TRADUCTION DE FEUILLETS (176)

« Penses-tu que je ne puisse pas prier mon père, et Il me fournira à l’instant plus de douze légions d’anges ? » Matthieu 26. 53.

LA SOUMISSION DU SEIGNEUR JÉSUS À SON PÈRE

Dans la chambre haute notre Seigneur avait dit à ses disciples qu’Il allait donner son corps et verser son sang pour les racheter. À Gethsémané nous Le voyons dans une profonde détresse dans la perspective de ce qui était devant Lui. Sur la croix Il rencontra Satan avec tout son pouvoir, et des hommes dans toute leur haine et leur aveuglement. C’était le dernier conflit, décisif, entre la lumière et les ténèbres, entre le bien et le mal, dont le résultat dépendait uniquement de son obéissance et de sa fidélité. « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées » (Zach. 4. 6). Lui, le Berger fidèle, était prêt à donner sa vie pour les brebis, dont Pierre et chacun de nous qui croyons.

La manifestation de courage charnel de Pierre, en frappant de l’épée pour essayer de protéger le Seigneur ne fit que démontrer une dernière fois la miséricorde du Seigneur, quand Il guérit l’oreille de Malchus que Pierre avait fendue. L’horreur de la situation n’avait en rien diminué la tendresse de la compassion humaine du Seigneur.

Si le Seigneur avait demandé de l’aide, plus que douze légions d’anges (72 000) étaient prêts à Le défendre. Quelques instants plus tôt, un ange était venu pour Le fortifier. Dieu avait autrefois répondu à une même demande du prophète Élisée, de protéger son peuple avec une légion d’anges (2 Rois 6. 17) : combien plus Il l’aurait fait pour son Fils quand Il en avait un profond besoin. Mais le Seigneur ne demanda pas ces anges. Dans l’histoire humaine, le temps était venu où l’homme était complètement dominé par Satan et où le Seigneur Jésus, le Fils de l’Homme, était obéissant jusqu’à la mort de la croix, quand son amour pour nous et pour son Père fut prouvé être plus fort que la mort.

D’après the Lord is near mars 1978

« Au jour où je craindrai, je me confierai en toi. En Dieu je louerai sa parole » Psaume 56. 3 et 4.

CONFIANCE

Alors qu’il est confronté chaque jour aux dangers et aux anxiétés de ce monde, un croyant pieux se confie jour après jour dans la bonté et la puissance de Dieu. Il sait que « la bonté de Dieu subsiste de jour en jour » (Ps. 52. 1). Il y a des jours où des dangers particuliers menacent et causent plus de souci que d’habitude, mais pendant de tels jours le croyant pieux s’appuie simplement plus que jamais sur Celui qui a dit : « Quiconque marche dans les ténèbres et n’a pas de lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu » (És. 50. 10). Ces croyants sont assurés que, par la miséricorde et la sagesse de Dieu, le temps viendra où ils le loueront encore d’avoir accompli ses promesses. Dieu fera cela, non seulement pour notre bénédiction mais aussi pour sa gloire et son honneur. David a dit, au psaume 56. 11 : « En Dieu je me confie, je ne craindrai pas. Que peut me faire l’homme ? » Et il poursuit : « Les vœux que je t’ai faits sont sur moi, ô Dieu ! Je te rendrai des louanges. Car tu as délivré mon âme de la mort : ne garderais-tu pas mes pieds de broncher, pour que je marche devant Dieu dans la lumière des vivants ? »

Nous prions pour que tout lecteur, quelles que soient ses épreuves actuelles, ne rejette pas sa confiance, mais s’attende au Seigneur. Il est plein de tendre compassion. Il compte nos gémissements, toutes nos larmes ; elles sont toutes écrites dans son livre.

Nos temps sont dans ta main,

Pourquoi douter ou craindre ?

La main d’un Père ne fera jamais

Verser à son enfant une larme inutile

D’après the Lord is near mars 1978

« Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé » Psaume 16. 8.

QUE JÉSUS REMPLISSE NOTRE CŒUR À TOUS !

Au psaume 16 nous sont données les expressions du cœur de l’Homme véritablement dépendant, le Seigneur Jésus. Nous Le voyons là comme un Homme parfait sur la terre. Il devint un véritable Homme, et comme tel, était dépendant de Dieu. C’est ce qui est reconnu comme le grand mystère de Dieu manifesté en chair. Le psaume 16, en particulier, nous Le montre comme dépendant de Dieu en diverses circonstances. Il ne décidait rien pour Lui-même, mais se confiait toujours en Dieu et s’attendait à Lui. Lui seul pouvait dire en vérité : « Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé » (Ps. 16. 8). Beaucoup s’opposaient à Lui, mais il y avait un résidu parmi le peuple, avec lequel Il pouvait s’identifier. Son regard restait fixé sur son Dieu parce qu’il avait mis le Père devant Lui. La réponse de Dieu à cela, c’est qu’Il était toujours à sa droite. Le Seigneur ne vacilla pas une seule fois dans son caractère de vrai Homme.

Il n’y a pas de meilleur exemple pour notre marche ici-bas que le Seigneur Jésus. Qu’avons-nous placé devant nous, à regarder continuellement ? Tout comme l’aiguille de la boussole pointe toujours vers le Nord, le cœur du croyant devrait toujours être fixé sur Christ tandis que nous traversons ce monde. Nous sommes tous trop facilement influencés par les circonstances et notre environnement. Nous avons tendance à mettre notre confiance dans des richesses, et nous en perdons notre dépendance du Seigneur. Que chacun de nous répète plutôt à son âme : Élève-toi, mon âme ! Voici, c’est Jésus ! Que Jésus remplisse notre regard émerveillé !

D’après the Lord is near mars 1978

« Et David dit à Gad : Je suis dans une grande détresse ; que je tombe, je te prie, dans les mains de l’Éternel, car ses compassions sont très grandes » 1 Chroniques 21. 13.

L’ÉPREUVE HUMILIE L’HOMME MAIS GLORIFIE DIEU

Il fut permis à Satan de mettre David à l’épreuve, et il en résulta que David pécha, en dénombrant le peuple pour voir combien il avait d’hommes armés. Il avait perdu un peu de sa foi simple d’autrefois, avec laquelle il avait combattu des lions, des ours, et même Goliath. Même Jonathan, le fils de Saül, avait dit : « Rien n’empêche l’Éternel de sauver, avec beaucoup ou avec peu de gens » (1 Sam. 14. 6). Mais David avait porté son regard sur la puissance de l’homme et avait ainsi déshonoré l’Éternel en dénombrant le peuple. Il en résulta que Dieu frappa Israël.

David alors pris conscience de son péché et s’humilia en confessant : J’ai péché. Dieu put alors employer la faute de son serviteur pour en faire une leçon de valeur et inoubliable pour lui. Dieu pardonna David, mais châtia toutefois à la fois Israël et David, avec une puissance doublée de miséricorde. David choisit de tomber dans les mains d’un Dieu miséricordieux plutôt que dans les mains d’hommes cruels. Il avait appris pendant de longues années que Dieu était miséricordieux. Cette nouvelle expérience était tellement profonde qu’il obéit à Dieu, et acheta un champ pour y mettre un autel, ce qui devint l’endroit du futur temple, le mémorial permanent pour un lieu de miséricorde où Dieu et l’homme peuvent se rencontrer.

En contraste impressionnant avec David, le Seigneur Jésus fut livré à ses ennemis cruels et sans cœur, qui firent tout pour Le tourmenter. Après qu’ils eurent fait cela, Il fut abandonné de Dieu à cause de nos péchés et de nos transgressions. Y eut-il jamais une douleur comme sa douleur ? Il aurait pu demander des légions d’anges, mais Il ne le fit pas parce qu’Il voulait nous sauver. Il a été aussi ressuscité par la puissance de Dieu. C’est notre mémorial éternel. C’est ainsi que la miséricorde de Dieu est assurée et efficiente pour nous qui croyons, pour toute l’éternité.

D’après the Lord is near mars 1978

« Voici, je fais toutes choses nouvelles » Apocalypse 21. 5.

LE CŒUR HUMAIN DOIT ÊTRE CHANGÉ

Personne ne niera que ce monde doit être complètement changé avant de pouvoir devenir un paradis où règnent la paix et la justice. On ne peut pas non plus nier que ce changement doit commencer à la source de toute misère, le cœur humain. Mais l’histoire a prouvé clairement que ce changement ne viendra pas de l’homme lui-même, ni par son éducation, ni par sa religion. L’homme est corrompu de manière incurable, et il est désespérément faible. L’Homme le plus sage qui ait jamais vécu sur cette terre, le Seigneur Jésus, a décrit ainsi le cœur humain : « C’est du cœur que viennent mauvaises pensées, meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, injures » (Mat. 15. 14). Que cela soit vrai est abondamment prouvé par la condition terrible dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui.

En conséquence, pour que la condition déplorable de ce monde soit améliorée, Dieu doit créer un cœur entièrement nouveau dans les hommes. David comprenait cela, étant tombé dans certains des péchés décrits en Matthieu 15. 19 (voir plus haut), aussi il priait disant : « Crée-moi un cœur pur, Ô Dieu, et renouvelle au-dedans de moi un esprit droit » (Ps. 51. 10. Dieu fit cela en envoyant sur cette terre son Fils, le Seigneur Jésus. « Il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9. 26). Jésus, pendant sa vie au milieu des hommes, a manifesté ce qu’est le cœur humain dans toute sa laideur, et en même temps Il a révélé le cœur de Dieu dans tout son amour et sa grâce. Après que le Seigneur soit retourné au ciel, le Saint Esprit en descendit pour ranimer le cœur de ceux qui croient dans le Sauveur, afin qu’ils reçoivent la vie éternelle et qu’ils aient le droit d’être appelés enfants de Dieu.

D’après the Lord is near mars 1978

« Quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez » Matthieu 21. 22.

PRIER AVEC FOI

Il y a des prières qui n’atteignent pas le trône de la grâce parce qu’elles ne sont pas prononcées avec une foi sincère dans le Dieu vivant. De telles prières sont froides, formelles et banales, et sont souvent exprimées en répétant certaines formules ou des textes écrits (voyez Matthieu 6. 7). « Qu’un tel homme ne pense pas recevoir quoi que ce soit du Seigneur » (Jac. 1. 7). D’autre part, les prières faites avec foi sont ferventes, persévérantes, exprimant des besoins ressentis profondément, exprimées quelquefois par des gémissements sans paroles. Dieu incline son oreille pour écouter de telles prières, et y répond au-delà de ce que nous demandons.

Approchons-nous donc de Dieu par la prière, avec un cœur sincère, en pleine assurance de foi. Gardons-nous de discours formels tels qu’il y en a dans les livres de prière. Nos prières peuvent n’être que les pleurs d’un enfant, mais le Seigneur connaît nos besoins même avant que nous les exprimions.

La Bible abonde en encouragements à la prière, et en exemples de prières auxquelles il a été répondu. Par exemple : « Moïse cria à l’Éternel, disant : Ô Dieu, je te prie, guéris-la, je te prie » (Nomb. 12. 13). Dieu n’est pas non plus lent à répondre à ces appels. Cette prière de Moïse en faveur de sa soeur, est un exemple de requête définie et précise. C’est le fait d’élever des mains saintes vers le trône de la grâce. Quelquefois la réponse est attendue d’un côté mais vient de l’autre, mais elle sera toujours selon la sagesse et la grâce suprême de Dieu. Dans tous les cas, un résultat est certain : la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, remplira nos cœurs et nos pensées en Jésus Christ. Prenons aussi l’habitude de commencer nos prières par des actions de grâce. « Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâce » (Col. 4. 2).

D’après the Lord is near mars 1978