LES DERNIERS JOURS D’UN DIPLOMATE

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LES DERNIERS JOURS D’UN DIPLOMATE

Un diplomate célèbre du commencement du 19ème siècle était près de sa fin. Il n’avait jamais pensé à la mort, mais la mort pensait à lui comme elle pense à nous tous, et le jour vint où il se rendit compte qu’elle frappait à sa porte. Alors il fit venir un pasteur de sa connaissance.
Mon cher Monsieur, lui dit-il, je me sens très malade. Il faut, je le crains, me préparer à une mort prochaine et je désire que vous m’entreteniez de sujets religieux ; mais pour vous éviter une peine inutile, je dois vous prévenir que je ne veux pas entendre parler de Jésus Christ.
– Vous faites bien de me le dire, répondit le pasteur, car c’est de Lui que je vous aurais parlé tout de suite. Puis-je au moins vous parler de Dieu ?
– Certainement. J’ai toujours eu une grande vénération pour l’être suprême.
– Voilà donc un point sur lequel nous sommes d’accord, dit le visiteur, et aussitôt il se mit à parler de l’amour de Dieu pour les hommes dans un langage si touchant que le malade le pria de revenir dès qu’il le pourrait.
Et il revint le lendemain.
– Je vous assure, lui déclara le malade, que je vous ai attendu avec impatience.
L’entretien, cette fois, tourna sur la sagesse de Dieu, sur sa toute-puissance, sur son omniscience, et ce qu’il entendit lui inspira une crainte respectueuse prenait un intérêt toujours plus vif à ces conversations.
Le troisième jour, vers la même heure, le pasteur renouvelait sa visite. Cette fois il lui parla de la sainteté pure de Dieu, qui ne peut supporter la moindre souillure et le jour suivant, il insista fortement sur l’inflexible justice de l’être suprême. Ici, le malade commença à se troubler :
– Arrêtez, monsieur ! s’écria-t-il. Si le Tout-Puissant est réellement aussi saint et juste que vous le dites, je suis perdu !
Là-dessus le visiteur garda le silence et se retira.
Un jour, deux jours se passèrent sans qu’il reparaisse. Le malade l’attendait dans l’angoisse. Finalement, il l’envoya chercher et s’écria dès qu’il le vit :
– Qu’est-ce qui vous a empêché de revenir ? Mon esprit n’est plus que confusion ; il me semble être déjà en enfer ou plutôt avoir l’enfer en moi. Pour l’amour de Dieu, dites-moi quelque chose qui me soulage, si vous le pouvez.
– Je ne puis rien retrancher de ce que je vous ai dit. Bien que plein de patience et d’amour, Dieu est saint et juste, et il doit nécessairement condamner les coupables. J’aurais d’autres choses plus consolantes à vous dire, mais elles font partie d’un sujet dont vous m’avez défendu de parler, et par conséquent, je suis obligé de vous laisser dans cet état jusqu’à ce que la mort ait fixé votre destinée éternelle.
– Non, non, s’écria le malade. Dites-moi s’il me reste une lueur d’espoir.
– Certainement, il y a de l’espoir, mais à condition que je puisse vous parler de Jésus Christ.
– Parlez-moi de Jésus Christ alors ; dites-moi tout ce que vous voudrez qui soit propre à me faire sortir de cet enfer.
Et, auprès de ce lit de mort et à ce cœur désespéré, le pasteur put parler de la bonne nouvelle du salut apporté par Jésus Christ et accompli par Son sacrifice.
– C’est pour des pécheurs tels que vous que Jésus est venu sur la terre et qu’il a versé son sang sur la croix. Croyez en Lui, acceptez-le comme votre Sauveur, et vous recevrez le pardon de vos péchés et la vie éternelle.
Le mourant but avidement les paroles de ce message. Elles apportèrent la paix et le calme dans son âme troublée, et ce Jésus dont il n’avait pas voulu pendant sa vie fut Celui-là même qui, à l’heure suprême, lui ouvrit la porte du ciel.
« Il n’y a de salut en aucun autre » (Act. 4. 12).

D’après le Salut de Dieu 1967

MAUVAISES PENSÉES

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Considérez-vous vous-mêmes comme morts au péché. Rom. 6. 11
Tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation…, que cela occupe vos pensées. Phil. 4. 8

MAUVAISES PENSÉES

 

Est-ce le diable qui fait naître les mauvaises pensées chez un croyant?
Non, ce n’est pas le diable, mais bien la nature de péché qui est encore dans le croyant.
Le Seigneur Jésus a dit: “C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées…” (Mat. 15. 19). La source des pensées inavouables est encore en nous. Mais le diable a une grande expérience pour agir sur les hommes. Il sait comment s’y prendre pour émouvoir nos désirs, susciter notre convoitise et nous amener à pécher. Ses attaques se focalisent sur les domaines où nous sommes particulièrement fragiles.
Le seul fait d’être entraînés dans des pensées troubles devrait être pour nous le signal d’alerte d’une attaque de l’ennemi. Avons-nous le réflexe de nous tourner simplement vers Jésus, celui qui a vaincu Satan, pour être délivrés ? Un appel immédiat au Seigneur le fera fuir. “Soyez sobres, veillez: votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la foi” (1 Pier. 5. 8 et 9).
Lisons la Parole de Dieu, elle purifiera notre conscience, la maintiendra en éveil et la rendra capable de détecter toute pensée impure. Elle nous éclairera, nourrira notre esprit de bonnes choses, nous montrera le droit chemin. Présente dans notre cœur, elle sera une arme efficace pour chasser l’ennemi. “J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi… Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier” (Ps. 119. 11, 105).

D’après La Bonne Semence
Avril 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

CONFIANCE EN DIEU, EN TOUT TEMPS

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Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence. Prov. 3. 5
Confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui : Dieu est notre refuge. Ps. 62. 8

 

CONFIANCE EN DIEU, EN TOUT TEMPS

 

Notre vie s’écoule souvent avec de petites difficultés qui disparaissent aussi vite qu’elles arrivent. Nous les avons peut-être résolues par nous-mêmes, en pensant qu’il était inutile d’en parler à Dieu notre Père. Puis un jour, arrivent des obstacles plus sérieux, inattendus : maladie, accident, soucis professionnels… Par habitude, nous cherchons immédiatement des solutions. Quelques instants d’hésitation ou de doute, et nous prenons notre vie en main. Nous essayons de faire face, ou peut-être tournons-nous en rond sans voir d’issue…
Dieu serait-il absent des détails de notre vie journalière ? L’aurions-nous oublié ? Nous n’avons pas perdu la foi dans l’œuvre du Seigneur Jésus qui nous sauve, ni la conviction qu’il nous a préparé une place avec lui dans la maison du Père. Mais nous avons oublié momentanément cette confiance effective, “en tout temps”, vécue par ses enfants, que notre Dieu mérite. Notre Père n’a-t-il pas en réserve pour nous des immenses richesses de bonté, de sagesse, de fidélité et de puissance ? Nous nous en sommes privés par l’absence d’une foi active et constante, dépendante de Dieu. Mais il nous aime, il ne veut pas cela pour ses enfants. Au contraire, il désire nous voir grandir dans la connaissance de son amour, et éprouver sa tendresse à chaque pas de la route. Alors les obstacles qu’il permet sont là pour ranimer notre foi, la rendre plus persévérante, plus intelligente. Apprenons, par la prière, à lui remettre toutes nos situations, banales, heureuses, ou redoutées ; il nous donnera la paix du cœur et la sérénité malgré l’épreuve.

 

D’après la Bonne Semence
Mai 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

Mots clés : confiance en Dieu en tout temps, amour de Dieu, foi

LE CODE DE LA ROUTE

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LE CODE DE LA ROUTE

 

Jamais les hommes n’ont autant voyagé qu’aujourd’hui, pour les affaires, pour les vacances ou pour tout autre motif. La circulation a augmenté dans des proportions considérables. Peut-être vous-mêmes, chers jeunes gens, avec l’impétuosité propre à votre âge, vous êtes-vous parfois grisés de vitesse, oubliant le danger et l’accident qui vous guette. Néanmoins, l’expérience nous apprend qu’un bon conducteur, soucieux de réduire au minimum les risques d’accident, doit réaliser deux conditions essentielles :
1. Connaître les prescriptions du code de la route.
2. Se conformer scrupuleusement aux indications des divers signaux de la circulation routière. On imaginerait mal un automobiliste qui ignorerait délibérément les « stop », « sens interdit » ou « interdiction de stationner ».

Mais vous devinez sans peine que je désire vous entretenir d’un voyage et d’un code de la route tout particuliers. Nous sommes tous en route vers l’éternité, et sur le sentier de la vie où nous sommes engagés, nous avons pour nous guider dans le droit chemin et pour nous garder, un code de la route infaillible, contenu dans la Parole de Dieu. Le code de la route élaboré par les hommes varie selon les époques et les pays, il doit être adapté aux progrès techniques, au rythme de la circulation. Celui qui est contenu dans la Bible ne varie pas, n’a pas besoin d’être retouché ni mis à jour, il est immuable et infaillible, car il est l’expression de la pensée de Dieu. Et si cette parole se fait entendre à nos oreilles disant : «C’est ici le chemin, marchez-y» (Es. 30. 21), ne vaut-il pas infiniment mieux s’y soumettre humblement que de vouloir être plus sage que Dieu ? Si même certains de ces préceptes nous paraissent sévères, durs, irréalisables, ils sont empreints d’une sagesse toute divine, et nous n’avons pas le droit d’éliminer, selon nos goûts, ceux qui nous déplaisent. Revenons au code de la route pour une simple comparaison : la priorité de droite, introduite dans bien des villes, a ses partisans comme ses détracteurs. Mais le jour où je serai en contravention, j’aurai beau expliquer au représentant de l’autorité que je ne suis absolument pas d’accord avec cette prescription, il m’imposera silence en disant : Votre avis personnel, vos préférences n’ont aucune importance ; c’est le règlement, vous devez vous y soumettre. De même, soyons persuadés qu’une attitude soumise, respectueuse envers les déclarations de la Parole de Dieu, est le secret du vrai bonheur et nous gardera d’expériences douloureuses.

Au début de notre vie, cette Parole nous montre un poteau indicateur, avec deux directions : un chemin resserré qui mène à la vie et un chemin spacieux qui mène à la perdition (Mat. 7. 13 et 14) ; elle met devant nous la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction (Deut. 30. 19). Sommes-nous tous certains d’avoir bien choisi ? Il n’y a qu’un chemin pour obtenir le pardon et la vie éternelle : c’est la repentance et la foi personnelle au sacrifice expiatoire du divin Crucifié. On dit fréquemment : Tous les chemins mènent à Rome, mais ce dicton populaire n’est certes pas d’application pour le chemin qui mène à la vie, et Jésus seul est le chemin des cieux.

Mais si même nous avons le bonheur de nous trouver sur la bonne route, si nous sommes réellement chrétiens, il n’en reste pas moins vrai que nous devons être attentifs aux nombreux « panneaux de signalisation » de la Parole, « de peur que nous ne nous écartions » (Héb. 2. 1). Il y a, pour le croyant, des signaux de danger, des signaux d’interdiction, et ce peut être dangereux pour celui qui les méprise. Si déjà les hommes sévissent impitoyablement pour réprimer les infractions, « d’une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui foule aux pieds » (Héb. 10. 29) les avertissements du Seigneur ? Un des plus solennels « sens interdit » pour les jeunes gens chrétiens est sans doute : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules » (2 Cor. 6. 14). Au mépris de ce verset, on se lie d’amitié avec des mondains, des sympathies naissent, puis des sentiments plus profonds et, pour tranquilliser sa conscience, on espère amener ce jeune homme, cette jeune fille à la connaissance du Seigneur. Qui va l’emporter et entraîner l’autre? Supposez deux jeunes gens, dont l’un est juché sur une chaise et l’autre solidement arc-bouté sur le sol ; ils se donnent la main et chacun essaie d’attirer l’autre à lui. Celui qui est à terre a évidemment la partie belle et l’issue de la lutte ne fait pas de doute. Vous, jeune chrétien, occupez une position privilégiée, vous êtes sur la chaise, mais le mondain vous fera tomber, vous entraînera. Que de situations tragiques auraient été évitées pour bien des jeunes croyants s’ils ne s’étaient pas engagés dans cette route à accès interdit ! « Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » (Prov. 4. 23). Supplions le Seigneur de nous garder et de nous diriger, car nous devons supporter les conséquences de nos inconséquences.

Et que dire des signaux «défense de stationner» que la Parole place sur notre route ? Il y a des endroits où le chrétien ne peut s’arrêter, qu’il doit fuir ; il y a des compagnies, des lectures, des conversations qu’il doit éviter. Si Pierre ne s’était pas assis au siège des moqueurs, il n’aurait pas renié son Maître. En nous arrêtant dans des endroits souillés, nous sommes livrés à une foule de convoitises qui, selon l’expression si énergique de l’apôtre Pierre, font la guerre à notre âme (1 Pier. 2. 11). Sachons dire « non » comme Daniel et ses amis, ne craignons pas de nous singulariser, par fidélité envers le Seigneur. Il y a aussi, dans la vie chrétienne, des carrefours dangereux où il faut ralentir, des limitations de vitesse, des « stop ». Le Seigneur se sert parfois des circonstances pour nous arrêter, pour nous dire : Venez à l’écart et reposez-vous un peu (Marc 6. 31) et nous montre avec douceur qu’Il a quelque leçon à nous enseigner. Puissions-nous apprendre de Lui, dans le calme de Sa présence, au lieu d’être entraînés dans le tourbillon de la vie moderne si trépidante. Au milieu de toute cette agitation, sachons nous soumettre à ce code de la route infaillible ; pour le cœur docile, «Ses commandements ne sont pas pénibles ».

J. Khm.
D’après Feuille aux jeunes n°211

 

L’ENNEMI

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L’ENNEMI

Toute bénédiction pour nous, jeunes ou vieux chrétiens, découle de la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ (2 Pier. 3. 18) cet Ami divin qui aime en tout temps (Prov. 17. 17). Mais en attendant d’être avec Lui pour l’éternité, nous sommes ici-bas exposés aux attaques de l’ennemi de nos âmes.

La Parole de Dieu le nomme SATAN, c’est-à-dire l’adversaire, en une trentaine de passages où son caractère d’ennemi de Dieu et des hommes est mis en évidence.

Elle le compare au serpent, en quelques circonstances particulières, où son action subtile, traîtresse et mortelle, nous est rapportée. Jésus dit qu’il est menteur et le père du mensonge. Il est aussi appelé le lion rugissant, qui n’a d’autre intention que de dévorer et détruire, car il a été meurtrier dès le commencement (Jean 8. 44).

Satan n’est pas seulement une influence maléfique ; c’est une personne. Il est tout autre chose qu’un vague mythe, ou un mauvais principe ruinant l’âme de ses sources secrètes. C’est une créature de Dieu.

Dans la hiérarchie des anges qui peuplent les seconds cieux, il avait une place prééminente. Il était au nombre de ces fils de Dieu (Job 38. 7) appelés à l’existence avant la création des mondes. En Ézéchiel 28. 12 à 27, et en Esaïe 14. 12 à 15, le voile se lève en partie sur son passé, à propos du roi de Tyr et du roi de Babylone ; c’est le rappel de son grand péché, celui d’un orgueil insensé, dans son propos délibéré de s’élever, de dominer, d’être semblable au Très-haut. Astre brillant, Lucifer, fils de l’aurore, plein de sagesse, parfait en beauté, chérubin oint, ainsi établi par Dieu dans sa sainte montagne, Satan fut parfait jusqu’à ce que sa beauté même le fit s’élever et qu’il corrompit sa sagesse, refusant à son Créateur la soumission qui Lui est due. C’est là cette «faute du diable» (1 Tim. 3. 6) à laquelle nous sommes exposés si nous ne marchons pas dans l’humilité et la dépendance, la crainte et la confiance, sous le regard de notre Dieu Sauveur.

Ainsi, dès le commencement le diable pèche; et celui qui pratique le péché est du diable (1 Jean 3. 8).

Pour accomplir son œuvre néfaste, il excelle dans l’artifice de se faire oublier des hommes en général et des chrétiens eux-mêmes. C’est un fait saisissant que l’on parle de lui de moins en moins, dans la chrétienté, non plus que du péché qu’il a introduit dans le monde. Hélas ! Il fait répandre des erreurs toujours plus nombreuses : «Dieu est trop bon pour punir à jamais les pécheurs», est l’une de ses plus subtiles suggestions qui rappelle le «Quoi Dieu a dit ? Vous ne mourrez pas ! » Propos de mensonge qui conduisirent, à l’instigation du serpent ancien (Apoc. 12. 9), Adam et Eve à désobéir pour être «comme Dieu, connaissant le bien et le mal ».

Et combien d’autres pensées d’incrédulité troublent ceux que Satan désire entraîner à sa propre perdition ! Par une contrefaçon de la sagesse, une sorte de philosophie dite chrétienne, il égare les cœurs en les occupant d’eux-mêmes, mais sans jamais se dévoiler. C’est une œuvre de mensonge, sournoisement accomplie dans l’ombre.

Il est habile dans ses voies tortueuses. Il rôde autour de nous, cherchant qui il pourra dévorer (1 Pier. 5. 8). Il sait mettre en œuvre tout ce qui lui permet d’exercer son pouvoir. C’est un opportuniste de première force, profitant de notre faiblesse, de notre manque de vigilance, pour amener la ruine de l’âme par le péché consommé, pratiqué aveuglément. Quels ravages dans nos cœurs, nos familles, entre frères ; quelles brèches dans l’Assemblée même ! Parlant de celle qu’Il bâtit sur le Roc, c’est-à-dire lui-même, Jésus a dit que les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle (Mat. 16. 18) ; mais nous vérifions avec douleur que l’effort de Satan est incessant ; luttes, combats et souffrances en découlent.

Jésus a connu tout cela ici-bas, endurant dans son âme sainte la contradiction des pécheurs, méprisant la honte, endurant la croix (Héb. 12. 2). Il est notre Modèle parfait, dans l’emploi victorieux de la Parole divine, pour repousser les suggestions du diable, ainsi que nous Le voyons étant tenté par lui au désert pendant quarante jours (Mat. 4. 1 à 11). Dès lors, Il put tout le temps de son ministère de grâce, piller les biens de cet homme fort qu’Il avait ainsi lié (Mat. 12. 29) ; étant oint par Dieu de l’Esprit Saint et de puissance, Il a passé de lieu en lieu, faisant du bien (Act. 10. 38). Mais quand le monde l’eut rejeté, Jésus a désigné Satan comme le chef du monde (Jean 14. 30), où il exerce maintenant le pouvoir des ténèbres en séductions de toutes sortes. Le chef de ce monde est aussi le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance (Eph. 2. 2).

Mais la victoire du Seigneur sur Satan est complète et définitive. Elle a été remportée à la Croix. Par Sa mort même, Jésus a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable (Héb. 2. 14). Il est entré pour toujours dans le repos de Dieu, Son triomphe étant sanctionné par Son élévation dans la gloire.

Satan est donc un ennemi vaincu. Mais nous sommes encore dans ce monde où nous restons exposés à ses artifices et à ses coups. Craindrions-nous cet adversaire, quand nous appartenons à Celui qui l’a vaincu à jamais ?

Cet ennemi de nos âmes nous tente par toutes sortes de convoitises ? Réalisons notre mort avec Christ, et fuyons les attraits auxquels la jeunesse est exposée (2 Tim. 2. 22) ; en Lui nous aurons la victoire, c’est la délivrance par la fuite.

Mais il est tel cas où la lutte s’engage, dans nos faibles cœurs, avec la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. C’est l’armure complète de Dieu qui doit alors être revêtue, dans ce mauvais jour (Éph. 6. 10 à 17) où peut se décider ce que sera notre vie chrétienne, en victoire par Christ, où en tristes défaites. Alors nous pourrons résister au diable et il s’enfuira loin de nous (Jac. 4. 7). Les flèches enflammées du méchant s’éteindront contre le bouclier de la foi ; ses coups seront sans effet grâce au casque du salut ; l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu, le fera s’enfuir en déroute (Éph. 6. 10 à 17).

Fortifiés dans le Seigneur et dans la puissance de Sa force, nous triompherons par Sa victoire (Éph. 6. 10 à 17). Veillons, soyons sobres. Résistons au diable, (Jac. 4. 7) étant fermes dans la foi. Nous surmonterons le mal par le bien (Rom. 12. 21). Nous réaliserons le cantique du combattant :

Ton bras, Seigneur le protège.
Il trouve en Toi son appui.
Satan l’assiège, mais devant lui
Tombe tout piège. Ta face a lui !

L. G.
D’après Feuille aux jeunes n° 194

LE TICKET D’AUTOBUS

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LE TICKET D’AUTOBUS

Pour prendre l’autobus on doit se munir de tickets ; suivant les sections, il en faut un certain nombre ; celles que je parcourais en demandaient cinq, et le receveur les tamponna. Je changeai de place, et je m’assis en face de deux jeunes époux. Le contrôleur arrivant pour demander les tickets, je vis qu’il m’en manquait un : je retournai vite à la place où je m’étais assis auparavant, et je le retrouvai entre les rainures du plancher.
Je regagnai ma place, et ce jeune ménage me dit :
– Vous avez eu de la chance de retrouver un si petit ticket !
– Oh! oui, leur dis-je ; mais je pensais bien l’avoir perdu à cette place où je suis allé le chercher. C’est en cherchant que l’on trouve parfois ce que l’on a perdu.
– Vous avez bien réussi !
– Savez-vous qu’il y a quelqu’un qui est venu chercher ce qui était perdu sur cette terre ? C’est Jésus Christ, qui vint ici-bas, envoyé par Dieu, pour devenir le Sauveur du monde.
Comme ils m’écoutaient avec bienveillance, je poursuivis :
– C’est une chose importante, quand on monte dans un autobus, de savoir, ou de demander le nombre de sections à parcourir pour atteindre l’endroit où l’on descend ; mais cela n’a pas l’importance d’un parcours que nous devons tous faire, et qui va de ce monde dans l’au-delà ; il y a deux directions, l’une qui mène au ciel, l’autre qui conduit en enfer. Or, Jésus Christ est venu du ciel, ici-bas, pour nous renseigner, et puis Il est remonté au ciel pour y attendre ceux qui auraient cru à sa parole. Il est le chemin qui mène à Dieu, le seul chemin.
Il est venu envoyé par Dieu son Père pour nous en offrir l’accès gratuit si nous voulons croire en Lui, et prendre le ticket gratuit qui porte son Nom, le seul nom donné aux hommes pour être sauvés. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire, de prendre le don de Dieu ou de le refuser ; et Jésus Christ se borne à dire : «Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36). Comprenez-vous combien cela est clair, précis, certain ?
– C’est beau cela, me dit la jeune dame, et son mari approuvait ; la religion doit être une vie ; c’est beau d’avoir la foi !
– Chacun peut donner sa confiance au Seigneur Jésus : Il veut notre cœur, et non des formes religieuses, ou des actes de piété extérieurs, et j’ai la certitude que je suis sauvé parce que Jésus Christ me le dit, et que je crois simplement, humblement, Celui qui me dit : Je suis la vérité. « En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Ce n’est ni de l’orgueil, ni de la présomption, de croire ce que me dit le Seigneur Jésus ; est-ce que c’est de l’orgueil et de la présomption de croire qu’en disant : « Oui » devant Monsieur le Maire vous avez été unis, et que votre femme a eu, à ce moment-là, le droit de quitter son nom de jeune fille, et de porter le vôtre ? Vous avez été sûrs l’un et l’autre que c’était bien exact, et vous n’en avez pas douté. Voilà la foi, et, à partir de ce moment-là, vous avez entrepris ensemble la route de la vie, avec ses devoirs, avec ses joies, avec ses peines, avec un amour réciproque. Croire au Seigneur Jésus, c’est avoir en Lui pleine confiance, avec le désir de le suivre, en renonçant à soi-même, et en portant chaque jour sa croix.
Ces jeunes époux descendirent au même arrêt que moi, et ils m’accompagnèrent un bon moment, pour continuer cet entretien, puis ils me remercièrent vivement tous les deux, en prenant un de mes traités.
Ainsi, un petit ticket, tombé par terre dans un autobus, a pu être le point de départ d’une conversation permettant d’évangéliser ces jeunes gens pour lesquels ce que je disais paraissait tout nouveau.
Ah ! C’est que Jésus Christ est encore bien voilé et bien peu connu dans un pays dit chrétien. Il y a trop d’intermédiaires, trop de formes religieuses, trop de complications créées par les hommes et qui empêchent de venir DIRECTEMENT à Celui qui dit : Venez à moi.

Ami lecteur, CROIS AU SEIGNEUR ET TU SERAS SAUVÉ.

« Je t’en adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui va juger vivants et morts, et par son apparition et par son règne : prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, convaincs, reprends, exhorte, avec toute longanimité et doctrine (2 Tim. 4. 1 et 2).

« Marchez dans la sagesse envers ceux de dehors, saisissant l’occasion. Que votre parole soit toujours dans un esprit de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun » (Col. 4. 5 et 6).

D’après le Salut de Dieu

L’AFFINEUR D’ARGENT

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L’AFFINEUR D’ARGENT

« Car il est comme un feu d’affineur, et comme la potasse des foulons. Et il s’assiéra comme celui qui affine et qui purifie l’argent » Mal. 3. 2.

Quelques dames se trouvaient un jour réunies à Dublin dans le but de lire les Écritures et d’en faire le sujet de leur entretien. Elles lisaient le chapitre trois de Malachie. L’une d’elles exposa la pensée que « la potasse des foulons » et « l’affineur d’argent » représentaient tous deux le même point de vue, savoir l’influence sanctifiante de la grâce de Christ. Une autre dame fit observer qu’il y a quelque chose de remarquable dans ces mots : « et Il s’assiéra comme Celui qui affine et purifie l’argent ».
Afin de se rendre compte de la force de l’expression contenue dans ces paroles, une des personnes présentes se chargea d’aller rendre visite à un orfèvre, puis de rendre compte à ces compagnes de ce qu’elle aurait pu apprendre à ce sujet.
Elle s’y rendit en effet et sans faire part à l’artisan du but de sa démarche, elle lui demanda de lui faire connaître le procédé qu’il employait pour affiner l’argent. L’orfèvre lui donna toutes les explications qu’elle désirait.
Mais, demanda-t-elle, est-ce que vous vous asseyez, tandis que le travail d’affinage se poursuit ?
Oui, Madame, je dois m’asseoir et arrêter finement mon regard sur le creuset, car si le temps nécessaire à l’affinage était dépassé, il est certain que l’argent serait endommagé.
La dame comprit alors la beauté et la force de ces mots : « Et il s’assiéra comme celui qui affine l’argent et purifie l’argent » (Mal. 3. 3).
Christ estime souvent nécessaire de placer ses rachetés dans la fournaise, mais Il est assis près du creuset, son regard constamment fixé sur le travail de la purification ; la sagesse et l’amour sont engagés au plus haut point sur les sujets de l’affinage.
Comme Madame X. se retirait, l’orfèvre la rappela et lui dit qu’il avait oublié de mentionner que son travail n’était achevé qu’au moment où il pouvait voir sa propre image reflétée par l’argent.
Figure magnifique de Christ, qui, lorsqu’Il voit sa propre image reflétée par les Siens, met fin au travail de la purification. Quelqu’un a dit avec raison : « Si tu es un enfant de Dieu, tu ne seras pas exempt de la discipline de la famille ; la voix qui parle semble dure, mais la main qui frappe est douce ». La fournaise peut être chauffée sept fois (Daniel 3. 19), mais l’affineur se tient auprès d’elle. Son dessein n’est pas de consumer, mais de purifier. Tout, soyez-en persuadé, portera l’empreinte de l’amour. Le saint sur la terre peut dire, en jetant un regard de foi et de confiance sur le Dispensateur des épreuves, qu’il traverse : « Je sais, ô Éternel ! Que tes jugements sont justice » (Psaume 119. 75). Le saint dans la gloire peut faire un pas de plus et dire : « Je vois, ô Seigneur, qu’ils sont tels ».
Croyant, jette un regard en arrière sur les épreuves les plus douloureuses, et dis-moi : « Étaient-elles inutiles ? Elles peuvent t’avoir conduit à un Sarepta, à un lieu de fournaise, mais c’était pour t’y montrer quelqu’un semblable au Fils de Dieu. Quand est-ce que ton Dieu a jamais été si près de toi, ou toi si près de ton Dieu, sinon dans la fournaise de feu ? Les parfums du temple d’autrefois étaient broyés ; l’or du chandelier était battu.
Mon âme repose en paix dans les afflictions que tu traverses ; tu as une occasion de Le glorifier, que les anges ne possèdent pas dans leur sphère exempte d’épreuves. Là, patient sous la discipline, sois soumis à la volonté de Dieu (1 Pierre 1. 7 ; Jac. 1. 12).

D’après Le Salut de Dieu

QUE FAIRE POUR ÊTRE CHRÉTIEN ?

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« Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, Il dit : c’est accompli » Luc 19. 20.

QUE FAIRE POUR ÊTRE CHRÉTIEN ?

 

Les parents de Hudson Taylor (1832-1905), le missionnaire bien connu en Chine, étaient des croyants. Par leur exemple, il apprit tôt dans la vie l’aide qu’on peut trouver par la prière et dans la Bible.
La vie exemplaire de ses parents fit une forte impression sur lui et il s’efforça d’être un chrétien comme eux. Mais ce fut sans succès. Il finit par admettre qu’il ne pourrait pas y arriver. Tous ses efforts étaient vains et, finalement, il considéra qu’il était un cas sans espoir et qu’il ne pouvait rien espérer de bon après sa mort. Ne devrait-il pas alors jouir à fond de sa vie sur la terre ? Il trouva des personnes qui l’encouragèrent dans cette voie.
Un jour Hudson cherchait quelque chose d’intéressant à lire dans la bibliothèque de son père. Dans une boîte contenant des dépliants, il trouva un tract évangélique. « Il y aura une petite histoire au début, puis un sermon ou une morale à la fin », pensa-t-il. « Je lirai le début et je laisserai la fin à ceux que ces choses intéressent ».
Alors qu’il parcourait le fascicule, Hudson tomba sur l’expression : « l’œuvre accomplie de Christ ». Cela lui rappela la parole prononcée par Jésus sur la croix : « C’est accompli ! » Qu’est-ce qui était accompli, terminé ? Il trouva lui-même la réponse : « Une complète et parfaite propitiation (Dieu est rendu favorable (propice) au pécheur par le sacrifice expiatoire de Christ) pour les péchés. La dette tout entière a été payée par Jésus Christ, notre substitut ».
Hudson poursuivit sa réflexion : « Si l’œuvre est entièrement accomplie et que toute la dette est payée, qu’ai-je d’autre à faire ? » Alors il se mit à genoux, accepta l’œuvre de rédemption par la foi et remercia son Sauveur.

D’après The Good Seed
Mai 2017

LA PAROLE DE DIEU APPRISE PAR CŒUR

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« Dans mon affliction, ta parole m’a fait vivre » Ps. 119. 50
« Tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » Jér. 15. 16

LA PAROLE DE DIEU APPRISE PAR CŒUR

 

Au début du 20ème siècle, Russel Morse, missionnaire en Chine, fut arrêté par les autorités et emprisonné pendant deux ans. Jeté dans une minuscule cellule d’isolement, privé de tout contact avec l’extérieur, il vécut sans sa Bible ni aucun autre livre. Les repas lui étaient servis deux fois par jour par une fente dans la porte. Il demeura dans ces conditions tout le temps de son séjour en prison, n’entendant ni ne voyant personne, ignorant même si quelqu’un savait qu’il était encore vivant et où il se trouvait.
Il raconta plus tard qu’il aurait certainement perdu la raison s’il n’avait pas été capable de se rappeler des versets de la Bible qu’il avait appris par cœur dans le passé. La répétition de ces passages des Écritures maintenait son esprit en activité. Dieu, certainement, ne l’abandonnerait pas, mais quel réconfort pour lui de pouvoir puiser à tout moment dans les ressources de la Parole de Dieu, conservées dans sa mémoire !
Nous qui avons le privilège et la liberté de posséder la Bible, avons-nous pensé ce qu’il arriverait si, pour quelque raison, nous devions en être privés ? Nous avons le besoin constant et absolu que cette Parole demeure avec nous. Profitons de ce trésor que Dieu nous a conservé. Consultons la chaque jour avec intérêt et prière ; apprenons des versets par cœur. Elle a la puissance de se graver dans notre âme et notre esprit pour nous nourrir de la personne de Christ qui est au centre des pensées et de la révélation de Dieu.

Il Buon Seme
Mai 2017

LE DRAME DE NINIVE

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LE DRAME DE NINIVE

« Dieu parle une fois, et deux fois, et l’on n’y prend pas garde… deux fois, trois fois avec l’homme » (Job 33. 14, 29).

 

Ninive fut pendant bien des siècles une grande et populeuse cité, capitale de l’empire d’Assyrie. Ses murailles, selon quelques historiens, avaient 30 mètres de haut et 90 kilomètres de circuit. Leur épaisseur était telle que plusieurs chariots pouvaient circuler de front sur le sommet. Elles étaient flanquées de 1500 tours hautes de 60 mètres.
Comme les villes actuelles, Ninive était pleine de corruption. Le Dieu Créateur et Souverain usait de patience alors, comme Il le fait encore ; seulement cette patience est mesurée. Dieu est lent à la colère, grand en bonté, ne désirant pas la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie. Toutefois, Il est saint et juste, et ne tiendra pas le coupable pour innocent. Voilà pourquoi Dieu fait avertir tous les hommes, et ce message, ami lecteur, n’est pas tombé « par hasard » entre vos mains. C’est la providence divine qui vous l’envoie.
Ninive a été avertie trois fois ! Vers 830 avant Jésus Christ, le prophète Jonas y est envoyé. « La méchanceté de la ville était montée devant Dieu ». Il parcourt ses rues en criant : « Encore quarante jours ; et Ninive sera renversée ! » Les hommes de Ninive crurent Dieu, proclamèrent un jeûne, crièrent à Dieu, revinrent chacun de leur mauvaise voie et de la violence qui était en leurs mains.
Devant la repentance des Ninivites, Dieu aussi se repentit du mal qu’Il avait parlé de faire : la ville fut sauvée.
Un siècle plus tard, nous la retrouvons plongée à nouveau dans le mal, oublieuse de la bonté de Dieu un second prophète, Nahum, est suscité pour s’adresser à Ninive. Il ne nous est pas dit s’il fut envoyé à Ninive, mais sa solennelle prophétie y parvint certainement, car Dieu ne donne pas sa Parole pour qu’elle reste sans effet (Es. 55. 11).
Dès le jour où elle exista, Ninive a été comme une mare d’eau, dit Nahum : une eau qui croupit ; quelle image éloquente !
Malheur à la ville de sang, toute pleine de fausseté et de violence ! La rapine ne la quitte pas ! Sur qui ta méchanceté n’a-t-elle pas continuellement passé ? (Nahum 2. 8 et 3. 1).
Cent ans de patience encore… vers 630 avant Jésus Christ, une grande voix s’élève de nouveau, celle du prophète Sophonie. C’est un troisième et dernier avertissement. Ninive va être changée en désolation, en un lieu aride comme un désert, un gîte pour les bêtes.
C’est là cette ville qui s’égayait, qui habitait en sécurité, qui disait en son cœur : Moi, et à part moi, nulle autre (Sophonie 2. 15).
L’orgueil va régulièrement vers la ruine et l’écrasement, c’est ce que Dieu déclare et ce que l’histoire confirme.
Entre 615 et 612 avant Jésus Christ elle ne put résister à une coalition des Babyloniens et des Mèdes ; elle périt dans le carnage et l’incendie. Ce fut un anéantissement tel, que l’emplacement même de la ville ne se distingua plus du désert et fut oublié jusqu’à nos jours.
Ami lecteur, Dieu a parlé : comme Il a accompli ce qu’il avait annoncé touchant Ninive ; ainsi Sa Parole concernant chacun de nous s’accomplira certainement. Il patiente envers tous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. Dans Son immense amour à l’égard de l’humanité révoltée contre Lui, Dieu a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. En vertu de ce sacrifice sanglant, accompli une fois pour toutes, sur la croix du Calvaire, Dieu pardonne aujourd’hui au coupable qui, confessant sa folie, s’écrie : « O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » et met sa confiance dans le Seigneur Jésus seul.
Avez-vous discerné, reconnu et confessé votre profonde misère morale devant le Dieu saint qui sonde les cœurs ? Il est aussi le Dieu d’amour qui pardonne. Avez-vous cru au Fils de Dieu ? Le Nom de Jésus est le seul Nom sous le ciel qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés.
Repentez-vous et croyez à l’Évangile. Dieu ordonne aux hommes que tous, en tous lieux, se repentent, car Il a établi un jour auquel Il doit juger ! Avez-vous obéi à cet ordre divin ?
Si non, faites-le immédiatement. Et considérez bien que ces lignes auront été pour vous un nouvel avertissement de Dieu : peut-être le dernier.
«Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur ».

Arrête, ô pécheur, arrête,
Il est sombre le chemin
Où tu vas, baissant la tête,
N’osant penser à ta fin !
Reviens au Dieu qui pardonne,
Tu trouveras le bonheur,
Dieu ne repousse personne,
N’est-il pas le Dieu Sauveur ?

D’après le Salut de Dieu 1966