
Les hommes ont bâti des lieux, écrit des livres pour enregistrer les records qu’ils ont accomplis. Ainsi nous trouvons le livre des records Guinness pour les exploits qui n’ont jamais été battus ou, le temple de la renommée, pour les équipes de sports. Ces livres et ces lieux vont tous disparaître un jour.
Avec notre Seigneur, c’est bien différent : Les noms de tous ceux qui ont mis leur confiance en Lui « sont écrits dans les cieux » (Luc 10. 20). « … dans ton livre mes membres étaient tous écrits ; de jour en jour ils se formaient, lorsqu’il n’y en avait encore aucun » (Ps. 139. 16).
« Tu comptes mes allées et mes venues… mes larmes, … ne sont-elles pas dans ton livre ? » (Ps. 56. 8. « … maintenant tu comptes mes pas » (Job 14. 16)
Savoir que le Fils de l’amour du Père, « image du Dieu invisible, premier-né de toute la création », soutient « toutes choses par la parole de sa puissance » (Col. 1 et Héb. 1), quelle force pour traverser un monde de plus en plus violent ! Il a fait par lui-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux et il est là pour nous. Le jour où notre Seigneur recueillera son Église est proche. Ensuite suivra « le tribunal de Christ » (2 Cor. 5. 10). Cette comparution sera uniquement pour les rachetés. Ils se trouveront devant Celui qui a payé le prix de leur rachat, Christ qui est mort, qui est aussi ressuscité, « qui aussi intercède pour nous » (Rom. 8. 35). Nous prendrons vraiment conscience de sa grâce qui nous a sauvé et qui nous a porté tout au long du chemin. Au rappel de nos défaillances, nous apprécierons encore mieux « d’être revêtu des vêtements du salut, … couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10).
En considérant les récompenses qui seront offertes aux vainqueurs (Apoc. 2. 7, 11, etc…), les couronnes qui seront données à ceux qui ont endurés l’épreuve avec patience et qui aiment Dieu ; qui ont aimé, par avance, l’apparition du Seigneur et lui ont été fidèles, nous comprenons que les Écritures ont des pages réservées aux : « hommes forts de David » et à la « grande nuée de témoins » de la foi (Héb. 12. 1).
« Et que dirai-je davantage ? Car le temps me manquera si je discours de Gédéon, de Barac et de Samson et de Jephté, de David et de Samuel et des prophètes » (Héb. 11. 32). Les noms des hommes et des femmes de foi conservés dans les Écritures s’y trouvent, certainement pour fortifier la foi des générations suivantes. Au-dessus d’eux, au-dessus de nous, il y avait et il y a notre Seigneur, « le chef et le consommateur de la foi », sur lequel nous fixons les yeux pour pouvoir rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, afin de courir avec patience la course qui est devant nous (voir : Héb. 12. 1 et 2). Dans le temps de sa réjection, le roi David était avec ses hommes. C’est dans sa présence qu’ils ont connu ses désirs, ses buts. Bien mieux que lui, notre Seigneur est avec nous et c’est en lisant sa Parole, comme Marie assise aux pieds de Jésus, que nous connaîtrons ses désirs, sa volonté.
« Ce sont ici les noms des hommes forts qu’avait David » (2 Sam. 23. 8) : Josheb-Bashébeth, Thacmonite, chef des principaux capitaines appelé Adino, … qui eut le dessus sur huit cents hommes. Et après lui, Éléazar, fils de Dodo, fils d’un Akhokhite ; il était l’un des trois hommes forts qui étaient avec David au combat contre les Philistins. Il les frappa jusqu’à ce que sa main fût lasse et qu’elle demeura attachée à l’épée ; « et l’Éternel opéra une grande délivrance ce jour-là » (v. 10) ; et après lui, Shamma qui protégea un champ de lentilles et le sauva, en frappant les Philistins ; « et l’Éternel opéra une grande délivrance » (v. 12). Et la liste continue : Abishaï, frère de Joab (v. 18) ; Benaïa, fils de Jehoïada (v. 20), jusqu’à Urie, le Héthien ; en tout, trente-sept (v. 39).
Leurs noms ont été écrits et conservés jusqu’à nous pour nous montrer que notre Seigneur apprécie tout ce qui est fait avec Lui. C’est l’image donnée par David et ses hommes. Ils ont partagé sa réjection, combattu à ses côtés et reçoivent les honneurs de leur chef. Les apôtres, Paul, Jacques, Pierre et Jean parlent des couronnes réservées par le Seigneur pour ceux qui aiment son apparition, pour ceux qui aiment Dieu, pour ceux qui ont été fidèles dans la conduite du troupeau et pour les martyrs. Le nom de Jésus est encore rejeté dans ce monde, sa Parole aussi. Bientôt il règnera, avec ceux qui ont combattus par la foi et pour Lui. Il nous dit : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12).
Un souvenir précieux est à souligner : au temps de la moisson, alors que la chaleur est intense, David, dans le lieu fort, dit : « Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ? » Et trois des trente chefs, « hommes forts, forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem…, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel. Et il dit : Loin de moi, Éternel, que je fasse cela ! N’est-ce pas le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ? » (2 Sam. 23 v. 15 à 17). Il ne se sent pas digne d’un tel dévouement et offre cette eau en offrande à l’Éternel qui seul est digne de tout honneur, de toute gloire.
Inspirons-nous de Shamma pour protéger la nourriture pour soi-même, pour sa famille et pour le peuple de Dieu. Il ne s’agit pas d’un champ de lentilles mais de la vivante et permanente Parole de Dieu que l’ennemi voudrait nous ravir. Inspirons-nous d’Éléazar, fils de Dodo, qui combattit sans lâcher son épée jusqu’à ce que sa main fût lâche. Cette épée, nous parle aussi de la Parole de Dieu. Notre Seigneur nous donnera l’audace de la foi pour braver l’ennemi et lui rapporter l’eau du puits de Bethléhem. Si David, enfant, avait connu la fraîcheur de cette eau, notre Maître a connu, de toute éternité, l’amour du Père. Il nous a aimé jusqu’à la mort de la croix ! À nous de lui rendre cet amour en pratiquant son nouveau commandement à savoir d’aimer nos semblables comme lui nous a aimé (Jean 13. 34). Jésus dit aussi en parabole : ce que vous avez fait « à l’un des plus petits de ceux-ci qui sont mes frères, vous me l’avez fait à moi » ; ne serait-ce « qu’une coupe d’eau froide » (Mat. 25. 40 ; 10. 42).