ». Il est une personne divine par qui et pour qui « tout a été créé » (Col. 1. 16) et en qui il n’y a « pas de péché en Lui » (1 Jean 3. 5). C’est pourquoi, en entrant dans le monde, Il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps » (Héb. 10. 5).

Le chemin du Fils honorant le Père.

« Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). « Dieu a été manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16) – ou vu dans un corps d’homme. Dans ce corps, Jésus a glorifié le Père auquel Il dit : « moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17. 4). Cette œuvre consistait à « annoncer la justice dans la grande congrégation ; voici, je n’ai point retenu mes lèvres, Éternel ! tu le sais. Je n’ai point célé ta justice au-dedans de mon cœur ; j’ai parlé de ta fidélité et de ton salut ; je n’ai point caché ta bonté et ta vérité dans la grande assemblée » (Ps. 40. 9 et 10). C’est exactement ce que notre Seigneur a été, et ainsi Il pouvait répondre au souverain sacrificateur qui voulait le faire mourir : « Moi, j’ai ouvertement parlé au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue, et dans le temple où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret » (Jean 18. 20).
Cette œuvre allait être infiniment plus grande parce que le Fils S’est présenté pour faire la volonté de Dieu et « c’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ » (Héb. 10. 10). Pour que des pécheurs puissent se tenir dans la présence de Dieu, il fallait qu’ils soient purifiés par du sang, car « sans effusion de sang il n’y a pas de rémission » ou de péchés remis, c’est-à-dire effacés (Héb. 9. 22). Le seul sang que Dieu pouvait accepter pour une rédemption éternelle était le sang de Son Fils, Sa vie donnée « en rançon pour un grand nombre » (Marc 10. 45) ; « car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair » (1 Pier. 3. 18).
Oh ! Sauveur, quel chemin fut le Tien ! Lorsque Tu as dû t’écrier : « des maux sans nombre m’ont entouré ; mes iniquités m’ont atteint, et je ne puis les regarder ; elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, et mon cœur m’a abandonné » (Ps. 40. 12) ; « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps. 22. 1). « Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui » (És. 53. 5). Nos iniquités sont devenues ses iniquités : « Celui qui n’a pas connu le péché, il (Dieu) l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21). Christ S’est « enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied » (Ps. 69. 2) ; Il est entré dans la mort à notre place.

L’aboutissement des conseils de Dieu.

– « Il m’a fait monter hors du puits de la destruction, hors d’un bourbier fangeux ; et il a mis mes pieds sur un roc, il a établi mes pas » (Ps. 40. 2). Ce verset est une prophétie d’une grande portée : « Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis ». Et, « comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue » (1 Cor 15. 20 et 22- 23). Celui dont le visage était « défait plus que celui d’aucun homme » sera « exalté et élevé, et placé très-haut » ; « il fera tressaillir d’étonnement beaucoup de nations » (És. 52. 13 à 15), telle fut la voix prophétique. « Il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé très haut et lui a donné le nom au-dessus de tout nom » (Phil. 2. 8 et 9).
– « Et il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, la louange de notre Dieu. Plusieurs le verront, et craindront, et se confieront en l’Éternel » (Ps. 40. 3) « Que tous ceux qui te cherchent s’égayent et se réjouissent en toi ; que ceux qui aiment ton salut disent continuellement : Magnifié soit l’Éternel ! » (v. 16). Nous, les enfants de Dieu, dans la dispensation de la grâce, nous chantons avec le Seigneur ressuscité ; Il est au milieu des deux ou trois réunis en son nom (Mat. 18. 20). Lorsqu’Il nous aura introduits dans le ciel nous chanterons devant le trône, « un cantique nouveau » (Apoc. 5. 9) ; et sur la terre restaurée, une compagnie de rachetés suivra l’Agneau en chantant, eux aussi, un cantique nouveau (Apoc. 14. 3).

 

VOUS DITES ÊTRE CHRÉTIEN ? MONTREZ-LE PAR VOS ŒUVRES

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Montre-moi ta foi sans œuvres, et moi, par mes œuvres, je te montrerai ma foi. Jac. 2. 18.
… nous souvenant sans cesse de votre œuvre de foi. 1 Thess. 1. 3.

 

 

VOUS DITES ÊTRE CHRÉTIEN ? MONTREZ-LE PAR VOS ŒUVRES

Une question est posée : l’homme, qui est un pécheur devant Dieu, est-il sauvé de la condamnation éternelle que son péché mérite, par ses propres bonnes œuvres ou par le moyen de la foi en Christ ?
Cet argument est débattu depuis des siècles et il l’est encore, mais une lecture attentive des épîtres écrites par les apôtres nous explique très clairement ce qu’il en est.
Dans plusieurs de ses épîtres, l’apôtre Paul combat l’idée que l’homme puisse être sauvé par le moyen d’œuvres qu’il accomplirait, et il démontre d’une manière irréfutable qu’aucun homme n’est considéré juste par Dieu en vertu de son obéissance aux commandements de la Loi que Dieu avait transmise par Moïse (que ce soit des commandements moraux – les dix commandements – ou rituels), parce qu’il n’est pas capable de les accomplir.
L’homme ne peut être déclaré juste devant Dieu que s’il se reconnaît être un pécheur perdu et met sa foi dans le sacrifice que Christ a accompli pour lui, « afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Il est cependant nécessaire de relever deux aspects de cette affirmation si importante. Lisons attentivement ce verset : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu, non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 8 et 9).
C’est là le premier aspect dont nous avons parlé précédemment. Mais il y en a un autre, que nous trouvons dans la suite du passage : « …. car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (v. 10).
Si nous professons posséder la vie divine parce que nous croyons au sacrifice de Christ en notre faveur, cette vie doit se manifester autrement que par nos paroles seulement. Ce qui nous est demandé, c’est de démontrer par nos œuvres que cette vie est concrète, réelle, véritable.
« Celui qui a les biens de ce monde, qui voit son frère dans le besoin et lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? » (1 Jean 3. 17). L’apôtre Jean nous donne une leçon élémentaire en nous proposant le cas d’un frère dans le besoin. Quelle sera notre attitude devant un cas semblable ? – L’amour est disponible et désintéressé.
Gardons-nous d’une profession chrétienne extérieure faite de paroles seulement.
Nous voyons aujourd’hui un monde dont l’état empire continuellement, un christianisme discrédité, des églises qui ne se remplissent qu’à l’occasion de fêtes, beaucoup de chrétiens qui ne le sont que de nom et qui ne peuvent être « reconnus » comme tels.
Le Seigneur Jésus avait dit de ceux qui prétendaient être des « prophètes » de Dieu : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l’arbre mauvais produit de mauvais fruits » (Mat. 7. 16 et 17).
Examinons-nous sincèrement devant Dieu, en gardant bien présente à l’esprit cette affirmation de l’apôtre Paul : – Dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur, c’est uniquement « la foi opérant par l’amour » (Gal. 5. 6). Notre foi est-elle véritable ?

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

LES TROIS REPAS D’ÉLIE

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Et les corbeaux lui apportaient du pain de la chair le matin, et du pain et de la chair le soir, et il buvait du torrent. 1 Rois 16. 6.
Le pot de farine ne s’épuisa pas et la cruche d’huile ne manqua pas, selon la parole de l’Éternel, qu’il avait dite par Élie. 1 Rois 17. 16.
Et voici, un ange le toucha, et lui dit : Lève-toi, mange. Et il regarda, et voici, à son chevet, un gâteau cuit sur les pierres chaudes, et une cruche d’eau ; et il mangea, et but, et se recoucha. Et l’ange de l’Éternel revint une seconde fois, et le toucha, et dit : Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. 1 Rois 19. 5 à 7.
En la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’Écriture, des fleuves d’eaux vives couleront de son ventre. Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui. Jean 7. 37 à 39.

 

LES TROIS REPAS D’ÉLIE

 

Trois épisodes de la vie d’Élie nous le montrent en train de prendre un repas.
– Au début de son service (1 Rois 17. 5 et 6), à l’occasion d’une sécheresse particulièrement longue, Dieu prend soin de lui d’une manière miraculeuse : les corbeaux lui apportent chaque jour ce dont il a besoin. Le menu, compte tenu de la période de famine, est particulièrement riche : du pain et de la viande, deux fois par jour, avec l’eau fraîche du torrent. Quelle fidélité de la part de Dieu !
Dieu ne change pas et il répond à la prière : « Donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut » (Luc 11. 3). Et cela est vrai aussi bien pour la nourriture de notre corps que pour celle de notre être intérieur. Il sait que chacun de nous a besoin de cette relation quotidienne, face à face avec Lui, dans la lecture de la Bible, dans la prière, dans le témoignage de sa propre foi.
– Un peu plus tard (1 Rois 17. 10 à 16), Élie est reçu chez une veuve, qui lui donne de l’eau et de la nourriture. Cette étrangère a placé sa foi en Dieu et en lui, Élie, Son prophète. La foi de cette femme se manifeste chaque jour et elle fera l’expérience, par la mort et la résurrection de son fils, que Dieu est le Dieu de la vie.
Après nos moments de communion intime avec Dieu, nous retournons vivre dans un monde où nous avons des contacts avec des personnes qui connaissent des difficultés, la souffrance, et nous pouvons rendre témoignage que Dieu les cherche pour les sauver ! Servir Dieu, accomplir Son œuvre, c’est aussi une nourriture. Le Seigneur Jésus disait : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jean 4. 34).
– Dans un moment de profond découragement, c’est de la main même d’un ange qu’Élie reçoit un gâteau cuit et de l’eau. Après avoir accompli une grande action, publiquement, contre les sacrificateurs de Baal, Élie, devant les menaces de mort prononcées contre lui par la méchante reine Jézabel, s’était enfui, épouvanté. Mais Dieu lui donne à boire et à manger, Il renouvelle ses forces, Il l’encourage, l’instruit et lui donne de nouvelles missions.
Après nos moments intimes de communion avec Dieu dans le secret, et nos périodes d’activité dans le monde, il peut aussi arriver que nous ayons des moments de découragement. Mais notre Dieu est fidèle et Il ne nous abandonne jamais : Il nous fortifie, nous relève et nous ramène à Son service.
Ces trois repas différents d’Élie ont un point commun : l’eau – celle du torrent, celle du vase et celle de la cruche. Dans la Bible, l’eau pure est souvent une image du Saint Esprit, comme dans ce passage de Jean 7, par exemple.
Nous aussi avons besoin d’eau, de l’eau de l’Esprit Saint qui transmet à nos cœurs les richesses de Christ, nous redonne confiance et nous transforme, afin que nous ressemblions toujours plus à notre Sauveur.
Et nous avons besoin de nourriture : le Seigneur Jésus, Sa mort, Sa résurrection, Sa Personne, Ses enseignements, Ses miracles, Ses actes, « nourrissent » notre esprit et nous fortifient dans notre marche de chaque jour pour qu’elle soit à Son honneur.

D’après « Il buon seme » juillet 2021

 

CORONA 69

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CORONA 69

Psaume 22

 

Nous trouvons dans les psaumes de nombreux versets qui parlent de Christ ; par exemple : « Il me délivra, parce qu’il prenait son plaisir en moi » ; « j’ai été parfait avec lui (l’Éternel) » (Ps. 18. 19 et 23). Malgré certaines allusions aux souffrances et aux gloires de Christ, plusieurs psaumes ne se distinguent pas comme parlant essentiellement du Messie. Le roi David, qui en a écrit un grand nombre, savait que le Seigneur prenait son plaisir dans les « saints » et les « excellents » qui sont sur la terre (Ps. 16. 3), c’est pourquoi le Seigneur l’a délivré de ses ennemis. Les apôtres en parlent : « Dieu, … qui nous a délivrés d’une si grande mort et qui nous délivre ; en lui nous avons mis notre espérance qu’il nous délivrera aussi encore » (2 Cor. 1. 10). Ils faisaient allusion aux circonstances qu’ils traversaient en étant « dans les faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ » (2 Cor. 12. 10).
Dans cette perspective, le roi David pouvait se classer parmi les « excellents » bien qu’il fût un pécheur. Conscient de ses péchés, il les a confessés et a réalisé le pardon de Dieu : « Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (Ps. 32. 5). Seul notre Seigneur a réalisé en perfection cette phrase : « j’ai été parfait avec lui » (Ps. 18. 23). Qui, d’entre nous, peut revendiquer une telle perfection ? Nous voyons bien que seul « l’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5) a été parfait, étant sans péché et ne l’ayant, ni connu, ni commis (1 Jean 3. 5 ; 2 Cor. 5. 21 ; 1 Pier. 2. 22).
Adam a péché en désobéissant à Dieu. La conséquence en fut la mort. Non seulement physique mais aussi spirituelle. Le péché a enlevé à l’homme la possibilité d’être dans la présence de Dieu. Dieu, qui est éternel, a voulu s’entourer d’humains (fils des hommes), créés à Son image (Gen. 1. 27 ; 9. 6). À Adam, non seulement Il a donné un corps formé de la « poussière du sol », mais « il souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante » (Gen. 2. 7) ; une âme en relation immédiate avec Dieu. La chute d’Adam a mis un terme à cette relation. Seul, « l’Agneau de Dieu », « sans défaut et sans tache » (Jean 1. 29 ; 1 Pier. 1. 19), pouvait la rétablir. Pour que la nudité d’Adam et d’Ève soit couverte, « l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit » (Gen. 3. 21). Il a fallu une ou des victimes, et que le sang soit versé sur la terre. Abel avait compris que pour s’approcher de Dieu il fallait sacrifier un animal. Ainsi, « par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ;  par ce sacrifice, il a reçu le témoignage d’être juste » (Héb. 11. 4).
Par la foi, Moïse « a fait la pâque et l’aspersion du sang, afin que le destructeur des premiers-nés ne les touche pas » (Héb. 11. 28) ; « un agneau sans défaut » devait être immolé. (Ex. 12. 5). Encadré par le psaume 21 qui nous présente Christ délivré de la mort, couronné d’or fin, revêtu de majesté et de magnificence et les Psaumes 23 et 24 où Il apparaît comme le Berger et le Roi de gloire, le psaume 22 nous montre Jésus mourant pour nos péchés.
« Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné » ? (Ps. 22. 1 ; Mat. 27. 46). Combien ces paroles entendues par les soldats romains et les Juifs venus assister à la crucifixion nous touchent : c’était pour moi, c’était pour toi que Jésus fut abandonné. Ce jour-là, aucune réponse à Son cri jeté dans les ténèbres. « Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi » (v. 2). Le ciel reste muet, il ne peut plus s’ouvrir pour dire « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 3. 17 ; 17. 5). Jésus est là, « blessé pour nos transgressions, … meurtri pour nos iniquités » ; le châtiment qui nous procure la paix est tombé sur Lui ! Mettons ce psaume en parallèle avec les Évangiles : Celui que Pilate a appelé « le roi des juifs » est « l’opprobre des hommes, et le méprisé du peuple » (Ps. 22. 6) ; « ceux qui passaient par là l’injuriaient ; ils hochaient la tête » (Mat. 27. 39). « Ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête : Il se confie à l’Éternel : qu’il le fasse échapper, qu’il le délivre, car il prend son plaisir en lui ! » ; « Ils ouvrent leur gueule contre moi, comme un lion déchirant et rugissant » (Ps. 22. 7, 8 et 13). – « Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui » (Mat. 27. 43). – « tous mes os se déjoignent » (v. 14), « … ma langue est attachée à mon palais » (v. 15) ; c’est ce que ressentait un crucifié, agonisant dans d’intenses douleurs ; « Jésus dit… afin que l’écriture soit accomplie : J’ai soif » (Jean 19. 28). « Ils ont percé mes mains et mes pieds » (v. 16) ; « Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort » (v. 18). – « Et l’ayant crucifié, ils partagèrent ses vêtements, en tirant au sort » (Mat. 27. 35). Il est impressionnant de voir comment l’Esprit de Christ, en David, a dicté exactement ce qui s’est passé à l’heure de la croix, à cause de laquelle Jésus a dit : « Père, délivre-moi de cette heure ; mais c’est pour cela, pour cette heure que je suis venu » (Jean 12. 27).
Personne ne Lui a ôté Sa vie, car Il avait dit : « j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10. 18). « Et  ayant crié d’une forte voix, Jésus dit : Père ! entre tes mains je remets mon esprit. Ayant dit cela, il expira » (Luc 23. 46).
Le troisième jour, Jésus ressuscité apparaît à Marie pour lui dire : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17). Ainsi se réalise la prophétie : « J’annoncerai ton nom à mes frères » (Ps. 22. 22), et nous sommes Ses frères (Rom. 8. 29). Bientôt tout ce qui concerne Israël s’accomplira : « Louez-le ; toute la semence de Jacob, glorifiez-le, … car il n’a pas méprisé ni rejeté l’affliction de l’affligé, et n’a point caché sa face de lui ; mais, quand il a crié vers lui, il l’a écouté » (v. 23 à 27). Comme il fut répondu au Seigneur Jésus par la résurrection, Lui-même répondra au résidu d’Israël dans la grande tribulation, pour le délivrer et l’introduire dans Son règne ; ensuite la bénédiction s’étendra sur toute la terre. « Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant toi. Car le royaume est à l’Éternel, et il domine au milieu des nations » (v. 27 et 28). Ce psaume nous a présenté Jésus sur la croix, Sa honte, Ses douleurs – et les résultats de Sa mort : une relation nouvelle pour nous avec Dieu devenu notre Père, un royaume à venir apportant la bénédiction à Israël et aux nations.

L’INCARNATION DE CHRIST

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Incontestablement, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire. 1 Tim. 3. 16.
[Jésus] a été crucifié en faiblesse, néanmoins il vit par la puissance de Dieu. 2 Cor. 13. 4.

 

L’INCARNATION DE CHRIST

 

Le grand mystère de l’incarnation – Dieu devenu homme dans la Personne de Son Fils Jésus Christ – attire les regards des anges. Ils se penchent sur la terre et voient la divinité toute-puissante unie à l’humanité parfaite dans une totale dépendance. Celui qui a créé les cieux et la terre et tout ce qu’elle contient, est ce petit enfant couché dans une crèche… Son amour pour l’homme pécheur L’a conduit à prendre un corps d’homme, mais sans péché. Et plus que cela, Jésus, le Prince de la vie, a accepté volontairement de passer par la mort : Il a laissé Sa vie pour ces hommes afin qu’ils soient délivrés des conséquences du péché et de la mort. Est-il étonnant que de telles choses fassent l’admiration des anges ?
Par contre, ce qui est surprenant, c’est l’indifférence des hommes devant de telles réalités. Ils ne jettent qu’un regard distrait sur la crèche de Bethléem ou sur la croix de Golgotha. Ils limitent leur intérêt à ce monde, dans l’espoir d’en tirer des trésors, et ils négligent les richesses incomparables de Christ. Quelle folie !
Dieu avertit : « Quel profit y aura-t-il pour un homme s’il gagne le monde entier et fait la perte de son âme ? » (Marc 8. 36).
Cher lecteur ! Arrêtez-vous, écoutez ! C’est pour vous que Jésus est descendu du ciel, pour vous qu’Il a enduré le supplice de la croix. Il a subi à votre place le jugement de vos péchés. Passeriez-vous indifférent devant un tel amour ? Ce serait une injure faite à Dieu, qui pour vous a donné Son Fils. Ce serait la perte de votre âme à jamais.

D’après « La Bonne Semence » décembre 2009
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

LE BOUCLIER DE LA FOI ET L’ÉPÉE DE L’ESPRIT

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Prenez le bouclier de la foi, grâce auquel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du Méchant. Prenez aussi… l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu. Éph. 6. 16 et 17.

LE BOUCLIER DE LA FOI ET L’ÉPÉE DE L’ESPRIT

 

Comme l’écrit l’apôtre Paul aux chrétiens d’Éphèse, notre combat n’est pas contre les hommes, mais « contre les puissances spirituelles de méchanceté » (Éph. 6. 12). L’apôtre parle ensuite de l’armure dont dispose le chrétien pour affronter ce combat. C’est « l’armure complète de Dieu » (v.11), à laquelle ne manque aucune arme, défensive ou offensive.
Considérons deux éléments de cette armure : le bouclier de la foi et l’épée de l’Esprit. Le bouclier de la foi, c’est notre confiance en Dieu : quand une pensée d’incrédulité ou de découragement surgit dans notre esprit, souvenons-nous de l’amour de Dieu pour nous et de Sa puissance ; la pensée d’incrédulité disparaîtra.
L’épée de l’Esprit est la Parole de Dieu. Elle est parfaitement efficace pour rendre vaines les astuces, les ruses et les méchancetés de notre ennemi, le diable, le menteur. Ses mensonges pourraient être comparés à des ballons bien gonflés qui sont juste devant notre nez : ils sont tellement gros qu’ils paraissent envahir toute notre vision, mais il suffit d’une aiguille pour les faire éclater ! Chacune des promesses de Dieu est une aiguille effilée que nous pouvons utiliser pour « dégonfler » complètement les attaques de l’ennemi de nos âmes.
Dans nos combats, soyons déterminés et, par la grâce de Dieu et avec Son aide constante, marchons comme des soldats victorieux ! Persévérons, malgré nos échecs et nos craintes, attendant le moment où nous serons avec le grand Vainqueur, Celui qui s’occupe de nous avec tant d’amour et de sagesse.

 

D’après « Il buon seme » juin 2021

 

CHRIST, LE VAINQUEUR DE LA MORT

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CHRIST, LE VAINQUEUR DE LA MORT

Quand Jésus était sur la terre, Il ramena trois personnes à la vie : un jeune garçon, une jeune fille et un homme adulte. Il a été ainsi démontré comme le Vainqueur sur la mort avant qu’Il détruise le diable, celui qui a « le pouvoir de la mort » (Héb. 2. 14), par Sa propre mort sur la croix. Chacune de ces résurrections contient, pour nous, une instruction particulière.

1. La résurrection du fils de la veuve de Naïn

Et le mort se souleva et s’assit, puis il commença à parler. Luc 7. 15.

Ici, il est question d’un jeune homme, le fils d’une veuve de la ville de Naïn. Comme tous ceux qui sont morts, au sens spirituel, cette personne illustre le fait d’être « morts dans vos fautes et dans vos péchés » (Éph. 2. 1). Ni lui ni aucun autre ne pourrait se libérer d’une telle condition, et même le tendre amour de sa mère ne pouvait rien pour lui.
Il n’y en avait qu’Un seul qui avait l’autorité de dire : « Jeune homme, je te dis, lève-toi », et effectivement « le mort se souleva et s’assit, puis il commença à parler ». C’est la première chose qu’il a faite ; on reconnaissait ainsi qu’il était vivant. C’est instructif pour nous. Nous ne savons pas ce qu’il a dit, mais ce devait être des paroles de joie. Ce sont de telles paroles qui caractérisent tous ceux qui ont reçu la vie sous une forme bien plus précieuse : la vie éternelle.
Si de jeunes croyants lisent ces lignes, nous leur demandons : – Avez-vous témoigné que vous avez obtenu la vie nouvelle, la vie éternelle ? N’hésitez pas à le faire. Un tel témoignage produit de la joie et peut même amener d’autres personnes à vouloir connaître Jésus Christ, votre Seigneur.

2. La résurrection de la fille de Jaïrus

Mais lui la prit par la main et cria : Enfant, réveille-toi ! Son esprit retourna [en elle], et elle se leva immédiatement ; alors il commanda de lui donner à manger. Luc 8. 54 et 55.

Ce récit de la résurrection de la fille de Jaïrus contient lui aussi d’importantes instructions pour nous.
Quand le Seigneur est entré dans la maison, la jeune fille dormait du sommeil de la mort. Mais « pour Dieu, tous vivent » (Luc 20. 38). Ainsi, le Fils de Dieu a vu dans cette enfant une âme vivante et Il a pu dire : « Elle n’est pas morte, mais elle dort ». Les rires moqueurs de ceux qui étaient là sont réduits au silence lorsqu’Il donne la preuve de Ses paroles en ordonnant à la jeune fille de revenir à la vie.
La parole de grâce du Seigneur était adressée particulièrement aux parents. Il leur ordonna de donner à la jeune fille quelque chose à manger. Quel soin Il prenait de cette enfant ! Mais quelle parole solennelle c’était pour les parents ! Personne ne peut vivre sans manger, et c’est la responsabilité des parents les plus proches de veiller à ce que la vie soit entretenue.
Lorsque Jésus Christ a amené un pécheur de la mort à la vie et lui a donné la vie éternelle, c’est un devoir pour ceux qui ont déjà cette vie, de commencer à nourrir ces jeunes dans la foi avec le « pain qui vient du ciel » (Jean 6. 32). Les jeunes plantes ont besoin de soins quotidiens dès le début, afin qu’elles poussent correctement. Des parents aimants prennent soin de donner à leurs enfants la nourriture qui correspond à leur âge. Cela est vrai aussi dans le sens spirituel. Tous les croyants ont besoin de la Parole de Dieu, comme nourriture régulière, pour la croissance de leur âme.

3. La résurrection de Lazare

Le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandelettes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le et laissez-le aller. Jean 11. 44.

Lazare était mort ; la corruption était déjà là. Néanmoins, le Seigneur crie d’une forte voix : « Lazare, sors dehors ! ». Et le miracle se produit. Le mort sort lui-même de la tombe dans la puissance de la vie nouvelle qui lui a été donnée. Il était toujours lié par les bandelettes dans lesquelles son corps avait été enveloppé. Aussi le Seigneur dit à ceux qui étaient là : « Déliez-le et laissez-le aller ». Ces bandelettes ne devaient pas entraver plus longtemps sa liberté de mouvements.
Même ceux qui ont été ressuscités de la mort spirituelle par Jésus Christ se trouvent souvent entravés par les habitudes, les idées et les penchants qu’ils avaient auparavant. La vie de la foi, dans la pratique, est un long processus d’apprentissage. Aussi c’est une bonne chose s’ils peuvent profiter de l’expérience de chrétiens plus avancés qui les aideront à se débarrasser des « bandelettes ». Ils ont besoin d’apprendre ce qu’est « la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rom. 8. 21) et la sécurité de la marche par la foi.
Lazare a fait bon usage de son aptitude à marcher de nouveau. Nous le trouvons peu après à Béthanie où Jésus se trouvait (ch. 12). A ce souper mémorable, il y avait une place pour Lazare, « le mort que Jésus avait ressuscité ». Là, dans la figure du nard pur de grand prix avec lequel Marie a oint les pieds de Jésus, le parfum de l’adoration s’est élevé. Pas un mot ne sort des lèvres de Lazare, mais il est un exemple vivant de la communion qui ne peut être séparée de l’adoration et du service chrétien.

D’après « The Good Seed » juin 2021

 

CORONA 68

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CORONA 68

Psaume 16

 

Dans Actes, ch. 2. 25 à 28 et 13. 35, nous voyons les apôtres, Pierre et Paul, citer ce psaume ; nous découvrons qu’il parle essentiellement de l’Homme Christ Jésus. Bien qu’Il soit Dieu, lI a pris un corps d’homme ; « le mystère de la piété est grand : — Dieu a été manifesté en chair (ou, dans un corps d’homme) » (1 Tim. 3. 16). Et comme Homme parfait, Il est notre modèle. Les versets 1 et 8 montrent Sa dépendance de Dieu : « Garde-moi… Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » ; et Sa confiance : « Je me confie en toi… parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé ». Lisons ce psaume messianique :
« Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi. Tu as dit à l’Éternel : Tu es le Seigneur, ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi. Tu as dit aux saints qui sont sur la terre, et aux excellents : En eux sont toutes mes délices. Les misères de ceux qui courent après un autre seront multipliées : je ne répandrai pas leurs libations de sang, et je ne prendrai pas leurs noms sur mes lèvres. L’Éternel est la portion de mon héritage et de ma coupe ; tu maintiens mon lot. Les cordeaux sont tombés pour moi en des lieux agréables ; oui, un bel héritage m’est échu. Je bénirai l’Éternel qui me donne conseil ; durant les nuits même mes reins m’enseignent. Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé. C’est pourquoi mon cœur se réjouit, et mon âme s’égaie ; même ma chair reposera en assurance. Car tu n’abandonneras pas mon âme au shéol, tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption. Tu me feras connaître le chemin de la vie ; ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ».
Le verset 2 montre l’abaissement du Seigneur : « Tu as dit à l’Éternel : Tu es le Seigneur » ; Jésus se place dans la position du fidèle repentant, bien qu’Il n’ait pas besoin de repentance. C’est dans cette perspective que, lorsqu’Il entre dans les eaux du Jourdain, Il dit à Jean qui ne voulait pas Le baptiser : « Laisse faire maintenant, car ainsi il nous est convenable d’accomplir toute justice » (Matt. 3. 15). Sur la terre Jésus était « le serviteur de l’Éternel » tenu par la main et gardé (És. 42. 1 et 6), et comme tel, Il dit à Ses disciples : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8. 29). Comme homme, la bonté du Serviteur ne s’élève pas jusqu’à son Maître qu’il reconnaît comme Seigneur : « ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi ». Jésus a répondu à un homme riche qui l’interpellait pour savoir comment faire pour hériter de la vie éternelle : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon un seul : Dieu » (Marc 10. 18). Il était venu « pour servir et pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre » (Marc 10. 45).
Le v. 3 exprime la joie que Jésus trouvait dans les croyants : « En eux sont toutes mes délices ». Comme David dans la caverne d’Adullam, recevant l’eau du puits de Bethléhem, puisée et rapportée au péril de la vie de trois de ses hommes forts, Jésus apprécia hautement le « nard pur et de grand prix » qui fut répandu sur Son corps par Marie, qui anticipait Sa mort (2 Sam. 23. 16 ; Jean 12. 3 à 7). En Proverbes 8. 30 notre Seigneur, présenté comme la sagesse, était les délices du Père, « toujours en joie devant lui », se « réjouissant en la partie habitable de sa terre, et (ses) délices étaient dans les fils des hommes ». Combien il est précieux de savoir que « les fils des hommes », tombés dans le piège de Satan, séparés éternellement du Dieu Saint, sont ramenés à Lui par la mort de Jésus, s’ils le veulent bien. Glorifier le Père et nous amener à Lui sont deux des mobiles qui ont amené notre Sauveur sur le bois maudit, Lui, qui « à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte » (Jean 17. 4 ; Héb. 2. 2).
Le verset 4 fait référence à un autre et cet autre est celui qui s’oppose à Christ. Le Seigneur en parle aux Juifs qui le persécutaient, en leur disant : « Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez » (Jean 5. 16 et 43 ; voir aussi 2 Thess. 2. 3 et 4). Cet autre est l’Antichrist, manipulé par Satan, qui fera que « les misères de ceux qui courent après » lui seront multipliées. Déjà aux jours de l’apôtre Jean, « il y a plusieurs antichrists… ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres » (1 Jean 2. 18). Aujourd’hui plus que jamais, cet esprit mauvais agit dans ce monde. Notre Seigneur est à la veille de nous enlever vers Son trône, et ensuite « l’homme de péché, le fils de perdition, l’inique » (2 Thess 2. 3 et 8) sera révélé ; c’est cet autre que ceux qui ont rejeté Christ suivront pour leur malheur éternel.
Les versets 5 et 6 montrent la part des fidèles : le Seigneur est leur héritage ! Jamais cela ne leur sera enlevé : « tu maintiens mon lot, …oui, un bel héritage m’est échu ». Quel bonheur d’être des enfants de Dieu, « héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ », «d’un héritage incorruptible, sans souillure, inaltérable, conservé dans les cieux » (Rom. 8. 17 ; 1 Pier. 1. 4) ! Nous entrerons dans le ciel pour partager la gloire du Fils de l’Homme glorifié, et les fidèles d’Israël et des nations, qui auront survécu à la grande tribulation, hériteront de la bénédiction terrestre, avec des cœurs nouveaux sur une terre renouvelée. Les versets 8 à 11 nous décrivent tout ce qu’a été notre Seigneur dans ce monde : en communion constante avec son Père ; « toujours… devant moi » et « à ma droite » (v. 8). Il Se réjouissait et S’égayait dans cette communion au milieu d’un peuple rebelle qui allait Le mettre à mort. Malgré les circonstances, connaissant tout à l’avance comme étant Dieu, mais étant soumis à la souffrance comme homme, Il avait devant Lui la résurrection, « ce chemin de la vie ». En attendant Il faisait Ses délices du Père : « ta face est un rassasiement de joie » (v. 11). Au-delà de la résurrection, « dans le ciel », « il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ». (v. 11 ; Héb. 9. 24). « L’Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s’égayera en toi avec chant de triomphe » (Soph. 3. 17). En suivant le chemin qu’Il nous a tracé, réjouissons-nous en Lui !