UN SALUT

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UN SALUT

 

« Pour te sauver du mauvais chemin… de la femme étrangère… » (Prov. 2. 12, 16).

Le salut ne consiste pas seulement dans la délivrance de la condamnation du péché. Sans doute, c’est par là qu’il faut commencer, et cette délivrance s’acquiert en croyant au Seigneur Jésus, mort pour nos péchés.

Crois-tu que tu es un pécheur perdu ? Que le Fils de Dieu a donné sa vie pour toi ? Tu es sauvé ; tu as la vie éternelle ; tu ne viendras point en jugement (Jean 5. 24).

Mais le salut ne s’arrête pas là. Nous avons besoin tous les jours d’être sauvés de la puissance du péché, qui reste en nous, comme nature, jusqu’à la fin de notre vie terrestre.

Chaque âge a ses dangers, parce que les convoitises et l’orgueil n’ont pas de borne ici-bas ; mais, incontestablement, la jeunesse y est particulièrement exposée, à cause de la violence de la chair, qui n’est pas encore brisée, et de l’inexpérience de la vie. Tout n’est pas faux dans le dicton populaire : « Si jeunesse savait… ».

Il est assez rare, je crois, que les parents mettent clairement et suffisamment leurs enfants en garde contre les convoitises de la jeunesse. Il y a chez nous une certaine fausse pudeur qui consiste à éviter tout discours sur ce que l’on appelle le péché de la chair. C’est souvent regrettable et quelquefois très fâcheux. Si les enfants n’apprennent pas auprès de leurs parents les mystères de la vie et les dangers de la jeunesse, ils risquent fort d’être corrompus presque avant d’en être instruits correctement.

Il est reconnu qu’une quantité de jeunes gens sont tombés dans le vice faute d’avertissement. Je ne veux pas dire que les avertissements des parents suffisent à eux seuls. Hélas! Ils sont souvent inefficaces parce qu’on ne les écoute pas, ou qu’on ne les reçoit pas, ou enfin qu’on ne les garde pas (Prov. 1. 8 ; 2. 1 ; 3. 1).

Mais Dieu a parlé suffisamment et très clairement. Les jeunes qui possèdent Sa parole sont donc responsables. Tu as en elle, cher jeune homme, un sûr moyen de rendre pure ta voie (Ps. 119. 9). N’est-elle pas touchante la sollicitude de la Sagesse pour son « fils » ? Quelle énergie dans ses enseignements, quelle solennité dans ses menaces ! Qui pourrait lire les Proverbes sans émotion ? Ne disent-ils pas tout ce qu’il faut pour attendrir le cœur et le faire trembler d’un saint tremblement ?

On sait que la femme étrangère représente la convoitise en général, en sorte que l’exhortation n’est pas seulement pour les jeunes gens. En croyant au Seigneur Jésus, les jeunes filles deviennent, elles aussi, des « fils de la sagesse ».

Toutefois, il ne faut pas négliger l’application littérale de ces passages si expressifs des Proverbes qui mettent le jeune homme en garde contre l’étrangère.

Il est généralement bien dangereux qu’un jeune homme et une jeune fille entretiennent des relations suivies d’amitié dans un but autre qu’un mariage prochain. Plusieurs fois, après que ces relations se sont bien établies et qu’elles viennent à cesser, les plans chéris d’un cœur sont détruits, non sans douleur. Les fiançailles, c’est-à-dire la promesse réciproque de se prendre pour mari et pour femme, sont reconnues de Dieu ; il n’en est pas de même de ce qu’on appelle des « fréquentations ». Elles n’ont pas de raison et sont même dangereuses quand elles n’ont pour objet qu’un mariage éventuel ou lointain. Je ne parle pas du jeune homme et de la jeune fille qui peuvent avoir très tôt une inclination l’un vers l’autre ; ni des fiancés qui pour différentes causes peuvent être obligés de différer leur mariage. Je parle de ceux qui « fréquentent » sans intentions sérieuses.

Ces fréquentations ont fait perdre sans retour à bien des jeunes un temps extrêmement précieux. Distrait par les convoitises, on néglige la lecture de la Parole ; si on la lit, même régulièrement, on est incapable de la méditer, seul moyen de se l’assimiler. Le cœur, où doit se faire la « rumination » spirituelle, savoure d’autres plaisirs.

De cette voie, plusieurs ne sont pas revenus et n’ont pu atteindre les sentiers de .la vie (Prov. 2. 19). Tel fils a failli commettre toute sorte de mal, au milieu de la congrégation et de l’assemblée (Prov. 5. 14). Tel homme a brûlé ses vêtements, tel autre ses pieds (Prov. 6. 27 et 28). Beaucoup de blessés sont tombés, et un très grand nombre ont été tués (Prov. 7. 26).

Chacun peut comprendre ce que ces paroles veulent dire : on manque le chemin ; on risque de déshonorer le Seigneur et de souiller l’assemblée ; on échappe avec honte à une plus lourde chute, ou l’on devient incapable de marcher ; enfin on tombe, on se perd pour toujours.

Cher jeune ami, voici un conseil : Ne pense pas trop au mariage avant le temps convenable. Conserve « ton vase » pur en vue d’une union légitime. Ne crois pas ceux qui pourraient te dire que la chasteté est impossible. Ainsi, tu éviteras des pertes irréparables, et peut-être beaucoup de chagrins. Si une alliance selon Dieu t’est réservée, tu y trouveras un bonheur d’autant plus grand.

Pour le moment, pense surtout à l’amour de ton Sauveur. Applique-toi à reconnaître les droits qu’Il a acquis sur toi par les souffrances indicibles de sa croix ; occupe-toi de sa parole, de sa volonté ; aie à cœur de « prendre position » pour annoncer sa mort avec les rachetés réunis autour de sa Table le premier jour de la semaine ; reconnais humblement l’autorité qu’Il exerce dans son Assemblée pendant le temps de son absence ; étudie avec assiduité et diligence sa Parole afin de la garder. Je suis sûr que si tu chéris les intérêts de ton Seigneur pendant qu’Il est rejeté de la terre, tu feras l’expérience que Lui s’occupe de toi et de tout ce qui te concerne avec une grande sagesse et un amour immense. Souviens-toi qu’il est écrit : « Celui qui veille sur son maître sera honoré » (Prov. 28. 18). «Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » (Jean 12. 26).

Occupé de Jésus Christ, ton cœur sera bien gardé. Si, un jour, vous devez avoir, toi jeune homme, telle compagne, ou toi, jeune fille, tel compagnon de voyage, ils seront préparés et gardés pour vous. Alors, dans la même position, dans la même communion, il vous sera plus facile d’être un cœur et une âme pour servir ensemble le Maître si fidèle qui vous aura gardés l’un et l’autre, l’un pour l’autre, et qui vous conduira sûrement à la Rive éternelle.

« Si la sagesse entre dans ton cœur et si la connaissance est agréable à ton âme, la réflexion te préservera, l’intelligence te protégera » (Prov. 2. 10 et 11).

« Un cœur sain est la vie de la chair, mais l’envie est la pourriture des os » (Prov. 14. 30).

« Remets tes affaires à l’Éternel, et tes pensées seront accomplies » (Prov. 16. 3).

« Celui qui prend garde à la parole trouvera le bien, et qui se confie en l’Éternel est bienheureux » (Prov. 16. 20).

« Maison et richesse sont l’héritage des pères, mais une femme sage vient de l’Éternel » (Prov. 19. 14).

D’après Feuille aux jeunes n°59
H. C.

90 VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (INVOQUER, LOUER, PRIER)

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Cette fois, une récompense est offerte aux 40 premiers qui trouveront ces 90 versets ! Pour cela il te suffit d’envoyer tes réponses (il faut bien entendu qu’elles soient justes !) et de nous donner ton nom, prénom et adresse postale complète dans l’Espace questions.

Cette recherche a pour but d’encourager la lecture de la Parole de Dieu afin de mieux la connaître. Ces versets sont tirés de la version Darby. Tu ne dois pas te servir d’un ordinateur pour les rechercher…

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Invoquer

Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel ………………………….Gen.
Je me disais : Il – invoquera le nom de l’Éternel, son Dieu ………………..2 Rois
Célébrez l’Éternel, invoquez son nom, faites connaître – ses actes ! ……1 Chron.
Le même Seigneur – est riche envers tous ceux qui l’invoquent …………Rom.
Je changerai la langue des peuples – pour qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel Soph.
Il a pouvoir – de lier tous ceux qui invoquent ton nom …………………….Actes
Abram invoqua là le nom de l’Éternel ……………………………………………Gen.
Quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé ……………………….Joël
Je t’ai invoqué des lieux profonds, ô Éternel ! …………………………………Ps.
Asa invoqua l’Éternel, son Dieu, et dit : – Aide-nous …………………………2 Chron.
Là il invoqua le nom de l’Éternel, le Dieu d’éternité………………………… Gen.
Invoquera-t-il Dieu en tout temps ? ……………………………………………….Job
Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé……………………… Actes
Nul d’entre eux ne m’invoque……………………………………………………….Osée
Sois baptisé, et te lave de tes péchés, invoquant son nom………………… Actes
Invoque-moi au jour de la détresse ……………………………………………….Ps.
Ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ……………………………….2 Tim.
Il m’invoquera, et je lui répondrai ; – je serai avec lui ………………………Ps.
Vous m’invoquerez – et je vous écouterai ……………………………………..Jér.
Tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ 1 Cor.
J’ai invoqué ton nom, ô Éternel ! De la fosse des abîmes …………………Lam.
Cherchez l’Éternel – invoquez-le pendant qu’il est proche ………………Esaïe
Moi j’invoquerai le nom de l’Éternel ……………………………………………1 Rois
L’Éternel est près de ceux qui l’invoquent – en vérité …………………….Ps.
Ils invoqueront mon nom, et moi, je leur répondrai ……………………..Zach.
Il vient, – du lever du soleil, celui qui invoquera mon nom ……………..Esaïe
Fais-nous revivre, et nous invoquerons ton nom …………………………..Ps.
Et il bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel ………………………Gen.
Je t’ai invoqué, car tu m’exauceras, ô Dieu ! ………………………………….Ps.
Eux qui blasphèment le beau nom qui a été invoqué sur vous …………Jacq.

Louer

Louez le Seigneur, vous toutes les nations …………………………………Rom.
Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre …………………………Mat.
Vous louerez le nom de l’Éternel, votre Dieu ……………………………..Joël
Toute la multitude des disciples – se mit à louer Dieu à haute voix ..Luc
Que mon âme te loue par des cantiques …………………………………….Ps.
Pour faire entendre une même voix en louant et célébrant l’Éternel. 2 Chron.
Tout le peuple le vit marchant et louant Dieu …………………………….Actes
Ils s’entre-répondaient en louant et célébrant l’Éternel……………… Esdras
Je crierai à l’Éternel, qui est digne d’être loué (2 fois) …………….2 Sam. et Ps.
Se tenir là chaque matin, afin de célébrer et de louer l’Éternel ……1 Chron.
Toute la congrégation dit : Amen ! Et ils louèrent l’Éternel ………….Néh.
Notre maison – où nos pères te louaient, est brûlée …………………..Esaïe
Louez-le pour ses actes puissants ! ………………………………………….Ps.
Je bénis le Très-haut, et je louai et magnifiai celui qui vit éternellement Dan.
Les chefs des lévites – pour louer et pour rendre grâces …………….Néh.
Louez le nom de l’Éternel ………………………………………………………Ps.
Une multitude de l’armée céleste, louant Dieu ………………………….Luc
Louant Dieu, et ayant la faveur de tout le peuple ………………………Actes
Ils louèrent avec joie, et ils s’inclinèrent et se prosternèrent ………2 Chron.
Le vivant est celui qui te louera ……………………………………………..Esaïe
Elle – dit : Cette fois, je louerai l’Éternel …………………………………Gen.
Toi, Dieu de mes pères, je te célèbre et je te loue……………………….Dan.
Que l’affligé et le pauvre louent ton nom …………………………………Ps.
Les lévites – se levèrent pour louer l’Éternel – à grande et haute voix 2 Chron.
Vous qui craignez l’Éternel, louez-le ………………………………………Ps.
O notre Dieu, nous te célébrons, et louons ton nom glorieux ……..1 Chron.
Je louerai l’Éternel durant ma vie ………………………………………….Ps.
Louez notre Dieu – vous qui le craignez, petits et grands …………..Apoc.
Qu’ils louent le nom de l’Éternel !………………………………………….. Ps.
Ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.. Luc

Prier

Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière …….Gen.
Je te prie de venir et de lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée ..Marc
Souviens-toi, je te prie, que tu m’as façonné comme de l’argile ………….Job
Éternel, Dieu d’Israël ! Déclare-le, je te prie, à ton serviteur …………….1 Sam.
Que ta colère et ta fureur se détournent, je te prie, de ta ville de Jérusalem Dan.
Que le Seigneur marche, je te prie, au milieu de nous ……………………….Ex.
Je te prie, que ton oreille soit attentive – pour écouter la prière de ton serviteur Néh.
Seigneur Éternel ! Souviens-toi de moi, je te prie, et fortifie-moi……….. Juges
Que nous tombions, je te prie, dans les mains de l’Éternel………………… 2 Sam.
Fais-moi connaître, je te prie, ton chemin ……………………………………….Ex.
Éternel, notre Dieu ! Sauve-nous, je te prie, de sa main………………………2 Rois
Priez l’un pour l’autre …………………………………………………………………..Jacq.
Je te prie, que tes paroles, que tu as dites à ton serviteur – soient fermes..1 Rois
Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel – prie l’Éternel.. Nomb.
Que je passe, je te prie, et que je voie ce bon pays ………………………………..Deut.
J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande ………………1 Sam.
Après avoir prié, ils leur imposèrent les mains …………………………………..Actes
Implore, je te prie, l’Éternel, ton Dieu, et prie pour moi ………………………1 Rois
Il est prophète, et il priera pour toi, et tu vivras…………………………………. Gen.
Nous prions aussi toujours pour vous ……………………………………………….2 Thess.
Nous vous prions, frères, de connaître ceux qui travaillent parmi vous …..1 Thess.
Esdras priait et faisait sa confession, pleurant et se prosternant ……………Esdras
Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, élevant des mains saintes 1 Tim.
Soyez donc sobres et veillez pour prier ………………………………………………1 Pierre.
Seigneur Éternel, pardonne, je te prie ! ………………………………………………Amos
Frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur coure…………………2 Thess.
Priez pour nous, car nous croyons que nous avons une bonne conscience …Héb.
Priant – pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole …….Col.
Éternel, je te prie, ouvre ses yeux…………………………………………………………2 Rois
Priant par toutes sortes de prières et de supplications – par l’Esprit………….Eph.

D’après Recueil de 360 passages
Recherches bibliques 2001

IL SAISIT UN CHIEN PAR LES OREILLES…

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Il SAISIT UN CHIEN PAR LES OREILLES…

 

«Il saisit un chien par les oreilles celui qui, en passant, s’emporte pour une dispute qui n’est pas la sienne». Prov. 26. 17.

Chacun de nous s’est plus d’une fois mal trouvé de s’être étourdiment occupé de querelles où il n’avait rien à faire : on saisit un chien par les oreilles et l’on est cruellement mordu. Mais la portée de ce conseil de sage prudence dépasse, comme dans tous les Proverbes, les menus faits de la vie quotidienne. Il y a là un principe simple, mais important, qui doit dicter notre attitude à l’égard de conflits qui embrasent un monde caractérisé aujourd’hui comme jadis par la violence. Nos cœurs sont disposés à « s’emporter » pour eux, qu’il s’agisse de querelles locales, nationales ou internationales, comme si nous étions de ce monde. Or, nous y sommes en passant, ne l’oublions pas. « Notre Seigneur Jésus Christ s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais » (Gal. 1. 4.) Nous nous y trouvons maintenant en étrangers et en forains : notre patrie est ailleurs, et nos vrais biens sont ailleurs, dès l’instant où nous sommes enfants de Dieu. « Notre bourgeoisie (droit de cité) est dans les cieux ».

Jamais peut-être les chrétiens n’ont été plus incités à épouser une cause terrestre. Peuples et sociétés se heurtent, les bases mêmes de la civilisation sont en jeu ; dans le choc des idéologies comme des intérêts, parmi les propagandes ardemment menées de tous côtés par tous les moyens, on se trouve tiraillé entre courants puissants. Suivant son âge, son tempérament, l’éducation qu’on a reçue, le milieu où l’on vit, les influences qu’on subit, on incline d’un côté ou d’un autre. Des dissemblances d’opinion, qui feraient vite éclore des disputes, surgissent entre chrétiens sincères; des conversations passionnées s’échangent au sein des familles, quand ce n’est pas au seuil des réunions. Et c’est ainsi que, imprudemment, on s’emporte, en passant, pour une dispute qui n’est pas la nôtre.

« Notre lutte n’est pas contre le sang et la chair » (Éph. 6. 12). Notre Maître, divin modèle, a-t-il jamais pris parti dans les conflits qui opposaient hérodiens, sadducéens, pharisiens et autres sectes religieuses ou nationales ? Il les jugeait tous par sa seule présence et par ses paroles. S’est-il dressé contre l’oppresseur romain ? N’a-t-il pas dit au contraire: «Rendez à César ce qui est à César » ?

On dira que le chrétien ne peut rester indifférent devant le spectacle de ce monde, ses souffrances, ses injustices, ses égarements. Non, certes. Il ne saurait pactiser avec la violence ou la ruse, l’iniquité sous toutes ses formes. Mais il ne peut s’étonner de les voir mener un monde dont Satan est le Prince, quels qu’en soient les dehors. La Parole de Dieu résume d’un mot « tout ce qui est dans le monde », savoir : la convoitise (1 Jean 2. 14); et toutes les querelles et toutes les guerres n’ont, au fond, pas d’autre mobile (voyez Jacques 4. 1.) Examinons-nous sincèrement : quand nous soutenons une cause, qu’est-ce qui, la plupart du temps, et sans que nous en ayons toujours conscience, commande nos préférences personnelles ? N’est-ce pas l’attachement à nos habitudes, l’amour de nos aises, ou tout simplement, hélas ! Le souci de nos biens matériels ? Je conviens qu’il est des considérations plus hautes, et en particulier celles qui touchent à la liberté du culte et du témoignage chrétien. Mais après tout « il n’existe pas d’autorité si ce n’est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu » (Rom. 13. 1) ; leur établissement ou leur maintien n’est pas de notre ressort, sauf que nous avons à prier pour celles qui nous régissent. Nous ne devrions pas nous inquiéter de l’organisation de ce monde, quand bien même il nous faudrait en arriver à dire comme les apôtres : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Dieu ne nous laisse pas ici-bas pour nous mêler de l’organisation de ce monde, mais pour vivre « dans le présent siècle sobrement et justement, et pieusement » (Tite 2. 13.) Nous y sommes placés pour porter les caractères de Christ, manifester sa vie, être la lumière du monde, le sel de la terre, et rien d’autre, et si nous y manquons nous privons le Seigneur de ce qu’Il attend de nous. Nous sommes appelés à aimer, à pardonner, à faire du bien à tous, à venir en aide aux faibles, à rendre témoignage à un Christ mort, ressuscité, glorifié, à l’attendre, à intercéder, à adorer. Nous avons à garder sa Parole, à ne pas renier son nom. On n’en finirait pas d’énumérer les formes de l’activité chrétienne : elles se ramènent à faire tout au nom du Seigneur… Tout cela est absolument indépendant de l’état politique, social, intellectuel ou moral du monde, aussi bien que de la condition particulière dans laquelle Dieu place le croyant : l’esclave antique pouvait le réaliser comme son maître, l’ouvrier d’aujourd’hui le peut comme le paysan et le patron, l’illettré comme le savant.

Mais c’est précisément dans ce précieux service chrétien que nous trouvons sans cesse à combattre. Là, en contraste avec « les disputes, qui ne sont pas les nôtres », est notre combat. Le chrétien est un perpétuel combattant ; ses ennemis ne désarment pas. Ces ennemis nombreux, puissants, subtils, sont « les principautés, les autorités, les dominateurs de ces ténèbres, la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (Éph. 6. 12.) Comme Amalek, ils veulent nous empêcher de poursuivre la route vers l’héritage céleste, comme les Cananéens nous empêcher d’en jouir. Pour lutter, il faut non des armes charnelles, mais les armes de Dieu, « l’armure complète de Dieu ». Il faut « combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints » (Jude 4), et qui est menacée par tant de fausses doctrines; il faut lutter contre la mondanité, lutter pour délivrer les âmes, en un saint combat pour l’Évangile (Phil. 1. 27). Et nous ne parlons pas de la lutte incessante, en nous, de l’Esprit contre la chair. Il faut combattre, et il faut vaincre. « Celui qui vaincra… », Dit le Seigneur. C’est le combat de la foi.

Jeunes gens, à vous spécialement, il est demandé de combattre (1 Jean 2. 13 et 15.) Soyez forts, soyez hommes. « Choisis-nous des hommes, et sors, combats contre Amalek », disait Moïse à Josué (Ex. 17. 9). Il ne s’agit pas de nos propres forces, assurément, mais de cette énergie de la foi, qui vainc le méchant par la Parole de Dieu (1 Jean 5. 4 ; 2. 13 et 15). C’est le propre de la « jeunesse ». Mais elle doit prendre garde à l’état de son cœur, c’est pourquoi il lui est dit aussitôt : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde… ».

Ainsi ce n’est pas par insensibilité ou par apathie que nous devons rester en dehors et au-dessus des disputes terrestres, mais parce que nous avons notre querelle à nous, qui est celle de Christ. Aussi bien, poursuivre notre combat est notre seul moyen de travailler au bien de ce monde lui-même : Abraham luttait par la prière pour Sodome, mais sur la montagne, devant l’Éternel. Nous mêler de cœur aux combats de ce monde, fût-ce avec les meilleures intentions, ce n’est autre chose que déserter, pour une cause étrangère, le vrai combat chrétien. C’est capituler comme combattant céleste. C’est nous désister de la position chrétienne. C’est, pensons-y, méconnaître l’amour de Celui « qui s’est donné Lui-même pour nos péchés ».

D’après Feuille aux jeunes n°56
A. G.

LE ROI FOOT

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LE ROI FOOT

 

Le roi foot exhortation.

« Le foot, c’est notre vie,
Le roi foot gouverne le monde.
Nous luttons et donnons tout,
Jusqu’à ce qu’un but suive l’autre ».

Quel amateur de foot ne connaît pas ce chant ? Il suffit de l’entendre une fois pour qu’il reste gravé dans la mémoire. Il a été chanté pour la première fois en 1974 par Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Paul Breitner et leurs camarades.

Le foot – une fascination

C’est une évidence que le foot, comme aucun autre sport, attire et fascine les masses, et pas seulement en Allemagne. Des centaines de milliers de spectateurs assistent au stade, chaque fin de semaine, aux matches de la Bundesliga. Semaine après semaine, des millions de passionnés les suivent à la télévision. Lors des grands événements footballistiques, tels que la coupe du monde, l’Europa Cup ou la Champions League, l’intérêt est encore bien plus grand. Il n’y a rien qui se vende aussi bien que le foot dans les média. Depuis l’été 2006 lors de la coupe du monde en Allemagne, la popularité semble avoir acquis une nouvelle dimension avec la transmission publique des matches sur grands écrans, des fanions sur les autos ; à chaque victoire, les fans se déchaînent : défilés de voitures en ville après chaque partie, pas seulement pour une victoire finale – les cris de joie ne connaissent plus de limites. Et la consommation d’alcool non plus. En revanche, une défaite équivaut à une catastrophe nationale. La nation tout entière semble sombrer en dépression.

« Le roi foot régit le monde » est une déclaration qui colle à la réalité. En 1974 aussi bien qu’en 2010. Et d’autant plus, si on pense à la commercialisation et à l’implication des entreprises financières. La question qui se pose à nous est donc de savoir ce que les chrétiens ont affaire avec le foot. Allons-nous aussi nous laisser fasciner comme beaucoup de nos contemporains ? La question s’applique aussi à d’autres types de sports, oui, à tout ce qui peut générer notre enthousiasme et nos émotions.

Le foot – plus que du sport

Pour éviter tout malentendu, je désire préciser un point. Premièrement, j’ai aimé jouer au foot dans ma jeunesse (et depuis aussi) et je le ferais encore volontiers (malheureusement, cela ne m’est plus possible). Deuxièmement, j’ai aussi goûté à la fascination que le foot procure, et aujourd’hui encore ce sport ne me laisse pas indifférent, par exemple lorsque l’équipe nationale allemande joue lors des mondiaux ou de l’Europa-Cup. Donc, l’auteur de cet article n’est pas un « anti-football » ou une personne «n’en n’ayant aucune idée ». Certes, j’ai une certaine compréhension pour celui qui s’intéresse au foot. Cependant il est judicieux de se poser la question de savoir si le culte qui est voué de tant de manières au foot, est acceptable ou non pour un chrétien qui désire plaire à son Seigneur. J’anticipe déjà la réponse en affirmant que le culte du foot et une vie consacrée à Dieu ne sont pas compatibles !

Tu diras peut-être que le foot n’est que du sport. Ok, si le foot n’est qu’un sport, il n’y a rien à redire. Si de jeunes chrétiens jouent ensemble au foot durant leur temps libre, il n’y a rien à redire. Le Seigneur souhaite aussi voir ces jeunes se comporter d’une manière correcte et exemplaire sur le terrain, dans les actions aussi bien que dans les commentaires.

Mais, attention : il reste à savoir combien de temps et d’énergie on y investit. « L’exercice corporel est utile à peu de chose » nous dit la Bible en 1 Timothée 4. 8. Nous devrions y réfléchir et ne pas exagérer. La piété est, au contraire, utile à toutes choses. Elle a même la promesse de la vie éternelle – présente et future.
Mais cette question, avec la main sur le cœur : Est-ce que le foot n’est pas bien plus qu’un sport ? En toute honnêteté, on devra admettre que le foot est effectivement plus. Le foot est une fascination. Le foot est un business. Le foot peut devenir une drogue. Oui, le foot est une religion. « Le foot est notre vie ». Un jeune homme que l’on interviewait au sujet du foot répondit : « Oui, j’ai 18 ans et le foot est absolument TOUT pour moi… » . A l’opposé, il est dit dans la Bible « Car pour moi, vivre c’est Christ » (Phil. 1. 21). Y a-t-il encore des doutes quant à la possibilité de rendre ces deux choses compatibles ? « Nul ne peut servir deux maîtres » (Mat. 6. 24) a dit le Seigneur Jésus alors qu’il était sur cette terre.

Le foot – une religion de substitution ?

Lorsqu’on écoute les commentaires des matches, on pourrait en déduire qu’il existe un dieu du foot. Il est si souvent sollicité et cité. Est-ce plus qu’une invention de journalistes ? Une chose est claire : le Dieu de la Bible ne s’identifie pas au « dieu du foot ». Il n’y a pas non plus de « dieu du centre » (comme on appelait, il y a des décennies, le plaisantin Reinhard « Stan » Libuda), et non plus la « main de Dieu », comme Diego Maradona le prétendait en 1986 après le match contre l’Angleterre durant lequel il avait mis un but de la main, ce qui permit à l’Argentine de participer à la finale du Mondial.
Ce sont toutes des inventions humaines. Même si beaucoup d’enthousiastes le diront en clignant des yeux, ces noms prouvent que le foot est devenu en réalité une religion de substitution pour plus d’un fan. Karl Marx a dit que la religion est l’opium du peuple. Aussi fausse qu’elle ait été en son temps, elle colle à la réalité pour ce qui touche au foot. Cette fausse religion endort. Elle ne permet plus de penser sainement. Elle rend fanatique.

Le foot – de l’idolâtrie

Le culte que beaucoup rendent au foot me fait penser à une déclaration de Dieu dans l’Ancien Testament : « Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face ». (Ex. 20. 3 ; Deut. 5. 7). Vient ensuite la mise en garde du Nouveau Testament : « Enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jean 5. 21). Sous cette forme, le foot n’est rien d’autre que de l’idolâtrie, une drogue qui endort ! Une fascination, qui veut nous entraîner dans son sillage. Et pour nous, c’est bien là que tous les feux sont au rouge vif. Le foot n’est pas au centre de la vie. Les joueurs deviennent des idoles adorés comme tels. Mais c’est à Dieu seul que revient tout honneur !

Il est bouleversant de voir dans l’Ancien Testament comment le peuple de Dieu s’est tourné toujours à nouveau vers les idoles (Ps. 106. 28). Il est dit du roi Achazia : « Et il servit Baal, et se prosterna devant lui, et provoqua à colère l’Éternel, le Dieu d’Israël » (1 Rois 22. 54). La question nous est posée : qui servons-nous ? Devant qui nous prosternons-nous ? Devant le « Roi des rois » ou devant le foot-roi » ?

Dieu ne tolère aucun « dieu de substitution » – ni non plus de foot-roi ». Un seul peut prétendre être roi. C’est le Seigneur Jésus (Actes 17. 7). Il n’admet aucun autre roi, ni le roi-foot. Il n’est pas possible, d’une part de rendre à Dieu l’hommage et l’honneur, et de rendre hommage au dieu du foot, en imitant ceux qui en sont totalement obnubilés. Si je ne peux plus passer mon samedi sans écouter le commentaire final de la Bundesliga ou d’avoir vu l’émission sportive ; si mon humeur du samedi soir et du dimanche est dépendante de la manière que « mon » équipe a joué ; si lors du culte du dimanche je pense déjà aux matches qui auront lieu dans la journée ; si mon agenda est régi par le calendrier du foot… alors le foot est devenu mon idole.

Pour beaucoup de chrétiens, le foot n’a pas une aussi grande importance. Nous voulons être sincères et reconnaître que nous tremblons, éclatons de joie et sympathisons avec les défaites. Et nous savons par expérience, qu’il n’y a souvent qu’un pas séparant à franchir pour passer du hobby à l’engagement.

Conclusion

Comme chrétiens, nous sommes bien dans ce monde, mais nous ne sommes pas de ce monde. Nous n’avons rien à faire avec ce courant qui emporte les gens qui nous entourent. Cependant nous observons naturellement ce qui se passe dans le monde. Les événements ne sont pas sans influence sur nous, que cela relève de la politique, de la culture, de l’économie, aussi bien que du sport. Mais nous ne voulons pas oublier que toutes ces choses sont passagères. « Et le monde s’en va et sa convoitise mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2. 17). Cela doit influencer nos priorités. Il est compréhensible qu’une coupe du monde de foot ne nous laisse pas totalement indifférents. Je puis comprendre que beaucoup et particulièrement les jeunes gens puissent suivre les résultats de la Bundesliga et de la Champions League. Mais nous devrions toutefois avoir le sens de la mesure et ne pas perdre de vue l’essentiel. Il s’agit de Christ, notre Seigneur. Il est le vrai « Roi », celui que nous voulons adorer. La Bible nous présente le Seigneur Jésus comme « Roi » en plusieurs endroits. Ce titre n’est pas choisi à l’intention des chrétiens. Pour nous, c’est celui de Seigneur Jésus qui nous correspond. Il exerce la seigneurie sur nous, et personne d’autre. Il ne partage son honneur avec personne.

 

D’après Ernst-August Bremicker
dans « Folge mir nach »

KAYARNAC

Un nouveau chant : « Esaïe 53 Venez l’adorer » et une nouvelle histoire : « Kayarnac » !

 

 

 

 

 

 

Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com) et
Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (http://www.eblc.ch).

UNE FLEUR ET SA MISSION

Aubépine

 

UNE FLEUR ET SA MISSION

Des jeunes filles cueillaient des fleurs destinées à des malades. « La mission des fleurs », tel était le nom donné à ce moyen d’évangélisation utilisé surtout en Angleterre. Elles hésitaient à mettre encore dans leur panier déjà plein une branche d’aubépine qu’elles trouvaient indigne d’y figurer. Cependant elles la prirent. Une fois à la maison, elles confectionnèrent leurs bouquets, à chacun desquels elles attachaient des cartes avec des textes bibliques. La branche d’aubépine eut aussi le sien. C’était celui-ci : « Dieu est amour ». Puis, la personne qui s’était chargée de la distribution partit avec sa provision de bouquets. Elle en avait donné une cinquantaine et rentrait bien fatiguée d’avoir couru et grimpé tant d’escaliers quand, en passant devant la maison d’un malade incrédule qui l’avait déjà repoussée plusieurs fois elle entendit comme une voix qui lui disait : « Monte là ! »
– Mais pourquoi essayer encore, se dit-elle, c’est inutile, et puis je n’ai plus de fleurs. A cette dernière pensée, qui était comme un soulagement pour sa conscience, elle poussa un soupir de satisfaction. Cependant elle avait encore au fond de son panier la pauvre branche d’aubépine, mais elle n’aimait pas avoir si peu à présenter, cela n’en valait pas la peine. Après un court moment de combat intérieur, elle se décida pourtant à entrer et monta l’escalier, tout en demandant à Dieu de bénir son message. Elle frappa à la porte, entra dans la chambre du malade, et s’approchant de son lit, y déposa la branche d’aubépine.
– Qui l’envoie ? Demanda cet homme qui n’avait rien de sa dureté habituelle.
– Dieu, répondit simplement la visiteuse sans rien ajouter. Et, avertie par un regard de sa femme, elle se retira aussitôt.

Quelques jours plus tard, Norris (c’était le nom du malade) recevait la visite de quelques amis qu’il avait désiré revoir. C’étaient quelques-uns de ses anciens compagnons de plaisir qui venaient lui dire un dernier adieu. Ils contemplaient en silence et avec tristesse celui qu’ils avaient connu autrefois plein de gaîté et d’entrain. Mais le malade rompit bientôt ce silence pénible.
– Mes amis, leur dit-il, je vous ai fait appeler pour vous dire qu’il y a un Dieu.
Personne n’ajoutant rien, Norris continua :
– En présence de la mort, dont je me sens tout près, l’idée de Dieu s’est emparée de moi. Supposons qu’Il existe, ai-je dit, que l’enfer et le ciel soient des réalités, que deviendrai-je et où irai-je ? Et tout ce que j’ai fait et dit, toutes mes plaisanteries au sujet de Dieu, toute ma vie enfin se présentait à moi. Si je devais me trouver en présence de Dieu ? Me disais-je. Cette pensée me tourmentait. Je Lui dis donc : « Si tu es Dieu et si, jusqu’ici, j’ai été dans l’erreur, montre-le moi ; envoie-moi un signe et je te confesserai comme étant le Dieu du ciel et de la terre ». Et dès ce moment j’étais là à attendre ce signe, toutes mes pensées étaient centrées sur lui, car c’était pour moi une question de vie ou de mort. S’il y avait une chose jamais vue entre ces quatre murs, c’était une fleur. Et je fus assez hardi pour demander qu’une fleur soit ce signe désiré. J’attendis toute la matinée, regardant au plafond pour voir si le miracle s’opérait, mais il ne se produisait rien de particulier. Vers cinq heures cependant, les douleurs dont je souffrais s’étant un peu calmées, j’avais fermé un moment les yeux. Un bruit de pas me les fit rouvrir … Et je vis cette fleur, dit-il en montrant l’aubépine.
– Qui est-ce qui me l’envoie ? Ai-je demandé à la personne qui me l’apportait.
– Dieu, me répondit-elle.
– Et maintenant, je vous le dis à tous : Il y a un Dieu ! Oui, s’Il a pu s’inquiéter d’un homme aussi mauvais que moi, Il est vraiment Dieu et je crois en Lui. Et voyez, Il a écrit cela pour moi, ajouta-t-il en tirant de dessous son oreiller la carte qui portait écrits ces textes : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 16), et celui-ci : « Je ne mettrai point dehors celui qui vient à Moi » (Jean 6. 37). Ces quelques paroles du malade étaient une courte mais bien solennelle prédication. Tout épuisé, après les avoir prononcées, il eut un long accès d’étouffement. Tous ses amis s’étaient retirés et Norris restait seul avec sa femme. « Il est Dieu et Il m’aime« , l’entendait-elle répéter d’une voix bien faible. Ses dernières paroles intelligibles furent : « Il est le Seigneur mon Dieu. Il a envoyé une fleur à un misérable homme tel que moi. » C’est ainsi que cette simple branche d’aubépine fut un moyen de délivrance et une porteuse de bonne nouvelle pour l’incrédule Norris. Cette histoire dont tous les détails sont authentiques, nous enseigne que les mains qui cueillent les fleurs et les doigts qui en forment des bouquets, les mains qui les donnent et les doigts qui écrivent les précieuses promesses de l’évangile se réjouiront un jour en découvrant que leur travail n’a pas été vain dans le Seigneur (1 Cor. 15. 58).

D’après l’Aube

LA COURONNE PERDUE

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LA COURONNE PERDUE

 

« Or quiconque combat dans l’arène vit de régime en toutes choses ; eux donc, afin de recevoir une couronne corruptible ; mais nous, [afin d’en recevoir] une incorruptible »
(1 Cor. 9. 25).

Dès le début de ma carrière chrétienne, j’eus l’occasion de connaître un jeune homme, jaloux de l’honneur pour Dieu sur la terre et zélé pour le salut des âmes. Cependant, les intérêts de sa jeune famille et ses succès dans le monde comme homme d’affaires, détournèrent ensuite graduellement son attention des choses du Seigneur, pour la porter sur ses intérêts mondains. Souvent, quand ceux avec lesquels il avait coutume de se réunir jouissaient ensemble de la communion chrétienne dans le culte, ou s’entretenaient des choses de Dieu, il restait à la maison occupé de ses livres de commerce et de ses comptes, ou réglant le travail du lendemain.
Cela dura bien des années, mais non sans avertissements du Seigneur et sans exhortations de la part de ses frères.
Ayant atteint l’âge de 40 ans, il fût frappé d’une maladie de poitrine, mais il était si absorbé par ses affaires qu’il ne s’en retira que complètement épuisé. Ce fut alors qu’il se mit à réfléchir sur ses péchés et sa folie. Plus d’une fois, seul avec lui dans les derniers jours de sa vie, je l’entendis s’écrier : « Combien je fus imprudent et rebelle en négligeant les choses de Dieu, en préférant ce que je considérais comme mon devoir envers ma famille, à la communion du peuple de Dieu ! Quoique ma conduite devant les hommes fût irréprochable, toute cette période de ma vie a été du temps perdu, complètement perdu. Il aurait mieux valu que ces années ne m’eussent jamais été accordées, puisque je les ai employées pour moi-même et non pour le Seigneur. J’avais à cœur mes intérêts et non pas ceux de Jésus Christ. Je serai couvert de honte de par Lui, à sa venue. « Et maintenant, enfants, demeurez en lui, afin que, quand il sera manifesté, nous ayons de l’assurance et que nous ne soyons pas couverts de honte, de par Lui, à sa venue » (1 Jean 2. 28). Je courberai la tête en sa présence, parce que je l’ai privé de la joie qu’il aurait eue à me dire : « Bien, bon et fidèle serviteur » ; comment le dirait-il, puisque j’ai été si infidèle ? Je sais qu’il m’a pardonné, mais hélas ! Quelle perte pour moi, dans le royaume, au retour du Seigneur Jésus ! « Et il arriva, à son retour, après qu’il eut reçu le royaume, qu’il commanda d’appeler auprès de lui ces esclaves auxquels il avait donné l’argent, afin qu’il sût combien chacun aurait gagné par son trafic » (Luc 19. 15). Dans ce jour bienheureux, j’en verrai d’autres s’avancer et recevoir une couronne comme récompense de leur fidèle service pendant qu’ils vivaient ici-bas ; mais moi, je n’en recevrai aucune ; j’ai permis à ce présent siècle de me l’enlever. Sans nul doute je me réjouirai d’en voir d’autres recevoir ce que moi j’ai perdu, par mon infidélité, mais je ne pourrai le retrouver. « Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apoc. 3. 11). Je suis reconnaissant de savoir que je suis sauvé par la mort de Christ et que je ferai partie de cette compagnie privilégiée qui entourera son trône dans la gloire et chantera ce beau cantique : « Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation » (Apoc. 5. 9), mais où sera la récompense de mon fidèle service pour le Seigneur dans ce monde ? « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur : si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » (Jean 12. 26). Je n’en aurai aucune. J’ai perdu ma couronne.
Oh ! Combien j’ai été insensé de consentir à un tel échange, de négliger les choses éternelles pour celles de ce monde qui périssent, de ce monde que je vais bientôt quitter ! J’ai déshonoré le Seigneur Jésus, qui m’acheta au prix de son propre sang. Combien ma conduite a été différente de celle de l’apôtre Paul, qui évaluait les choses qui lui étaient un gain ici-bas comme une perte et disait : « Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ » (Phil. 3. 8). Ah ! Certes, ma marche durant ma vie n’a rien eu de commun avec celle de Paul, aussi je n’aurai pas, en ce jour-là, une part semblable à la sienne. Au moment de quitter ce monde, il a dit : « j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi : désormais m’est réservée la couronne de justice, que le Seigneur juste juge me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui aiment son apparition » (2 Tim. 4. 7 et 8). Mais pour moi, au lieu d’avoir combattu le bon combat, j’ai amassé les biens de ce monde, j’ai cherché à enrichir ma famille et à me trouver à l’aise sur cette scène où mon Seigneur et Maître a été crucifié. C’est pourquoi, au lieu d’achever ma course avec joie, je suis retranché au milieu de mes jours, plein de douleur et de regrets. Je n’ai ni gardé la foi, ayant été si infidèle, ni obéi à la voix du Seigneur Jésus qui a dit : « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ». Je n’ai pas suivi Christ à travers ce monde ; il n’y a donc point de « couronne de justice » pour moi. Je n’ai pas « aimé son apparition ». « Désormais m’est réservée la couronne de justice, que le Seigneur juste juge me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui aiment son apparition » (2 Tim. 4. 8) ; le temps de le servir est désormais passé pour toujours. Le Seigneur, dans sa grande miséricorde, va me retirer de cette terre, parce qu’il sait que plus j’y resterai, plus je m’enfoncerai dans les choses de ce monde. Je reconnais en cela sa bonté et son amour, et j’accepte sa discipline avec reconnaissance, puisqu’elle vient de sa propre main.
« Oh ! Cher frère, que ma perte soit un gain pour vous ; laissez-moi vous exhorter à employer fidèlement tous les moments qui vous sont donnés dans ce monde et tout ce que vous possédez, pour Christ et pour ses saints, et j’aurai le bonheur de voir qu’en ce jour-là, vous aurez une riche entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Combien je serai heureux de vous voir recevoir de Ses mains votre couronne et votre place d’honneur dans la gloire, pendant que je me contenterai d’une position plus basse, ayant vécu pour moi-même et non pour Celui qui est mort et ressuscité pour moi».
Je ne pouvais rien répondre à cela, parce que je savais que c’était la vérité : il avait peu assisté le dimanche aux réunions des enfants de Dieu et s’il y assistait, c’était pour la forme et avec froideur, sans jouissance dans son âme et sans utilité aucune pour les autres ; j’étais donc heureux d’entendre cette pleine et entière confession avant qu’il quittât ce monde. Elle n’a pas été sans effet pour ma propre âme, car quand j’étais tenté de m’absenter des réunions de ceux qui aiment et suivent le Seigneur, ou de me relâcher quant à la séparation du monde, je me rappelais la couronne perdue, et cette pensée m’aidait à éviter bien des pièges.
La nuit dans laquelle mon ami mourut fut encore plus solennelle. Il y avait dans la chambre deux ou trois chrétiens, quand, peu de moments avant son départ, il s’assit sur son lit en élevant ses deux mains, dans un mouvement de surprise et de joie, il dit : « Le Seigneur Jésus va quitter le trône de son Père et viendra dans les nuées ravir ses saints à sa rencontre en l’air ! Veillez ! Oh ! Ne dormez pas ! Alors il retomba sur l’oreiller et expira.
Ce témoignage d’un mourant qui appartenait à Christ est bien solennel, non seulement quant à la prochaine venue du Seigneur Jésus pour recueillir son Église, mais aussi quant à notre fidélité envers Lui durant son absence. Il nous montre aussi le grand désir qu’avait ce frère que nous ne faisions pas comme lui, mais que nous soyons trouvés vigilants et sobres. Quoique je sache que ce n’est pas le temps des nouvelles révélations, mais de croire la révélation écrite et inspirée de Dieu, bien des fois cependant depuis lors, quand, fatigué spirituellement, je sentais s’endormir ma vigilance, je me rappelais les paroles du mourant, et elles m’ont été utiles pour dégager mes pieds du filet et poursuivre avec patience la course qui est devant moi, regardant à Jésus. « C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous » (Héb. 12. 1). Assurément, nous devons estimer tout ce qui peut nous y aider, en un temps où tout est calculé pour nous appesantir ou nous décourager, et pour dérober à notre vue ce jour de gloire, car un grand nombre de ceux qui savent avoir la vie éternelle en Christ, semblables à ce jeune homme, se laissent tromper par les choses de la terre et s’imaginent pouvoir jouir des deux mondes, celui d’en haut et celui d’ici-bas, comme si, dans ce dernier, le Seigneur Jésus n’avais pas été rejeté et crucifié. Il est vrai que notre salut ne dépend pas de nos œuvres, mais de ce qu’a fait le Fils de Dieu pour nous, car rien n’est plus clairement révélé dans l’Écriture que le salut par grâce, par la foi, qui est un don de Dieu. « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous » (Éph. 2. 8). « Il nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et sa propre grâce qui nous a été donnée dans le christ Jésus avant les temps des siècles, mais qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile » (2 Tim. 1. 9 et 10). Mais il est aussi clairement révélé dans l’Écriture que ceux qui sont sauvés peuvent, par insouciance dans leur marche, devenir aveugles, ayant oublié la purification de leurs péchés d’autrefois, incapables de regarder, soit en arrière à la croix, soit en avant vers la pleine possession de leurs privilèges. « Car celui en qui ces choses ne se trouvent pas est aveugle, et ne voit pas loin, ayant oublié la purification de ses péchés d’autrefois » (2 Pierre 1. 9). Ces âmes font une grande perte aussi bien dans ce monde que dans la gloire. « L’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu » (1 Cor. 3. 13 à 15). Il nous est souvent répété dans la Parole de Dieu, que le Seigneur Jésus donnera en ce jour-là, à tous ses rachetés, diverses positions dans le royaume, selon leurs œuvres. « Or je dis ceci : Celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et celui qui sème libéralement moissonnera aussi libéralement » (2 Cor. 9. 6). Nous lisons aussi que les uns verront leur œuvre consumée et eux-mêmes seront sauvés comme à travers le feu, et que d’autres « auront une riche entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ ». Le caillou blanc, le nouveau nom, la manne cachée, sont autant de marques de faveur spéciale pour ceux qui auront été fidèles au Seigneur Jésus sur la terre pendant sa réjection. Oh ! Quelle pensée douloureuse que ceux qui sont liés à un Christ ressuscité dans la gloire, à la droite de Dieu, puissent chercher à plaire à eux-mêmes dans un monde où il fut méprisé et rejeté, et n’attendent pas celui qui va venir ! Encore un peu, très peu de temps, et Celui qui doit venir, viendra, et nous verrons sa face et serons avec Lui pour toujours.
« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Cor. 15. 58).

Lecteur bien-aimé, ne perdez pas votre couronne !

D’après le Messager Évangélique 1916

C’ÉTAIT BIEN VOUS, MONSIEUR ?

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C’ÉTAIT BIEN VOUS, MONSIEUR ?

Un soir d’hiver. La lune brille dans toute sa clarté. Un bateau remonte lentement le Potomac, au nord de l’Amérique. L’air est calme, pas le moindre souffle de vent.
Sur le pont de cet élégant bateau, plusieurs personnes enveloppées de leurs manteaux de fourrure sont confortablement installées sur des chaises longues et causent ensemble.
– Chantez-nous quelque chose ! Demande une dame au célèbre Sankey dont la voix était bien connue en Amérique et en Europe.
– Chanter ? Répond Sankey en regardant tout étonné son élégante interlocutrice, je ne chante que des chants chrétiens.
– Eh bien ! Qu’importe ! Chantez-nous un de vos chants, répond la voyageuse.
Tous les passagers appuient la demande et Sankey se lève. Il se découvre, reste quelques moments calme et immobile à la clarté de la lune, puis il se met à chanter. Sa voix résonne dans l’espace, pure et saisissante :

« Jésus, Ami de mon âme,
Je viens me cacher en Toi …
Dans mon cœur je veux attendre
Que la tempête ait passé,
Parle-moi, Ta voix est tendre,
C’est un baume au cœur brisé. »

Ils écoutent tous dans le plus grand silence … Quand, tout à coup, on voit s’élancer vers Sankey un homme encore jeune, qui vient lui aussi d’écouter le chant par une ouverture à l’autre bout du pont.
– Avez-vous servi dans l’armée du Nord ? demande-t-il agité.
– Oui, répond Sankey.
– Étiez-vous dans tel régiment … dans tel bataillon … ?
– Oui, répond une seconde fois Sankey. Mais pourquoi toutes ces questions ?
– Attendez ! N’étiez-vous pas à l’avant-poste une certaine nuit de mai ? Cherchez à vous rappeler ! C’était bien vous, Monsieur ?
– Oui, répond Sankey pour la troisième fois. Je m’en souviens très bien.
– Moi aussi, dit l’homme d’une voix étouffée, car ce fut la nuit la plus importante et la plus remarquable de ma vie et … de la vôtre ! J’ai comme vous combattu dans cette guerre, mais dans les troupes du sud, dans les rangs ennemis. J’étais aussi, comme vous, à l’avant-poste et, de loin, à la lumière brillante de la lune, je vis un homme debout, un de ces adversaires maudits.
– Ah! Ah! Mon vieux, me dis-je, tu ne m’échapperas pas. Ce sera toujours un de moins. Ne sens-tu pas que tu n’as que quelques secondes à vivre, pauvre type !
Et je pointais mon arme sur lui. Sa tête était en pleine lumière, moi, j’étais dans l’ombre. Mon doigt pressait sur la détente. Soudain l’homme fit un mouvement. Il leva les yeux vers une étoile et se mit à chanter. Hé ! Chacun a ses faiblesses ! … La mienne c’est la musique. Je posais avec précaution mon arme sur le sol.
-Ce gaillard-là a une fameuse voix ! Pensai-je. Je lui accorde trois minutes de plus. Il faut que je l’écoute.
Ce qu’il chanta, c’était le chant de tout à l’heure. A ces paroles : « Parle-moi, Ta voix est tendre, c’est un baume au cœur brisé », je sentis une étreinte, je ne savais pas ce que c’était, mais je n’avais jamais ressenti quelque chose de semblable. Il faut que je vous dise qu’autrefois – il y a bien des années de cela, combien d’horreurs j’ai vues depuis ! – ma mère me chantait ce même chant, dans notre petite maison, quelque part dans les grandes forêts de l’Ouest. Elle est morte si jeune, ma mère, et je l’ai toujours pleurée … Eh bien, Monsieur, juste à cette minute-là, je sentis son baiser ici sur mon front, très distinctement, comme autrefois, lorsque j’étais encore un heureux et innocent enfant. Cela me transperça. Cela m’a empêché de tuer ce fils d’une autre mère.
Lorsque je vous ai vu tout à l’heure, exactement comme l’autre fois, la tête découverte à la clarté de la lune, et que je vous ai entendu chanter le même cantique – mon cœur s’est brisé complètement. La première fois, ce ne fut qu’une étreinte, mais aujourd’hui je me sens perdu, perdu ! Voulez-vous m’aider, Monsieur, à trouver ce Christ si puissant qui, pour la seconde fois, s’adresse à moi pour me ramener sur le bon chemin ?
Sankey ne répondit rien, mais il ouvrit ses bras et serra le pauvre étranger sur son cœur. Et dans cette belle nuit, un pécheur commença une vie nouvelle avec Dieu.

 

D’après C. Oliphant