CE N’EST PAS LE BON TOURNEVIS

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CE N’EST PAS LE BON TOURNEVIS

 

« Nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient… mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu ».

Romains 8. 26 à 28

 

Votre Père sait de quoi vous avez besoin.

Matthieu 6. 8

 Gaston vient de casser la locomotive de son train. Son papa est très bricoleur, et toujours prêt à l’aider, il va donc tout naturellement le trouver. Mais il fait d’abord un détour par l’atelier ; là, après quelques hésitations, il choisit un beau tournevis rouge, et le présente fièrement à son papa avec le jouet cassé. Celui-ci examine le jouet, puis le tournevis, et hoche la tête : “Gaston, ce n’est pas du tout le bon tournevis, et il me faut aussi une pince”. Le père se rend alors à son atelier, choisit lui-même les outils appropriés et, en un instant, le jouet est réparé. Il le tend à l’enfant et ajoute : “La prochaine fois, Gaston, tu me laisseras choisir moi-même mes outils”.

Enfants de Dieu, nous rencontrons des difficultés, et tout naturellement, nous avons recours à notre Père céleste. Mais ne nous arrive-t-il pas de faire comme Gaston? Nous avons notre idée sur la façon dont Dieu doit agir, et sur les moyens qu’il doit utiliser. Comme ce petit garçon avec son tournevis, nous les “suggérons” à Dieu. Or, souvent, ce que nous imaginons ou proposons n’est pas “l’outil adapté” à la situation.

Ayons donc la sagesse et l’humilité d’apporter simplement à Dieu notre problème. Et laissons-lui le soin de “choisir ses outils”. Les moyens dont il dispose sont illimités, variés à l’infini. Souvent, il utilise des circonstances et des moyens que nous n’aurions pas choisis ni imaginés. Mais soyons convaincus que la manière dont il agit est sage, et parfaitement adaptée au cas que nous lui avons soumis.

 D’après la Bonne Semence Février 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

LETTRE A NAPOLÉON

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LETTRE À NAPOLÉON

EXTRAIT D’UNE LETTRE À L’EMPEREUR NAPOLÉON, SOUVERAIN DE L’ILE D’ELBE, SUR LE PLUS IMPORTANT DE TOUS LES SUJETS.

Sire, il serait cruel de ma part d’évoquer ce qu’il y a de profondément douloureux dans votre condition, si je ne pouvais vous indiquer une source de consolations qui n’a jamais manqué d’apporter du soulagement dans les plus profondes afflictions. Vous avez perdu le monde, et vous devez être malheureux et désappointé. Je vous montre le chemin pour atteindre, dans le monde à venir, une gloire à laquelle aucune gloire terrestre ne saurait être comparée.
Toute voie est coupée à votre ambition ici-bas, mais j’ouvre devant vous un champ de gloire illimité. Si vous y entrez, vous pourrez abaisser un regard de pitié sur vos anciens compétiteurs, et mépriser les buts pour lesquels vous avez si ardemment combattu.
En vous écrivant sur ce sujet, je ne sais si je dois vous considérer comme croyant, ou non, à la révélation de Dieu. On vous a toujours représenté comme un athée ¹. En réalité, l’Évangile peut gagner un athée, aussi bien qu’un religieux. Bien que toute votre vie, vous ayez fait de l’opposition au christianisme, je vous adresse la vérité qui sauve avec la même confiance que si vous aviez été un moine, ou un « pilier d’église ». Les saintes Écritures commandent l’assentiment par leur évidence ; aucune créature intelligente n’est donc pas excusable de les rejeter.
Les hommes les haïssent, ainsi que le Dieu qu’elles révèlent, parce que leurs œuvres sont mauvaises. Ils ne viennent pas à la lumière, de peur que leurs œuvres soient manifestées. Il est d’une évidence aussi convaincante que les saintes Écritures sont la Parole de DIEU, qu’il l’est que les cieux et la terre sont l’œuvre de ses mains. Les hommes vains peuvent le nier, mais ils sont influencés par un principe autre que l’amour de la vérité. Leur opinion sera un monument de l’humaine folie durant l’éternité.
Sire, la substance des Écritures se trouve dans chacune des nombreuses déclarations qui proclament la bonne nouvelle touchant Jésus Christ. La propitiation par sa mort est le centre de la révélation où elles convergent toutes. Le chemin du ciel est par la foi en l’efficacité de son sang. Tous les hommes sont déclarés coupables et tous sont sous le jugement.
La bonne nouvelle proclamée dans l’Évangile, est que Dieu a envoyé son Fils dans le monde prendre notre na-ture, afin de faire propitiation pour les péchés des hommes ; pour que tous ceux qui croient en Jésus soient sauvés. Ce plan de salut satisfait la justice de Dieu, car les péchés sont expiés jusqu’au dernier, par Celui qui a été le substitut du pécheur. Ce plan glorifie la grâce de Dieu : il annonce le pardon, par la foi en la valeur du sang de Christ, au premier des pécheurs. Il proclame la souveraineté de Dieu, et sa libre faveur en-vers l’homme coupable, car les pécheurs ont part à la propitiation, simplement en croyant le témoignage que Dieu rend à cette œuvre. « Vous êtes sauvés par la grâce », dit l’apôtre, « par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éph. 2. 8).
Ce qui prouve clairement que ce plan du salut n’a pas été conçu par la sagesse humaine, c’est qu’il apparaît à celle-ci comme une folie: « La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent » (1 Cor. 1. 18). « Or l’homme animal ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car elles lui sont folie ; et il ne peut les connaître parce qu’elles se discernent spirituellement » (1 Cor. 2. 14).
Ces déclarations de l’Écriture sont vérifiées par l’observation. Le christianisme, pendant des siècles, a été reçu comme la religion de plusieurs nations ; néanmoins les hommes sont si opposés au simple exposé qui en est donné dans les Écritures, qu’ils en ont altéré le contenu, dans chaque pays où il est reçu, le modelant à leurs goûts particuliers. Au lieu de faire consister le salut en la foi au sacrifice de Christ, le christianisme a été trans-formé, par les uns en de stupides rites superstitieux, par d’autres, en des œuvres de justice morale.
Quoique presque tous les systèmes semblent tenir compte de la mort de Christ, chacun de ceux qui sont établis par la sagesse humaine, fait reposer le salut sur un fondement tout différent de celui qui a été posé par les apôtres.
Ceux mêmes qui se rapprochent le plus de l’Évangile, tout en employant souvent la phraséologie de l’Écriture, ne soutiennent pas fermement et constamment la propitiation comme la seule chose nécessaire pour justifier le pécheur devant Dieu. Quand ils s’appuient sur la foi, la foi est quelque chose d’autre que le simple fait de croire en l’Évangile.
Bien plus, si forte est l’opposition entre la sagesse de Dieu et la sagesse de l’homme, que beaucoup, qui sont en quelque mesure enseignés de Dieu, acceptent que la sagesse humaine influe sur leurs explications de l’évangile de Christ.
Sire, lisez les Écritures ; je fais appel à la franchise de votre majesté pour déterminer s’il peut y avoir un seul doute que le salut est promis à tous ceux qui croient en Jésus ou qui reçoivent l’Évangile.
« Allez », dit Jésus, « dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la création. Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas cru sera condamné » (Marc 16. 16).
Comparez les nombreux passages qui parlent de ce su-jet, et, quels que soient vos sentiments sur les Écritures, vous ne pourrez que vous convaincre que ce qu’elles enseignent, c’est que la seule chose nécessaire pour rendre un pécheur juste devant Dieu, est la foi en l’œuvre expiatoire faite par son Fils.
Maintenant, Sire, si tel est le témoignage de l’Écriture sainte, et s’il est tellement contraire à la sagesse humaine, que tous les hommes sages de ce monde, quand ils ont reçu l’Évangile, l’ont altéré au point de lui faire parler un langage différent. N’est-ce pas la parfaite évidence que les saintes Écritures ne peuvent pas être une invention humaine ?
Elles ont été appelées une invention des ruses des prêtres ; mais j’affirme sans restriction, que celui qui ose parler ainsi ne sait ni ce que sont les Écritures, ni ce qu’est la nature humaine. Je maintiens, en face de tous les philosophes du monde, que les saintes Écritures doivent être de Dieu, parce qu’elles n’auraient pas pu être inventées par l’homme.
Demandez aux diverses sectes ce que c’est que le christianisme ; comparez leurs réponses aux déclarations des apôtres, et le résultat vous apportera la preuve évidente que l’Évangile n’est pas une invention humaine.
Le glorieux plan de pardonner le pécheur sans innocenter le coupable, n’était jamais monté au cœur de l’homme. C’est la déclaration du prophète Ésaïe et de l’apôtre Paul: « Ce que l’œil n’a pas vu, et que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (És. 64. 4 ; 1 Cor 2. 9). Comment la sagesse humaine aurait-elle pu inventer l’Évangile ? Elle aurait plus aisé-ment inventé le plan du système solaire.
Depuis la première apparition de l’Évangile, on lui a objecté qu’il « n’est pas ami des bonnes œuvres ». Si les hommes sont sauvés par la foi au sacrifice de Christ, sans le secours de leur propre justice, il n’y a pas, dit-on, d’encouragement à la vertu, mais plutôt au péché. Et certes, si les hommes veulent abuser de la grâce pour pécher tout à leur aise, leur condamnation sera juste. L’Écriture nous dit, en effet, que « la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous enseignant que, reniant l’impiété et les convoitises mon-daines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il nous rachetât de toute iniquité et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes œuvres » (Tite 2. 11 à 14).
Bien que les œuvres de quelque espèce qu’elles soient, qui précèdent ou accompagnent la connaissance de la vérité, ne soient d’aucun effet pour l’acceptation du pécheur devant Dieu, nous sommes cependant maintes fois enseignés que ceux-là seuls qui portent le fruit de la justice, montrent qu’ils ont réellement compris et cru l’Évangile. « La colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes » (Rom. 1. 18), «tribulation et angoisse seront la part de toute âme d’homme qui fait le mal » (Rom. 2. 9).
Si vraiment vous n’êtes pas convaincu que les Écritures sont une révélation de Dieu, je puis déclarer à votre majesté qu’elle les a certainement mal comprises. La foi en l’Évangile est, de toute manière, en opposition avec la poursuite de la gloire du monde. Sans vous charger d’aucun crime particulier, soit pour arriver au pouvoir, soit pour assurer ou étendre votre empire, les buts que vous avez poursuivis ne vont pas avec la foi en l’Évangile. Si le pouvoir et la gloire de ce monde ont été vos objets, vous n’avez pas vu la gloire de Dieu qui brille sur la face de Jésus Christ.
Mais, Sire, quelle qu’ait été votre culpabilité, vous n’êtes pas pour cela exclu de l’espérance de la grâce, si vous vous confiez au nom du Fils de Dieu. Il est venu pour chercher ce qui était perdu, et pour sauver le « premier » des pécheurs.
L’apôtre Paul avait été manifestement un des plus grands persécuteurs des rachetés de Christ. Pendant qu’il était en chemin pour Damas, afin de remplir une mission sanguinaire contre les saints de Dieu, le Seigneur lui apparut et l’appela à son service. Parlant de lui-même, il dit: « Moi qui auparavant étais un blasphémateur, et un persécuteur, et un outrageux ; mais miséricorde m’a été faite, parce que j’ai agi dans l’ignorance, dans l’incrédulité » (1 Tim. 1. 13). Vous voyez, sire, cet homme qui avait trempé ses mains dans le sang des saints, sauvé par la foi en la valeur du sang de Christ ! Il n’avait, il est vrai, dévasté aucun pays, il n’avait pas renversé des trônes ; cependant, par son opposition à la vérité, il avait montré une plus grande inimitié contre Dieu, qu’aucun des conquérants que le monde ait jamais connus. Le choix que Dieu fait de lui, comme monument de la grâce, assure les plus coupables d’entre les hommes qu’ils seront reçus de Dieu par la foi en l’œuvre du sang de Christ. Il a dit : «Miséricorde m’a été faite, à cause de ceci, savoir afin qu’en moi le premier, Jésus Christ montrât toute sa patience, afin que je fusse un exemple de ceux qui viendront à croire en lui pour la vie éternelle » (1 Tim. 1. 16).

¹ Voici une pensée de Napoléon intéressante à citer ici :
« J’ai passionné les multitudes qui mouraient pour moi… mais il y fallait ma présence, l’électricité de mon regard, mon accent, une parole de moi ; alors j’allumais le feu sacré dans les cœurs. Le Christ, Lui seul, est parvenu à élever le cœur des hommes jusqu’à l’invisible, jusqu’au sacrifice du temps et de l’espace. Lui seul demande à travers dix-huit siècles ce qui est le plus difficile d’obtenir, ce qu’un sage demande vainement à quelques amis, un père à ses enfants, une épouse à son époux, un frère à son frère, en un mot, le cœur. C’est là ce qu’Il veut pour Lui. Il l’exige absolument, et Il l’obtient tout de suite. Quel miracle !
À travers le temps et l’espace, l’âme humaine avec toutes ses facultés, devient une annexe de l’existence du Christ. Tous ceux qui croient sincèrement en Lui ressentent cet amour admirable, surnaturel, phénomène inexplicable, impossible aux forces de l’homme, feu sacré dont le temps, ce grand destructeur, ne peut ni user la force, ni limiter la durée. Moi, Napoléon, c’est ce que j’admire davantage, parce que j’y ai souvent pensé. C’est ce qui me prouve absolument la divinité du Christ ».

Mémoires de Sainte-Hélène

EST-ON DU FUMIER ?

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EST-ON DU FUMIER ?

– Vous voyez le fumier que je mets à ces vignes, eh bien ! Quand on est mort, on devient du fumier! Voilà ma certitude !
Il était sincère, et je respectais ce libre penseur qui, plus d’une fois, m’avait dit :
– Quand on est mort, on est bien mort; et, à la tombe, tout est fini, et bien fini !
Je me bornais à lui dire :
– Un de nous deux se trompe : l’avenir nous montrera lequel des deux a eu raison, ou s’est trompé; vous marchez vers les vers du sépulcre ; moi, je marche vers les étoiles !
– Oh ! oui, ajouta-t-il en riant… vous êtes dans la lune !

Quelques mois plus tard, sa fille, une jeune fille de dix-huit ans, agonisait : elle avait cru au Seigneur Jésus, et, avant de mourir, elle avait rendu un magnifique témoignage à son Sauveur. Son père, cet incrédule avec qui j’avais eu ce dialogue, m’avait fait savoir la mort de son enfant.
Elle les avait quittés en un jour de Noël, leur donnant rendez-vous à tous, même à son père l’incrédule, dans ce beau ciel, où l’on ne se quittera plus, et où Dieu essuiera toutes les larmes.
On me raconta ses derniers instants, avant d’aller au cimetière; et, quand le moment fut venu, je donnai le bras à ce pauvre père dont la douleur faisait peine à voir. Le service terminé, il voulut s’approcher de la fosse : il adressa en sanglotant, un dernier adieu à sa bien-aimée.
Je le pris alors doucement par le bras, en lui disant :
– Elle n’est pas là, votre chère petite ; là, il n’y a plus que ses vêtements : elle est là-haut avec Jésus !
– Oh ! oui, s’écria-t-il, en sanglotant ; oh ! Ma fille n’est pas du fumier ! J’ai bien vu dans ses yeux qu’il y a un ciel, qu’il y a un Jésus : elle m’y a donné rendez-vous… et je veux aussi aller l’y retrouver un jour…

Cet homme est devenu un vrai chrétien; il a cru humblement, simplement, joyeusement aux paroles du Seigneur Jésus, à Ses promesses ; il sait maintenant que tous ses péchés sont pardonnés et qu’il a, en Jésus, un parfait Sauveur.
Quand je l’ai revu, dans les vignes, près d’un tas de fumier, il m’a rappelé sa conversation d’autrefois, et il a ajouté :
– Souvent, dans la journée, j’élève mes yeux vers le ciel, où est ma fille chérie, et je sais maintenant que j’irai l’y retrouver un jour.

Ami lecteur, crois-tu au Seigneur Jésus ? Si tu demandais sincèrement : Qui est-il, afin que je croie en Lui ? Je me bornerais à te dire : Il est le Fils de Dieu, mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification, vivant aux siècles des siècles.
Il est le Chemin qui mène à Dieu, nul ne vient au Père que par Lui.
Il est la Porte, et l’unique Porte pour entrer au ciel. Il dit : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ».
Il est le Don de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, qu’il ait la vie éternelle ».
Il est l’œuvre de Dieu pour le salut des pécheurs : « C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé ».
Il est la Volonté de Dieu : « C’est ici la volonté de mon Père : que quiconque discerne le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle ».
Les hommes disent : c’est trop simple; pour obtenir son salut il faut FAIRE beaucoup de prières, beaucoup de pénitences, beaucoup de mortifications, beaucoup d’aumônes, beaucoup d’œuvres méritoires en pratiquant tous les rites et tous les sacrements.
Mais ce que disent et ce que font les hommes pour mériter le salut, n’a pas l’autorité de ce que Dieu dit dans sa Parole, et de ce que Dieu a fait pour le salut de l’âme. Car « que donnerait un homme en échange de son âme ? »
Paraître chrétien, professer le christianisme, être comme un chrétien, ce n’est pas être chrétien ; substituer le faire à l’être, le mérite à la grâce, les commandements des hommes au commandement de Dieu, c’est rendre à l’homme ce que l’Évangile est venu lui arracher et c’est réaliser ce que Jésus a dit : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi ; mais ils m’honorent en vain, enseignant comme doctrine des commandements d’hommes ».
Ami lecteur, tu as besoin de Jésus Christ et non des préceptes chrétiens : Le Christ est-Il ton Sauveur personnel ? S’Il ne l’est pas, tu n’entreras pas dans le Royaume des Cieux ! Si ta religion consiste à suivre le cortège du Roi, elle ne te donnera pas dans les veines du sang royal : il faut naître dans la famille du Roi. Es-tu né dans la famille de Dieu ? Ou bien es-tu seulement inscrit sur le registre d’une Église ?
Jésus Christ a dit : « En vérité, en vérité je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » ; « Je suis la lumière du monde ».
« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu ».
« Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle vous qui croyez au nom du Fils unique de Dieu ».
« Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison ».

DÉLIVRÉ DE LA TENTATION

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ENTRE NOUS !

Mes chers jeunes amis,

C’était en 1870. Envoyés en garnison dans le port de Flensburg, sur la mer Baltique, les soldats menaient une vie dure. Leurs familles nombreuses avaient à peine de quoi se nourrir et se vêtir : c’était une vraie misère !

L’un des soldats, connu pour sa piété, reçut l’ordre de porter un message à quelques heures de là. La lune brillait lors de son retour quand, du haut de sa monture, il aperçut une tache blanche sur le pré. « Qu’est-ce donc ! » se dit-il. Une longue pièce de drap, mise à blanchir sur l’herbe, avait été oubliée le soir précédent par le tisserand du village. « Voilà qui ferait mon affaire ! Ma femme pourrait la vendre et acheter de quoi nourrir nos petits affamés ! » Il arrêta son cheval et s’avança pour rouler l’étoffe. Mais à ce moment-là une voix cria : « Ne fais pas cela ! Tu serais un voleur ! » Il recula et remonta en selle. La tentation était si forte qu’il revint par trois fois, mais chaque fois la voix l’arrêtait. C’était le Seigneur qui lui parlait et il le savait !

Il fait un détour pourtant pour avertir le tisserand. Il s’annonça sous la fenêtre du dormeur : « Ordonnance du commandant de Flensburg ! » Ainsi alerté, l’homme s’habilla en hâte et ouvrit la porte toute grande. Il apprit avec reconnaissance l’oubli de ses travailleurs, qu’il réveilla aussitôt. Puis prenant soin du soldat fatigué, il le servit avec abondance, s’enquit de ses besoins. En récompense, il lui remit une pièce de drap d’une superbe qualité.
– Je l’accepte comme donnée par mon Seigneur qui m’a secouru à l’heure de la tentation, dit le soldat humblement. N’a-t-il pas dit dans Sa Parole : « Je suis avec toi pour te délivrer » ?

Comme au siècle passé, le Seigneur est aujourd’hui le Même, chers jeunes amis, et Ses promesses de délivrance sont pour ceux qui se confient en Lui. Que chacun de vous garde en son cœur ces paroles, au seuil de l’An Nouveau : « Moi, je serai avec toi » (Jos. 6. 16).

En celui qui nous aime.

Votre M. Rossel
D’après La Bonne Nouvelle – Janvier 1995

PLAN DE LECTURE JOURNALIÈRE MARS ET AVRIL

BIENHEUREUX CELUI QUI LIT (Apoc. 1. 3)

 

Plan de lecture journalière

 PREMIER LIVRE DE SAMUEL

 

Pour télécharger :  PLAN DE LECTURE MARS  (pdf)

 Mars

Saül, roi rejeté par l’Éternel

 X       Jour      Samuel

…         1          15. 24 à 29    Tu as rejeté la parole de l’Éternel, il t’a rejeté comme roi.

…         2          15. 30 à 35    Saül se lamente, se justifie, mais Samuel ne le reverra plus.

…         3          16. 1 à 3        L’Éternel appelle Samuel à oindre un nouveau roi.

…         4          16. 4 à 10      Isaï a huit fils. A quoi l’Éternel regarde-t-il ?

…         5          16. 11 à 13    David sera le roi. Son nom veut dire « bien-aimé ».

…         6          16. 14 à 23    Dieu envoie un mauvais esprit à Saül. David jouera de la harpe.

…         7          17. 1 à 7        Les Philistins déclarent la guerre à Israël. Goliath se présente.

…         8          17. 8 à 11      Goliath outrage les troupes rangées d’Israël.

…         9          17. 12 à 18    Isaï envoie David voir ses frères, soldats de Saül.

…         10        17. 19 à 24    Depuis 40 jours, Goliath effraie le camp armé de Saül.

…         11        17. 25 à 30    Pour la première fois, David voit le géant. Colère d’Eliab.

…         12        17. 31 à 37    Deux délivrances pour David. La troisième sera encore de par l’Éternel.

…         13        17. 38 à 40    Un bâton, cinq pierres lisses, une fronde…

…         14        17. 41 à 47    D’où vient le courage de David ?

…         15        17. 48 à 54    Grande délivrance pour tout Israël !

…         16        17. 55 à 58    Personne ne connaît le héros.

…         17        18. 1 à 5        David trouve un ami : Jonathan.

…         18        18. 6 à 11      La jalousie pousse Saül au meurtre.

…         19        18. 12 à 19    L’Éternel est avec David.

…         20        18. 20 à 30    Le cœur de Saül est rempli de haine, de tromperie et de ruse.

…         21        19. 1 à 7        Saül veut la mort de David, mais Jonathan apporte la paix.

…         22        19. 8 à 18      La jalousie dévore le cœur du roi. David s’enfuit vers Samuel.

…         23        19. 19 à 24    Saül prophétise.

…         24        20. 1 à 11      Jonathan retrouve son ami.

…         25        20. 12 à 17    Jonathan fait alliance avec David.

…         26        20. 18 à 23    Le signal est convenu !

…         27        20. 24 à 34    La colère de Saül éclate.

…         28        20. 35 à 43    Les amis se séparent, mais une même foi les unit.

…         29        21. 1 à 6        David trouve refuge auprès d’Akhimélec, le sacrificateur.

…         30        21. 7 à 10      David emporte l’épée de Goliath et les pains.

…         31        21. 11 à 15    David fait une erreur. Il a peur du roi Akish et s’enfuit.

 

Avril

Pour télécharger : PLAN DE LECTURE AVRIL (pdf)

PREMIER LIVRE DE SAMUEL

David, image de Christ rejeté

 X       Jour      Samuel

…         1          22. 1 à 4        David reçoit sa famille. Ceux qui sont découragés restent avec lui.

…         2          22. 5 à 10      Ne reste pas dans la caverne, dit Gad. Doëg a « rapporté » à Saül.

…         3          22. 11 à 19    Doëg, le rapporteur, ne craint pas de mettre à mort les sacrificateurs !

…         4          22. 20 à 23    Un seul réussit à s’enfuir : Abiathar. Il se joint à David à Kehila.

…         5          23. 1 à 5        David délivre la ville de Kehila assiégée par les Philistins.

…         6          23. 6 à 13      David et ses 600 hommes s’enfuient : Saül a décidé leur mort.

…         7          23. 14 à 18    Saül cherche David. Jonathan retrouve son ami et l’encourage.

…         8          23. 19 à 23    Pour plaire à Saül, les habitants de Ziph dénoncent David.

…         9          23. 24 à 28    Le méchant fait une œuvre qui le trompe : Les Philistins pillent le pays.

…         10        24. 1 à 8        David va-t-il faire mourir l’oint de l’Éternel ?

…         11        24. 9 à 16      De loin, David interpelle Saül et lui montre le pan de sa robe.

…         12        24. 17 à 23    Saül dévoile le fond de son cœur : je sais que tu seras le roi d’Israël !

…         13        25. 1               Mort de Samuel à Rama. Israël pleure son prophète.

…         14        25. 2 à 11      David croit trouver de la bonté chez Nabal : ce n’est qu’avarice.

…         15        25. 12 à 17    David a protégé bergers et troupeaux de Nabal. Abigaïl est avertie.

…         16        25. 18 à 22    Abigaïl prépare de la nourriture pour David et ses 600 hommes.

…         17        25. 23 à 27    Abigaïl prend la faute sur elle et dit : L’Éternel t’a empêché de te venger.

…         18        25. 28 à 31    Tu combats les combats de l’Éternel, dit Abigaïl.

…         19        25. 32 à 35    « Béni soit l’Éternel qui t’a envoyée », dit David.

…         20        25. 36 à 38    Triste fin de Nabal.

…         21        25. 39 à 44    David prend Abigaïl pour être sa femme.

…         22        26. 1 à 5        Les Ziphiens dénoncent David.

…         23        26. 6 à 12      Tous dorment ! Qu’emporte David ? Pour nous, qu’est-ce que l’épée ? Lis Eph. 6. 17.

…         24        26. 13 à 16    Vous êtes dignes de mort ! s’écrie David.

…         25        26. 17 à 20    Tu me poursuis comme une perdrix sur les montagnes, dit David.

…         26        26. 21             Saül confesse sa faute, promet, mais ne tient pas.

…         27        26. 22 à 25    L’Éternel rendra à chacun sa fidélité, déclare David.

…         28        27. 1 à 4        David cherche un refuge auprès du roi Akish.

…         29        27. 5 à 7        Akish lui donne Tsiklag.

…         30        27. 8 à 12      David abandonne l’Éternel.

 

La Bonne Nouvelle 1995

SOUS LA VAGUE

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SOUS LA VAGUE

 

La vieille Martha Brown se tenait sur le seuil de sa petite maison, scrutant anxieusement la route ; ses yeux fatigués s’habituaient mal à la réverbération éblouissante produite par l’ardent soleil d’été sur l’asphalte. Soudain, elle aperçut un jeune homme vêtu de bleu ; sûre que c’était celui qu’elle attendait, elle courut à sa rencontre en s’écriant :
– Jimmie ! Jimmie ! Enfin te voilà !
A peine les mots étaient-ils sortis de sa bouche qu’elle se rendit compte de son erreur.
– Êtes-vous Mme Brown ? Demanda le nouveau venu.
– Oui ; que désirez-vous ?
– Mon nom est Pierre Stone. Je… j’étais… bégaya-t-il, je suis un camarade de votre fils.
– Oui, répondit-elle, j’ai entendu parler de vous ; mais où est mon fils, mon Jimmie ?
– Il… il… le bateau heurta un rocher…
Pierre ne put continuer son récit.
– Ah !
Elle ne poussa qu’un cri, mais reprit rapidement le contrôle d’elle-même ; elle fit entrer le jeune homme afin d’entendre le récit détaillé de ces circonstances tragiques. Le navire, pris dans un orage terrible, avait été jeté contre un banc de rochers ; c’était dans l’océan Pacifique. De l’équipage, composé d’une centaine d’hommes, une vingtaine seulement furent sauvés. Jim Brown, le fils unique de sa mère veuve, mourut avec les quatre-vingts autres.
Pendant un moment, ni l’un ni l’autre ne put exprimer une parole ; à la fin, la pauvre vieille maman demanda à travers ses sanglots :
– Avez-vous vu mourir mon fils ?
– Oui, murmura-t-il.
– Comment est-il mort ?
– Mme Brown, je ne peux pas vous le dire.
– Vous le devez, répliqua-t-elle, vous devez tout me dire. Je sais qu’il est mort en paix, car j’ai tant prié pour lui.
De nouveau il refusa ; elle persista, et d’une voix brisée, il ajouta :
– Une vague l’a englouti au moment où il jurait contre Dieu.
La pauvre vieille s’affaissa brusquement comme si elle avait reçu un choc, puis elle leva les yeux sur son texte favori suspendu au mur : « Pour Dieu, toutes choses sont possibles ». Montrant ces mots du doigt, elle reprit :
– Même après ce que vous m’avez raconté, je crois que Dieu a sauvé mon enfant.
Les yeux pleins de larmes, elle poursuivit sur un ton qui manifestait une foi et une confiance telles que Pierre ne devait plus jamais l’oublier :
Le Seigneur l’a rencontré sous la vague.
Six mois passèrent ; Martha vivait seule avec son chagrin, tout en soignant son jardin. De ses grandes souffrances morales, elle ne laissait rien voir, mais demeurait souriante, aimable envers chacun dans son village, et par sa présence apportait un réconfort à bien des cœurs tourmentés. Elle priait beaucoup et demeurait fermement persuadée que Dieu, dans son amour et sa miséricorde, n’avait pas laissé périr son fils.
Durant bien des années, Jim avait été une source de chagrin pour sa mère. Il l’aimait pourtant, mais à sa façon brusque et rude ; il buvait beaucoup, faisait beaucoup de tapage avec ses camarades, et se moquait de toute religion. Pendant ce temps, sa mère priait sans jamais mettre en doute que le jour viendrait où il serait sauvé. Même après avoir entendu qu’il jurait au moment où la vague passa sur lui, elle refusait d’abandonner tout espoir.
La veille de Noël elle reçut une lettre ; l’adresse en était bien tachée et barbouillée, et l’enveloppe ne contenait qu’un petit feuillet avec ces mots : « Chère maman, je suis en vie et je viendrai à la maison bientôt. Dieu soit loué ! Il a sauvé mon corps comme mon âme. Ton fils : Jimmie ».
Mme Brown posa la lettre sur la table.
– Oui, Dieu soit loué, dit-elle, car pour Lui toutes choses sont possibles.
Ce même soir, alors qu’elle était assise confortablement près du feu, on frappa à la porte. Tremblante, elle alla ouvrir et se trouva face à face avec son fils.
– Oh ! Jimmie ! Jimmie, enfin, mon garçon, mon cher garçon !
Elle constata qu’il avait bien changé, plus maigre, plus pâle, mais, dans son regard, luisait une lumière inhabituelle.
Après les premières salutations, il raconta son histoire. Lorsque la vague eut passé, il put émerger de l’eau, trouva une planche à laquelle il s’agrippa, puis réussit à nager jusqu’au rivage, ce qui lui prit plusieurs heures. Un pêcheur finit par le trouver et l’emmena chez lui. Durant bien des semaines, il demeura entre la vie et la mort, sa convalescence fut longue, et il se trouvait trop faible pour entreprendre le long voyage jusqu’à la maison. Dès que cela lui fut possible, il se mit lui aussi à pêcher pour gagner de quoi payer son voyage de retour.
Après l’avoir écouté attentivement, sa mère lui dit :
– Jimmie, comment es-tu venu à connaître Jésus comme ton Sauveur ?
– Mère, répondit-il, le Seigneur m’a rencontré sous la vague. Sous la vague j’ai revu toute ma vie passée et pécheresse ; j’ai pu alors crier : « Seigneur, sauve-moi ! » et Il l’a fait.
Jésus… peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux (Héb. 7. 25).

D’après Almanach Évangélique 1976

UNE PETITE VOYAGEUSE PLEINE D’ASSURANCE

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UNE PETITE VOYAGEUSE PLEINE D’ASSURANCE

 

C’est un soir d’été avant le coucher du soleil. Tous les employés du centre-ville se hâtent pour regagner leurs foyers respectifs – relativement près pour les uns, dans la banlieue lointaine pour les autres – par les trains électriques, les bus, leurs voitures personnelles. Tous aspirent au calme, loin des bruits et de l’agitation de la ville.
Le tram s’arrête. Une petite fille âgée de 4 ans à peine, d’allure joyeuse, pas timide mais pas audacieuse pour autant, y monte – toute seule – un petit mouchoir à la main, noué par les quatre coins, qui ne pouvait cacher la tartine qui s’y trouvait. Sur ses épaules, un foulard de soie, coquet et de bon goût. Elle s’assied, place son petit paquet sous le bras, puis avec un gentil sourire, s’adresse calmement au contrôleur : « Puis-je m’asseoir là ? », dit-elle. Et lui, répond instantanément : « Mais bien sûr, ma chérie ». C’est là, à côté de lui, qu’elle avait apparemment décidé de s’asseoir. Lorsque le tram s’ébranle à nouveau, le contrôleur – environ 1 mètre 85 de hauteur – balaye d’un regard scrutateur les passagers. Mais dans ce regard il y a quelque chose de gentil et d’aimable qui attire l’attention de la petite fille.
Puis le contrôleur commence à faire le tour du wagon et bientôt on n’y entend plus que le bruit familier de la monnaie ramassée et du poinçonnage des billets. A la fin il s’adresse à la petite fille et lui dit : « Le prix du billet, s’il te plait ». Elle le regarde un moment, secoue la tête et dit : « Je n’ai pas un penny, mon trajet a été payé, ne le savez-vous pas ? Et c’est Jésus qui l’a payé ». Lui, un peu dérouté – tout le monde autour souriait – « Non, je ne le savais pas, mon enfant, et qui donc est ce Jésus ? » « Comment donc, vous ne connaissez pas Celui qui est mort pour des pécheurs, pour les petits enfants, et aussi pour les grandes personnes, pour nous rendre propres et nous laver de nos péchés ? N’est-ce pas dans Son tram que je voyage ? » « Non, ne pense pas ! Ce qu’il me faut, sais-tu, c’est le prix du billet ». « Mais je vous ai déjà dit que Jésus l’avait payé, il y a bien longtemps de cela ». Ma mère m’a dit, juste avant de mourir, que Jésus l’a payé quand Il a été crucifié et que Son train, par lequel Il emmène les pauvres pécheurs hors de ce monde de péché, part de Sa croix. Ma mère m’a dit que Sa maison est grande et belle. C’est là que je veux aller et revoir ma mère. Je veux aller au ciel où Jésus habite. Ne voulez-vous pas y aller vous aussi? Ma mère m’a dit qu’Il nous y accueille avec joie – ne serons-nous pas en retard ? Oh ! Allons-y avant que la porte ne soit fermée. Il nous y invite, nous les petits enfants, à venir à Lui ». A ce moment, les yeux du pauvre contrôleur se voilent. Pourquoi donc ? Et en plus sa gorge se serre et il tripote fébrilement le bord de sa veste. Autour d’eux les gens écoutent. Quelques-uns sont en pleurs, le plus insensible sourit et, alors que tous sont stupéfaits quelqu’un chuchote : « C’est par la bouche des petits enfants que Dieu a établi Sa louange ». La petite fille dit alors : « Je suis un pèlerin sur le chemin du ciel. Ma mère avait l’habitude de me chanter des cantiques de Jésus et de l’amour du Père et m’a dit d’aller la rejoindre là-haut. Et lorsqu’aujourd’hui ma tante est sortie, invitée quelque part pour le thé, j’ai regardé dehors, mais je n’ai pas vu le Père, alors j’ai préparé mon petit paquet, ai mis mon foulard et ai quitté ma maison, comme un petit voyageur, « vagabondant » vers le ciel. Et c’est alors que votre train s’est arrêté, et je vous ai vu, vous aviez l’air si gentil et vous m’avez fait un signe – je l’ai vu – et j’ai pensé que vous apparteniez au train de Jésus : n’êtes-vous pas en train de retourner au ciel ? Le pauvre contrôleur ne peut que secouer la tête ; les yeux pleins de larmes, il n’a même plus la force de parler : le babillage de la petite a touché sa conscience et celle-ci a attisé ses craintes, a fait déborder la fontaine de ses larmes et a ravivé son désarroi. Finalement il parle et dit : « J’avais une petite fille. Je l’aimais beaucoup. Elle était ma petite chouchoute. Je m’en souviens encore avec une grande tendresse. Combien elle m’aimait ! Mais un jour elle est morte ». « Elle est allé au ciel », répliqua la petite fille. Elle est allée vers Jésus, ne voudriez-vous pas aller la rejoindre là-haut ? Jésus a payé son billet, cher contrôleur ! » Et à ce moment-là le contrôleur s’effondre complétement. Ce comportement aurait pu être, de la part de l’entourage l’objet d’une désapprobation, mais personne ne sourit, personne ne rit. Nombreux sont ceux qui assistent à la scène et qui sont touchés. Alors le contrôleur embrasse l’enfant, car elle a gagné son cœur. « J’ai tellement sommeil » lui dit-elle. « Avec votre permission, je me coucherai sur cette banquette et j’attendrai jusqu’à ce que votre train arrive à la porte de Jésus. Là-bas n’oubliez pas de me réveiller ! Tirez sur ma robe. Et alors, frappez juste un seul petit coup à la porte. Et là vous verrez Jésus ! » Et ce grand homme pleure et pleure encore !…
Je quitte ce train et je pense à tous ces petits et ces petites qui ont trouvé la route – le chemin étroit qui conduit à cette demeure bénie ! C’est par la foi en Christ que cette chère enfant a discerné le droit qu’elle avait à cette demeure, que de nombreux hommes instruits retenus par le doute et la crainte, ne discernent pas.
Un petit enfant ! Le Seigneur utilise souvent de tels – des vases faibles – pour briser ou faire ployer le cœur le plus difficile à toucher ; et ensuite, par Son Esprit il met un et terme au conflit et fait entrer ce cœur pour toujours dans Sa paix et Son repos.
Arrivés à ce terme-là, nous sommes, tout au long de la route vers le but, les porteurs du message que nous allons au ciel – parce que Jésus a payé notre billet pour y aller!

« Jésus…leur dit : Laissez venir à Moi les petits enfants ; ne les en empêchez pas, car à de tels est le royaume de Dieu » (Marc 10. 14).
« Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé » (Actes 2. 21).

Histoire vraie.
Traduit de l’anglais

PRIEZ POUR LE REPOS DE SON ÂME

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PRIEZ POUR LE REPOS DE SON ÂME

Que de fois on rencontre ces mots sur les « faire-part » de la mort d’amis et de parents ! Et on ne peut que se demander : Où sont les cœurs qui ont répondu à l’appel du Seigneur ? Il a promis le repos à tous ceux qui viennent à Lui. Il est le chemin, la vérité et la vie. Si l’on écoute, si l’on croit en Lui, on ne peut être confus, car « Il ne peut se renier lui-même » (2 Tim. 2. 13). Il demeure fidèle même si nous sommes incrédules, dit l’Apôtre. Mais si nous n’écoutons pas sa voix, il est tout naturel que nous cherchions le repos autre part qu’en Lui, et dans un avenir inconnu. Quelques-uns en viennent même à se persuader que l’avenir n’existe pas, et que la mort met fin à la vie de l’homme comme à celle de la bête. Ils ferment leurs oreilles à ces paroles de l’Ecclésiaste : « La poussière retourne à la terre, comme elle y avait été, et l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné ». Mais « il faut que nous soyons TOUS manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses accomplies dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal » (2 Cor. 5. 10).

LA JOIE DE SE CONFIER EN DIEU

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LA JOIE DE SE CONFIER EN DIEU
Pour les jeunes croyants

Chers jeunes croyants, comment pouvons-nous expérimenter et maintenir la profonde joie de la foi ? Le Psaume 37 dit : « Fais tes délices de l’Éternel : et Il te donnera les demandes de ton cœur » (v. 4). Pour persévérer dans la foi, nous devons chercher chaque jour la présence du Seigneur, avoir un dialogue humble, authentique et confiant avec Lui. Chercher Sa présence signifie Lui faire confiance, avoir conscience du fait que nous vivons sous Son regard. Apprenez à voir comment le Seigneur agit dans votre vie, découvrez-le dans votre quotidien. Comme Il l’a promis, Il ne vous abandonnera jamais. Sur la croix, Il a donné sa vie par amour pour vous.
Chercher le Seigneur, cela signifie aussi lire et accueillir Sa Parole dans le cœur. Le prophète Jérémie écrivait : « Tes paroles… ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16). Apprenez à méditer la Bible, et vous trouverez en elle la réponse aux questions qui vous viennent à l’esprit. La Parole de Dieu vous fera découvrir les merveilles qu’Il a accomplies et vous conduira à la louange et à l’adoration : « Allons au devant de Lui avec la louange, poussons vers Lui des cris de joie en chantant des psaumes » (Ps. 95. 2).
Nous passons tous, parfois, par des moments d’épreuve, de souffrance ou de tristesse. Mais le Seigneur veut nous faire éprouver, dans ces moments même, la joie de Son amour. L’apôtre Paul disait de lui-même et de ses collaborateurs : « Comme attristés, mais toujours joyeux ; comme pauvres, mais enrichissant plusieurs ; comme n’ayant rien, et possédant toutes choses » (2 Cor. 6. 10).

D’après « Il Buon Seme »
Février 2017

À CHACUN SON OUVRAGE

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À CHACUN SON OUVRAGE

Marc 13. 34
Lire aussi Luc 12. 42 et 44 ; Mat. 24. 45 à 47

Assemblons ces versets qui se complètent. Le Seigneur y compose un tableau bref, mais riche en instruction. Le fond de la scène est une maison. Les personnages : un maître absent, un économe, un portier, des esclaves anonymes occupés à des tâches diverses. Le maître est absent. Mais avant son départ il a laissé sa maison dans un ordre parfait. Il n’est pas parti à la hâte. Il a confié à chacun de ses serviteurs un travail particulier.

Pour l’économe, il s’agit de veiller à la subsistance de chacun. Sa tâche consiste à la donner à la fois, non frelatée et au bon moment. Il doit par conséquent être fidèle pour conserver les provisions sans qu’elles s’altèrent, prudent pour les distribuer en ne donnant ni trop ni trop peu, en discernant le temps convenable.

Les instructions laissées au portier tiennent en un seul mot : veiller. Veiller pour que le voleur ne pénètre pas ; veiller aussi pour ouvrir au maître à quelque moment qu’il revienne. C’est un poste de confiance et d’honneur.

Les autres serviteurs et les servantes ont reçu chacun son ouvrage. Chacun s’est vu préciser sa tâche, non par un intermédiaire, mais par le maître lui-même. C’est lui qui a préparé les moyens nécessaires. Il a tenu compte de la capacité de chaque esclave. Plus encore, il l’a investi d’une autorité qui est une fraction de la sienne propre. Autrement dit : ces serviteurs, jouissant de la confiance de leur seigneur, se sont vu donner dans leur domaine d’activité respectif, une entière liberté d’action ; car le maître attend d’eux qu’ils veillent à ses intérêts comme si c’était les leurs.

Nous saisissons tous la portée spirituelle des détails de ce tableau. Christ absent, a ses économes et ses portiers, ses serviteurs aux fonctions diverses. Dans les épîtres, nous trouvons deux formes principales de ministères et de charges.

Les économes nous rappellent les serviteurs qualifiés par le Seigneur pour administrer la nourriture spirituelle des croyants. Ce sont en particulier les docteurs et les prophètes qui discernent les besoins du moment, et présentent les ressources de la Parole qui s’y approprient, tirées des réserves du cœur. La ration de blé nous parle de Christ, nourriture de l’âme. Fidèles, ces ouvriers doivent conserver la doctrine intacte, exposer la vérité justement, la «découper droit » (2 Tim. 2. 15). Prudents, ils ont à faire correspondre ces ressources de la Parole aux besoins de ceux auxquels ils s’adressent, l’apportant au temps convenable. Jeunes frères, recherchons ce service précieux qui comporte à la fin une bénédiction toute spéciale pour ceux qui seront « trouvés faisant ainsi ».

Les portiers de leur côté nous font penser aux surveillants, anciens ou pasteurs, qui veillent non plus sur la Parole et l’enseignement, mais sur le troupeau lui-même. Leur charge paraît passive, parfois négative. Veiller aux portes c’est être attentif aux admissions, faire attendre quelquefois par souci de la table du Seigneur. C’est rappeler à ceux qui sortent pour travailler au dehors qu’ils auront à rentrer, leur tâche finie. Aidons ces frères, apprécions leur vigilance en vue du bien de l’assemblée. Elle correspond au mot d’ordre qu’ils ont reçu personnellement du Seigneur : Veillez.

Mais la plupart des croyants ne sont pas appelés à un ministère particulier. Ont-ils tout de même un service dans la maison de Dieu ? Le verset de Marc répond : « À chacun son ouvrage… ». Chacun.

Il n’y a pas de limites quant aux croyants. Aucun n’est laissé dans l’inaction. Et il n’y a pas de limites non plus quant aux sortes d’ouvrages. Car remarquez les petits points qui suivent ce mot ouvrage. Ils me semblent précieux et importants, laissant place à une infinité de besognes diverses y compris les plus humbles, que le Seigneur mettra en évidence à son jour et ne manquera de récompenser.

Chacun a reçu un service, et chacun pour ce service-là a reçu de l’autorité. Il agit pour le compte du Seigneur lui-même avec le sentiment de l’importance que cela donne à son mandat. Il ne s’embarrasse de personne parce que c’est à Christ seul qu’il aura à rendre des comptes. Il ne recherche rien d’autre que son approbation.

Hélas ! Qu’est-il arrivé dans la grande maison de la profession chrétienne ? Les économes se sont engraissés, enivrés avec les ivrognes. Ils se sont mis à battre les serviteurs et les servantes, les portiers n’ont pas veillé et les voleurs se sont introduits pour «voler, tuer et détruire ».

L’alliance avec le monde, la domination sur les âmes, le sommeil, l’infiltration d’éléments n’ayant pas la vie ou apportant des doctrines étrangères, voilà qui explique l’état si humiliant de la chrétienté actuelle. Le retour du Maître a été perdu de vue.

Or il vient un jour où le méchant esclave ne l’attend pas, à une heure qu’il ne sait pas. Est-ce à dire par contraste que le serviteur fidèle connaît, lui, le jour et l’heure ? Non pas. Mais chaque jour est «un jour qu’il attend », un jour qui peut être celui-là.

Pour employer une expression militaire : nous avons notre jour J ; notre heure H. Rien comme cette attente du cœur n’est propre à stimuler notre activité, à nous aider à accomplir l’ouvrage qui nous a été confié.

Le Seigneur revient. Pensons à ce jour avec bonheur, mais aussi avec sérieux.
Qu’aurons-nous dans les mains ?
Que lui montrerons-nous ?

Lui-même, parfait exemple, a pu dire en rendant compte à son Père : «J’ai achevé l’œuvre que tu m’as donné à faire ». Et son Père, parfaitement glorifié, l’a fait asseoir à sa droite, couronné de gloire et d’honneur.

En ce qui nous concerne, Lui donnerons-nous la joie de nous faire asseoir avec Lui et nous dire : «Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître ! » (Luc 25. 23).

Heureux l’esclave, heureux aussi le Maître, car il y a là le fruit du travail de son âme, et rien ne pourra satisfaire davantage son parfait et merveilleux amour.

J. K.
D’après Feuille aux jeunes n°142