
« Les mouches mortes font sentir mauvais, elles font fermenter l’huile du parfumeur ; ainsi fait un peu de folie à l’égard de celui qui est estimé pour sa sagesse et sa gloire » Ecclésiaste 10. 1.
PARLER ET AGIR AVEC SAGESSE
Tous les membres de nos corps naturels diffèrent l’un de l’autre en fonction du but qui leur est assigné ; de même nous, croyants, comme membres du corps de Christ, sommes différents les uns des autres. Mais, bien qu’ils soient différents par la volonté de Dieu, tous les membres doivent avoir un égal soin les uns des autres (1 Cor. 12. 25). Cela signifie que nous sommes appelés à nous aider l’un l’autre. Si cela est fait sous la direction du Seigneur et la pensée du Saint Esprit, il en résultera une édification normale dans le corps.
Malheureusement, nous avons tous un cœur qui est désespérément mauvais (Jér. 17. 9). Vous pensez que vous devriez reprendre votre frère qui assiste si rarement aux réunions. Voyez tout d’abord si votre marche vous fait suivre régulièrement et fidèlement les réunions. Sinon, il y aura des mouches mortes dans l’huile du parfumeur. Ou bien, vous aimeriez faire une gentille remarque à une sœur parce que ses vêtements sont inconvenants ou mondains. Eh bien, examinez-vous pour voir si cette sœur voit en vous un bon exemple « en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté » (1 Tim. 4. 12). S’il en est autrement, il risque d’y avoir des mouches mortes dans l’huile du parfumeur.
Il se peut que vous voyiez des manquements chez un frère ou une sœur, qui peinent le Seigneur. Penchez-vous aussi bas que possible à leurs pieds pour les laver. Qu’ils ressentent que vous ne vous confiez pas du tout en vous-même quant au mal, sinon il y aura des mouches mortes…
Peut-être souhaitez-vous montrer la voie du salut à un incroyant. N’agissez pas comme si vous aviez une nature supérieure à la sienne. Ne lui dites pas, avant qu’il soit prêt à confesser ses péchés, que le Seigneur a payé sa dette. Ce serait des mouches de mort. Un peu de folie a quelquefois plus de poids que la sagesse – bien que la sagesse soit bien plus précieuse.
D’après the Lord is near mai 1978
« Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune » 1 Corinthiens 6. 12.
LA VRAIE LIBERTÉ DU CHRÉTIEN
L’apôtre Paul dit, en Galates 5, que Christ nous a rendus libres. Il n’y a pas de liberté sous la Loi, parce qu’elle exige que nous ne péchions pas. Aucun homme n’a jamais pu faire cela, sauf le Seigneur Jésus, qui était né sous la Loi, et dans cette position attira le plaisir de Dieu sur Lui-même en chacune de ses actions et de ses paroles. Il mourut sur la croix pour les transgresseurs de la Loi comme aussi pour ceux des nations sans loi, apportant grâce et liberté en abondance aux uns et aux autres. Mais cette libre grâce n’annule pas les justes exigences d’un Dieu saint. Elle montre plutôt, par la profondeur des souffrances de Christ, le sérieux des exigences de la Loi, et dans la liberté de l’Esprit elle donne aux croyants la puissance d’une vie sainte. Il n’est plus dit à un croyant : Tu dois. Il est appelé dans la liberté spirituelle. Il connaît la différence entre la chair et l’esprit, et sait qu’elles sont contraires l’une à l’autre. Comme l’apôtre Paul, un vrai croyant se dit à lui-même : Je ne serai pas amené sous le pouvoir d’une loi quelconque, et il garde captives toutes ses pensées, dans l’obéissance à Christ.
Bien sûr, nous ne pouvons pas fermer les yeux quant au mal, et devons garder notre cœur plus que tout ce qui doit être gardé. Si nous sommes interpellés par des Ne touche pas, Ne goûte pas, nous refusons de tels jougs, mais nous nous réjouissons de faire le bon plaisir de Celui qui est mort pour nous et nous a appelés des ténèbres à la lumière. Ce que le Seigneur a donné est la vraie liberté. « Si vous demeurez dans mes paroles, vous serez mes disciples, et la vérité vous affranchira ».
D’après the Lord is near mai 1978
« Je tombai à terre et j’entendis une voix qui me disait : Saul ! Saul !, pourquoi me persécutes-tu ? » Actes 22. 7.
LA CONVERSION SUBITE DE PAUL
Saul de Tarse, propre-juste, insolent et superbe, dut ouvrir les yeux, sur cette route de Damas, quand le Seigneur l’arrêta dans son chemin et le sauva, quand même s’il se préparait à persécuter plus de chrétiens.
Tout d’abord, Saul vit que Celui que ces pauvres chrétiens suivaient et adoraient n’était pas quelque prophète ou mystique de son invention. Il vit ce Jésus le Nazaréen dans la gloire – un homme au ciel. Cette vision eut un profond effet sur Paul tout le reste de sa vie. Il renonça volontairement à tout pour adorer et servir Celui qu’il avait vu (cf. Phil. 3. 6 à 12).
De plus, Saul apprit la vérité de l’union entre Christ et son Église. Saul n’avait pas persécuté Christ, mais seulement ses disciples sur la terre. Mais en les persécutant, il persécutait leur Tête dans le ciel. « Il (Christ) est le Chef du corps , de l’Assemblée » (Col. 1.18).
Cette unité unique et merveilleuse est vue en 1 Corinthiens 12. 12 : « De même que le corps est un, et qu’il a un grand nombre de membres, mais que tous les membres du corps, malgré leur nombre, sont un seul corps, ainsi est aussi le Christ ». Chaque fois que nous avons le terme le Christ, cela se rapporte à Christ et son Église. Les deux ensemble forment une merveilleuse unité.
En Éphésiens 5. 32, le mystère d’un mari et sa femme étant une seule chair est vu pour représenter la vérité concernant Christ et son assemblée. Paul apprit tout cela en raccourci dans ces quelques minutes sur la route de Damas.
D’après the Lord is near mai 1978
« Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse : pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour mourir dans le désert ? Car il n’y a pas de pain, et il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable » Nombres 21. 5.
LE CŒUR NATUREL DE L’HOMME NE PEUT ÊTRE AMÉLIORÉ
Le fait que cette rébellion survint à la fin de la traversée du désert du peuple d’Israël, après qu’il eut fait l’expérience de la miséricorde et de la puissance de Dieu, démontre que ces grâces n’avaient pas changé leurs cœurs. Il n’y a absolument rien de bon dans la nature humaine ! Elle doit être jugée et condamnée par la mort : il n’y a pas d’autres remède à cela. Le fait que le Seigneur ait dû mourir comme notre Substitut – qu’Il ait été fait péché pour nous (2 Cor. 5. 21) – le prouve.
Il est vrai que les Israélites ne connaissaient pas le fait de la mort de Christ. Cependant, en anticipation de cet évènement, Dieu leur donna le signe du serpent d’airain, et à la fin des temps le Sauveur vint pour réaliser ce type. Il faut que le Fils de l’Homme soit élevé – non seulement sur la croix, mais aussi au ciel, afin que des pécheurs repentants puissent regarder loin d’eux-mêmes et trouver en Lui la délivrance de la culpabilité et un Objet pour leur cœur. Quel miracle de grâce et d’amour que ce regard de la foi les guérisse en ôtant de leur conscience même le sens de la culpabilité.
Oui, le péché du peuple a abondé, mais la grâce a surabondé envers ceux qui reconnaissaient leur culpabilité, se repentaient, et levaient leur regard vers l’endroit où leur péché avait été condamné par un Dieu saint mais miséricordieux. Aujourd’hui, le pécheur repentant, non seulement reçoit la guérison des conséquences du péché, mais il reçoit la vie éternelle. Après que le péché dans la chair ait été jugé, une nouvelle puissance de vie lui est donnée. Le Saint Esprit habite alors en lui et lui rappelle constamment Christ maintenant glorifié.
D’après the Lord is near mai 1978
« Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai et je psalmodierai » Psaume 57. 7.
LE CŒUR AFFERMI EN DIEU EST LE SALUT DE LA COURSE
Le libéralisme moderne requiert une foi flexible qui a la capacité et le désir d’adapter ses convictions aux changements et aux progrès de la pensée humaine. Mais la foi des élus de Dieu est fondée sur la Parole de Dieu qui est établie pour toujours dans les cieux. Elle est donc stable et peut vraiment être appelée « la pleine assurance de foi ».
Nous pouvons dire avec hardiesse : « Mon cœur est affermi, ô Dieu ». Cela peut paraître trop simple. Certains l’appellent : Chevaucher sur des principes. Nous répondons, avec l’apôtre Paul, à de tels reproches : « Je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il est capable de garder ce que je Lui ai confié jusqu’à ce jour-là » (2 Tim. 1. 12). Un enfant de Dieu connaît Celui qui a parlé et sait qu’Il est capable d’accomplir tout ce qu’Il a promis. « Je veille sur ma parole pour l’accomplir » a-t-Il dit au jeune et timide prophète Jérémie quand Il lui donna des messages très difficiles à dire à un peuple incrédule.
Une pleine assurance dans la fidélité de Celui qui a parlé est loin d’être de l’entêtement, de l’aveuglement ou du légalisme. Il se peut que, au début, nous comprenions pleinement les paroles de Dieu pour nous, mais Il nous les fera comprendre si nous sommes obéissants. Nous ne serons plus réceptifs à toutes sortes de vents d’opinion et de doctrines humaines. Nous dirons plutôt : « Éternel ! fais-nous voir ta bonté, et accorde-nous ton salut » (Ps. 85. 8).
Avoir le cœur affermi signifie que nous décidons de fixer notre attention sur le seul Objet qui est le centre de la Parole de Dieu, le Seigneur Jésus, son Fils bien-aimé.
D’après the Lord is near mai 1978
« Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par ce sacrifice, il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu lui-même rendant témoignage à ses dons ; et par celui-ci, étant mort, il parle encore » Hébreux 11. 4.
LA LEÇON SPIRITUELLE DE CES SACRIFICES
Ce passage, écrit environ 4000 ans après le fait réel, nous révèle ce qu’il y avait réellement dans le cœur de ces deux hommes quand ils apportèrent leurs sacrifices à Dieu.
Toute personne désirant venir à Dieu doit apporter quelque chose que Dieu puisse accepter. Il ne peut pas y aller sans un sacrifice ; il ne peut être accepté par Dieu que selon la valeur pour Dieu de ce sacrifice. Caïn avait bien travaillé pour produire de bons fruits du sol maudit, et avait, sans aucun doute, apporté le meilleur de ces fruits à Dieu. D’autre part, Abel prit simplement un animal qui ne lui avait pas coûté beaucoup de travail.
Pourquoi Dieu n’accepta-t-Il pas le sacrifice de Caïn ? Parce que Caïn avait oublié que Dieu avait maudit le sol et que l’homme était devenu pécheur. Il pensait que ces fruits seraient valables pour Dieu à cause de ses efforts ardus pour les produire.
Hébreux 11 nous dit qu’Abel choisit son sacrifice par la foi, bien qu’il n’ait pas eu la Parole de Dieu écrite comme nous l’avons. Il ne réclama pas une valeur quelconque de son sacrifice sous prétexte qu’il l’avait produit, mais crut simplement que Dieu l’accepterait. Le sacrifice choisi par la foi dirigeait le regard sur la croix de Christ, et en conséquence Dieu donna le témoignage que Abel était juste. Ce mystère – comment un homme pécheur peut être juste devant Dieu – fut révélé à Abel, et par lui à nous.
La différence entre les sacrifices de ces deux hommes devient encore plus visible quand nous remarquons que rien ne nous est dit de leur vie avant ce sacrifice. Le Saint Esprit dirige toute notre attention sur la valeur du sacrifice, non pas sur le caractère des hommes offrant ce sacrifice.
D’après the Lord is near mai 1978
« Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » Ésaïe 43. 1.
LE SEIGNEUR JÉSUS CONNAÎT TOUS SES RACHETÉS PAR LEUR NOM
Les gens parlent souvent de l’appel céleste des croyants comme simplement d’un fait d’instruction ou une théorie. N’était-ce que cela pour Enoch, qui marcha avec Dieu pendant trois cents ans, ou pour Moïse qui persévéra, voyant Celui qui était invisible ? Certainement pas ! Soyons plutôt conscients que nous avons un Christ vivant dans le ciel. Cet Homme vivant sur le trône de Dieu m’a appelé distinctement par mon nom. Il porte aussi mon nom devant Dieu comme celui pour lequel Il a accompli beaucoup, et pour lequel Il désire faire beaucoup plus.
Pourquoi est-ce que je monte là-haut pour y trouver mon ancrage ? Parce que cet Homme vivant, là-haut, a pris mon cœur. Lui, comme Fils de Dieu, estima bon de descendre de son trône et d’aller à la croix comme mon Substitut et d’y prendre la coupe de la colère à ma place. Et Dieu a donné son accord sur cet amour qui est plus fort que la mort. N’est-il alors pas raisonnable, pour moi, de dire que, si le Fils de Dieu m’a aimé et s’est donné Lui-même pour moi, je dois L’aimer là où Il est maintenant ? Que cela est béni, de pouvoir dire que Celui qui est couronné de gloire et d’honneur sur le trône de Dieu est le même que Celui sur Lequel se concentrent toujours plus toutes les affections de mon cœur.
Ce Fils de l’homme élevé là-haut dans la gloire se préoccupe aussi des siens souffrant ici-bas, dans toutes les circonstances par lesquelles Il les fait passer ! Cet Homme béni dans la gloire participe de cœur à tout ce qui concerne les siens. Comme nous devrions désirer nous courber, en louange et en adoration, devant Lui et devant son Dieu et Père – qui est aussi notre Dieu et Père !
D’après the Lord is near mai 1978
« Peut-être que l’Éternel opérera pour nous, car rien n’empêche l’Éternel de sauver, avec beaucoup ou avec peu de gens » 1 Samuel 14. 6.
CONFIANCE ABSOLUE EN DIEU
Les Philistins causaient à Israël une grande détresse. Il y avait six cents personnes avec Saül à ce moment-là, mais ils n’avaient pas d’armes. Que pouvait faire ce faible groupe, surtout après que Saül avait désobéi à Dieu quand lui, un Benjaminite, et non pas un Lévite, avait osé agir comme un sacrificateur ? Toute bataille, dans de telles circonstances, paraissait être sans espoir.
Mais Jonathan avait un épée, une lance, et aussi une ferme confiance en Dieu. Il ne comptait pas sur les 600 hommes sans armes ou sur ses propres forces : sa confiance était dans le Dieu vivant. Cela nous réjouit de l’entendre dire les paroles ci-dessus à son porteur d’armes. Il est impossible que Dieu manque à répondre à une foi aussi simple – et Il y répondit ! Dieu éparpilla et terrifia les Philistins, de sorte que, quand Jonathan les rencontra, ils furent rapidement mis en fuite.
Nous, croyants, aujourd’hui, sommes aussi confrontés à un ennemi mortel. Mais à la différence de ces 600 hommes faibles et effrayés, nous ne sommes pas sans lances et sans épées. Notre lutte est contre des adversaires spirituels, les seigneurs universels des lieux célestes, mais nous avons une armure parfaite qui est décrite en Éphésiens 6. Si nous faisons usage de cette armure, nous aurons continuellement la victoire sur Satan. Si nous ressentons notre manque de forces comme aussi celui de nos frères, encourageons-nous, ainsi que nos frères, par les paroles de Jonathan : que le Seigneur est tout aussi capable de nous sauver avec peu qu’avec beaucoup de gens. C’est cela, le courage de la foi.
D’après the Lord is near mai 1978
« Exerçant la vengeance sur ceux qui ne connaissent pas Dieu, et sur ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de notre Seigneur Jésus Christ » 2 Thessaloniciens 1. 8.
CROIRE À L’ÉVANGILE POUR ÊTRE SAUVÉ POUR L’ÉTERNITÉ
Dieu déclare solennellement, dans la Bible, qu’aucun homme ne peut se tenir devant Lui tel qu’il est par sa naissance naturelle. Cependant, Lui, le Dieu-sauveur, offre le pardon et le salut à tous les hommes pendant le jour présent de la grâce.
Comment réagissez-vous à une telle offre aussi généreuse ? C’est insensé d’offenser Dieu en ne Lui faisant pas confiance, et en prétendant ainsi que vous n’avez pas besoin de sa grâce. Si vous ressentez cela ou en parliez ainsi, vous faites une erreur terrible et vous perdrez votre âme en enfer. Vous faites Dieu menteur quand vous endurcissez votre cœur contre le Sauveur, l’Homme le plus pur, noble, le plus droit qui ait jamais vécu. Il dit à ceux qui, comme vous, persistez dans cette folie et cette froideur de cœur, qu’ils subiront la peine de l’enfer éternel, la seconde mort, l’étang de feu.
Vous direz peut-être : Je ne sais pas ce que cela veut dire. Je ne veux pas être relevé de ma tombe. La mort, c’est la fin pour moi. Je vous dirai que la vérité divine, c’est que vous serai ressuscité de la tombe, que vous le vouliez ou non, et que vous comparaîtrez devant le grand trône blanc, où vous serez jugé, même pour vos pensées et vos actions secrètes, qui ne sont pas cachées à Dieu. Aujourd’hui même, votre conscience rend témoignage que vous avez péché.
Quand vous vous relèverez de la tombe ou quand le Seigneur vient, ce sera soit pour la vie éternelle ou pour la condamnation éternelle. Dieu déclare ; « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27). Nous vous supplions de choisir la vie et non la mort, la joie et non les pleurs ou les grincements de dents, la vérité et non l’erreur, Christ et non pas Satan, le ciel et non l’enfer. C’est aujourd’hui le moment de le faire.
D’après the Lord is near mai 1978
« Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui est pur » 1 Jean 3. 3.
L’ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN : ÊTRE AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS
Ayant entendu et cru en Christ, nous attendons avec ferveur de Le voir tel qu’Il est. Rien de moins que cela ne comblera nos cœurs qui soupirent après Lui. Toutes les limitations, toutes les interférences, tous les nuages et toutes les ombres entre Lui et nous disparaîtront alors et nous Le verrons dans toute la gloire éternelle de sa pureté, de son amour, de sa grâce et de sa beauté. Mais pour que cela soit possible, nous devons être comme Lui ; nous devons partager sa nature et sa vie, et devons être sans péché et libres de toute faute et limitation humaines ; et tout cela sera bientôt pleinement vrai. C’est ce que désire notre cœur renouvelé – une espérance assurée qui se repose et qui est constamment rappelée par les propres paroles de notre Seigneur « Voici, je viens bientôt ».
Dans l’intervalle, il nous est rappelé chaque jour, par la faiblesse de notre corps mortel et par la méchanceté et l’impureté ambiantes, que notre espérance ne peut pas se réaliser pleinement ici-bas.
Et cependant, une espérance si fervente a tellement d’impact qu’elle nous change de gloire en gloire, que l’Ami de nos âmes dans le ciel nous attire tellement que, sans le vouloir, nous devenons plus semblables à Lui déjà maintenant. Et ainsi, nous nous purifions comme Lui est pur. Il est maintenant dans le ciel, et nous sommes encore dans ce monde, mais nous pouvons tout de même dire : Tel qu’Il est, nous sommes de même dans ce monde. Nous sommes Un avec Lui déjà maintenant.
Mais le Saint Esprit insiste, disant que « Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui est pur ». Malheureusement, il y a des croyants qui ont perdu cette espérance de la venue imminente du Seigneur. Ils continuent donc dans ce monde comme s’il allait durer toujours, et perdent ainsi beaucoup de la bénédiction du Seigneur et de la communion intime qu’Il a avec ceux qui marchent avec Lui « hors du camp ».
D’après the Lord is near mai 1978
« Il m’a fait entrer dans la maison du vin, et sa bannière sur moi, c‘est l’amour » Cantique des cantiques 2. 4.
LE SEIGNEUR JÉSUS, NOTRE CENTRE DE RASSEMBLEMENT
Ces expressions ferventes sont dites par celle qui connaît Celui qu’elle aime et se repose dans son amour. Étant sous sa bannière, elle ne regarde nulle part ailleurs pour sa sécurité et sa satisfaction. Ce qu’elle voit sur cette bannière signifie beaucoup pour elle. Cela lui assure la faveur et la constance de son affection pour elle. Et Lui ne cache pas non plus sa profonde affection pour elle. Il dit plus loin qu’elle est terrible comme des troupes avec des bannières », c’est-à-dire irrésistible. Tel est l’amour de notre Sauveur pour nous.
Cette bannière d’amour nous est aussi donnée afin que nous l’a employions et que nous nous rassemblions sous elle au Nom qu’elle proclame : « Nous élèverons nos bannières au nom de notre Dieu » (Ps. 20. 5) ; et « Tu as donné une bannière à ceux qui te craignent » (Ps. 60. 4). Nous faisons cela quand nous annonçons sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne. « Et en ce jour-là il y aura une racine d’Isaï, se tenant là comme une bannière des peuples : les nations la rechercheront, et son repos sera gloire » (És. 11. 10). Ils abandonneront alors leurs idoles de bois, d’or et d’argent pour trouver refuge et paix sous la bannière du Dieu d’Israël, le Messie, Christ Jésus notre Seigneur.
Et quand Il nous appellera enfin à la maison
Pour nous réjouir avec Lui là-haut,
Pendant l’éternité nous chanterons
Son amour qui ne change jamais.
D’après the Lord is near mai 1978
« Que la bonté et la vérité ne t’abandonnent pas : lie-les à ton cou, écris-les sur la tablette de ton cœur, et tu trouveras la faveur et la bonne sagesse aux yeux de Dieu et des hommes » Proverbes 3. 3 et 4.
CULTIVER L’AMOUR AVEC LA VÉRITÉ
Nous lisons en Jean 1. 17 : « La loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ ». La loi était vérité mais sans grâce. Seul le Seigneur Jésus a apporté la grâce. Il était à la fois l’expression et le messager de l’amour de Dieu. De tous ceux qui, maintenant, Le confessent et sont appelés de son nom, on s’attend à ce qu’ils montrent le même esprit qui était en Lui, et qu’ils gardent la vérité dans l’amour.
La vérité aussi bien que l’amour ? La bonté aussi bien que la vérité devraient toutes deux être écrites sur les tablettes de notre cœur, et être aussi vues par les autres, comme si elles étaient attachées autour de notre cou. Insister sur la vérité de manière intolérante, froide et rigide, effraie habituellement les autres, tandis que la gentillesse, la douceur et l’amour, avec de la fidélité, attirent les autres. L’amour plaît à Dieu comme aux hommes ; la vérité que nous proclamons en est ornée. L’amour subsiste ! L’amour est le plus grand de ces trois traits d’un caractère vraiment chrétien – la foi, l’amour et l’espérance.
Dans nos relations avec d’autres croyants sur la terre, il est dit : « Que l’amour fraternel demeure » (Héb. 13. 1). Nous ne devrions jamais dire que des difficultés entre les frères ne peuvent pas être guéries ou surmontées. Il nous est dit de purifier nos âmes par l’obéissance à la vérité, pour un amour fraternel sans hypocrisie. Notre époque est caractérisée par le fait que l’amour de plusieurs s’est refroidi. Cela ne devrait jamais être vrai de nous. Nous devons nous engager à revenir à notre premier amour.
D’après the Lord is near mai 1978
« J’ai fait alliance avec mes yeux : et comment eussé-je arrêté mes yeux sur une vierge ? » Job 31. 1.
JUGER CE QUE NOUS VOYONS ET ENTENDONS PAR LA PAROLE DE DIEU
Dans cet examen de soi rigoureux, le patriarche Job va plus profondément qu’à l’extérieur des actions, des paroles ou des pas de sa vie. Il reconnaît que Dieu connaît et juge même la vue de ses yeux et l’écoute de ses oreilles. Peu après, son jeune ami Élihu fait de même quand il dit : « Qui est l’homme qui soit comme Job ? Il boit la moquerie comme l’eau » (Job 34. 7).
Si nous, qui avons été éclairés par la connaissance de la vérité qui est en Jésus, sommes honnêtes, nous admettrons que nous sommes souvent souillés par ce qui entre dans notre cœur par les fenêtres de nos yeux et de nos oreilles, en particulier maintenant, avec l’usage très répandu des journaux, de la radio et de la télévision.
L’œil et l’oreille sont les portes par lesquelles entre la vérité, tandis que le cerveau est l’avenue sur laquelle elle circule, et le cœur est son habitation. Comment cette lumière précieuse de la vérité divine peut-elle atteindre notre cœur si les avenues sont obstruées par toute sorte de distractions mondaines ? Cela montre la nécessité d’un lavage des pieds spirituel quotidien par l’eau purificatrice de la Parole de Dieu.
Pour avoir un cœur affermi comme David aux psaumes 57. 7 et 108. 1 (où cela est répété trois fois) : « Mon cœur est affermi, ô Dieu, mon cœur est affermi » – cela signifie que le cœur est ouvert à la vérité et fermé à l’erreur et à l’influence aveuglante du monde. Il est plutôt dirigé sur l’amour, la pureté, la vérité et la sagesse du Fils de Dieu et de sa Parole dans nos mains.
D’après the Lord is near mai 1978
« Nous avons un autel dont ceux qui font le service du tabernacle n’ont pas le droit de manger » Hébreux 13. 10.
LA BASE DU CULTE
L’apôtre a dans l’esprit l’autel du chrétien en contraste avec le tabernacle et son service, qui avaient été donnés aux fils d’Israël. Nous savons que l’autel du chrétien n’est pas fait de pierre ou de bois comme l’autel établi sur la terre pour un peuple terrestre en relation avec un sanctuaire terrestre. C’est plutôt la réalisation spirituelle du type juif qui se trouve en Christ Lui-même. Lui est le centre divin autour duquel nous pouvons nous réunir. C’est par Lui que nous pouvons maintenant nous approcher de Dieu. En nous nourrissant de Christ, le vrai sacrifice, nous jouissons d’une communion avec Dieu lorsque nous nous nous approprions dans notre âme ce qu’Il est pour Dieu. Privilège béni, sainte communion !
En 1 Corinthiens 10. 18 nous apprenons que, en mangeant de ce sacrifice, Israël était en communion avec l’autel. Ce verset se réfère à l’offrande de paix, dont le sacrificateur qui agissait, aussi bien que le peuple, pouvaient manger. De même nous, dans la fraction du pain, exprimons la communion du corps de Christ, et nous associons aussi avec l’autel, le centre divin. Ceux qui servent encore le tabernacle avec ses ordonnances pour la chair, n’ont pas le droit (l’autorité) pour manger de cet autel, parce que, dans la mort de Christ, le premier tabernacle et son service ont pris fin. Introduire des ordonnances et des rituels dans le christianisme, comme cela a été beaucoup fait aujourd’hui, est un retour au judaïsme, qui est fortement condamné dans la Parole de Dieu.
Prenons garde, de peur que, après avoir été éclairés, nous retournions aux faibles et misérables principes, reconstruisant les choses que Dieu a abattues. « Nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions dans le Christ Jésus et qui n’avons pas confiance en la chair » (Phil. 3. 3).
D’après the Lord is near mai 1978