BERACA 72 : DAVID ET L’AIRE D’ARAUNA (ORNAN)

Le terme du voyage pour le jeune berger devenu roi, est précédé d’une grande épreuve.

« Et Satan se leva contre Israël, et incita David à dénombrer Israël » (1 Chron. 21. 1). « Et la colère de l’Éternel s’embrasa de nouveau contre Israël ; et il incita David contre eux, disant : Va, dénombre Israël et Juda » (2 Sam. 24. 1).

Il est souvent difficile de comprendre le pourquoi des épreuves. Ces deux mentions pour la même situation dramatique viennent nous montrer deux choses, comme par l’histoire de Job.

Premièrement, que Satan s’oppose toujours à Dieu, à ses enfants, à son peuple. Secondement, Dieu est souverain, et s’Il permet à Satan d’agir, c’est pour démontrer qu’Il a toujours le bien des ses enfants en vue.

Job, au sein de l’épreuve, en parlant de son Dieu, dit : « Il connaît la voie que je suis ; il m’éprouve, je sortirai comme de l’or » (Job 23. 10). Longtemps après, Dieu fera écrire : « Vous avez [entendu] parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin du Seigneur, savoir que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).

Pour David, la pensée et l’acte de dénombrer le peuple sont le résultat de l’action directe de Satan contre Israël (1 Chron. 21). En 2 Samuel 24, nous voyons qu’il y a la colère de l’Éternel contre un peuple rebelle. Si Satan pousse le cœur de David à pécher, c’est dans le but d’anéantir les conseils de Dieu envers son peuple, mais Dieu se sert des intentions de l’ennemi pour accomplir ses propres plans. En anticipation, Il introduit David et Israël en sa présence, sur la base de la grâce, laquelle remplace les ordonnances de la loi.

Il est merveilleux de voir que, si David avait résisté à Satan, la grâce manifestée par Christ et par son œuvre n’auraient pu être montrée par anticipation. Nous pouvons bien penser que la faute de David était nécessaire, parce que, par elle, Dieu remplace le régime de la loi par celui de la grâce. Le premier ordre avait le tabernacle pour centre, le second a pour centre le trône et l’autel en Sion. Au moment du dénombrement, le tabernacle, comme système établi de Dieu, prenait fin. L’arche, signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple, avait été emmenée en captivité, abandonnée, puis ramenée par Dieu Lui-même dans la maison d’Obed-Edom. Par la suite, David l’amena à la montagne de Sion où Salomon bâtira le temple.

« Pendant cette période intermédiaire, l’autel d’airain, la tente d’assignation et les ustensiles du service étaient à Gabaon, n’ayant plus de lien avec l’arche. On pouvait s’approcher de l’arche en Sion, mais sans le sacrifice qui était le seul chemin du sanctuaire ; on pouvait s’approcher de l’autel à Gabaon, mais il ne donnait accès que dans un lieu très saint entièrement vide. Le rapport de l’autel avec l’arche semblait à jamais perdu par l’infidélité de la sacrificature. Il fallait rétablir la vérité que l’autel, qui représente l’expiation, était le moyen nécessaire pour avoir accès à la présence de Dieu. L’arche était arrivée en Sion, la montagne de la grâce, mais il fallait que la question du péché soit définitivement réglée » (H.R.). C’est dans ce contexte que David dénombra le peuple, « et cette chose fut mauvaise aux yeux de Dieu ; et il frappa Israël » (1 Chron. 21. 7). L’Éternel envoie Gad le prophète avec ces paroles : « Va, et parle à David : Ainsi dit l’Éternel : Je t’impose l’une de ces trois choses ; choisis-en une, et je te la ferai… : La famine viendra-t-elle sur toi sept ans dans ton pays ; ou veux-tu fuir trois mois devant tes ennemis, et qu’ils te poursuivent ; ou y aura-t-il trois jours de peste dans ton pays ? … Et David dit à Gad : Je suis dans une grande détresse. Que nous tombions, je te prie, dans les mains de l’Éternel, car ses compassions sont grandes » (2 Sam. 24. 12 à 14).

Les conseils de Dieu devaient s’accomplir à Morija (2 Chron. 3. 1). Cet endroit où Abraham dut monter avec l’ordre d’offrir en sacrifice son fils unique, celui qu’il aimait. À Morija, Isaac est un type de Christ, « l’Agneau de Dieu », « l’unique fils bien-aimé » du Père (Jean 1. 29 ; Marc 12. 6). En chemin, Abraham répondit aux questions d’Isaac : « Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste » (Gen. 22. 8). Au moment ultime, la réponse vint du ciel, quand un bouc apparut pour remplacer Isaac. Pour notre Seigneur, il n’y a pas eu de substitut ! Lui seul pouvait être le sacrifice pour le péché. Devant la délivrance, Abraham nomma ce lieu : « Jéhovah Jiré » ou, « en la montagne de l’Éternel il y sera pourvu » (v. 14). En type, la grâce avait trouvé un moyen de se montrer dans sa plénitude à Morija, où Isaac avait été offert, où David doit offrir les sacrifices pour que la peste s’arrête, où aussi notre Seigneur fut crucifié.

« Et l’Éternel envoya la peste en Israël depuis le matin jusqu’au temps assigné… Et l’ange étendit sa main sur Jérusalem pour la détruire ; et l’Éternel se repentit de ce mal, et dit à l’ange qui détruisait parmi le peuple : Assez ! Retire maintenant ta main. Or l’ange de l’Éternel était près de l’aire d’Arauna, le Jébusien. Et David, quand il vit l’ange qui frappait parmi le peuple, parla à l’Éternel, et dit : Voici, moi j’ai péché, et moi j’ai commis l’iniquité, mais ces brebis, qu’ont-elles fait ? Que ta main, je te prie, soit sur moi » (2 Sam. 24. 15 à 17). David, en ceci, apparaît, bien que faiblement, comme un type de Christ qui « s’est offert lui-même à Dieu » mais, « sans tache » (Héb. 9. 14).

Le prophète demande à David d’offrir un sacrifice, et Arauna qui possède le terrain veut le donner, mais David l’achète de sa main et « bâtit là un autel à l’Éternel, et offrit des holocaustes et des sacrifices de prospérités. Et l’Éternel fut propice au pays ; et la plaie fut arrêtée de dessus Israël » (v. 25). C’est la réponse d’En-haut, la grâce agissant en Sion en contraste avec la loi sur le Sinaï. Pour nous, enfants de Dieu, nous connaissons Celui qui devait recevoir, à notre place, les coups du jugement de Dieu. La voix qui dit à l’ange : « Assez ! Retire maintenant ta main » ; c’est la voix qui dira par l’Esprit prophétique : « Épée, réveille-toi contre mon berger, contre l’homme qui est mon compagnon… ; frappe le berger… » (Zach. 13. 7). La colère de Dieu a été détournée (És. 12. 1) et le châtiment que nous méritions est tombé sur Celui qui a été frappé à notre place : Jésus, notre bon et grand Berger. Thème de notre louange dès aujourd’hui et pour toujours.

TRADUCTION DE FEUILLETS (163)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » Jean 5. 24.

QUE SE PASSE-T-IL APRÈS LA MORT ?

Le 19 février 1997, Deng Xiaoping décède à l’âge de 92 ans. Il a dirigé la Chine de manière autocratique pendant dix-huit ans. Nombreux furent ceux qui assistèrent à ses funérailles. Après la cérémonie, son corps fut incinéré et ses cendres dispersées en mer, conformément à ses dernières volontés. Quelle pouvait être la raison de cette décision ? Voulait-il effacer toute trace de son passage sur terre, afin de se soustraire à toute responsabilité ?

Combien de personnes, des gens influents ou de simples citoyens, pensent de la même manière ! Mais cela ne change rien à ce que Dieu dit à ce sujet dans sa Parole, la Bible. L’apôtre Jean a eu la vision des événements futurs. Chacun peut la lire dans le livre de l’Apocalypse : « Je vis un grand trône blanc, et celui qui y siégeait (Dieu)… Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert, qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés, d’après ce qui était écrit dans les livres selon leurs œuvres. La mer rendit les morts qui étaient en elle… et les morts furent jugés, chacun selon ses œuvres… Si de quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu » (Apoc. 20. 11 à 15).

Que pouvons-nous ajouter à ces paroles solennelles ? Simplement une invitation renouvelée à nous préparer à la vie après la mort, autrement dit, à avoir l’assurance d’être inscrits dans le « Livre de Vie ». Ce registre divin ne contient que les noms de ceux qui, de leur vivant, ont accepté le don de la grâce de Dieu par la foi en Jésus-Christ. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36).

D’après die gute Saat avril 2026

« Je me réfugierai sous l’abri de tes ailes » Psaume 61. 5.

« Je me suis couché et je m’endormirai. Je me réveillerai, car l’Éternel me soutient. Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui se sont mises contre moi tout autour » Psaume 3. 5 et 6.

ASSURÉ

Dieu agit de manière véritablement étonnante quand Il le veut. Cela n’était pas seulement vrai à l’époque biblique. Aujourd’hui encore, ceux qui Lui font entièrement confiance en font l’expérience. Par conséquent, lorsque nous entendons quelque chose d’inexplicable, nous ne devrions pas toujours le juger immédiatement à l’aune de notre expérience quotidienne.

Voici le témoignage d’un serviteur de Dieu sur la persécution des chrétiens en Roumanie dans les années 1980 :

« Parce que je proclamais la parole de Dieu, j’étais constamment surveillé. Une fois de plus, j’ai été menacé d’arrestation et contraint de me cacher de la police dans les montagnes pendant un certain temps. C’était l’hiver. Parfois, des loups apparaissaient, mais je les craignais moins que ceux qui me poursuivaient. Une nuit, il faisait particulièrement froid. J’étais épuisé et j’ai prié : « Seigneur, envoie-moi une couverture, sinon je vais mourir de froid ! » Je me suis endormi. Je ne sentais plus le froid. Savez-vous pourquoi ? Quand je me suis réveillé le lendemain matin, il faisait encore nuit. J’ai bougé et j’ai essayé de me redresser. Alors un animal s’est levé juste à côté de moi. Il a disparu parmi les arbres. Était-ce un chien ? Ou un jeune loup ? Je ne sais pas. En tout cas, l’animal avait passé la nuit blotti contre moi ».

Dieu est incomparable dans sa grandeur et sa bonté ! Il n’aurait pas pu m’envoyer une couverture plus chaude !

D’après die gute Saat avril 2026

(L’apôtre Paul) : « Je ne fais aucun cas de ma vie, ni ne la tiens pour précieuse à moi-même, pourvu que j’achève ma course et le service que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu » Actes 20. 24.

DIX JOURS DE VIE POUR LA BIBLE

Pandita Ramabai est née en Inde en 1858. Son père, prêtre brahmane mort dans une totale misère, lui fit promettre, avant de mourir, de ne jamais quitter la religion hindoue. Pourtant, la jeune Pandita commença à avoir de sérieux doutes sur l’efficacité des idoles. À son arrivée à Calcutta, elle entendit parler de Jésus et ensuite, à l’occasion d’un voyage outre-océan, elle se convertit à Christ.

Après être retournée en Inde, elle désira fonder des centres pour les jeunes veuves ; il arrivait en effet que les hommes épousent des femmes très jeunes et que celles-ci, à la mort de leur mari, se retrouvent dans une grande pauvreté. Pandita fonda une mission appelée Mukti, ce qui signifie : salut, libération, où, en peu de temps, des centaines de jeunes veuves et d’orphelins trouvèrent refuge, nourriture, travail, et le salut en Jésus Christ. Par la suite des écoles furent également construites, ainsi que quelques églises. Pandita encourageait les jeunes veuves à prier pour dix autres personnes de leur connaissance, et ayant bien compris l’importance de la Parole de Dieu dans sa vie, elle commença à la traduire dans une des langues indiennes où elle n’existait pas encore.

Après avoir travaillé pendant de longues années à cette traduction, étant tombée gravement malade, elle supplia le Seigneur de lui permettre de terminer l’œuvre qu’Il lui avait mis au cœur de faire. À la fin de mars 1922, il plut au Seigneur de lui donner encore dix jours de vie. Exactement dix jours plus tard, le 15 Avril 1922, sa tâche terminée, elle s’endormit dans la paix de son Seigneur.

D’après il buon Seme mars 2026

« Nous nous égayerons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » Cantique des cantiques 1. 4.

LA VRAIE SOURCE DE LA JOIE

Quand nous avons été amenés au Seigneur Jésus, recevant la douce assurance du pardon des péchés et de notre pleine acceptation en Lui, il se peut que la fraîcheur de cette foi récemment trouvée nous remplisse d’une joie si précieuse que nous sommes élevés bien au-dessus de nos circonstances, et que tout nous semble vibrer de louange envers Dieu.

Cependant, cette joie, si réelle et si éclatante, ne se poursuit habituellement pas de manière aussi bruyante et enthousiaste. Son ardeur baisse bientôt, et nous nous demandons ce qui est arrivé. Pourquoi n’avons-nous pas conservé ce qui avait une telle valeur pour nous, et que nous souhaitions tellement ne jamais perdre ?

La réponse se trouve dans le passage ci-dessus. Tandis que la joie est une chose très importante pour le chrétien, elle ne peut pas se maintenir par elle-même. Si nous en faisons notre objectif, nous la perdrons. La joie ne peut pas nourrir notre âme. Avons-nous essayé de nous nourrir de la joie que nous avons connue ? C’est impossible. La joie ne peut être que le résultat de quelque chose de plus important qu’elle-même. « Nous nous réjouirons en toi ». Le Fils de Dieu, vivant, qui est mort pour nous et est ressuscité, est le seul Objet qui puisse réellement remplir notre cœur d’une joie ferme et durable. Nous devons nous nourrir de Lui et de la nourriture solide de sa Parole. Nous pouvons dire, alors : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

« Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin ». Le vin est le symbole de la joie, de ce qui réjouit. Qu’il est plus important de nous souvenir de l’amour du Seigneur Jésus que des joies de la vie que nous avons connues ! Son amour, sa Parole, et Lui-même demeurent les mêmes, tandis que notre joie augmente et redescend : elle ne peut pas rester constante. Faisons de son amour, de sa Parole, de sa Personne, les objets de notre méditation ; et il en résultera une joie pure et précieuse.

D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)

« Pierre lui dit : Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : – Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » Jean 13. 8.

LE RENIEMENT ET LA RESTAURATION DE SIMON PIERRE

Ne devons-nous pas nous appliquer cela à nous-mêmes : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » ? Nous le voyons en regardant ses voies avec Pierre, dans la grâce inexprimable du Seigneur pour son pauvre serviteur, et pour chacun de nous. Jusque-là aucune mise en garde ne l’avait conduit à supposer qu’il était en danger à cause de sa confiance en lui-même. Il pensait que son cœur bouillant le soutiendrait à travers n’importe quoi pour le Seigneur : « Je laisserais ma vie pour toi ». Mais l’énergie de la nature n’agit pas dans un tel sentier, et il succombe devant la remarque d’une servante, jusqu’à renier plusieurs fois avoir jamais connu le Seigneur. « Et le Seigneur, se retournant, regarda Pierre » (Luc 22. 61). Ce regard lui brisa le cœur. Il lui montrait un amour qui ne connaissait pas de changement.

La communion devait encore être restaurée. Il y avait encore une certaine distance, et un vide dans son cœur, que personne sauf Christ ne pouvait remplir. Pierre retourne à son ancienne occupation, à laquelle il avait tellement volontiers renoncé, et en entraîne d’autres avec lui. Ce fut une nuit sans résultat, mais qui donna au Seigneur l’occasion d’intervenir dans sa puissance et sa grâce, amenant Pierre dans la réalité de ce qu’il ne voulait pas comprendre quand le Seigneur voulait lui laver les pieds. « Jésus se tint sur le rivage ». Le filet était maintenant bien rempli, et tous l’amenèrent au rivage, où un repas était déjà préparé pour eux par le Seigneur Lui-même. Ensuite Jésus dit à Pierre ; « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne font ceux-ci ? » Une telle question devait lui rappeler, doucement mais de manière irrésistible, sa vanterie : « Même si tous étaient scandalisés, je le serai pas, moi » (Marc 14. 29) ! Qui avait manqué de manière aussi terrible que lui ? Que pouvait-il dire ? Vers qui peut-il se tourner sinon vers Celui contre qui il avait tellement péché ? « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime ».

D’après the Lord is near octobre 1988

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 3. 16 et 17.

L’ÉCRITURE SAINTE ET SA VALEUR ABSOLUE

Il y a là un sujet d’intérêt et d’importance particuliers que nous devons considérer. C’est que la Sainte Écriture est divinement suffisante et a une autorité suprême, et que nous avons un besoin urgent de nous soumettre absolument à sa direction en toutes choses.

Mais nous ne voudrions pas que quiconque suppose un moment que nous n’estimons pas les écrits humains à leur place. Il ne nous conviendrait pas de parler avec mépris d’un côté du ministère chrétien tellement employé par Dieu dans toutes les générations de l’histoire de l’Église, et en particulier dans ces jours-ci.

Comme souvent, également, un livre ou un traité a été en réelle bénédiction pour l’âme, soit en amenant quelqu’un à Christ, soit en édifiant ou en aidant à s’appuyer sur Lui. Combien souvent nous avons pu lire un passage de l’Écriture et n’y rien voir, jusqu’à ce que le Seigneur emploie un paragraphe d’un écrit humain pour ouvrir ses trésors à notre cœur ! Aucun de nous ne se suffit à lui-même. Nous sommes dépendants les uns des autres. Nous croissons par ce que chaque partie apporte. Nous avons besoin de toutes les aides que Dieu a mises dans le corps pour notre bénédiction et notre profit communs.

Mais après avoir dit cela pour nous garder de toute incompréhension, et pour mettre les écrits humains à leur juste place, nous revenons au sujet principal qui est devant nous. Il n’y a qu’une autorité suprême et absolue, et c’est la Parole de Dieu. De nombreux écrits humains sont intéressants comme références, utiles pour aider, mais ils n’ont aucune autorité – et sont même dangereux.

L’Écriture se suffit à elle-même. Nous n’avons absolument besoin de rien pour nous guider et avoir de l’autorité sur nous, au-delà de ce que nous possédons dans le saint volume de l’Écriture.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Et l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami ; et Moïse retournait au camp ; et son serviteur, Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente » Exode 33. 11.

L’IMPORTANCE DE VIVRE EN PAIX AVEC DIEU

Il est lamentable de voir comme il existe peu de liberté et de repos autour de nous. L’inquiétude de ce siècle affecte les croyants. Non seulement dans les choses qui se rapportent à cette vie-ci, mais même dans leur relation avec Dieu, ils n’ont pas la paix constante et assurée qui ne peut être ôtée.

Pour beaucoup, dans le temps présent, il n’y a que peu, ou pas de repos. Des souhaits insatisfaits, d’ardent désirs sans réponse jusqu’ici, abondent dans de nombreux cœurs. Oh ! Que les rachetés du Seigneur puissent posséder une connaissance consciente de leur union avec Christ glorifié à la place où Il est ! Cela procure du repos pour le cœur, et détache de la terre et de ses objets.

C’est ainsi que l’âme écoute, absorbée par Celui qui est son repos. L’oreille, autrefois ouverte à d’autres sons, écoute ses paroles, sachant comment interpréter tous les tons de sa voix et les conserver dans son âme. Qu’y aurait-il de plus heureux qu’une oreille libérée d’elle-même et de son entourage pour écouter la Parole de Jésus ? C’est alors que nous nous asseyons sous son ombre avec délices, et que son fruit est doux à notre palais (Cant. 2. 3). N’est-ce pas cela, la « maison du vin », où Il se réjouit d’entretenir les siens pendant les heures fatigantes de cette nuit bien avancée ?

Il est solennel de voir comme peu de nous connaissent ce qu’est la vraie solitude avec Dieu. Et pouvons-nous demander comment il est possible de croître dans la connaissance personnelle de Christ, si les siens ne recherchent pas, et ne cultivent pas, la solitude de sa compagnie ?

D’après the Lord is near octobre 1988

« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.

LES CHRÉTIENS ATTENDENT LE SEIGNEUR JÉSUS VENANT DU CIEL POUR LES PRENDRE AVEC LUI

Que signifie attendre ? Cela signifie, d’abord, vivre dans l’anticipation d’un évènement qui doit arriver. Si j’attends mes vacances, je fais des plans et des préparatifs pour cela. Parce que Joseph d’Arimathée attendait le royaume de Dieu, il traita le corps mort de Jésus avec le plus grand respect. Peut-être ne comprenait-il pas tout ce qui se passait, mais en quelque sorte il liait le Crucifié avec le royaume à venir de Dieu. Cela marquait grandement son attitude et ses activités.

De plus, attendre implique d’être prêt. Si j’attends que ma femme sorte d’un grand magasin d’alimentation, je suis prêt à ouvrir la porte de la voiture dès qu’elle apparaît. Quand Jacques donne l’illustration d’un paysan qui attend que le champ produise son fruit, cela implique que le paysan est prêt à moissonner cette récolte dès qu’elle est mûre.

Parce que les nouveaux chrétiens à Thessalonique attendaient le Fils de Dieu venant du ciel, ils faisaient luire sa présence dans leur vie et parlaient de sa Parole de leur lèvres. Voit-on dans notre vie que nous sommes de ceux qui attendent ?

D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)

« Mais ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent ; pour s’y être livrés, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 9 et 10.

LES ÉTAPES DE LA DÉCADENCE

Un esprit mondain poussa Lot à s’installer au milieu de l’impureté de la coupable Sodome. Ce n’est ni la foi, ni un esprit spirituel, qui l’amenèrent là. C’était seulement l’attirance pour ce présent siècle mauvais qui le fit, d’abord choisir, puis dresser sa tente vers Sodome, et finalement s’asseoir à sa porte.

Et quelle portion il choisit ! C’était vraiment une citerne crevassée qui ne pouvait pas retenir l’eau – un roseau brisé qui perça sa main. C’est une chose amère de chercher en quoi que ce soit à choisir par nous-mêmes : nous sommes certains de faire les plus graves erreurs. Il est infiniment mieux de permettre à Dieu de gérer toutes nos voies – de les remettre toutes à Celui qui est tout disposé et capable de les gérer pour nous – de Lui permettre d’organiser notre course entière selon sa sagesse sans faute et son amour infini.

Lot, sans aucun doute, pensait qu’il faisait bien pour lui-même et sa famille quand il s’installa à Sodome. Mais la suite montre qu’il se trompait complètement. Cela fait aussi résonner à nos oreilles une voix des plus solennelles – une voix qui nous dit de prendre garde à la manière dont nous cédons aux premières influences d’un esprit mondain. « Étant contents de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5). Pourquoi cela ? Est-ce parce que nous sommes tellement gâtés dans le monde ? Absolument pas. Alors, pourquoi ? Parce qu’Il a dit : « Je ne te laisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas » (Héb. 13. 5). Part bénie ! Si Lot s’en était contenté, il n’aurait jamais recherché les plaines bien arrosées de Sodome.

D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)

« Mais les fils d’Israël commirent un crime au sujet de l’anathème… ; et la colère de l’Éternel s’embrasa contre les fils d’Israël » Josué 7. 1.

ÊTRE FIDÈLES À LA PAROLE DE DIEU POUR POUVOIR RÉSISTER AUX TENTATIONS

Dans la conquête de Jéricho, telle qu’elle est décrite en Josué 6, nous voyons la victoire de l’œuvre de Christ. C’était l’Éternel Lui-même, représenté par l’arche, qui se déplaçait autour de cette forteresse de l’ennemi. L’arche était portée par les sacrificateurs et suivie par le peuple. Ainsi l’Éternel avait obtenu une victoire complète. Notre âme peut se reposer sur l’œuvre de Christ et voir les résultats de la grâce.

Or, à Aï ils subirent la défaite, parce qu’ils tentèrent de faire face eux-mêmes à l’ennemi. Ils ne s’attendirent pas à l’Éternel, ne recherchèrent pas sa direction. Ils avancèrent avec indépendance, avec leurs propres forces. De plus, ils tolérèrent la chose maudite au milieu d’eux. L’infidélité fut trouvée parmi eux. Les droits de Dieu avaient été violés et ignorés à cause d’une convoitise charnelle. La faiblesse est tellement souvent associée à de l’infidélité et de la mondanité !

Nous aurons à faire face aux ruses de l’ennemi. C’est pourquoi le Seigneur, par l’apôtre, nous dit de revêtir toute l’armure de Dieu. L’ennemi est trop fort pour nous, mais le Seigneur Lui-même lui a infligé une défaite. Cependant nous avons à faire face aux ruses de l’ennemi jour après jour. Nous ne sommes capables de lui résister qu’aussi longtemps que nous sommes fidèles à notre Seigneur, en marchant dans une dépendance continuelle de sa force. Dans sa Parole Il nous a donné des directives claires pour le conflit. Lisons sa Parole avec prière. Cela nous rendra capables de remporter la victoire sur les attaques de Satan.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Je fus en esprit, dans la journée dominicale, et j’entendis derrière moi une grande voix, comme d’une trompette » Apocalypse 1. 10.

UN ÉTAT DE CŒUR CONVENABLE

En Apocalypse 1. 12 à 18, nous avons une révélation remarquable de la dignité et de la gloire de la Personne de Christ. Nulle part ailleurs dans la Parole nous n’avons quelque chose de semblable, quelque chose qui l’approche par des détails précis. Le Seigneur Jésus Christ comme Fils de l’Homme nous est décrit soigneusement. Jean nous dit ce qu’il vit et ce qu’il entendit ; et ce qui lui était donné ainsi, il fut à la fois inspiré et dirigé à écrire. Car ce n’était pas seulement pour lui seul, mais spécialement pour notre profit, à nous qui sommes ses compagnons de service.

Mais remarquons d’abord la condition spirituelle qui le disposait pour la révélation qu’il reçut. Il pouvait dire : « Je fus en esprit, dans la journée dominicale ». Toutefois, ce n’était pas pour lui seul. Il se peut que nous n’ayons pas la même vision de la gloire, la même révélation qui nous soit faite comme il l’avait ; car nous l’avons reçue sur son témoignage, et c’est pour nous la Parole de Dieu ; nous la recevons et nous y entrons par la foi, et pas autrement. Mais si nous disons que c’est pour cela que nous n’en avons qu’une si faible approche, et qu’elle a une si faible influence sur nous, nous nous trompons. Ne devrions-nous pas beaucoup plutôt admettre que c’est parce que nous ne sommes pas « en esprit, dans la journée dominicale » ?

N’est-ce pas mieux d’être dans le véritable courant du Saint Esprit, le premier jour de la semaine ? S’il y a un temps plus qu’un autre où l’Esprit de Dieu transporte le cœur et l’esprit des saints en avant et en haut, dans lequel Il ouvre des esprits oints et touche des cœurs circoncis, apportant toute la gloire de Christ Lui-même devant eux, c’est sûrement le jour du Seigneur. Puissions-nous donc, par la miséricorde, cultiver cette attitude de l’âme, cette soumission spirituelle profonde et cette réceptivité qui sont impliquées dans le fait d’être « en esprit, dans la journée dominicale ». Nombreux sont ceux, certainement, qui peuvent dire qu’ils n’ont connu ce que c’est que trop rarement – mais nous l’avons connu.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Jésus leur répondit alors, et il leur disait : – En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoi que celui-ci fasse, le Fils lui aussi le fait pareillement » Jean 5. 19.

L’IDENTITÉ DU PÈRE ET DU FILS

Quand le Seigneur Jésus avait parlé aux Juifs, avec insistance, de Dieu comme « Mon Père », ils essayèrent d’autant plus de Le tuer, parce que, en parlant de Dieu comme son Père, Il se faisait égal à Dieu. Il ne renie pas cette affirmation, car il est absolument vrai que ses paroles montrent son égalité avec Dieu. Il appuie cette vérité merveilleuse sur une double affirmation du caractère le plus fort : « En vérité, en vérité, je vous dis ». S’Il n’avait pas été égal à Dieu, Il aurait immédiatement nié vouloir donner une telle signification. Mais Il insiste très fortement sur sa vérité. « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ».

La nature même du Fils est telle qu’il lui est absolument impossible d’agir indépendamment du Père. Leur nature étant identique, quelque soit l’action dans laquelle le Fils s’engage est identique avec ce que fait le Père Lui-même. Quelles expressions pourraient déclarer avec autant d’insistance le fait qu’Il est Dieu, pas moins que le Père est Dieu ?

« Le Père aime le Fils et lui montre toutes les choses qu’Il fait Lui-même ». Cette connaissance merveilleuse du Fils est la preuve de sa connaissance divine totale : non seulement Il voit, mais aussi Il fait tout ce que fait le Père – un témoignage aussi de sa toute-puissance. De la même manière que le Père connaît tout et peut tout, de même est le Fils.

Les pharisiens, remplis d’une amère colère contre le témoignage de sa gloire, déterminèrent de Le mettre à mort. Les croyants, d’autre part, trouvent leurs délices les plus pures en se courbant dans l’adoration et la louange à ses pieds.

D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)

« Et non seulement cela, mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui nous avons maintenant reçu la réconciliation » Romains 5. 11.

LA PARFAITE ASSURANCE DU CROYANT

Plus simple est notre connaissance de la réconciliation, mieux cela vaut. Cela implique un changement de condition envers Dieu. Au lieu d’être à distance de Lui, nous sommes approchés. Au lieu d’être dans un état d’inimitié, nous sommes en paix avec Lui. Quelle que soit l’expérience que nous en avons, notre condition est celle de la paix avec Dieu, quand nous avons reçu la réconciliation qui a été accomplie par le sang de la croix.

Mais cette réconciliation repose sur le fait que Dieu trouve sa satisfaction dans ce que Christ a accompli sur la croix pour nous. Ma paix avec Dieu dépend de sa satisfaction en Christ. Si Dieu ne se reposait pas en Lui et sur son œuvre pour moi, je ne pourrais pas me reposer en Dieu. Si l’exigence de Dieu en justice contre moi, n’avait pas été satisfaite, je ne pourrais pas me reposer en Dieu. S’il n’avait pas été répondu aux exigences de Dieu en justice contre moi, je n’aurais pas pu avoir une garantie pour parler de réconciliation ou pour prendre ma place en paix devant Dieu. J’étais le débiteur de Dieu, pour mourir sous la condamnation qu’Il avait mise avec justice sur le péché. Christ a agi avec Lui comme mon garant. Il a pris en mains ma cause comme pécheur. Si Dieu n’avait pas été satisfait, je serais encore à distance de Lui. Il aurait encore une question à débattre avec moi, une exigence sur moi et contre moi.

Dieu a-t-Il été satisfait de ce que Christ a fait pour moi ? – Oui, car Il me l’a fait connaître par les témoignages les plus merveilleux, glorieux, magnifiques qu’on puisse concevoir. Il a montré sa satisfaction dans la croix de Christ, en Christ comme Celui qui lave les péchés. Il me dit que toutes ses exigences envers moi comme pécheur ont été pleinement exécutées et avec justice. Le voile déchiré le déclare. Le sépulcre vide le déclare. L’ascension de Christ le déclare. La présence du Saint Esprit ici-bas le déclare.

D’après the Lord is near novembre 1988 (J.G. Bellett)

« Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma Parole et tu n’as pas renié mon nom » Apoc. 3. 8.

ASSEMBLÉS AU NOM DE CHRIST

Qu’est-ce que renier son nom ? Quel est son nom ? Tous les noms ont une signification dans l’Écriture ; mais les noms de Dieu et de Christ, qu’ils sont spécialement, extrêmement significatifs ! Si nous sommes réunis au nom de Christ – et en Matthieu 18. 20, c’est à son nom – c’est parce que ce dont nous sommes conscients qu’Il est nous attire, chacun et tous ensemble, vers Lui. « Son nom » est ainsi la vérité révélée de ce qu’Il est. Il est loin de la terre et nous ne le voyons pas de nos yeux quand nous venons à Lui – mais par la foi.

Mais la vérité de ce qu’Il est nous attire ensemble, et attirés ainsi nous confessons ce qu’Il est pour nous, et en faisant cela nous avons la promesse de sa présence spirituelle. C’est ainsi que nous sommes fermement unis ensemble, comme l’est une roue, par la circonférence. Mais si c’était tout, si c’était la chose principale, la roue n’aurait pas de force. Sa force dépend tout premièrement du centre. Aussi notre union dépend du centre, de ce que Christ est pour chacun de nous. Et, dans la mesure où cela est réel, cela définit et assure aussi l’union sur la circonférence – de l’un à l’autre..

D’après the Lord is near novembre 1988

« Philippe lui dit : – Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : – Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père » Jean 14. 8 et 9.

CONNAÎTRE LE PÈRE ET LE FILS

Si nous désirons connaître le Père, le Fils de son amour, seul, peut nous Le révéler. Il est la seule représentation du Père. Si nous désirons connaître Dieu comme Père dans la relation du Nouveau Testament, seul le Fils peut nous déclarer son nom. Et quelle grâce Il a manifestée quand, comme Chef de la nouvelle création en résurrection, et Premier-né entre plusieurs frères, Il dit : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre père, et vers mon Dieu et votre Dieu » !

Si nous désirons voir comment le cœur de Dieu a été révélé au monde entier, regardons à la croix, et là, « voilà l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ». Et si nous désirons connaître, et avoir dans la profondeur de notre âme l’amour dont le Père a aimé son Fils, que cela demeure en nous – ce qui était dès le commencement – et nous demeurerons dans le Fils et dans le Père (1 Jean 2. 24). Et à mesure que les âges sans nuages de l’éternité passeront, nous nous réjouirons par une grâce souveraine de contempler la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, de nous réchauffer dans les rayons de soleil de l’amour de Dieu, et de jouir sans interruption de la communion du Saint Esprit.

Enfin, si nous désirons connaître Dieu manifesté en chair, contemplons et adorons la Personne de Celui qui a reposé autrefois dans la crèche comme le petit Enfant, et voyons l’interprétation de Matthieu 1. 23 : « On L’appellera du nom d’Emmanuel, qui se traduit Dieu avec nous ». Béni soit à toujours son nom glorieux : et que toute la terre soit remplie de sa gloire ! Amen ! oui, Amen !

D’après the Lord is near novembre 1988

JÉSUS CRUCIFIÉ

1. Les 3 premières heures : les paroles de grâce du Christ souffrant

« Quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là » Luc 23. 33.

« Ceux qui passaient par là l’injuriaient  ; ils hochaient la tête » Matthieu 27. 39.

« … une troupe de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds » Psaume 22. 17.

Jésus est resté sur la croix pendant six heures, la moitié d’une journée (Marc 15. 25 et 34). Ces heures se divisent en deux parties bien distinctes : de la troisième jusqu’à la sixième heure, et « depuis la sixième heure, jusqu’à la neuvième heure » (Mat. 27. 45).

Pendant les trois premières heures, c’est le cœur de l’homme qui se montre, notre cœur à tous, plein de haine et de cruauté envers Celui qui apparaît là, comme partout ailleurs, comme l’Homme parfait.

On le crucifie, « ceux qui passaient par là », bien loin de compatir à ses terribles souffrances, l’injuriaient, se moquaient de Lui, l’outrageaient, le provoquaient. Tous : du passant le plus anonyme et inconscient de ce qui se passait là, jusqu’aux principaux sacrificateurs qui avaient réclamé sa condamnation, des scribes aux brigands crucifiés, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Rien ne Lui est épargné, douleurs physiques, douleurs morales ; son cœur plein de grâce est déchiré : « Pour mon amour, ils ont été mes adversaires » (Ps. 109. 4).

Il n’ouvre pas la bouche, ni pour se plaindre de ses bourreaux, ni pour protester contre l’injustice, ni pour confondre ses provocateurs. Il est l’agneau mené à la boucherie, la brebis muette devant ceux qui la tondent (És. 53. 7). S’Il ouvre la bouche, c’est pour prier pour ceux qui le torturent : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34).

Et c’est aussi pour se tourner avec tendresse vers le petit groupe qui se tient au pied de la croix, quatre femmes, parmi lesquelles sa mère, et le disciple Jean, « le disciple que Jésus aimait », auquel Il confie sa mère par une recommandation émouvante (Jean 19. 25 à 27).

Et c’est encore pour répondre au brigand repentant qui reconnaît son état de péché, mais invoque comme Seigneur Celui qui est ainsi rejeté : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 39 à 43).

2. Les heures de l’abandon

« Mais, depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu’à la neuvième heure. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : –  Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27. 45 et 46.

À la sixième heure (midi), un changement solennel se produit : des ténèbres couvrent tout le pays jusqu’à la neuvième heure (15 heures). Dieu prend-Il position contre ceux qui outragent son Bien-aimé après l’avoir mis en croix ? Confondra-t-Il ceux qui disent : « Qu’il le délivre maintenant, s’il tient à lui » (Mat. 27. 43). Consumera-t-Il ces blasphémateurs ?… Le soleil s’est obscurci. Un silence profond succède aux clameurs. Quelles choses mystérieuses se passent en secret alors que se prépare l’épilogue du drame…

Trois heures se passent et, vers la fin s’élève la voix de Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Ce cri fait entrevoir l’abîme de souffrances de ces trois heures de ténèbres, qui surpassent infiniment celles des trois premières. Jésus, le Saint de Dieu, le Fils de Dieu, l’Homme qui était « le compagnon de l’Éternel », a été abandonné par Lui !

Il avait traversé ce monde moralement seul avec Dieu, son Père ; en allant à la croix, Il disait à ses disciples : « Je ne suis pas seul, car le Père est avec moi » (Jean 16. 32), et le voici privé de sa communion, inexprimablement, terriblement seul, inexprimablement, terriblement seul. Il a été mis par Dieu « dans la poussière de la mort » (Ps. 22. 16). « Pourquoi cela ? … » Lui seul pouvait poser cette question. Nous, pécheurs, oserions-nous dire que nous ne méritons pas l’abandon de Dieu ? Mais Lui pouvait le dire : Il avait toujours glorifié Dieu et toujours fait la volonté de son Père !

Oui, pourquoi ? Ah ! que tout lecteur de ces lignes puisse répondre : Il a été abandonné à cause de moi, à ma place. Il s’est chargé de mes péchés et la justice du Dieu saint qui aurait dû me frapper, s’est abattue sur Lui. « Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités » (És. 53. 5). Dieu voulait me sauver, et Il a frappé son Bien-aimé. « En ceci est l’amour » de Dieu (1 Jean 4. 10).

3. « C’est accompli »

« Après cela Jésus, sachant que tout était déjà accompli, dit, afin que l’Écriture soit accomplie : –  J’ai soif » Jean 19. 28.

« Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : - C’est accompli » Jean 19. 30.

« Et ayant crié d’une voix forte, Jésus dit : –  Père ! entre tes mains je remets mon esprit » Luc 23. 46.

« … l’un des soldats lui perça le côté avec une lance  ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » Jean 19. 34.

La neuvième heure est passée. L’abandon est fini. Jésus continue à souffrir physiquement les terribles douleurs de la croix. Il dit : « J’ai soif », accomplissant ainsi jusqu’au bout les Écritures. Mais l’œuvre de l’expiation est terminée : Il sait que tout est achevé et Il pose le sceau sur la perfection de son œuvre : « C’est accompli ».

La réponse de Dieu est donnée au « Pourquoi ? » des heures ténébreuses. C’est la victoire sur la mort. Christ y entre en triomphateur. Il jette le cri de la victoire (Mat. 27. 50 ; Marc 15. 37) puis « remet son esprit » de Lui-même. Alors le voile du temple se déchire en deux, du haut en bas. « Personne ne [m’ôte la vie] » avait-Il dit, « moi, je la laisse de moi-même » (Jean 10. 18).

Son esprit, au paradis, reçoit sans retard celui du brigand repenti mort à son côté. Son corps va être déposé dans un tombeau, sans pour autant qu’Il connaisse la corruption (Act. 2. 27) ; et, le troisième jour, Il ressuscitera.

Mais son corps devra subir encore un outrage après sa mort : ce qui ne fait que démontrer, par des signes éloquents, ce qui a été « accompli ». Le sang coule de son côté transpercé par la lance du soldat romain – le sang, le seul moyen par lequel les péchés peuvent être remis et pardonnés. L’eau l’accompagne, celle de la purification des pécheurs les plus contaminés. Dieu Lui-même rend témoignage à la valeur de l’œuvre qui vient d’être accomplie. Il en fait le sujet de l’évangile : « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21).

Lecteur, la croix de Jésus Christ vous laisserait-elle indifférent ? – « En effet, la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » (1 Cor. 1. 18).

D’après « Il buon seme » novembre 1975

GOLGOTHA

« Ils le mènent au lieu [appelé] Golgotha, ce qui signifie : lieu du Crâne » Marc 15. 22.

Nous ne savons pas exactement où se trouve l’endroit appelé Golgotha (ou : lieu du crâne). La Bible nous dit seulement qu’il était en-dehors de Jérusalem, mais proche de la ville, à un endroit où passaient beaucoup de gens (Jean 19. 17 à 20). Cependant, ce qui s’est passé à Golgotha étreint nos cœurs :

– Là, des gens ont cloué le Fils de Dieu sur une croix, L’élevant de la terre. Ils L’ont rejeté, quoiqu’Il ne leur ait fait que du bien et leur ait apporté la grâce. Ainsi, la méchanceté du cœur humain a atteint un triste paroxysme.

– Là, Christ a enduré la honte de la crucifixion et les moqueries de ceux qui contemplaient ce spectacle, comme Lui-même l’avait bien annoncé : « Ils ont percé mes mains et mes pieds ; je pourrais compter tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent » (Ps. 22. 17 et 18).

– Là, le Sauveur a accompli la grande et merveilleuse œuvre qui constitue le fondement du salut parfait des croyants. Il a satisfait aux exigences de Dieu concernant le juste châtiment des péchés, et a répondu aux besoins de l’humanité perdue, pour la racheter.

– Là, la sainteté de Dieu a été révélée en jugement contre le péché, et l’amour de Dieu livrant son propre Fils à la mort pour les pécheurs s’est pleinement montré. Ainsi, Dieu a été parfaitement glorifié dans le Seigneur Jésus qui a souffert et est mort sur la croix.

Le nom « Golgotha » a une signification particulière pour nous : il nous rappellera jusque dans l’éternité les souffrances et la mort de notre Sauveur.

D’après « The Good Seed » Janvier 2026

CELUI QUI EST MORT POUR MOI

Lorsque j’étais une jeune fille, j’avais un grand désir de me consacrer au service du Seigneur dans la mission parmi les incrédules ; mais de nombreuses difficultés m’empêchèrent de mettre ce projet à exécution. Les années passèrent ; je quittai ma patrie et vins m’établir sur le littoral du Pacifique, en Californie. La vie était rude dans le district minier que j’habitais avec mon mari et mes deux petits garçons. J’entendis parler d’un homme qui se mourait de la poitrine dans les montagnes à huit kilomètres de notre demeure.

Il est si dépravé, ajoutait-on, que personne ne peut rester auprès de lui ; les hommes placent la nourriture à ses côtés et le laissent pendant vingt-quatre heures. Un de ces jours on le trouvera mort dans sa hutte ; le plus tôt sera le mieux ; certainement un être pareil n’a jamais eu d’âme !

Ce récit me hanta, tandis que je vaquais à mon ménage, et pendant trois jours je cherchai quelqu’un qui veuille bien aller voir le malheureux et le soigner. Je ne rencontrai partout qu’indifférence ou répulsion ouverte. Enfin, la pensée me vint : Pourquoi n’y vas-tu pas toi-même ? Voilà du travail de mission pour toi !

Je ne dirai pas ici combien je pesai le pour et le contre avant de me décider. À quoi bon un tel effort ? et puis, tout au fond de mon cœur, je craignais de me trouver en présence d’un tel homme. Ce n’était pas là l’œuvre dont j’avais rêvée. Pourtant un jour je me mis en route ; je m’engageai dans la montagne et trouvai la demeure que je cherchais : une hutte de boue. Elle ne contenait qu’une seule chambre. La porte en était ouverte et, dans un des coins de l’appartement, gisant sur de la paille et de vieilles couvertures sales, je découvris le mourant. Le péché avait laissé d’effrayantes traces sur son visage décharné et, si je n’avais pas su qu’il ne pouvait bouger, j’aurais pris la fuite. Apercevant mon ombre sur le sol, il leva les yeux et me salua d’un jurement épouvantable. Je fis un pas en avant, ce qui provoqua une nouvelle imprécation.

Je dis : – Ne parlez pas ainsi, mon ami.

– Je ne suis pas votre ami. Je n’ai pas d’ami, répondit-il.

– Eh bien ! je veux être une amie pour vous et…

Mais une avalanche d’injures me coupa la parole.

Je lui tendis de loin les fruits que j’avais apportés et, reculant jusqu’à la porte, je lui demandai s’il se souvenait de sa mère, espérant ainsi faire vibrer une corde dans ce cœur endurci. Une malédiction fut la réponse que je reçus. Je lui demandai s’il avait eu une femme ; il la maudit aussi. Je parlai de Dieu et il blasphéma son nom. J’essayai de dire quelque chose de Jésus et de sa mort pour nous ; il m’arrêta en jurant.

– Ce n’est qu’un mensonge, tonna-t-il ; aucun homme n’est jamais mort pour un autre.

Je m’en allai découragée. Je me disais : Je savais bien que c’était inutile. J’y retournai le lendemain, puis régulièrement chaque jour pendant deux semaines entières. L’homme montra moins de gratitude que ne l’aurait fait un chien. Enfin, je me dis : Je ne veux plus le voir.

Ce soir-là, comme je mettais mes petits garçons au lit, je ne priai pas comme d’habitude pour le pauvre mineur. Mon petit Charlie le remarqua.

– Maman, tu n’as pas prié pour le vilain méchant homme dans la montagne ?

– Non, répondis-je avec un soupir.

– Ne veux-tu plus t’occuper de lui, maman ?

– Non, répondis-je encore.

Dieu ne veut-il plus s’occuper de lui non plus, maman ? insista l’enfant.

Et je ne sus que répondre.

Cette nuit-là je ne pus dormir. Cet homme se meurt dans ses péchés et personne ne s’inquiète de lui. Je me levai et m’en allai dans une autre chambre pour prier ; mais à peine étais-je à genoux que je me sentis accablée en réalisant combien peu jusqu’alors j’avais compris ce qu’est la prière. Je n’avais pas eu de foi ; mon cœur n’avait pas été engagé dans la chose. Je n’avais pas demandé cette âme à Dieu. Oh ! quelle absurdité que mon zèle de missionnaire ! Dans mon angoisse je m’écriai : Seigneur, je t’en supplie, fais-moi comprendre pour un instant la valeur d’une âme. Chrétiens qui lisez ces lignes, avez-vous jamais prononcé cette même prière ? Ne la prononcez jamais à moins que vous ne soyez prêts à renoncer à vos aises et à vos plaisirs égoïstes, car, lorsque Dieu vous aura répondu, la vie aura pour vous un tout autre aspect qu’auparavant. Je restai à genoux jusqu’à ce que la croix du Calvaire devînt une réalité pour moi. Je ne puis décrire ces heures solennelles. Elles s’écoulèrent sans que je pense à en compter le nombre ; mais cette nuit-là j’appris ce que j’avais ignoré jusqu’alors, ce que c’est que d’être en travail pour une âme.

Cette nuit-là, je vis mon Sauveur comme je ne l’avais jamais vu auparavant. J’attendis à genoux, jusqu’à ce qu’il m’ait répondu. Lorsque je rentrai dans ma chambre, mon mari me dit :

– Eh bien ! et ton mineur ?

– Il sera sauvé, répondis-je.

– Comment y arriveras-tu ?

– C’est le Seigneur qui le fera, et je ne sais s’il aura besoin de moi ou non.

Le lendemain m’apporta une leçon que je n’avais jamais apprise auparavant quant à ce que doit être le travail d’un chrétien. Les jours précédents j’avais attendu l’après-midi pour faire ma visite. Mon ouvrage était alors terminé, la chaleur moins grande ; j’avais le loisir de changer de costume et de mettre mes gants. Ce jour-là, dès que mes petits garçons furent partis pour l’école, sans attendre la fraîcheur et sans mettre mes gants, oubliant même mon ménage, je me trouvai sur le chemin de la montagne non pour aller voir ce misérable vaurien, mais pour gagner une âme. Je pensais que l’homme pouvait mourir. Une âme humaine se trouvait en jeu et je me hâtais. Sur mon chemin, une femme sortit d’une chaumière.

– Je vous accompagnerai, dit-elle, j’ai à faire dans la montagne.

Je ne souhaitais pas de compagnie, mais ce petit fait me fut une nouvelle leçon. Dieu arrangeait les choses mieux que moi. La femme avait une fillette avec elle. Arrivées devant la hutte, elle me dit :

– Je vous attendrai ici, dépêchez-vous, n’est-ce pas ?

Je ne saurais dire à quoi je m’attendais ; en tous cas, l’homme m’accueillit par une bordée d’invectives ; mais sa grossièreté ne me blessa pas comme auparavant. Christ se trouvait entre moi et le blasphémateur. Je pouvais supporter ce qui le frappait Lui. Tandis que je changeais l’eau de la cuvette et m’occupais de détails auxquels le malade avait l’habitude de me voir vaquer, sans pour cela m’adresser le moindre remerciement, un éclat de rire de la fillette pénétra gaîment dans la case obscure.

– Qu’est-ce que c’est ? demanda vivement l’homme.

– C’est une petite fille qui m’attend là dehors, expliquai-je.

– Cela vous ennuierait-il de la faire entrer ? continua le mineur d’un ton tout différent de celui auquel j’étais accoutumée.

M’avançant sur le pas de porte, je fis un signe à l’enfant ; puis, la prenant par la main, je lui dis :

– Mamie, viens dire bonjour au pauvre homme malade.

Elle recula en voyant la figure rébarbative de l’homme.

– Z’ai peur, fit-elle.

Je la rassurai. – Le pauvre homme a bien mal, il ne peut pas bouger ; il voudrait te voir.

Elle semblait un ange, avec sa figure épanouie et ses yeux bleus agrandis par la pitié et un reste de frayeur peut-être. Dans sa menotte potelée elle tenait des fleurs qu’elle venait de cueillir.

Sans hésiter, elle alla jusqu’au lit et se pencha vers le malade.

– Pauvre homme, ze suis triste que tu aies mal. Veux-tu mes fleurs, dis ?

Il posa sa forte main osseuse sur le bras tout rond de la petite et de grosses larmes remplirent ses yeux.

– J’avais une fois une petite fille, dit-il ; et elle est morte. Son nom était Mamie. Elle m’aimait. Personne ne m’a aimé qu’elle. J’aurais été un autre homme si elle n’était pas morte. Depuis qu’elle est partie, je déteste tout le monde.

Je compris immédiatement que je tenais la clef du cœur de cet homme. Forte de mes heures passées en prières, je lui dis :

– Quand je vous ai parlé de votre mère et de votre femme, vous les avez maudites. Je sais maintenant qu’elles étaient de mauvaises femmes ; vous n’auriez pas maudit une bonne mère.

– Une bonne mère ! gémit-il ; oh ! vous ne savez rien de ces sortes de femmes ; vous ne savez pas ce qu’elles étaient toutes deux.

– Eh bien ! si votre fillette avait vécu et avait été élevée par elles, n’aurait-elle pas pris le même chemin ? Auriez-vous désiré cela pour elle ?

Une telle pensée ne l’avait jamais abordé. Ses yeux devinrent fixes pendant plusieurs secondes, puis, lorsqu’ils revinrent chercher les miens, l’homme s’écria :

– Non, jamais. Je l’aurais plutôt tuée. Je suis content qu’elle soit morte !

Prenant sa main brûlante dans la mienne, je lui parlai doucement.

– Notre bon Sauveur n’a pas voulu qu’elle soit comme les autres. Il l’aimait mieux que vous ne l’aimiez vous-même. Ainsi il l’a reprise et il la garde tout près de Lui. Elle est là-haut avec Jésus. Jésus vous attend. Ne voudriez-vous pas la revoir ?

– Oh ! s’exclama-t-il avec une énergie soudaine, je consentirais à souffrir mille fois, si ainsi je pouvais revoir ma petite Mamie.

Amis, vous connaissez l’histoire bénie que j’eus alors à raconter. Le pauvre visage décharné devint pâle comme la cire tandis que je parlais, et l’homme agitait ses bras au-dessus de sa tête, comme si son angoisse dépassait ce qu’il pouvait supporter. Deux ou trois fois un véritable râle s’échappa de sa poitrine. Je crus qu’il allait expirer. Puis soudain, rassemblant ses forces, il saisit mon bras avec une énergie presque féroce et réussit à articuler :

– Que disiez-vous l’autre jour, de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas ?

– C’est la prière, répondis-je ; je dis au Seigneur ce dont j’ai besoin.

– Priez maintenant, femme, priez vite. Dites-lui ce qui me manque, dites-lui que je veux revoir ma fillette ; dites-lui tout, tout.

Je pris dans les miennes les mains de l’enfant et je les plaçai sur les mains tremblantes du mourant. Puis me mettant à genoux, ayant la petite devant moi, je lui dis de prier pour l’homme qui avait perdu sa Mamie et qui désirait si fort la revoir. Alors l’enfant dit tout bas, mais assez distinctement pourtant pour que chaque parole arrivât à l’oreille du pauvre père :

– Seigneur Jésus, cet homme est malade. Il a perdu sa petite fille et il aimerait tant la revoir. Ze suis triste pour lui et lui il est très triste aussi. Veux-tu l’aider, Seigneur Jésus ? S’il te plaît, aide-le. Amen.

Un grand silence se fit. Mamie, tout impressionnée par ce qu’elle venait de voir, s’échappa doucement. Il me semblait que je voyais le Seigneur tout près de nous ; je sentais sa présence qui nous environnait. Bientôt l’homme se mit à dire :

– Parlez-lui encore, dites-lui tout, tout ; mais, oh ! vous ne savez pas tout.

Et alors ses lèvres s’ouvrirent et il fit une confession de sa vie, telle que je n’aurais pu en supporter l’horreur, si je n’avais pas réalisé que le Seigneur était là, écoutant, lui aussi. Peu à peu le pauvre homme comprit. Il vit que le Sauveur l’attendait et l’amour divin brisa ce cœur endurci. Ce fut le troisième jour que cette âme fatiguée et chargée se détourna de tout le reste et vint se réfugier auprès de Celui qui est puissant pour sauver, de Celui qui est mort pour moi.

Il vécut encore quelques semaines, comme si Dieu avait voulu nous donner la preuve du changement qui s’était opéré en lui. Son grand désir était de faire connaître à d’autres ce grand salut et un jour il fit venir dans sa hutte les mineurs des environs. La chambre était remplie d’hommes accourus de toutes parts.

Il leur parla de la croix.

– Camarades, disait-il, mettez-vous à genoux ; nous voulons vous parler de Celui qui est mort pour moi.

Sa voix était faible, son souffle haletant, son langage grossier ; mais qui dira le pouvoir de ses paroles ?

– Camarades, suppliait-il, ne pouvez-vous pas l’aimer ? Il veut vous laver de tous vos péchés dans son sang, comme il l’a fait pour moi.

À quelques jours de là, je discernai sur son visage une expression qui me montra que la fin approchait. Je dus le quitter.

– Que faut-il vous dire ce soir, Jack ? demandai-je.

– Seulement bonsoir, répondit-il, et au revoir, là-haut.

Le lendemain, la porte de la hutte était fermée, et je trouvai deux des mineurs assis silencieusement à côté d’une planche posée sur deux escabeaux. Ils déplacèrent le linceul grossier et je vis la figure de Jack, calme, paisible, revêtue d’une noblesse toute nouvelle, revenue à l’image de Dieu.

– Si seulement vous l’aviez vu quand il est parti ! dirent les hommes.

– Racontez-moi tout.

Eh bien ! vers minuit, il s’est mis à sourire et il nous a dit : – Je m’en vais, camarades. Dites à la dame que je vais rejoindre Mamie ; dites-lui que je vais voir Celui qui est mort pour moi ! Alors le souffle lui a manqué et il n’a plus bougé.

À genoux auprès de la dépouille mortelle de celui qui n’était plus « le pauvre Jack, » mes mains tenant les mains glacées qui avaient été teintes de sang humain, je suppliai le Seigneur de me faire comprendre de plus en plus quel est le prix d’une âme et d’entrer toujours davantage dans la pensée de Christ « qui ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9).

D’après Almanach Évangélique 1911

POÉSIES CHRÉTIENNES

Chers amis, aujourd’hui je vous transmets des poésies chrétiennes trouvées par-ci, par-là, collectées depuis mon adolescence, en espérant qu’elles vous feront du bien à l’âme. Avec mon affection et mon respect, Marco.

TA VOLONTÉ SOIT FAITE

Père, pendant qu’au loin ton enfant doit rester

Dans ce triste désert, fais que je me soumette,

Et que j’apprenne à dire et même à répéter :

Ta volonté soit faite.

Si triste soit mon lot, si rude le chemin,

Fais-moi rester tranquille en ta sûre retraite,

Répétant en silence, ô Dieu, ce mot divin :

Ta volonté soit faite !

Quoi donc ! Si je soupire et gémis en mon cœur,

Portant souvent tout seul ma blessure secrète,

Ne redirai-je pas, soumis en ma douleur :

Ta volonté soit faite ?

Et si tu trouvais bon de me reprendre un jour

Le plus cher des trésors que ton amour me prête,

Puissé-je, tout meurtri, te le rendre à mon tour :

Ta volonté soit faite !

Que mon cœur défaillant s’appuie alors sur toi,

Sur ton suprême amour, ta grâce toujours prête,

Et tiens fixé là-haut, le regard de ma foi :

Ta volonté soit faite !

Ah ! soumets donc et change, ô Dieu, ma volonté,

La liant à la tienne, agréable et parfaite,

Et brise tout obstacle à dire en vérité :

Ta volonté soit faite !

LE REPOS

Il est un doux repos, dans l’insondable grâce

Qui fut manifestée en toi, divin Sauveur,

Et tout cœur travaillé, toute âme triste et lasse

Goûte, en venant à toi, l’ineffable bonheur.

Quel repos, ô Seigneur, dans ton amour si tendre

Qui nous a précédés au sentier de la foi !

Tu connais notre peine et tu peux la comprendre,

Tout en nous réservant une place avec toi.

Quel repos nous trouvons, même dans la souffrance,

À penser que pour nous a souffert ton amour !

Tu demeures des tiens l’entière délivrance.

Tu consoles leur cœur, ici-bas, chaque jour.

Quel repos quand, prenant sur nous ton joug facile,

Nous discernons, Seigneur, ta sainte volonté !

En paix nous apprenons, avec un cœur docile,

De toi la patience et la fidélité.

Dans le chemin étroit, que tu suivis par grâce,

Puissions-nous humblement marcher, Seigneur Jésus.

Il mène au plein repos, à l’éternelle place

Où tes pas t’ont conduit, où la douleur n’est plus.

J. N. Darby

C’EST L’ÉTERNEL… QUI RASSASIE DE BIENS TA VIEILLESSE (Ps. 103. 5)

Ainsi l’hiver a beau blanchir ma tête,

Il est encor un soleil qui projette,

Et sur nos fronts dessine ses sillons,

Quand vient le soir, ses bienveillants rayons.

C’est ce flambeau divin dont les nuées

Ne peuvent pas obscurcir la clarté ;

C’est cet amour divin dont les années

Semblent encor redoubler la bonté.

Poursuivons donc hardiment la carrière

Sans trop compter le nombre de nos pas,

Fixant toujours nos yeux sur la lumière

De ce soleil qui ne se couche pas.

MA GRÂCE TE SUFFIT

Ma grâce te suffit quand l’avenir est sombre

Et qu’un épais brouillard enveloppe ton cœur.

Par sa douce clarté elle dissipe l’ombre

Qui te voilait le ciel, et te rend le bonheur.

Ma grâce te suffit quand le grand adversaire,

De mon cœur, de ma main, voudrait te détacher.

Pour toi je l’ai vaincu sur la croix du Calvaire,

Près de moi reste en paix, dans ma grâce caché.

Ma grâce te suffit pour cheminer sans crainte

À travers le désert où tu dois voyager.

Fermement attaché à ma Parole sainte,

Tu trouveras en moi ton fidèle Berger.

Ma grâce te suffit quand tes forces déclinent,

Que les infirmités font leur apparition.

Lève les yeux en haut, vers les clartés divines,

Ma grâce te suffit… ; bientôt c’est la Maison.

Ma grâce te suffit pour attendre l’aurore

Du grand jour où je vais rassembler mes élus,

Pour veiller, pour prier et pour chanter encore.

Ma grâce te suffit pour atteindre le but.

SA GRÂCE ME SUFFIT

Dieu voit ma vie entière,

Il a ses plans d’amour.

Sur moi, sur ma carrière

Il veille chaque jour.

Je ne sais rien d’avance,

Mais il me conduira.

En toutes circonstances

Sa grâce suffira.

Voyez, dit l’évangile,

L’oiseau, le lis des champs.

Leur vie est bien fragile,

Dieu y veille pourtant.

Puisque sa Providence

Les garde et les nourrit,

J’ai pleine confiance,

Sa grâce me suffit.

Puisque, doux privilège,

Ma vie est dans sa main,

Pourquoi m’inquièterais-je

Encore du lendemain ?

À chaque jour sa peine,

C’est Jésus qui l’a dit,

La chose est bien certaine :

Sa grâce me suffit.

« Le Seigneur…m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité » (2 Cor. 12. 9).

« Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine… la grâce de Dieu… est avec moi » (1 Cor. 15. 10).

Avril 2026

BLAISE PASCAL (2)

Peu d’hommes ont eu le privilège de posséder, comme Pascal, à leur degré de perfection possible, les trois plus nobles puissances de l’homme : l’intelligence, la conscience, le cœur. Il fut, en effet, un mathématicien et un physicien de génie, un des écrivains les plus merveilleux de la littérature française et presque le créateur de la belle et grande prose du 17ème siècle, un des penseurs les plus profonds, enfin un des chrétiens les plus ardents et les plus sanctifiés qui aient jamais vécu. Nous ne nous occuperons ici que du chrétien.

Blaise Pascal est né le 19 juin 1623, à Clermont-Ferrand, d’une vieille famille d’Auvergne. Son père, Étienne Pascal, y occupait une charge en vue : il était « conseiller élu pour le roi en l’élection de Bas-Auvergne ». Il eut quatre enfants, dont trois vécurent ; c’était, outre Blaise, Gilberte, née en 1620, connue sous le nom de Mme Périer, et Jacqueline, née en 1625. Leur mère était une femme pieuse et d’un esprit fort distingué : elle mourut, alors que Blaise n’avait que trois ans. Cependant à ce dernier l’influence féminine ne manqua pas complètement : une affection, toujours plus étroite et plus profonde, l’unit à ses sœurs.

Étienne Pascal, d’ailleurs, était un père admirable, qui s’efforça de remplacer, autant qu’il lui fut possible, la mère qui n’était plus. Voulant se consacrer entièrement à l’éducation de ses enfants, en particulier de son fils, chez qui il découvrait de jour en jour une intelligence peu ordinaire, il quitta sa charge et alla se fixer à Paris. On connaît le génie précoce de l’auteur des Pensées. À Paris, qui, alors comme de nos jours, était la capitale intellectuelle de la France, ce génie se développa avec une rapidité surprenante. Tout jeune encore, Blaise discutait avec le plus grand mathématicien et philosophe de son temps : Descartes. À seize ans, il publiait son Essai pour les Coniques et, à dix-huit ans, il inventait la machine à calculer.

Comme on le voit, sa préoccupation principale, dans cette première partie de sa vie, était la science. Quant à la religion, il ne la méprisait certes pas. Au contraire, dans le cercle de savants qu’il fréquentait, on était généralement respectueux des choses religieuses. Pascal allait même plus loin que le simple respect. Comme son père, il plaçait l’objet de la religion au-dessus de la raison humaine. Sa foi était sincère ; mais, comme celle de son père, elle avait un caractère intellectuel et s’alliait volontiers avec l’amour du monde.

Tel était l’état religieux de Pascal, quand, en janvier 1646, son père fut mis en relation avec des gentilshommes pieux, qui, attristés de ce mélange de christianisme et de mondanité, l’engagèrent ainsi que ses enfants à lire les œuvres des Jansénistes. On appelle de ce nom un groupe de catholiques nourris des écrits de l’apôtre Paul et de St. Augustin, et d’une morale austère. Ils enseignaient la corruption foncière de l’homme, et que la conversion ne consiste pas en la superposition, pour ainsi dire, d’une vie nouvelle à l’ancienne, mais en un changement complet du cœur que la grâce seule de Dieu peut opérer. Il y avait, dans le raisonnement de ces Jansénistes une logique qui attira et prit le mathématicien Pascal. Il adhéra à cette doctrine. Il comprenait maintenant la nécessité de séparer la vie chrétienne de la vie mondaine. C’est ce qu’on est convenu d’appeler la première conversion de Pascal. Par son moyen, son père puis ses deux sœurs et M. Périer, le mari de Gilberte, furent gagnés au jansénisme. Mais il faut ajouter que, si Pascal a fait un pas en avant dans la connaissance du christianisme, c’est bien plus son intelligence que son cœur qui a été illuminée.

Cependant les maladies dont il souffrait depuis des années, s’aggravaient : il avait le bas du corps presque paralysé et il ne pouvait guère marcher sans béquilles. Les médecins lui proposèrent les divertissements du monde. Pascal obéit. Il ne faut pas croire qu’il devint dissolu : sa vie fut pure de tous les écarts grossiers que condamne la religion ou même la morale. Mais son cœur, attiré par les attraits délicieux du monde, s’y attacha de liens toujours plus nombreux et plus vivaces. Il fréquenta même assidûment les libertins qui étaient, à cette époque, à peu près ce que sont de nos jours les libres-penseurs.

À côté de cette vie extérieure, la vie de l’esprit n’en continuait pas moins : Pascal lit beaucoup les philosophes, surtout les sceptiques, Montaigne en particulier. Captivé par le spectacle de la vie, par le jeu tour à tour comique et tragique du cœur humain, ébloui par les spéculations et les prétentions de la raison, il s’éloigne du christianisme, et l’homme devient, comme on dit en langage philosophique, « son principe et sa fin ».

Mais Pascal était d’une nature trop profonde pour ne pas s’apercevoir bientôt de la vanité et de l’incertitude de toutes les choses humaines. Dès la fin de l’année 1653, c’est-à-dire quatre ans après le moment où il avait commencé de demander au monde les distractions qu’on croyait nécessaires à sa santé, il se sent envahi d’un vague dégoût. Si séduisant que soit le spectacle de la vie, il ne suffit pas à satisfaire son cœur ; et son intelligence, elle aussi, souffre de voir qu’à toutes les explications des philosophes manque le caractère de la certitude et de l’évidence. D’ailleurs, la mort ne vient-elle pas brutalement anéantir les aspirations du cœur et les recherches de la raison ? Pascal ne peut plus croire désormais à la grandeur de l’homme : tout en lui, au contraire, lui apparaît petit et incertain.

Que faire donc, puisque les appuis humains à quoi il pensait s’accrocher se dérobent tous ? Retourner à Dieu : voilà ce qu’il sent qu’il faut faire. Mais le peut-il ? Son cœur a été pris aux enchantements du monde, et, par une contradiction étrange, mais si humaine, quoiqu’ils ne lui donnent pas le bonheur après quoi il aspire, il en demeure invinciblement l’esclave ! Dieu seul peut donc l’arracher à ces toutes puissantes séductions. Pascal arrive même à voir dans cet immense dégoût qui le remplit toujours plus, une preuve du désir du divin Pasteur de le ramener à Lui, brebis égarée et angoissée ! Et s’il ne peut lui-même se convertir, du moins peut-il se lever et marcher au devant de la voix qui l’appelle, encore lointaine. C’est ce qu’il essaye de faire, encouragé et aidé des conseils de sa très pieuse sœur Jacqueline. Sur ces entrefaites, il entendit, un sermon d’un janséniste, Singlin, « sur la nécessité de se donner tout entier à Dieu », sermon qui acheva de l’ébranler. Enfin, dans la nuit mémorable du 23 novembre 1654, il eut une extase dans laquelle il entendit Dieu lui parler.

C’est un moment solennel et dont il faut que l’on ait goûté l’amertume pour que la conversion soit définitive, que celui où une âme, pénétrée et abreuvée du sentiment de sa misère infinie et de son incurable péché, se jette, désespérée, au pied de la croix du Calvaire, et dans le silence de la prostration, parmi les larmes douloureuses du repentir, sent les bras du divin Crucifié la prendre, l’attirer à sa hauteur, à la hauteur de sa sainteté et de son amour, et la serrer sur son cœur dans d’ineffables étreintes. Si nous ne pouvons descendre jusqu’au fond de ce drame, du moins pouvons-nous avoir quelque idée de l’importance qu’il eut pour Pascal : il nous en a conservé le souvenir dans des paroles de feu, dont voici quelques-unes :

« Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants.

Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix. Dieu de Jésus-Christ.

Oubli du monde et de tout, hormis Dieu.

Il ne se trouve que par les voies enseignées dans l’Évangile.

Joie, joie, joie, pleurs de joie ».

Maintenant Pascal est conquis ; maintenant il appartient à Dieu. Et désormais va commencer cette vie de sanctification quotidienne qui fit de lui l’un des chrétiens les plus admirables qui aient jamais été.

À peine converti, il eut à défendre les Jansénistes de France, ses amis, contre les attaques d’autres croyants ; et il le fit avec une éloquence dont on n’avait pas encore vu la pareille – si ce n’est dans l’antiquité grecque et romaine. Ses Lettres Provinciales sont demeurées l’un des modèles et l’un des chefs-d’œuvre les plus purs de la prose française. Non content de son rôle de défenseur, il se fit accusateur ; et, la tirant des gros in-folio latins qui la cachaient, il étala devant le grand public l’immense laideur de cette morale facile, attrayante, flattant la faiblesse et les vices de l’homme, monstrueuse parfois, même dans ses concessions qui, sous prétexte d’attirer à Dieu un plus grand nombre de pécheurs, essayaient d’adoucir et de rendre plus traitable, si douce pour ainsi dire, l’austérité sublime du christianisme.

Mais l’activité chrétienne de Pascal ne se borna pas à cela. Effrayé et attristé du progrès de l’incrédulité, il méditait d’écrire une apologie du christianisme, qu’il n’eut pas le temps de composer et dont il nous reste les immortels fragments connus sous le nom de Pensées. Nous ne pouvons nous étendre ici sur ce livre incomplet et pourtant merveilleux. Qu’il nous suffise de rappeler que Pascal y montre la complète déchéance de l’homme, et comment toutes les religions ne peuvent y remédier. Seule la personne de Christ, par la rédemption, a apporté à cet esclave du péché le seul moyen de s’en délivrer. Les Pensées, par la profondeur du raisonnement et par une étonnante connaissance du cœur humain, – pour ne rien dire des qualités du style – ont rangé leur auteur parmi les penseurs les plus géniaux de tous les temps.

La grandeur de sa vie chrétienne dépasse encore celle de sa pensée et de ses œuvres. Aucun croyant n’a connut et pratiqué l’abnégation comme Pascal. Accablé de plusieurs maladies à la fois, bien loin de penser à soi, il ne songeait qu’au bien des autres. Il faut lire dans la touchante biographie que nous a laissée sa sœur, Mme Périer, jusqu’à quel point il pouvait s’oublier. Qu’on nous permette de citer le fait suivant. « Il avait chez lui, dit Mme Périer, un homme avec sa femme et tout son ménage, à qui il avait donné une chambre et à qui il fournissait du bois, tout cela par charité… Cet homme avait un fils, qui, étant tombé malade, en ce temps-là, de la petite vérole, mon frère qui avait besoin de mon aide eut peur que je n’aie de l’appréhension d’aller chez lui à cause de mes enfants. Cela l’obligea à penser de se séparer de ce malade ; mais, comme il craignait qu’il ne fût en danger si on le transportait en cet état hors de sa maison, il préféra en sortir lui-même, quoiqu’il fût déjà fort mal, disant : « Il y a moins de danger pour moi dans ce changement de demeure : c’est pourquoi il faut que ce soit moi qui quitte ».

Pénétré de son intime misère, il n’aimait pas qu’on s’attache à lui : « Je tromperais, disait-il, ceux à qui j’en ferais naître le désir ; car je ne suis la fin de personne et n’ai pas de quoi les satisfaire »…

À mesure qu’il avance, il vit toujours plus près de Christ, dans une communion toujours plus intense avec son Sauveur : de là sa force. Preuve en est le Mystère de Jésus, qui contient quelques-unes des pensées les plus profondes et les plus « vécues, » pour ainsi dire, qu’on ait écrites sur le Christ :

« Jésus est seul sur la terre, non seulement qui ressente et partage sa peine, mais qui la sache : le ciel et lui sont seuls dans cette connaissance…

Il ne prie qu’une fois que la coupe passe – et encore avec soumission -, et deux fois qu’elle vienne s’il le faut…

Jésus s’arrache d’avec ses disciples pour entrer dans l’agonie ; il faut s’arracher de ses plus proches et des plus intimes pour l’imiter…

Console-toi, tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais trouvé.

Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé de telles gouttes de sang pour toi.

C’est mon affaire que ta conversion ; ne crains pas, et prie avec confiance comme pour moi…

Les médecins ne te guériront pas, car tu mourras à la fin. Mais c’est moi qui guéris et rends le corps immortel.

Je t’aime plus ardemment que tu n’as aimé tes souillures.

Qu’à moi en soit la gloire, et non à toi, ver et terre ».

Il faut lire tout le morceau : nous n’en pouvons citer ici que des pensées détachées.

L’amour de Pascal pour son Sauveur éclate, enfin, dans sa mort elle-même, qui fut admirable de foi candide et profonde. Une nuit, après une violente convulsion où l’on crut qu’il avait succombé, il revint à lui et, nous dit sa sœur, Mme Périer, il parla « des principaux mystères de la foi » en disant d’une voix distincte : « Je crois tout cela et de tout mon cœur ». Sa joie était si forte qu’il « en versait des larmes. » Peu après « les convulsions le reprirent – nous empruntons ceci encore au récit de Mme Périer – elles durèrent jusqu’à sa mort, qui fut vingt-quatre heures après, le dix-neuvième d’août 1662, à une heure du matin, âgé de trente-neuf ans et deux mois ».

D’après Almanach Évangélique 1913

LE VIEUX SABOTIER

Il y a bien des années, à Nantes, un pasteur donnait une Bible à un mendiant. Ce mendiant savait lire. J’ai là, se dit-il, un moyen d’ajouter à mes maigres ressources. Je vais lire dans ce livre à tous ceux qui voudront me payer pour cette lecture.

Un jour, il s’arrêta devant l’échoppe d’un vieux sabotier, et lui demanda l’aumône.

Vous me demandez la charité ! s’écria l’autre, mais je suis tout aussi pauvre que vous !

– Si vous ne voulez pas me faire l’aumône, donnez-moi un sou, et je vous lirai un chapitre de la Bible.

– Un chapitre de quoi ?

– De la Bible.

– Qu’est-ce que c’est que ce livre ? Je n’en ai jamais entendu parler.

– C’est un livre qui parle de Dieu.

Le vieux sabotier, curieux de connaître le contenu du livre, donna un sou au mendiant. Là-dessus, l’autre, s’asseyant sur un banc de pierre devant la maison, ouvrit la Bible au troisième chapitre de l’évangile selon Jean et commença à lire. Le vieillard écouta avec délices les paroles de grâce et de vérité qui avaient pour lui tout l’attrait d’une chose entièrement nouvelle. Il fut profondément impressionné par le récit de l’entrevue de Nicodème avec le Seigneur, et surtout par ces paroles que Luther a appelées une Bible en miniature : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Au moment où la lecture se termina sur ces mots : « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui », le vieillard qui, tout yeux tout oreilles, attendait la suite, s’écria :

– Continuez, continuez !

– Ah ! non, répliqua le mendiant, un chapitre pour un sou, pas davantage !

Un second sou fut vite offert, et alors le vieillard écouta, ravi, l’histoire de Jésus et de la Samaritaine. Lorsque, pour la première fois, il entendit ces paroles divines : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif, mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle », il éprouva quelque chose qu’il n’avait jamais éprouvé auparavant.

Bientôt le quatrième chapitre de Jean fut, achevé, et le mendiant ne voulut pas lire davantage sans recevoir un autre sou.

L’autre était trop pauvre pour pouvoir continuer à donner ainsi des sous. Mais il pria le mendiant de lui dire où il avait trouvé ce livre merveilleux. Celui-ci répondit qu’un pasteur, à Nantes, le lui avait donné, et il continua son chemin.

Le livre était parti, mais les paroles entendues demeuraient dans le cœur du vieillard. Nuit et jour il se répétait : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ».

Quinze jours après, un matin, il se leva de bonne heure et dit à son fils de veiller sur l’échoppe, car lui-même allait à Nantes.

À Nantes, père ? tu n’y penses pas. C’est, beaucoup trop loin pour toi. C’est plus de soixante kilomètres.

– Je sais, mais j’ai décidé d’aller à Nantes.

Tous les efforts pour le retenir furent vains. Il partit donc pour son long voyage, et finit par arriver. Il se mit à la recherche du pasteur qui avait un dépôt biblique, et le trouva.

– Que voulez-vous ? lui demanda le pasteur en le voyant entrer.

– Monsieur, on m’a dit qu’on pouvait trouver chez vous un livre qui parle de Dieu.

– C’est une Bible que vous désirez ?

– Oui, Monsieur, c’est cela. Je voudrais en avoir une.

– De quel prix ?

– Prix ?

– Certainement, nous ne donnons pas de Bibles gratis.

– Eh bien, Monsieur, je ne puis pas en acheter. Un mendiant m’a dit que vous lui en aviez donné une, et je suis aussi pauvre que lui.

– Où habitez-vous donc, mon ami ?

Le visiteur nomma son village.

– Et comment êtes-vous venu ?

– À pied.

– Et comment retournerez-vous ?

– À pied.

– Quoi, à votre âge, vous avez accompli une marche de plus de 120 kilomètres pour vous procurer une Bible ?

– Oui, Monsieur, et je me considérerai comme amplement récompensé de ma peine si je puis en avoir une.

– S’il en est ainsi, je vous la donnerai, mais c’est la dernière que je donne. Quel format voulez-vous ? Grand format sans doute, avec gros caractère ? Vous savez lire, je suppose ?

– Non, je ne connais pas une seule lettre.

– Mais que ferez-vous d’une Bible si -vous ne savez pas lire ?

– Oh ! Monsieur, ma fille sait lire, et il y a trois autres personnes dans notre village qui savent lire. Je vous supplie de me donner le livre.

Le pasteur lui donna la Bible. Le sabotier remercia de tout son cœur, et, plein de joie, emporta le volume. De retour dans son village, il invita les gens à venir chez lui le soir pour lire la Bible. Ceux qui savaient lire venaient à tour de rôle pour faire la lecture du livre à haute voix, et les autres écoutaient.

Le vieux sabotier, lui, écoutait avec la plus grande attention. Il se faisait répéter maint passage, pour le mémoriser. Ce n’est pas seulement, son esprit qui retenait ces paroles. Elles pénétraient jusqu’au fond de son cœur et en faisaient vibrer les cordes les plus profondes.

Six mois après lui avoir donné la Bible, le pasteur le vit paraître de nouveau, non sans étonnement.

– Eh bien, mon vieil ami, lui dit-il, qu’est-ce qui vous amène encore si loin de chez vous ?

– Eh ! Monsieur, répondit le vieillard, j’ai fait fausse route, tout à fait fausse route.

– Qui vous a dit que vous aviez fait fausse route ?

– Le Livre, Monsieur. C’est la Bible qui le dit.

– Vraiment ? et que dit-elle ?

– Elle dit que je me suis trompé toute ma vie. Toute ma vie, moi, pauvre pécheur, j’ai prié la vierge Marie. Et je trouve dans le Livre qu’elle avait besoin d’un Sauveur tout autant que moi.

– Comment cela ?

– Eh bien, Monsieur, le Livre dit qu’elle se réjouissait en Dieu son Sauveur, en Dieu, son Sauveur. Donc elle avait besoin d’un Sauveur tout comme moi.

La conversation continua quelque temps encore. Frappé du trésor de connaissances accumulées par le pauvre sabotier, qui ne savait, pas même lire, le pasteur se mit à le questionner d’une manière serrée et détaillée sur les principales vérités du christianisme. À chaque demande, le vieillard répondit par un passage de la Parole. Ainsi :

Question : Que savez-vous du Seigneur Jésus-Christ ?

Réponse : « La Parole devint chair, et habita au milieu de nous, et nous vîmes sa gloire, comme d’un Fils unique de la part du Père, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14.)

Question : Qu’avez-vous à dire de sa mort ? Réponse : « Le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7.)

Question : Quels sont les privilèges de ceux qui croient en Christ ?

Réponse : « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus (Rom. 8. 1).

Question : Qu’avez-vous à dire des devoirs de ceux qui croient en Jésus-Christ ?

Réponse : « Vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 20.)

Quel beau témoignage nous avons là de la puissance de l’action du Saint-Esprit sur un cœur sincère ! Comme Samuel, ce brave vieillard avait dit : « Parle, Seigneur ! ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 9). La parole était tombée dans une bonne terre où le grain produit du fruit, « l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente » (Mat. 13. 23). L’œuvre de la conversion s’était opérée dans ce cœur honnête et bon. « J’ai cru, c’est, pourquoi j’ai parlé » (Ps. 116. 10 ; 2 Cor. 4. 13), pouvait dire le vieux sabotier. Et c’est ainsi que, malgré toute son ignorance et sa faiblesse, il fut un témoin de la grâce de Dieu pendant les quelques jours qu’il lui fut encore donné de passer ici-bas.

D’après Almanach Évangélique 1914

HISTOIRE D’UN REQUIN

Il y a un peu plus de cent ans, quand les pirates infestaient les mers qui séparent l’Europe de l’Amérique, le brigantin Nancy fut poursuivi par le vaisseau anglais le Moineau qui le soupçonnait de se livrer au commerce illicite et à la piraterie. Mais quand on le prit, on ne put découvrir, parmi les papiers du bord aucune pièce compromettante. On songea donc à relâcher le brigantin, mais on décida pourtant de remettre la décision à ce sujet aux autorités de la Jamaïque, cette île se trouvant à proximité.

Pendant ce temps, le navire Abergavenny croisait dans les mêmes parages. Un jour, au large de Haïti, l’officier de quart aperçu le cadavre d’un taureau que des requins s’apprêtaient à dévorer. Il fit recueillir le cadavre du taureau et ainsi les matelots réussirent à capturer un des requins, remarquable par sa taille formidable. Quand on lui ouvrit le ventre, on y trouva une liasse de papiers, attachés ensemble avec une courroie. (Ces documents se voient encore aujourd’hui dans une vitrine du Musée de l’Institute of Kingston et la tête du requin dont il vient d’être question est conservée dans l’United Service Museum à Londres).

Or ces documents concernaient les faits et gestes d’un navire qui portait le nom de Nancy. Pensant qu’ils pourraient être utiles une fois ou l’autre, le capitaine les garda jusqu’à son arrivée à Kingston (Jamaïque), où il parvint au moment même où l’on discutait le cas de la Nancy. On peut se représenter la consternation du capitaine de ce navire et de l’équipage, quand, triomphants déjà à la perspective de leur acquittement, ils se trouvèrent tout à coup mis en présence des preuves indéniables de leur culpabilité, ces pièces qu’ils avaient jetées par-dessus bord quand le vaisseau de guerre les poursuivait et qu’ils croyaient enfouies dans les profondeurs de la mer.

Représentez-vous aussi, lecteur inconverti, quand des péchés, commis il y a longtemps et complètement oubliés, de même que des péchés cachés et non oubliés vous trouveront et vous confronteront. Cette pensée n’éveille-t-elle pas en vous le désir ardent de chercher un refuge auprès du Sauveur ? Les péchés de ceux qui auront mis en Lui leur confiance ne les confronteront plus jamais. Ils ne pèseront plus jamais sur eux. Non seulement Dieu les a pardonnés, mais Il a déclaré qu’il ne s’en souviendra plus. Ils ont été placés sur la personne de Christ. Lui il les a pris sur Lui-même volontairement et il en a répondu sous les coups de la colère de Dieu. Mais que reste-t-il pour ceux qui « négligent un si grand salut » ? La honte, le jugement, le courroux de Dieu, l’étang de feu et de soufre !

D’après Almanach Évangélique 1914

QU’EST-CE QUE LE CHRÉTIEN ATTEND ?

« Que votre cœur ne soit pas troublé… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » Jean 14. 1 et 3.

Dès le début de l’histoire de l’humanité, le péché est entré dans le monde et n’a pas cessé de s’étendre. Les chrétiens savent que la Bible a prédit que mensonges, violence et dégradation morale se propageraient, jusqu’à atteindre leur point culminant pendant la période apocalyptique des jugements, qui suivra l’enlèvement des croyants loin de la terre.

Tout ce qui arrive dans le monde attriste les chrétiens, mais leur fait aussi comprendre que le retour du Seigneur Jésus est proche. Leur certitude se fonde sur les promesses du Seigneur Jésus contenues dans la Parole de Dieu : « Oui, je viens bientôt » (Apoc. 22. 20). À sa venue, les morts en Christ ressusciteront premièrement, puis les croyants encore en vie seront « enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air » (1 Thess. 4. 16 à 18). À la lumière de la Bible, les choses qui se passent dans le monde nous avertissent du retour imminent du Seigneur Jésus. Et nous, comme le dit l’apôtre Pierre, nous ferons bien d’être attentifs aux textes prophétiques, qui illuminent ce monde désolé comme « une lampe qui brille dans un lieu obscur » (2 Pier. 1. 19).

Mais Pierre nous parle aussi d’une autre lumière, celle de « l’Étoile du matin » (2 Pier. 1. 19). L’Étoile du matin, c’est Christ lorsqu’Il apparaîtra aux yeux des croyants. Nous ne le voyons pas encore, mais le moment de son apparition est proche, parce que « la nuit est très avancée et le jour s’est approché » (Rom. 13. 12). Chrétiens, voilà notre espérance céleste : Jésus le Sauveur. L’attendons-nous avec ferveur ?

Et vous, qui jusqu’à aujourd’hui avez refusé de croire en Jésus Christ, acceptez son invitation ! Venez à Lui pour être sauvé ! Ne tardez pas !

« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).

D’après « Il buon seme » décembre 2025