
Chers frères et sœurs en Christ,
Au mois de juillet nous avons pu nous entretenir de la miséricorde de Dieu, une miséricorde divine. Aujourd’hui nous allons nous attarder sur la miséricorde d’un homme, l’homme christ Jésus qui, en marchant sur la terre, a manifesté la miséricorde divine, parce qu’il était Dieu et homme à la fois, et par là, nous montre le chemin pour user de cette même compassion (miséricorde, grâce, bonté, amour) pour notre entourage, dont chacun est notre prochain.
« Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, prêchant l’évangile du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, parce que [ces gens] étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger. Alors il dit à ses disciples : - La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers : suppliez donc le Seigneur de la moisson, pour qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson (Mat. 9. 35 à 38).
Lorsque le Seigneur Jésus était ici-bas, il était sans cesse en activité pour faire du bien autour de lui. Il mesurait la détresse et le désarroi des hommes et des femmes qu’il côtoyait, en faisant le constat de Jérémie 50. 6 : « Mon peuple est un troupeau perdu ; leurs pasteurs les ont fait errer, les égarant sur les montagnes… ». Lui était le bon Berger qui met sa vie pour les brebis (Jean 10. 11). Et son désir, c’est d’avoir beaucoup de témoins pour faire connaître ses compassions, sa grâce et son amour ; es-tu, suis-je, un ouvrier utile au Maître, amenant des âmes à Lui ?
Lors de la multiplication des cinq pains et deux poissons, aussi bien Matthieu (ch. 14) que Marc (ch. 6), poussés par l’Esprit Saint, font ressortir la grande compassion de Jésus pour les hommes, les femmes et les enfants autour de lui.
« En débarquant, il vit une grande foule : il fut ému de compassion envers eux et il guérit leurs infirmes » (Mat. 14. 14). Ce n’est que le soir venu qu’il va faire la multiplication des pains et poissons. Ici, il est touché par les malades, par ceux qui souffrent particulièrement. Si tu es dans ce cas, ton Seigneur a aussi compassion de toi. Il peut te guérir, mais il désire avant tout que tu jouisses de sa présence ; n’a-t-il pas dit : Je suis avec vous tous les jours (Mat. 28. 20) ?
Marc 6. 34 nous dit : « En sortant, Jésus vit une grande foule ; il fut ému de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses ». Nous voyons ici la même compassion. Mais ici, l’accent est mis sur le fait qu’ils sont sans berger et qu’il doit les enseigner. « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » (Jean 17. 26) ; « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18).
Lors de la multiplication des sept pains et quelques petits poissons, de nouveau Matthieu et Marc font état de la compassion du Seigneur pour la foule.
« Et Jésus, ayant appelé à lui ses disciples, dit : Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils demeurent auprès de moi, et ils n’ont rien à manger ; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en chemin « Jésus appela à lui ses disciples et dit : – Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils sont là auprès de moi, sans rien avoir à manger ; je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en chemin » (Mat. 15. 32 ; Marc 8. 1 à 3) « …car certains d’entre eux sont venus de loin ». Dans ces passages, Jésus est soucieux de leur faim et du fait qu’ils sont venus de loin. Si le Seigneur est préoccupé par l’état spirituel de ceux qui le suivent, il ne néglige pas l’aspect matériel et les besoins naturels de l’homme. Et il connaît toutes choses, autant leurs besoins spirituels que leurs besoins naturels (esprit, âme et corps selon 1 Thessaloniciens 5. 23).
Chers amis, nous sommes peut-être vite lassés après avoir lu un ou deux chapitres de la Bible, mais pensons à cette foule qui a suivi le Seigneur pendant trois jours, plus les nuits, sans manger… Quel plaisir ont-ils dû avoir à écouter le Fils de l’Homme parler et enseigner ! « Et tous lui rendaient témoignage ; ils s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4. 22). « Ils étaient frappés par son enseignement, parce qu’il parlait avec autorité » (v. 32) ; « Ils étaient frappés d’étonnement et disaient : – D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? » (Mat. 13. 54).
Dans les passages que nous avons vus, le Seigneur est ému pour la foule. Dans les versets suivants, il est ému pour une personne seule ou pour un couple. Dans les évangiles, nous voyons souvent Jésus s’intéresser à une personne isolée ou à une famille. Il s’intéresse aussi à nous individuellement et à nos problèmes de couple ou de famille.
En Marc 1. 40 à 42, nous lisons : « Un lépreux vient à lui, le supplie et se jette à genoux devant lui en disant : – Si tu veux, tu peux me rendre net. Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et lui dit : – Je veux, sois net. Comme il parlait, aussitôt la lèpre se retira de lui ; et il fut net ». Cette maladie – image du péché – était terrible et conduisait à la mort en passant par des dégradations continuelles de la santé, et privait les malades de vie familiale et sociale parce qu’ils pouvaient contaminer les autres. Le Seigneur n’hésite pas à le toucher pour le guérir. Le lépreux ne doutait pas de la capacité de Jésus à le guérir, mais de sa volonté, on peut dire, de son amour. Bien-aimés, ne doutons jamais de l’amour du Seigneur envers nous, même au milieu de nos pires difficultés. Il est toujours plein de compassion pour nous… et jamais loin !
Lisons maintenant Matthieu 20. 30 à 34. « Et voici, deux aveugles assis au bord du chemin, ayant appris que Jésus passait, se mirent à crier : – Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! La foule les reprit, pour les faire taire ; mais ils criaient encore plus fort : – Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! Jésus s’arrêta ; il les appela et dit : – Que voulez-vous que je vous fasse ? Ils lui disent : – Seigneur, que nos yeux soient ouverts. Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; aussitôt ils recouvrèrent la vue et le suivirent ».
Nous sommes parfois spirituellement « aveugles », ne distinguant pas la volonté de Dieu, car nous nous sommes éloignés de lui, de sa Parole. Crions à Lui, et rempli de compassion, il nous soulagera et nous montrera le chemin.
N’ayons pas peur de faire appel aux compassions du Seigneur, comme l’a fait le père qui a amené son fils possédé d’un esprit immonde aux pieds de Jésus : « Si tu peux quelque chose, viens à notre aide, ayant compassion de nous » (Lire Marc 9. 14 à 27) Lui a plus douté sur le pouvoir de Jésus que sur son amour. Jésus l’a exaucé ! « Pour Dieu, tout est possible » (Mat. 19. 26).
La scène de Luc 7. 11 à 15 est touchante. « Il arriva ensuite que [Jésus] se rendit à une ville appelée Naïn ; et plusieurs de ses disciples, ainsi qu’une grande foule, faisaient route avec lui. Comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; une foule considérable de la ville était avec elle. Le Seigneur, en la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : - Ne pleure pas. Il s’approcha et toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s’arrêtèrent ; il dit alors : - Jeune homme, je te dis, lève-toi ! Le mort se souleva et s’assit, puis il commença à parler ; et Jésus le donna à sa mère. Ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu ».
Chères veuves ou veufs, chers affligés, votre Seigneur connaît votre peine, et il s’approche de vous pour vous accompagner, vous soulager et sécher vos larmes. Laissez-le vous consoler et confiez-vous pleinement en sa bonté. Et n’oublions pas de remercier, de glorifier le Seigneur pour ses interventions !
Dans les évangiles, Jésus nous raconte trois paraboles, où quelqu’un est ému de compassion.
En Luc 10. 28 à 37, c’est le récit d’un homme qui se fait agresser et est laissé blessé et à demi mort. Un sacrificateur puis un lévite (deux hommes religieux) passent outre, « Mais un Samaritain (ici, type du Seigneur lui-même), allant son chemin, vint à lui et, le voyant, fut ému de compassion : il s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre bête, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, en s’en allant, il tira deux deniers, les donna à l’hôtelier et dit : Prends soin de lui ; et ce que tu dépenseras de plus, moi, à mon retour, je te le rendrai ». Le Seigneur pose ensuite une question qui devrait nous sonder tous : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des brigands ». L’homme de loi, qui avait demandé au Seigneur « qui est mon prochain ? » est obligé de répondre : – C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Jésus lui dit : – Va, et toi fais de même Et cela s’adresse aussi à chacun de nous. C’est une invitation, même un devoir pour le chrétien, de faire du bien autour de lui en usant de compassion envers les malheureux.
En Luc 15. 11 à 32, Jésus raconte la parabole du fils prodigue, qui évoque la compassion de Dieu : « Il se leva et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers ». Malgré l’attitude de ce fils ingrat qui s’en est allé et a vécu une vie de débauche et revient en guenilles, après avoir dilapidé son héritage – réclamé à l’avance ! – le père, qui l’attendait chaque jour, lorsqu’il l’aperçoit au loin, court à sa rencontre. Sa vie antérieure et son aspect repoussant ne changent rien à son amour pour lui. Et puisqu’il y a repentance et confession, la communion peut reprendre avec joie. Notre Père céleste attend le retour de chacun de ses enfants qui s’est éloigné de lui ; quelle patience, quel amour infini !
Le troisième récit est celui d’un esclave qui doit au roi une somme colossale, impossible à régler, et lui demande de ne pas le vendre, lui et sa famille. « Ému de compassion, le maître de cet esclave-là le relâcha et lui remit la dette ». La suite de l’histoire, c’est que ce serviteur-là n’a pas voulu remettre la toute petite dette qu’un autre serviteur lui devait. La leçon de cette histoire, c’est que nous – qui avons été pardonnés par Dieu – nous devons pardonner à ceux qui nous ont fait du tort, jusqu’à 70 x 7 fois, autrement dit, constamment ! (Lire Matthieu 18. 21 à 35).
Y a-t-il quelqu’un dans ta vie, un membre de ta famille, de l’église, un ami, un voisin, un collègue, qui que ce soit, que tu ne peux, NE VEUX pas pardonner ? Dieu, ton Père, te dit : ce que moi je t’ai pardonné grâce au prix incroyablement élevé de la mort de mon Fils Jésus est infiniment plus grave que tous les torts qu’on aurait pu te faire ; ta dette envers moi était 100 000 fois plus colossale que ce que n’importe qui, d’après toi, pourrait te devoir ! Soyons en conscients…
Rappelons-nous les exhortations d’Éphésiens 4. 32 : « Mais, les uns à l’égard des autres, soyez bons, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné ».
Et ce que le Seigneur dit dans Marc 11. 25 et 26) est solennel : « Et quand vous vous levez pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père aussi, qui est dans les cieux, vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne pardonnera pas non plus vos fautes ». Il ne s’agit pas de perdre notre salut, mais de perdre notre relation privilégiée, notre communion avec Lui.
Je terminerai avec la mention de deux versets encourageants pour nous (à lire et à relire avec attention), qui doivent nous remplir d’adoration.
« C’est pourquoi il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il soit un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, en vue de faire propitiation pour les péchés du peuple. Car, du fait qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés » (Héb. 2. 17 et 18).
« Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché » (Héb. 4. 15).
Y a-t-il une différence entre la compassion de Dieu et celle du Seigneur Jésus ? Absolument aucune, chacune est une compassion divine et est identiquement la même. Mais celle que montre le Seigneur est sans doute plus proche de ce que nous pouvons appréhender, plus identifiable, plus compréhensible pour nous, car elle émane d’un homme « comme nous », un homme, appelé Jésus (Jean 9. 11), « lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 5 à 8) ; « la grâce de Dieu et le don ont-ils abondé envers beaucoup, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ ! » (Rom 5. 15).
Ces trois versets et les deux précédents concernant notre souverain sacrificateur nous parlent d’un homme qui a beaucoup souffert sur la terre et qui est donc, en connaissance de cause, plein de sympathie pour les autres hommes. Il s’agit donc plutôt de NOTRE perception, de NOTRE sensibilité. Mais n’oublions pas le Psaume 103. 13 et 14 : « Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière ».
Quel privilège d’avoir un tel Dieu, un tel Père, un tel Sauveur et Seigneur !
« Or à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen » (Phil. 4. 20).
« … notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen » (2 Pier. 3. 18).
Jésus, à nos larmes
Tu veux compatir,
De toutes tes armes
Viens nous revêtir.
Que dans la lumière
Marchant avec toi,
Sans cesse en prière,
Nous vivions de foi !
Hymnes et Cantiques n°226 strophe 3
Oui ta fidélité, Dieu notre Père,
N’a jamais d’ombre ni de changement.
Tu es le Même, en ta bonté j’espère,
Tu as compassion de ton enfant.
Refrain. Oui ta fidélité
Est pour l’éternité.
Chaque matin,
Tu préviens nos besoins.
Pour nous jamais ta bonté ne se lasse
Et ta fidélité est notre appui.
Oui sur ton cœur, Seigneur, sur ta tendresse
Je puis compter toujours à chaque pas.
De la jeunesse à la blanche vieillesse,
Ton bras fidèle et fort me portera.
Venez à Moi n°72
Affectueusement, Marco Octobre 2026