Ô TOI QUI ÉCOUTES LA PRIÈRE !

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Ne crains pas, Daniel, car dès le premier jour où tu as appliqué ton cœur à comprendre et à t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues. Dan. 10. 12.

 

Ô TOI QUI ÉCOUTES LA PRIÈRE !

 

Daniel le prophète priait son Dieu, dès sa jeunesse, avec une grande foi. Il priait instamment pour son peuple en exil avec lui à Babylone. Il a prié pendant 21 jours (Dan. 10. 13) et, même si la réponse n’est venue qu’à la fin des trois semaines, Dieu l’écoutait depuis le premier jour. Il était attentif aux préoccupations de son serviteur bien-aimé, qui craignait pour l’avenir de son peuple.
Dans le livre des Actes, Corneille, commandant de compagnie dans l’armée romaine, et qui ne connaissait pas encore l’évangile, priait continuellement. Dieu l’écoutait-il ? Il lui fait dire : “Tes prières et tes aumônes sont montées en souvenir devant Dieu” (Act. 10. 4). Lorsqu’Agar et son fils étaient dans le désert, sans ressources, “Dieu entendit la voix de l’enfant” (Gen. 21. 17).
Dieu entend nos prières, il s’en souvient, il n’en oublie aucune. Trop souvent, ce n’est qu’après avoir obtenu ce que nous avions demandé (guérison, réussite à un examen, etc.) que nous estimons avoir eu une réponse de la part de Dieu. Mais Dieu répond de plusieurs façons : “oui”, ou quelquefois “non”, ou encore “attends un peu”… Savons-nous discerner sa réponse ?
Dieu entend toujours nos prières, et même nos soupirs. Restons paisibles et ayons confiance dans l’amour de Dieu : la bonne réponse viendra au bon moment.
Jésus priait continuellement. Il disait à son Père : “Je savais que tu m’entends toujours” (Jean 11. 42). Dieu est toujours en éveil pour écouter la voix de ses enfants, et il répond “au moment opportun” (Héb. 4. 16).

D’après La Bonne Semence Juillet 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

L’ŒIL MÉCHANT

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L’ŒIL MÉCHANT

«Lorsque ton œil est méchant, ton corps aussi est ténébreux» (Luc 11. 34)

Celui qui est Lui-même la lumière déclare : «La lampe du corps c’est ton œil ; lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière ». L’œil simple voit Christ avant tout. Il discerne la main de Dieu dans les circonstances diverses de la vie, et apprend «en toutes choses» à rendre grâces. La lumière de la vie intérieure illumine un tel croyant.

Qu’en est-il de «l’œil méchant ? » N’est-il pas tout d’abord le regard d’envie que si facilement on jette sur les circonstances ou les privilèges d’autrui ? Que de ténèbres alors dans la vie, dans le cœur, où la racine amère de la jalousie a pris pied, et empoisonne tout le cours des choses. Tel fut le cas d’Asaph : « J’ai porté envie aux arrogants, en voyant la prospérité des méchants ». Que de tourments dans son âme devant ce problème de la prospérité de ceux qui ne craignent pas Dieu en regard de ses propres circonstances difficiles : «Quand j’ai médité pour connaître cela, ce fut un travail pénible à mes yeux ». Son cœur n’était-il pas plein de ténèbres, «jusqu’à ce qu’il entre dans les sanctuaires» et trouve la lumière dans la présence de Dieu ?

L’œil méchant est aussi celui qui épie chez son frère, chez sa sœur, ce qu’il pourra bien reprendre, telle «paille» qu’il pourrait désirer ôter, ne se rendant pas compte de la «poutre» qui est dans son propre œil. Viennent la critique, le jugement, la médisance, avec leur sombre cortège d’insinuations, de dénigrement, de rapportages, qui peut amener tant de souffrances chez celui dont on parle, comme aussi rabaisse le niveau spirituel et moral de l’interlocuteur, et le sien propre. Ainsi les pharisiens provoquaient Jésus à parler de plusieurs choses, lui dressant des pièges, «cherchant à surprendre quelque chose de sa bouche» afin de l’accuser (Luc 11. 54). Lui était parfait en toute chose, mais que de ténèbres dans ces hommes dont l’œil méchant l’épiait.

L’œil méchant est aussi celui de la haine, cette haine que l’on n’avoue pas, mais qui est dans le cœur simplement parce que l’on n’aime pas tel ou tel. On se réjouira des circonstances adverses qui peuvent lui arriver, sans le déclarer bien sûr ! On ira même parfois jusqu’à les provoquer. «Celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère, est dans les ténèbres jusqu’à maintenant» (1 Jean 2. 9). Personne sans doute ne conviendra « haïr son frère », mais le Seigneur Jésus déclare : «Quiconque se met en colère légèrement contre son frère sera passible du jugement… et quiconque dira «fou» sera passible de la géhenne du feu» (Mat. 5. 22). Dans un tel cas, pour qu’il ne reste dans le corps «aucune partie ténébreuse», la Parole est claire : Avant d’offrir ton don à l’autel, «va d’abord, réconcilie-toi avec ton frère» (Mat. 5. 24) : confession à Dieu, mise en ordre avec les hommes ! L’œil méchant est aussi celui du «désir», comme l’a dit le Seigneur Jésus lui-même : «Quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis adultère avec elle dans son cœur» (Mat. 5. 28). Ne disons pas : cela ne m’arrivera pas. L’ennemi sait très bien attirer et amorcer par la convoitise (Jac. 1. 14). Que de foyers douloureusement atteints, sinon détruits, par cet «œil méchant» qui a «désiré». Ainsi fut le regard de David ! (2 Sam. 11). A plus de cinquante ans, dans un moment de désœuvrement, le roi s’est laissé attirer par un désir coupable qui a fait la nuit dans son cœur et a attiré la misère et sur lui-même et sur sa famille.

Le Seigneur Jésus n’a pas dit : «Si ton œil est méchant… » mais «lorsque ton œil est méchant…» impliquant que ce n’est pas chose extraordinaire ; elle peut arriver à chacun de nous et obscurcir notre âme. Aussi ajoute-t-il : «Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres ». La vie divine en nous – qui ne peut être perdue, mais dont le témoignage peut être singulièrement terni – peut passer ainsi de la lumière aux ténèbres, sans même qu’on s’en soit rendu compte. Que faire si c’est le cas ?

Le Seigneur parle du corps dans lequel il n’y a «aucune partie ténébreuse ». Est-ce à dire qu’un croyant pourrait arriver à un état d’infaillibilité où il n’ait jamais un regard d’envie, de critique ou de désir ? Certainement pas. Si les ténèbres ont envahi le cœur, le chemin est toujours ouvert pour le reconnaître devant Dieu et devant les hommes s’il le faut et Le trouver «fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité» (1 Jean 1. 9). Et nous nous souviendrons des souffrances que Christ a endurées pour que Dieu puisse pardonner. Pour que le corps «tout entier soit plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse», il faut que nous soyons exercés devant Dieu pour confesser devant lui tout ce qui a pu amener l’obscurité dans nos âmes ; ainsi nous serons ramenés dans la vraie lumière : «Il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat ».

Pourquoi dans les paragraphes suivants le Seigneur Jésus met-il particulièrement en garde, tout d’abord les pharisiens, ses disciples même ensuite, contre l’hypocrisie ? On nettoie le «dehors», mais «au-dedans» que de choses que Dieu n’approuve pas ! «Levain» dangereux (Luc 12. 1) qui a conduit Ananias et Sapphira à la mort, et combien d’autres à cette vie formaliste et rangée, d’où la vraie lumière est absente et qui ne saurait être un témoignage vivant pour le Seigneur. «Tenez-vous en garde contre… l’hypocrisie», dit Celui même qui nous prévient contre «l’œil méchant» et les ténèbres qui s’ensuivent. «Nettoie premièrement le dedans… afin que le dehors aussi soit net» (Mat. 23. 26).

Comment «le dedans» serait-il net, sans un «œil simple» qui considère toute chose à la lumière de Dieu, et par-dessus tout fixe les regards sur Jésus lui-même ?

D’après Feuille aux Jeunes n° 232
G.A.

CHOISIS ENTRE DIEU ET MOI

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CHOISIS ENTRE DIEU ET MOI

 

Un jeune homme, dont les parents étaient hostiles à la vraie piété fut converti à Dieu. Son père lui dit : Jean, tu sais que je suis ennemi de la religion ; je ne veux pas qu’on prie chez moi.
Sachant qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, le jeune chrétien, malgré cette défense, persévéra dans la prière.
Il faut que cela finisse, dit un jour le père très irrité. Choisis entre Dieu et moi. Je jure solennellement que tu ne passeras plus le seuil de ma porte, à moins que tu ne renonces à la prière. Je te donne jusqu’à demain pour réfléchir.
Le fils passa la nuit à implorer les secours de Dieu. Le matin, il se leva, fort affligé à la pensée d’être renié par les siens, mais résolu, quoi qu’il advienne, à rester fidèle à son Sauveur. Le père l’aborda brusquement :

– Eh bien, as-tu fait ton choix ? lui dit-il.

– Mon père, répondit le jeune disciple, je ne puis désobéir à Dieu : je ne puis oublier mon Dieu.

– Dans ce cas, quitte sur-le-champ ma maison et ne reparais plus devant mes yeux.

La mère assistait à cette scène. La dureté de son mari l’avait gagnée ; cependant elle était plus émue qu’elle ne voulait le paraître.
Pars sur-le-champ ! répéta l’inflexible vieillard. Le jeune homme se dirigea vers la porte ; mais au moment de sortir, il se retourna et dit à ses parents :

– Avant de m’éloigner de vous pour toujours, veuillez m’accorder une grâce, une seule.
– Parle, lui répondit son père; il ne sera pas dit que nous ayons refusé à notre enfant sa dernière demande ; mais souviens-toi qu’après cela tout sera fini entre nous.
– Eh bien, reprit le fils, je désire qu’avant mon départ vous me laissiez prier ici-même pour vous et pour ma mère.

Les parents, qui s’étaient attendus à toute autre chose, restèrent muets et interdits ; et le fils, se jetant à genoux, se mit à prier avec tant d’onction et de puissance, avec une ferveur si divine et un amour si vrai pour leurs âmes, qu’ils tombèrent à leur tour la face contre terre. Ils étaient encore dans cette attitude quand le jeune homme se releva.

– Ne t’en vas pas, Jean, lui dit son père ; reste avec nous, mon fils, reste avec nous.

Peu de temps après, non seulement le père, mais tous les membres de sa famille prirent plaisir dans les réunions chrétiennes. La prière de la foi avait remporté une nouvelle victoire.
C’est ainsi que le Seigneur se plaît à montrer sa fidélité envers ceux qui l’invoquent. Voyez la fosse aux lions, voyez les trois Hébreux dans la fournaise : leur Dieu qu’ils servaient les a délivrés. Il a fermé la gueule des lions et éteint la force du feu pour ceux qui avaient cru en lui.

Voulez-vous, lecteur encore inconverti, avoir affaire avec un tel Dieu ? Voulez-vous venir à Lui pour avoir la Vie éternelle ? Vous aurez un ami aussi puissant que fidèle, et la vie avec ses difficultés et ses peines sera transformée pour vous en un temps de joyeux service et de patiente attente de Christ, qui viendra et transformera le corps de notre abaissement en la ressemblance de son corps de gloire.

Par la foi, Moïse refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché (Héb. 11. 24 et 25).

Choisis la vie (Deut. 30. 19).

D’après le Salut de Dieu 1958

CROYEZ-VOUS AU HASARD ?

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Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. Rom. 8. 28
Ô profondeur des richesses et de la sagesse de Dieu. Que … ses voies sont indiscernables. Rom. 11. 33

 

CROYEZ-VOUS AU HASARD ?

 

Beaucoup de personnes pensent que le hasard joue un rôle important dans leur vie. Le chrétien, au contraire, sait que les phénomènes naturels, de même que les circonstances imprévues de sa vie, sont contrôlés et dirigés par Dieu (Ruth 2. 3 ; 1 Rois 22. 34).
Un naufragé qui avait échoué sur une île déserte avait réussi à construire une cabane dans laquelle il pouvait se réfugier et survivre. Il priait Dieu chaque jour en scrutant l’horizon, dans l’espérance qu’un bateau puisse voir ses signaux de détresse. Un jour, alors qu’il revenait à sa cabane après une brève absence, il fut consterné de la trouver détruite par le feu. Le peu qu’il possédait s’en était allé en fumée ; c’était une tragédie pour lui ! Mais, peu de temps après, il vit une embarcation qui s’approchait de la rive. « Nous avons vu le feu de votre signal », lui dit le capitaine. Ce fut pour lui la libération et le salut.
Cette histoire nous montre que, parfois, ce qui peut apparaître comme de la malchance ou un malheur, fait partie d’une suite de fait qui, ensemble, coopèrent au bien des enfants de Dieu. La Bible dit que « toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom. 8. 28).
Nous qui connaissons Dieu comme notre Père, un Père qui voit tout et sait tout, ne voulons-nous pas nous confier en Lui ? Demandons-nous ce qu’Il veut nous dire par les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons parfois. Il est le Dieu vivant et vrai (1 Thess. 1. 9) et Il désire le bien de ceux qui L’aiment.

D’après Il buon seme
Juin 2017

JE CONNAIS UN LIVRE

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Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier… J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin. Ps. 119. 105, 162
La parole de Dieu… opère en vous qui croyez. 1 Thess. 2. 13

 

JE CONNAIS UN LIVRE

 

Je connais un livre qui m’informe sur ce qui était “au commencement”, avant que le temps existe. Il me dit comment l’univers a commencé, et aussi quelle sera sa fin. Partant du “commencement”, il m’amène à travers les siècles et les millénaires jusqu’à l’éternité future, quand le temps n’existera plus…
Ce livre éclaire l’avenir aussi bien que le passé. Son auteur déclare: “Je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre…, déclarant dès le commencement ce qui sera à la fin… Je l’ai dit, et je ferai que cela arrivera” (És. 46. 9 à 11).
Ce livre me raconte comment la souffrance et la mort sont entrées dans le monde, et comment elles en seront définitivement chassées.
Il retrace l’histoire des hommes qui ont vécu avant moi, mieux que la meilleure des biographies, et me renseigne sur moi-même, plus fidèlement qu’un miroir.
Il me dévoile le but de mon existence et ma destinée. Il m’indique comment être parfaitement heureux.
Ce livre m’accompagne chaque jour, et s’adapte à tous mes besoins. Il me conseille dans mes choix, m’avertit des dangers, me ramène dans le droit chemin si je m’égare (faute de l’avoir consulté…). Il m’éclaire de nuit, me relève si je trébuche, me rassure si je suis inquiet. Il me console, m’encourage, me nourrit, me désaltère…
Il répond à mes questions, me dévoile des trésors de sagesse. Son harmonie est parfaite, il ne se contredit jamais.
Ce livre, c’est la Bible, message du Dieu d’amour et de vérité. Il l’a dédiée à chaque être humain.

 

D’après la Bonne Semence Juin 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

COMMANDE VOCALE

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Voici la confiance que nous avons en lui (Dieu) : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées. 1 Jean 5. 14 et 15

COMMANDE VOCALE

Ma tante, très âgée, vit seule à quelques rues de chez moi. Mais par commande vocale, elle peut composer mon numéro de téléphone automatiquement. Elle sait qu’il suffit de m’appeler par mon nom pour avoir de l’aide à tout instant. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait, même pour de tout petits problèmes, dès qu’ils la dépassent.
Faisons comme elle ! Profitons de ce qu’il existe une relation permanente entre la terre et le ciel : une ligne qui n’est jamais encombrée. Il suffit de prononcer le nom de Dieu, nous avons la certitude qu’il nous entend.
La prière ne consiste pas en une récitation passe-partout, apprise par cœur, mais elle est un contact direct et personnel avec notre Créateur, pour lui demander son secours. Jésus parle d’un homme qui a prié très courtement, disant ceci : “Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur” (Luc 18. 13). Il a été immédiatement pardonné.
Mais le chrétien sait qu’il peut aussi parler au Seigneur de ses petits problèmes quotidiens. Nous avons un Dieu très grand, mais pour qui rien n’est trop petit quand il s’agit de ce qui concerne ses enfants sur la terre. Nous ne le fatiguerons jamais. Un petit enfant n’aura pas peur de déranger ses parents pour tailler son crayon, attacher un lacet, ou répondre à ses multiples questions, même si elles sont naïves et formulées dans un langage enfantin. Cherchons le secours de Dieu en priant, en étant convaincus qu’il nous écoute. Parlons-lui de nos besoins, de nos inquiétudes et même de nos doutes. Et ensuite n’oublions pas de le remercier.

 

D’après la Bonne Semence Juin 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

COMMENT JOHN BUNYAN FUT CONVERTIT !

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COMMENT JOHN BUNYAN FUT CONVERTI !

 

La parole de Dieu nous exhorte à n’avoir que de saintes conversations : « Qu’aucune parole inconvenante ne sorte de votre bouche, mais celle qui est bonne, propre à l’édification selon le besoin, afin qu’elle communique la grâce à ceux qui l’entendent » (Éph. 4. 29). Le récit suivant en est une touchante illustration.

Le nom de John Bunyan est généralement connu parmi les chrétiens. Cet homme de Dieu fut un instrument de bénédiction pour un grand nombre par son ouvrage : « Le Voyage du Chrétien ». Il le composa en prison, où il fut retenu fort longtemps pour le seul motif d’avoir cherché à faire connaître la vérité de l‘évangile à ses concitoyens.

C’est dans un chemin d’opposition à ce qui est juste devant Dieu que la merveilleuse grâce de Dieu vint le chercher.

Son métier de chaudronnier ambulant l’avait conduit un jour dans un village, où, après avoir recueilli de maison en maison divers ustensiles à réparer, il s’installa pour faire son travail près d’une habitation.

Son attention fut bientôt éveillée par les voix de femmes discutant entre elles dans une chambre au rez-de-chaussée. Les fenêtres étant ouvertes, il s’en approcha sans être aperçu et se mit à écouter. Les vérités de l’évangile étaient l’objet de la conversation de ces personnes ; elles parlaient plus particulièrement de la crucifixion du Seigneur Jésus, des souffrances qu’ll endura de la part de ses ennemis, et de celles auxquelles il plut à Dieu de le soumettre ; car ce n’était qu’en livrant son âme en sacrifice pour le péché, qu’Il devait s’attendre à en recueillir les fruits bénis en résurrection. Il devait en effet prolonger ses jours, et le plaisir de l’Éternel allait prospérer dans sa main. Bientôt il verra du fruit du travail de son âme et sera satisfait (Es. 53. 10 et 11).

Ces femmes s’entretenaient familièrement sur cet important sujet. Chacune faisait part à ses compagnes de ses propres expériences de la miséricorde de Dieu envers elle-même ; elles se racontaient aussi de quelle façon elles avaient été amenées à la connaissance de Jésus, leur Sauveur, chacune par un chemin différent de celui des autres.

Bunyan, qui n’avait rien perdu de cette conversation, fut saisi surtout de la paix sereine qui se dégageait comme un parfum de ces entretiens ; selon lui cette paix devait se trouver dans ces cœurs, unis par de tels sentiments de piété. Quelle nouveauté pour le chaudronnier ! ll se remit au travail, mais d’un cœur agité ; car, commençant par considérer sa vie précédente, il reconnut qu‘elle était fort éloignée de Dieu, et dépourvue de ce qui lui aurait permis de se réjouir avec ces humbles croyantes. Tout à coup il entend une harmonie de voix douces et pénétrantes : c‘étaient ces mêmes personnes qui, avant de se séparer, chantaient un cantique de louanges à leur Rédempteur. Le cœur de Bunyan se rompit, en quelque sorte, comme frappé par le caractère unique et les paroles touchantes de cet hymne, qu’il put nettement distinguer.

A dater de ce moment, il n‘eut plus de repos jusqu’à ce qu‘il l’ait trouvé aux pieds de Celui qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Après de longues nuits sans sommeil, le Seigneur lui fit la grâce de confesser ses péchés et d’en recevoir le pardon.

Sa conversion fut si réelle, et son Sauveur lui devint si précieux, qu‘une vie de persécution et de captivité ne fit que le rendre plus inébranlable dans la foi en Christ.

Dans nos jours de tiédeur, de mondanité, combien difficilement quelqu‘un pourrait recevoir tant de bien en écoutant à la dérobée la conversation familière d’un certain nombre de personnes réunies dans une maison. Soit dans les campagnes, soit dans les villes, dans quelle classe que ce soit de la société, que de choses superficielles occupent les esprits et font l’objet des conversations plutôt que ce que le Rédempteur a fait et ce qu’Il a souffert afin de délivrer le pécheur du pouvoir de Satan, de la mort, du monde, du péché, de la juste colère de Dieu et de l’enfer.

Une des preuves que c’est Satan, le prince de ce monde, qui affaiblit et épouvante la généralité des soi-disant chrétiens, c’est qu’il les tient occupés de toute sorte de vanités, de divertissements, d’intérêts mondains.

Il n’y a rien d’étonnant si ces cœurs ne peuvent connaître cette joie pure et sereine qui accompagne la certitude d’être sauvé par l‘œuvre parfaite de Christ, et le fait d’être connu et aimé de Dieu comme étant son enfant, ainsi que de posséder un héritage incorruptible réservé dans les cieux pour tous ceux qui Lui obéissent.

Par quel moyen Satan tient-il sous sa puissance les fils de ce présent siècle mauvais ? N‘est-ce pas en leur faisant trouver dans ce monde ce qui satisfait leurs convoitises, les choses que recherche le cœur naturel ? Mais le monde passe et sa convoitise. Que reste-t-il alors au pécheur appelé à paraître devant Dieu dans ses péchés ? Absolument rien qui puisse le recommander auprès de son Juge.

De tout ce qu’il a aimé dans ce monde, il ne lui reste qu’une seule chose : le fardeau de ses péchés. Et ce fardeau-là qui pourra le supporter ?

Toutefois il y a un lieu sûr ou l’on peut déposer pour toujours cette terrible charge qui pèse impitoyablement sur le cœur, cachant la face du Dieu vivant. John Bunyan trouva ce lieu à la croix du Calvaire. C’est là précisément où le brigand repentant fut délivré, trouvant un Sauveur en Celui qui était crucifié à côté de lui. Puis il reçut de sa part l’assurance d’être ce jour-là dans le paradis en compagnie de son Seigneur. Comme ce malfaiteur, Bunyan aussi crut en Jésus et se réjouit de faire connaître à d’autres, comment, au pied de la croix, le fardeau du pécheur tombe.

La volonté de Satan est de retenir comme esclaves, tous ceux qui aiment le monde, ses plaisirs et ses vanités, et de les garder éloignés de Dieu et ennemis de la vérité. La volonté de Dieu, au contraire, est de les voir venir à Jésus afin qu’ils possèdent, par la foi en Lui, la rémission de leurs péchés et la vie éternelle. La paix avec Dieu et la joie à toujours en sa sainte présence sont dorénavant leur part.

Lecteur, à laquelle de ces deux volontés es-tu soumis ? Pensée solennelle ! Ton sort éternel dépend du choix que tu feras entre la vie et la mort, comme dit Moïse au peuple d’Israël (Deut. 30. 19). Pendant qu’il en est temps, prends-y garde !

D’après le Salut de Dieu 1912

HASARD OU PLAN DE DIEU ?

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HASARD OU PLAN DE DIEU ?

Le cœur de l’homme se propose sa voie, mais l’Éternel dispose ses pas.
Prov. 16. 9

 

Les mots “chance” ou “hasard” appartiennent à notre vocabulaire quotidien. Un tel n’a jamais de chance ; celui-ci a eu la chance de sa vie, à tel autre encore on souhaite bonne chance. En réalité, l’emploi de ces mots laisse supposer que le sort de chacun de nous est soumis au hasard. La Bible nous montre qu’il n’en est rien, et en donne une belle illustration dans l’histoire de Ruth (environ 13 siècles avant Jésus Christ). Ruth est une jeune femme moabite. Elle quitte pourtant son pays pour accompagner Naomi, sa belle-mère israélite, qui retourne en Israël après un certain temps d’absence au pays de Moab. Veuves toutes les deux, sans ressources, elles arrivent à Bethléem, en Judée. Dans ce pays, Ruth sera considérée comme une étrangère. Elle n’a aucun droit pour y vivre. Pour assurer leur survie, Ruth se met à glaner des épis dans un champ d’orge qui, fortuitement, se trouve être celui de Boaz, l’un des plus proches parents de Naomi. Celui-ci veut bien accueillir Ruth et sa belle-mère, mais il a aussi, selon la loi juive, la possibilité d’épouser Ruth pour assurer une descendance à son mari décédé. Ruth deviendra alors l’arrière-grand-mère du roi David et appartiendra à la lignée du Messie !
Quel plan d’amour de Dieu pour une veuve étrangère et démunie ! Dieu nous montre ainsi qu’en fait de hasard, c’est lui-même qui contrôle tout dans la vie de chacun. C’est ce Dieu d’amour qui vous conduit maintenant à lire ces lignes pour vous faire rencontrer celui qui veut et qui peut vous sauver : Jésus Christ, le Rédempteur.

D’après la Bonne Semence Juin 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

MARIE DE MAGDALA

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MARIE DE MAGDALA

 

« Mais Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait. Comme elle pleurait donc, elle se baissa dans le sépulcre ; et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Et ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. Ayant dit cela, elle se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître). Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala vient rapporter aux disciples qu’elle a vu le Seigneur, et qu’il lui a dit ces choses » (Jean 20. 11 à 18).

Un cœur pieux ressent une grande satisfaction à la vue des fruits que la grâce de Dieu produit dans un pécheur. Il n’est pas sans profit d’en rechercher le pourquoi. Ses caractères sont variés et nombreux ; on peut cependant affirmer qu’ils se résument dans ce fait qu’une conversion vaut toujours ce qu’elle coûte. Celui qui a été longtemps travaillé au sujet de ses péchés, celui qui, dans la lumière de Dieu révélé dans sa Parole, a appris à connaître le caractère trompeur, incurable du cœur de l’homme, de son propre cœur, celui qui, dans sa détresse, a fait l’amère expérience du néant de tout ce que l’homme et le monde peuvent offrir pour lui donner même un atome de paix avec Dieu ; celui-là, quand la grâce de Dieu, apparue en Christ, lui est révélée, quand il l’a saisie, savourée avec d’autant plus de bonheur qu’il fut plus longtemps et plus profondément malheureux ; une telle âme, dis-je, est d’autant plus étroitement et solidement liée à Christ, qu’elle connaît davantage la puissance et la plénitude de son amour. Elle connaît, par expérience, la beauté de ces paroles : «Ton nom est un parfum répandu ». « Tire-moi: nous courrons après toi ». Comme David, cerné par ses ennemis, s’écrie : « Donne-nous du secours pour sortir de détresse; car la délivrance qui vient de l’homme est vaine », cette âme a vu l’homme et le monde sous leur vrai jour ; ils ont perdu toute valeur à ses yeux : une fois délivrée, Christ est tout pour elle. Les cultivateurs de la vigne le savent bien : quand la floraison du raisin se fait promptement, qu’il passe rapidement de la fleur au fruit, la récolte est presque assurée. Il peut survenir des retours de froid, et plus tard la sécheresse ; le raisin peut souffrir; mais, chose remarquable, dès que les circonstances redeviennent favorables, il retrouve son caractère normal de prospérité. Le contraire a lieu, quand le raisin ne fleurit que partiellement ; les vers s’y engendrent ; il passe enfin de la fleur au fruit, mais, malgré les circonstances les plus favorables, il ne prospère pas. C’est une image de ce qu’on rencontre chez les âmes.

Marie de Magdala en est une illustration, comme d’ailleurs la plupart de ceux dont les noms nous ont été conservés dans les évangiles. « Et des femmes aussi qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités, Marie, qu’on appelait Magdeleine, de laquelle étaient sortis sept démons » (Luc 8. 2). Nous apprenons que sept démons étaient sortis de cette pauvre femme. Son état moral était caractérisé par l’esprit du mal… Pourrait-il y avoir un abîme de mal plus profond que celui-là ? Que d’humiliation, de honte, d’angoisse, de souffrance, de désespoir ! Qui aurait pu, ou voulu intervenir pour sa délivrance ? Cette misérable femme dut faire l’amère expérience du néant des ressources naturelles de l’homme. Rien n’était capable d’apporter un atome de paix, d’espérance, de consolation et de joie à son pauvre cœur, plongé dans le désespoir. Il ne lui restait qu’à mourir dans sa misère et sa souillure.

Mais quelqu’un s’était trouvé sur son chemin ; le seul qui aurait eu le droit de la repousser et de la mépriser, avait eu pitié d’elle, l’avait aimée et entièrement délivrée. Qui était-il donc, ce merveilleux libérateur ? Emmanuel, Dieu avec nous, Jésus venu pour chercher et sauver ce qui était perdu ! Est-il surprenant que cette femme, désormais libre et heureuse, se soit détournée de toutes les choses vaines vers son Dieu Sauveur ? Si grande qu’ait été la puissance de méchanceté des sept démons sortis d’elle, et l’amertume de ce dégradant et abrutissant esclavage, Marie avait trouvé en Jésus un tendre et tout puissant Libérateur, une source inépuisable de tous les biens permanents apportés par la grâce.

Aux jours de sa détresse, elle avait fait l’expérience, d’une part de la vanité décevante de l’homme et du monde, ainsi que de la puissance de Satan, et d’autre part de l’entière et parfaite délivrance, opérée en sa faveur par Jésus. Cette expérience lui avait désormais tracé son chemin : Jésus devait posséder son cœur ; en Lui, elle avait trouvé un objet digne de toutes ses affections, un noble but à sa vie. Elle lui appartiendrait désormais, et vivrait pour Lui ; toutes ses facultés morales, intellectuelles, tout ce qu’elle possédait serait dorénavant sanctifié à l’honneur et à la gloire de son Seigneur et Sauveur. Dans ce triste désert, elle avait trouvé en Jésus, après Mara, le véritable Élim, avec ses «douze fontaines» et ses «soixante-dix palmiers». Heureuse Marie !

Mais le cœur de Marie, comme le cœur de tous les fidèles disciples d’un Christ rejeté et méprisé, avait à traverser des jours de grandes, intimes et profondes douleurs. La haine des Juifs contre Jésus allait croissant de plus en plus pendant les trois ans et demi de son ministère au milieu d’eux. Enfin, ils allaient pouvoir l’assouvir, en le crucifiant entre deux malfaiteurs. Les prophètes avaient parlé en termes émouvants des souffrances de l’Oint de Dieu de la part des hommes.
« Tous ceux qui me voient se moquent de moi ; ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête : Il se confie à l’Éternel : qu’il le fasse échapper, qu’il le délivre, car il prend son plaisir en lui ! Mais c’est toi qui m’as tiré du sein [qui m’a porté] ; tu m’as donné confiance sur les mamelles de ma mère. C’est à toi que je fus remis dès la matrice ; tu es mon Dieu dès le ventre de ma mère. Ne te tiens pas loin de moi, car la détresse est proche, car il n’y a personne qui secoure. Beaucoup de taureaux m’ont environné, des puissants de Basan m’ont entouré ; Ils ouvrent leur gueule contre moi, comme un lion déchirant et rugissant » (Ps. 22. 7 à 13).
« Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ; Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ; Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort. Et toi, Éternel ! Ne te tiens pas loin ; ma Force ! Hâte-toi de me secourir. Délivre mon âme de l’épée, mon unique de la patte du chien. Sauve-moi de la gueule du lion. Tu m’as répondu d’entre les cornes des buffles » (Ps. 22. 16 à 21).
« Plus qu’à tous mes ennemis, je suis un opprobre aussi à mes voisins, [même] extrêmement, et une frayeur à ceux de ma connaissance ; ceux qui me voient dehors s’enfuient de moi. Je suis oublié de leur cœur comme un mort, j’ai été comme un vase de rebut. Car j’ai entendu les diffamations de plusieurs, – la terreur de tous côtés ! – quand ils consultaient ensemble contre moi : ils complotent de m’ôter la vie. Mais moi, ô Éternel, je me suis confié en toi ; j’ai dit : Tu es mon Dieu. Mes temps sont en ta main ; délivre-moi de la main de mes ennemis et de ceux qui me poursuivent » (Ps. 31. 11 à 15).
« Sauve-moi, ô Dieu ! Car les eaux [me] sont entrées jusque dans l’âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge. Je suis las de crier ; mon gosier est desséché ; mes yeux se consument, pendant que j’attends mon Dieu. Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants ; ce que je n’avais pas ravi, je l’ai alors rendu. Ô Dieu ! Tu connais ma folie, et mes fautes ne te sont pas cachées. Que ceux qui s’attendent à toi ne soient pas rendus honteux à cause de moi, Seigneur, Éternel des armées ! Que ceux qui te cherchent ne soient pas rendus confus à cause de moi, ô Dieu d’Israël ! Car à cause de toi j’ai porté l’opprobre, la confusion a couvert mon visage. Je suis devenu un étranger à mes frères, et un inconnu aux fils de ma mère ; Car le zèle de ta maison m’a dévoré, et les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi. Et j’ai pleuré, mon âme était dans le jeûne ; et cela m’a été en opprobre. J’ai pris aussi un sac pour mon vêtement, et je leur suis devenu un proverbe. Ceux qui sont assis dans la porte parlent contre moi, et je sers de chanson aux buveurs. Mais pour moi, ma prière s’adresse à toi, Éternel, en un temps agréé. – Ô Dieu ! Selon la grandeur de ta bonté, réponds-moi selon la vérité de ton salut. Délivre-moi du bourbier, et que je n’y enfonce point ; que je sois délivré de ceux qui me haïssent et des profondeurs des eaux. Que le courant des eaux ne me submerge pas, et que la profondeur ne m’engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa gueule sur moi » (Ps. 69. 1 à 15).
« L’opprobre m’a brisé le cœur, et je suis accablé ; et j’ai attendu que [quelqu’un] eût compassion [de moi], mais il n’y a eu personne,… et des consolateurs, mais je n’en ai pas trouvé. Ils ont mis du fiel dans ma nourriture, et, dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre. » (Ps. 69. 20 et 21).
« Je suis devenu semblable au pélican du désert ; je suis comme le hibou des lieux désolés. Je veille, et je suis comme un passereau solitaire sur un toit. Tout le jour mes ennemis m’outragent ; ceux qui sont furieux contre moi jurent par moi » (Ps. 102. 6 à 8).
« Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence [en lui] pour nous le faire désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime » (És. 53. 1 à 3).

Le Seigneur Jésus lui-même ressuscité dit à ses disciples : « Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, soient accomplies » (Luc 24. 44). Et avant sa mort, il leur dit : « Vous donc, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira : et personne ne vous ôte votre joie » (Jean 16. 22).

On comprend la douleur des disciples et de Marie en particulier, à laquelle, en lui ôtant son Seigneur, on avait tout pris. Trois choses caractérisaient désormais ce monde pour elle : la croix où l’on avait crucifié son Seigneur ; le sépulcre, vide maintenant, où son corps avait été déposé, et ceux qui l’avaient crucifié et qui se réjouissaient de sa mort. Un tel monde pouvait-il lui offrir un lieu de repos ? Assurément non : «Mais Marie se tenait dehors et pleurait». Saintes larmes ! Spectacle émouvant pour le ciel ! Monument élevé à la puissance de la grâce dans le cœur d’une des plus misérables créatures humaines que la terre eût portée !

«Comme elle pleurait donc, elle se baissa dans le sépulcre ; et elle voit deux anges, vêtus de blanc, assis un à la tête, et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Et ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis». Quel spectacle pour ces êtres célestes, que cette femme, tellement absorbée par la douleur de la perte de son Seigneur, que leur présence en vêtements de sainteté, ne produit aucun effet sur elle ! De fait, c’était peut-être la première fois qu’un tel fait se produisait. Dans l’Écriture, nous voyons que la présence des anges bouleverse d’ordinaire ceux auxquels ils apparaissent. Marie fait exception : la perte de son Seigneur exerce sur elle une action si puissante que toute autre chose passe inaperçue. Ces anges étaient-ils jaloux de cette inattention ? N’étaient-ils pas plutôt remplis d’une sainte joie ? Marie ayant donc dit cela, «se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur (ou plutôt Monsieur), si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, je l’ôterai».

«Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?» Qui aurait-elle pu chercher dans un tel monde, dans une telle scène, sinon son Seigneur ? Y avait-il ici-bas pour elle, autre chose que Lui ? Aux jours de sa détresse, qui l’avait délivrée ? Lui, et Lui seul. L’avait-elle oublié ? Certes pas. Comment s’étonner qu’une âme, profondément convaincue de péché, en proie à toute la puissance de Satan, soit liée à Celui qui l’en a délivrée par les liens d’un tel amour, et qu’elle s’attache à Lui pour le suivre ? Oui, ton Nom est «un parfum répandu». «Tire-moi, et nous courrons après toi». N’était-ce pas Lui qui avait mis dans le cœur de Marie plus de joie que le monde n’en a eu au temps où leur froment et leur moût ont été abondants ? Oui, il est beau de voir sur la terre, au milieu de cette génération qui estime le Fils de Dieu comme un vase de rebut, un cœur pour lequel Christ est tout, et qui, même ignorant, ne cherche que Lui.

«Qui cherches-tu ? …» Quelles que soient l’étendue et l’intensité du désir de posséder le Seigneur, le cœur recevra de Jésus plus qu’il ne venait chercher : «Car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce», une accumulation de grâces. Marie en est un exemple frappant : «Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?… Seigneur, si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée, lui dit: Rabboni (ce qui veut dire Maître) !» Qui jamais pourra décrire ce qu’éprouva le cœur de Marie en un tel moment ! Ce qu’on peut dire, c’est qu’il aurait éclaté sous l’effet subit d’un bonheur si intense, s’il n’avait été dans les mains même du Seigneur. Quelle indescriptible scène ! La douleur sans pareille dont son âme était envahie, fait place instantanément à une joie incommensurable, en excellence comme en intensité et en plénitude ; l’amour du Père, l’amour du Fils manifesté à la croix, et toutes ses conséquences sont là, et désormais, c’est au sein d’un tel amour qu’elle jouira de son Seigneur, duquel rien ne pourra plus jamais la séparer ! Brebis bienheureuse qui s’entend appeler par son propre nom par le bon Berger ! Les jours de son deuil sont finis ; les choses vieilles sont passées, et toutes choses sont faites nouvelles, et c’est sur ce terrain nouveau, et dans la puissance de la résurrection de son Seigneur et Sauveur, qu’elle est à Lui, et Lui à elle, pour l’éternité.

Du moment que Jésus est l’objet du cœur, il n’y a plus de limites à ses bénédictions : ce sont les richesses illimitées de Christ : longueur, largeur, hauteur et profondeur, et son amour centre et source de tout. Marie saisit les pieds de Jésus ; Jésus lui dit : «Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu». Non, Marie, ce n’est plus dans un monde qui gît dans le mal, dont Satan est le prince, dans un monde où Jésus a été foulé aux pieds par les hommes, que désormais tu jouiras de ton Seigneur et pourras l’adorer ; c’est dans l’heureuse maison du Père, et dans la gloire de Dieu ; là, tu le verras dans toute sa beauté, et tu jouiras des résultats glorieux des pensées de Dieu le Père envers toi, et des résultats du sacrifice de son Fils !

Heureuse, en effet, celle qui a cru ! Quelqu’un a-t-il un jour été chargé directement par le Seigneur d’un message plus glorieux ? «Va, dis à mes frères : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu». Qui sondera jusqu’au fond les richesses d’amour et de gloire renfermées dans ce message ? La position et les relations des disciples devant le Dieu et Père de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, sont désormais fixées et exprimées dans le Fils lui-même. «En ceci est consommé l’amour avec nous, c’est que, comme il est, Lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde». A Lui, comme à notre Dieu et Père, louange et adoration, dès maintenant et pour l’éternité.

D’après Messager Évangélique 1910
Poget-Junod L.

PLAN DE LECTURE JOURNALIÈRE SEPTEMBRE ET OCTOBRE

Bienheureux celui qui lit     Apoc 1:3

Plan de lecture journalière : Septembre

PREMIER LIVRE DES ROIS :

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Suite et fin du règne de Salomon. Le royaume se divise.

X Jour 1 Rois
… 1      8. 54 à 61 Après cette longue prière à genoux, Salomon bénit le peuple et le nom de l’Éternel.
… 2     8. 62 à 64 Le roi, tout Israël, offrent des sacrifices à l’Éternel pendant quatorze jours.
… 3     8. 65 à 66 Le roi renvoie son peuple à ses tentes : ils bénissent le roi.
… 4     9. 1 à 3 L’Éternel apparaît une seconde fois à Salomon : « J’ai entendu ta prière… ».
… 5     9. 4 à 9 « Mes yeux et mon cœur seront toujours là, si tu marches… si tu gardes… ».
… 6     9. 10 à 14 Salomon avait-il le droit de donner dix villes à Hiram ? Lis Lév. 25, 23.
… 7     9. 15 à 23 Avec intelligence et sagesse Salomon bâtit des villes.
… 8     9. 24 à 28 Le pharaon donne sa fille au roi, l’or d’Ophir arrive, mais Salomon adore l’Éternel.
… 9     10. 1 à 3 La sagesse de Salomon, donnée par l’Éternel, est connue de tout l’Orient.
… 10   10. 4 à 9 La reine de Sheba est émerveillée.
… 11    10. 10 à 13 Le cœur de la reine déborde. Elle offre ses présents.
… 12   10. 14 à 22 Qu’apportait la flotte de Tarsis tous les trois ans ?
… 13   10. 23 à 29 Toute la terre cherchait à entendre la sagesse de Salomon (image du Seigneur).
… 14   11. 1 à 8 Salomon fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel.
… 15   11. 9 à 13 Son fils ne régnera que sur Juda à Jérusalem.
… 16   11. 14 à 22 L’Éternel prépare un adversaire, car tout est dans la main de l’Éternel.
… 17   11. 23 à 25 Un second ennemi se lève qui « détestait » Israël.
… 18   11. 26 à 40 Jéroboam, averti par le prophète Akhija, sera roi sur Israël.
… 19   11. 41 à 43 Mort de Salomon après quarante ans de règne à Jérusalem.
… 20  12. 1 à 5 Roboam ne sait que décider.
… 21   12. 6 à 11 Il demande et reçoit deux conseils bien différents.
… 22   12. 12 à 15 « Une réponse douce détourne la fureur » (Prov. 15. 1).
… 23   12. 16 à 19 Israël abandonne le roi Roboam.
… 24   12. 20 à 24 « C’est de par Moi que cette chose a eu lieu », dit l’Éternel.
… 25   12. 25 à 33 Jéroboam rétablit des faux dieux !
… 26   13. 1 à 10 Le prophète de Juda dénonce à Béthel l’erreur de Jéroboam.
… 27   13. 11 à 19 « Par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal » (Prov. 16. 6).
… 28   13. 20 à 29 Le prophète de Juda va mourir.
… 29   13. 27 à 32 Le lion n’a rien dévoré.
… 30   13. 33 à 34 Jéroboam persévère dans l’idolâtrie.

 Plan de lecture journalière : Octobre

PREMIER LIVRE DES ROIS

Pour télécharger : PLAN DE LECTURE OCTOBRE (PDF)

X Jour 1 Rois
… 1   14. 1 à 4  Déguisée, la femme de Jéroboam consulte le prophète pour le malade.
… 2   14. 5 à 13  Akhija dénonce l’idolâtrie de Jéroboam et annonce sa triste fin.
… 3   14. 14 à 20  L’enfant malade meurt, ainsi que Jéroboam. Nadab règne à sa place.
… 4   14. 21 à 24  Roboam, roi de Juda, fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel.
… 5   14. 25 à 31  Le roi D’Égypte emporte tous les trésors du temple, les boucliers d’or.
… 6   15. 1 à 8  Abijam, fils de Roboam, suit le mauvais exemple de son père.
… 7   15. 9 à 16   L’Éternel suscite Asa, un roi selon son cœur. Il règnera 41 ans.
… 8  15. 17 à 24  Asa a ôté et brûlé les idoles, mais il oublie de crier à l’Éternel.
… 9  15. 25 à 34  Le jugement annoncé tombe sur la famille de Jéroboam.
… 10  16. 1 à 14  L’Éternel punit aussi Baëcha, roi d’Israël.
… 11  16. 15 à 27  L’Éternel ne peut bénir ceux qui pratiquent le mal.
… 12  16. 28 à 34  Achab épouse Jézabel. Idolâtre, elle tue les prophètes en Israël.
… 13  17. 1 à 6  Élie, homme de Dieu, annonce la sécheresse et la famine.
… 14  17. 7 à 16  L’Éternel commande et Élie obéit. Dieu bénit la veuve de Sarepta.
… 15   17. 17 à 24  L’enfant de la veuve meurt, Élie intercède : Dieu lui rend la vie.
… 16  18. 1 à 6  Achab part à la recherche de sources d’eau, ainsi qu’Abdias.
… 17  18. 7 à 16  Abdias craint Dieu. Élie obéit à Dieu, il ira voir Achab.
… 18  18. 17 à 21  Qui trouble Israël ? Est-ce Élie ou Achab ?
… 19  18. 22 à 24  Les 450 prophètes invoquent Baal. Seul Élie prie l’Éternel.
… 20  18. 25 à 29  La puissance de Baal est mise à l’épreuve.
… 21  18. 30 à 39  Prosterné, le peuple s’écrie : « L’Éternel, c’est lui qui est Dieu ».
… 22  18. 40 à 46  Sept fois, le jeune homme court au sommet. Que voit-il enfin ?
… 23  19. 1 à 9  Pas de repos pour Élie dans la maison d’Achab, Dieu veille sur lui.
… 24  19. 10 à 18  La voix douce est la voix de la grâce.
… 25  19. 19 à 21  Élisée deviendra le successeur d’Élie.
… 26  20. 1 à 6  Ben-Hadad va attaquer la Samarie.
… 27  20. 7 à 12  Achab hésite, puis suit le conseil des anciens.
… 28  20. 13 à 21  L’Éternel remporte la bataille.
… 29  20. 22 à 23  Ben-Hadad ne s’avoue pas vaincu.
… 30  20. 24 à 30  « Vous saurez que je suis l’Éternel ».
… 31  20. 31 à 43  Nouvelle ruse de l’ennemi : Achab se sent flatté… L’Éternel l’abandonne.

D’après la Bonne Nouvelle 1995