
Jean N. était petit domestique chez un docteur. Celui-ci, qui était un vrai chrétien, prêtait une pièce de sa maison pour des réunions suivies par de nombreux croyants de la ville. Jean était chargé d’ouvrir la porte et de conduire les gens jusqu’à la grande chambre où l’on se réunissait. Aussitôt que la réunion commençait, le jeune garçon s’asseyait près de l’entrée pour écouter.
Un soir, le sujet traité fut : La seconde venue de Christ. On lut plusieurs passages montrant que le Seigneur Jésus reviendra prendre à Lui les siens, c’est-à-dire tous ceux qui, par la foi en Lui, sont, lavés de leurs péchés dans son précieux sang ; tandis que ceux qui ne croient pas seront laissés dans ce monde, attendant le jugement final, comme nous l’enseigne la parabole des dix vierges.
Après la réunion, le docteur demanda à Jean :
– Avez-vous compris ce qui a été dit ?
– Oui, monsieur, répondit-il.
– Savez-vous maintenant ce que fera le Seigneur Jésus lorsqu’Il viendra ?
– Oui, monsieur, répondit-il de nouveau.
– Bien, reprit le docteur. Je désirais justement vous dire que, lorsque le Seigneur Jésus viendra, je n’aurai plus besoin de toutes les choses que je possède maintenant, puisque ma famille et moi nous quitterons alors ce monde. Vous pourrez donc avoir ma maison si, lorsque le Seigneur vient, vous êtes encore à mon service.
Jean ne s’attendait pas à une pareille offre, et représentez-vous sa surprise lorsque le docteur ajouta :
– Vous pourrez avoir tous mes meubles, la voiture et les chevaux, en plus de tout mon argent.
Jean était si stupéfait qu’il ne put même prononcer un mot de remerciement. Cette nuit-là il ne put dormir tant il était excité. Une multitude de pensées se pressaient dans sa tête. Mais tandis qu’il réfléchissait à ses futures richesses, une pensée soudaine traversa son esprit.
À quoi bon la maison, les meubles, la voiture et les chevaux, si le Seigneur Jésus vient chercher les siens et si je suis laissé en arrière pour attendre le jugement ? J’aimerais mieux être une des vierges sages et entrer au ciel avec Lui. Ce doit être terrible d’être laissé avec les vierges folles en dehors, derrière la porte fermée.
À mesure que s’écoulaient les silencieuses heures de la nuit, son cœur battait plus fort en songeant à la vérité qu’il avait entendu exposer. À la fin il ne put le supporter plus longtemps, et, se levant, il alla frapper à la porte du docteur.
– Eh bien, Jean, qu’y a-t-il ? demanda celui-ci.
– Excusez-moi, monsieur, je ne veux pas avoir votre maison lorsque le Seigneur Jésus viendra.
– Vraiment ? demanda le docteur.
– Non, répondit Jean d’un ton décidé, et je ne veux pas non plus votre voiture, vos chevaux et votre argent.
– Alors, mon garçon, que désirez-vous donc ?
– Oh ! monsieur, lorsque le Seigneur Jésus viendra, je voudrais être prêt à aller aussi au ciel avec Lui.
Combien le docteur fut heureux d’entendre ces paroles ! Il se leva et emmena Jean dans une autre chambre où ils parlèrent longuement ensemble ; puis ils s’agenouillèrent et le docteur pria pour le jeune garçon ; celui-ci pria aussi à son tour de tout son cœur, reconnaissant ses péchés et disant au Seigneur combien il désirait être sauvé. Le Seigneur et Sauveur qui est toujours prêt, jour et nuit, à accorder le salut et la paix à tout pécheur vraiment repentant, écouta cette instante prière.
Jean trouva la paix en croyant au Seigneur Jésus et à son précieux sang qui « nous purifie de tout péché », selon la Parole de Dieu. Il était prêt maintenant, comme tous les croyants, à recevoir le Seigneur Jésus, et n’avait aucune crainte, mais pouvait dire au contraire : Amen, viens, Seigneur Jésus.
D’après La Bonne Nouvelle 1935