
« Après l’avoir entendu (Apollos), Aquilas et Priscilla le prirent à part et lui expliquèrent plus exactement la voie de Dieu » Actes 18. 26.
UN SERVICE UTILE ENTRE CHRÉTIENS
Le récit concernant Apollos nous montre la souveraineté de l’Esprit de Dieu en préparant les serviteurs du Seigneur, et la supériorité de cette formation par rapport à une connaissance purement intellectuelle ou de tradition. Malgré son éloquence naturelle et sa bonne connaissance des Écritures, Apollos n’était pas conscient des actions récentes de Dieu, dans la résurrection et l’ascension de Christ, le Messie. Cela réchauffe le cœur de voir comment Dieu conduisit Apollos, ce serviteur de valeur, dans la maison d’un couple pieux qui put lui apporter ce qui lui manquait comme connaissance. Le savant instruit ne se vexa pas d’être enseigné en privé par un frère chrétien simple avec sa femme. Cela lui permit d’arroser cette semence spirituelle que Paul avait plantée à Corinthe, afin que Dieu puisse lui donner de l’accroissement.
Nous pouvons déduire de cela que les voies de Dieu sont bien variées pour préparer un serviteur, aussi bien que pour l’introduire dans sa vigne – à la différence des méthodes des séminaires et de l’ordination pratiquées dans la chrétienté aujourd’hui. Un serviteur du Seigneur est utile dans la mesure où il connaît les voies du Seigneur, ce qui comprend toute la vérité de la Parole de Dieu, et ses applications, personnelles et collectives, qui s’y rattachent. Même si nous ne sommes pas appelés par le Seigneur à un service à plein temps, nous sommes tous ses serviteurs. Lui sommes-nous utiles quant au service ?
Apprenons d’Aquilas et Priscilla à ne jamais regarder de haut quelqu’un qui ignore quelque partie de la vérité. Apprenons aussi d’Apollos à être disposés à être enseignés par celui, quel qu’il soit, que le Seigneur choisit pour cela.
D’après the Lord is near mars 1978
« La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 17.
LA LOI ET LA GRÂCE
La loi de Moïse était vérité. Il n’y avait pas en elle la moindre absence de vérité, parce qu’elle venait directement de Dieu. Mais c’était une loi. C’était : Fais ceci et tu vivras ; ne le fais pas et meurs. Si Dieu ne l’avait pas adoucie par une mesure de grâce, en regardant par avance à la croix, tout Israël serait mort bien avant d’atteindre la vieillesse. Moïse lui-même manqua lamentablement. La loi et la mort ont régné pendant presque 2000 ans.
Alors le Seigneur Jésus Christ est venu, et par Lui – par son œuvre parfaite accomplie à la croix – la grâce et la vérité ont eu un commencement. Ce qui n’avait jamais été auparavant a commencé alors. Ce n’était plus Loi et vérité. La grâce prit la place de la Loi. Dieu pouvait être approché. Un évangile – la bonne nouvelle du salut par grâce – commença tout de suite à être prêché. La grâce signifie une faveur imméritée alors que nous ne la souhaitions même pas et que, en fait, nous méritions son contraire absolu. À cette grâce merveilleuse était liée une vérité très étendue : Dieu révélé dans la Personne de Christ, l’enlèvement, l’Assemblée, notre place privilégiée comme enfants et fils de Dieu, le fait que nous pouvons venir avec hardiesse devant le trône de la grâce, et beaucoup plus. Qu’il est merveilleux de connaître cet assemblage remarquable de grâce et de vérité ! Dieu en soit béni ! Puissions-nous en louer notre Seigneur Jésus chaque dimanche.
D’après the Lord is near mars 1978
« Car ils chagrinèrent son esprit, de sorte qu’il parla légèrement de ses lèvres » Psaume 106. 33.
DIEU DÉFEND LA CAUSE DE SES ENFANTS
Cela réchauffe nos cœurs de remarquer comment Dieu agit avec ses serviteurs. En Nombres 12 Il défend Moïse contre Aaron et Marie, en disant que Moïse était fidèle sur toute sa maison. Dans le verset ci-dessus, Dieu, de nouveau, se tient devant tous les fils d’Israël et les rend responsables d’un manquement de Moïse. Cependant, quand Dieu parle à Moïse personnellement, Il lui dit qu’il s’est rebellé contre son commandement (Nomb. 20. 24).
Dieu agit de même avec son peuple collectivement. Balaam essaya de maudire Israël, mais Dieu le fit parler ainsi : « Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël » (Nomb. 23. 21). Toutefois, quand Dieu parle directement au peuple Il leur dit : « Vous êtes un peuple de cou roide ; je monterai en un instant au milieu de toi, et je te consumerai » (Ex. 33. 5). Il y avait de l’iniquité parmi le peuple, mais Dieu pouvait passer par-dessus à cause de la valeur du futur sacrifice pour le péché de Christ.
Le Seigneur Jésus, sur la terre, agissait dans le même esprit de grâce avec ses disciples. Quand Jean le baptiseur, emprisonné, doutait, ne sachant pas si Jésus était Celui qui vient, Il lui parla de l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament, disant : « Bienheureux quiconque ne sera pas scandalisé en moi » (Mat. 11. 6). Puis Il se tourna vers le peuple et loua Jean comme étant le plus grand homme né de femme.
Nous aussi passons à travers ce monde en trébuchant fréquemment (Jac. 3. 2). Le Seigneur doit nous dire : « J’ai quelques choses contre toi » (Apoc. 2. 14). Mais quand Satan, l’accusateur des frères, nous attaque, le Seigneur se tient contre lui et pour nous, comme notre Avocat. Nous sommes vus en Christ, purs et sans taches.
D’après the Lord is near mars 1978
« Aussitôt, Jésus, ayant entendu ces paroles, dit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement » Marc 5. 36.
LE SEIGNEUR EST FIDÈLE ET TOUT-PUISSANT
Le Seigneur dit les paroles ci-dessus à Jaïrus quand on lui dit que l’enfant malade était morte : « Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? disaient les amis au père dans la peine. Il semblait que le cas était maintenant sans espoir – aussi pourquoi importuner encore le Maître ? Jaïrus, quittant l’enfant malade, s’était hâté vers le Seigneur. « il se jette à ses pieds ; et il le priait instamment : Ma fille est à sa fin ; viens lui imposer les mains, pour qu’elle soit guérie et qu’elle vive ». Et Lui, le Grand Médecin, partit immédiatement, mais fut retardé sur son chemin par une autre femme malade, et l’enfant mourut entre-temps. L’annonce de sa mort fut un grand chagrin pour le père, détruisant tout espoir de guérison. Mais à ce moment-même de profond chagrin, le Seigneur dit ces merveilleuses paroles : « Ne crains pas, crois seulement ».
Quelquefois, dans notre vie, nous confions un problème au Seigneur et espérons alors un changement pour le mieux, mais la situation continue à empirer plus que jamais. C’est juste à ce moment-là que nous entendons le Seigneur nous dire : Ne crains pas, crois seulement. Notre fardeau est dans ses mains pleines d’amour, et rien n’est impossible à Celui dont le cœur est plein de tendre compassion. Avez-vous mis toutes vos affaires, et aussi vous-même, dans ses mains habiles ? Alors, restez calme même si les choses semblent plutôt empirer. Il vous prouvera certainement sa fidélité et vous montrera que, au travers des vagues, des orages et des vents, Il aplanit le chemin. Il est « un refuge dans la détresse, toujours facile à trouver » (Ps. 46. 1). Il peut faire « infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » (Éph. 3. 20).
D’après the Lord is near mars 1978
« Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit est aussi fidèle dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit est injuste aussi dans ce qui est grand » Luc 16. 10.
ÊTRE FIDÈLES DANS CE QUI EST PETIT PUIS DANS CE QUI EST PLUS GRAND
Dans la parabole du juge injuste, le Seigneur montra que l’homme, en général, a tellement gaspillé les bénédictions de Dieu que Lui, le Maître, doit lui retirer sa fonction de gestionnaire. Il montra ensuite à ses disciples que la véritable fidélité envers Dieu consiste à se préparer pour l’éternité. La leçon, pour nous, c’est que le cœur humain sous-estime souvent la valeur des petites choses, et surestime l’importance des choses apparemment grandes – Autrement dit, la grâce change les valeurs terrestres.
Nous devons tous demander au Seigneur de nous accorder une vision claire et sobre des devoirs de la vie journalière, tels qu’ils se présentent dans notre famille, dans l’assemblée ou dans le champ de notre service pour le Seigneur. L’exhortation du verset de ce jour nous enseigne à être fidèles dans les petites choses. De nombreux projets pour le Seigneur ont échoué parce que ceux qui tentaient de les accomplir n’étaient pas assez expérimentés dans les détails. Le Seigneur ne peut pas nous confier de grandes responsabilités si nous ne sommes pas soigneux dans les détails que nous avons estimés être peu importants. Notre vie entière n’est-elle pas pleine de choses apparemment sans valeur ? Le Seigneur Jésus fit Lui-même le fouet pour faire sortir du temple les changeurs de monnaie. Nous désirons quelquefois remuer une montagne, mais trébuchons sur une petite pierre dans le chemin. Par exemple, employons-nous l’argent que le Seigneur nous a confié de la manière et dans l’esprit qu’Il nous enseigne dans cette parabole ? Il ne peut pas nous employer comme témoins spirituels pour Lui si nous sommes des gestionnaires infidèles dans les affaires financières.
D’après the Lord is near mars 1978
« Tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation – s’il y a quelque vertu et quelque louange -, que cela occupe vos pensées » Philippiens 4. 8.
LA MARCHE NORMALE D’UN CHRÉTIEN
L’épître aux Philippiens nous donne les expériences d’un croyant dont le cœur est déjà au ciel et qui est guidé par le Saint Esprit. Il connaît Christ comme étant sa vie aussi bien que son exemple, et il court vers le but devant lui, le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus. Il désire être au ciel où se trouve sa citoyenneté. Mais jusque-là, il se réjouit dans le Seigneur, sachant que sa venue est proche. Dans l’attente de sa venue, il s’approche de Dieu avec confiance et reconnaissance. Ce sont là les privilèges sans prix pour nous, mêmes lorsque nous sommes confrontés à de nombreuses épreuves et tentations. Plus, plus tôt et mieux nous apprenons par l’expérience que le monde est un désert, plus nous trouverons de réconfort dans la promesse du Seigneur, que « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 7).
Un croyant qui est réellement attiré à Christ désire Lui plaire. Il saura et cherchera continuellement à montrer sa beauté et son excellence en pensant toujours à ce qui est vrai, noble, juste, pur, aimable et de bonne renommée. Un croyant qui agit ainsi sera de tout cœur et réellement en communion avec le Seigneur, et d’autres désireront l’imiter. Il sera ainsi un modèle de bonnes œuvres, afin « qu’ils ornent… l’enseignement qui est de notre Dieu sauveur. » (Tite 2. 10). Le résultat sera de l’édification (de la construction) dans l’assemblée.
D’après the Lord is near mars 1978
« Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? » Genèse 3. 1.
NE PAS ÉCOUTER LES PAROLES RUSÉES DE SATAN
Par ces paroles Satan essayait d’implanter le doute dans l’esprit de la première femme. La réponse d’Ève à cela aurait été claire et décisive si la Parole de Dieu avait habité richement dans son cœur. La seule façon juste de répondre aux questions et aux suggestions du tentateur, c’est d’identifier d’où elles viennent et de les refuser par la Parole de Dieu. Si nous les écoutons, même un instant, nous perdrons la force de leur résister même pendant un moment. Le diable ne nous dit jamais : Je suis Satan, ton ennemi, l’adversaire de Dieu, et je suis venu pour Le calomnier et te corrompre. Il est trop rusé, trop faux pour cela. Il crée plutôt des doutes et agit sur notre orgueil naturel comme il le fit avec la femme d’Adam. Si je sais ce que Dieu a dit et que, ensuite, j’écoute de telles suggestions, cela devient de l’infidélité dans mon cœur ; et avec cela dans mon cœur, je ne pourrai jamais infliger une défaite à l’ennemi. Si je me permets d’ajouter ou d’ôter un seul mot de la Bible, je donne la preuve que sa Parole n’a pas une place assurée dans mon cœur et ma conscience.
Quand le Seigneur Jésus a été tenté par Satan, Il a cité la Parole de Dieu, parce qu’Il vivait avec elle et vivait d’elle. Il ne la citait pas mal ni ne l’employait à tort. Il n’en était pas ainsi d’Ève. Elle ajouta quelque chose à ce que Dieu avait dit. Le commandement de Dieu n’aurait pas pu être plus simple : Vous n’en mangerez pas ! mais elle ajouta : Vous n’y toucherez pas, comme si elle pouvait pécher par mégarde. Cela montrait qu’elle avait déjà abandonné la position de simple obéissance. Or nous devons au Seigneur une obéissance simple et absolue, parce que c’est Lui qui a parlé. Et de plus, comme ses enfants, nous Lui obéissons parce que nous L’aimons.
D’après the Lord is near mars 1978
« Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère » Proverbes 1. 8.
L’OBÉISSANCE DES ENFANTS À LEURS PARENTS EST UN ORDRE DIVIN
Partout dans l’Écriture, l’obéissance aux parents est comparée à la soumission au Saint Esprit. Un enfant ou un jeune qui n’obéit pas à ses parents n’est pas soumis à l’Esprit, parce que les parents tiennent leur autorité de Dieu. Cela est aussi vrai aujourd’hui que cela l’était sous la loi mosaïque. C’est pourquoi l’apôtre Paul dit, en Éphésiens 6. 1 à 2 : « Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste » et il ajoute ensuite que « c’est le premier commandement avec promesse ». Les enfants qui sont au Seigneur devraient être de bons exemples d’obéissance et ainsi orner la doctrine de notre Seigneur et Sauveur par cela. La désobéissance et la rébellion des enfants envers leurs parents est l’un des caractères les plus sérieux des derniers jours, quand l’apostasie (la dérive loin de Dieu) abonde et que tout l’ordre moral est abandonné. Ce mépris de la loi atteindra son apogée à l’apparition du « méchant », de l’homme de péché, qui s’élèvera lui-même par-dessus tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération (2 Thess. 2. 3 et 4). Le monde est la scène de l’activité de Satan et il fera tout son possible pour pousser les hommes à la destruction éternelle par « la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie ». Cet ennemi pose ses pièges spécialement pour les jeunes, et il est bien aidé dans ce mauvais travail. Nous ne pouvons pas trop avertir les jeunes contre les mauvais amis : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Cor. 15. 33). Nous savons que l’amitié avec le monde et inimitié contre Dieu. Ainsi, quiconque désire être un ami du monde prouvera être un ennemi de Dieu. Est-ce cela que vous désirez ?
D’après the Lord is near mars 1978
« Christ est tout et en tous » Colossiens 3. 11.
CHRIST, TOUT POUR DIEU, TOUT POUR NOUS
Qu’est-ce que Christ est pour Dieu comme Fils dans l’éternité ? Dans ce royaume éternel d’amour, de gloire et de joie, Il était tout pour le cœur du Père : « J’étais alors à côté de lui, son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui » (Prov. 8. 30).
Qu’est-ce que Christ est pour Dieu quand Il est vu ici-bas sur la terre, dans son humanité humble et soumise ? Il a reposé dans la crèche de Bethléhem comme petit enfant, cependant Il était « Dieu sur toutes choses » Ses premières paroles rapportées, quand Il avait douze ans, sont : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » (Luc 2. 49). Quand il fut âgé d’environ trente ans, nous voyons les cieux ouverts au-dessus de Lui, proclamant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 17. 5). Quand Il était en chemin vers la croix, nous l’entendons dire : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 5. 30). Toutes ses paroles, ses actions, ses pas et ses pensées montraient la nature de son Père : « Personne n’a jamais vu Dieu, le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). En chemin vers la croix, Il dit : « afin que le monde connaisse que j’aime le Père… Levez-vous, partons d’ici » (Jean 14. 31). Il était tout pour son Père quand Il était ici sur la terre. Il le reste et le restera toujours pour son Père. Il est le centre des conseils de son Père, Lui pour qui toutes choses ont été créées.
Pouvons-nous dire honnêtement qu’Il est tout pour nous ? Nos cœurs sont attirés à Lui dans la mesure où nous voyons ce qu’Il est et ce qu’Il a fait. Quand Il était sur la terre, il était dit de Lui qu’il n’y avait pas de beauté en Lui pour nous le faire désirer, mais Dieu a dit : « Voici mon serviteur en qui j’ai trouvé mon plaisir ». Au Calvaire, Il était tout pour nous parce que, là Il portait tout ce qui était contre nous. Maintenant Il paraît pour nous au ciel devant Dieu pour répondre à tous nos besoins.
D’après the Lord is near mars 1978
« Des Gadites, il se détacha, pour se joindre à David dans le lieu fort au désert, des hommes forts et vaillants, hommes exercés pour la guerre, armés de boucliers et de piques ; et leurs faces étaient comme des faces de lions, et ils étaient prompts comme des gazelles sur les montagnes » 1 Chroniques 12. 8.
NOUS ATTACHER À NOTRE VRAI DAVID
Ces hommes, de capacités extraordinaires, devaient franchir des obstacles afin d’atteindre David dans sa forteresse. Ils devaient traverser le Jourdain quand il était en crue. Mais leur amour pour David était plus fort que toutes ces difficultés. David était conscient de cela et fut encouragé par leur dévouement et leur loyauté.
Le Seigneur Jésus est le plus grand Fils du grand David, qui attire à Lui des hommes fidèles et capables par une puissante attraction. Des croyants fidèles usent de violence pour entrer dans le royaume (Luc 16. 16), en laissant derrière eux des choses mondaines pour Le rejoindre hors du camp où ses ennemis L’ont mis. Quand ils se rendent là, son opprobre tombe inévitablement sur eux.
Où puis-je réellement rencontrer le Seigneur ? C’est une question impérative pour tout loyal disciple de Christ. La réponse, c’est : Hors du camp des chrétiens de profession, là où je peux et dois partager avec Lui tout ce qu’Il est pour moi et pour Dieu, et tout ce qu’Il est pour le monde – un scandale sur la croix. Ces onze hommes braves de Gad étaient des héros, de cœur comme d’action. Leur foi était leur force, aussi bien pour atteindre David que pour le servir avec efficacité.
On a besoin aujourd’hui dans les assemblées d’hommes comme les Gadites – forts et vaillants. Tout croyant – homme, femme, ou jeune personne – peut être cela s’il est prêt à s’identifier avec le Sauveur crucifié, en gardant sa parole et en ne reniant pas son Nom.
D’après the Lord is near mars 1978
« Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant toi, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur » Psaume 19. 14.
CONTRÔLER SES PENSÉES ET SES PAROLES PAR L’ÉCRITURE
Par la nouvelle naissance nous recevons une nouvelle nature, la nature divine (2 Pier. 1. 4). Nous voyons cette nature divine parfaitement manifestée dans la vie de notre Seigneur sur la terre, qui était en toutes choses une démonstration visible de la vie éternelle, de la nature divine. Tout ce qu’Il disait, faisait et pensait plaisait à Dieu, parce qu’Il était Dieu manifesté en chair.
Comment notre vie quotidienne peut-elle être une manifestation pratique du fait que nous avons la vie éternelle ? Le verset ci-dessus nous en montre deux manières : « les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur ». Il ne devrait y avoir aucune discordance entre ces deux choses. Ce qui remplit notre cœur est vu et entendu par Dieu comme par les autres humains dans notre vie quotidienne, parce que cela aura un effet visible sur nos actes et nos paroles. Si nos paroles et nos pensées sont soumises au Seigneur, nous serons droits, et le psaume 84. 11 promet : « L’Éternel… ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité ».
Un moyen de bien contrôler nos pensées et nos paroles, c’est de refuser de dépasser l’Écriture. Les principes pour tout ce dont nous avons besoin s’y trouvent, même pour les problèmes quotidiens. Pour cela, la Parole de Dieu doit demeurer richement dans notre cœur.
Je regarde jusqu’à ce que son précieux amour
Contrôle toutes mes pensées,
Que son influence active éprouve
Mon corps, mon esprit, mon âme.
Beaucoup d’entre nous doivent reconnaître qu’il se passe plus d’un jour où nous n’avons pas pensé à la venue du Seigneur, ou à être guidés par l’Écriture pour les problèmes quotidiens. Ne permettons pas à nos pensées d’errer sans but d’une attraction terrestre à l’autre. David disait : « Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » (Ps. 16. 8), et « durant les nuits même, mes reins m’enseignent » (v. 7).
D’après the Lord is near mars 1978
« Et l’ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit et s’en alla derrière eux ; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux ; et elle vint entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël : et elle fut pour les uns une nuée et des ténèbres, et pour les autres, elle éclairait la nuit » Exode 14. 19.
TOUT EST POSSIBLE À DIEU POUR PROTÉGER LES SIENS
L’Éternel se plaça directement entre son peuple et leurs ennemis, rendant ainsi les fils d’Israël inaccessibles. Dès lors, le Pharaon dut avoir à affaire directement avec le Dieu fort et tout-puissant qui avait racheté son peuple – et non plus directement avec le peuple.
Cela n’est pas différent avec nous aujourd’hui, parce que nous sommes aussi ses bien-aimés enfants, qu’Il voit dans son Fils, Jésus Christ. Même dans le jardin de Gethsémané, le Seigneur Jésus se tenait entre ses disciples et leurs ennemis, en disant « Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci » (Jean 18. 8). Lorsque l’un d’eux montra qu’il était trop faible devant l’ennemi, Jésus dit : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ». Satan avait demandé à éprouver Pierre, mais le Seigneur se tint debout pour lui.
Plus tard, comme Il protégea miraculeusement ses apôtres quand les chefs du peuple les persécutaient ! En vérité, rien ni personne ne peut nous nuire sans sa permission. Croyez-vous cela ? La colonne de nuée qui allait devant les fils d’Israël pour les diriger à travers le désert était aussi active et efficace que celle qui était derrière eux. Il n’était permis à aucun étranger d’interférer entre l’Éternel et son peuple.
Ces exemples sont destinés à nous donner un œil simple et une confiance entière dans sa fidélité et sa puissance. Nos expériences passées devraient nous avoir enseigné que nos craintes sont sans fondement, et que notre Dieu s’est toujours prouvé sage et patient. Il est impossible de penser que Dieu enverrait son Fils, le livrerait pour nous, et ensuite nous laisserait périr dans le désert.
D’après the Lord is near mars 1978
« Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ; et il a été appelé ami de Dieu » Jacques 2. 23.
ABRAHAM, UN MODÈLE DE FOI
Abraham a pu être appelé ami de Dieu parce que (en contraste avec son neveu Lot qui recherchait les avantages terrestres) il avait ses pensées fixées sur les bénédictions célestes. Nous lisons dans le Nouveau Testament qu’Abraham « attendait la cité qui a les fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Héb. 11. 10 à 16). Selon les paroles même de notre Seigneur, Abraham désirait même de voir son jour, le jour de Christ, et qu’il se réjouissait dans cette espérance (Jean 8. 56 à 58). Et cette foi n’a pas été déçue, car Abraham vit ce jour par la foi.
On peut voir la grande différence entre Abraham et Lot en observant les deux hommes côte à côte dans le pays de Canaan. Lot convoitait les gras pâturages bien arrosés des plaines de Sodome, bien fécondes pour son bétail, tandis qu’Abraham laissait à Dieu le choix de l’endroit où demeurer avec Lui. Mais le pèlerin Abraham, qui ne possédait rien qu’une tente et un autel, reçut la promesse certaine et inestimable que ses héritiers seraient les propriétaires du pays de Canaan tout entier. Abraham fut pleinement satisfait d’une telle promesse et l’accepta avec reconnaissance. Le seul autre endroit qu’il acquit ici-bas fut un sépulcre, dont il fit bon usage parce qu’il croyait à la résurrection des morts.
Cela nous inspire, de voir le réel caractère céleste d’Abraham, qui lui valut le nom d’ami de Dieu. Nous devrions imiter son caractère afin de mériter aussi ce titre merveilleux. Notre marche quotidienne est-elle telle que nous méritions ce titre ? Les gens voient-ils un tel caractère dans notre vie ? Dieu est notre ami. Sommes-nous les siens dans la pratique quotidienne ? Ce sont des questions qui nous interrogent, que même les enfants et les jeunes doivent se poser.
D’après the Lord is near mars 1978
« Nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui est de Dieu, afin que nous connaissions ce qui nous a été librement donné par Dieu » 1 Corinthiens 2. 12.
L’IMMENSE PRIVILÈGE D’AVOIR REÇU LE SAINT ESPRIT
Ce verset contient un merveilleux enseignement pour nous. Il nous dit que tous ceux qui sont nés de Dieu ont l’Esprit de Dieu dans leur cœur, et sont ainsi capables de connaître les riches bénédictions qui leur ont été librement données par Dieu, et d’en jouir. La Bible est une maison de trésors spirituels, mais beaucoup de croyants ne sont entrés que dans son vestibule. Cependant, le Seigneur aimerait que nous allions d’une pièce à l’autre, en découvrant sans fin de nouvelles choses précieuses. Après avoir appris les vérités élémentaires du pardon et du salut, nous pouvons découvrir que Dieu nous a aimés en Christ avant la fondation du monde. Nous voyons aussi que chaque croyant est vu devant Dieu comme étant « en Christ ». Nous pouvons découvrir notre union bénie, par le Saint Esprit, avec le Christ glorifié, comme membres du seul corps dont Christ est la Tête. Il y a aussi pour nous la hardiesse avec laquelle nous pouvons nous approcher de Dieu comme adorateurs dans le sanctuaire – et de nombreux autres trésors.
Le Saint Esprit qui habite en nous est notre Conducteur et notre Guide, qui nous montrera tous ces magnifiques trésors. « Il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera » a dit le Seigneur Jésus à propos du Saint Esprit. Oh ! Que tout croyant ait un désir sincère d’aller découvrir ces valeurs célestes ! « Nous n’avons pas reçu l’esprit du monde ». L’esprit, les idées, les buts du monde devraient nous être étrangers. L’Esprit de Dieu ne peut nous révéler nos vraies et réelles richesses spirituelles que dans la mesure où nous nous détournons du monde. Ce sera un gain, un enrichissement, et un fondement pour nous si nous Lui permettons de remplir notre cœur de ces trésors.
D’après the Lord is near mars 1978
« Voici, je vais fermer ton chemin avec des épines, et j’élèverai une clôture ; et elle ne trouvera pas ses sentiers » Osée 2. 6.
LA SAGE DISCIPLINE DU SEIGNEUR AVEC SES RACHETÉS
Dieu adressait ces paroles à son peuple infidèle et rebelle. Ils avaient choisi une voie où Il ne pouvait que s’opposer à eux en mettant des obstacles sur leur chemin.
Demandons-nous sincèrement s’il n’en est pas souvent de même pour nous. La communion intime de notre âme avec le Seigneur s’est peut-être lentement détériorée, et peut-être que, inconsciemment, nous sommes venus à des désirs, des associations et des actions personnelles que le Seigneur ne peut pas approuver. Dans son amour pour nous, Il doit finalement agir avec nous selon le passage ci-dessus. C’est une situation très sérieuse, parce que le Seigneur n’est plus pour nous mais contre nous. Nous aggravons même cette situation quand nous ne prenons pas conscience que le Seigneur agit avec nous parce que nous sommes si loin de Lui que nous avons perdu la sensibilité pour connaître sa pensée. Il mettra une haie en travers de notre course, mais nous risquons de ne pas la voir, et de nous arrêter seulement quand les épines nous feront mal. Mais le Seigneur, qui nous aime, continuera à agir avec nous. Il met alors, non seulement une haie, mais un mur devant nous.
Cher ami, se pourrait-il que le Seigneur ait agi ainsi quand au sentier que vous aviez vous-même choisi ? S’il en est ainsi, n’insistez pas pour poursuivre votre course. Arrêtez de lutter avec le Seigneur. Apprenez votre leçon. Retournez à Lui. Il vous appelle en vous disant : « Reviens, Israël l’infidèle, dit l’Éternel ; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon » (Jér. 3. 12). Si vous revenez, vous Le trouverez le même qu’avant : son amour pour vous n’a pas changé. Il désire ouvrir le chemin devant vous, et vous conduire dans un endroit vaste et heureux où l’amour et la miséricorde peuvent couler librement et abondamment de son cœur vers le vôtre. Le laisserez-vous agir ainsi ?
D’après the Lord is near mars 1978