TOUTES SORTES DE PRIÈRES

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Éternel !… Toi tu regardes la peine et le chagrin…; le malheureux s’abandonne à toi. Ps. 10. 12 et 14.
L’Éternel… aura égard à la prière du désolé, et il ne méprisera pas leur prière. Ps. 102. 16 et 17.
Mes amis se moquent de moi… vers Dieu pleurent mes yeux. Job 16. 20.

 

TOUTES SORTES DE PRIÈRES

 

– Anne est la femme d’Elkana, serviteur de l’Éternel (1 Sam. 1. 1 à 18). Elle n’a pas d’enfant, et son chagrin est immense. Dans son entourage, elle entend des remarques désagréables. Et son mari, bien que plein d’affection, ne réalise pas à quel point elle souffre. Incomprise, Anne pleure souvent. Un jour où elle accompagne son mari au temple, Anne est si triste qu’elle ne mange pas. Son mari s’en étonne et tente maladroitement de la consoler. Le cœur d’Anne est plus lourd que jamais. Alors, elle pénètre dans le temple et se met à prier. Elle raconte tout son chagrin à Dieu, et pleure abondamment. Lorsqu’elle sort du temple, son visage a changé d’expression. Elle sait qu’elle a été entendue, comprise et exaucée. Quelques mois plus tard, elle donne naissance à Samuel…
– Le roi Ézéchias est malade, et on vient de lui annoncer qu’il va mourir (2 Rois 20. 1 à 7). Alors, il se tourne vers le mur et, comme Anne, il prie et verse beaucoup de larmes. La réponse ne se fait pas attendre. Dieu lui dit : “ J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ;… je te guérirai ” (2 Rois 20. 5).
– Nombreux sont les croyants qui ont fait la même expérience qu’Anne ou Ézéchias : des prières, des larmes, et un Dieu qui console et répond.
Ami croyant, Dieu n’est pas indifférent à tes larmes, à ton chagrin. Quand tu as le cœur lourd, ou que personne ne te comprend, ne crains pas de pleurer devant lui, le Dieu de toute consolation (2 Cor. 1. 3 et 4).

D’après la Bonne Semence Septembre 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

ENSEIGNE-MOI, SEIGNEUR !

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Fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher… Enseigne-moi à faire ce qui te plaît, car tu es mon Dieu. Ps. 143. 8 et 10.

Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’enseigne pour ton profit, qui te dirige dans le chemin par lequel tu dois marcher. És. 48. 17

 

ENSEIGNE-MOI, SEIGNEUR !

 

Dans la Bible, Dieu promet très souvent d’enseigner et de diriger les siens. Ainsi il y a comme un dialogue entre le Seigneur et ceux qui le recherchent et vivent près de lui : le croyant ressent le besoin d’être conduit et instruit, il l’exprime par la prière ; le Seigneur répond par les promesses de sa Parole et par ses soins de chaque jour. Enfin le croyant remercie Dieu et le loue pour la manière dont il l’a dirigé.
Heureux celui qui connaît Dieu et sait qu’il peut compter sur lui pour être conduit dans la bonne voie ! Heureux celui qui désire être enseigné par le Seigneur et lui dire : “Éternel ! Enseigne-moi ton chemin ; je marcherai dans ta vérité ; unis mon cœur à la crainte de ton nom” (Ps. 86. 11).

Jour après jour, Seigneur, – Enseigne-moi ;
Garde mon faible cœur – Bien près de toi.
Que dans un chemin droit – Je marche par la foi,
Les yeux fixés sur toi, – Mon Rédempteur !

Seigneur, dans la douleur, – Enseigne-moi ;
Sur la mer en fureur, – Dirige-moi.
Oui, dans la sombre nuit, – Ton doux regard me suit,
Ta bonté me conduit : – J’irai sans peur.

Par ton Esprit, Seigneur, – Enseigne-moi
À vivre à ton honneur, – Où que je sois.
Jusqu’au bout du chemin, – Par ton pouvoir divin,
Que je reste en ta main, – Ô mon Sauveur !

 

D’après la Bonne Semence Septembre 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

DEUX ASPECTS DE LA VOLONTÉ DE DIEU

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Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard. 1 Thess. 5. 16 à 18.

Soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards. Col. 1. 9 et 10

 

DEUX ASPECTS DE LA VOLONTÉ DE DIEU

 

En lisant la Bible, nous découvrons que, sur certains sujets, la volonté de Dieu est universelle et clairement indiquée ; mais sur d’autres elle est plus individuelle et plus liée aux circonstances de la vie. Sa volonté universelle, c’est par exemple : “Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu”, ou aussi : “Abstenez-vous de toute forme de mal” (1 Thess. 5. 22).
L’autre aspect de la volonté de Dieu est plus personnel, car Dieu porte un grand intérêt à chacun de nous. La comprendre nécessite alors d’avoir envie de lui plaire au plus profond de notre cœur.
Pour connaître la volonté de Dieu dans une situation particulière, il faut apprendre à écouter la voix du Seigneur. Par exemple, quand nous lisons un texte biblique, nous avons besoin de laisser la Parole agir dans notre cœur, sur notre conscience, dans notre vie, de la laisser éclairer nos intentions, nos désirs. Prions le Seigneur qu’en la lisant nous soyons sensibles à ce qu’elle nous dit et que nous nous mettions en mouvement. Pour l’un ce sera reconnaître un tort, pour un autre prendre une décision, pour un troisième, remercier Dieu pour ce qu’il lui donne…
La prière est importante dans cette recherche de la volonté de Dieu. En lui parlant de notre vie, de nos soucis, de nos erreurs, nous sommes encouragés et instruits. Tout naturellement, le moment venu, il nous guide dans nos choix et dans nos décisions.

D’après la Bonne Semence Septembre 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

SE PLAINDRE

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SE PLAINDRE

 

« Comme le peuple se plaignait… l’Éternel l’entendit ! » (Nomb. 11. 1).

Sauvé de l’esclavage de l’Égypte, libéré de la puissance du Pharaon, le peuple avait chanté sur les rives de la Mer Rouge le cantique de la délivrance. Puis était venu le désert : la faim, apaisée par la manne ; la soif, étanchée par l’eau du Rocher ; Amalek, vaincu par l’intercession d’en haut. Après une année environ au pied du Sinaï, on avait repris la route.

A peine parti, le peuple se plaint ! Il ne nous est pas dit de quoi, ni pourquoi, mais le fait est là. La Parole ne veut-elle pas montrer que tant de fois on se plaint sans trop savoir quelle en est la cause, simplement parce qu’on se laisse aller à un mécontentement foncier, qui trouve à redire au temps qu’il fait, à la nourriture que l’on reçoit, à telle ou telle circonstance. Réalisons-nous chaque fois que « l’Éternel l’entend ?

Deutéronome 8 nous rappelle que le désert est là « afin de t’humilier et de t’éprouver, pour connaître ce qui est dans ton cœur » (v. 2). Avec la force que le Seigneur donne, on traversera parfois des épreuves douloureuses, mais les petits contretemps journaliers feront jaillir les plaintes. C’est ce qu’on a appelé « l’épreuve des trois D » : déceptions, désagréments, dérangements !

Un cœur foncièrement heureux dans le Seigneur saura accepter de sa main ces petits contretemps. Mais tant d’autres réagiront avec aigreur, avec irritation, avec plaintes. Il faut s’être vraiment « livré soi-même à Dieu, comme d’entre les morts étant fait vivant » (Rom. 6. 13), pour apprendre : comme a dû le faire l’apôtre lui-même « à être content en soi-même dans les circonstances où l’on se trouve » (Phil. 4. 11).

Un exercice est là, constamment renouvelé, pour mettre à l’épreuve la patience, la réalité de la vie divine, et aussi cette discipline personnelle indispensable à qui veut marcher avec le Seigneur.

« Ne parlez pas l’un contre l’autre, frères… ne murmurez pas les uns contre les autres, frères » (Jac. 4. 11 ; 5. 9).

Pleine de sollicitude, Marie avait veillé sur son petit frère exposé dans le coffret de jonc au milieu des roseaux du fleuve. Plus tard elle avait conduit les femmes en chœurs pour chanter la délivrance. Tant que Séphora n’avait pas rejoint son mari, elle était en quelque sorte « la première dame » dans la congrégation. Mais voilà que Moïse prend « une femme éthiopienne » (était-ce probablement Séphora ?) Et la jalousie vient dans le cœur de Marie. Cette jalousie s’extériorise par des murmures ; elle parle contre son frère mettant en doute que lui seul soit l’instrument dont Dieu se sert pour enseigner son peuple. Aaron fait écho. « Et l’Éternel l’entendit » (Nomb. 12. 2).

Aaron et Marie, convoqués par Dieu devant la tente d’assignation, doivent entendre Ses reproches : « Pourquoi n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur ? » Et le châtiment s’abat sur Marie qui devient lépreuse. Suite à l’intercession d’Aaron, qui reconnaît avoir agi follement et avoir péché avec sa sœur, Dieu use de miséricorde. Pourtant Marie doit rester « sept jours dans la honte », afin que la gravité d’une faute qui pouvait paraître légère à première vue, reste imprimée dans son esprit, et lui aide, par la grâce de Dieu, à ne pas y retomber.

L’irritation (Eccl. 7. 9), les calomnies (Prov. 10. 18), le mépris du prochain (14. 21) sont, au sens des Proverbes, le fait d’un « sot », comme les paroles blessantes, les reproches déplacés ou les plaintes répétées. En réponse à la confession, Dieu pardonne et purifie (1 Jean 1. 9). Mais son gouvernement reste ; comme autrefois pour le peuple, ou pour Marie, il peut y en avoir des conséquences bien douloureuses (Prov. 19. 29 ; 10. 13) éducation salutaire, qu’il ne faut ni mépriser, ni perdre courage quand nous y sommes soumis (Héb. 12. 5).

Toute souillure, si facilement contractée au désert par les manifestations de la chair (le contact avec la mort), impliquait, en Nombres 19, une semaine entière d’exercice pour être restauré. Il fallait avouer sa faute à un « homme pur », qui faisait alors aspersion sur l’impur, le troisième jour et le septième jour. Au dernier soir de cette semaine, s’il était de la descendance d’Aaron, c’est-à-dire sacrificateur, le coupable pouvait enfin cesser son jeûne et manger de nouveau des choses saintes, « car c’est son pain » (Lév. 22. 6 et 7).

Veuille le Seigneur nous donner la force de veiller aux «trois D».

 

D’après Feuille aux jeunes n°246
G.A.

LE CHRÉTIEN ET LE MONDE

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LE CHRÉTIEN ET LE MONDE

Josaphat, fils d’Asa, avait 35 ans lorsqu’il s’assit sur le trône de Juda. Il avait reçu instruction des moments de fidélité et de zèle de son père ; de ses faiblesses, il avait sans doute retiré un enseignement profitable.

L’état du peuple était déplorable tant au point de vue religieux (1 Rois 22. 44) que moral (1 Rois 22. 47). Le grand ennemi du royaume de Juda était le peuple d’Israël, ces dix tribus auxquelles tant de délivrances passées et tant de promesses le liaient. Josaphat « prit courage dans les voies de l’Éternel, et se mit à l’ouvrage pour marcher dans ses commandements. Il se fortifia contre Israël (2 Chron. 17. 1) ; il épura le pays (1 Rois 22. 47) ; il envoya des hommes qualifiés pour enseigner dans les villes de Juda et « ils enseignèrent, ayant avec eux le livre de la loi de l’Éternel » (2 Chron. 17. 9). Juda groupait ainsi autour de son roi fidèle des hommes de guerre « forts et vaillants ». – « Josaphat alla grandissant jusqu’au plus haut degré » (ibid. 12).

Mais la fidélité d’un croyant attise la ruse de l’Adversaire. Il guette celui qu’il veut faire tomber. Il attend son moment, puis, sournoisement, attaque. « Josaphat eut beaucoup de richesses et de gloire ». Ne lui avaient-elles pas été données par Dieu en récompense à sa fidélité ? C’est possible, mais il avait la responsabilité d’en user avec sagesse. Le mal n’est pas d’être riche, mais le danger est de ne pas savoir administrer selon Dieu les biens qu’il nous confie. Josaphat commit une très grande faute : « Il s’allia par mariage avec Achab » ; il ne contracta pas lui-même une alliance avec une fille d’Achab, mais il laissa son fils Joram en prendre une pour femme. Comme son beau-père, Joram fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel (2 Chron. 21. 6). Les conséquences du faux pas de Josaphat apparurent seulement après « quelques années ». Achab l’invita, lui fit un festin, et le persuada de s’allier avec lui pour faire la guerre à Ramoth de Galaad. Le roi de Juda fit cette réponse surprenante : « Moi, je suis comme toi, et mon peuple, comme ton peuple ». En un autre temps, David accepta Tsiklag des mains d’Akish, roi des Philistins, et plus tard, chose inouïe, nous le voyons, lui, le roi oint sur Israël, se joindre aux Philistins pour combattre le peuple de Dieu ! (1 Sam. 27. 28). Le monde ne donnera jamais rien à un enfant de Dieu sans lui demander beaucoup en retour. Si nous nous unissons au monde dans ses desseins, il faut nous attendre à être enveloppés dans ses troubles.

Le manquement d’un fidèle ne concerne pas seulement le coupable. Joram pèche et sa faute entraîne son père dans un faux pas. Josaphat manque et tout le peuple portera avec lui les fruits de son péché ! Josaphat ne céda sans doute pas sans lutte intérieure aux sollicitations d’Achab : « Enquiers-toi, dit-il au roi d’Israël, aujourd’hui, je te prie, de la parole de l’Éternel » (2 Chron. 18. 4). Pourquoi demander la direction de Dieu quand les décisions sont déjà prises ? Josaphat n’écoute pas Michée. A sa confusion, il voit Sédécias frapper le prophète fidèle, et il entend Achab lui-même donner l’ordre de l’emprisonner. Josaphat se tait, tant il est vrai qu’il est difficile de revenir d’un chemin d’égarement. Les deux rois partent pour la guerre. Sur le conseil d’Achab, déguisé pour ne pas être reconnu, Josaphat, imprudemment, garde ses vêtements royaux. Il faut la grâce infinie de Dieu pour répondre au cri de détresse du roi de Juda encerclé par l’ennemi : « Il cria, et l’Éternel le secourut ; et Dieu porta les ennemis à s’éloigner de lui » (2 Chron. 18. 31). Mais, le grand responsable tombe sous le jugement de Dieu : « Un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse ». Quand Dieu juge et condamne, personne ne peut lui échapper. « Il mourut vers le temps où le soleil se couchait ». Le jour de la grâce était fini pour lui.

La grâce n’exclut pas la justice : Josaphat avait été délivré d’une manière merveilleuse au jour de la détresse, mais Dieu se réservait de retrouver le roi infidèle pour l’exercice de son gouvernement. Deux questions sérieuses lui sont posées : « Aides-tu au méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Éternel ? » (2 Chron. 19. 2). Humilié sous la main de Dieu, Josaphat reçoit la répréhension et ramène le peuple à l’Éternel. Il établit des juges et les exhorte comme quelqu’un qui a fait d’amères expériences mais en a retenu l’enseignement : « Que la frayeur de l’Éternel soit sur vous ; prenez garde… Vous agirez ainsi dans la crainte de l’Éternel, avec fidélité et d’un cœur parfait ».

Aussi lorsqu’une grande multitude vient contre lui pour la guerre, Josaphat recherche-t-il l’Éternel et proclame-t-il un jeûne (2 Chron. 20). « De toutes les villes on vient avec les femmes et les enfants pour rechercher l’Éternel ». Le roi se tient dans la maison de l’Éternel et répand sa prière. Il rappelle à Dieu Sa bonté, Ses délivrances, Ses promesses. La réponse ne se fait pas attendre : « Ce n’est point à vous de combattre… tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel ». Que firent alors les hommes de Juda ? Sans trembler, « ils entonnèrent un chant de triomphe et de louange », le cantique de la foi. Aussitôt l’Éternel dispersa leurs ennemis, et leur donna du repos, le repos de la foi (2 Chron. 20. 30).

On aimerait voir se clore ici l’histoire de Josaphat. Malgré les avertissements si sérieux que Dieu lui avait donnés, Josaphat « se lia » de nouveau avec le roi d’Israël « qui agissait méchamment » (2 Chron. 20. 35). « Il s’associa avec lui » dans une entreprise commerciale. Qu’avait-il encore besoin de richesses ?

Celles que Dieu lui avait données aux jours de sa fidélité ne lui suffisaient-elles pas ? Pourquoi revenir dans un chemin que Dieu désapprouvait et d’où seule la grâce divine l’avait retiré ? Si la faiblesse du serviteur nous humilie parce qu’elle est souvent la nôtre, la grâce infinie de Dieu nous confond. Dieu aurait mille raisons de frapper d’un jugement sévère celui qui ne tient aucun compte des avertissements reçus. Sa grâce l’épargne mais ses œuvres sont détruites et les navires de l’expédition sont brisés. « Qui est comme notre Dieu ? » (Ps. 113. 5).

D’après Feuille aux jeunes n°248
E. Ad.

CHEZ LUI

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CHEZ LUI

Un jour ou l’autre, tout jeune croyant fréquentant les réunions doit pouvoir comprendre et justifier sa position. Dieu veut des adorateurs, certes, mais des adorateurs intelligents, sachant ce qu’ils font, où, quand et comment ils doivent le faire. Essayons de répondre ici à la question où ? Pourquoi rendons-nous culte ici et pas ailleurs ? Qu’est-ce qui fait la différence entre la réunion d’enfants de Dieu à laquelle nous nous rattachons et les autres lieux de culte ? Il est normal que chacun se pose ces questions et cherche à les résoudre.

Pour plusieurs d’entre nous peut-être, l’assemblée n’est qu’un groupement religieux plus près de la vérité que d’autres, une communauté de croyants partageant les mêmes vues bibliques, enseignées par un conducteur éminent… dont le nom servira au besoin à désigner les églises. Ce que nous pensons n’a pas de valeur ; l’important c’est ce que Dieu nous dit dans sa Parole. Or la Bible nous apprend qu’il existe aujourd’hui sur la terre un lieu que Dieu reconnaît comme sa maison (voir par ex. Éph. 2. 22 ; 1 Tim. 3. 15), donc un lieu où il peut être rencontré, où il habite par son Saint Esprit, et où, selon Matthieu 18. 20, le Seigneur Jésus a promis sa présence.

Si la condition est remplie : « deux ou trois assemblés en son Nom», c’est-à-dire si Christ est la raison d’être d’une telle réunion et que ses droits de Seigneur y sont reconnus, si l’on se réunit comme faisant partie de la maison de Dieu, nous pouvons compter sur sa promesse : « Je suis là au milieu d’eux ».

Sa présence est la part d’un disciple obéissant. Je ferai ma demeure chez lui, déclare le Seigneur (Jean 14. 23). Elle l’est aussi de disciples, soumis au Seigneur, obéissants à sa Parole. Mais est-il là comme notre invité ? Non, c’est nous qui sommes les siens. Il est là chez lui. Il y est présent, invisible, mais la foi sait voir l’invisible ; elle s’approprie la promesse. La présence du Seigneur est un fait, une réalité dont l’âme, par expérience, connaît la douceur.

Mais ce fait a deux grandes conséquences : la première, c’est que nous avons là, en Lui, tout ce qui suffit. Se pourrait-il que le Fils de Dieu, plénitude de la Déité, celui qui nous aime parfaitement, soit au milieu de nous, et qu’il nous manque quoi que ce soit ? « Avez-vous manqué de quelque chose ? » demandait le Seigneur aux onze au moment de les quitter. « Et ils dirent : de rien » (Luc 22. 35). Sa présence leur avait en effet assuré tout ce qui leur était nécessaire.

Nous devinons votre question. Vous allez nous demander comment se fait-il alors que tant de réunions soient marquées de sécheresse, de langueur, de routine ? A qui la faute ? Eh bien ! Il est évident que c’est de notre côté que quelque chose manque ! Et ce quelque chose, c’est justement la foi, la foi dans la pleine suffisance d’un Sauveur présent, puissant, et plein d’amour pour les siens. Un rassemblement de saints peut être à la fois tout petit (les deux ou trois prévus par le Seigneur) et parfaitement heureux, sans grands dons, mais nourri et béni, faible tout en rendant un témoignage puissant. A une condition : il faut que chaque frère, chaque sœur, croie que le Seigneur est là, et ne s’attende qu’à Lui. Ils réaliseront alors le ciel sur la terre, puisque le ciel c’est avant tout la présence du Seigneur Jésus.

La deuxième conséquence de la présence du Seigneur dans le rassemblement en son nom, c’est que nous n’avons pas le droit d’y faire ce que nous voulons. Prenons un exemple : j’ai une maison que j’arrange comme il me plaît, je décide ce que j’y fais, j’y reçois qui je veux. Mais si je me comportais chez vous avec la même liberté, vous appelleriez cela avec raison de la désinvolture et du sans-gêne. Reçu à votre foyer, je tiendrais compte de l’ordre, des horaires, des habitudes de la maison. Or la maison dans laquelle nous sommes invités n’est autre que celle de Dieu. Dieu le Fils y a promis sa présence et il est souverain sur sa maison. Dieu le Saint Esprit y habite et la gouverne pour la gloire du Père et celle du Fils. Organiser, présider, décider de son propre chef quoi que ce soit dans cette maison, relèverait d’une grave audace, d’une présomption peu ordinaire, d’un manque de respect total pour la personne présente. On pense à la faute de Nadab et d’Abihu présentant du feu étranger, à celle de David faisant porter l’arche sur un chariot neuf, à celle du roi Ozias, se substituant aux sacrificateurs… Chaque fois Dieu, veillant à sa gloire, est intervenu par un prompt jugement. L’assemblée étant la maison de Dieu, il s’ensuit que l’homme y est mis de côté ; ses bonnes intentions, ses initiatives, ses traditions n’y ont pas leur place ; nous n’y sommes admis qu’à titre d’invités, de visiteurs, et par conséquent notre devoir est de nous conduire dans cette Maison où Dieu demeure, d’une manière qui soit digne de Lui. Qui nous l’enseignera ?

La Parole de Dieu d’abord. Un passage cité plus haut rappelle à Timothée qu’elle est donnée, entre autres buts, « afin que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15).

Nous pouvons nous attendre à trouver là toutes les grandes lignes, les directions utiles, et nous les y trouvons en effet, pourvu que nous mettions de côté nos propres pensées. La première Épître aux Corinthiens, par exemple, est remplie d’instructions précises quant à cette manière dont il faut se conduire dans les réunions.

Le Saint Esprit ensuite. Il est aujourd’hui dans l’Église comme il est dans le croyant individuellement. Occupé de la gloire du Seigneur Jésus, il dirige tout ce qui se fait dans les réunions, dans la mesure, là aussi, où nous lui laissons pratiquement cette direction.

Si vous étiez invités chez un grand de ce monde, vous n’oublieriez pas le rendez-vous, vous seriez exact, votre tenue serait convenable. En sa présence, vous seriez sérieux, respectueux, attentifs à ne rien perdre de ses paroles ; vous pèseriez les vôtres ; vous vous sentiriez « en communion » avec les autres conviés, honorés de la même manière. N’en serait-il pas ainsi à plus forte raison chaque fois que nous sommes invités dans la présence du Seigneur Jésus ?

D’après Feuille aux Jeunes n° 245
J. Kn

LA PRIÈRE (INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE)

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COMPTE RENDU RENCONTRES ADOLESCENTS

LA PRIÈRE INDIVIDUELLE

0. Introduction :
Combien de temps peut-on vivre sans manger ?
Dans la Bible, il est parlé de 40 jours, donc assez longtemps. Sans boire, environ trois jours : donc moins longtemps. Sans respirer, très peu de temps.
Tout cela est pour le besoin du corps mais les hommes ne sont pas créés seulement d’os et de chair mais aussi d’une âme. Il leur est donc nécessaire de prier.
Combien de temps peut-on rester sans prier ?
Dans l’Écriture il est parlé de « Priez sans cesse » (1 Thess. 5. 17). Donc sans arrêt : c’est aussi important que la respiration.

1. Qui peut prier ? Tout le monde ou seulement les chrétiens ?
« Et le publicain, se tenant loin, ne voulait même pas lever les yeux vers le ciel, mais se frappait la poitrine, disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » (Luc 18. 13). Les incrédules peuvent donc crier à Dieu pour être sauvés. Chercher à avoir la paix avec Lui étant conscient d’avoir besoin de réconciliation.
« C’est pourquoi tout homme pieux te priera au temps où l’on te trouve ; certainement, en un déluge de grandes eaux, celles-ci ne l’atteindront pas » (Ps. 32. 6).
Un homme pieux est en relation avec Dieu. Or beaucoup de personnes n’ont pas de relation avec Dieu, elles croient qu’Il n’existe pas.
« Et Simon Pierre, ayant vu cela, se jeta aux genoux de Jésus, disant : Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un homme pécheur » (Luc 5. 8). Jésus répond : « Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes » (Luc 5. 10). Jésus ne repousse jamais celui qui se reconnaît pécheur. A la naissance, un bébé commence par pleurer en même temps qu’il respire : un homme nouveau-né (c’est-à-dire qui est né spirituellement) prie tout de suite au moment de sa conversion. « Et le Seigneur lui [dit] : Lève-toi, et va dans la rue appelée la Droite, et cherche dans la maison de Judas un nommé Saul, de Tarse ; car voici, il prie » (Act. 9. 11).
Si vous avez cru, priez, c’est vital !

2. Où peut-on prier ?
Exemples proposés par les enfants : à l’école, à la maison, en prison (Paul), dans la fosse aux lions (Daniel), devant le roi (Néhémie).
« Et l’Éternel prépara un grand poisson pour engloutir Jonas ; et Jonas fut dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits. Et Jonas pria l’Éternel, son Dieu, des entrailles du poisson » (Jonas 2. 1 et 2).
Il était dans une situation très désagréable et pensait que sa vie était finie car il venait de désobéir. Même si tu as péché, tu peux toujours venir à Dieu dans n’importe quel état.
« Et il dit : J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu. Du sein du shéol, j’ai crié ; tu as entendu ma voix » (Jonas 2. 3). Il parle ainsi avant d’avoir été vraiment sauvé : il faut la foi. « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ».
Comment Jonas a-t-il su que Dieu allait lui répondre ? Il s’est senti mieux après avoir prié. Dieu lui a donné sa paix, c’était déjà une belle première réponse.

3. De quelle manière peut-on prier ?
Réponses données par les enfants : dans sa tête, à haute voix.
Quand on prie dans sa tête, on est vite distrait ; il vaut mieux prier à mi-voix.
« Et je priai le Dieu des cieux ; et je dis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur est agréable devant toi, qu’il m’envoie en Juda, à la ville des sépulcres de mes pères, et je la bâtirai » (Néh. 2. 5). Il prie dans sa tête car il ne pouvait pas prier à haute voix devant le roi. Il était triste car il était touché par l’état de Jérusalem dévastée. Or être triste était interdit devant le roi. Quand le roi lui demande pourquoi il est triste, Néhémie était un homme intelligent : il aurait pu penser ne pas avoir besoin de Dieu pour répondre mais il fait une prière flash et fait sa requête à Dieu dans une courte prière (peut-être a-t-il seulement dit : « Aide-moi ») et il a eu une réponse immédiate de Dieu. Dieu est toujours à notre côté, prêt à entendre et répondre.

« Et elle avait l’amertume dans l’âme, et elle pria l’Éternel et pleura abondamment » (1 Sam. 1. 10). 10. Anne avait de l’amertume car elle n’avait pas d’enfant. Elle prie longuement mais sans bruit. Anne sait que Dieu l’a entendue et va lui répondre. « J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite » (1 Sam. 1. 27). Après la réponse accordée, Anne remercie. Souvent on est ingrat et on oublie de remercier Dieu. La reconnaissance fait partie de la prière.

« Et il disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume » (Luc 23. 42). Le brigand sur la croix, à la fin de sa vie, a fait aussi une prière très courte et obtenue une réponse immédiate. « Et Jésus lui dit : En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43). On voit qu’on peut aussi prier le Seigneur Jésus mais jamais un homme. Ici, le Seigneur Jésus semblait être un homme incapable de se délivrer, or le brigand montre par sa prière qu’il a compris que le Seigneur Jésus, sur la croix, était le Fils de Dieu mourant volontairement pour lui.

« Or Daniel, quand il sut que l’écrit était signé, entra dans sa maison ; et, ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu, comme il avait fait auparavant » (Daniel 6. 10). Daniel n’avait pas le droit de prier Dieu mais il voulait Lui obéir plutôt qu’aux hommes.

Aux réunions de prières, on se met à genoux pour adopter une attitude d’humilité (plus petit que Dieu) et de dépendance (besoin de Dieu pour tout). Dieu n’est pas notre « copain » : Il est tellement plus grand que nous ! Notre attitude montre qu’on a conscience de Sa grandeur ; position qu’on peut aussi prendre dans sa chambre.

Pierre aussi est à genoux avec les croyants d’Éphèse : « Et ayant dit ces choses, il se mit à genoux et pria avec eux tous » (Act. 20. 36) ; tout comme Pierre : « Mais Pierre, les ayant tous mis dehors et s’étant mis à genoux, pria » (Act. 9. 40).

« Et il s’éloigna d’eux lui-même environ d’un jet de pierre, et s’étant mis à genoux, il priait » (Luc 22. 41). Le Seigneur Jésus est aussi à genoux : merveilleux exemple.

Pourquoi les lions n’ont-ils pas dévoré Daniel ? « Alors le roi fut très-joyeux et dit qu’on tirât Daniel de la fosse. Et Daniel fut tiré de la fosse, et aucun mal ne fut trouvé sur lui, parce qu’il s’était confié en son Dieu » (Daniel 6. 23). C’était le grand secret de Daniel. Demandons souvent cette prière : « Augmente-nous la foi ».

« Et Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut » (Genèse 25. 21). Isaac a prié avec force pendant longtemps. Réponse au bout de 20 ans environ. Apprenons à prier avec persévérance.

Luc 1. Exemple de Zacharie et Élisabeth. Zacharie est incrédule quand la réponse lui est faite. Il devient muet jusqu’à la naissance de Jean. On fait de la peine au Seigneur si l’on doute de ce qu’Il dit. Quand on prie, on s’adresse au grand Dieu tout-puissant ; alors pourquoi douter ?

« Et aussitôt le père de l’enfant, s’écriant, dit avec larmes : Je crois, viens en aide à mon incrédulité » (Marc 9. 24). Le Seigneur répond et guérit son fils. Il priait avec larmes : on peut verser des larmes ; Dieu les met dans des vases car Il en tient compte. « Tu comptes mes allées et mes venues ; mets mes larmes dans tes vaisseaux ; ne sont-elles pas dans ton livre ? (Ps 56. 8). Si à l’école des camarades ne sont pas gentils, on peut pleurer dans sa chambre en priant. Dieu répondra même si on a une toute petite foi car Il voit notre cœur. « Quel autre pourrait, Quel autre voudrait ». Il le veut. C’est merveilleux !

« Et Dieu entendit la voix de l’enfant, et l’Ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit : Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant, là où il est » (Gen. 21. 17). L’enfant d’Agar pleure (c’est Ismaël) ; il a 14 ans. Dieu entend ses pleurs et lui répond.

« Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera » (Mat. 6. 6). Dans le secret : Dieu voit même quand on est tout seul ; Il nous suit des yeux et prend soin de nous. Le Seigneur Jésus allait seul au désert pour prier. Par exemple pour choisir ses disciples. Or Il a choisi Judas qui L’a trahi. Est-ce que le Seigneur Jésus s’est trompé ? Non, c’était le plan de Dieu. C’est important de demander à Dieu avant de prendre une grande décision : ici le Seigneur prie toute la nuit c’est que le choix était très important.

« Et Jahbets invoqua le Dieu d’Israël, disant : Si tu me bénissais abondamment, et si tu étendais mes limites, et si ta main était avec moi, et si tu me mettais à l’abri du mal, en sorte que je fusse sans douleur ! Et Dieu fit arriver ce qu’il avait demandé » (1 Chron. 4. 10). Jahbets invoqua le Dieu d’Israël. Il fait une demande extraordinaire : abondante bénédiction, limite étendue, avoir Sa main avec lui et être gardé du mal. On peut demander beaucoup de choses, Dieu répondra.

« Et comme il était en prière dans un certain lieu, il arriva, après qu’il eut cessé, que quelqu’un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme aussi Jean l’a enseigné à ses disciples » (Luc 11. 1). Suit un exemple de prière donnée par le Seigneur Jésus qui nous montre qu’il faut penser aux intérêts de Dieu, à Sa gloire avant nos besoins.

4. Quand ?
Avec l’exemple de Daniel (il priait 3 fois par jour), la Bible nous donne par ce détail une indication :
– Le matin : qu’est-ce que tu fais en premier à ton réveil ? regarder son portable ? Le mieux est de commencer ta journée avec le Seigneur Jésus – ton meilleur Ami. C’est important de Lui remettre ta journée avant de la commencer. « Éternel ! le matin, tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai [ma prière] devant toi, et j’attendrai » (Ps. 5. 3).
– A midi : peut-être as-tu eu des contrariétés dans la matinée (mauvaise note …) : tu peux Lui en parler en cours de journée.
– Le soir : tu peux Lui raconter ta journée …
« Veille au matin, à midi, le soir et prie toujours » et ainsi pense à donner toute la journée à garder la première place au Seigneur.

5. Dieu répond t-il toujours ?
Dieu répond toujours et Il nous dit soit oui, soit non, soit attends. La réponse viendra plus tard.
Exemples où Dieu répond « non » :

– Au Seigneur Jésus lorsqu’Il Lui disait : « Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » (Luc 22. 42). Ce n’est pas qu’Il ne voulait pas souffrir mais Il ne voulait pas être séparé de la communion avec Son Dieu. Dieu a dû montrer que ce n’était pas possible.
– A Moïse : il voulait entrer dans le pays. Dieu lui répond négativement, mais Il lui montre tout le pays depuis le haut du mont Nebo. Il a ainsi vu le pays beaucoup mieux d’en haut que d’en bas. Cependant, dans le Nouveau Testament, on le voit avec le Seigneur Jésus … dans le pays.
– Aux 5 vierges folles, sans huile dans leurs lampes. « Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais lui, répondant, dit : En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas » (Mat. 25. 11 et 12). Ce n’est pas la même prière que celle du brigand, car dans le cas de ces vierges, c’était trop tard.
C’est aujourd’hui le jour du salut, c’est aujourd’hui que l’on peut prier : demain il sera trop tard.

« Et en ce jour-là vous ne me ferez pas de demandes. En vérité, en vérité, je vous dis, que toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera » (Jean 16. 23). Le Seigneur Jésus enseigne ses disciples à prier le Père en son nom. C’est pour cette raison que l’on finit souvent la prière par « au nom du Seigneur Jésus ». Adam et Eve ont été chassés hors du jardin d’Éden, loin de Dieu. Jésus seul nous a ouvert l’accès à Dieu, notre Père en Lui. De plus, de même qu’il y a le nom de quelqu’un sur un chèque, pour qu’il soit valable, le nom du Seigneur Jésus nous donne accès à toutes les richesses de Dieu… mais alors, peut-on lui demander tout ce qu’on veut ? Il veut notre bien et ne nous donnera que ce qui peut nous faire du bien. Lui sait mieux que nous ce qui est pour notre bien ! « Si donc vous, qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! » (Mat. 7. 11).
« Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos voluptés » (Jac. 4. 3). Mais nous pouvons demander au Dieu sage de nous donner de la sagesse : « Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné » (Jac. 1. 5). C’est elle qui nous aide à savoir ce qu’il nous faut demander.

« De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables » (Rom. 8. 26). Nous avons tous l’Esprit Saint en nous dès que nous sommes sauvés, Lui aussi nous vient en aide. Rom. 8. 28 : « Mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos ». C’est très encourageant. Nous savons que même si nous demandons mal, toutes choses travaillent à notre bien !

« Et ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie, ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole en Asie (Act. 16. 6). Même l’apôtre Paul, un chrétien très fidèle, le réalisait. Le Saint Esprit l’avait empêché d’aller en Macédoine et il a eu une vision qui l’a guidé dans son choix. Il devait se rendre avec ses compagnons de service en Macédoine – en Europe.

« Étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l’étroit ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource » (2 Cor. 4. 8). Paul avait été « perplexe mais non sans ressources ». Parfois, nous sommes bien perplexes face à une situation difficile, mais la prière est continuellement notre ressource !

« À ce sujet j’ai supplié trois fois le Seigneur, afin qu’elle (son écharde qui était dans sa chair) se retirât de moi et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité. Je me glorifierai donc très-volontiers plutôt dans mes infirmités, afin que la puissance du Christ demeure sur moi » (2 Cor. 12. 8 et 9). « Ma grâce te suffit » : très belle réponse du Seigneur … bien meilleure qu’une guérison !

Dieu a fait voir à Daniel sa puissance en fermant la bouche des lions. Ses 3 amis qui ne se sont pas prosternés devant la statue ont aussi dû aller dans la fournaise, mais c’est qu’ils ont gouté la présence de Dieu avec eux !
Les circonstances difficiles (maladie, accident, …) sont permises pour que nous apprenions quelque chose de Dieu, de sa puissance, de sa grâce, de son amour… Sachons toujours reconnaître que c’est pour notre bien !

 

LA PRIÈRE COLLECTIVE

1 Quand pouvons-nous prier ensemble ?
Réponses données par les enfants : en réunion de prières, au début des repas, en famille, aux cours bibliques.

Face à une situation difficile :
« Alors Daniel s’en alla à sa maison et fit connaître la chose à Hanania, Mishaël et Azaria, ses compagnons, pour implorer, de la part du Dieu des cieux, [ses] compassions au sujet de ce secret, afin que Daniel et ses compagnons ne fussent pas détruits avec le reste des sages de Babylone » (Daniel 2. 17 et 18). Daniel était un sage du roi, il doit expliquer le songe que le roi a fait sous peine de mort… Il prie avec ses compagnons. Ils implorent Dieu c’est-à-dire supplient Dieu car c’est une urgence, une question de vie ou de mort. « Alors le secret fut révélé à Daniel dans une vision de la nuit. Alors Daniel bénit le Dieu des cieux » (Daniel 2. 19). Dieu leur a répondu rapidement. Il dit : « Toi, Dieu de mes pères, je te célèbre et je te loue, parce que tu m’as donné sagesse et puissance, et que maintenant tu m’as fait connaître ce que nous t’avons demandé, nous ayant fait connaître la chose que réclame le roi » (Daniel 2. 23). « Nous t’avons demandé », donc ils l’ont fait ensemble, tous les quatre.

« Pierre donc était gardé dans la prison ; mais l’assemblée faisait d’instantes prières à Dieu pour lui » (Act. 12. 5). L’assemblée est en prière pour un sujet particulier : Pierre est en prison et doit être exécuté le lendemain. Merveilleuse réponse : un ange est envoyé pour le sortir de prison. Lorsque Pierre frappe à la porte de la maison où les croyants sont rassemblés, ils sont incrédules ! N’est-ce-pas souvent notre cas ?

« Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux » (Mat. 18. 19). Même seulement à deux, on peut prier ensemble si on est d’accord sur le même sujet.

Dans la maison de Dieu :
« Et il leur dit : Il est écrit : « Ma maison sera appelée une maison de prière ; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs » (Matt 21. 13). Dans Sa maison, Dieu aime à entendre des prières ! C’est donc en particulier en assemblée que l’on peut prier ensemble. Quel grand prix ont les réunions de prières aux yeux de Dieu ! Dans le texte d’Ésaïe 56. 7 Dieu dit : « Je les ferai venir à ma montagne sainte, et je les rendrai joyeux dans Ma maison de prière : leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples ». On voit que si nous allons dans sa maison pour prier, Dieu nous rendra joyeux. Comme Anne qui était rentrée chez-elle toute joyeuse, car elle était sûre que Dieu l’avait entendue, nous pourrons goûter cela ensemble après une réunion de prières !

« Tous ceux-ci persévéraient d’un commun accord dans la prière, avec les femmes, et avec Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (Act. 1. 14). Ici c’est la première réunion au début du christianisme. On y voit la persévérance dans la prière, de la communion (« d’un même accord »), des hommes sont présents, des femmes aussi avec sûrement des enfants !

« Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » (Act. 2. 42). Ce verset montre quelles sont les différentes réunions d’assemblée : la « fraction du pain », qui a lieu lors du culte, la « doctrine » est présentée à la réunion d’édification et les « prières » à la réunion de prières.

Prier avant un repas, pourquoi ?
D’abord si nous réalisons que beaucoup d’hommes sur la terre n’ont pas assez à manger… cela veut t-il dire que c’est Dieu qui donne ? Pourtant, on trouve la nourriture dans les magasins, elle ne tombe pas du ciel ! Mais c’est Lui le créateur de toutes choses, plantes, animaux, … Il maintient la vie des animaux et des plantes aussi.
Ensuite, Jésus nous a donné l’exemple. « Et Jésus prit les pains ; et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis ; de même aussi des poissons, autant qu’ils en voulaient » (Jean 6. 11) ainsi que Paul : « Et quand il eut dit ces choses, ayant pris du pain il rendit grâces à Dieu devant tous, et, l’ayant rompu, il se mit à manger » (Act. 27. 35).
La prière sanctifie la nourriture. La Parole dit : « [Prescrivant] de s’abstenir des viandes que Dieu a créées pour être prises avec action de grâces par les fidèles et par ceux qui connaissent la vérité ; car toute créature de Dieu est bonne et il n’y en a aucune qui soit à rejeter, étant prise avec action de grâces » (1 Tim. 4. 3 et 4).
Même si nous sommes au restaurant, prier peut être un témoignage et permettre d’engager un échange utile avec nos voisins de table.

2 Pour qui ou pour quoi prier ensemble ?
Réponses proposées par les enfants : pour les prisonniers, les chrétiens persécutés, les malades, pour les personnes du rassemblement, sans oublier les incrédules.
« J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces pour tous les hommes » (1 Tim. 2. 1). Pour pouvoir continuer à vivre une vie chrétienne librement, nous devons prier pour demander que les autorités restent favorables, pour tous les croyants, pour ceux qui annoncent l’évangile (Paul demandait de prier pour lui). « Afin qu’il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile » (Éph. 6. 19).

« Outre ces choses exceptionnelles, il y a ce qui me tient assiégé tous les jours, la sollicitude pour toutes les assemblées » (2 Cor. 11. 28). Paul priait instamment Dieu pour toutes les assemblées même pour celles qu’il ne connaissait pas.

« Priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, et pour moi » (Éph. 6. 18). Ici nous voyons que la prière est une arme. Pourquoi ? Sommes-nous en guerre ? Nous avons des combats mais pas contre les gens qui nous entourent. Mais alors qui sont nos ennemis ? Souvent notre chair qui est en nous : Si un camarade dit un gros mot nous avons envie de lui montrer que l’on est bien capable de l’imiter. Mais nous pensons soudain : « non un chrétien ne fait pas ça ! ». C’est là que le combat commence et que la prière est l’arme nécessaire ! On peut donc aussi prier ensemble pour que Dieu nous soit en aide dans nos combats.

3 Pourquoi dire Amen ?
« Qu’est-ce donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence » (1 Cor. 14. 15).
On dit « Amen » pour montrer que l’on est d’accord. Cela veut dire « Ainsi soit-il ». Il faut penser à le dire à haute voix que ce soit à midi, en famille, en assemblée. Tous peuvent le dire – hommes, femmes, enfants – même si on n’a pas tout compris dans la prière qui vient d’être exprimée, mais cela nécessite aussi que la prière soit prononcée distinctement… et que l’on soit également attentif pendant la prière !

PLAN DE LECTURE JOURNALIÈRE NOVEMBRE ET DÉCEMBRE

BIENHEUREUX CELUI QUI LIT (Apoc. 1. 3)

 Plan de lecture journalière : Novembre

PREMIER LIVRE DES ROIS (fin)

 

PLAN DE LECTURE NOVEMBRE:PDF

X     Jour      1 Rois

…     1    21. 1 à 4        Naboth ne donnera pas sa vigne : c’est l’héritage de ses pères.

…     2   21. 5 à 14      Jézabel, injuste et cruelle, organise la mort de Naboth.

…     3   21. 15 à 18    Achab, tout heureux, descend dans la vigne. Qui l’attend dans la vigne ?

…     4   21. 19 à 26    Un jugement sévère va tomber sur Achab.

…     5   21. 27 à 29    Achab s’humilie, se revêt d’un sac et jeûne. Le jugement est ajourné.

…     6   22. 1 à 5     Achab veut reprendre Ramoth de Galaad. Josaphat attend la parole de l’Éternel.

…     7    22. 6 à 12      Les 400 prophètes assurent la victoire. Josaphat n’est pas tranquille.

…     8    22. 13 à 18    Arrive Michée, porteur de la parole de l’Éternel.

…     9    22. 19 à 28    Michée annonce la mort d’Achab. Le roi se fâche et le met en prison.

…    10   22. 29 à 33    Achab se déguise. Josaphat crie, on cesse de le poursuivre.

…    11    22. 34 à 38    Un homme tire une flèche à l’aventure qui blesse Achab à mort !

…    12   22. 39 à 40    Achab, roi idolâtre, meurt, laissant sa belle maison d’ivoire.

…    13  22. 41 à 45    Josaphat règne 25 ans et fait ce qui est bon aux yeux de l’Éternel.

…    14  22. 46 à 51    Ses navires sont brisés. Josaphat renonce à l’or d’Ophir. Lis Deut. 17. 17.

…    15  22. 52 à 54    Achazia, fils d’Achab, suit la vie idolâtre de ses parents.

                  2 Rois

…   16   1. 1 à 4        Achazia est malade. Il consulte le chef des démons : Baal-Zébul !

…   17   1. 5 à 8        Élie arrête les messagers. A quoi Achazia reconnaît-il Élie ? Lis Marc. 1. 6.

…   18  1. 9 à 12        Élie, homme de Dieu, n’obéit pas aux ordres des hommes.

…   19  1. 13 à 18      Le troisième chef parle avec humilité. Élie descendra vers Achazia.

…   20   2. 1 à 3           Élie va être enlevé. Il quitte Guilgal avec Élisée pour aller à Béthel.

…   21   2. 4 à 5           De Béthel, l’Éternel l’envoie à Jéricho, puis au bord du Jourdain.

…   22   2. 6 à 14        Un char de feu emporte Élie au ciel.

…   23   2. 15 à 18      Élisée retraversera seul le Jourdain.

…   24   2. 19 à 22      Élisée assainit les eaux par le sel.

…   25   2. 23 à 25      Une troupe d’enfants se moque d’Élisée : Fin tragique !

…   26   3. 1 à 3           Joram, fils d’Achab, règne 12 ans à Samarie.

…   27   3. 4 à 8           Josaphat fait une nouvelle erreur.

…   28  3. 9 à 15        Pas d’eau ! Élisée intervient à cause de Josaphat.

…   29   3. 16 à 19      Élisée donne ses ordres.

…   30   3. 20 à 27      Les Moabites sont vaincus.

Plan de lecture journalière : Décembre

 SECOND LIVRE DES ROIS

Élisée, image du Seigneur Jésus

PLAN DE LECTURE DÉCEMBRE:PDF

 X   Jour      2 Rois

…   1          4. 1 à 7      Veuve, avec deux fils, cette femme pauvre implore le secours d’Élisée.

…   2          4. 8 à 17   Cette femme riche n’a pas d’enfant. Peine secrète révélée par Élisée.

…   3          4. 18 à 31  L’enfant naît, grandit puis meurt. La foi de cette mère est remarquable.

…   4          4. 32 à 37 Résurrection du jeune garçon. Compare avec celle de Lazare en Jean 11.43.

…   5          4. 38 à 44  La famine ! L’homme de Dieu accomplit deux miracles.

…   6          5. 1 à 7     Sous un grand courage, Naaman cache la lèpre. Que représente la lèpre ?

…   7          5. 8 à 14   L’orgueil de Naaman est froissé par ce remède si simple.

…   8          5. 15 à 19  Quelle joie pour Naaman d’être guéri.

…   9          5. 20 à 25   Guéhazi court après un gain déshonnête.

…   10        5. 26 à 27   Élisée connaît l’acte de Guéhazi ; le Seigneur connaît aussi nos pensées.

…   11        6. 1 à 7    Élisée est prêt à secourir – Le Seigneur est un secours facile à trouver.

…   12        6. 8 à 17   Le roi de Syrie est à la recherche d’Élisée : l’armée de l’Éternel est là !

…   13        6. 18 à 23    Rendant le bien pour le mal, Élisée conduit ses ennemis à Samarie.

…   14        6. 24 à 33   Les horreurs de la famine sont à Samarie. Le roi accuse l’Éternel et Élisée.

…   15        7. 1 à 2     Un capitaine au cœur incrédule. Lis sa fin au verset 20.

…   16        7. 3 à 11    « Ce jour est un jour de bonnes nouvelles ».

                                        Quelle bonne nouvelle annonçons-nous aujourd’hui ?

…   17        7. 12 à 15   Le roi use de prudence inutile.

…   18        7. 16 à 20 Élisée avait annoncé cette délivrance.

…   19        8. 1 à 6     On retrouve la femme de Sumen et son fils.

…   20        8. 7 à 15  Le roi de Syrie est malade. Hazaël s’empare de la royauté avec violence.

…   21        8. 16 à 2  Joram, roi de Juda, épouse la fille d’Achab.

…   22        8. 25 à 29    Son fils est Achazia ; sa belle-mère est Jézabel.

…   23        9. 1 à 15    Jéhu est élu roi d’Israël, selon la parole d’Élie.

…   24        9. 16 à 26  L’Éternel venge le sang de Naboth.

…   25        9. 27 à 37  Mort de Jézabel, selon 1 Rois 22, 23.

…   26        10. 1 à 11   Fin de la maison d’Achab.

…   27        10. 12 à 17   Jéhu trouve un ami, Jonadab.

…   28        10. 18 à 31  Jéhu garde les deux veaux d’or !

…   29        11. 1 à 3   Athalie règne ; la sœur d’Achazia cache le petit Joas.

…   30        11. 4 à 12  Jéhoïada prépare la présentation de Joas, roi de Juda qui a sept ans.

…   31        11. 13 à 21    Athalie meurt. Les idoles sont détruites.

 D’après la Bonne Nouvelle 1995

LA PRIÈRE COLLECTIVE

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COMPTE-RENDU RENCONTRE ADOLESCENTS AOÛT 2017

 

2nd jour : La prière collective.

 

Cantique 31 des Venez à Moi.

Jésus te confie une œuvre d’amour,
Utile et bénie jusqu’à son retour ;
Cette sainte tâche, cherche à l’accomplir
Pour lui sans relâche, sans jamais faiblir.
Refrain. Prie, agis, jour après jour,
Sans broncher, suis ton Sauveur avec amour ;
Sois fidèle, obéissant,
Et pour Dieu tu seras un témoin vivant.

Va chercher ton frère, esclave enlacé,
Las de sa misère, de son noir passé ;
Arrache son âme aux plaisirs trompeurs,
Le salut proclame, en Christ, ton Sauveur.
Refrain.

Va vers la jeunesse, que le Tentateur
Veut leurrer sans cesse par un faux bonheur ;
Montre-lui l’abîme d’où Dieu t’a tiré,
Son amour sublime, sa grande bonté.
Refrain.

Va vers ceux qui meurent sans Dieu, sans espoir ;
Dis à ceux qui pleurent quand tout est bien noir ;
« Jésus te convie, regarde à la croix ;
Il donne la vie à quiconque croit ».
Refrain.

 

Cantique 74 des Venez à Moi.

A Dieu seul remettons tous nos besoins car Il prend soin de nous.
Que notre cœur ne se trouble point, en lui confions-nous.
Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent,
Ni n’assemblent dans les greniers, mais tout vient du céleste Père.

A Dieu seul remettons tous nos besoins car Il prend soin de nous.
Que notre cœur ne se trouble point, en lui confions-nous.
Étudiez le lis des champs, il ne travaille ni ne file,
Même Salomon dans sa gloire n’a pas revêtu sa parure.

A Dieu seul remettons tous nos besoins car Il prend soin de nous.
Que notre cœur ne se trouble point, en lui confions-nous.

 

La prière dans le couple : 1 Pierre 3. 7 : «pour que vos prières ne soient pas interrompues ». Toute manifestation charnelle (colère, mensonge) dans un couple doit être jugée immédiatement pour que mari et femme puissent continuer à prier ensemble. Pour prier ensemble, il faut donc qu’il y ait une pleine communion, soit dans le couple, soit en assemblée.

La prière pour des moments particuliers : mariage, enterrement, évangélisation.

La prière dans la famille avant de prendre un repas.
Le Seigneur est notre exemple suprême, notre modèle. A la multiplication des pains, avant de distribuer les pains et les poissons, il a béni (ou rendu grâces).
« Et ayant pris les cinq pains et les deux poissons, et regardant vers le ciel, il bénit, et rompit les pains et les donna à ses disciples, afin qu’ils les missent devant eux ; et il partagea les deux poissons entre tous » (Marc 6. 41). « Et il commanda à la foule de s’asseoir sur la terre. Et ayant pris les sept pains, il rendit grâces et les rompit et les donna à ses disciples pour les mettre devant la foule : et ils les mirent devant elle » (Marc 8. 6).
Pourquoi prions-nous avant de prendre un repas ?
Nous devons être reconnaissants de ce que Dieu nous donne. Nous avons de tout en abondance mais celui qui n’a rien pour demain le reçoit vraiment de Dieu directement. Le chrétien sait d’où vient tout ce qu’il a : les biens, l’argent, la nourriture. Tout vient de Dieu.

Autre exemple :
Quand il instituait la cène, le Seigneur rend grâces au dernier repas qu’il a pris avec ses disciples, avant de rompre le pain mais aussi avant de donner la coupe à ses disciples.
« Et comme ils mangeaient, Jésus ayant pris le pain et ayant béni, le rompit et le donna aux disciples, et dit : Prenez, mangez ; ceci est mon corps. Et, ayant pris la coupe et ayant rendu grâces, il la leur donna, disant : Buvez-en tous. » (Mat. 26. 26 et 27).
Le Seigneur bénit. Ici le sens c’est rendre grâces. C’est pour cela que l’on rend grâces avant de rompre le pain et de boire la coupe. On fait comme le Seigneur a fait.

«… des viandes que Dieu a créées pour être prises avec action de grâces par les fidèles et par ceux qui connaissent la vérité ; car toute créature de Dieu est bonne et il n’y en a aucune qui soit à rejeter, étant prise avec action de grâces, car elle est sanctifiée par la parole de Dieu et par la prière » (1 Tim. 4. 3 à 5).
Ce passage nous dit que nous devons rendre grâce à Dieu avant de prendre un repas. C’est une manifestation de la grâce de Dieu de nous donner de la nourriture et il est normal de le remercier.
Dieu a créé les viandes pour être prises avec action de grâces. Il met à notre disposition cette nourriture et nous la prenons en rendant grâces.
Nous prenons un repas dans différentes circonstances.
A la maison c’est confortable. A l’école on peut prier dans sa tête si on a peur de la moquerie, marquer un temps d’arrêt. Ce qui est important c’est d’avoir le désir de penser à remercier Dieu de ce qu’Il nous donne. Cela fait partie de la vie de piété.

« Et quand il eut dit ces choses, ayant pris du pain il rendit grâces à Dieu devant tous, et, l’ayant rompu, il se mit à manger. Et ayant tous pris courage, eux aussi prirent de la nourriture. » (Act. 27. 35 et 36). L’apôtre Paul rend grâces devant tous avant de manger. C’est une attitude courageuse qui est un témoignage devant ceux qui nous entourent. Il a prié devant 275 personnes. Quand on voit quelqu’un prier avant un repas, on peut en déduire que c’est un chrétien.

Si l’on est chez des incrédules, on peut leur demander si l’on peut faire la prière, sinon il faut être discret, ne pas provoquer.
Si on reçoit des incrédules chez nous, nous avons généralement cet exercice de prier devant eux.

La nourriture sanctifiée : Cette nourriture est rendue bonne pour nous, pour nous donner des forces. On veut utiliser ces forces pour servir le Seigneur.

1 Thess. 5. 18 nous dit qu’en toutes choses nous devons rendre grâces (cela englobe le moment du repas).

La prière en assemblée :

« Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 19 et 20).

« Deux » : c’est le chiffre le plus réduit qui soit pour une prière collective. Le Seigneur savait que cela pourrait arriver et encourage ces « deux-là » à demander et le Père leur répondra.

« sont d’accord » : cela ne veut pas dire qu’ils se sont mis d’accord au préalable. Ils sont d’accord par l’action du Saint Esprit. L’Esprit Saint montre qu’il y a un besoin.
Pour être d’accord, il faut que l’on puisse dire « Amen ». Amen veut dire : ainsi soit-il.
En communion les uns avec les autres, on prie pour tel ou tel sujet. C’est quelque chose de merveilleux de prier librement quelques-uns autour du Seigneur. Si vous le faites, cela vous encouragera, vous soudera !

Le Seigneur promet aussi Sa présence si son autorité de Seigneur est reconnue par les deux ou trois (« en mon nom »). Ne jamais oublier que le Seigneur est là !
« Le soir donc étant [venu], ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes [du lieu] où les disciples étaient, par crainte des Juifs, étant fermées, Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 19 et 20).
C’était le jour de la résurrection, le Seigneur vient et se tient au milieu d’eux. A la réunion, quand nous sommes réunis en assemblée, le Seigneur nous fait l’honneur d’être là. C’est une grande bénédiction que l’on peut réaliser. A quelle condition ? Être assemblés à son Nom. Le nom représente sa Personne. On reconnaît son autorité. Ce qu’il nous dit dans la Parole on l’accepte. Par exemple :
« Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi » (1 Cor. 14. 34).
« Que la femme apprenne dans le silence, en toute soumission ; mais je ne permets pas à la femme d’enseigner ni d’user d’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence » (1 Tim. 2. 11 et 12).
C’est la Bible qui nous le dit, nous l’acceptons. Ces passages montrent clairement qu’une femme ne doit pas s’exprimer publiquement en assemblée, même en réunion de prières.

Quelques personnes qui ont prié ensemble en dehors du cadre de l’assemblée : Paul et Silas.
« Et ayant dit ces choses, il [Paul] se mit à genoux et pria avec eux tous » (Act. 20. 36).
« Et ayant trouvé les disciples, nous [Paul et ses compagnons de voyage] y demeurâmes sept jours. Et ils dirent à Paul, par l’Esprit, de ne pas monter à Jérusalem. Mais ayant accompli ces jours, nous partîmes et nous nous mîmes en chemin ; et tous nous accompagnèrent avec femmes et enfants jusque hors de la ville ; et nous étant mis à genoux sur le rivage, nous priâmes » (Act. 21. 5). Tous, avec les femmes et les enfants étaient présents !
Pour un besoin particulier, des chrétiens peuvent se retrouver en privé. Il y a donc la prière en privé, dans la famille, entre chrétiens. C’est très heureux de passer des moments ensemble pour chanter et prier. Les jeunes garçons peuvent apprendre à prier à haute voix. Cela leur apprend à prier plus tard en assemblée.

« Pierre donc était gardé dans la prison ; mais l’assemblée faisait d’instantes prières à Dieu pour lui. Et Pierre, étant revenu à lui, dit : Je connais à présent certainement que le Seigneur a envoyé son ange, et m’a délivré de la main d’Hérode et de toute l’attente du peuple des Juifs. Et s’étant reconnu, il se rendit à la maison de Marie, mère de Jean surnommé Marc, où plusieurs étaient assemblés et priaient » (Act. 12. 5, 11 et 12).
Pierre est en prison. L’assemblée fait d’instantes prières pour lui, des supplications. Pierre sait que l’assemblée se réunit chez Marie et y va. L’assemblée se réunissait là pour prier.
Le frère qui s’exprime prie au nom de tous ceux qui sont réunis. Celui qui prie est la bouche de l’assemblée. C’est l’assemblée qui est supposée prier quand un frère s’exprime.

Question. En assemblée on a prié pour une personne malade et elle n’a pas été guérie. Pourtant Dieu dit : « Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux » (Mat. 18. 19).
Réponse. Il faut être prudent quand on demande quelque chose, on peut demander que la personne soit soutenue, aidée et que Dieu fasse ce qui est bon pour elle.

Question. Pourquoi quelqu’un qui n’est pas en communion ne prie pas ?
Réponse. Si on n’a pas obéi à la demande du Seigneur de se souvenir de Lui, en premier, ce n’est pas normal de vouloir participer à la vie de l’assemblée. On est chez le Seigneur, pas chez nous. Il faut donc qu’il y ait de l’ordre avec des priorités dans nos vies.

Les réunions de prières.
Cela nécessite un effort de s’y rendre, parfois on est fatigué…
Ce qui est important c’est de prier avec ses mots et avec son cœur.
On prie courtement : les prières longues lassent les autres. Essayons d’avoir peu de sujets par prière.
Vous pouvez prier pour qu’il y ait de la vie, des prières compréhensibles.
Une sœur peut penser à un sujet et un frère l’exprime : c’est merveilleux !
Entre deux prières, on peut prier en silence, pour que le Saint Esprit conduise la réunion par exemple.
Les sujets sont très riches : pour les frères et sœurs, pour les réunions, l’évangile, la région, dans le monde…
Dire « Amen » est un acte positif par lequel on donne son approbation à la prière. Tous, frères et sœurs, sont appelés à dire « Amen », c’est une marque de communion.

« Qu’est-ce donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence. Autrement, si tu as béni avec l’esprit, comment celui qui occupe la place d’un homme simple dira-t-il l’amen à ton action de grâces, puisqu’il ne sait ce que tu dis ? » (1 Cor. 14. 15 et 16). Il faut être compréhensible quand on prie pour que les autres, même un homme simple qui entre, puissent dire « Amen ». Il faut prier avec l’esprit et avec l’intelligence.

Question. Faut-il se couvrir quand on prie pour le repas ?
Réponse. C’est un exercice personnel devant le Seigneur. « C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête [une marque de l’]autorité [à laquelle elle est soumise] » (1 Cor. 11. 10).

Aller à la réunion fait du bien à mon âme. C’est encourageant pour les autres. Cela fait plaisir au Seigneur quand nous allons à la réunion, Il n’est pas en reste et nous en repartons encouragés.

Les premiers chrétiens persévéraient dans la prière. « Tous ceux-ci persévéraient d’un commun accord dans la prière, avec les femmes, et avec Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (Act. 1. 14).
« Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » (Act. 2. 42).
Dans les Actes, c’est les débuts du christianisme, il y a de la fraîcheur. C’est encourageant. Avons-nous cet amour, ce premier amour, le désir de persévérer, d’aller à toutes les réunions ? Nous ne sommes pas sous la loi. Parfois il faut se faire un peu violence, mais le Seigneur est là et nous sommes toujours bénis.

Nous avons à persévérer dans la prière jusqu’au retour du Seigneur !

Cantique 141 des Venez à Moi.

Il est un nom dont le ciel retentit et qui chante dans mon cœur ;
L’écho divin sans cesse le redit : c’est le nom de mon Sauveur.
Refrain. Dans mon cœur chante une mélodie, douce mélodie,
Céleste harmonie, dans mon cœur chante une mélodie,
Chant d’amour qui vient des cieux.
Jésus, nom suprême, son mélodieux,
Tout racheté l’aime, sur la terre et dans les cieux.

J’aime chanter le nom de mon Sauveur : c’est Lui qui m’a racheté ;
Et je l’exalterai de tout mon cœur, jusque dans l’éternité.
Refrain.

Ce nom sera le thème des élus et des anges dans le ciel ;
Tous rediront le beau nom de Jésus dans un cantique éternel.
Refrain.

LA PRIÈRE INDIVIDUELLE

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COMPTE-RENDU RENCONTRE ADOLESCENTS AOÛT 2017

1er jour : La prière individuelle.

Cantique 55 des Venez à moi.

O Seigneur, dans ta présence je goûte la paix,
La paix que tu donnes à l’âme qui te cherche.
O Seigneur, dans le silence j’écoute ta voix,
Ta voix qui me parle et calme mon émoi.
Je dispose devant toi mes vœux et ma prière,
Je remets en pleine foi entre les mains d’un Père,
O Seigneur, ma vie entière.
O Seigneur, en ta présence je goûte la paix,
Et j’ai l’assurance d’être à toi pour jamais.

 

Tu peux cliquer sur le lien ci-dessous et avoir un aperçu clair sur la prière :

 LIEN VERS LA PRIÈRE

 

Dès que l’on est un enfant de Dieu, on prie. Le Seigneur dit à Ananias : « Lève-toi, et va dans la rue appelée la Droite, et cherche dans la maison de Judas un nommé Saul, de Tarse ; car voici, il prie » (Act. 9. 11).
Un enfant de Dieu a une relation avec Dieu, avec le Seigneur Jésus. L’incrédule ne croit pas que Dieu existe et peut penser : A quoi bon prier ?

Adam et Eve eurent un troisième fils qui s’appelait Seth. Du temps de leur petit-fils Énosh, on commença à invoquer le nom de l’Éternel. Invoquer signifie là adorer l’Éternel « Et à Seth, à lui aussi, naquit un fils ; et il appela son nom Énosh. Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel. » Gen. 4. 26. On voit aussi ce terme pour Abram : « Et il se transporta de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et tendit sa tente, [ayant] Béthel à l’occident et Aï à l’orient ; et il bâtit là un autel à l’Éternel et invoqua le nom de l’Éternel. » Gen. 12. 8.
Le dictionnaire dit aussi que c’est demander de l’aide par la prière. Déjà au tout début de la Bible, des hommes et des femmes ont demandé de l’aide à Dieu.

La première fois qu’il est parlé de la prière dans la Parole de Dieu c’est en Genèse 20. 7 : « Et maintenant, rends la femme de cet homme ; car il est prophète, et il priera pour toi, et tu vivras. Mais si tu ne la rends pas, sache que tu mourras certainement, toi et tout ce qui est à toi ». Il est dit qu’Abraham priera pour Abimélec, c’est donc ici dans le sens d’intercéder pour un autre.

« Et Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut. Et les enfants s’entrepoussaient dans son sein ; et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je là ? Et elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles ; et un peuple sera plus fort que l’autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit. Et les jours où elle devait enfanter s’accomplirent, et voici, il y avait des jumeaux dans son ventre. Et le premier sortit, roux, tout entier comme un manteau de poil ; et ils appelèrent son nom Ésaü. Et ensuite sortit son frère, et sa main tenait le talon d’Ésaü ; et on appela son nom Jacob. Et Isaac était âgé de soixante ans quand ils naquirent » (Gen. 25. 21 à 26).
Isaac a prié avec instance pour que sa femme ait un enfant et elle en eut deux au bout de 20 ans (Comparer les versets 20 et 26) ! Ce qui est dommage c’est que l’on ne voit pas qu’il ait prié avec sa femme, il a prié seul mais il a prié pour sa femme. Toutefois, l’expression du verset 21 est très belle : « l’Éternel se rendit à ses prières » ! La leçon que nous donne ici Isaac c’est la persévérance dans la prière. Elle peut avoir le caractère d’un combat. « Épaphras qui est des vôtres, esclave du christ Jésus, vous salue, combattant toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu» (Col. 4. 12). Isaac ne s’est pas découragé. On n’aime pas attendre mais le Seigneur nous dit : attends un peu.

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Pourquoi ce sujet de la prière est-il important ?
Car l’on peut, par la prière, avoir un dialogue avec Dieu, avec le Seigneur Jésus. On peut connaître Sa volonté pour faire des choix (orientation scolaire, choix d’un conjoint).

Le terme prière englobe beaucoup de termes différents dans la Parole :

L’action de grâces. Pensons à remercier le Seigneur quand il nous a répondu, sinon c’est de l’ingratitude. Nous pouvons aussi Le remercier avant qu’Il n’intervienne de nous écouter déjà !

La supplication : quand on a un problème qui nous tient à cœur on prie avec une grande force.

La louange s’exprime pendant le culte mais aussi tous les jours, en voyant la création, par exemple.

L’intercession : prier pour quelqu’un d’autre.

L’adoration : dire à Dieu ce que le Seigneur est, Lui rendre grâces pour ce qu’il est.

La confession est très importante. C’est reconnaître devant Dieu que l’on est d’accord avec Lui que l’on a mal agi.

Le cri de la détresse.

La plainte. Exposer sa plainte : exemple d’Anne quand Peninna se moquait d’elle. Elle a déposé sa prière devant Dieu. « Et Anne répondit et dit : Non, mon Seigneur ; je suis une femme qui a l’esprit accablé ; je n’ai bu ni vin ni boisson forte, mais je répandais mon âme devant l’Éternel » (1 Sam. 1. 15).

Le soupir. On ne peut plus parfois formuler des mots. Alors l’Esprit nous aide par des soupirs.

L’humiliation. On reconnaît que l’on a mal agi et on le confesse à Dieu ou au Seigneur.

Un combat de prière. Quand Moïse levait les bras, Josué était sur le chemin de la victoire pour le peuple. Moïse intercédait pour le peuple mais avait les bras pesants à la différence du Seigneur qui est toujours vivant pour intercéder pour nous !

Les conditions pour que Dieu nous réponde :

Avoir de la foi. Notre foi diffère de l’un à l’autre. On peut avoir une grande foi ou une petite foi. L’incrédulité peut aussi se mêler à notre foi. Demandons au Seigneur d’augmenter notre foi.
« Et si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné ; mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ; or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur : il est un homme incertain dans ses pensées, inconstant dans toutes ses voies » (Jac. 1. 5 à 8).
Notre grand ennemi, Satan, connaît bien ce passage, il chuchote : Ah, tu as douté, tu ne recevras rien du Seigneur… Mais, il ne faut pas oublier que le Seigneur nous aime ! Satan ne connaît pas le cœur du Seigneur, sa grande miséricorde.
Ce verset est là car le Seigneur veut que nous nous arrêtions de douter de Lui, que nous lui fassions confiance. Soyons sûr que le Seigneur va nous répondre et que quoi qu’il permette, c’est qu’Il nous aime ! Ne doutons pas de son amour et de sa bonté !
Ce verset nous dit également qu’il nous faut de la sagesse que Dieu seul peut nous donner.

« Et aussitôt le père de l’enfant, s’écriant, dit avec larmes : Je crois, viens en aide à mon incrédulité » (Marc 9. 24). Reconnaissons nos doutes devant le Seigneur.

« Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). Nous nous approchons du trône de la grâce – qui nous parle de l’amour du Seigneur. Nous avons des faiblesses, des misères et nous recevons miséricorde, nous trouvons grâce.

Il nous faut avoir cette foi, cette confiance que Dieu va nous donner ce qui est bon pour nous.

Le Seigneur dit aussi : « Qu’il vous soit fait selon votre foi » (Mat. 9. 29).

Il ne faut pas prier pour être vu des autres mais le faire dans le secret. On ne prie pas pour montrer que l’on est mieux que les autres. « Et quand tu pries, ne sois pas comme les hypocrites, car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, en sorte qu’ils soient vus des hommes. En vérité, je vous dis : ils ont déjà leur récompense ! Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera » (Mat. 6. 5 et 6).
Dieu, notre Père, désire qu’on le prie dans le calme, dans notre chambre par exemple. Au calme pour ne pas être déconcentré, pour penser à ce que nous disons à Dieu.

Il faut prier pour ce qui est bien pour nous et pour les autres.

Il faut demander quelque chose selon la volonté du Seigneur. « Et c’est ici la confiance que nous avons en Lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées » (1 Jean 5. 14 et 15).
« Nous avons » : ce n’est pas un futur mais un présent ! La foi s’approprie d’avance ce que Dieu donne. Elle est sûre de sa réponse avant de la voir. Faites cette expérience c’est magnifique !
Comment connaître la volonté du Seigneur ? Par l’Esprit Saint, en lisant la Parole de Dieu. Elle nous montre si ce que nous demandons est conforme à la pensée divine. Parfois nous demandons quelque chose dont nous avons envie sans rechercher la volonté du Seigneur. C’est difficile de distinguer entre notre volonté et celle de Dieu.
Il y a des prières pour les grands choix mais aussi la prière pour les plus petits, ceux de tous les jours. Cela nous permet de maintenir notre relation avec Dieu. C’est l’état d’esprit de confiance, de dépendance avec Dieu qui est important.

Le pardon et la prière. Si je ne pardonne pas mon frère, puis-je prier ? Si j’ai quelque chose sur la conscience, puis-je prier ? Il faut avoir pardonné aux autres avant de prier. « Et Jésus, répondant, leur dit : Ayez foi en Dieu. En vérité, je vous dis que quiconque dira à cette montagne : Ôte-toi, et jette-toi dans la mer, et qui ne doutera pas dans son cœur, mais croira que ce qu’il dit se fait, tout ce qu’il aura dit lui sera fait. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevez, et il vous sera fait. Et quand vous ferez votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père aussi, qui est dans les cieux, vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne pardonnera pas non plus vos fautes » (Marc 11. 22 à 26).
Il faut être dans un état convenable pour prier. On peut prier dans ce cas mais alors il y a quelque chose de faux, il faut d’abord régler les choses. Il faut que nos mains soient saintes (ou pures) sans colère et sans raisonnement. « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, élevant des mains saintes, sans colère et sans raisonnement » (1 Tim. 2. 8). Ce sont des choses qui ne sont pas à la gloire du Seigneur et qui doivent être jugées dans nos vies. Nous devons être dans un état convenable devant Dieu.

Dieu peut transporter des montagnes. Voir une réponse à nos prières c’est merveilleux ! On voit l’amour et la puissance de Dieu.

C’est aussi important d’avoir pardonné à son frère pour adorer. Dieu voit le fond de nos cœurs, nous ne devons pas être hypocrites.
« Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, en sorte que vous soyez guéris : la fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jac. 5. 16).

Il faut prier avec l’Esprit et avec intelligence. « Qu’est-ce donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence » (1 Cor. 14. 15). Le Saint Esprit nous montre ce que nous avons à demander à Dieu et avec cette intelligence spirituelle, nous pouvons comprendre la pensée de Dieu.

« Vous convoitez, et vous n’avez pas ; vous tuez et vous avez d’ardents désirs, et vous ne pouvez obtenir ; vous contestez et vous faites la guerre ; vous n’avez pas, parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos voluptés » (Jac. 4. 2 et 3).

Il faut prier avec persévérance. « Je vous dis que, bien qu’il ne se lève pas et ne lui en donne pas parce qu’il est son ami, pourtant, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en a besoin » (Luc 11. 8).

Mais parfois il ne sert à rien d’insister et il faut arrêter de prier.
« – Et l’Éternel fut irrité contre moi à cause de vous, et il ne m’écouta point ; et l’Éternel me dit : C’est assez, ne me parle plus de cette affaire » (Deut. 3. 26).
« À ce sujet j’ai supplié trois fois le Seigneur, afin qu’elle [l’écharde pour la chair] se retirât de moi ; et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité. Je me glorifierai donc très-volontiers plutôt dans mes infirmités, afin que la puissance du Christ demeure sur moi » (2 Cor. 12. 8 et 9).
Cela aussi il faut l’accepter !

Réponses du Seigneur :
Prier selon la volonté du Seigneur. Par exemple, prier pour des incrédules, pour leur conversion.
Le Seigneur nous répond toujours ! Il nous dit : oui – non – attends.
Il fait son travail dans le cœur de l’incrédule, il nous fait donc attendre. Cependant il y a la responsabilité de l’homme d’ouvrir son cœur. Dieu ne contraint pas, c’est à l’homme d’ouvrir quand Dieu frappe à sa porte. Mais que cela ne nous décourage pas de prier avec confiance et aussi avec soumission à Dieu !
Nous ne voyons pas dans le cœur des hommes. Dieu seul sait si quelqu’un s’est tourné vers Lui au dernier moment. Dieu est souverain mais l’homme est responsable.

«Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » (Luc 22. 42). Voilà l’exemple d’une prière du Seigneur parfaitement dépendant et soumis à la volonté du Père. Si le Seigneur dit que ta volonté soit faite, encore plus nous qui sommes des hommes.

Qui devons-nous prier ?
1. Le Seigneur.
2. Le Père. « Et en ce jour-là vous ne me ferez pas de demandes. En vérité, en vérité, je vous dis, que toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera » (Jean 16. 23). On fait des demandes au Père au nom du Seigneur c’est-à-dire que c’est comme si le Seigneur demandait lui-même au Père ce que nous exprimons.
3. En revanche, nous ne prions pas le Saint Esprit, la vierge Marie, des saints ou des anges, comme certains le font. Aucun passage de l’Écriture ne nous y autorise !

Quand prier ?
– « Priez sans cesse » (1 Thess. 5. 17).
– Anne la prophétesse priait nuit et jour. « veuve d’environ quatre-vingt-quatre ans), qui ne quittait pas le temple, servant [Dieu] en jeûnes et en prières, nuit et jour » (Luc 2. 37).
– Daniel priait souvent. « Or Daniel, quand il sut que l’écrit était signé, entra dans sa maison ; et, ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu, comme il avait fait auparavant » (Dan. 6. 10).

Où prier ?
On peut prier en « tout lieu ». « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, élevant des mains saintes, sans colère et sans raisonnement » (1 Tim. 2. 8) mais si l’on peut, il faut rechercher un endroit calme pour ne pas être distrait.
Dans la Parole des hommes ont prié en prison, dans le ventre d’un poisson, sur la plage. « Mais ayant accompli ces jours, nous partîmes et nous nous mîmes en chemin ; et tous nous accompagnèrent avec femmes et enfants jusque hors de la ville ; et nous étant mis à genoux sur le rivage, nous priâmes » (Act. 21. 5).
Donc, dans le calme et aussi en tous lieux et en tout temps.

Conséquences de la prière :
La peau du visage de Moïse rayonnait car il avait parlé avec Dieu. « Et il arriva que, lorsque Moïse descendit de la montagne de Sinaï (et les deux tables du témoignage étaient dans la main de Moïse lorsqu’il descendit de la montagne), Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu’il avait parlé avec Lui » (Exode 34. 29).
Anne a mangé et n’avait plus le même visage. « Et elle dit : Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! Et la femme s’en alla son chemin ; et elle mangea, et elle n’eut plus le même visage » (1 Sam. 1. 18).
Ayant prié, la paix nous inonde, nous sommes entourés de paix dans les moments difficiles. « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).

Daniel a prié vingt et un jours et dès le premier jour l’Éternel l’a entendu !
« Et il me dit : Ne crains pas, Daniel, car dès le premier jour où tu as appliqué ton cœur à comprendre et à t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et moi, je suis venu à cause de tes paroles » (Dan. 10. 12).

Cantique 167 des Venez à Moi.

Veille au matin, quand un ciel sans nuage
Semble annoncer un jour calme et serein ;
C’est dans ton cœur que peut gronder l’orage
Qui fait tomber le pèlerin.
Refrain. Veille au matin, veille le soir, veille et prie toujours.

Veille à midi, quand les bruits de la terre
Font oublier le céleste séjour ;
Trouve un instant pour être solitaire
Dans la prière et dans l’amour.
Refrain. Veille au matin, veille le soir, veille et prie toujours.

Veille le soir, quand se fait le silence ;
Pense aux bienfaits de ton céleste Ami ;
Cherche avec soin sa divine présence,
Verse en son cœur tout ton souci.
Refrain. Veille au matin, veille le soir, veille et prie toujours.

Veille toujours, en tous lieux, à toute heure,
Car l’ennemi te guette à chaque instant,
Pour se glisser dans la sainte demeure
Où doit régner le Tout-Puissant.
Refrain. Veille au matin, veille le soir, veille et prie toujours.