LE GRAND PARAPLUIE NOIR

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LE GRAND PARAPLUIE NOIR

 

La campagne souffrait d’une sécheresse prolongée. Quelques fermiers pieux décidèrent une heure de prière en vue d’obtenir la pluie. La réunion de prière fut fixée et à l’heure dite le premier chrétien arriva au rendez-vous. Il vit arriver une enfant de l’école du dimanche chargée d’un gros parapluie.
– Mais, Hélène, dit-il, pourquoi as-tu apporté ce gros parapluie par un si beau temps ?
L’enfant le regarda avec étonnement et lui répondit :
Je pensais que puisque nous allions prier Dieu pour qu’Il nous donne la pluie, j’aurais certainement besoin du parapluie !
Le chrétien sourit et la réunion commença. Pendant les prières le vent s’éleva ; le ciel si clair et si brillant se couvrit de nuages et bientôt des torrents de pluie inondèrent le pays accompagnés d’éclairs et de tonnerres. Ceux qui étaient venus à la réunion sans s’attendre à une si prompte réponse à leurs prières, s’en retournèrent chez eux complètement mouillés. Tandis que la petite Hélène et le chrétien qu’elle avait vu en arrivant revenaient ensemble à l’abri du grand parapluie.

 

Extrait de « Pour les petits »

 

GLISSER LOIN

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GLISSER LOIN

« C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne nous écartions » (littéralement : que nous ne glissions loin) Héb. 2. 1.

Nos cœurs se serrent en voyant autour de nous tant de jeunes gens qui s’éloignent du chemin de la vérité. Sujet de tristesse profonde, mais aussi d’humiliation, parce que nous n’avons pas su leur être en aide en temps voulu.

Certains se sont éloignés parce qu’ils n’avaient pas la vie. On les pensait croyants et ils ne l’étaient pas. Ils avaient jeté sur leurs épaules (ou accepté qu’on mette sur eux) un manteau religieux. Ils suivaient les réunions, ils avaient une conduite honnête, mais ils n’avaient pas rencontré personnellement Jésus et ne l’avaient pas accepté comme Sauveur et Seigneur. Peu à peu ils ont pris leurs distances vis-à-vis du témoignage, ils ont classé leur Bible dans un tiroir et leurs cœurs n’étant pas gagnés, ils se sont engagés dans le monde. Si parmi eux il s’en trouve qui lisent cette feuille, nous voulons les supplier de prendre garde. Grande est leur responsabilité devant Dieu : ils ont entendu et ils n’ont pas écouté, ils ont « vendu leur droit d’aînesse ». Le jour pourrait venir où, recherchant avec larmes la bénédiction perdue, ils ne pourront la retrouver. C’est encore une grâce que Dieu leur accorde d’entendre cet avertissement qui est peut-être le dernier.

D’autres connaissaient le Seigneur et ils se sont écartés loin de Lui. Ce qui a fait leur joie, au moment de leur conversion et après, a passé comme un songe, et les choses dont ils aimaient s’entretenir ne rencontrent plus chez eux qu’une oreille insouciante et un cœur insensible. C’est la corde brisée d’un instrument qui ne répond plus à la main qui le sollicite. Mais, pourquoi ? Nous voudrions vous avoir tous là, avec nous, et vous demander à chacun : « Dis-moi, que s’est-il passé ? » Vous ne pensiez pas en arriver là. Vous avez présumé de votre force et sous-estimé celle de l’ennemi. Graduellement, tout doucement, vous avez « glissé », vous vous êtes éloignés, et vous vous êtes trouvés sur un chemin à la pente si rapide que vous n’avez pu retenir vos pas. Par quelle porte y êtes-vous entrés ? Il y en a tellement que nous n’essayerons pas de les énumérer toutes.

Peut-être y êtes-vous entrés assoiffés d’un besoin d’exercices physiques, de la pratique d’un sport. Vous n’y voyiez, au départ, point de mal. Mais cela vous a conduits dans la compagnie des indifférents et des moqueurs et vous n’avez pas tardé à trouver moins de plaisir à « méditer la loi de l’Éternel » (Ps. 1. 1 et 2).

Peut-être est-ce trop d’ardeur aux affaires, dans la recherche d’une position, qui vous a détournés. C’est un terrible piège que l’amour de l’argent : « Ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ; car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs » (1 Tim. 6. 9 et 10). Cette parole, écrite il y a plus de dix-neuf siècles, n’est-elle pas encore actuelle ?

Peut-être avez-vous emprunté une autre porte : « Étant devenus grands » vous avez voulu jouir pour un temps des « délices du péché » (Héb. 11. 25). Ah ! que de fois, en buvant à cette coupe, vous vous êtes sentis mal à l’aise ! Une voix vous disait : « Où es-tu ? » – « Qu’as-tu fait ? » (Gen. 3. 9 ; 4. 9). Vous avez pris conscience de votre état, vous vous êtes peut-être promis de revenir à Dieu, mais les liens par lesquels Satan enchaîne une âme sont solides, hélas !

Un autre point auquel vous n’avez peut-être pas pensé, est pourtant de nature à vous faire réfléchir : sans le savoir, vous êtes devenus une pierre d’achoppement pour quelqu’un que la grâce de Dieu avait touché, qui aurait voulu s’engager dans le chemin de la foi et qui, à cause de vous, a été arrêté. Votre égarement, après une conversion dont personne ne doutait, l’a ébranlé. Votre responsabilité est grande à cet égard et il vous en sera demandé compte.

Chers amis croyants, il n’est pas trop tard pour revenir. Si pressant que soit notre appel, une voix plus douce et plus insistante encore s’adresse à vous, celle du Bon Berger qui appelle sa brebis égarée. Écoutez-le : « Reviens… je ne ferai pas peser sur toi un visage irrité, car je suis bon… Seulement, reconnais ton iniquité car tu t’es rebellée contre l’Éternel, ton Dieu et tu as tourné çà et là tes chemins vers les étrangers » (Jér. 3. 12 et 13). Si vous vous repentez et abandonnez le chemin d’égarement que vous avez suivi, une autre porte s’ouvrira alors toute grande devant vous, « une porte d’espérance ». Vous retrouverez le chemin de Dieu et vous chanterez « comme dans les jours de votre jeunesse » (Osée 2. 15), lors de votre conversion.

Pour conclure, nous nous adresserons à ceux qui aiment le Seigneur et son témoignage, à ceux qui vous aiment et veulent votre bonheur, et nous leur demandons d’intercéder pour vous dans d’ardentes et persévérantes prières pour qu’Il ramène dans son troupeau toutes les brebis égarées.

D’après Feuille aux jeunes n° 264
E. Ad.

COMMENT AIMER ? DONNER !

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COMMENT AIMER ? DONNER !

« Il est plus heureux de donner que de recevoir » (Act. 20. 35).

 

Les anciens de l’assemblée d’Éphèse avaient fait près de 60 km pour rencontrer l’apôtre Paul. Ils le voyaient probablement pour la dernière fois. Jamais ils n’oublieraient ces moments et ses dernières paroles : il nous faut nous souvenir des paroles du Seigneur Jésus qui lui-même a dit: « Il est plus heureux de donner que de recevoir ».

Il n’y a guère d’enseignement biblique plus en opposition avec les principes du monde. La société actuelle est, en réalité, beaucoup plus préoccupée par le « recevoir » que par le « donner ». Ne serait-ce pas une des causes profondes du déséquilibre de notre monde et des conflits de tout genre qui nous entourent ? Arrêtons-nous un instant et considérons la merveilleuse influence que l’application de ce principe peut avoir dans nos vies.

«Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… » (Jean 3. 16). Le don tel que la Bible le considère est une conséquence normale de l’amour. La Bible nous dit : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu de tout ton cœur » (Deut. 6. 5). « Que vous vous aimiez les uns les autres » (Jean 15. 12). « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lév. 19. 18). « Aimez vos ennemis » (Mat. 5. 44). Ces commandements sont de la plus grande importance dans notre relation avec Dieu, avec nos frères et nos prochains.

Comment aimer ?

Il est évident que nous n’avons pas tous la même capacité naturelle d’aimer. Cela n’est pas un péché. Pas plus que d’être grand ou petit, blond ou brun. C’est si vrai, que l’amour dont Dieu nous parle nous est présenté en Gal. 5. 22 comme un fruit de l’Esprit : donc pas une capacité naturelle. Mais alors, pourquoi ne suis-je pas plus rempli d’amour chrétien ? Et comment le développer ?

1. Mettre ma vie en ordre, pour que le Saint Esprit puisse faire grandir en moi cette racine d’amour qu’il a placée dans mon cœur.

2. Ensuite, agir en chrétien qui aime (voir 1 Jean 3. 18) et en particulier apprendre à donner. Car je découvrirai bien vite que plus j’aime, plus je donne ; et plus je donne, plus j’aime. Le Seigneur annonçait ce cercle merveilleux en disant : « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».

Mais il s’agit bien ici du don gratuit, c’est-à-dire sans espérer recevoir quelque chose en retour. Car donner dans l’espoir de recevoir (même un merci) risque de créer une frustration, si la réaction de celui qui reçoit n’est pas conforme à notre attente. Si nous donnons gratuitement, nous réaliserons de plus en plus que ces dons ne nous appauvrissent pas mais, au contraire, font croître en nous l’amour porté à celui à qui nous avons donné.

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Certes, en Actes 20, l’apôtre Paul se réfère aux dons matériels, mais le don d’argent n’est ni le seul ni le plus important. Nous devons aimer Dieu, nos frères, notre prochain. Nous devons donc leur donner, pour les aimer plus.

Dieu, d’abord, nous demande de « nous livrer nous-mêmes à lui » (Rom. 6. 13). C’est un acte quotidien. Chaque matin présentons-nous devant Dieu pour nous donner à nouveau à Lui (voir Rom. 12. 1). En outre, « offrons donc, par lui (par Jésus), sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15). Découvrons combien le fait de louer Dieu et de témoigner de sa grâce augmente en nous notre amour pour Lui.

Nous devons aimer nos frères et nos sœurs au point de « laisser nos vies (pas « mourir » !) pour eux » (1 Jean 3. 16). Et pourtant, combien souvent nous ne ressentons pas en nous cet amour ! Alors, agissons en chrétiens qui aiment, et donnons. Manifestons à tel frère ou telle sœur une attention particulière, témoignons de notre intérêt pour les circonstances de celui-ci, aidons celle-là, sourions, soyons aimables, allons vers les isolés… En un mot, donnons de notre temps, de notre peine. Et nous découvrirons que notre amour pour les frères augmente et nous accomplirons le commandement du Seigneur.

Nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes (Mat. 22. 39). Quels sont nos prochains ? Nos voisins, nos camarades, nos parents, nos copains. Combien certains sont difficiles à aimer ! Ici aussi, il nous faut apprendre à donner avec intelligence et sagesse. Nous rechercherons quels « dons » nous pourrions faire à notre prochain : un peu de notre temps, une parole d’amitié, un témoignage d’intérêt, peut-être une aide matérielle… Mais, en tout cas, sans espérer une récompense. Ainsi croîtra en nous notre amour pour lui. Et nous devons comprendre que l’amour est indispensable pour que la vérité soit comprise, acceptée et aimée. Ce principe est essentiel dans tout témoignage.

Que le Seigneur nous aide à donner gratuitement ! Ainsi nous apprendrons à mieux aimer notre prochain, nos frères et notre Dieu qui est amour.

D’après Feuille aux jeunes n° 266
A. Ri.

LE CHRÉTIEN ET LA DÉPRESSION

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LE CHRÉTIEN ET LA DÉPRESSION

 

La dépression est un mal pernicieux. Dans le monde où nous vivons nous pouvons connaître des périodes d’abattement, de doute, de profond découragement, être désespéré, excessivement découragé.
Lorsqu’on se trouve dans un tel état d’accablement, on s’estime sans valeur, inutile, on pense que l’on est une lourde charge à son entourage. On peut connaître des périodes d’insomnies ou être agité dans son sommeil.

Les causes d’une dépression peuvent être très variées : circonstances douloureuses, difficultés d’ordre professionnelles ou familiales, épreuves successives, état de santé fragilisé…

On se pose la question : pourquoi moi ?

Le Seigneur permet du soulagement par le moyen des médecins. C’est une maladie et il ne faut pas négliger l’aspect médical !

Quand on ne connaît pas le Seigneur, on peut ressentir un vide au cœur, être hanté par la pensée de la mort. Satan nous tient en esclavage toute notre vie en se servant de la crainte de la mort. « Et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude » (Héb. 2. 15).

Les consolateurs peuvent être fâcheux, tels les amis de Job. « J’ai entendu bien des choses comme celles-là ; vous êtes tous des consolateurs fâcheux » (Job 16. 2). Mais d’autres peuvent être un réel réconfort, comme Tite ou Onésiphore. « Mais celui qui console ceux qui sont abaissés, Dieu, nous a consolés par la venue de Tite » (2 Cor. 7. 6). « Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé » (2 Tim. 1. 16).

Dieu peut se servir de ces circonstances pour parler à notre cœur et à notre conscience. Il peut nous mettre à l’épreuve pour mettre en évidence ce qui, en nous, est à son honneur et ce qui ne l’est pas. Ce test peut être douloureux, mais Dieu, dans son amour et sa sagesse, ne permet pas que nous soyons « tentés (éprouvés) au-delà de ce que nous pouvons supporter ». (1 Cor. 10. 13). Ainsi, avec l’épreuve, il fera aussi l’issue, afin que nous puissions la supporter. Il en mesure l’intensité et la durée – elle est « à la mesure de l’homme ». « Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre » (Apoc. 3. 10). L’apôtre Paul nous encourage ainsi à nous appuyer sur la fidélité de Dieu envers les siens, en toutes circonstances et particulièrement dans les moments d’épreuve.

N’oublions jamais que sa main est une main d’amour, même quand Il doit opérer en nous avec des instruments qui font mal. C’est comme le travail de l’expert qui doit tailler et faire briller une pierre précieuse.

Quelles sont les ressources divines ?

Jésus veille constamment sur chacune de ses brebis et chacune d’elles connaît bien Sa voix.
On peut se sentir seul mais le Seigneur a connu aussi la solitude et veut être avec nous chaque jour.

Quel autre voudrait,
Quel autre pourrait,
Me voyant gémir,
Me tirer d’angoisse
Et me secourir ?

Hymnes et cantiques 82 strophe 2

Dieu nous fera, après l’épreuve, du bien à la fin (Deut 8. 16). Apprenons à Lui faire confiance alors même que nous sommes dans la douleur. Il nous fera réaliser ses compassions et sa miséricorde. « Voici, nous disons bienheureux ceux qui endurent [l’épreuve avec patience]. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin accordée par le Seigneur – que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).

Il nous faut prendre du repos, partager avec une personne qui pourra nous écouter et sympathiser avec nous. Ne gardons pas ce qui nous accable mais apportons-le au Seigneur et si possible à un (e) ami (e) fiable !
Le Seigneur qui nous aime, nous dit : « C’est moi, c’est moi qui vous console » (Es. 51. 12). Notre Dieu n’est-Il pas « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console (ou : nous encourage) à l’égard de toute notre affliction » (2 Cor. 1. 3) ?
Quand on connaît le Seigneur, on peut s’appuyer sur Lui le Rocher inébranlable. Il nous porte quand nous ne pouvons plus avancer.
Des moments de recueillement avec l’aide de frères et sœurs chrétiens peuvent aussi être une grande aide. Paul a repris courage quand des frères pleins de sollicitude et d’amour sont venus à sa rencontre alors qu’il arrivait à Rome comme prisonnier. « Et de là, les frères, ayant appris les choses qui nous étaient arrivées, vinrent au-devant de nous jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois-Tavernes ; et Paul, les voyant, rendit grâces à Dieu et prit courage » (Act. 28. 15).

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Avoir des pensées de suicide est en contradiction avec ce que dit la Parole.
Le prophète Élie, en 1 Rois 19, connaît un moment de profond découragement. Ayant peur de Jézabel, il souhaite mourir (« Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères » v. 4). Disons tout de suite que ce n’est pas la pensée de Dieu que nous souhaitions mourir ! Il désire que nous vivions pour Lui. Le roi d’Israël, Joram, qui a fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, l’avait pourtant bien compris : « Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre ? » (2 Rois 5. 7).
Nous ne pouvons donc pas décider ni du jour de notre naissance, ni du jour de notre mort. Cette prérogative n’appartient qu’à Dieu !
Ce fut le cas aussi pour Jonas. « Et maintenant, Éternel, je t’en prie, prends-moi ma vie, car mieux me vaut la mort que la vie » (Jonas 4. 3) et même de l’apôtre Paul. « Car nous ne voulons pas, frères, que vous ignoriez, quant à notre affliction qui [nous] est arrivée en Asie, que nous avons été excessivement chargés, au delà de notre force, de sorte que nous avons désespéré même de vivre » (2 Cor. 1. 8). Mais ce n’est pas parce que certains personnages de la Parole ont eu des défaillances que nous sommes autorisés à en avoir !
Néanmoins, il peut nous arriver à chacun, un jour ou l’autre, de connaître tristesse ou découragement à cause des difficultés de la vie.
Pourtant pour Élie, il y a eu les soins de l’Éternel ! Il ne lui a adressé aucun reproche mais lui a dit par deux fois : « Lève-toi et mange » (1 Rois 19. 5 et 7), lui a parlé avec « une voix douce, subtile » (v. 12).
Pour Jonas, l’Éternel avec une grande patience lui dit : « Fais-tu bien de t’irriter ? » Il s’occupe de son serviteur par différents moyens : une tempête, un grand poisson, un kikajon, un ver, un doux vent d’orient : preuve qu’il continue à s’occuper de lui !
L’apôtre Paul dit : « Qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore » (2 Cor. 1. 10). Quel amour que celui du Seigneur et que celui de Dieu !

Lisons aussi le Psaume 62. Apprenons à nous reposer sur Dieu seul ! Il est facile de le laisser agir dans nos vies mais il est plus difficile de le laisser seul agir ! Et pourtant comme les disciples nous nous tourmentons à ramer alors que le Seigneur veut nous aider !

Serrons dans nos cœurs les versets de la Parole quand la déprime ou même la dépression nous assaille ! Quelle grâce de nous appuyer sur Quelqu’un qui nous aime et ne nous laissera pas tomber !
« Le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).

Il faut aussi réaliser ce verset : « Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous ». (1 Pier. 5. 7).

Que le Seigneur vous aide à avoir le réflexe de vous tourner vers Lui, même si personne ne vous comprend ! Lui vous comprendra et vous aidera ! « Moi, je t’aiderai » (Es. 41. 13).

CONVERSION DU PEINTRE EULER

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CONVERSION DU PEINTRE EULER

 

« Son âme s’approche de la mort… délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse : j’ai trouvé une propitiation » Job 33. 21 à 24.
« C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités, qui rachète ta vie de la fosse » Ps. 103. 3 à 4

Peintre suisse renommé, Euler, après avoir séjourné à Munich et à Paris, était venu couronner sa préparation artistique à Rome. Au départ, sa tante lui avait remis un Nouveau Testament, en insistant pour qu’il le lise régulièrement. La promesse faite dans l’émotion des adieux fut bien vite oubliée.

Euler, qui avait eu jadis des sentiments religieux, vécut à Rome dans une indifférence complète. Le monde l’attirait, le culte du beau paraissait lui suffire, tandis que le doute assaillait son esprit, amenant une tristesse qu’il essayait vainement de dissimuler. Vague d’abord, cette tristesse obséda si bien sa victime qu’elle l’amena au dégoût de la vie et à la pensée du suicide.

Un soir, Euler prend tout à coup la résolution d’en finir avec l’existence. Cela lui sera facile, pense-t-il, puisque la chambre de son hôtel donne directement sur le Tibre. Ouvrir une porte de service, enjamber une barrière et se laisser tomber dans le fleuve, tout cela pouvait se faire en quelques instants. Mais c’est encore un peu trop tôt, et, en attendant l’heure propice, il veut mettre quelque ordre dans ses papiers. Il retrouve alors, au fond de sa malle, le Nouveau Testament de sa tante qui y dormait depuis huit ans. Il l’ouvre machinalement au chapitre 12 des Hébreux, verset 5, dont un mot semble lui traverser le cœur. Ce mot c’est : MON FILS.
Il lui semble que Dieu l’interpelle directement :

 » Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui « .

Dans cette parole de paternel reproche, chaque mot le terrasse, bien plus que de foudroyantes menaces. Ce que la colère n’aurait pu accomplir, l’amour profond et tendre le fait tomber à genoux, aux pieds de ce Dieu délaissé pendant des années, qu’il avait pu méconnaître au point de vouloir l’affronter par une mort criminelle.

La nuit se passa en prières, la croix de Christ se dressa tout à nouveau devant son âme repentante et, quand l’aube apparut, l’aurore d’un nouveau jour s’était levée pour lui.

Et dans le sombre crépuscule
Où d’en haut nul rayon ne luit,
Où le pied chancelle et recule,
Au séjour des terreurs conduit.

Mais la fin, nous dit le Saint Livre,
Pour qui croit au Seigneur Jésus,
Ce n’est point mourir, non, c’est vivre ;
C’est, dans le Paradis, Le suivre,
Où deuil et mort ne seront plus.

D’après le Salut de Dieu 1974

 

LA PURETÉ

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LA PURETÉ

 

Encouragement à rester pur dans les relations garçons-filles :

« Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » (Prov. 4. 23).
Quand nous cultivons une relation avec un garçon ou une fille, nos sentiments peuvent alors s’approfondir, et il arrive un moment où on ne peut plus s’en défaire et on est entraîné.
Samson se disait : « Je m’en irai comme les autres fois, et je me dégagerai. Or il ne savait pas que l’Éternel s’était retiré de lui » (Juges 16. 20).
Il n’a pas pu se dégager, on lui a crevé les yeux et il a tourné la meule dans la maison des prisonniers. Triste fin !
Il est important de réaliser que nous ne sommes pas forts : demandons au Seigneur de nous garder.

Les parents doivent prier pour leurs enfants car nous sommes dans un monde difficile. Cependant le Seigneur est fidèle, appuyons-nous sur Ses promesses.
Daniel et Joseph ont recherché la force auprès de Dieu chaque jour, cela leur a permis d’être fidèles.
Le Seigneur n’est jamais notre débiteur, il nous rend toujours beaucoup plus que ce que nous lui donnons.
La joie et la paix qu’il nous donne, quand nous lui obéissons, a un grand prix.

Le flirt ou le copinage n’est pas selon le Seigneur, c’est très dangereux.
Une relation entre un jeune homme ou une jeune fille commence par des fiançailles puis se continue avec le mariage.
On peut voir différents mariages : simplement un mariage dans le créateur, un homme et une femme s’unissent. Ensuite deux chrétiens s’unissent, ils ont un Sauveur commun mais ce n’est pas suffisant.
Le Seigneur désire que votre mariage soit « dans le Seigneur » (1 Cor. 7. 39), c’est-à-dire que dans vos vies vous le reconnaissiez chacun comme votre Seigneur.
Que le Seigneur vous garde dans tous vos sentiments !

Encouragement à rester pur dans ce que nous regardons, lisons ou écoutons :

Qui n’a pas ressenti que le monde nous oppresse ? Que le monde qui nous entoure est profondément impur ?

Veillons à ce que nous regardons ! On est frappé de voir lorsque l’on va sur internet toutes les choses impures qui apparaissent sur l’écran sans même que nous le cherchions ! Parfois nous pouvons être tentés de regarder des choses impures sur ordinateur et l’on se dit intérieurement : personne ne le verra ! N’oublions pas que si même ceux qui nous entoure ne le voit pas, Dieu, Lui, voit tout ! Dans l’Ancien Testament nous lisons : « Tu connais mon sentier et mon coucher, et tu es au fait de toutes mes voies » (Ps. 139. 3).
Le Nouveau Testament confirme : « Toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire » (Héb. 4. 13).

Par ailleurs, regarder quelque chose d’impur souille, que ce soit sur ordinateur, à la télévision ou au cinéma.
La Bible est claire à ce sujet : « Chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Jac. 1. 14). Prenons garde, l’amorce peut être quelque chose d’attrayant pour notre chair. Comme un poisson nous pouvons être pris dans un filet et cela conduit au péché et à la mort. Ne disons pas : je suis fort, je ne serai pas pris au piège. Lorsque l’on s’occupe de choses impures, il y a une attirance. La Bible appelle cela : « les délices du péché » (Héb. 11. 25). Cela nous conduira plus loin que ce que nous pensons et nous entraînera dans le péché !

Veillons à ce que nous lisons ! Beaucoup de lectures, même s’il n’y a pas d’écran, peuvent nous souiller. Il peut même y avoir de bonnes choses mais… il y en a de mauvaises et « la mort est dans la marmite » (2 Rois 4. 40). Autrement dit il y a du poison pour notre âme dedans. Il faut se poser la question suivante : pensons-nous toujours à savoir faire la différence entre ce qui est bon et mauvais ?

Le remède pour être délivré du mal est d’être occupé du bien. « Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, – s’il y a quelque vertu et quelque louange, – que ces choses occupent vos pensées.» (Phil. 4. 8).
Dans la vie, il faut faire des choix tous les jours, il faut arrêter dans son cœur de ne pas se souiller (Dan. 1. 8).

Veillons à ce que nous écoutons ! Que ce soit des musiques qui nous éloignent du Seigneur et de sa communion, que ce soit des paroles légères que nous entendons. Bien souvent, dans ce domaine, on peut être souillé sans le vouloir. Nous sommes au milieu d’un monde impur et bien des choses nous assaillent. Nous avons besoin d’antidote contre le poison qui vient nous troubler tous les jours. Choisissons d’écouter ce qui est sain, ce qui va nous faire du bien à l’âme, telle ou telle réunion plutôt que telle ou telle musique. Prenons du temps pour prier, pour maintenir cette communion avec le Seigneur, pour lire Sa Parole : nous ne serons jamais déçus d’une telle décision !

Cher jeunes, veillez à rester purs ! Et si vous êtes tombés dans le mal, vous pouvez revenir au Seigneur : Il ne vous rejettera pas !
« Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » (Prov. 28. 13).

S’ACCEPTER SOI-MÊME

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S’ACCEPTER SOI-MÊME

 

Aime ton prochain comme toi-même (Lév. 19. 18).

Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien (Ps. 139. 13 et 14).

Nombreux sont les jeunes qui ont de la peine à s’accepter eux-mêmes, leur apparence extérieure, leurs capacités intellectuelles ou leur famille. Pourtant l’image que nous nous faisons de nous-mêmes a une influence directe sur notre relation avec Dieu. En effet, Dieu nous a personnellement créés tels que nous sommes, et le fait de ne pas en être satisfaits est, en nous, une racine d’amertume et d’incrédulité vis-à-vis de l’amour de Dieu. Dieu est amour et il a un plan merveilleux pour notre vie. C’est dans cette perspective qu’il nous a créés tels que nous sommes. Le reconnaître apportera une dimension passionnante à notre vie et nous permettra de « rendre toujours grâces à Dieu pour toutes choses » (Eph. 5. 20).

« Tes mains m’ont formé et m’ont façonné tout à l’entour en un tout… Tu m’as revêtu de peau et de chair, tu m’as tissé d’os et de nerfs » (Job 10. 8 à 11).

Notre apparence extérieure est l’œuvre de Dieu. Il nous a formés, façonnés sous une forme nécessaire à l’accomplissement de son plan en nous. La société actuelle accorde une importance excessive à la beauté extérieure et laisse supposer, en dépit des preuves flagrantes du contraire, que la beauté fait le bonheur.

Pour Dieu, la vraie beauté est intérieure. A Samuel, impressionné par la prestance d’Éliab, Dieu enseigne que : « L’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde, car l’homme regarde à l’apparence extérieure, et l’Éternel regarde au cœur » (1 Sam. 16. 7). Combien il est vrai, en effet, que « le cœur joyeux égaie le visage » (Prov. 15. 3) et que la transformation de l’être intérieur illumine, embellit l’apparence extérieure.

Ce n’est donc pas en nous lamentant sur notre apparence extérieure ou en employant des trésors d’imagination pour la modifier que nous atteindrons le but recherché par Dieu. Au contraire, en acceptant avec reconnaissance l’apparence extérieure que Dieu nous a donnée, et en soignant notre être intérieur, nous nous accorderons avec la pensée de Dieu et nous distinguerons comment le servir.

« Tu m’as donné la vie, et tu as usé de bonté envers moi, et tes soins ont gardé mon esprit » (Job 10. 12).

« Combien j’aime ta loi ! Tout le jour je la médite. Par tes préceptes je suis devenu intelligent » (Ps. 119. 97, 104).

Nos diverses capacités intellectuelles, affectives, caractérielles sont, elles aussi, l’œuvre de Dieu en nous. C’est un don de notre Père céleste. Il ne convient pas que nous le détournions du but pour lequel il nous a été fait ou que nous méprisions le don de Dieu.

Deux dangers se présentent ici : utiliser le don de Dieu à notre profit. Le danger est grand. Rappelons-nous ce qui est advenu à Hérode en Act. 12. 21 à 23. Prenons garde !
Développer un sentiment d’infériorité en nous comparant à d’autres à notre vue plus doués. Une pensée de ce genre est un reproche indirect à Dieu de ne pas nous avoir doués autant que d’autres. « Tu ne convoiteras point » (Ex. 20. 17).

Au contraire quelle bénédiction nous retirerons si nous plaçons nos dons, si maigres qu’ils puissent paraître,  sur l’autel de Dieu (Rom. 12. 1).
(Rappelons-nous que c’est avec cinq pains et deux poissons qui lui ont été remis que le Seigneur a nourri cinq mille hommes). Nous pourrons ainsi nous assurer que les dons que nous avons reçus de Dieu seront utilisés à son service pour sa gloire. En outre, le psaume 119 nous encourage à employer notre intelligence à méditer la Parole de Dieu. Placés, ainsi, dans la lumière du Dieu de toute intelligence et de toute science, nous resterons à notre place de créature en connaissant mieux notre Créateur.

« La gloire des fils, ce sont leurs pères » (Prov. 17. 6).

Il est généralement admis par les parents croyants que leurs enfants leur sont donnés par Dieu. Mais n’avons-nous jamais réalisé que, dans l’autre sens, nos parents sont un don que Dieu nous fait ? Dieu nous a donné des parents qui sont, dans sa main, les instruments nécessaires à notre formation. C’est pourquoi la Parole de Dieu insiste tellement sur l’obéissance des enfants envers les parents (Eph. 6. 1 à 3 ; Col. 3. 20). Un enfant qui désobéit se soustrait, en fait, à l’instruction que Dieu veut lui donner par ses parents.

Cependant l’obéissance aveugle ne suffit pas et Dieu nous demande d’honorer et de respecter nos parents. Le livre des Proverbes en donne une raison précise : « Qui maudit son père ou sa mère, sa lampe s’éteindra au sein des ténèbres » (Prov. 20. 20). « L’œil qui se moque d’un père et qui méprise l’obéissance envers la mère, les corbeaux du torrent le crèveront et les petits de l’aigle le dévoreront » (30. 17). Dans l’un et l’autre de ces versets, la conséquence du mépris des parents est l’aveuglement, les ténèbres spirituelles.

La jeunesse est un temps où un grand nombre de décisions majeures doivent être prises. Combien, dès lors, avons-nous besoin de toute la lumière de Dieu ! Mettre en ordre nos relations avec nos parents est une condition indispensable pour la découverte de la volonté de Dieu dans notre vie.

Ainsi, mettons-nous à genoux et demandons à Dieu de nous aider à nous accepter nous-mêmes : notre apparence physique, nos capacités et notre situation familiale. C’est une démarche importante dans notre vie et pour atteindre ce but :

1. Reconnaissons sincèrement que Dieu est notre Créateur personnel au point de vue physique, mental et familial.
2. Rendons grâces à Dieu pour tout ce qu’il a fait pour nous (Eph. 5. 20).
3. Découvrons, à travers les trois domaines examinés, le but recherché par Dieu pour nos vies.
Enfin, apprenons à nous voir selon les critères de Dieu et non plus les critères des hommes. Ceci nous permettra de « penser de manière à avoir de saines pensées, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun » (Rom. 12. 3). Que, de cette manière, Dieu puisse être glorifié dans nos vies !

Feuille aux jeunes n° 259
A.R.

CARREFOURS

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CARREFOURS

 

« La sagesse ne crie-t-elle pas ? Aux carrefours, elle se tient debout » (Prov. 8. 1 et 2).

Plusieurs carrefours jalonnent nos itinéraires. Arrivé à l’un ou à l’autre, le conducteur lit le panneau indicateur et choisit la direction correspondant au but qu’il s’est fixé. Souvent même, sur nos grandes routes, un panneau de direction avancé indique à l’automobiliste la présélection à choisir. Deux choses toutefois demeurent nécessaires : connaître sa destination et prêter attention à tous les signaux.

Notre vie est aussi jalonnée par des carrefours. Les panneaux indicateurs y sont placés fidèlement, et même aussi des panneaux avancés. Pourquoi alors tant d’aveux de fausse route de la part de ceux qui ont fait déjà un bout de chemin ? N’ont-ils pas su lire les indicateurs ou ont-ils été distraits ? N’ont-ils pas peut-être choisi un faux itinéraire parce qu’ils se sont proposé une fausse destination ? Que leurs expériences, au moins, soient profitables à la génération de leurs cadets, c’est le vœu que nous formulons.

Considérons brièvement quelques carrefours de la vie et écoutons ce que crie la Sagesse qui s’y tient debout.

1. Choix d’un travail

A l’âge de 16 ans, le jeune homme ou la jeune fille doit déjà choisir une voie : apprendre un métier, poursuivre ses études, travailler à l’entreprise familiale ou s’expatrier peut-être. Quelques critères principaux sont à prendre en considération : choisir le chemin dans lequel la communion avec le Seigneur pourra être goûtée et rejeter résolument toute voie qui amènerait l’adolescent dans les plaisirs du monde. Tout en étant conscient de sa responsabilité personnelle devant le Seigneur, ne pas rompre le contact avec ses parents, mais plutôt être attentif à leurs conseils.

Une activité selon ses goûts et ses capacités, mais non pas aux dépens de la vie spirituelle. S’instruire dans les choses nécessaires à notre vie, mais non pas dans le but de briller dans ce monde. Marchons sur les traces de l’Homme humble et débonnaire qui n’a pas désiré autre chose que le métier de charpentier pendant ses jeunes années.

2. Choix d’un lieu de travail

Les conditions actuelles sont certainement plus difficiles qu’il y a vingt ans. Il est souvent difficile à un jeune de trouver l’emploi auquel ses études ou son apprentissage le destinaient. C’est un sujet d’exercice devant le Seigneur. Que le découragement toutefois ne vous fasse pas perdre confiance. Le Seigneur est fidèle et Il ne vous laissera pas. Devriez- vous accepter un emploi vous contraignant à vous arracher à vos aises, à vous priver de ce qui paraît légitime, ayez alors la ferme volonté de rechercher coûte que coûte la communion des saints autour du Seigneur. Dussiez-vous faire plusieurs kilomètres pour vous rendre au rassemblement, ne le négligez sous aucun prétexte. Ce que vous aurez sacrifié pour le Seigneur vous sera rendu en bénédiction éternelle. Le choix d’un lieu de travail doit être fait avant tout dans le critère de la proximité d’un lieu de rassemblement. Le Seigneur peut bénir quand même, si des circonstances permises de Lui indiquent un autre chemin, mais non pas s’il s’agit d’un chemin de propre volonté.

3. Choix de ses amis

L’homme n’est pas fait pour vivre seul. Il fait partie d’une société, il est en contact avec ses semblables. Parmi ceux-ci, quelques-uns sont plus attachants que d’autres. Des affinités de caractère ou de goûts nous portent plutôt vers l’un que vers l’autre. Prenons garde, toutefois, dans la sélection de ces amitiés. Posons-nous la question initiale : est-ce que je peux faire part de ma foi à cet ami, à cette amie ? Aurons-nous communion de pensée dans les choses spirituelles ? Pourrons-nous être ensemble autour du Seigneur ?

Combien d’amitiés nouées ont entraîné de chers enfants de Dieu dans les sentiers du monde ! « L’homme qui a beaucoup de compagnons va se ruinant » dit le Proverbe, qui ajoute aussi : « Mais il est tel ami plus attaché qu’un frère » (Prov. 18. 24). Que cet Ami suprême soit aussi celui de vos amis ; ainsi les liens qui vous unissent vous uniront ensemble à Lui.

4. Choix d’un conjoint

Il a déjà été beaucoup dit et écrit à ce sujet. Résumant tous les enseignements donnés, je vous cite cette parole de 1 Cor. 7. 39 : « Seulement dans le Seigneur ». Quelle bénédiction pour un foyer fondé dans l’obéissance à la Parole de Dieu ! Union consacrée de deux êtres qui s’aiment d’un amour allant bien au-delà des relations terrestres, d’un amour qui demeure malgré les aléas d’une vie de plus en plus agitée.

« Celui qui a trouvé une femme a trouvé une bonne chose, et il a obtenu faveur de la part de l’Éternel » (Prov. 18. 22).
« Maison et richesse sont l’héritage des pères, mais une femme sage vient de l’Éternel » (Prov. 19. 14).
« La grâce est trompeuse, et la beauté est vanité ; la femme qui craint l’Éternel, c’est elle qui sera louée » (Prov. 31. 30).

5. Vers quelle destination ?

Avant tous ces choix, et par-dessus eux tous, il en est un que la Sagesse vous crie : « Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19). Si quelqu’un de mes lecteurs était encore à ce carrefour primordial, qu’il ne passe pas plus loin sans accepter la grâce et le pardon offerts au pécheur et qui découlent de la croix de Golgotha. Être avec Jésus pour l’éternité, voilà la destination que doit avoir votre vie. Le premier panneau indicateur vous le signale : « Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12). « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).

Puissions-nous dire avec l’apôtre : « Je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » (Phil. 3. 14).

Feuille aux jeunes n° 258
F.G.

LES MAUVAISES COMPAGNIES

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LES MAUVAISES COMPAGNIES

 

 » Ne soyez pas séduits : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs  » 1 Cor. 15. 33.

Un fermier prit son fusil pour tirer sur une bande de corbeaux qui dévoraient la semence dans son champ de blé. A la détonation, tous les oiseaux s’envolèrent en vitesse, à l’exception d’un seul qui tomba, blessé, sur le sol. Le fermier alla le ramasser et découvrit, à sa stupéfaction, que c’était son perroquet ! Le pauvre s’était échappé de sa cage et avait rejoint la volée de corbeaux dans les champs. Il gisait maintenant sur le sol, l’aile brisée, en piteuse posture. Le fermier le ramassa tout doucement et lui dit : « Mon pauvre Polly, voilà le résultat des mauvaises compagnies ! » Il cacha l’oiseau sous son manteau et rentra à la maison.

« Papa, demanda son petit garçon, as-tu pu tuer des corbeaux ? »
« Non, mais j’ai tiré sur Polly ! »
Et avant qu’il ait pu expliquer la raison du petit drame, le perroquet sortit sa tête de dessous la cape du fermier et cria : « Mauvaises compagnies ! Mauvaises compagnies ! »

Il y a, dans ce petit incident, une leçon à retenir, chers lecteurs. Ceux qui appartiennent à Christ doivent recruter leurs amis parmi Ses disciples et s’abstenir de toutes relations intimes avec les gens du monde, ceux que la Bible nomme « ennemis de Dieu ». Nous devons être courtois, aimables avec nos voisins, nos compagnons de travail, toujours prêts à rendre service à ceux qui nous entourent et à témoigner ainsi, auprès d’eux, de notre Sauveur. Mais nous devons nous garder de nouer des liens d’intimité (surtout le lien sacré du mariage) avec qui que ce soit en dehors de la famille de Dieu.

 » Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules…, sortez du milieu d’eux, et soyez séparés… et ne touchez pas à ce qui est impur…  » 2 Cor. 6. 14 à 17.

D’après le Salut de Dieu 1964