
« Malheur à celui qui est seul, et qui tombe, et qui n’a pas de second pour le relever » Ecclésiaste 4. 10.
LA BÉNÉDICTION DES BONNES RELATIONS ENTRE CHRÉTIENS
Parmi les nombreuses raisons pour lesquelles la Parole de Dieu encourage les chrétiens à avoir des relations d’affection et de communion, l’une d’elles est certainement ceci, que si nous sommes laissés à nous-mêmes, nous risquons de trébucher. Nous avons besoin de nous appuyer les uns sur les autres. Pourtant, un nombre étonnant de chrétiens sont seuls dans ce jour mauvais, soit par choix, soit par nécessité. J’ai de la peine pour eux.
Récemment, en Nouvelle Zélande, une femme remarquable fut rappelée pour être avec le Seigneur. Elle avait marché pendant presque toute sa longue vie au milieu de chrétiens qui se réunissaient simplement au nom du Seigneur Jésus Christ ; et elle avait vu plus que son compte de disputes et de divisions charnelles parmi ces croyants. Il lui aurait été facile de se justifier en marchant dans un sentier de solitude et de propre justice personnelles.
Au lieu de cela, elle jouissait pleinement de la communion avec les enfants de Dieu, et y mettait tout son cœur. Il était rare qu’une de ses connaissances tombe malade sans que celle-ci reçoive un pot de soupe maison. Tous ceux qui avaient quelque problème recevaient son aide. Elle me faisait beaucoup penser à une autre femme vertueuse décrite par l’apôtre Paul, comme Phœbé : « Elle a été en aide à beaucoup, et à moi-même » (Rom. 16. 2).
Que le témoignage chrétien serait plus clair si nous avions plus de telles personnes : des personnes dont la marche proche du Seigneur les pousse à apprécier la valeur de la communion des croyants, des personnes qui, appréciant le Serviteur modèle, sont poussées à Le servir de quelque manière qu’ils le puissent, des personnes qui, conscientes de leur propre faiblesse, sont poussées à éviter l’isolement, des personnes sur qui l’on puisse compter pour qu’elles aident ceux qui trébuchent. Dieu veuille nous donner de telles personnes !
D’après the Lord is near décembre 1988 (G.W. Steidl)
« Ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. Car il reçut de Dieu honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ; cette voix venue du ciel, nous-mêmes l’avons entendue quand nous étions avec lui sur la sainte montagne » 2 Pierre 1. 16 à 18.
L’EFFET DE CETTE VISION SUR LES DISCIPLES
Peu après que le Seigneur ait annoncé sa mort à ses disciples, et leur avait enseigné que la bénédiction ne pouvait être acquise que par la mort et la résurrection de Christ, Pierre et ses deux compagnons eurent le privilège de contempler depuis la terre le Seigneur Jésus venir en gloire. Il leur fut donné le privilège de voir où se termine le sentier douloureux qui commence à la croix, et de jouir de la vision. Cela laissa une profonde impression sur l’esprit de Pierre, bien qu’il n’en ait connu la pleine signification que plus tard. Au chapitre premier de sa seconde épître, après avoir écrit relativement aux conditions pour entrer dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, en se souvenant de la transfiguration, il explique en quoi consiste le royaume.
Toutes les vérités qui se rapportent au royaume furent réalisées dans la personne de Christ : sa puissance et sa venue ; sa majesté fut montrée ; l’honneur et la gloire Lui furent données là par Dieu le Père, depuis le cœur de cette gloire excellente. Par-dessus tout, Christ remplissait la scène de la transfiguration. Les disciples durent apprendre ici-bas qui était ce Christ qui leur avait parlé de son humiliation et de sa croix. Pierre avait besoin de Le connaître, non seulement comme le Fils du Dieu vivant, Dispensateur aux siens de toutes les bénédictions célestes, mais comme un Homme déclaré être le Fils bien-aimé du Père dans la gloire. Il devait Le contempler comme étant le centre de cette gloire.
D’après the Lord is near décembre 1988 (H. R.)
« Retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur… Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes » Luc 5. 8 à 10.
L’HUMILITÉ REND APTE À ACCOMPLIR UN SERVICE
C’est une bénédiction, pour le pécheur, de connaître sa condition réelle, le jugement qui lui est dû, et la sainteté du Seigneur. « Retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ». Pierre se juge être lui-même un pécheur et impropre pour la présence de Christ, de Dieu. Il tremble devant sa sainteté et sa justice. Jusque-là il ne connaît qu’un peu instinctivement ce qu’est la grâce. Il ignore comment Dieu peut être juste en justifiant celui qui croit en Jésus ; mais il est à ses pieds et ne s’enfuit pas : s’il y a quelque espoir, c’est là.
Aussi longtemps qu’il était occupé à laver ses filets, Pierre ne connaissait ni Dieu ni lui-même ; mais maintenant il les connaît tous les deux. C’est une chose remarquable qu’il ne juge pas ce qu’il a fait, mais ce qu’il est lui-même. De nombreuses personnes reconnaissent qu’elles doivent se repentir de leurs actes coupables, et les jugent ; mais elles manquent à voir la source de ces actes. Sous les péchés il y a un homme pécheur. La conscience de la présence de Dieu ouvre nos yeux, nous montre ce que nous sommes, et nous fait voir que notre seul refuge est près de Celui qui pourrait nous condamner.
Pierre avait été saisi de crainte, mais le Seigneur parle et bannit la crainte parce qu’Il est le Seigneur de grâce. Il permet que toute autre chose demeure – n’affaiblissant en rien les effets de l’œuvre dans l’âme – mais Il ôte la crainte.
« Retire-toi de moi ». Non, le Seigneur ne se retirera jamais. Il dit : « Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes » – c’est-à-dire que si je ne t’avais pas rencontré pour te sauver, je ne pourrais pas en sauver d’autres par ton moyen. Il fait plus que de rendre Pierre heureux ; Il lui confère une nouvelle bénédiction, lui promettant un service, de sorte que, au lieu de rester seulement un pécheur, Pierre devienne un serviteur, capable de tout laisser derrière lui et de suivre Jésus.
D’après the Lord is near décembre 1988
« Ne recule pas la borne ancienne » Proverbes 23. 10.
NE PAS RECHERCHER DE LA NOUVEAUTÉ DANS LES CHOSES DE DIEU
Il y a un danger de rechercher des écrits nouveaux et modernes sur les Écritures, au lieu d’être satisfaits des bonnes choses qui ont été puisées pour nous dans les puits profonds par des hommes de Dieu des temps passés. Cela est dangereux pour nos âmes, car beaucoup de ce qu’on appelle le ministère moderne n’est qu’une variante pour chatouiller les oreilles et plaire à l’imagination de ceux qui cherchent toujours quelque chose de nouveau. Toute tentative pour décorer la vérité introduira quelque chose qui lui est étranger. La vérité qui convenait aux âmes il y a cent ans est tout aussi applicable et précieuse aujourd’hui qu’elle l’était alors. En fait, les paroles dont les saints de Corinthe avaient besoin sont nécessaires aujourd’hui – et cela sans être modifiées. Il est vrai que les temps ont changé ; mais Dieu et sa Parole n’ont pas changé, et le cœur des hommes non plus.
Dieu ne se répète pas ; Il a eu un seul Abraham, un seul Moïse, un seul Samuel, un seul David, un seul Daniel, un seul Paul, un seul Pierre. Chacun, en son jour, a servi sa propre génération, et en faisant cela par la volonté et la sagesse de Dieu nous sert encore. De cette manière, aux premiers jours du réveil concernant les vérités de l’appel céleste de l’Église, de la venue du Seigneur, du seul corps, et des vérités y relatives, Il a employé individuellement des hommes spirituels, séparés, ayant la crainte de Dieu, pour nous communiquer ces choses précieuses ; et par sa providence Il a fait en sorte que ce ministère soit préservé par écrit, pour nous aujourd’hui.
La vérité ne peut jamais s’user comme un vêtement ;
La Parole doit toujours résonner dans notre conscience ;
Elle n’est pas polluée par les courants du ferment humain,
Mais elle est une source vivante, qui jaillit sans cesse.
Même dans les temps et les jours d’orage et de trouble,
Elle conservera son visage inspiré par Dieu.
D’après the Lord is near décembre 1988
« Qui intentera une accusation contre des élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui est celui qui condamne ? C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous » Romains 8. 33 et 34.
LES CROYANTS VUS DEPUIS LA HAUTEUR DU CIEL
Son caractère, son nom, et la perfection de son œuvre, sont tous impliqués dans la condition et la position de ceux avec lesquels Il s’est lié. En conséquence, au moment où un ennemi ou un accusateur quelconque entre en scène, l’Éternel se place en avant pour recevoir l’accusation et y répondre ; et sa réponse est toujours fondée, non sur ce que les siens sont en eux-mêmes, mais sur ce qu’Il les a faits être par la perfection de sa propre œuvre. Sa gloire est liée à eux et, en les protégeant, Il maintient sa propre gloire.
Humainement parlant, nous n’aurions jamais eu une vue aussi glorieuse du peuple d’Israël si Balak n’avait pas tenté de les maudire. L’Éternel peut, très rapidement, ouvrir le regard d’un homme à la condition réelle de son peuple. Il revendique le privilège d’affirmer ses pensées à son sujet. Balak et Balaam, avec tous les princes de Moab, peuvent se rassembler pour entendre Israël maudit et défié – ils peuvent ériger sept autels – ils peuvent offrir un bélier et un taureau sur chaque autel – l’argent et l’or de Balak peuvent briller devant le regard cupide du faux prophète; mais toutes les puissances combinées de la terre et de l’enfer ne peuvent prononcer un seul souffle de malédiction ou d’accusation contre les rachetés du Seigneur. Oh non ! Ils brillent dans toute la beauté qu’Il leur a donnée. Pour les voir ainsi, il suffit de monter sur le haut des rochers – d’avoir les yeux ouverts, afin que nous puissions les voir de la vision du Très-haut.
D’après the Lord is near décembre 1988 (C.H. Mackintosh)
« Le Seigneur est bon. Vous approchant de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie et précieuse auprès de Dieu » 1 Pierre 2. 4.
LA PROXIMITÉ AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS, CONDITION ET PRIVILÈGE DU CHRÉTIEN
Il est peut-être impossible de surestimer l’importance de cette vérité, dans le temps présent de relâchement et d’indifférence. Pour qu’il y ait donc de la croissance, du progrès spirituel, dans une âme qui a goûté que le Seigneur est bon, il faut que soient mis de côté les convoitises de la chair, qu’on ait bu du pur lait de la Parole, et une relation personnelle avec Christ Lui-même. Pesons sérieusement ces trois choses.
Mais de plus, tout chrétien est un sacrificateur. Dans le verset qui suit celui de l’en-tête, nous lisons : « Vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés en une maison spirituelle – un saint sacerdoce » (1 Pier. 2. 5). L’action de la vie et de l’énergie spirituelles sera d’« offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus Christ » (v. 5). L’action extérieure du chrétien, nous la trouvons dans le verset 9, c’est d’exprimer Christ, de vivre Christ, de montrer « l’excellence de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 9).
Le résultat de toute cette connaissance de Christ est une telle communion avec Lui qu’elle nous fait ressentir que nous sommes étrangers ici-bas où Il était, et est encore, rejeté – où Il pouvait dire : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où reposer sa tête » (Mat. 8. 20). Un chrétien est nécessairement aussi un pèlerin, parce qu’il va vers sa maison. Il se hâte pour posséder le plus cher objet de son cœur. La connaissance de Christ lui fait nécessairement désirer Le voir et être avec Lui. En regardant à Lui, en demeurant en Lui, en entretenant une communion personnelle avec Lui, notre âme peut, avec reconnaissance, adorer Dieu, Le servir fidèlement et L’honorer.
D’après the Lord is near décembre 1988
« Voici, j’ai été enfanté dans l’iniquité, et dans le péché ma mère m’a conçu » Psaume 51. 5.
NOUS NAISSONS TOUS PÉCHEURS DEPUIS ADAM
David ne parle pas de cette manière à cause de quelque péché particulier à l’occasion de sa naissance. Ce qu’il dit est vrai de toutes les naissances qui ont jamais eu lieu, sauf de celle du Seigneur Jésus, qui fut conçu dans le ventre de Marie par la puissance de l’Esprit de Dieu. Tous les autres ont été des enfants d’Adam, et toute la race a été contaminée par la terrible maladie du péché. Cette nature pécheresse ne peut pas communiquer autre chose qu’une réplique d’elle-même.
En conséquence, quand David avait été coupable, commettant le terrible péché, à la fois d’un honteux adultère et d’un meurtre prémédité, il lui est rappelé, non seulement l’horreur de ce qu’il avait fait, mais le fait qu’il avait accepté de se laisser aller à la nature pécheresse qu’il avait héritée.
Nous ne sommes pas responsables d’avoir cette nature, car nous l’avons par la naissance ; mais nous sommes responsables si nous la laissons s’exprimer par des voies de péché. Finalement Nathan alla vers David, après que celui-ci ait cherché longtemps à couvrir son péché sans le confesser franchement à Dieu. Quand Nathan lui dit : « Tu es cet homme ! », David eut le cœur brisé dans l’humiliation du jugement de soi et dans la confession de ce qu’il avait fait. Il cria à Dieu pour avoir sa miséricorde, ne condamnant pas seulement la culpabilité de ses actes, mais se jugeant lui-même.
C’était aller à la racine du fait, ce qui est très important. Car, en fait, nous-mêmes (notre nature pécheresse) est pire que la plus mauvaise chose que nous ayons jamais faite, et nous devrions nous juger ainsi nous-mêmes afin de ne jamais avoir confiance en nous-mêmes, comme nous avons tendance à le faire.
La triste chute de David, et celle de Pierre, plus tard, auraient été la cause d’une plus grande bénédiction pour eux, s’ils avaient appris à ne plus jamais se confier en eux-mêmes, mais dans le Dieu vivant, qui peut seul élever quelqu’un au-dessus de la folie de sa nature tombée.
D’après the Lord is near décembre 1988 (L. M. Grant)
« De Zabulon, ceux qui allaient à l’armée, préparés pour le combat, avec toutes les armes de guerre : cinquante mille, gardant leur rang, n’ayant point un cœur double… Et d’Aser, qui allaient à l’armée pour se mettre en ordre de bataille pour le combat, quarante mille » 1 Chroniques 12. 33 à 36.
L’ORDRE DE MARCHE POUR LE COMBAT
Il n’y a pas de position que nous puissions prendre, quelque juste qu’elle soit, qui nous libère des dangers qui nous menacent de toutes parts dans un monde qui est le monde de Satan. Nous y avons juste échappé dans une direction, que nous devons nous rendre compte que nous nous sommes seulement rapprochés d’une autre. L’Église est vraiment en guerre. Avoir appris quelle est notre place dans les rangs est une chose bien différente de se retirer de la bataille. Ceux qui sont avec Dieu seront le plus les objectifs de l’attaque de l’ennemi. Dieu permet que nous apprenions la guerre, afin que, par la force de l’habitude, tous nos sens spirituels soient en activité, et que, par l’usage, nous ayons les sens exercés à discerner le bien et le mal. Il nous enseigne par là la valeur de ce qui est à nous, comme les hommes prennent conscience de la valeur de ce qu’ils ont risqué de perdre.
Pendant la traversée d’Israël dans le désert, ils étaient tous dans le camp. Les dangers qui les entouraient étaient les mêmes pour tous. Et dans la chrétienté, dans la proportion où le combat est plus purement spirituel, cela nous affecte tous à un plus haut point. Il n’y a pas de groupe de non-combattants. Personne n’est exempté de la discipline et d’une réelle rencontre, à cause de son sexe ou d’autre chose. Tout comme chaque chrétien est un adorateur et un ministre de Christ, tout chrétien est un soldat de Jésus Christ. Comme tel il doit connaître ses armes et avoir la force et l’adresse qui ne s’acquièrent que par la pratique, et il doit comprendre les tactiques de l’ennemi qu’il a devant lui.
D’après the Lord is near décembre 1988
« Lui (Jésus) s’éloigna d’eux environ d’un jet de pierre… disant : – Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » Luc 22. 42.
LES SUPPLICATIONS DU SEIGNEUR JÉSUS AVANT LA CROIX
Quelle scène se présente devant nous lorsque nous montons sur le Mont des Oliviers avec l’Homme de douleurs et ses disciples. Le prince de ce monde, repoussé lors de la tentation dans le désert, apparaît à nouveau. Cette fois il essaie de faire sortir le fidèle Fils de Dieu du sentier conduisant à la victoire. Triste à en mourir, étonné, et écrasé, Il s’agenouilla et baissa la face en priant. Sa douleur était si profonde qu’Il prononçait ses supplications avec de grands cris et larmes, tels que sa sueur tombait sur le sol comme de grandes gouttes de sang. Ses disciples pouvaient dormir sous le poids de leur chagrin, mais Lui continuait à agoniser, tout en restant parfaitement soumis à la volonté de son Père. Il pouvait bien souffrir, et à cause de la souffrance, prier.
Alors qu’Il était privé de réconfort terrestre, avec un seul ange Le fortifiant, alors cependant qu’Il était en parfaite communion avec son Père, Satan projetait sur Lui toutes les terribles conséquences de la position qu’Il avait prise comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Les souffrances du martyr, et pire, les souffrances de la victime complètement séparée de Dieu, se dressaient devant lui dans toute leur terrible intensité. D’où les profonds exercices d’âme par lesquels Il passait, d’autant plus profonds à cause de sa perfection absolue. À la fin le conflit cesse, Il prend la coupe de la main de son Père (Jean 18. 11) et reste ferme dans sa fidélité jusqu’à ce que le moment vienne de la boire jusqu’à la lie. Que ces scènes sont d’un profond intérêt et dignes d’être étudiées avec une profonde adoration !
D’après the Lord is near décembre 1988
« Et l’Éternel dit : Voici un lieu près de moi, et tu te tiendras sur le rocher » Exode 33. 21.
PRÈS DE LUI
Les mots « il habitera en sécurité » (Deut. 33. 12) sont incomplètes en beauté ; voici leur plénitude : Ce n’est pas seulement une place d’habitation en sécurité à laquelle Il pourvoit, mais c’est près de Lui, à ses côtés. L’amour veut que toute distance soit ôtée. Voyez comment le père courut à la rencontre du fils prodigue, et ne ralentit pas sa marche avant que le prodigue pose sa tête sur le sein de son père. Lui assignerait-il alors quelque place dans sa maison où il pourrait être sans danger ? Non, si le père agit, il doit le faire suivant les pensées de son propre amour. Quelle place le fils prodigue doit-il avoir ? Une place près de son père. « Mangeons et faisons bonne chère ». Quel beau tableau !
Que dit le pécheur ? Oh, si je pouvais juste me cacher derrière la porte des cieux ! Il n’y a pas de telle place. Soit, comme pécheurs, nous sommes destinés aux ténèbres de dehors, où sont les pleurs et les grincements de dent, ou, comme rachetés par le sang de Jésus, nous sommes amenés tout près de Dieu. C’est ceci la doctrine des Écritures : « Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). Il y a le contraste : loin – approchés. À quelle distance ? Aussi près que cela est exprimé. C’est une proximité absolue.
D’après the Lord is near décembre 1988
« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelles dans les lieux célestes en Christ, selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour » Éphésiens 1. 3 et 4.
ATTACHONS-NOUS À LA BIBLE ENTIÈRE
Certains croyants insistent beaucoup sur le côté céleste du christianisme et parlent beaucoup de l’épître aux Éphésiens. Ils ne pourraient pas mieux faire, car on trouverait difficilement un champ plus riche dans toute la Révélation.
Il est bon, cependant, de se rappeler que toute l’Écriture est donnée par l’inspiration de Dieu, et qu’elle est profitable. Il y a un danger de restreindre nos pensées sur une portion particulière de la Sainte Écriture. Les brebis doivent changer de pâturage pour prospérer. Dans l’épître aux Éphésiens, les croyants sont vus dans les plus hautes sphères de bénédiction. Leur bénédiction est présentée, non pas en premier lieu pour répondre à leurs besoins, mais plutôt pour leur ouvrir les propos de Dieu en grâce, formés dans l’éternité avant que le temps soit. Cela se voit clairement dans les premiers versets. Avant que la terre soit créée, avant que l’univers soit formé par le commandement du Tout-puissant, avant que les étoiles du matin chantent ensemble et que tous les fils de Dieu éclatent de joie, les saints étaient choisis en Christ.
J’insiste sur ces mots « en Christ ». Ils nous montrent que le premier homme, Adam, en Éden, n’était pas le centre des conseils de Dieu. Il n’était pas l’axe autour duquel tout tournait. Le « second Adam » était cela. En Lui nous avons été choisis ; en Lui nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle. De plus, une place de fils près du Père, c’est ce que l’amour divin a désigné pour nous. Les croyants sont plus près de Dieu que les anges. Ils se tiennent dans une relation qui est inconnue de ces créatures sans péché qui contemplent seulement sa sagesse multiple, et se réjouissent.
D’après the Lord is near décembre 1988
« Par conséquent, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et souverain sacrificateur de notre confession, Jésus, qui est fidèle à celui qui l’a établi » Hébreux 3. 1 et 2.
LE SEIGNEUR JÉSUS DANS SES SOINS ENVERS LES CROYANTS
La question peut se poser : Comment quelqu’un qui est exalté aussi haut que le Fils de Dieu peut-il entrer dans la faiblesse et les besoins de son peuple ici-bas ? La réponse nous est donnée en Hébreux 5. Il a été là, et dans des circonstances de pression et de peine telles qu’elles ne sont jamais tombées sur aucun autre homme. Non qu’Il y soit maintenant. Car c’est une erreur commune de penser que je dois être dans les mêmes circonstances qu’un autre pour pouvoir sympathiser avec lui. Ce n’est pas exact. Si j’y suis moi-même, je ne suis pas aussi libre pour entrer dans les circonstances d’un autre. Mais si j’y ai été, et que j’en suis ressorti, je peux sympathiser pleinement avec les épreuves d’un autre.
Quel amour et quelle grâce infinis ont amené le Fils de Dieu dans le sentier de l’épreuve. Il nous est présenté dans sa sainte piété, son humble soumission à Dieu comme Celui qui « durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort… bien qu’il fût fils, a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert » (Héb. 5. 7). C’est Gethsémané que nous voyons, avec son insondable tristesse. C’était la dernière et la plus terrible de toutes les scènes de mise à l’épreuve qu’Il devait traverser, et ce qui Le rendait parfaitement à même d’être tout ce dont nous avons besoin dans notre Souverain Sacrificateur. Parce que nous connaissons quelque chose de sa propre expérience d’épreuves et de chagrins humains, nous sommes conscients qu’il n’y a rien en quoi Il ne puisse entrer, pour nous soutenir lorsque nous marchons dans le même sentier de son obéissance.
D’après The Lord is near décembre 1988
« Paul les avertissait : – Hommes, je vois que la navigation sera accompagnée d’avaries et de beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais même pour nos vies. Le centurion pourtant, se fiait plus au pilote et au patron du navire qu’aux paroles de Paul » Actes 27. 10 et 11.
LE PRISONNIER DEVIENT LE SAUVEUR
L’apôtre Paul reçoit l’information que le voyage en mer serait plein de dommages et de dangers. Il savait cela par le Saint Esprit, non pas par les vents et les vagues. Seule l’autorité du Saint Esprit pouvait avoir permis à un étranger, un terrien, et aussi un prisonnier, de parler avec autorité sur un tel sujet, en s’opposant à l’avis du propriétaire du navire et du pilote, et de la majorité. La suite des évènements, au contraire, était dirigée par la providence (comme on l’appelle). Le vent du sud soufflait doucement, et ils supposaient qu’ils avaient réussi leur projet. Aussi ils continuèrent à voguer. Mais un vent de tempête suivit rapidement la douce brise du sud, bien inattendu de ceux qui regardaient autour d’eux, mais confirmant le témoignage de celui qui avait appris sa leçon du Saint Esprit.
Le prisonnier est ainsi le sauveur. Celui qui, enchaîné, était en chemin pour paraître devant la puissance de ce monde, est le canal pour apporter la vérité, la grâce, et la puissance de Celui qui est au-dessus du monde. Cela est selon le modèle de Celui qui a été crucifié, qui est la vie du monde. C’est la faiblesse rendue forte. C’est le mystère du salut de Dieu dans un monde qui s’est détruit lui-même. Le prisonnier Paul est le sauveur. Les vies de tous lui sont données, à lui qui est dans les chaînes. Celui qui est le plus méprisé est celui que le Seigneur de la vie, de la lumière et de la gloire reconnaît comme étant à Lui. Et un tel homme reçoit tous les secrets de Dieu. « Mais » dit-il, « il nous faut échouer sur quelque île ». Il connaissait les détails aussi bien que le simple fait de la sécurité. Et il avait la foi.
D’après the Lord is near décembre 1988