LA BIBLE ET LES SABOTS
LA BIBLE ET LES SABOTS
C’était en 1858. Un colporteur appartenant à la Société biblique arrivait par une journée froide et brumeuse dans un pauvre village du centre de la France, où il n’était jamais venu et qu’un seul de ses confrères avait visité, il y a déjà longtemps.
Avant de commencer sa tournée, dans la campagne où étaient disséminées de nombreuses chaumières, le colporteur fatigué par la longueur de la route qu’il avait parcourue dans la matinée, se laissa tomber sur un banc devant l’unique auberge du pays et commanda un repas léger.
En attendant d’être servi, il remarqua, en face de lui, deux hommes qui occupés à charger sur une charrette un maigre mobilier. Tout à coup une femme âgée sortit en courant de la maison devant laquelle la charrette était arrêtée, et demanda d’une voix agitée aux deux hommes de ne pas continuer leur chargement, parce qu’il lui manquait quelque chose.
« Ah ! Ma Bible et mes sabots. Je ne puis les trouver. Les avez-vous vus ? Il faut que je les retrouve à tout prix. Oh ! Ma Bible et mes sabots ! »
Ces exclamations surprirent le colporteur. Il ne parvenait pas à comprendre quel rapport pouvait exister entre une Bible et des sabots et comment deux objets si différents donnaient lieu à une démonstration également vive d’affection.
La vieille femme continuait cependant à réclamer ses trésors et à les chercher partout. Ses recherches restant infructueuses, elle insista pour que les deux hommes déchargent la charrette, et tous les meubles l’un après l’autre, furent déposés par terre.
L’émotion que produisait la perte d’une Bible avait éveillé l’attention du colporteur, et, traversant la rue, il essaya de calmer la pauvre femme, tout en la questionnant sur les deux objets qu’elle avait égarés.
« Il faut, Monsieur, il faut absolument que je les retrouve » répondit-elle avec animation, « car c’est une Bible qui me parle de Jésus. Mais peut-être n’en connaissez-vous pas la valeur ? »
Et elle commença à lui parler des vérités de l’évangile, à lui réciter des versets afin de lui montrer la nécessité de se procurer le livre pour lui-même.
« Vous êtes donc protestante ? » lui dit le colporteur.
« Protestante ! » s’écria-t-elle avec indignation. « Oh ! Non, je suis une chrétienne de la Bible. Je ne sais rien du protestantisme, mais je sais que la Bible vient de Dieu ».
« Et les sabots ? » demanda-t-il.
« Mes sabots ? » répliqua-t-elle, « mais je ne puis aller aux réunions sans mes sabots ; les routes sont si mauvaises. Vous n’avez pas entendu parler de nos réunions, car nous ne sommes que quatre ou cinq qui nous y rendons habituellement. Quelquefois pourtant, nous sommes plus nombreux. Nous lisons la Bible, et puis nous parlons ensemble des belles choses qui s’y trouvent, et ensuite quelqu’un prie.
Oh ! Que c’est beau de nous réunir ainsi. En revenant chez moi, j’ai toujours dans le cœur quelque nouveau trésor puisé dans la Parole de Dieu ; aussi je n’aime pas rester à la maison le jour de la réunion, mais sans mes sabots, que ferais-je ? Il me serait impossible d’y aller, et, quand on est pauvre, on ne peut acheter des sabots neufs tous les jours ».
A peine eut-elle fini qu’un des hommes, ouvrant un tiroir de commode, s’écria joyeusement :
« Voilà votre Bible, Madame ! »
Puis il déplia un paquet enveloppé d’un linge en ajoutant :
« Et voici vos sabots ! »
Oh si vous aviez pu voir la figure de la brave femme à ce moment, et combien elle était contente d’avoir retrouvé ses trésors !
Le colporteur se mit en devoir d’aider à recharger la charrette. Puis il accompagna la bonne vieille une partie du chemin vers sa nouvelle demeure.
En s’entretenant avec elle, il n’eut pas de peine à découvrir, avec une admiration profonde, l’œuvre de Dieu dans son cœur. C’était en lisant la Bible qu’elle avait trouvé la vérité.
D’après la Bonne Nouvelle 1934
PÉRIL EN MER
Dieu promet : « Parce qu’il a mis son affection sur moi, je le délivrerai… Il m’invoquera, et je lui répondrai ; dans la détresse je serai avec lui ; je le délivrerai et le glorifierai ». Ps. 91. 14 et 15
« La fervente supplication du juste peut beaucoup ». Jac. 5. 16
PÉRIL EN MER
Hudson Taylor, missionnaire anglais de la fin du 19ème siècle, quitta son pays à l’âge de 21 ans pour porter l’évangile en Chine. Le jeune missionnaire était conscient d’être envoyé dans ce pays par le Seigneur Lui-même, et qu’il devait compter sur Lui en tout et pour tout.
C’est exactement ce qu’il fit, spécialement durant le long et dangereux voyage de cinq mois et demi sur le voilier qui l’amenait en Chine. C’était en 1854. Alors que le bateau se trouvait au large de la Nouvelle Guinée, le vent cessa brusquement et un fort courant se mit à les entraîner vers des récifs. Les efforts accomplis pour dévier la trajectoire du bateau s’étant avérés vains, le capitaine dit : « Nous avons fait tout ce qui était possible ; notre destin semble désormais scellé ». « Non, – répondit Hudson – il y a encore une chose que nous n’avons pas faite. Nous sommes quatre chrétiens à bord, et nous allons demander au Seigneur de faire se lever le vent ». Après un moment de prière, le jeune homme retourna sur le pont et assura que, suite à leurs prières, le vent allait arriver et qu’il fallait donc déployer les voiles sans tarder. D’un ton méprisant, l’officier répondit qu’il aurait préféré sentir le souffle du vent plutôt que d’en entendre parler… Mais bientôt le sommet de la grand-voile frémit. Le vent se levait ! Après une manœuvre épuisante, le voilier s’éloigna des rochers dangereusement proches.
Hudson Taylor dira plus tard : « De cette manière, jusqu’à notre débarquement sur les rivages de la Chine, le Seigneur m’a encouragé à Lui apporter par la prière tout besoin particulier, et à compter spécialement sur son aide à chaque fois qu’une situation urgente l’exigeait ».
D’après Il Buon seme
Avril 2017
COMPRENDRE LES CIRCONSTANCES DE LA VIE
COMPRENDRE LES CIRCONSTANCES DE LA VIE
1
Nous avons eu toute hardiesse en notre Dieu pour vous annoncer l’évangile de Dieu avec beaucoup de combats. 1 Thess. 2. 2
Notre lutte est… contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. Eph. 6. 12
Albert est en Afrique, il se rend dans un village isolé pour prêcher l’évangile. C’est la saison des pluies et la route est en mauvais état et boueuse. Peu après le départ, un pneu de sa voiture éclate brusquement. Doit-il renoncer à son programme et faire demi-tour ? Non, Albert est convaincu qu’il doit continuer. Il change le pneu sous une pluie battante et continue sa route. Il arrive trempé, mais il arrive. Les habitants du village, frappés par sa persévérance, se disent : « Ce qu’il a à nous dire doit être extrêmement important ». Ainsi, ils se retrouvent encore plus nombreux et ils écoutent attentivement le message d’Albert. Plusieurs comprennent, croient et acceptent Jésus Christ comme leur Sauveur.
Pourquoi Albert n’a-t-il pas fait demi-tour ? Parce qu’il savait que Dieu aimait les habitants de ce village et qu’Il désirait leur faire connaître son amour. Il n’est pas non plus trop surpris par cet incident parce qu’il sait que Satan cherche par tous les moyens à s’opposer à l’Évangile. Si Albert avait renoncé, Satan aurait remporté la victoire ; c’est pourquoi il ne s’est pas laissé troubler ni décourager. Dieu, qui avait permis cet incident malheureux, en ferait certainement sortir du bien. Et il en a été ainsi !
Nous rencontrons tous des obstacles sur notre route. Parfois, c’est Dieu qui veut nous arrêter, spécialement si nous sommes sur un mauvais chemin. Demandons-Lui par la prière de nous faire comprendre ce que nous devons faire. Si nous Lui obéissons, il en résultera du bien pour nous, pour les autres et pour Sa gloire.
2
« Arrête-toi maintenant, et je te ferai entendre la parole de Dieu » 1 Sam. 9. 27
Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle… celui qui parle ainsi des cieux. Héb. 12. 25
Jean, Auguste et Claude partent en déplacement professionnel. Mais, sur la route vers l’aéroport, leur voiture tombe en panne et ils manquent l’avion à quelques minutes près. Ils ne pourront pas assister à une réunion importante… Jean accepte ce contretemps, Auguste est très ennuyé, Claude est carrément furieux. Le lendemain, ils apprennent avec stupeur que leur avion s’est écrasé. Il n’y a aucun rescapé ! A quelques minutes près… ils auraient pu mourir eux aussi !
Jean est un chrétien, père de famille. Hier, il avait accepté sereinement ce contretemps, quoique sans en comprendre la raison. Avec confiance, il savait que Dieu a ses justes raisons… Mais maintenant il se rend compte que Dieu l’a protégé d’une manière merveilleuse ! Avec émotion, il raconte à sa famille de quelle façon Dieu les a tous épargnés et, ensemble, ils lui rendent grâce. Dieu a protégé sa vie.
Auguste est athée, mais cet incident l’a conduit à réfléchir : où serait-il aujourd’hui s’il n’y avait pas eu ce contretemps ? Il se rend compte que sa vie a été épargnée par miracle et il se tourne vers Dieu qui le cherche depuis longtemps. Dieu lui a parlé et Auguste a écouté.
Claude est aussi athée, comme Auguste. Hier, il était furieux. Aujourd’hui, il se réjouit de cet heureux hasard et il se vante avec les siens de la chance qu’il a eue. Pour lui, c’est le hasard, le destin. Dieu lui a parlé, mais il n’a pas voulu écouter.
Apparemment, rien ne distinguait ces trois collègues ; mais le même contretemps a eu un effet très différent sur chacun d’entre eux. Le but de Dieu était différent, et l’effet produit a aussi été différent.
3
Ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Eph. 5. 17
Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier. Ps. 119. 105
Dieu permet et dirige chaque circonstance, chaque petit évènement de notre vie quotidienne. Il utilise très souvent un incident apparemment banal, dans un but précis. Pour l’un il s’agit d’une protection miraculeuse, pour l’autre d’un avertissement, pour un autre encore d’une réponse à la prière. Le but de Dieu est personnalisé et dépend de la relation que nous avons avec Lui ainsi que de notre condition spirituelle ; de cela dépend aussi notre réaction et la manière dont nous interprétons les situations.
Si nous ne voulons pas ignorer les leçons que Dieu veut nous enseigner, soyons attentifs aux diverses circonstances de notre vie. Demandons-Lui de nous aider à comprendre sa volonté et de savoir réagir de la bonne manière.
Dieu peut se servir des situations dans lesquelles nous nous trouvons pour nous conduire, mais il nous guide tout d’abord par Sa Parole. Ne nous laissons pas gouverner par les circonstances de la vie, en ayant la prétention de savoir interpréter systématiquement tout ce qui nous arrive.
Les pensées et la manière d’agir de Dieu nous dépassent. La signification de certains évènements pourra nous devenir plus claire après un certain temps. Acceptons donc avec humilité de ne pas tout pouvoir comprendre, et demeurons tranquilles, attentifs à ce que Dieu veut nous dire. Accordons-Lui notre confiance et soyons assurés qu’Il veut toujours notre bien.
D’après Il Buon seme
Mai 2017
30 VERSETS BIBLIQUES A TROUVER ( ÉCRIRE)
Vous êtes nombreux à aimer chercher les versets dans la Bible. Cela fait plaisir ! Cette recherche a pour but d’encourager la lecture de la Parole de Dieu afin de mieux la connaître. Ces versets sont tirés de la version Darby. Tu ne dois pas te servir d’un ordinateur pour les rechercher…
ÉCRIRE
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J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu……………………………………………………..Apoc.
Ayant de la confiance dans ton obéissance, je t’ai écrit………………………………Philém.
Il était ainsi écrit : Au roi Darius, toute paix !…………………………………………..Esdras
Que tu prennes garde à faire selon tout ce qui y est écrit…………………………….Josué
Vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi……………………………Phil.
Les choses que je vous écrits sont le commandement du Seigneur………………..1 Cor.
Ceux qui se retirent de moi seront écrits sur la terre…………………………………..Jér.
Tu écriras le nom de chacun sur sa verge………………………………………………Nomb.
Vous donc, écrivez au nom du roi à l’égard des Juifs………………………………….Esther
Quiconque sera trouvé écrit dans le livre………………………………………………..Dan.
Mes lois…je les écrirai aussi sur leurs entendements………………………………….Héb.
La lettre de Christ…écrite non avec de l’encre………………………………………….2 Cor.
Écris ceci pour mémorial dans le livre……………………………………………………Ex.
Pour exécuter contre eux le jugement qui est écrit……………………………………..Ps.
Lie-les à ton cou, écris-les sur la tablette de ton cœur…………………………………Prov.
Il écrira pour lui, dans un livre, une copie de cette loi…………………………………..Deut.
Nous…écrivons ces choses afin que votre joie soit accomplie………………………..1 Jean
Ces choses…ont été écrites pour nous servir d’avertissement………………………..1 Cor.
Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi………………………………Jean
Je te déclarerai ce qui est consigné dans l’écrit de vérité………………………………Dan.
Je vous ai écrit dans une grande affliction………………………………………………..2 Cor.
Vous écrire de notre commun salut………………………………………………………..Jude
Les tables étaient écrites de leurs deux côtés……………………………………………Ex.
Pour pratiquer tout ce qui est écrit dans le livre de la loi………………………………..Josué
Ces choses sont écrites afin que vous croyiez……………………………………………Jean
Je ne veux pas t’écrire avec de l’encre et de la plume…………………………………..3 Jean
Il porte un nom écrit que nul ne connaît que lui seul……………………………………..Apoc.
Il est écrit de moi dans le rouleau du livre…………………………………………………Ps.
Un livre de souvenir a été écrit devant lui…………………………………………………Mal.
Réjouissez-vous parce que vos noms sont écrits dans les cieux………………………Luc
D’après le recueil de 360 passages 1981
LA BIBLE DU MARIN
LA BIBLE DU MARIN
Il y a quelques années mourait un vieux matelot anglais qui laissait en héritage une Bible. Celle-ci acquit une grande valeur aux yeux de la famille du marin, à cause des quelques mots bien simples, mais particulièrement éloquents, qu’il avait tracés de sa main sur la première page du saint Livre.
Voici cette inscription :
« Cette Bible m’a été donnée par M. Raikes, à Hereford, en 1791. Elle a été ma compagne fidèle pendant 53 ans, dont 41 passés sur mer. Pendant ces longues années, j’ai assisté à 45 batailles navales, j’ai reçu des blessures, j’ai fait trois fois naufrage ; une fois notre bateau brûla, deux autres navires où je me trouvais furent complètement détruits, quinze fois j’eus des fièvres de diverses sortes, et toujours, la Bible fut mon soutien et ma consolation ! Tout ceci je le certifie exact, et je l’écris de ma propre main ».
Voilà en vérité une Bible souvent employée ! Et quelle longue histoire est contenue dans les quelques lignes écrites sur cette page blanche ! On croit entendre en les lisant le souffle de la tempête, le grondement des vagues, les craquements du bateau naufragé, le bruit du combat, les cris de douleur des blessés, les soupirs des malades terrassés par la fièvre, et au milieu de toutes ces angoisses, de tous ces dangers, s’élève la voix : « Cette Bible fut ma consolation ». N’est-ce pas un livre merveilleux que celui-là ? Et y en aurait-il un seul qui pourrait le remplacer ? Non, certainement pas ! « Le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu ne passera pas ». Cher lecteur, méditez aussi ce passage : « Bienheureux ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! »
Et rappelons-nous que, posséder la Bible ne suffit pas ; il faut la lire régulièrement avec attention, en cherchant le secours du Saint Esprit pour la comprendre.
D’après le Salut de Dieu 1906
EXÉCUTÉS À L’AUBE
EXÉCUTÉS A L’AUBE
« Je t’ai invoqué des lieux profonds, ô Éternel »Ps. 130. 1
Un officier finlandais qui combattait contre les Russes pendant l’hiver 1939-1940, rapporte l’un des nombreux traits lumineux que dans l’effroyable nuit des guerres actuelles, la grâce de Dieu a fait briller.
« Nous venions, raconte-t-il en substance, de reprendre la ville de… Je me trouvais avoir à garder un certain nombre de prisonniers, dont sept, pour faits particuliers, qui devaient être fusillés le lendemain à l’aube. Nous étions au dimanche soir. Les condamnés se trouvaient dans les caves de l’Hôtel de Ville. Dans le couloir mes hommes, fusil en main, très excités encore par le succès, montaient la garde, et raillaient les prisonniers. Ceux-ci tantôt juraient avec rage, cognaient les murs de leurs mains en sang, tantôt gémissaient de désespoir.
« Tout à coup l’un des condamnés à mort se mit à chanter. On le crut fou. Mais j’avais déjà observé qu’au lieu de jurer ou de se lamenter, il était resté jusque-là tranquillement assis, sur un banc, le visage défait mais silencieux. « Koskinon, c’était son nom, chanta d’abord d’une voix mal affermie, puis avec plus d’assurance. Ses compagnons surpris le regardaient. Il chantait :
À l’abri, dans les bras de Jésus,
Sur son cœur, protégé par son amour,
Mon âme peut se reposer doucement.
Écoutez, voici venir les anges qui chantent,
Sur la mer de verre
Semblable à du cristal…
« Plusieurs fois il répéta ce même verset. Quand il se tut, tous gardèrent un moment de silence. L’un des hommes, le plus sauvage de tous, le rompit enfin : « Qu’est-ce que ce chant, Koskinon ? D’où le sais-tu ? Veux-tu donc nous rendre religieux à cette heure ? »
Le chanteur leva vers ses camarades des yeux qui se remplissaient de larmes. « Écoutez une minute, dit-il. Où j’ai entendu ce chant ? Peu importe. Mais ma mère chantait des chants pareils, des chants de Jésus, ma mère priait Jésus… » Il s’arrêta, comme défaillant, puis s’étant levé, et regardant les autres en soldat, bien en face, il continua :
« Camarades, écoutez-moi encore, cacher ce que l’on croit est lâche. Le Dieu de ma mère, c’est maintenant le mien. Je ne puis vous dire comment c’est arrivé, mais enfin hier soir, alors que j’étais réveillé, le visage de ma mère m’est apparu, et je me suis souvenu en même temps de ce qu’elle chantait, de ce qu’elle disait. J’ai pensé au brigand sur la croix. J’ai senti que moi aussi j’avais besoin de trouver le Sauveur, que Lui pouvait purifier mon âme pécheresse, et me préparer à le rencontrer, puisque bientôt je dois paraître devant Dieu. C’était quelque chose d’extraordinaire. Par moments il me semblait voir de la lumière tout autour de moi. Et je me souvenais, je me souvenais, des versets de la Bible de ma mère me revenaient, des versets de son livre de cantiques, et c’étaient autant de messages du Sauveur crucifié. Ils me parlaient en même temps de la demeure qu’il préparait pour moi. J’ai écouté, je l’ai accepté, j’ai rendu grâces à mon Sauveur… Et depuis ce moment le verset que je vous ai chanté ne cesse de résonner en moi, c’est la réponse de Dieu, voyez-vous, et je ne puis garder cela pour moi, cela déborde, car dans quelques heures je serai, moi pécheur sauvé par grâce, avec le Seigneur Lui-même… ».
« Le visage de Koskinon brillait, comme illuminé d’un éclat intérieur. Il demeurait debout, immobile. Les révolutionnaires rouges, mes soldats, moi-même, tous l’écoutaient en silence. Au bout d’un moment un de ses camarades parla : « Koskinon, tu as raison. Oh si seulement je savais qu’il peut y avoir miséricorde pour moi ! J’ai tué, j’ai blasphémé. J’ai foulé aux pieds tout ce qui est sacré et saint. Je vois qu’il y a un enfer et que là est ma seule place ». Il s’affaissa, gémissant : « Koskinon, prie pour moi. Koskinon, je dois mourir demain, et mon âme, mon âme sera aux mains du diable… ».
« Et nous vîmes se jeter à genoux ces deux soldats rouges, côte à côte, l’un priant pour l’autre. Quelques mots seulement, mais si ardemment balbutiés ! Nous autres Finlandais, nous avions oublié notre haine. Elle fondait littéralement dans la lumière du ciel, devant ces deux hommes qui allaient mourir et qui cherchaient la réconciliation avec Dieu. On ne se sentait plus sur la terre. Une porte s’ouvrait sur l’invisible.
« …L’un après l’autre, tous les camarades de Koskinon avaient suivi son exemple et priaient. Il était quatre heures du matin. L’atmosphère avait miraculeusement changé. Assis les uns à terre, les autres sur le banc, pleurant tranquillement ou parlant des choses du ciel, sans Bible, l’Esprit de Dieu leur parlait. Plusieurs écrivirent des lettres à leurs familles, où confessions et consolations s’accompagnèrent de traces de larmes.
La nuit était presque finie. L’aube du lundi se levait. Nul n’avait dormi cette nuit-là. Un des rouges dit : « Koskinon, chante-nous encore ton cantique ». Et tous se joignirent à lui, ses camarades, les soldats finlandais, pour chanter :
À l’abri dans les bras de Jésus,
Sur son cœur, protégé par son amour,
Mon âme peut doucement se reposer…
« Les caves du vieil hôtel de ville résonnèrent des chants célébrant le sang de l’Agneau. « Puis l’horloge sonna six heures. J’aurais ardemment désiré obtenir la grâce des condamnés, mais je savais que la chose était impossible. « Entre une double haie de soldats finlandais, ils furent conduits au lieu de l’exécution. L’un d’eux demanda l’autorisation de chanter le chant de son camarade. On l’accorda. Ils demandèrent encore de mourir la face découverte et la main levée au ciel. Et ensemble, avec une puissance extraordinaire, ils entonnèrent :
À l’abri dans les bras de Jésus…
« La dernière ligne chantée, le lieutenant donna l’ordre de faire feu. Les sept soldats rouges avaient fini de combattre…
« Mais nous, nous étions tous agenouillés, en prière. Je ne puis dire ce qui s’est passé dans le cœur de tous, mais je sais ceci, que, en ce qui me concerne, depuis cette heure je suis un homme changé. Comme le jeune révolutionnaire sauvé, par le moyen de qui Il s’est fait connaître à moi, dès lors moi aussi j’appartiens au Seigneur ».
D’après le Salut de Dieu 1967
ÊTES-VOUS SÛR QUE DIEU EXISTE ?
ÊTES-VOUS SÛR QUE DIEU EXISTE ?
Antoine B., un modeste paysan très pauvre, habitait le midi de la France. Outre une masure qui lui servait d’habitation, il ne possédait que quelques lopins de terre, qui étaient insuffisants pour le nourrir lui et sa femme. Mais l’un et l’autre, étant énergiques et travailleurs, allaient en journée chez les nombreux propriétaires du village.
Quoique privé des biens terrestres, Antoine était cependant un homme très heureux. Il avait été converti, ainsi que sa femme, depuis bien des années. Pieux et honnêtes, leur vie était un exemple de fidèle témoignage chrétien connu dans toute la contrée. L’ouvrage ne leur manquait pas, car ils étaient toujours retenus à l’avance pour les travaux des champs.
Une grande épreuve survint à Antoine. Pendant que l’on faisait la récolte des fruits, en automne, sa femme tomba d’un pommier et fut gravement blessée. Des complications survinrent, qui la condamnèrent à garder le lit durant plusieurs mois.
Chaque matin, après avoir prodigué à sa femme les soins nécessaires, et fait le ménage, Antoine partait à son travail, et malgré son épreuve, il était toujours heureux. Quant à sa femme, elle fut d’une patience remarquable, qui émouvait tous ceux qui venaient lui rendre visite. Pendant l’automne, son mari travaillait chez un homme, très bon selon le monde, mais incrédule et libre-penseur.
Antoine désirait beaucoup lui parler du salut ; il avait demandé au Seigneur de lui ouvrir le chemin, et l’occasion se présenta tout naturellement par une belle après-midi ; le soleil brillait, le temps n’était pas trop froid : Antoine chantait à haute voix des cantiques en taillant la vigne.
Le propriétaire l’avait entendu chanter les jours précédents, mais sans y prêter attention. Ce jour-là, il fut touché, et il ne put s’empêcher de l’écouter très attentivement. Il contempla le visage rayonnant de son ouvrier qui continuait à chanter sans interruption, tout en se rapprochant du maître, sans se douter que celui-ci suivait chacun de ses mouvements.
Antoine venait de terminer un cantique, et tandis que, debout à deux pas de lui, son maître ne le perdait pas de vue, leurs regards se rencontrèrent, un sourire illuminant le visage du propriétaire :
– Je ne puis que vous admirer, dit-il.
– Et pourquoi, demanda l’ouvrier ?
– Depuis le jour où vous êtes à mon service, vous n’avez pas cessé de chanter.
– La Parole de Dieu ne nous recommande-t-elle pas d’être « toujours joyeux ? »
– On peut, certes, être toujours joyeux, lorsque tout va bien, mais si j’étais à votre place, je serais loin d’être joyeux ; je blasphèmerais continuellement ! J’ai appris par les assistants, avec quel calme vous avez relevé votre femme, le jour de son accident ; j’ai aussi entendu parler de la grande patience de celle-ci. Je suis presque forcé de reconnaître qu’il y a quelque chose de vrai dans votre religion ; mais je ne puis y croire moi-même.
– La foi est un « don de Dieu » (Éph. 2. 8). Il n’y a rien de plus précieux que de connaître Jésus comme son Sauveur. C’est là ce qui fait monter de mon cœur des cantiques d’actions de grâces pour son divin amour. Je sais que Dieu m’a aimé, et son amour n’aura jamais de fin ; j’ai donc bien des sujets de reconnaissance envers Lui. Je sais en outre que mon Père céleste vous aime. Il a donné Jésus Christ, son Fils, pour vous sauver ! Ne voudriez-vous pas également connaître l’amour et la bonté de mon Père Céleste ?
– Comment pouvez-vous parler d’amour dans les circonstances que vous traversez ? Si Dieu était bon, Il n’aurait pas permis cet accident. Ne me parlez donc pas de la bonté de Dieu… Je sais que vous, croyants, vous avez toujours ces mots à la bouche. Vous voyez Dieu en tout et partout… Êtes-vous sûr seulement que Dieu existe ? Des hommes intelligents et savants prétendent que Dieu n’existe pas.
– Les savants dont vous parlez recherchent la vérité où elle n’est pas ; elle ne se trouve que dans la Parole de Dieu, qui est la vérité, comme le Sauveur Lui-même l’a dit (Jean 17. 17). Elle nous enseigne tout ce qui concerne la connaissance de Sa Personne ; mais le Seigneur Lui-même a dit que ces choses sont « cachées aux sages et aux intelligents » du monde, Dieu les ayant révélées aux « petits enfants » (Mat. 11. 25). Lorsque je contemple la nature, les végétaux, les animaux, les hommes, j’y vois la manifestation d’une intelligence infiniment supérieure à tout ce qui se trouve chez les hommes, j’en conclue sans peine, par la foi, à l’existence d’un Dieu suprême.
– Votre pensée est bien naïve. Elle repose sur la Bible ; or la Bible est un livre comme un autre, où il n’y a rien de vrai.
– Non, monsieur ; la Bible est un livre divin. Elle nous parle justement des savants incrédules, en disant d’eux : « Se croyant sages, ils sont devenus fous » (Rom. 1. 22). Au lieu de remonter à l’origine divine des choses, ils émettent des hypothèses imaginées, qui bientôt, par suite de nouvelles découvertes, se trouvent être fausses ; puis, il faut recommencer : ce qu’ils considèrent comme vrai aujourd’hui, ne le sera plus demain ! Au lieu de cette base instable, ne serait-il pas beaucoup plus simple d’accepter ce que Dieu nous dit ? Mais l’orgueil de l’homme ne veut pas se plier à cela. Ce n’est donc pas sans raison qu’il est écrit : « L’insensé a dit en son cœur : il n’y a point de Dieu » (Ps. 14. 1). En Héb. 11. 3, je trouve une conclusion touchante : « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la Parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent ».
– Je ne suis nullement convaincu par vos paroles.
– La Création révèle Dieu à notre intelligence. Mais si nous fermons volontairement les yeux, nous sommes inexcusables, et nous ne serons jamais convaincus. Nous trouvons partout, autour de nous, des preuves de l’intelligence et de la puissance de Dieu, dans ce qu’Il a créé. La preuve matérielle de l’existence de Dieu, que vous désirez, n’est-elle pas à notre portée ? Ainsi nous lisons en Rom. 1. 19 et 20 : « Ce qui se peut connaître de Dieu est manifesté parmi eux ; et Dieu le leur a manifesté ; car, depuis la fondation du monde, ce qui ne se peut voir de Lui, et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les rendre inexcusables ».
– Tout cela ne me dit rien. Donnez-moi une preuve, une seule.
– Vous voulez encore une preuve ? Eh bien, je la vois à vos pieds.
– À mes pieds ? Je ne vois rien ; expliquez-vous.
– Ne voyez-vous pas que vous marchez sur des ronces ?
– Je ne vois pas du tout le rapport qu’il peut y avoir entre les ronces et l’existence de Dieu !
– Il est cependant facile de le discerner. Regardez ce fossé et cette haie qui est à la limite de votre vigne : la nature y est laissée livrée à elle-même ; que produit-elle ? Des ronces ! Laissez votre vigne pendant quelques mois sans la travailler ; que produira-t-elle ? Des ronces ! D’où vient cette végétation incommode et envahissante, qui se répand sur tous les terrains, sous tous les climats, et particulièrement dans les terres qui sont mal soignées ? C’est la conséquence de la malédiction de Dieu sur cette terre !
Dans le premier chapitre de la Genèse, nous trouvons l’histoire de la création racontée bien simplement, par la description de l’œuvre des six premiers jours. Au chapitre deuxième, le repos de Dieu dans la création est mentionné, à l’occasion du septième jour. En contemplant son œuvre, Dieu trouva que « cela était très bon ». Puis vient le repos. Il introduit ensuite l’homme dans un jardin délicieux « où Il avait fait croître du sol tout arbre agréable à voir, et bon à manger ».
Mais hélas ! Au chapitre troisième, nous assistons à l’entrée du péché dans le monde, par la désobéissance, et tout est maintenant gâté ! Ce sol où Dieu avait fait croître des arbres agréables et bons, se trouve maudit, comme suite au jugement qui fond sur l’homme, à cause de sa désobéissance.
Voici ce que nous lisons : « Et à Adam il dit : Maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière. Et l’Éternel mit l’homme hors du jardin d’Éden » (Gen. 3. 17 à 19 et 23).
Ma conclusion est simple. Vous savez avec quelle facilité les ronces et les épines croissent sur le sol ; vous en voyez la preuve dans votre propriété par la somme de travail exigée pour combattre leur envahissement, car sans cela votre vigne en serait bientôt étouffée. Or si nous remontons encore à l’origine, nous voyons que les épines et les ronces sont la conséquence de la malédiction prononcée par Dieu Lui-même, à cause du péché. C’est là une preuve convaincante de son existence, qu’il vous serait difficile de nier.
D’après le Salut de Dieu 1920
UN JOUR JE L’AI RENCONTRÉ
UN JOUR JE L’AI RENCONTRÉ
Cliques ici pour écouter ce nouveau chant !
Chant n°1 du CD « Joie et confiance »(prévu en Juillet 2017)
Familles Tomas, Mignot, Scharf et Schrab.







