SI LA BIBLE ÉTAIT NOTRE TÉLÉPHONE PORTABLE ?

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Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! Ps.1. 1, 2

SI LA BIBLE ÉTAIT NOTRE TÉLÉPHONE PORTABLE ?

À quoi ressemblerait notre vie… si nous traitions notre Bible comme si elle était notre téléphone portable ?
– Si nous portions toujours notre Bible avec nous dans notre sacoche ou dans nos poches ?
– Si, quand nous l’avons oubliée quelque part, nous retournions immédiatement la chercher ?
– Si tout au long de la journée nous regardions régulièrement dans notre Bible ?
– Si nous cherchions souvent à y découvrir des messages de la part de Dieu ?
– Si nous traitions notre Bible comme si nous ne pouvions pas vivre sans elle ?
– Si nous lisions notre Bible dans nos déplacements ?
– Si nous consultions toujours notre Bible dans les cas d’urgence ?
– Si nous prenions au moins autant de temps chaque jour pour lire la Bible que nous en prenons pour envoyer et recevoir des messages, et pour téléphoner avec notre portable ?
– Si nous donnions le même montant chaque mois pour la propagation de l’évangile que ce que nous payons pour la facture de téléphone ?
Pour la plupart d’entre nous, la vie changerait considérablement. La Parole de Dieu ne mérite-t-elle pas d’être lue régulièrement? Que cela nous interpelle et nous pousse à prendre notre Bible chaque jour et à la lire avec prière ! Dieu doit assurément avoir un message pour nous tous les jours !

 

D’après Le Seigneur est proche Mars 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

PRESQUE RIEN

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J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve. Phil. 4. 11.
Nous… sommes dans les tribulations de toute manière, mais non pas dans la détresse ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource. 2 Cor. 4. 8.
Attristés, mais toujours joyeux. 2 Cor. 6. 10.

PRESQUE RIEN

On se surprend parfois à penser que, pour être heureux, il ne nous manque presque rien : un peu d’argent, un petit souci en moins, une santé un peu meilleure, un peu moins de solitude. C’est toujours presque rien qui nous sépare du bonheur, et pourtant ce “presque rien” se renouvelle sans fin. Ainsi à un souci succède un autre souci, et un mauvais moment passe la main à un autre mauvais moment. Le bonheur reste toujours pour demain. En réalité ce qui nous manque, c’est Dieu, c’est la conscience actuelle de notre relation avec lui, notre Père. Il n’y a que lui pour faire que le bonheur ne soit pas pour après la maladie, mais avec la maladie, qu’il ne soit pas pour après les soucis, mais même avec les soucis.
La Bible nous invite à nous réjouir toujours. Mais comment ? “Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur” (Phil. 4. 4). Ce bonheur ne dépend donc pas des circonstances bonnes ou mauvaises de notre vie, mais il se puise dans l’amour du Seigneur Jésus. Connaissant bien la fragilité intérieure de chacun, Dieu ajoute dans le même paragraphe : “Ne vous inquiétez de rien”. Par la prière, nous sommes invités à décharger tous nos soucis, petits et grands, auprès de notre Dieu. N’hésitons pas à lui apporter ces “presque rien” qui parasitent notre joie chrétienne. Il suffit quelquefois d’un seul petit nuage pour empêcher le soleil de briller. Apprenons à nous réjouir “dans le Seigneur” pour goûter la joie aujourd’hui, avec lui, et avec les conditions de vie qui sont les nôtres maintenant.

D’après La Bonne Semence Mars 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

CELLE QUE TU AS DESTINÉE

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CELLE QUE TU AS DESTINÉE

(Gen. 24. 14)

Lorsque j’étais en chemin, l’Éternel m’a conduit (Gen. 24. 27).

Abraham avançait en âge. Depuis le départ de sa mère, à laquelle il était très attaché, Isaac scrutait le vide au foyer. Mais comment le remplir, alors que toutes les peuplades qui l’entouraient étaient des Cananéens idolâtres ? Ceux de sa descendance s’uniraient plus tard aux filles de Moab, mais il n’en résulterait que misères. Pourtant la promesse de l’Éternel était formelle : la semence d’Abraham, à travers Isaac, posséderait un jour le pays. Donc Isaac ne pouvait manquer de se marier et d’avoir des enfants. La foi et la patience étaient longuement exercées.

Déjà avant la mort de Sara, des nouvelles étaient venues de la famille qu’Abraham avait laissée dans la haute Mésopotamie. Son frère avait eu des enfants, entre autres une petite fille, Rebecca. Mais les choses en étaient restées là.

Un jour enfin, Abraham se sent conduit à confier au serviteur le plus ancien de sa maison, la mission d’aller tout là-bas chercher une femme pour son fils. En aucun cas Isaac ne devait retourner dans ce lieu qu’Abraham avait quitté à l’injonction de l’Éternel. Il s’agirait donc pour la jeune fille d’imiter l’exemple de l’ancêtre et de quitter son pays et sa parenté.

Le serviteur refait à l’inverse le long trajet que le patriarche avait effectué tant d’années auparavant. Au temps du soir, il arrive à la ville de Nakhor, le frère d’Abraham ; comment découvrir celle que l’Éternel avait destinée à son maître Isaac ? Il ne connaît personne dans cette ville étrangère. Sa seule ressource est la prière : « Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi faire, je te prie, une heureuse rencontre aujourd’hui ».

Quel sera le signe, le test, qui désignera l’élue ? Le serviteur est amené à choisir celui de la serviabilité. Le serviteur lui demande un peu d’eau, sans ajouter autre chose. La jeune fille s’empresse, non seulement auprès de l’étranger assoiffé, mais elle se dévoue jusqu’à abreuver tous ses chameaux. Que de courses il faut du puits à l’auge jusqu’à ce que les dix animaux soient satisfaits ! Elle se hâte, elle court, elle puise… « Et l’homme la regardait avec étonnement sans rien dire, pour savoir si l’Éternel aurait fait prospérer son voyage, ou non ».

Un autre critère était indispensable : «De qui es-tu fille ? » Si, malgré sa serviabilité, la jeune fille était d’un autre lignage que celui de la foi, elle n’aurait su convenir à Isaac. « Je suis fille de Bethuel, fils de Milca, qu’elle a enfanté à Nakhor ». Quand le serviteur entend la réponse, il s’incline et se prosterne : « Béni soit l’Éternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui ne s’est pas départi de sa grâce et de sa vérité envers mon seigneur. Lorsque j’étais en chemin, l’Éternel m’a conduit ».

Entré dans la maison accueillante, il raconte la merveilleuse expérience. Il se présente, il parle de son maître, du fils auquel celui-ci a tout donné ; puis il rapporte sa prière et l’exaucement dont il a été le spectateur : « Le Dieu de mon seigneur Abraham… m’a conduit par le vrai chemin ». La foi a été éprouvée, la patience exercée, mais la réponse est venue.

«La chose procède de l’Éternel», s’écrient Laban et Bethuel. Ils ne sauraient retenir leur consentement, quand la direction du Seigneur est tellement évidente dans les circonstances qui ont amené le serviteur à demander la main de la jeune fille.

Encore faut-il l’accord de Rebecca. Dans son cœur retentit la même Voix qui avait autrefois dit à Abraham : « Sors de ton pays et de ta parenté, et viens au pays que je te montrerai» (Act. 7. 3). Que va-t-elle répondre à son tour ? Va-t-elle suivre le chemin de la foi pour s’unir au dépositaire des promesses, ou va-t-elle préférer demeurer au pays de sa naissance ? « Iras-tu avec cet homme ? Et elle dit : J’irai ».

La décision est prise. Jour après jour du long voyage qui va la conduire auprès de celui qui l’attend, le serviteur l’entretient des richesses et de la gloire de son maître. Enfin le moment arrive où de loin elle voit un homme qui s’approche : « Qui est cet homme qui marche dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur dit : C’est mon seigneur ».

«Destinée» à Isaac, elle est maintenant tout à lui. Pour lui elle se voile ; il l’emmène dans la tente ; « elle fut sa femme, et il l’aima ».

Heureux, heureuse, celui et celle qui aujourd’hui encore peuvent faire semblable expérience !

D’après Feuille aux jeunes n° 190

LE RASSEMBLEMENT

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LE RASSEMBLEMENT

« Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur » Jean 20. 19 et 20.

« Et je vis au milieu du trône… un agneau qui se tenait là, comme immolé… Et il vint… Et ils (les anciens) chantent un cantique nouveau… » Apoc. 5. 6 à 9.

En Jean 20, nous sommes encore sur la terre, le pays de l’opprobre (les portes étaient fermées par crainte des juifs) ; en Apocalypse 5, nous sommes dans le ciel. Mais en rapprochant ces deux portions de l’Écriture, nous sommes frappés de voir qu’il y a si peu de différence entre ces deux rassemblements.

Ils sont d’abord caractérisés par la même présence. Ce n’est pas une apparition mais bien une présence : «Jésus vint et se tint… ». « Un agneau qui se tenait là ». Il vient et se tient là. Sa joie est d’être là, au milieu des siens, aujourd’hui et demain.

Et il est le centre du rassemblement : Jean 20 nous dit: « au milieu d’eux », et dans Apocalypse 5 nous lisons : « au milieu du trône… et des anciens ». C’est vers lui que tous les regards doivent se tourner et se tourneront.

Les disciples « virent le Seigneur » et Jean dira : « et je vis… un agneau. » Le voir, Lui, le contempler, lui. Il est là, fidèle à sa promesse. « Nous voyons Jésus » (Héb. 2. 9).

Il se présente alors à nos cœurs comme il le fit autrefois : « Il leur montra ses mains et son côté », et dans le ciel, il se présentera à nous sous le caractère d’« agneau immolé ». Il parle à nos cœurs. Il nous rappelle ses souffrances et sa mort. Et maintenant il en est ainsi quand il nous invite à nous souvenir de lui en rompant le pain et en buvant à la coupe. Nous venons à l’autel où il fut immolé, nous en faisons le tour (Ps. 26. 6) pour le considérer dans toutes ses perfections, toutes ses gloires et dans les souffrances qu’il a endurées pour nous. Et cela, rassemblés autour de lui, sur la terre comme dans la gloire.

Le résultat ne peut être que la joie. Les disciples se réjouissent et les anciens chantent un cantique nouveau. Peut-il en être autrement ? Si ce résultat n’est pas atteint, si nos cœurs ne débordent pas de joie et de reconnaissance lorsqu’il nous rassemble ainsi autour de lui pour nous rappeler le sacrifice accompli, c’est à nous, et à nous seuls à courber la tête. De son côté rien ne peut manquer. Il ne faut pas nous accommoder de cet état de choses, il nous faut en chercher la cause en nous-mêmes, plutôt qu’autour de nous, comme nous serions parfois tentés de le faire.

En Jean 20 il y avait bien quelques sujets de crainte et de soucis propres à assombrir les cœurs : les Juifs qui avaient mis à mort le Maître étaient prêts à persécuter ses disciples, Pierre avait commis une grave faute, Thomas était absent et gardait dans son cœur quelque sentiment d’incrédulité, mais Jésus est là. On ne peut que se réjouir et adorer.

N’est-il pas frappant, jeunes amis, qu’il y ait si peu de différence entre le rassemblement sur la terre autour de lui, et celui qui nous verra dans la gloire autour de lui ? Dans sa grâce infinie, Dieu nous donne de goûter déjà ici-bas quelque chose des joies ineffables qui seront notre part dans l’éternité. Sans doute, comme nous le disons souvent avec raison, nous ne réalisons cela que bien faiblement, mais c’est pourtant la même Personne contemplée, les mêmes souffrances évoquées, la même mort rappelée, et ce devrait être la même joie et la même louange.

Cher ami, le rassemblement et particulièrement celui du dimanche matin, a-t-il ce prix pour toi ? Nous chantons quelquefois : « Nous entrons dans le ciel même pour t’adorer en ce jour… » Est-ce une réalité ? « Ta paix, tes biens, ton ciel, ta gloire, en Jésus sont notre trésor », et cela dès maintenant. Haussons-nous au niveau de ce que nous exprimons dans nos cantiques : c’est celui de notre position devant Dieu en Christ.

Un mot encore pour ceux qui, jeunes ou plus âgés, bien que croyants, négligent le rassemblement. De quelle joie ils privent leur Sauveur ! C’est faire bien peu de cas de Celui qui « vient » à nous et « se tient » au milieu de nous pour nous rappeler son sacrifice. C’est aussi se priver soi- même de cette joie qu’on ne peut éprouver ailleurs qu’en sa présence. A tous ceux qui abandonnent ainsi « le rassemblement de nous-mêmes » et à tous ceux qui n’y viennent que par vaine habitude, je voudrais demander : « Vous qui, sur la terre, faites si peu de cas de sa personne, de sa présence, envisagez-vous d’être pour l’éternité avec lui ? »

Chers jeunes amis, aimez le rassemblement, aimez tous les frères, et par-dessus tout aimez le Seigneur et ne manquez pas de vous trouver là où il a promis sa présence.

D’après Feuille aux jeunes n° 186
E. Argaud

Ta présence est le bien suprême ;
Ton amour ne tarit jamais ;
Ton cœur dispense à ceux qu’il aime
Repos, bonheur, parfaite paix.

À UN JEUNE AMI ÉTUDIANT

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À UN JEUNE AMI ÉTUDIANT

Permets qu’aujourd’hui nous parlions à cœur ouvert, comme nous le faisions, il y a trois ans, avec un de nos amis habitant la campagne. S’il était loin du tumulte des villes et comme un peu triste du seul contact permanent avec la nature, peut-être pourrais-tu te plaindre d’être trop privé de ce bienfaisant contact ? Mais tu dois faire tes études dans la constante présence du monde, et particulièrement du monde intellectuel. Ton esprit y est soumis à des disciplines diverses qui risquent de te faire paraître un peu restreints les stricts horizons humains de l’assemblée de Dieu. Ton cœur se trouve sollicité, et fortement, par la pression de circonstances où la Parole de Dieu tient peu de place, hélas !

Que va devenir ta jeune foi dans ce cadre ainsi élargi, hors de la protection douce et bénie de la famille ? Accepte que te soit prouvé un sincère intérêt en Dieu, et ouvrons ensemble la Bible, ce Livre divin du voyage ici-bas en toutes ses étapes. Écoutons ce qu’elle nous dit, à nous que le Christ a retirés du présent siècle mauvais, mais qui ne sommes pas encore ôtés du monde, quoique n’étant pas du monde. Jésus a demandé pour nous à Son Père : «Garde-les en ton Nom… Sanctifie-les par la vérité. Ta Parole est la vérité ».

Inclinons-nous donc devant ses affirmations qui sont autant d’avertissements pour ceux qui seraient exposés à devenir une proie, par la philosophie, par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde. Que de pièges pour l’esprit dans cette sagesse du monde dont Dieu a fait une folie ! Relisons les chapitres 1 et 2 de la 1ère épître aux Corinthiens, et que l’Esprit qui est de Dieu nous enseigne les paroles de la vie éternelle. Toute autre sagesse ne serait pour ton cœur que vaines déceptions, dans le trouble des suggestions de Satan au cœur de la créature depuis Éden. Ne dis jamais : « J’aime comprendre ce que je crois », mais bien plutôt, et toujours, comme Pierre : « Et nous nous croyons, et nous savons que Toi Tu es le Saint de Dieu ». Nous savons parce que nous croyons. Par la foi, nous comprenons…

Tu as cru à Celui qui est la lumière de la vie, cette vraie lumière qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. C’est une grâce de très grand prix. Mais tu es dès lors engagé dans le combat chrétien, selon Eph. 6. 10 à 18 ; n’oublie aucune pièce de l’armure complète de Dieu pour tenir ferme contre les artifices du diable ; …« et par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi, vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant ». Sache lui dire comme Jésus : «Il est écrit.

Ainsi seulement, au fond de nos cœurs, peut être gardée intacte la vérité de Dieu qui est d’un si grand prix, par le moyen de la foi qui nous met à l’abri de toute atteinte de Satan. Sauvés par la grâce, par la foi, nous sommes aussi gardés par la puissance de Dieu par la foi.

Les écoles de tous ordres, les universités où vous étudiez, chers enfants de chrétiens dont le bien nous tient à cœur, sont généralement situées dans des villes où existe un lieu de réunions chrétiennes. Nous sommes toujours réjouis d’apprendre que vous y assistez, à celles du dimanche comme à celles de semaine. Peut-il y avoir pour vous de meilleur antidote quant aux dangers de l’enseignement des hommes, que ce contact avec la Parole de Dieu, là où se rassemblent ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur, étant réunis autour de Lui ?

Mon jeune ami, fais toujours l’effort nécessaire pour mettre à part ces heures bénies de la présence même de Jésus au milieu des siens.

Et puis, garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde. Tu es à l’âge où les sentiments s’éveillent, où le cœur aspire à d’autres affections qu’à celles du foyer familial. Dans ce milieu d’étudiants où tu dois lutter pour garder la foi saine, tu es également exposé à bien des attaques contre lesquelles nous prémunit le livre des Proverbes. Relis avec attention les premiers chapitres, où Celui qui y est nommé la Sagesse nous adresse bien des avertissements. Et ne dis pas : « Je suis fort, je veillerai ». Un jeune chrétien placé dans une situation délicate, et affectueusement questionné à cet égard, répondit sans assez de réflexion : « Oh! Je me suis tenu sur mes gardes ! Dis plutôt, lui répondit-on, que tu as été gardé… »

Que de confessions douloureuses n’avons-nous pas entendues en un demi-siècle ! Que de larmes, que de vains regrets, que de défections, que de cœurs et de vies brisées, et même, hélas! Que de naufrages quant à la foi ! Certes, les compassions divines peuvent intervenir, et des situations semblant tout à fait compromises être redressées par pure miséricorde. Mais les angoisses des parents, mais le temps perdu, mais le mépris de ce qui est dû au Seigneur, pense à tout cela, mon jeune ami !

Ce qui était trop merveilleux pour Agur, ce qui dépassait sa connaissance, est un sujet qui exige toujours plus de prudence et de dépendance dans la piété humble et confiante : «…le chemin de l’homme vers la jeune fille ». Il s’agit là du cœur qui est pris, ou qui se donne, souvent sans réflexion ni prière, des chemins croisés çà et là, dans les seules voies des regards des yeux, (Jér. 2. 23 ; Eccl. 11. 9). Que tes affections soient réglées dans un plein accord avec la volonté de Dieu. A plusieurs reprises, la Feuille aux jeunes a rappelé Ses directions sur ces questions d’importance capitale pour toute carrière chrétienne. A trop y insister, nous pourrions vous paraître importun, chers jeunes gens et jeunes filles.

Car ce sont choses délicates, certes ; mais, demandez au Seigneur « le vrai chemin » pour la terre, et Il vous montrera qui doit être l’aide qui correspond ou le bras pour vous appuyer, pour votre joie entière en Lui, dans le foyer à fonder où vous Lui donnerez la place d’honneur, et où Il vous bénira ensemble et l’un par l’autre.
Encore un point, et d’importance au moins égale, puisqu’il s’agit de l’assemblée de Dieu.
Jeune chrétien, tu as reçu une intelligence appliquée aux connaissances humaines où s’élève ton esprit par une étude lassante pour la chair et parfois desséchante pour l’âme. Cette capacité d’apprendre est l’un des talents que t’a confiés le Maître qui, un jour, réglera compte avec nous, ses esclaves. Ce qui, pour toi, est une réelle faveur, ces capacités avec tous moyens propres à les développer en diverses branches d’activités, pour qui penses-tu en user ? Au fond, quel Maître veux-tu servir ? Pour quel monde veux-tu vivre cette vie d’ici-bas, brève comme une vapeur paraissant pour un peu de temps et puis disparaissant ?

Ne t’expose pas à devoir dire quant au Christ, ce que Cécil Rhodes, ce puissant de la terre, soupirait près de sa fin : « Tant à faire, et si peu fait ! » Il ne parlait, hélas! Que de l’importance de ses entreprises et de la gloire de son pays, cette Rhodésie anglaise pour laquelle il avait œuvré jusqu’à la limite de ses forces. Mais que plutôt puissent être tiens les sentiments élevés de cette missionnaire entrant au repos de Dieu, prise en plein travail pour le Seigneur, laissant son mari solitaire dans le champ du Maître, et lui disant : « Comme c’est court, une vie ! », mais tellement heureuse d’avoir avec lui servi Dieu.

Si courte qu’elle soit, notre vie doit Lui être consacrée en sorte que l’ouvrier puisse se présenter approuvé à Dieu. Devrait-Il nous dire : « Qu’as-tu fait du talent que tu avais reçu ? » Et devrions-nous Lui répondre : « Je l’ai caché dans la terre ? » Triste aveu, appelant la réprobation du Maître sur l’esclave inutile.

Quand le nombre des ouvriers du Seigneur diminue, alors qu’augmentent les besoins du petit troupeau, qui de vous, chers jeunes amis, s’avancera dans Sa crainte, avec Sa force, et à Son heure, pour Le servir en servant les Siens ? Vous le savez, cela nécessite du dévouement, une décision de cœur, mais aussi une formation, une préparation de l’âme dans le secret. Peut-être vous arrive-t-il d’y penser. Reculeriez-vous devant l’effort indispensable, la vertu jointe à la foi ? Il est en effet tellement plus facile de se taire au milieu de l’assemblée, et d’attendre que d’autres soient sa bouche pour adresser à Dieu prières et louanges, ou pour exprimer les cinq paroles par l’Esprit… Comme nous aimerions faire sortir de leur réserve ceux dont on serait en droit d’espérer autre chose que le silence ! Car c’est une joie pour tous que d’entendre des voix nouvelles, des voix jeunes, dans nos réunions, quand la communion de l’Esprit se réalise ainsi pour notre encouragement et notre consolation.

Dieu veuille donc faire que tes études soient sanctifiées par une soumission entière à l’autorité de Sa Parole. Mets de côté toute ambition humaine, si légitime qu’elle te paraisse, qui pourrait faire obstacle à l’ardent désir des dons de grâce dans le plus excellent chemin, celui de l’amour. Recherche premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes les autres choses te seront données par-dessus.
Il nous arrive de rappeler cela de façon pressante à ceux dont on dirait, après l’effort persévérant pour passer des examens, qu’ils peuvent dès lors espérer de brillantes situations ; de leur exprimer le souhait que leurs études mêmes puissent avoir de l’utilité pour l’édification de leurs frères et sœurs en la foi, et la présentation de l’Évangile. N’est-il pas frappant que les serviteurs de Dieu du siècle dernier, dont le ministère écrit, reçu et exercé par l’Esprit nous est encore en si grande bénédiction, avaient été pour la plupart de jeunes étudiants pleins d’avenir ? Leurs capacités et leurs connaissances trouvèrent à s’employer pour le Maître quand ils eurent répondu à son appel.
Rappelons, entre beaucoup d’autres :

– G. V. Wigram (GVW), remarquablement versé dans les langues hébraïques, chaldéenne, grecque,
– J. G. Bellet (JGB), avocat bien doué, qui se tourna vers le Seigneur et fut l’un de nos plus riches auteurs,
– W. Kelly (WK), dont les études classiques et les exceptionnelles qualités en avaient fait un esprit universel,
– W. J. Lowe (WJL), qui s’était distingué dans toutes les disciplines, au premier rang dans toutes les branches d’études ;
– J. N. Darby (JND) enfin, qui avait obtenu très jeune une médaille d’or de Classique, distinction tout à fait spéciale ; et nous savons ce que Dieu lui a confié, comme à ses compagnons d’œuvre, pour Sa gloire et notre bien. Si seulement nous savions mieux profiter de ce qu’Il nous a donné par leur moyen !

Certes, nous sommes au temps des petites choses, et Dieu n’a besoin de rien ni de personne pour Son œuvre à Lui. Mais ne vaut-il pas la peine de Lui dire, en cela aussi : « Ce qui vient de ta main, nous te le donnons ? » Qui a jamais regretté d’avoir mis à Son service ce qui nous vient de Lui ?
Tout cela ne mérite-t-il pas réflexion, prières, et décision ? Tu vas te trouver à l’heure du choix. Que vas-tu choisir, dès maintenant ? La vie riche parce que bénie du Seigneur, dans le chemin de l’humilité si précieuse à ses yeux, et du dévouement pour Sa gloire ? Ou l’existence finalement vide et morne, dans la stérile poursuite des satisfactions terrestres ?

Supporter la parole d’exhortation, ne pas s’appuyer sur notre intelligence, mais connaître le Seigneur dans toutes nos voies ; nous laisser enseigner par Lui dans les Écritures qui peuvent seules rendre sage à salut ; nous souvenir que la piété a la promesse de la vie présente et de la vie qui est à venir ; c’est recevoir l’instruction de la Sagesse, dont le fruit est meilleur que l’or fin.
Que Dieu t’en fasse la grâce. Ton vieil ami le Lui demande de tout cœur !

D’après Feuille aux jeunes n° 180
L.G.

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P. S. Les citations de la Parole n’ont pas leurs références. Peut-être auras-tu le souhait, et le temps, de les chercher dans le Saint Livre ?

LE SOIR DONC ÉTANT VENU, CE JOUR-LÀ

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LE SOIR DONC ÉTANT VENU, CE JOUR-LÀ…

Voyez la joie qui rayonne sur le visage de tous quand le Seigneur, apparaissant au milieu de ceux qui tout à l’heure encore « étaient dans le deuil et pleuraient » (Marc 16. 10), leur dit : « Paix vous soit ! » et leur montre ses mains et son côté. Quelle vision saisissante pour les disciples que celle de leur Seigneur au lendemain des heures de la croix ! Ils le regardent, regardent ses mains et ses pieds blessés, regardent dans son côté la trace laissée par la lance du soldat romain.

Depuis la nuit solennelle où le Seigneur avait institué le mémorial de ses souffrances, c’était le premier rassemblement autour de lui. Pourquoi avait-il donc été comme retardé ? Que s’était-il passé dans ce jour de la résurrection du Seigneur ?

Chaque évangile semble arrêter notre pensée à une étape différente de cette journée pour nous montrer l’activité du Seigneur en faveur des siens dans la peine. Car l’état d’âme de chacun ne l’avait pas laissé indifférent et son cœur voulait y répondre avec amour et grâce pour que, le soir venu, au moment de la rencontre, il n’y ait plus entre les siens et lui aucun nuage.

En Matthieu, nous rencontrons certainement les premières levées de ce grand jour ; depuis la veille les femmes ont préparé leurs aromates. Elles s’avancent vers le sépulcre, s’interrogeant entre elles : qui nous roulera la pierre ? Mais la pierre est roulée et l’ange, assis sur elle, dit aux femmes : « Vous cherchez Jésus le crucifié ; il n’est pas ici ; car il est ressuscité, comme il l’avait dit… Allez promptement, et dites à ses disciples qu’il est ressuscité des morts… ». Et elles s’en vont, méditant sur un si grand mystère quand, soudain, Jésus lui-même vient au-devant d’elles ; il leur parle ; il leur confie le grand message à transmettre aux disciples…

Des aromates pour honorer la mémoire d’un Jésus crucifié, ami, n’est-ce pas ce que nous avons apporté quelquefois, le premier jour de la semaine, au lieu des premiers fruits cueillis dans le pays ? Nous nous étions préparés trop tard pour cette rencontre avec le Seigneur et nous étions entrés dans le lieu où il a promis sa présence comme ces pieuses femmes étaient entrées dans le sépulcre vide pour honorer la mémoire d’un mort. Par habitude nous avions chanté, par habitude aussi nous avions donné l’amen aux prières : « … Jésus le crucifié ; il n’est pas ici ; il est ressuscité » ; en nous la voix, soudain, a dû se faire entendre et nous rappeler que le Seigneur est là vivant, fidèle à sa promesse. « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée, je chanterai tes louanges » (Héb. 2. 12).

Cher ami, puissions-nous, comme ces saintes femmes désemparées, trouver un moment pour rencontrer Jésus dans le chemin avant de venir, chaque premier jour de la semaine, au lieu où il groupe les siens autour de lui.

L’Évangile de Marc ajoute que l’ange dit aux femmes : « Allez, dites à ses disciples et à Pierre… » (Marc 16. 7). Il y a pour Pierre, qui avait renié son Maître et pouvait redouter cette rencontre avec lui, un message personnel du Seigneur, dès le premier jour de la résurrection. Comme il s’occupe de son disciple d’une manière touchante ! Car non seulement Pierre reçoit le message transmis par l’ange aux femmes, mais le Seigneur lui-même vient le trouver. « Il est apparu à Simon » (Luc 24. 34).

Jeune ami, quelle âme sincère n’a pas été troublée un jour d’avoir renié le Seigneur dans des actes, des paroles, des pensées ? Et alors, comment se rendre au lieu du rendez-vous ? Comment chanter, comment prendre part au mémorial des souffrances du Seigneur ? « Il est apparu à Simon ». Le chemin qui passe par la cuve d’airain, ou le lavage des pieds de Jean 13, n’est jamais sans profit ; il est nécessaire même, pour avoir une part avec le Seigneur.

Deux disciples, dans Luc, s’éloignent de Jérusalem. Ils savent le Seigneur ressuscité, connaissent le lieu de la rencontre, ont reçu le message des femmes, mais ils partent. Sur la route, un voyageur s’est approché : « Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? »
Alors que le soir approche, que le jour a baissé, les bien-aimés du Seigneur sont encore dispersés. Quel moment pour son cœur, quand, à Emmaüs, les disciples s’arrêtent et lui disent : « Demeure avec nous ». « Et lui, il fit comme s’il allait plus loin ». « Je n’ai rien à faire, mes disciples, ce soir à Emmaüs, si précieux que puisse être pour vous ce moment, semble leur dire le Seigneur ; ce n’est pas là le lieu où j’ai convié les miens ». Et pourtant, comme leurs yeux ne sont pas encore ouverts, il consent, dans sa grâce, à entrer chez eux ; il se met à table, se révèle à eux dans la fraction du pain. Et, sur-le-champ, ils partent et rejoignent les disciples rassemblés.

Ce soir-là, le Seigneur attendra les deux retardataires pour se montrer aux siens. Mais Jean, sans juger aucunement, nous révèle qu’un invité manque encore : C’est Thomas. Qu’a fait ce dernier du message des femmes ? Qu’y a-t-il eu, ce soir-là, de plus précieux pour son cœur que le rendez-vous du Seigneur ? Loin de nous de le blâmer, mais comme ce seul éloignement d’une heure a déjà laissé germer dans son cœur une racine d’incrédulité ! Oh ! Comme il est soudain devenu dur, le cœur de Thomas ! Quel accent doit prendre la voix du Seigneur quand, huit jours plus tard, il dit à son disciple : « Avance ton doigt ici… ». Entre, semble-t-il lui dire, jusqu’au cœur de ma souffrance, jusque dans l’intimité de ce qui, éternellement, sera pour le croyant un sujet de louange et d’adoration, et ne sois plus incrédule mais croyant.

Le soir donc étant venu, ce jour-là… malgré l’heure tardive, comme il fait bon dans ce rassemblement quand le Seigneur vient au milieu des siens ! A chaque faiblesse humaine sa miséricorde a déjà répondu. Nous n’entendons même pas la voix des disciples, mais nous voyons leurs visages heureux ; nous n’entendons que bien peu la voix du Seigneur, mais nous voyons son geste : Il leur montre ses mains et son côté, comme encore tout maculés du sang du sacrifice. Quel message de paix plus puissant que bien des paroles ! « Et ils se réjouirent quand ils virent le Seigneur ».

Si les temps ont changé, nos problèmes restent hélas, bien souvent, ceux qui retenaient les disciples avant l’heure du rassemblement autour de Jésus ; mais le Seigneur peut répondre à chaque état d’âme avec le même amour, et nous permettre de réaliser son plus cher désir : celui d’avoir les siens autour de lui.

Mon cher ami, quel prix a pour ton cœur et quelle place dans ta vie, l’heure où les deux ou trois sont réunis en son nom ?

D’après Feuille aux jeunes n° 170
P. Jeannin

PLAN DE LECTURE MAI ET JUIN

 BIENHEUREUX CELUI QUI LIT (Apoc. 1. 3)

 Plan de lecture journalière 

 PREMIER LIVRE DE SAMUEL (fin)

SECOND LIVRE DE SAMUEL

Pour télécharger: PLAN DE LECTURE MAI (pdf)

 

MAI

Mort de Saül et de Jonathan – David, roi de Juda et d’Israël

 X       Jour      1 Samuel

…         1          28. 1 à 2        La guerre reprend. Akish se joint aux ennemis d’Israël.

…         2          28. 3 à 6        Samuel est mort. La guerre fait très peur à Saül.

…         3          28. 7 à 14      Saül désobéit et fait ce que l’Éternel a en abomination.

…         4          28. 15 à 19    Samuel annonce à Saül qu’il va mourir ainsi que ses trois fils.

…         5          28. 20 à 25    Saül, effrayé, est sans force.

…         6          29. 1 à 5        Les chefs des Philistins n’ont pas confiance en David.

…         7          29. 6 à 11      Le roi Akish renvoie David et ses hommes.

…         8          30. 1 à 6        David trouve sa ville brûlée et ses habitants emmenés captifs.

…         9          30. 7 à 10      David se fortifie en l’Éternel. Avec combien d’hommes passera-t-il le torrent de Bescor ?

…         10        30. 11 à 15    Un esclave égyptien renseigne David.

…         11        30. 16 à 20    David retrouve petits et grands, et un riche butin.

…         12        30. 21 à 25    La réponse sage et douce de David met fin à la querelle.

…         13        30. 26 à 31    David récompense ceux qui ont été bons pour lui.

…         14        31. 1 à 7        Sur la montagne de Guilboa tombent Saül et ses fils.

…         15        31. 8 à 13      Les hommes forts de Jabès de Galaad enterrent le roi et ses fils.

                        2 Samuel

…         16        1. 1 à 16        Occupé à Tsiklag, David ignore la mort de Saül et de Jonathan.

…         17        1. 17 à 27      Complainte de David au sujet de Saül et de Jonathan.

…         18        2. 1 à 4           David prie l’Éternel et monte à Hébron pour être oint « roi de Juda ».

…         19        2. 5 à 7           David récompense les hommes vaillants de Jabès de Galaad.

…         20        2. 8 à 11        Ish-Bosheth, fils de Saül, est roi d’Israël.

…         21        3. 1 à 5 et 5. 1 à 3    Mort d’Ish-Bosheth. Israël oint David « roi d’Israël ».

…         22        5. 4 à 9           David quitte Hébron. Combien d’années régnera-t-il à Jérusalem ?

…         23        5. 10 à 15      L’Éternel des armées est avec David.

…         24        5. 16 à 21      David doit connaître la volonté de Dieu pour avoir la victoire.

…         25        5. 22 à 25      Nous aussi, prions le Seigneur !

…         26        6. 1 à 5           David va chercher l’arche de Dieu.

…         27        6. 6 à 11        Mort d’Uzza. Mais bénédiction pour Obed-Edom.

…         28        6. 12 à 16      Avec joie, David fait monter l’arche de l’Éternel.

…         29        6. 17 à 19      David bénit le peuple et le nourrit.

…         30        6. 20 à 23      Comme ceux qui ne connaissent pas Jésus, Mical n’entre pas dans la joie de David.

…         31        7. 1 à 3           Un beau désir de David !

 

JUIN

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Défaillance de David : Trois brebis seront rendues (2 Sam. 11, 6)

X       Jour      2 Samuel

…         1          7. 4 à 9           David désire construire une maison à l’Éternel. L’Éternel parle à Nathan.

…         2          7. 10 à 17      Dans les versets 8, 9, 11, 15 qu’a fait l’Éternel pour David ?

…         3          7. 18 à 22      « Il n’y a point de Dieu si ce n’est Toi ! » s’écrie David.

…         4          7. 23 à 29      David bénit Dieu pour Ses promesses.

…         5          8. 1 à 8           « L’Éternel sauvait David partout où il allait » (verset 6).

…         6          8. 9 à 18        Les ennemis sont vaincus : l’or, l’argent, l’airain sont pour l’Éternel.

…         7          9. 1 à 8           David recherche avec bonté le fils de Jonathan : Mephibosheth.

…         8          9. 9 à 13        Mephibosheth, boiteux, mange à la table du roi.

…         9          10. 1 à 5        Mal conseillé, Hanun méconnaît la bonté de David.

…         10        10. 6 à 14      Joab encourage Abishaï.

…         11        10. 15 à 19    L’orgueil perd les Syriens et Hadadézer.

…         12        11. 1 à 5        Oisif dans son palais, David oublie de veiller sur son cœur.

…         13        11. 14 à 27    Mort d’Urie. Ce que David a fait est très mauvais aux yeux de l’Éternel.

…         14        12. 1 à 6        Juste colère de David au sujet de l’homme riche.

…         15        12. 7 à 12      « Tu es cet homme ! » dit Nathan. « Tu as méprisé les paroles de l’Éternel ! »

…         16        12. 13 à 15    « J’ai péché contre l’Éternel » dit David.

…         17        12. 16 à 25    La mort entre dans la maison de David, mais Salomon sera le bien-aimé.

…         18        14. 26 à 33    Absalom, remarqué par sa beauté, est un ambitieux, sans cœur.

…         19        15. 1 à 12      Pour arriver à ses fins, Absalom flatte le peuple et détourne les cœurs.

…         20        15. 13 à 18    David doit fuir devant le méchant Absalom.

…         21        15. 19 à 23    Aimons-nous le Seigneur comme Itthaï aimait David ? (verset 21 fin).

…         22        15. 24 à 29    Tsadok et Abiathar rentrent à Jérusalem avec l’arche. Ils renseigneront David.

…         23        15. 30 à 37    David pleure. Dieu lui envoie Hushaï qui annulera le conseil d’Akhitophel.

…         24        16. 1 à 4        Tsiba, serviteur de Mephibosheth, apporte des provisions.

…         25        16. 5 à 19      Shimhi maudit David. Hushaï défendra David à Jérusalem.

…         26        17. 1 à 14      Akhitophel donne un bon conseil, mais l’Éternel l’annule par Hushaï.

…         27        17. 15 à 22    Les deux espions se cachent dans un puits.

…         28        17. 23             Le fier Akhitophel abandonne Absalom et meurt.

…         29        17. 27 à 29    Mahanaïm ! Doux réconfort avant la bataille.

…         30        18. 1 à 5        Le cœur de David frémit pour son fils Absalom.

D’après la Bonne Nouvelle 1995

POURQUOI SUIS-JE ICI ?

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POURQUOI SUIS-JE ICI ?

 (Notes prises à une réunion de jeunes – Mars 2017)

 

Cantique 229 des Hymnes et cantiques.

Ta Parole est notre richesse,
Elle est la sûre vérité,
Accessible à notre faiblesse
A travers son immensité.

O Dieu, ta Parole recèle
Le trésor le plus précieux,
Car ton Esprit nous y révèle
Jésus, le seul chemin des cieux

Ta Parole, vivant message,
Nous apporte le vrai bonheur,
La paix, la joie et le courage
En suivant ce divin Sauveur.

Ta Parole, pure lumière,
Éclaire et guide tous nos pas
Pour que nous puissions, tendre Père,
Te glorifier ici-bas.

Ta Parole à ton Fils lui-même
Veut sans cesse attacher nos cœurs,
Dévoilant les gloires suprêmes
De la Personne du Seigneur.

Introduction :

Le fait que Ruth et Naomi soient revenues ensemble à Jérusalem leur a permis de s’entraider. Ruth avait la foi et Naomi connaissait le peuple. Et cela leur a permis d’avoir accès à des bénédictions qu’elles n’auraient pas eu si elles avaient été seules. Ruth est entrée dans la maison de Boaz et se trouve dans la généalogie du Seigneur. Naomi a été la nourrice de l’enfant né à Ruth.
Cet exemple nous montre combien il est important qu’il y ait des liens entre les générations.
Les jeunes ont de l’énergie, le premier amour pour le Seigneur, cela encourage les plus âgés qui eux ont fait des expériences au fil du temps avec le Seigneur et ont grandi. Ainsi, ils peuvent aussi leur être utiles et les encourager à leur tour.
Les uns et les autres nous pouvons nous aider à marcher ensemble, à rechercher la pensée du Seigneur ensemble ce sera alors une grande bénédiction pour tous.

Nous ne marchons pas avec le Seigneur pendant les quelques heures de réunion, mais tout le temps car il nous veut pour Lui. Il nous demande que nous lui donnions notre cœur.

Alors pourquoi vous réunissez-vous dans tel rassemblement ? Pourquoi êtes-vous ici ?

Soyons honnêtes, on peut dire que c’est parce que nos parents nous y ont amenés, et c’est normal. Mais un jour il faut savoir pourquoi on est là et pas ailleurs.
« Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus » (2 Tim. 3. 14 et 15).
On pourrait prendre le début du v14 : « demeure dans les choses que tu as apprises ». Il s’agit ici de ce que Timothée avait appris de l’apôtre Paul, de la foi de sa mère et de sa grand-mère (ch. 1. 5) ; et, dès son enfance, il avait été « nourri des saintes lettres », c’est-à-dire de la Parole de Dieu (ici, l’Ancien Testament). Il était convaincu de la vérité de l’enseignement de la Parole de Dieu, il ne pouvait donc pas se tromper. C’est de l’enseignement des hommes qu’il faut se méfier.
On peut être pleinement convaincu de ce que l’on a toujours entendu et se tromper.
Ce qui compte c’est d’être convaincu que là où nous sommes soit selon la Parole de Dieu.
Si une âme cherche un lieu de rassemblement selon la Parole et est droite devant Dieu, il se révélera à elle.
Pour vous c’est un peu différent, vous avez toujours entendu les vérités, maintenant il faut vous les approprier et savoir pourquoi vous faites ceci ou cela. Le Seigneur veut des rachetés convaincus, il désire que nous ayons des certitudes.
Ces périodes de recherche peuvent être des moments pénibles mais soyons assurés que le Seigneur nous aime et nous répond.
Nous avons du prix pour Lui, alors que Lui en ait pour nous.

Qu’est-ce qu’une dénomination ? C’est le nom que l’on donne à un groupe de croyants.
Pourquoi n’avons-nous pas de nom ?
– Nous ne désirons pas être une organisation humaine.
– Nous ne sommes pas réunis autour de certains principes.
– Nous sommes des frères et des sœurs membres du corps de Christ, nous faisons partie de l’Assemblée.
L’Assemblée est considérée dans la Parole comme l’épouse, la maison, et le corps.
Nous sommes simplement des frères et des sœurs membres du corps de Christ, lui étant la Tête du corps dans le ciel.
Tous les croyants sont un corps uni à Christ.
Les différents rassemblements ont un lien entre eux. Une décision prise dans un rassemblement est respectée dans un autre rassemblement. C’est vivre que nous sommes un, liés ensemble au Seigneur, Lui qui est la Tête.
C’est ce que le Seigneur nous demande d’exprimer dans chaque rassemblement. C’est d’une importance capitale.
Le seul pain de la cène exprime que tous les croyants nés de nouveau appartiennent au corps de Christ.
Tous les chrétiens ayant la vie de Dieu font partie du corps de Christ.
Le diable nous dit : tu vois, là où tu vas, il y a ceci qui ne va pas et cette sœur et ce frère…. et nous voyons les défauts des uns et des autres. Ne pensons pas que l’herbe est plus verte ailleurs !

Nous avons dit pas d’organisation c’est-à-dire rien de prévu à l’avance pour que le Saint Esprit soit libre d’agir.
Nommer un clergé serait une organisation humaine, il n’en est pas parlé dans la Parole. Elle parle d’anciens qui ont une autorité morale mais qui ne sont pas nommés et ne dirigent pas les réunions.
Dieu n’est pas un Dieu de désordre, les choses doivent se passer dans l’ordre. L’Esprit Saint doit être libre d’agir dans les frères. C’est un Esprit de puissance qui agit dans l’Assemblée pour guider les interventions. Par exemple, si je pense à un cantique ou à un sujet de prière et que quelqu’un l’indique ou prie dans ce sens, je vois là l’Esprit agir, c’est une chose merveilleuse qui montre que Dieu est tout puissant et nous tout petit. Et quand on se sent tout petit Dieu peut alors agir merveilleusement.
Dieu donne des dons dans l’Assemblée et il se sert des uns ou des autres pour s’exprimer. A noter que les dons ne se manifestent pas dans les réunions de culte et de prières.

Qu’est-ce qui attire nos cœurs dans un rassemblement ?

Oui c’est le Seigneur.
Du temps d’Esdras un petit nombre de Juifs est remonté à Jérusalem pour reconstruire la ville.
Tout était en ruine, qu’ont-ils fait ? Premièrement ils ont reconstruit l’autel sur son emplacement.
Alors qu’il y avait beaucoup d’ennemis autour d’eux, la nuit on voyait dans cette ville en ruine le feu sur l’autel.
L’autel nous parle du Seigneur, c’est le Seigneur qui rassemble.

Ensuite les ennemis veulent les aider à reconstruire la maison de Dieu, alors qu’ils n’ont aucune relation avec Dieu. Nous sommes nous aussi obligés de nous séparer car les incrédules feraient du mauvais travail.

Puis ils ont construit la muraille. On est obligé de protéger ce que l’on a de plus précieux. Pour eux c’était l’autel. Dieu les a gardés dans cette construction. Chacun construisait devant sa maison, chacun de nous avons à faire attention avec les choses du monde.
Si chacun construit devant sa maison, la ville est bien gardée. Cependant à cause de la négligence l’ennemi réussit à entrer jusque dans les chambres du parvis de la maison de l’Éternel.
Le but de Satan est de s’introduire et de détruire ce que nous avons de plus précieux.
Il nous faut donc bien écouter ce que nous dit la Parole et s’aider mutuellement pour faire ce que le Seigneur veut.

Sur quels passages les frères du début se sont-ils appuyés pour expliquer la communion ?

Au réveil, le Saint Esprit a travaillé dans plusieurs endroits au même moment et des vérités quant au rassemblement ont été remises en lumière.
Tout est basé sur la vérité du seul corps de Christ.
La pensée court dans toute la Parole qu’on est contaminé par le mal : Gal 5. 9, 1 Cor 5. 6. Le levain est le symbole du mal qui envahit tout. Il agit dans la tiédeur.
Il nous faut donc veiller. Nous ne pouvons pas recevoir à la Table du Seigneur des incrédules, ou des personnes qui sont liées à un mal, ou participent à un mal.
Le Seigneur nous demande de veiller aux portes. C’est l’assemblée qui voit si on peut donner la cène à quelqu’un, si c’est selon la Parole.
C’est la Table du Seigneur, pas la nôtre ; la séparation du mal moral et doctrinal est nécessaire.
1 Cor 10. 17, 20, 21.
En prenant l’image de la table des démons, l’apôtre veut montrer qu’on ne peut pas mettre en contact le mal avec la Table du Seigneur, que la Table implique communion.
Par contre dire que les autres croyants sont à la table des démons est grave. Nous devons aimer tous les croyants bien que nous ne puissions pas marcher avec eux.
Nous sommes responsables de ce que la Parole nous dit, sans nous mettre au-dessus des autres.
En se servant du v28, certains justifient le fait de prendre la cène sous sa propre responsabilité seulement. C’est oublier tout le côté de la communion, le fait que nous sommes liés ensemble et avons quelque chose en commun.
Ce que je fais a un impact sur l’ensemble, nous sommes liés les uns aux autres.
Autant nous pouvons contribuer à la bonne santé de tous qu’à la mauvaise santé de l’Assemblée.
« Je suis Jésus que tu persécutes ». En persécutant les croyants Saul persécutait le Seigneur, chacun des enfants de Dieu forme son corps. Cette révélation a marqué la vie et l’enseignement de l’apôtre Paul.

C’est important d’être convaincu et si je suis convaincu que là où je me rassemble c’est selon la Parole de Dieu pourquoi ne pas le dire aux jeunes convertis au lieu de les laisser errer ? Montrons la lumière du Seigneur là où nous vivons.

En effet c’est important d’être convaincu sinon avec les copains du monde on donne des excuses : « c’est mes parents qui ne veulent pas que je vienne », par exemple. Mais si nous savons pourquoi nous ne pouvons pas aller avec eux, on arrivera à dire : je suis chrétien, je sais que ce n’est pas ma place. Et on se sentira plus fort avec le Seigneur.
Si on parle de vérités sans être convaincu cela ne tient pas longtemps !

Parfois on oublie Mat. 18. 20 : « là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux ».
On peut alors aller à la réunion pour être avec les autres parce qu’ils sont tous bien gentils avec moi. Mais si un frère est pénible, je ne viens plus ? Si je fais ainsi, je perds de vue que le Seigneur est là.
C’est tout autre chose si je viens pour le Seigneur qui m’attend !
Par ailleurs si je ne vais pas à la réunion, je fais de la peine au Seigneur, à mes frères et je fais moi-même une perte.

Le culte a été redécouvert au réveil. Le culte n’est pas un sermon, un témoignage, ou seulement dire : merci Seigneur pour ce que tu as fait pour moi.
Le culte que le Père attend c’est Lui parler de Son Fils, lui dire ce qu’il est pour Lui.
C’est l’autel sur son emplacement, l’adoration en esprit et en vérité (Jean 4). C’est-à-dire par l’Esprit et du fond de notre cœur, en sincérité.

La muraille nous parle de séparation, on a besoin de l’apprendre. Si on vit dans le monde, on sent bien qu’on est « sec » et alors on va au rassemblement par habitude ou pour les parents.
Si je passe tout mon temps sur internet, ou sur des jeux, j’ai beaucoup moins de goût pour les choses spirituelles. Or le Seigneur désire que notre cœur soit pour Lui !
On ne peut pas passer directement des choses du monde dans la présence du Seigneur. N’oublions pas que si le Seigneur revenait sur la terre, le monde le crucifierait à nouveau !

Jusqu’où va la séparation ? Nous allons au travail, au lycée…nous sommes en contact avec des choses regrettables. Que faire ?

Nous pouvons être souillés involontairement par des propos que nous entendons. Dès que nous le pouvons il nous faut prier, lire la Parole pour retrouver le contact avec le Seigneur.
Nous pouvons aussi être souillés parce que nous sommes volontairement là où ne devrions pas être, dans ces cas-là il nous faut fuir.
Nous sommes dans le monde, au travail, à l’école, mais nous ne sommes pas du monde.
Les enfants aussi sont souillés, il faut qu’ils sentent qu’à la maison c’est différent.
Nous sommes dans un monde bruyant. Or pour lire la Parole nous avons besoin de calme. Cela demande un effort. Il faut dire stop au bruit, aux activités et s’occuper de la Parole.
Lisons la Parole mais aussi les écrits car Dieu a donné des dons à des frères pour enseigner et ces écrits se fondent sur la Parole. Ils nous aident à ne pas errer et à mieux comprendre les Écritures.
C’est important de rechercher le pourquoi des choses, d’acquérir ce que nous avons hérité.
Et lorsque nous avons cherché et trouvé la réponse, ces choses ont de la valeur pour nous.
Être convaincu demande un travail.

Pourquoi célèbre-t-on la cène le dimanche, et puis tous les dimanches ? On pourrait le faire quatre fois par an, par exemple.

C’est un souvenir, et comme nous sommes oublieux, il vaut mieux le faire chaque dimanche. C’est vrai, les premiers chrétiens rompaient le pain le dimanche, on le voit en Actes 20. 7. Ce jour est aussi le jour de la résurrection du Seigneur, et le jour du Seigneur.

La célébration de la cène a été longtemps oubliée, pendant des siècles.

C’est donc un souvenir, on se souvient du Seigneur, on prend la cène à sa Table, ce qui implique la communion.
Il y a aussi le rappel du seul corps de Christ, nous rappelons que nous sommes une partie, une expression de ce seul corps.
Il y a l’aspect du témoignage, et de la responsabilité. On ne vient pas à la Table du Seigneur dans un mauvais état.
Nous avons donc besoin de savoir ce que c’est que le jugement de nous-même.
D’un côté le corps de Christ est l’ensemble de tous les croyants.
D’un autre côté nous ne sommes pas tous ensemble à la Table du Seigneur pour différentes raisons : tous ne connaissent pas cette vérité, et puis d’autres sont associés à des choses qui ne sont pas selon le Seigneur, alors nous ne pouvons pas rompre le pain avec eux.
Si nous ne pouvons pas exprimer la communion avec tous les croyants, nous les y voyons.
Comme c’est la Table du Seigneur nous devons respecter ce qu’il demande.

Un problème : Nous sommes souvent nombreux le dimanche matin et beaucoup moins l’après-midi !

Oui ce n’est pas normal, nous touchons une question de cœur, on oublie que le Seigneur est là et qu’Il nous attend.

A chaque réunion le Seigneur demande à chacun de s’impliquer, d’apporter quelque chose au lieu d’être simplement spectateur.
Nous avons besoin de la fraîcheur des jeunes, le Seigneur désire utiliser chacun de nous, même si nous ne faisons pas de belles phrases, l’important c’est de dire les choses avec le cœur, c’est à cela que le Seigneur regarde.

Il est bon de se poser des questions.

On peut passer par des circonstances difficiles, des questions, des doutes. Le Seigneur s’en sert pour que nous nous approchions de Lui et que nous le connaissions vraiment, Lui !
Chaque fois que nous avons des questions, allons vers le Seigneur, et ainsi c’est de Lui que nous recevrons des réponses dans notre cœur. Nous saurons alors de QUI nous les avons apprises.

Les épreuves ne sont pas agréables, mais par elles le Seigneur travaille et nous devons être attentifs à ce qu’Il fait. Et après, être reconnaissants, car « nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos » (Rom. 8. 28).

Parfois quand on a une petite épreuve, on pense qu’on peut s’en sortir tout seul, et puis voilà une autre épreuve et encore une autre, alors on comprend qu’on a besoin du Seigneur.
On essaye toujours de faire quelque chose par nous-même.
C’est bien de laisser le Seigneur agir mais plus difficile de le laisser seul agir !
Mais prier, est-ce ne rien faire ?
Il y a une différence entre vouloir intervenir humainement et laisser le Seigneur agir ou nous conduire.
Caleb s’est fortifié pour prendre la ville, il a agi avec l’Éternel. Alors que Moïse peut dire au peuple : « L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles » (Ex. 14. 14).

L’important est de se laisser conduire par le Seigneur.

Cantique 206 des Hymnes et Cantiques.

Te laisser seul agir et nous tracer nos voies,
Dieu de paix, Dieu d’amour !
Trouver auprès de toi la source de nos joies,
A tout instant du jour !

Et lorsque nous voyons, isolés, sans défense,
Quelque danger surgir,
Cherchant un sûr abri dans ta seule présence,
Te laisser seul agir !

Te laisser seul agir, et, sûrs de ta victoire,
Nous reposer en toi,
Puis être par toi-même introduits dans la gloire,
Pour prix de notre foi.

Cantique 83 des Hymnes et Cantiques.

Tes paroles, toujours fidèles,
Seigneur, ne passeront jamais ;
Et mon âme qui croit en elles,
N’a rien à craindre désormais.

ILS N’ONT PAS LE TEMPS

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ILS N’ONT PAS LE TEMPS

Tu comprends, Seigneur, ils n’ont pas le temps !
L’enfant, il joue, il n’a pas le temps tout de suite …plus tard…
L’écolier, il a ses devoirs à faire, il n’a pas le temps…plus tard…
Le lycéen, il a ses cours et tellement de travail, il n’a pas le temps…plus tard…
Le jeune homme, il fait du sport, il n’a pas le temps…plus tard…
Le jeune marié, il a sa maison, il doit l’aménager, il n’a pas le temps…plus tard…
Le père de famille, il a ses enfants, il n’a pas le temps…plus tard…
Les grands-parents, ils ont leurs petits-enfants, ils n’ont pas le temps…plus tard…
Ils sont malades ! Ils ont leurs soins, ils n’ont pas le temps…plus tard…
Ils sont mourants, ils n’ont…trop tard !…Ils n’ont plus de temps !!
Toi qui es hors du temps, Seigneur, tu nous vois nous battre avec lui. Et tu sais ce que tu fais.
Tu ne te trompes pas lorsque tu distribues le temps aux hommes. Tu donnes à chacun le temps de faire ce que tu veux qu’il fasse.
Mais il ne faut pas perdre du temps, gaspiller du temps, tuer le temps, car le temps est un cadeau périssable, un cadeau qui ne se conserve pas.

Seigneur, j’ai le temps,
J’ai tout mon temps à moi,
Tout le temps que tu me donnes,
Les années de ma vie,
Les journées de mes années,
Les heures de mes journées,
Elles sont toutes à moi.

A moi de les remplir tranquillement, calmement, mais de les remplir toutes entières jusqu’au bord pour te les offrir, et que de leur eau fade tu fasses un vin généreux, comme jadis à Cana tu fis pour les noces.
Je ne te demande pas ce soir le temps de faire ceci et puis encore cela. Je te demande la grâce de faire consciencieusement, dans le temps que tu me donnes, ce que tu veux que je fasse.

« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » 2 Cor. 6. 2.
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix ; n’endurcissez pas vos cœurs » Héb. 3. 7

CELA NE SUFFIT PAS

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 CELA NE SUFFIT PAS

 

« Et il n’y entrera aucune chose souillée… mais seulement ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau » Apoc. 21. 27.

Un jour, était-ce un rêve ? Je vis un groupe d’hommes et de femmes qui se dirigeaient vers une porte magnifique, faite d’une seule perle. Elle était entrouverte et laissait voir une rue pavée d’or pur. Devant cette porte se tenait un ange, vêtu d’habits resplendissants. Quand il vit le groupe s’avancer, son regard se voila de tristesse.
En effet, ces voyageurs étaient tous revêtus de longues robes qui, un jour, devaient avoir été blanches, mais dont la couleur avait disparu sous la boue et les taches. Cependant ils marchaient satisfaits, comme des gens sûrs d’atteindre le but. Le dernier du groupe était le seul qui regardait sa robe sale avec désespoir. Il pleurait amèrement.
Le premier qui arriva à la porte était un homme à l’air hautain, chargé de quatre sacs pleins d’écus (de pièces) d’or. Il les déposa aux pieds de l’ange et allait déjà franchir la porte, quand celui-ci l’arrêta.
– « Un moment, lui dit-il, qu’est-ce tout cet or ?
– Voilà quatre millions, largement de quoi payer mon entrée. Du reste, personne ne m’a jamais résisté sur la terre, tous se sont inclinés devant moi. Laisse-moi passer. »
Mais l’ange, regardant les sacs à ses pieds, répondit :
– « Cela ne suffit pas ». Puis après un moment de silence, il reprit : «Pourquoi ta robe est-elle sale ? »
– « Tu comprends, répondit l’homme aux millions (très riche), on doit souvent ramasser l’argent dans la boue, et je n’ai pas toujours passé par des endroits bien propres. Mais tout de même je ne la croyais pas si sale ! »
Mais un homme interrompit cette conversation. Il avait le dos voûté, les cheveux gris, il avait l’air usé avant l’âge. Il montra à l’ange un lourd marteau :
– « Voici, je t’apporte, pour prix de mon entrée, mon labeur incessant ».
L’ange le regarda avec pitié. Cependant il lui dit :
– « Cela ne suffit pas. Comment se fait-il que ta robe soit si pleine de taches ? »
– « Si tu crois que j’ai eu le temps de m’occuper de cela ! Du reste les autres sont encore pires que moi, regarde ! »
Une femme se détacha du groupe et présenta à l’ange un gros paquet de lettres :
– « Parcours-les, lui dit-elle, il y a eu toutes sortes de gens à qui j’ai fait du bien ou rendu service. Tous me remercient chaleureusement. Puisque j’ai été si bonne, le ciel est pour moi ! »
L’ange ne prit même pas la peine d’en ouvrir une :
– « Cela ne suffit pas, lui dit-il. Pourrais-tu m’expliquer pourquoi ta robe est souillée ? »
– « La belle question ! dit-elle indignée, en reprenant ses lettres, ne vaut-il pas mieux faire le bien selon sa conscience, que de s’occuper d’une bêtise pareille ! »
Puis un homme arriva. Il portait une grosse Bible :
– « Voilà le livre que j’ai étudié toute ma vie, dit-il fièrement à l’ange ; interroge-moi, je répondrai à toutes questions, si difficiles qu’elles soient ».
Mais l’ange n’en posa aucune :
– « Cela ne suffit pas ! dit-il sévèrement ; ce qui importe c’est la saleté de ta robe ».
L’homme la regarda :
– « C’est vrai, dit-il, jamais je n’avais remarqué sa couleur. C’est sans doute la lumière qui jaillit de cette porte qui la fait paraître si sale ». Et honteux, il se retira à l’écart.
Après lui vint une femme dont la robe était imprégnée d’encens :
– « L’odeur de mon vêtement est, dit-elle, la preuve de mon assiduité à l’église. J’y suis allée presque tous les jours ».
Le parfum ne plut point à l’ange :
– « Cela ne suffit pas, dit-il, ta robe est parfumée, mais elle est dégoûtante. Tu ne peux entrer dans cet état ! »
– « Je n’y comprends rien, car toutes les semaines, j’ai donné cette robe à la blanchisserie de l’église. On me l’a rendue dans cet état-là, m’affirmant qu’elle était propre ».
Une autre femme arriva, égrenant un énorme chapelet :
– « Je t’apporte 3.612.257 Ave et 2.357.281 Pater », dit-elle avec satisfaction. L’ange secoua la tête :
– « Cela ne suffit pas, dit-il ; pourquoi ta robe est-elle si sale ? »
– « Pardon, dit-elle, on m’avait affirmé qu’à force de réciter le chapelet, toutes ces taches disparaîtraient. Hélas ! Il n’en est rien », ajouta-t-elle, les yeux pleins de larmes.
À la lumière éclatante de la porte, l’homme qui suivit montra un pauvre visage ravagé par les larmes :
– « J’ai beaucoup souffert, beaucoup souffert », dit-il.
L’ange le regarda avec compassion :
– « Cela ne suffit pas. Ta robe n’est pas assez propre pour que tu entres ici ».
– « J’ai pensé que mes larmes finiraient par la laver parfaitement », dit-il.
Enfin le dernier du groupe s’avança. Il pleurait aussi, et, pour prouver à l’ange son repentir, il lui montra un règlement :
– « J’ai tâché d’expier mes péchés, dit-il, cependant je m’aperçois que ma robe est toujours souillée, mais j’ai fait pénitence ».
Une dernière fois l’ange dit : « Cela ne suffit pas ».
Alors s’approcha un homme à la figure rayonnante, revêtu d’une robe plus blanche que la neige. L’ange lui sourit et le laissa passer sans lui poser de question.
– « Pourquoi celui-là, qui n’apporte rien, peut-il entrer plutôt que nous ? » s’écrièrent les premiers arrivés.
– « N’avez-vous pas remarqué la blancheur de sa robe ? Il l’a lavée dans le sang du Fils de Dieu, de l’Agneau immolé (Apoc. 7. 13 à 17).
Cela suffit pour entrer, mais c’est obligatoire. Ne vous a-t-on jamais dit que le sang de Jésus purifie de tout péché ?
– « Si, si, mais nous avons cru qu’il y avait d’autres moyens, tout aussi efficaces. Nous nous sommes trompés. Mais maintenant nous voulons faire ce que tu dis et laver nos robes dans ce sang précieux ».
– « C’est trop tard, dit l’ange. Il fallait le faire avant de vous présenter ici ».
Je vis le groupe disparaître dans les ténèbres en poussant des cris de désespoir.
Puis je revins à la réalité. Au fond, je n’en étais jamais sorti. La Parole de Dieu ne nous dit-elle pas :
« CAR VOUS ÊTES SAUVÉS PAR LA GRÂCE, PAR LA FOI, ET CELA NE VIENT PAS DE VOUS. C’EST LE DON DE DIEU ; NON PAS SUR LE PRINCIPE DES ŒUVRES, AFIN QUE PERSONNE NE SE GLORIFIE » Éph. 2. 8 et 9.

« LE SANG DE JÉSUS CHRIST, SON FILS, NOUS PURIFIE DE TOUT PÉCHÉ » 1 Jean 1. 7.

Votre robe, cher lecteur, est-elle lavée dans le sang de l’Agneau ?

D’après le Salut de Dieu 1967