PATMOS

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PATMOS

Patmos surnommée « l’île sacrée » est aujourd’hui une belle île, calme et pittoresque, avec un climat doux et sain, et le voyageur qui débarque est frappé par le rayonnement particulier de la lumière.
Située dans la zone sud-est de la mer Égée, elle fait partie des douze îles du Dodécanèse. A proximité immédiate de la Turquie (quelques kilomètres), elle s’allonge sur 15 kilomètres, toute en colline avec une côte découpée en golfes spacieux. Le tourisme avec ses règles apporte un flot ininterrompu de visiteurs de toutes les nations qui tout naturellement se dirigent vers « la Grotte Sacrée de l’Apocalypse » qui surplombe l’île, et qui est aujourd’hui encadrée par un ensemble de bâtiments impressionnants par leur blancheur éblouissante. En descendant quelques marches taillées dans le rocher, on aboutit dans la partie la plus basse du bâtiment à une grotte de 4 mètres de profondeur. Juste à l’entrée, un feuillet de deux pages écrit dans plusieurs langues est mis à la disposition des visiteurs, en voici les termes :
« Cher visiteur,… cette grotte que tu visites a abrité pendant environ deux ans Jean l’Évangéliste, le discipline bien-aimé de Jésus Christ, exilé à Patmos par l’empereur romain Domitien en 95 après J.C. « Moi, Jean, qui suis votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la patience en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, pour la parole de Dieu et pour le témoignage de Jésus Christ » (Apoc. 1. 9). Dieu est apparu dans toute sa gloire et toute sa splendeur pour révéler à Jean et à travers lui à toute l’humanité « les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci » (Apoc. 1. 19).
Cher visiteur, ta venue dans ce lieu n’est pas un fait au hasard de ta vie. Dieu qui « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 4) et qui dirige les événements au profit spirituel de l’homme t’a conduit ici pour écouter secrètement l’écho de ses paroles à Jean et aux sept églises de l’Asie mineure dont la lumière, hélas s’est éteinte, car leur foi en Dieu s’est refroidie, et pour devenir, comme Jean, spectateur des visions célestes inexprimables.
En notre époque où la foi s’est affaiblie et où les valeurs éternelles sont renversées, après deux guerres mondiales, dont le prolongement arrive jusqu’à nos jours dans les conflits sanglants, avec toute leur misère et toute leur horreur, qui sont la conséquence de la désorientation de l’humanité et de son orientation vers l’antichrist et ses serviteurs. Dans cette grotte, dans laquelle les vérités ci-dessus ont été révélées de la manière la plus spectaculaire, tu as l’occasion de te concentrer, de méditer et de décider si tu t’incorporeras dans l’ordre du Christ ou de l’antichrist. De toute façon le Christ se tient devant la porte de ton âme et frappe :
« VOICI JE ME TIENS A LA PORTE ET JE FRAPPE : SI QUELQU’UN ENTEND MA VOIX ET QU’IL OUVRE LA PORTE, J’ENTRERAI CHEZ LUI ET JE SOUPERAI AVEC LUI, ET LUI AVEC MOI » (Apoc. 3. 20).
Que tu sois grec ou étranger, chrétien orthodoxe ou d’autre dogme, croyant ou incroyant, n’oublie pas l’appel pressant du Christ… Que feras-tu mon frère ? Lui ouvriras-tu ton âme ou la garderas-tu fermée, la condamnant à l’isolement mortel ?

Le Supérieur de la grotte de l’Apocalypse »

On ne peut que se réjouir à la lecture de ce message. Car la volonté de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés est clairement affirmée. Dieu en Christ (Christ est le titre par excellence de Jésus, Celui sur qui reposait l’onction du Saint Esprit), s’est approché de ses créatures comme un homme marchant au milieu des hommes et a donné sa vie pour le salut du monde. « Le nom de Jésus Christ le Nazaréen … et il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4. 10, 12).
La foi au Fils de Dieu nous donne la certitude de posséder la vie éternelle (c’est-à-dire une vie qui est maintenant de nature spirituelle, qui bientôt, lors de la première résurrection sera effective, parce que pleinement révélée à travers un corps nouveau de chair. « Voyez mes mains et mes pieds ; – que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds » (Luc 24. 39 et 40).

Le livre de l’Apocalypse est un livre qui inquiète, car il parle de grands jugements, et le mot « apocalyptique » est passé dans le langage courant pour qualifier quelque chose qui remplit d’épouvante. Il y a en effet dans ce livre de quoi effrayer l’homme sans Dieu et sans Christ, mais il réjouit le cœur de tout vrai enfant de Dieu, parce que c’est la pleine révélation, la manifestation de la gloire, de la puissance et de la souveraineté de Jésus Christ.
Ce livre confirme la terrible réalité d’un personnage mystérieux : l’antichrist. Antichrist signifie « contre » ou « à la place » de Christ. Terme uniquement employé dans la 1ère et la 2ème épître de Jean.
« Et comme vous avez entendu que l’antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists » (1 Jean 2. 18).
« L’antichrist, qui nie le Père et le Fils » (1 Jean 2. 22).
« Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu ; et ceci est l'[esprit] de l’antichrist, duquel vous avez entendu dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde » (1 Jean 4. 3).
« Car plusieurs séducteurs sont sortis dans le monde, ceux qui ne confessent pas Jésus Christ venant en chair : celui-là est le séducteur et l’antichrist » (2 Jean 7).
« Que personne ne vous séduise en aucune manière, car [ce jour-là ne viendra pas] que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu. Et alors sera révélé l’inique, que le Seigneur Jésus consumera par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’apparition de sa venue » (2 Thess. 2. 3, 4 et 8).
Jean décrivait cet homme comme niant le Père et le Fils (c’est l’apostasie chrétienne) et ceux qui en portaient déjà les caractères du temps de l’apôtre comme rejetant la réalité du « mystère de la piété » : Dieu manifesté en chair, Jésus Christ vrai homme et vrai Dieu.
Tous ceux qui aujourd’hui s’opposent à Christ, de fait, se sont déjà rangés sous la bannière de l’antichrist. Jean dans son épître mentionne ses précurseurs car il couronnera une longue série de faux christs et adversaires de Dieu. Nous savons qu’un jour très proche vient, où le monde sera livré à une dictature universelle, et tout ce qui porte le nom de Dieu sera banni.
Les hommes seront livrés à ce qu’ils ont choisi : dans l’église professante (Après l’enlèvement de l’église composée des vrais croyants, il subsistera sur la terre une église professante sans vie) à « un autre Jésus », « un autre esprit », « un autre évangile » (2 Cor. 11. 4) et dans le monde, à celui qui incarnera à la fois Judas et Barabbas, cet inique, cet homme de péché que le Seigneur consumera par le souffle de sa bouche.
La carrière de l’antichrist sera stupéfiante. Suscité par Satan et revêtu de sa puissance miraculeuse, il séduira tous les hommes qui n’auront pas accepté le véritable Christ. Il exercera une dictature politique, économique et religieuse, se faisant passer comme étant Dieu, il s’offrira effrontément à l’adoration des foules. « Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont le nom n’a pas été écrit, dès la fondation du monde, dans le livre de vie de l’Agneau immolé, lui rendront hommage » (Apoc. 13. 8).
Arrivé au faîte de la puissance et au comble de l’orgueil, il sera écrasé par l’apparition glorieuse et victorieuse du Seigneur Jésus, et jeté vivant dans l’étang de feu pour être tourmenté, jour et nuit, à jamais (Apoc. 19. 11 à 21).
Cela n’invite-il pas chacun, à veiller pour ne pas être séduit par l’esprit de l’antichrist. «Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair » (1 Jean 4. 3).
Ne sont-ils pas nombreux ceux qui vont de porte en porte, par un beau langage, essayant de séduire le cœur des simples, annonçant des doctrines de perdition, niant positivement la DIVINITÉ DE JÉSUS CHRIST. Car elle demeure là, la pierre de touche de tout dogme, de tout credo – il faut toujours aller directement à la question essentielle – JÉSUS CHRIST VRAI HOMME ET VRAI DIEU, mort pour mes péchés, ressuscité pour ma justification.
N’est-il pas souvent très attristant, et un signe des temps, de voir dans nos pays christianisés, ces sectes étendent leurs tentacules, et semer ce venin des fausses doctrines ?
Que la vision céleste, glorieuse, souveraine, qui a été celle de Jean à Patmos, et qui a fait qu’il est tombé comme mort, soit devant les yeux de chacun de vous qui lisez : Je vis … [quelqu’un de] semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une robe qui allait jusqu’aux pieds, et ceint, à la poitrine, d’une ceinture d’or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; et ses yeux, comme une flamme de feu ; et ses pieds, semblables à de l’airain brillant, comme embrasés dans une fournaise ; et sa voix, comme une voix de grandes eaux ; – et il avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants ; – et son visage, comme le soleil [quand il] luit dans sa force. Et, lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort ; et il mit sa droite sur moi, disant : Ne crains point ; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du hadès. » (Apoc.1. 12 à 18).

Aujourd’hui nous plaçons cette Parole devant vos yeux pour qu’elle pénètre dans votre cœur, répétant encore avec l’Écriture : « La parole de la foi, laquelle nous prêchons, [savoir] que, si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 8 et 9).
« SON FILS JÉSUS CHRIST : LUI EST LE DIEU VÉRITABLE ET LA VIE ÉTERNELLE » (1 Jean 5. 20).

Quelle vision l’apôtre Jean a eu à Patmos !
L’histoire rapporte que Jean aurait séjourné environ dix-huit mois dans l’île, au cours desquels il eut cette extraordinaire révélation. En septembre de l’an 96, Domitien est assassiné et le sénat romain annule tous ses décrets. Le nouvel empereur Cocceius Nerva ordonne le retour de tous les déportés. On pense que c’est seulement en février 97 que l’Apôtre retourne à Éphèse. La tradition rapporte que Jean aurait terminé ses jours à un âge très avancé, plus de 110 ans, à Éphèse et qu’il ne pouvait se rendre aux réunions que porté par les frères. Les dernières paroles qu’il pouvait prononcer étaient « Aimez-vous les uns les autres ».

D’après O.G.C.
Le Salut de Dieu 1984

PRÉSENTATION DES 66 LIVRES DE LA PAROLE DE DIEU

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PRÉSENTATION DES 66 LIVRES DE LA PAROLE DE DIEU

 

La Parole de Dieu comprend 66 livres, 39 livres dans l’Ancien Testament (ou Témoignage) et 27 livres dans le Nouveau Testament.

 

L’ANCIEN TESTAMENT.

 

Genèse. Ce livre signifie « commencement » et on y trouve en germe tout ce qui sera développé dans les autres livres de la Bible : premiers temps de la vie, introduction du péché dans le monde, jugement de Dieu à l’égard du mal et promesses à l’égard des croyants (Adam, Énoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph).

Exode signifie « sortie ». Le peuple est délivré de l’esclavage de l’Égypte. Au ch. 12 le sang mis sur les poteaux et le linteau des maisons et la traversée de la Mer rouge (ch. 14) nous parlent de notre rédemption de l’esclavage du péché et du monde grâce à la mort et à la résurrection de Christ. A partir du ch. 19, la loi est donnée puis on voit la construction du tabernacle et l’établissement de la sacrificature en Israël.

Lévitique. Comment le croyant peut-il s’approcher de Dieu et l’adorer ? On trouve les sacrifices et la sacrificature (Aaron est un type de Christ et ses fils représentent les croyants de la période de l’Église). On y trouve diverses lois car il faut se purifier avant de s’approcher de Dieu. Au ch. 23, les sept fêtes à l’Éternel devaient être observées.

Nombres. C’est le dénombrement du peuple et la place que Dieu attribue à chacun pour traverser le désert. Les familles de Guershon, Kehath et Merari aidaient les sacrificateurs dans le service de la tente d’assignation. Hélas l’histoire du peuple est remplie de misères ! Josué et Caleb offrent des exemples rafraichissants de fidélité à toute épreuve.

Deutéronome. Ce sont les paroles de Moïse adressées à tout Israël avant d’entrer dans la terre promise. On y voit les soins de Dieu et la responsabilité du peuple pour faire la volonté de Dieu.

Josué signifie « Éternel-Sauveur » et correspond au nom de Jésus dans la langue grecque. Après avoir traversé le Jourdain, le peuple entre dans la terre promise et prend possession du pays de Canaan. Ce livre peut être comparé à l’épître aux Éphésiens. Pour prendre possession de nos biens spirituels dans les « lieux célestes » nous devons revêtir l’armure complète de Dieu pour lutter contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes.

Juges. Plusieurs juges succèdent à Josué comme gouverneurs du pays. L’état du peuple est triste : indifférence pour chasser les ennemis, désobéissances à Dieu. Et pourtant, dans sa merveilleuse miséricorde, après chaque défaite, Dieu leur suscite un nouveau juge, un libérateur !

Ruth. Ce livre plein de fraîcheur se situe à la fin de la période des juges. Naomi revient de Moab avec sa belle-fille Ruth qui est pleine de foi et d’humilité. Boaz dont le nom signifie « en lui est la force » est un type du Seigneur Jésus. Il rachète Ruth et devient son mari, ce qui introduit Naomi dans la jouissance des bénédictions d’Israël.

1 Samuel. Après l’échec de la sacrificature, Dieu suscite un prophète. Mais le peuple rejette l’Éternel et demande un roi que Dieu leur accorde, un roi selon la chair : Saül. Ce roi qui rejette l’Éternel est mis de côté par lui à cause de sa désobéissance et David est oint roi sur Israël. Saül s’acharne contre David, type de Christ rejeté. Ce livre se termine par la mort de Saül et de ses fils.

2 Samuel. Ce livre décrit le royaume de David qui est un croyant véritable mais qui fait une chute douloureuse au ch. 11, cela montre que l’on ne peut pas s’appuyer sur l’homme. Son fils Absalom est un type de l’Antichrist et va s’opposer à lui mais connaîtra une fin humiliante. Le royaume de David ne retrouvera pas sa vigueur du début.

1 Rois. Le règne de Salomon préfigure le royaume du Seigneur qui, durant mille ans sera caractérisé par la paix et la prospérité. Salomon a eu l’honneur de construire le temple de l’Éternel mais a failli à la fin de sa vie. Sous Roboam, son fils, le royaume a été divisé entre les10 tribus d’Israël et les 2 tribus de Juda et Benjamin. Les rois d’Israël qui se sont succédés ne semblent pas avoir été croyants malgré les avertissements du prophète Élie.

2 Rois. L’histoire des rois d’Israël se poursuit sous le ministère du prophète Élisée et d’autres prophètes. Le peuple vivant de plus en plus dans le mal est déporté en Assyrie. Vient ensuite l’histoire des rois de Juda où malgré quelques rois fidèles l’état du peuple va aussi en s’aggravant. Dès lors le peuple est déporté à Babylone.

1 Chroniques. Ce livre résume les voies de grâce de Dieu envers Israël, surtout durant le règne de David. Beaucoup de détails sont donnés sur les préparatifs de David en vue de la construction du temple.

2 Chroniques. Les voies de grâce de Dieu envers les rois se poursuivent sous le règne de Salomon et des rois de Juda qui sont dans la lignée du Messie. Les rois d’Israël ne sont vus qu’en relation avec Juda même si la division du royaume est mentionnée car la grâce n’exclue pas le gouvernement de Dieu.

Esdras. Ce livre nous parle du retour d’une partie du peuple à Jérusalem en deux phases : la première sur l’ordre de Cyrus roi de Perse pour rebâtir le temple et le retour de ses ustensiles. La seconde sous le règne d’Artaxerxés roi de Perse. Malgré les obstacles le peuple a mené à bien le travail avec les prophètes Aggée et Zacharie envoyés par Dieu pour les encourager.

Néhémie. Environ 13 ans après Esdras, cet homme énergique va motiver le peuple pour reconstruire la muraille de Jérusalem et à combattre pour les intérêts de Dieu malgré les pièges de ses ennemis.

Esther. Ce livre nous présente les juifs qui sont restés volontairement en Perse mais qui sont les objets des soins providentiels de Dieu auquel ils ont désobéi. Dieu se sert de Mardochée, type de Christ, pour protéger son peuple par l’intermédiaire d’Esther.

Job. Dieu permet que Satan fasse souffrir cet homme juste. Ses amis essaient de lui arracher une confession en supposant qu’il a un péché caché. Élihu intervient alors et dit des paroles qui touchent Job puis Dieu lui montre sa puissance et la petitesse de l’homme. Job comprend qu’il a été un propre juste et c’est le grand tournant de sa vie : véritable jugement de lui-même et soumission à la volonté de Dieu.

Psaumes. C’est un recueil d’écrits émanant essentiellement de David, mais aussi des fils de Coré, de Moïse, d’Héman et d’Ethan. Ils décrivent les sentiments du cœur éprouvés dans diverses circonstances et la réponse de Dieu à chaque besoin de l’âme. Les Psaumes parlent aussi de Christ et de ses sentiments.

Proverbes. C’est un livre d’instructions pour la conduite dans tous les domaines de la vie individuelle. Il met en garde contre le mal tout en donnant des conseils pour l’éviter. Il enseigne très clairement que seule la connaissance du Seigneur peut garder l’âme dans la vérité : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse ».

Ecclésiaste. Dans ce livre le Prédicateur nous montre les pensées et raisonnements humains pour rechercher le bonheur sur la terre dans la richesse, la sagesse et les aspirations humaines. Salomon qui fut plus sage et plus riche que tous les autres hommes en conclut que « tout est vanité et poursuite du vent ».

Cantique des cantiques. Ce livre traite de la communion personnelle de l’âme avec le Seigneur Jésus. On y trouve la joie profonde de l’épouse qui contemple les beautés et les gloires de l’Époux ainsi que la joie profonde qu’éprouve l’Époux à l’égard de l’épouse malgré ses imperfections.

Ésaïe. Les 35 premiers chapitres exposent les voies de Dieu envers Juda, Israël et les nations lorsqu’ils ont péché. Les chapitres 36 à 39 traitent de l’histoire d’Ézéchias. Des chapitres 40 à 48 Israël est considéré comme le serviteur infidèle, dans les chapitres 49 à 60 Christ est le Serviteur parfait portant le fardeau des péchés des autres (chapitre 53). Des chapitres 61 à 66 ceux qui constituent le résidu d’Israël sont vus comme des serviteurs.

Jérémie. Issu d’une famille sacerdotale, Jérémie a été plus prophète que sacrificateur. La profonde douleur de son âme au sujet de la condition du royaume de Juda est manifeste mais il livre fidèlement le message sévère de Dieu révélant que les Chaldéens mèneraient Juda en captivité. Son cœur était celui d’un sacrificateur ; sa fidélité celle d’un prophète.

Ézéchiel. Cet homme était également sacrificateur et prophète. Il prophétise durant la captivité du peuple étant lui-même parmi les captifs. Dans la solitude et l’adversité continuelle il prophétise en dépeignant l’esclavage, les souffrances du peuple afin d’atteindre son cœur. Des chapitres 24 à 32 il prononce le jugement de Dieu sur les nations environnantes, il prophétise ensuite à nouveau sur le peuple et sur la grâce de Dieu qui le rétablira. Les chapitres 40 à 48 décrivent le temple futur et la division du pays durant le royaume millénaire.

Daniel. Ce prophète dont le nom signifie « Dieu est mon juge » a aussi prophétisé durant la captivité du peuple. Il occupe une place d’honneur parmi les nations mais sa foi est simple et solide en son Dieu. Sa piété, sa conduite et son attachement à la vérité sont relatés dans les six premiers chapitres qui sont historiques. A partir du chapitre 7 et jusqu’à la fin du livre nous avons une partie prophétique qui concerne les grands empires du monde, la relation d’Israël avec ces empires et le triomphe du Seigneur de gloire sur toutes les nations en faveur d’Israël.

Osée. Cette prophétie concerne surtout les dix tribus d’Israël (Israël est appelé « Éphraïm » dans ce livre, car ce fut cette tribu qui entraîna Israël à se rebeller). Dieu rappelle l’infidélité du peuple, sa mise à l’écart « Vous n’êtes pas mon peuple » et démontre sa grâce souveraine en les rétablissant comme des « fils du Dieu vivant ».

Joël. Le thème de cette prophétie est le jour de l’Éternel avec ses grands et douloureux jugements. Comme une invasion dévastatrice d’insectes, le roi du nord et ses armées envahira Israël. Ceci amènera le peuple à crier à Dieu qui jugera impitoyablement ces nations et délivrera Son peuple.

Amos. Diverses nations sont sommées de comparaître pour être jugées par Dieu. Puis Juda et Israël doivent aussi se présenter devant son trône et le jugement est rendu avec toute impartialité et justice. Le livre se termine par la victoire de Dieu sur le mal et le rétablissement du peuple par la puissance et la grâce de Dieu.

Abdias. Ce livre, le plus court de l’Ancien Testament, est une prophétie contre Édom, c’est-à-dire la famille d’Ésaü, le frère de Jacob. Dieu tient compte de la méchanceté extérieure visible d’Édom (sa haine, sa violence) mais aussi des motifs secrets de son cœur (son orgueil et sa propre justice). Nous avons à juger très sérieusement nos voies ainsi que les pensées et les sentiments secrets de nos cœurs.

Jonas. Dieu envoie Jonas prophétiser contre Ninive, la capitale de l’Assyrie. Ce livre nous révèle les pensées secrètes d’un serviteur choisi de Dieu. Pour notre profit, le prophète est amené à rapporter fidèlement tout ce qu’il a vécu dans cette expérience, malgré l’humiliation que cela a dû lui coûter.

Michée. Le Seigneur vient pour juger non seulement Israël, mais toutes les nations. Israël est un échantillon de toute l’humanité : la preuve de sa culpabilité est la preuve de la culpabilité du monde devant Dieu. Plus loin, nous voyons Dieu qui pardonne l’iniquité et exerce sa miséricorde. La bénédiction d’Israël rejaillira sur les nations. Le chapitre 5 nous présente la grande prophétie au sujet du Messie.

Nahum. C’est une prophétie contre Ninive, la capitale de l’empire assyrien, qui symbolise le roi du nord dans un jour futur. Elle a aussi en vue le jugement divin du roi du midi dans les derniers jours. La puissance de Dieu est une terreur lorsqu’Il agit avec colère contre ses adversaires. Sa bénédiction est ressentie lorsqu’Il protège les siens.

Habakuk. L’âme pieuse est profondément affligée devant l’état de son peuple et sa captivité à Babylone. Elle se confie entièrement à la puissance et à la grâce souveraine de Dieu. Malgré les circonstances éprouvantes, elle peut dire : « Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut ».

Sophonie. Malgré le réveil remarquable qui eut lieu sous le règne de Josias, roi pieux, le cœur du peuple reste inchangé et amènera le jugement de Dieu. Ce livre montre les résultats de ce jugement qui produiront une grande bénédiction dans un jour à venir.

Aggée. Écrit après le retour à Jérusalem des juifs de la captivité, ce livre insiste sur la négligence du peuple par rapport à la maison de Dieu et à sa reconstruction. Aggée presse le peuple de bien considérer ses voies. Il cherche à les secouer de leur égoïsme car l’objet du désir de toutes les nations, Christ le Messie, vient et remplira de gloire la maison de Dieu.

Zacharie. Ce prophète écrit, à la même époque qu’Aggée, sur la ville de Jérusalem. Il rappelle le jugement de Dieu sur leurs pères, les invite à revenir de leurs mauvaises voies. Dieu s’occupera d’elle en la purifiant. Le Messie apparaîtra ensuite dans la ville, ce qui produira une profonde repentance dans le peuple. Ensuite il ira de l’avant et Juda combattra avec Lui contre ses ennemis qui l’oppriment. Jérusalem sera alors le grand centre de toute la terre.

Malachie. Les juifs revenus de la captivité vont retomber dans un état misérable : recherche de leur propre intérêt, indifférence aux droits de Dieu, paroles effrontées. Ce sont les dernières paroles que Dieu adresse à son peuple jusqu’à ce qu’il envoie Jean le baptiseur quatre cents ans plus tard. Toutefois un résidu fidèle subsiste parmi le peuple et à ceux qui craignent Son nom, l’Éternel promet que le Soleil de justice se lèvera, Christ viendra avec puissance et dans une grande gloire.

 

LE NOUVEAU TESTAMENT.

Matthieu. Cet évangile présente le Seigneur Jésus comme le Messie d’Israël attendu depuis longtemps. C’est le seul livre des Écritures qui emploie l’expression « royaume des cieux » car en raison de l’échec total d’Israël Dieu a établi le siège de son royaume dans les cieux. Cet évangile met en évidence un changement remarquable des voies de Dieu où l’on passe de la loi à la grâce. Christ y est vu comme le sacrifice pour le péché : Christ a servi son Dieu dans une consécration absolue jusqu’à accepter d’être abandonné par Dieu lui-même.

Marc. Cet évangile donne un compte rendu court et chronologique du service du Seigneur Jésus en le présentant comme le parfait Serviteur de Dieu. L’abaissement et le service infatigable du Seigneur Jésus y brillent merveilleusement d’où la répétition fréquente du terme « aussitôt ». Son sacrifice correspond au sacrifice de prospérité (de paix). Son œuvre amène ensemble Dieu et l’homme dans la paix et l’harmonie.

Luc. Cet évangile présente Christ comme le « Fils de l’homme » admirable dans toute la réalité et la perfection de son humanité. La grâce du Seigneur brille avec éclat envers Israël mais également envers tous les hommes. Son sacrifice rappelle l’offrande de gâteau.

Jean. C’est un livre unique dans sa gloire majestueuse. Le Seigneur Jésus y est manifesté comme le Créateur, le Fils unique, éternel, envoyé d’auprès du Père afin de révéler pleinement sa gloire. Dans son sacrifice nous discernons l’holocauste où tout montait en odeur agréable vers Dieu.

Actes des apôtres. Dans ce livre nous voyons comment progressivement les âmes vont passer de la loi à la grâce par la puissance et le travail admirable de l’Esprit Saint, alors que Dieu emploie les apôtres pour établir le christianisme. Au chapitre 2 l’Esprit Saint vient et l’on voit le début de l’église caractérisé par la réalité, la simplicité et la fraîcheur.

Romains. Cette épître présente la vérité fondamentale du christianisme. Dieu est ici le juge souverain et juste et toute l’humanité est déclarée coupable devant lui. Mais dans sa justice pure il offre au coupable une pleine justification basée sur « la rédemption qui est dans le Christ Jésus ». Christ a pris notre place pour porter nos péchés sur la croix. Ceux qui croient en Lui sont disculpés de toute accusation et rendus justes devant Dieu.

1 Corinthiens. Cette épître a été écrite pour corriger les désordres tolérés à Corinthe au début de l’Église. Elle établit, par ailleurs, des principes solides et pratiques pour la direction et l’ordre dans l’assemblée. L’accent est mis sur l’unité du corps de Christ en maintenant la séparation de tout ce qui n’est pas selon Dieu. Cette unité est manifestée dans la riche diversité des dons qui s’exercent.

2 Corinthiens. Cette épître traite de l’ordre dans l’assemblée, du ministère en relation avec l’assemblée, la manifestation dans la vie pratique, le service de l’Esprit présent dans l’assemblée. Paul y est aussi un exemple de service, se dévouant sans compter, et malgré l’opposition, pour l’amour de ses frères et sœurs.

Galates. Cette épître constitue un sérieux avertissement contre la fausse doctrine enseignant que les œuvres de loi sont la norme pour la marche et la conduite du croyant. Étant sauvés par la grâce au moyen de la foi, les Galates avaient cependant ajouté la loi comme principe pour ne pas perdre le salut. Or ce mélange est intolérable aux yeux de Dieu, le Dieu de toute grâce.

Éphésiens. Cette épître révèle les grandes pensées de Dieu au sujet des Siens dans la période de la grâce ainsi que leurs « bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ » et leur position « en Christ ». Cette épître présente l’Église comme le corps de Christ, la maison de Dieu et au chapitre 5 comme l’épouse de Christ. Au chapitre 6 notre lutte est contre les armées spirituelles de méchanceté qui veulent nous empêcher de discerner nos biens spirituels et d’en jouir.

Philippiens. Cette épître pastorale est encourageante et rafraîchissante. Elle présente la véritable expérience chrétienne comme une course pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus. La joie vibrante mais paisible de l’apôtre imprègne tout le livre. Christ est sa raison de vivre, son exemple (de son humiliation volontaire à la place la plus élevée), son but et sa force.

Colossiens. Cette lettre présente les saints marchant dans un désert mais ayant des ressources célestes à leur disposition pour le voyage et, en particulier, la ressource suprême de la personne de Christ. Deux mises en garde sont présentées : la philosophie et le mysticisme. En contraste, Christ, nourriture céleste substantielle, est présenté comme le chef de toute la création et le chef (ou la tête) du corps, l’Église.

1 Thessaloniciens. Cette épître déborde de fraîcheur, d’énergie et de chaleur. La foi, l’espérance et l’amour ressortent admirablement dans cette lettre. Dieu avait parlé et les Thessaloniciens avaient accepté cette parole comme la vraie parole de Dieu. La venue du Seigneur est le sujet le plus en évidence dans cette épître et revient dans chaque chapitre.

2 Thessaloniciens. Cette seconde épître pastorale traite des influences subtiles qui menaçaient déjà de dérober à cette jeune assemblée son affection fraîche et ardente pour le Seigneur, sa foi vigoureuse et sa persévérance dans les persécutions. La venue future de l’Antichrist est annoncée ainsi que des avertissements sérieux. Les croyants sont encouragés à tenir ferme. C’est donc un livre pour nous donner du discernement spirituel.

1 Timothée. Cette épître a été écrite à un jeune homme pour lequel Paul avait de toute évidence une profonde affection. D’un tempérament timide et d’une personnalité effacée, mais cependant doué de Dieu, Timothée devait être conscient de la responsabilité d’exercer son service pour le bien-être de l’Assemblée, « la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant ». Il devait veiller au maintien de la saine doctrine et du bon ordre par le moyen d’anciens et de serviteurs fidèles.

2 Timothée. L’apôtre écrit sa dernière épître en sachant qu’il allait être mis à mort à la suite de son témoignage pour le Seigneur. La maison de Dieu est présentée comme une « grande maison » car beaucoup d’erreurs grossières et de vases à déshonneur s’y sont introduits. Paul encourage Timothée à se fortifier et à servir le Seigneur fidèlement au milieu d’un tel état de choses.

Tite. Le sujet de cette épître individuelle est celui de la vérité qui produit la piété et l’ordre dans l’Église. Tite était resté en Crète afin d’établir des anciens, dans chaque ville de cette île et Paul lui écrit au sujet des qualités requises d’un ancien ou d’un surveillant et surtout sur sa piété. Cette piété s’applique également dans les différentes relations fraternelles et ceux qui ont cru Dieu sont exhortés à être zélés pour les bonnes œuvres.

Philémon. Écrite au sujet d’une question personnelle, cette épître était aussi un sujet d’intérêt et de préoccupation pour toute l’assemblée. C’est un exemple admirable de la grâce divine qui cherche à éveiller dans le cœur des croyants une joie véritable au sujet du salut d’un esclave, Onésime, s’était enfui, avait été converti par le moyen de Paul en prison et  l’apôtre le rendait maintenant à son maître Philémon.

Hébreux. Dans cette épître le croyant est vu comme de passage sur la terre (hébreu : voyageur). Les prophéties et les types de l’Ancien Testament se réalisent dans la personne du Fils de Dieu en qui Dieu a parlé du ciel. Il est aussi le grand souverain sacrificateur par lequel nous nous approchons de Dieu et nous l’adorons. Il encourage les Siens et sympathise avec eux pour tous leurs besoins actuels.

Jacques. Cette épître aborde des vérités élémentaires mais nécessaires du christianisme. Il nous faut la sagesse d’en haut pour les recevoir. Elle met l’accent sur la foi rendue visible par les œuvres. Les œuvres ne nous justifient pas devant Dieu, mais devant les hommes. C’est de l’hypocrisie de parler d’avoir la foi sans la démontrer dans notre conduite.

1 Pierre. Cette épître s’adresse à des croyants séparés et éprouvés par les souffrances, véritablement des pèlerins et des étrangers. Leurs souffrances correspondent à la discipline du Père qui agit avec sagesse, pour leur bien et en ayant l’éternité en vue. Ce livre nous invite à une saine crainte respectueuse de Dieu et nous incite à marcher avec un cœur soumis.

2 Pierre. Dieu donne, dans cette épître des ressources face à la corruption effroyable de la chrétienté, et en particulier les faux docteurs, qui défient effrontément l’autorité du Seigneur Jésus et la souveraineté du Père. Face à cela les croyants pieux trouvent dans cette épître ce qui est nécessaire pour obéir de tout cœur au Seigneur. Les jugements de Dieu annoncés ont pour but de sanctifier nos âmes.

1 Jean. Cette épître traite de la grande vérité de la vie éternelle que possède le croyant. Elle l’assure fermement de la réalité de sa relation vitale comme enfant de Dieu qui est vu sous deux caractères : « Dieu est lumière » et « Dieu est amour ». Ce livre l’encourage à s’attacher à son Dieu et Père, et à l’aimer.

2 Jean. Seule épître de l’Écriture qui s’adresse à une femme, cette épître met l’accent sur la vérité qui doit être gardée fidèlement. Des séducteurs qui ne confessent pas Jésus Christ venu en chair ou sa divinité éternelle ne devaient pas être reçus dans sa maison. Elle ne devait même pas les saluer pour ne pas participer à leurs mauvaises œuvres.

3 Jean. Cette épître met l’accent sur le fait que l’amour doit nécessairement accompagner la vérité. Jean fait l’éloge de Gaïus à qui il adresse cette épître. Il parle de sa marche dans la vérité ainsi que de ses soins pour les frères qui étaient sortis pour servir le Seigneur et de son amour à leur égard.

Jude. Le message de Jude consiste à exhorter très sérieusement les croyants à combattre pour la foi. L’apostasie, c’est-à-dire se détourner volontairement de la grâce de Dieu a conduit à la dissolution introduite subtilement par des hommes méchants dans la chrétienté professante. Après un sombre tableau l’épître se clôture sur un encouragement pour les croyants pieux et une magnifique louange à Dieu.

Apocalypse. Ce livre qui signifie révélation est un résumé prophétique des voies de Dieu envers l’homme. Au chapitre 1 nous avons « les choses que tu as vues » et qui sont passées, les chapitres 2 et 3 parlent « des choses qui sont » et qui concernent la période de l’Église, les chapitres 4 à 22 traitent « des choses qui doivent arriver après celles-ci » qui sont futures et ont trait aux jugements de Dieu, la victoire du Seigneur Jésus sur toutes choses, son royaume millénaire, son jugement sur le grand trône blanc et la gloire éternelle de Dieu dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre.

D’après La Bible un aperçu de ses 66 livres
L.M. GRANT
Le Messager Chrétien

BLAISE PASCAL

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Une courte biographie d’un mathématicien, physicien, philosophe et écrivain français du 17ème siècle

« Ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure… courons avec patience la course qui est devant nous… » Héb. 12. 1.

BLAISE PASCAL

Les travaux de Blaise Pascal sur les mathématiques sont dignes de nos grands ordinateurs modernes, si l’on pense à son « Traité des coniques » ou encore aux « Dimensions des lignes courbes ». Nous savons aussi qu’il est l’inventeur de la « machine d’arithmétique » et qu’il découvrit même la pesanteur de l’air. Son œuvre sur la géométrie demeure le fondement même des mathématiques modernes.

L’intelligence de Pascal dépassait, de loin, la moyenne. Sa sœur Gilberte, devenue Mme Périer, écrit dans « La vie de Pascal » ce qui suit : « Dès que mon frère fut en âge qu’on lui pût parler, il donna des marques d’un esprit tout extraordinaire par les petites réponses qu’il faisait fort à propos, mais encore plus par des questions sur la nature des choses qui surprenaient tout le monde. Ce commencement qui donna de belles espérances ne se démentit jamais, car à mesure qu’il croissait en âge, il augmentait en force de raisonnement, de sorte qu’il était beaucoup au-dessus de ses forces ».

Cette force intellectuelle, Blaise Pascal l’avait et il en était bien conscient. Sa recherche ne se limita point essentiellement aux mathématiques et aux sciences physiques, mais se porta vers Jésus-Christ qu’il confessa comme Sauveur et Seigneur. Son témoignage en est la preuve tangible.

Sa vie

C’est le 19 juin 1623, à Clermont (France) que vient au monde Blaise Pascal, fils du conseiller du roi Etienne Pascal. Le 27 juin de la même année, Pascal fut baptisé à Saint-Pierre-de-Clermont. Il a 8 ans quand son père déménage à Paris. Il a 17 ans lorsque sa famille déménage de nouveau pour aller à Rouen. C’est cette même année que Blaise Pascal publie « L’essai pour les coniques ». Deux ans plus tard, il invente la « machine d’arithmétique ». Sa jeunesse et son adolescence se passent parmi les intellectuels de l’époque, son père lui-même étant un grand intellectuel.

C’est en 1646 qu’Étienne Pascal entre en relation avec deux gentilshommes de Port Royal, lors d’un accident où il se démet la cuisse. Ces deux gentilshommes, des Jansénistes, après avoir prodigué les premiers soins à Étienne Pascal, l’exhortent – avec sa famille – à mener une vie plus chrétienne. La famille Pascal accepte ce bon conseil.

A l’âge de 24 ans, Blaise tombe gravement malade. Il ne peut rien manger ni boire, à moins que le liquide ne soit chaud, et encore, il ne le peut que goutte-à-goutte. C’est pendant cette souffrance qu’il dit « qu’un chrétien trouvait son compte à tout, aux souffrances encore plus particulièrement, parce qu’on y connaissait Jésus-Christ, qui doit être toute la science d’un chrétien et l’unique gloire de sa vie ».

Aussitôt guéri, il retourne dans le monde, non en faisant le mal, bien sûr, mais en s’occupant plus de science que de Dieu.

Sa conversion

C’est à l’âge de 30 ans que Pascal prend la décision définitive de quitter ses engagements dans le monde, de rompre avec toutes ses habitudes et de s’installer à la campagne. Là, commence alors sa recherche profonde de Dieu. Pourtant, il se livre à un ascétisme inutile, se privant de manger les bonnes choses essentielles à la vie. Sa sœur Gilberte écrit : « Il n’avait point même voulu permettre qu’on lui donna de l’orange ni du verjus (sorte de jus de raisin), ni rien qui excite l’appétit, quoi qu’il aimât naturellement toutes ces choses ». De 30 à 35 ans, il travaille sans cesse pour Dieu, pour le prochain ou pour lui-même, essayant de se perfectionner.

Pascal passe beaucoup de temps « à la prière et à la lecture de l’Écriture Sainte, laquelle il disait qu’elle n’est pas une science d’esprit, mais une science du cœur, qu’elle n’est intelligible que pour ceux qui ont le cœur droit ».

Sa sœur Gilberte écrit : « Il s’y était si fort appliqué, qu’il la savait quasi toute par cœur, en sorte qu’on ne pouvait la lui citer à faux… »

L’auteur du « Traité des coniques » a une très haute estime de Dieu : « Le Dieu des chrétiens est un Dieu d’amour et de consolation ; c’est un Dieu qui remplit l’âme et le cœur de ceux qui le possèdent. C’est un Dieu qui leur fait sentir intérieurement leur misère et sa miséricorde infinie, qui s’unit au fond de leur âme, qui les remplit d’humilité, de foi, de confiance et d’amour, qui les rend incapables d’autre fin que de Lui-même. Le Dieu des chrétiens est un Dieu qui fait sentir à l’âme qu’il est son unique bien, que tout son repos est en Lui, qu’elle n’aura de joie qu’à l’aimer… ». Pascal explique aussi comment chercher Dieu, c’est-à-dire le chercher en Jésus-Christ, car dit-il, « sans Jésus-Christ il ne se trouve aucune lumière qui satisfasse ou qui soit véritablement utile… Il faut donc tendre uniquement à connaître Jésus-Christ, puisque c’est par lui seul que nous pouvons prétendre connaître Dieu d’une manière qui soit utile. C’est lui qui est le vrai Dieu des hommes (…) Il est le centre de tout (…) car non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ, mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus-Christ ».

Sa mort

C’est le 19 août 1662, à l’âge de 39 ans, que le Seigneur viendra chercher celui qui s’est plu à utiliser ses dons pour l’œuvre de Dieu. Toute sa vie, après sa conversion, Pascal trouva, dans la charité, le moyen de s’approcher de Dieu. Sa vie chrétienne fut un grand exemple pour notre foi, et cela à bien des égards, tout comme son amour de Dieu, de Jésus-Christ, de l’Écriture et du prochain. Qu’on se donne la peine de lire ses PENSÉES. Elles témoignent de son amour ardent pour le Christ, avec lui et en lui.

Même la mort, pour Pascal, avait un sens dans sa vie spirituelle. Il disait : « La mort est horrible sans Jésus-Christ, mais en Jésus-Christ, elle est aimable, sainte, et la joie du fidèle ». Plus loin, il ajoute : « Bienheureux ceux qui meurent et qui meurent avec le Seigneur ». Voilà quelle a été la vie de ce témoin de Jésus-Christ. Nous pouvons ne pas être d’accord avec toute la pensée religieuse de Pascal, ses mortifications et son ascétisme. Mais Dieu seul juge la pensée du cœur et ce qui est accompli pour Lui. Cependant, nous devons tenir compte du contexte religieux du XVIIe siècle, où ces choses étaient pratiques courantes. La vérité chrétienne a été remise en lumière avec le temps (surtout après la Réformation) et aujourd’hui, nous sommes bien conscients que Jésus-Christ a payé une fois pour toutes pour nos offenses, pour nous apporter la délivrance et la liberté.

Blaise Pascal : un homme qui savait en qui il croyait comme l’apôtre qui déclarait : « Je sais qui j’ai cru ! » 2 Tim. 1. 12.

Sachons imiter la foi et la persévérance d’un tel homme !

D’après le Salut de Dieu 1999

LORSQUE ÇA GRINCE ENTRE CROYANTS

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LORSQUE ÇA GRINCE ENTRE CROYANTS

 

Il arrive parfois dans la vie de l’assemblée que cela « grince » rapidement, lorsqu’on est confronté à des questions pratiques. La Bible peut-elle nous aider à concilier ces différentes manières de voir ?

On trouve dans l’épître aux Romains un chapitre et demi nous indiquant ce que Dieu pense quant à la façon de gérer les divergences d’opinion entre frères et sœurs dans la foi. A l’époque, il s’agissait de savoir si l’on osait manger de la viande (qui avait été offerte aux idoles), si l’on devait observer les jours de fête (juives), etc. Il ne s’agissait donc pas de questions relatives au culte et à des réunions d’assemblée, mais de questions pratiques de la vie quotidienne de chacun. Les uns (particulièrement les chrétiens sortis du judaïsme) avaient la conscience exercée quant à ces choses, parce qu’ils pensaient que l’on devait continuer à observer les commandements de l’Ancien Testament – Paul les désigne comme des « faibles ». Les autres (avant tout ceux qui n’étaient pas d’origine juive, ou ceux qui venaient du judaïsme, mais qui, comme Paul, avaient compris la position chrétienne) savaient qu’en tant que chrétiens, ils étaient libérés de la Loi. Comment ces frères et sœurs pouvaient-ils donc arriver à se comprendre ?

Les difficultés qu’ils rencontraient alors ne sont plus vraiment actuelles, mais nous pouvons appliquer les conseils donnés à bien des situations qui se présentent de nos jours. Dans ce contexte, commence par lire Rom. 14 et 15 jusqu’au verset 7.

Suis-je faible ou fort ?

Dans ce paragraphe, le mot «faible » revient à plusieurs reprises. Par contre, Paul n’emploie le mot « fort » qu’une seule fois. Cela donne l’impression, que l’on ne doit pas trop penser aux catégories « faible » et « fort » et surtout à se classer comme « fort ». Est-ce que je me considère comme fort ? Dans ce cas je dois veiller à ne pas tomber (1 Cor. 10. 12). Est-ce que je tiens l’autre pour faible ? Si oui, je ne devrais pas me sentir supérieur, mais l’estimer supérieur à moi-même (Phil. 2. 3). En Rom. 14, le mot « faible » est remplacé par « ton frère ». Il ne s’agit pas ici d’étiquettes et de tiroirs ; le jugement et le mépris sont tabous. Cependant, Paul applique aussi son enseignement à ces concepts, c’est pourquoi nous voulons les expliquer brièvement.

Qui est faible ?

On n’est pas faible dans le sens de Rom. 14, lorsqu’on est vulnérable aux tentations, lorsqu’on « joue » avec le péché, ou que l’on a peu de foi. Il s’agit de chrétiens qui à la suite d’une mécompréhension d’ordre doctrinal, par exemple, se sentent tenus de faire ou n’osent pas faire quelque chose, bien que la Bible laisse la liberté d’agir dans ces cas. Ces « faibles » ont, sur certains points, une compréhension fausse ou incomplète de la liberté chrétienne et ils se sentent (inutilement) retenus par leur conscience.
Cela ne devrait pas être confondu avec :
• Le dévouement – lorsque l’on veut mieux pouvoir servir le Seigneur, ou pour s’éviter une tentation, on renonce à ce qui n’est pas en accord avec l’Écriture et avec sa conscience, bien que l’on sache que la liberté est laissée. Il y a de bons exemples dans l’Ancien Testament (Nomb. 6. 13 et suivants ; Job 31. 1), ainsi que celui de Paul, voir 1 Cor. 9.
• Le légalisme – lorsque l’on se soumet à des lois précises et édictées par soi-même, afin (croit-on) de mieux plaire à Dieu, ou lorsqu’on impose à d’autres ses pensées particulières (« Tu m’es une pierre d’achoppement »). Dans ces cas, et surtout lorsqu’ils étaient importants quant à la foi, Paul n’a « pas cédé par soumission, non pas même un moment, afin que la vérité de l’évangile demeurât avec vous » (Gal. 2. 5). L’interdiction de prendre certains aliments qui étaient sans conséquence pour la santé, il la décrivait clairement comme des mensonges, de la tromperie et « des enseignements de démons » (1 Tim. 4. 1).

Qui sont les forts ?

Les « forts » se basent sur la Parole de Dieu. Ils s’appuient sur une bonne connaissance des pensées et de la volonté divines et leur conscience ne leur interdit aucune chose permise par la Bible.
Dans ce sens, être « fort » ne devrait pas être confondu avec :
• La superficialité : ne pas se préoccuper de la volonté de Dieu pour les questions pratiques de la vie quotidienne, parce que l’on pense que la Bible n’a rien à dire à ce sujet.
• L’injustice : le mépris de ce que la Parole de Dieu prescrit aux chrétiens, prétendant à tort que la liberté (charnelle) prime sur l’obéissance.

Diverses tentations des faibles et des forts

La tentation du faible consiste à juger le fort dans l’exercice de sa liberté. Car, aux yeux du faible, le fort pèche en faisant des choses dont le faible s’abstient. Celui qui n’est pas faible est tenté de juger le faible qui ne jouit pas de sa liberté chrétienne, et est porté à le mépriser. Car le faible a moins de connaissance et il se restreint, alors qu’il pourrait agir librement.

Principes et recommandations pour marcher ensemble

Il est à remarquer que Paul ne transige pas avec la bonne doctrine lors de différence d’opinions. Ici en Rom. 14. 14 et d’une manière plus approfondie en 1 Cor. 8, il explique qu’il n’y a pas de problème à manger de la viande, même si elle a servi d’offrande aux idoles. S’il y a des divergences d’opinion, il ne faut pas tolérer et supporter précipitamment, mais le premier pas consiste à s’efforcer d’observer ensemble la ligne prescrite par l’Écriture. La bonne doctrine peut aussi amener une conscience sensible sur la bonne voie. « L’édification » peut ainsi être fortifiée (v. 19 ; 15. 2), puisque le cœur doit être affermi par la grâce, et non pas par des contraintes (de la conscience), voir Héb. 13. 9.

L’enseignement et l’échange approfondi sur ces questions sont profitables, cependant l’essentiel réside dans la position et l’état d’esprit qui guident nos relations. L’amour est le lien de la perfection, nous dit Col. 3. 14. C’est pourquoi les frères et les sœurs ne devraient pas vouloir imposer à tout prix leur opinion. La Bible n’enseigne pas que tous les frères et sœurs doivent toujours être du même avis (bien que cela soit si désirable). Elle n’autorise pas d’imposer l’unanimité, ni que l’un domine l’autre. L’exhortation de ce paragraphe consiste à nous recevoir (*) les uns les autres (Rom. 14. 1 ; 15. 7). Nous ne devrions pas recevoir les autres, quand et parce qu’ils sont de notre avis, et nous ne devrions pas seulement rechercher la communion avec eux dans le but de les enseigner – et peut-être de trancher sur des questions litigieuses.

(*) Adjonction du commentaire de « Sondez les Écritures » vol. 3 p. 426 :

Christ nous a reçus dans sa grâce, à la gloire de Dieu :
– Tels que nous étions par nature, impies et ennemis ;
– Quelle que soit notre origine (Juifs ou nations) ;
– Avec nos différences de caractère.
Ayant devant nous un tel exemple, nous sommes appelés à nous recevoir maintenant les uns les autres, en grâce et en justice.
Si nous avons à cœur la gloire de Dieu, nous serons gardés de tout esprit sectaire ou de toute tendance laxiste. L’amour selon Dieu est miséricordieux, mais il reste toujours lucide. La miséricorde nous invite à recevoir un croyant faible et ignorant, c’est-à-dire lui manifester la communion selon les caractères du royaume de Dieu : justice, paix et joie dans l’Esprit Saint (Rom. 14. 17). La mesure de connaissance d’un frère n’est pas un critère pour le recevoir. Le Seigneur nous invite à faire de même pour les évangélistes : Ceux qui « sont sortis pour le nom… nous devons recevoir de tels hommes, afin que nous coopérions avec la vérité (3 Jean 7. 8). La fidélité à Dieu nous impose, par contre, de ne pas recevoir celui qui n’apporte pas « la doctrine du Christ (2 Jean 9 et 10).

Il est toujours bon de parler l’un à l’autre, pour savoir ce que la Bible dit à propos d’un sujet.
Cela ne devrait pas avoir un caractère « missionnaire » ayant comme but d’amener l’autre à voir les choses comme on les voit. Peut-être est-il judicieux, dans un entretien avec des personnes plus âgées, d’inviter ses propres parents à s’y joindre. Et lorsqu’un échange de vues ne débouche pas sur l’unanimité, on peut en faire un sujet de prière et « nous recevoir l’un l’autre », sans juger ou mépriser l’autre.

Paul nous donne ici divers principes et recommandations pour nos rapports fraternels :

3 principes

Paul présente trois principes, chacun ayant sa propre valeur, mais qui ne peuvent être considérés séparément :
• La liberté chrétienne (Rom. 14. 1 à 5) : Chacun est libre de prendre une décision devant le Seigneur, selon la Parole et en harmonie avec sa conscience. Une telle décision ne doit pas être jugée ou méprisée par d’autres chrétiens. Que chacun soit pleinement convaincu dans son for intérieur. Chacun est tenu debout ou tombe pour son Seigneur.

• La responsabilité personnelle (Rom. 14. 6 à 12) : Nous sommes responsables devant le Seigneur et devant lui seul des décisions que nous prenons dans la liberté chrétienne. Nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Christ, nous ne sommes donc pas les juges de nos frères et sœurs et de nos compagnons de service.

• La fraternité chrétienne (v. 13 à 15, 7) : Dans l’exercice de la liberté chrétienne, les chrétiens doivent avoir égard les uns aux autres et avoir pour motivation l’amour et pour but l’édification. Il me faut plutôt renoncer à ma propre liberté si mon frère dans la foi risque de s’égarer en agissant contre sa conscience (et par là être amené à chuter, donc à pécher). Paul nous incite à persévérer à ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

Les choses que nous faisons dans la liberté chrétienne et dont nous assumons la responsabilité devant Dieu, présentent encore un exercice dans nos relations les uns avec les autres : Est-ce que j’amène l’autre à chuter dans sa foi, en ce que je fais usage de ma liberté en sa présence ? Qu’exigent l’amour fraternel et l’édification mutuelle ?

3 exhortations

Paul ajoute trois exhortations pour marcher ensemble selon Dieu:

• Recevez-vous les uns les autres (v. 1 – 12) : Cette exhortation est une parenthèse dans l’ensemble du sujet, c’est ainsi que son enseignement commence et se termine (Rom. 15. 7). Dieu a reçu aussi bien les faibles que les forts. Nous devons faire de même (14. 3). L’autre a un Seigneur, comme moi – à savoir le même Seigneur. Ce Seigneur lui montrera ce qui est juste et ce qui est faux, il ne m’appartient pas de m’immiscer dans sa vie et de vouloir le corriger (v. 4). Le Seigneur maintiendra celui qui use de sa liberté chrétienne et il donnera de la connaissance à celui qui est faible. Je dois supposer que l’autre prend ses décisions en étant responsable devant le Seigneur ; par conséquent il ne m’est pas permis de juger les motivations d’autrui (v. 5 et suivants). Il comparaîtra un jour devant le tribunal de Dieu (Rom. 14. 10), comme moi, et alors le Seigneur lui donnera son appréciation. J’aurai à rendre compte pour ce qui me concerne et non pas pour ce qui concerne les autres ; et je n’ai pas la fonction de juge, tant que nous sommes encore sur cette terre (v. 10 et suivants).
• Poursuivons les choses qui tendent à la paix et celles qui tendent à l’édification mutuelle (v. 13 à 23) : Il ne s’agit pas de notre relation avec Dieu, mais nous nous influençons les uns les autres par notre conduite. Il est bon de jouir de la liberté chrétienne aussi dans les petites choses de tous les jours et d’être fortifié dans la foi, mais cela doit aller de pair avec l’amour pour le faible. Le privilège du « fort », c’est d’avoir la possibilité de « sacrifier/renoncer à ses droits » – le faible ne peut le faire pour des raisons de conscience. Si le faible était contraint d’agir à l’encontre de sa conscience, plutôt que de l’amener à pécher et lui être en piège, Paul préfèrerait renoncer à user de sa liberté. Car le faible qui suivrait son exemple ne le ferait pas par la foi et pécherait. Ainsi Paul deviendrait une occasion de chute et détruirait l’œuvre de Dieu. C’est ainsi qu’il faut comprendre « une pierre d’achoppement » (v. 13, 15, 20, 23). A l’opposé, le faible ne peut imposer ses normes de conscience aux autres (v. 14 : ces choses lui sont souillées). Il ne doit pas non plus dresser un piège au « fort » en lui interdisant ce que le fort perçoit comme un ordre du Seigneur. Le royaume de Dieu ne consiste pas à abuser de nos libertés chrétiennes, à critiquer les autres, mais à rechercher et à vivre la justice de Dieu, sa paix et sa joie dans l’Esprit Saint.

• Que chacun cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour l’édification (15. 1 à 7) : Paul indique que ceux qui, pour ces questions n’ont pas une conscience sensible, ont pour devoir de plaire aux autres pour le bien et l’édification. Ils devraient se comporter de manière à ce que ceux-ci soient fortifiés dans leur foi. Il ne s’agit pas de paroles en l’air : « Le faible doit apprendre, croître dans la connaissance pour qu’il comprenne la mesure de la liberté chrétienne. Le fort doit apprendre à croître dans l’amour et à ne pas imposer ses propres droits » disait un frère. Le but est d’arriver à un même sentiment et d’être en commun accord (v. 5). Le moyen d’y parvenir n’est pas la domination du faible, ni l’autonomie du fort, mais que l’on fasse preuve de patience (ayant « le Dieu de patience et de consolation » v. 5), que l’on se reçoive les uns les autres et qu’on suive ainsi l’exemple du Seigneur Jésus. Les différences d’opinion au sujet des choses terrestres auront alors une moindre importance, puisque perçue selon une perspective céleste. On s’approche alors du but final qui est d’être « à la gloire de Dieu » (v. 7).

Lorsque des divergences d’opinion subsistent après un entretien ouvert et constructif, on devrait prier et ensuite se laisser guider par le Seigneur sur la manière de procéder dans la suite.

Voici les dernières paroles de Paul à ce sujet :
« Recevez-vous les uns les autres, comme aussi le Christ vous a reçus, à la gloire de Dieu » (15. 7).

 

D’après Thorsten Attendorn

Adjonction du traducteur : Vouloir imposer ses vues n’est pas le moyen selon Dieu, ni selon l’homme, de convaincre. Ce n’est pas le moyen selon Dieu, parce que ce n’est pas sur le principe de la foi. Ce n’est pas le moyen selon l’homme, parce qu’insister sur nos vues provoque l’antipathie de celui que l’on contraint. W. Kelly

SOYEZ PRÊTS

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« Soyez prêts ; car le fils de l’homme vient, à l’heure que vous ne pensez pas » Mat. 24. 44.
( Jésus dit au croyant : ) « Je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre. Je viens bientôt… » Apoc. 2. 10 et 11.

 

QUE FAIT MAMAN ?

 

Danilo a douze ans. Il est seul à la maison parce que sa Maman est allée chercher son petit frère à l’école. Mais le temps passe, Maman est encore dehors et il commence à s’inquiéter : « Que fait-elle ? D’habitude, elle ne met pas autant de temps… »
Une pensée terrible le frappe d’un seul coup : « Voilà, le Seigneur Jésus est venu prendre les croyants et Il a emporté Papa et Maman au ciel. Je suis resté tout seul ! » Danilo sait qu’il n’est pas un vrai croyant. Ses parents lui ont souvent parlé de Jésus et de Son prochain retour, mais il n’y a jamais prêté beaucoup d’attention… maintenant le voilà seul, dans une maison vide ! Pris de panique, il supplie : « Seigneur Jésus, s’il est encore temps, prends-moi aussi ! »
A cet instant la clé tourne dans la serrure… Maman est là ! La conversation avec une voisine s’est prolongée. Mais la peur que Danilo a éprouvée lui a été très utile. Il s’est rendu compte qu’il n’était pas en règle avec Dieu et lui a demandé pardon, l’a invoqué. Maintenant, il sait que Jésus est son Sauveur et que, quand Il reviendra, Il le prendra, lui aussi, parce qu’il Lui appartient, comme sa Maman et son Papa.
L’histoire de Danilo n’est pas unique. Plus d’un garçon (ou une fille), élevé dans une famille de croyants et ainsi connaissant la pensée de Dieu, a éprouvé ce genre de frayeur. Et le Seigneur s’en est servi pour se faire connaître personnellement, pour convaincre ceux qui n’étaient pas prêts.
Et toi, lecteur, sais-tu qu’il y aura un jour où le Seigneur va venir ? Es-tu prêt ? Ne court pas le risque terrible de voir partir tant de personnes que tu aimes, et de rester dans ce monde sur lequel vont s’abattre les jugements de Dieu, pour partager le sort terrible de ceux qui n’ont pas voulu entendre parler de Lui ; N’attends pas une minute de plus, ouvre ton cœur au Seigneur !

D’après « Il buon seme » Décembre 2017

 

BLESSURES ET SENTIMENT DE CULPABILITÉ

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« Il a envoyé sa parole et les a guéris, et les a retirés de leurs fosses » Ps. 107. 20.
« Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme inique ses pensées, et qu’il retourne à l’Éternel, et Il aura compassion de lui, – et à notre Dieu, car Il pardonne abondamment » És. 55. 7.

BLESSURES ET SENTIMENT DE CULPABILITÉ

 

Les blessures de la vie sont nombreuses pour beaucoup d’entre nous. Parfois profondes et déchirantes, comme le départ d’un être cher, un divorce, une injustice, le chômage, les maltraitances, les violences… Toutes ces choses laissent souvent des blessures qui ont de la peine à cicatriser, ou même qui ne cicatrisent jamais. Et les blessures, comme le sentiment de culpabilité, alimentent des sentiments de refus de regarder la vérité en face, d’abandon, et toute une série de perturbations, comme la rancune, l’angoisse, la dépression.
Nous avons tous besoin de guérison et de pardon, et la Bible déclare que Dieu guérit tous ceux qui ont le cœur brisé et bande leurs plaies (Ps. 147. 3). Dieu est le seul vrai refuge pour celui qui souffre.
Dieu a démontré son amour quand Jésus est venu sur la terre pour se charger de nos douleurs (És. 53. 4). Et non seulement cela, mais, sur la croix, Il a pris sur Lui le châtiment que nos péchés méritaient ! Jésus seul est la source de la vraie vie et de la vraie paix, et Il est aussi le seul à pouvoir libérer et consoler. Les souffrances de la vie devraient nous pousser dans ses bras ; Lui seul peut changer « le désert en un étang d’eau, et la terre aride en des sources d’eaux » (Ps. 107. 35).
Mais c’est avant tout du pardon de Dieu que nous avons besoin. Jésus l’a conquis pour nous sur la croix. Ne laissez pas le passé vous retenir prisonnier. Sachez que Dieu a des projets de paix pour tous ceux qui mettent leur confiance en Lui.

 

D’après « Il buon seme » Novembre 2017

LA BIBLE MALGACHE

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LA BIBLE MALGACHE

 

Depuis près de deux siècles, les habitants de l’île de Madagascar ont le privilège de posséder la Bible, la sainte Parole de Dieu, dans leur propre langue. Cette traduction de l’Écriture sainte a été effectuée par des missionnaires évangéliques. Elle est remarquable, nous dit-on, du point de vue linguistique et elle a été révisée en 1919.

L’histoire de cette traduction mérite d’être connue. Ce sont des missionnaires anglais qui, après quinze ans d’étude de la langue, se sont mis en devoir de traduire puis d’imprimer la Bible complète. Ils rencontrèrent des difficultés extraordinaires et, lorsque la reine Ranavalona, surnommée la sanglante, monta sur le trône, celle-ci commença par expulser les missionnaires.

En 1835, ils étaient tous partis, mais non sans laisser derrière eux plusieurs centaines d’exemplaires de la Bible malgache et quelques centaines d’indigènes sachant lire. La persécution éclata alors dans toute sa fureur durant 26 ans.

C’est par centaines que les chrétiens indigènes, accusés de rébellion contre la reine, furent brûlés, percés de lances ou précipités du haut des roches d’Ampamarina. On les suspendait par une corde au-dessus de l’abîme et, sur leur dernier refus d’adorer les idoles, on coupait la corde. Les soldats avaient reçu l’ordre de brûler toutes les Bibles mais quelques exemplaires cachés dans des cavernes ne furent jamais découverts. Les indigènes croyants allaient les lire là et en copiaient des pages entières. On conserve aujourd’hui soigneusement quelques-unes de ces Bibles, témoins de ces temps héroïques.

Les missionnaires, repoussés chaque fois qu’ils essayaient d’aborder Madagascar, étaient, les uns en Angleterre, les autres dans l’île de la Réunion, attendant leur heure. Aussitôt qu’ils apprirent la mort de la reine Ranavalona, ils arrivèrent en hâte, se demandant ce qu’ils allaient trouver. A Tananarive, ils furent accueillis par six mille chrétiens. Ils se réjouissaient beaucoup en voyant que leur travail acharné de traduction était récompensé. La Parole de Dieu avait agi par elle-même dans les cœurs des indigènes et le sang des martyrs avait été le moyen par excellence de multiplier les disciples du Seigneur Jésus-Christ.

Ami lecteur, si vous avez l’immense privilège de posséder la Bible, la bonne Parole de Dieu, dans votre langue et dans votre foyer, savez-vous en profiter pour la lire avec soin chaque jour ? Jésus a dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Mat. 4. 4.

La Bible est vraiment la nourriture de l’âme du croyant. Ne négligeons donc à aucun prix la lecture quotidienne de la Parole de Dieu.

 

D’après le salut de Dieu 1983

CONVAINCU PAR LES SOURIS

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CONVAINCU PAR LES SOURIS

 

« Car Dieu parle une fois, et deux fois – [et] l’on n’y prend pas garde – … Il lui fera grâce, et il dira : Délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse : j’ai trouvé une propitiation » (Job 33. 14 et 24).

Nous transcrivons ci-après le témoignage rendu publiquement autrefois par un chrétien, aujourd’hui disparu, d’un bourg du Jura bernois. Le fait qu’il rapporte avec beaucoup de simplicité s’est passé il y a plus de cent ans.

« Élevé dans un formalisme religieux, j’aimais cependant beaucoup les plaisirs du monde. Sitôt mes années scolaires terminées, je fus attiré chaque dimanche dans les salles de danse et les jeux de quilles ; toutefois je ne délaissais pas les pratiques que je jugeais indispensables au salut de mon âme. J’étais religieux, mais non chrétien convaincu.

A la fabrique d’horlogerie où je travaillais, sans être provocateur, je me moquais de ceux qui ne suivaient pas les mêmes pratiques religieuses que moi et les traitais d’hérétiques. Je ne tenais aucun compte de leurs exhortations ou de leur témoignage. Deux d’entre eux qui étaient convertis et qui travaillaient à mes côtés, cherchaient à me convaincre d’abandonner ma piété formaliste et d’étudier les Saintes Écritures. Mais je refusais nettement, me trouvant fort heureux de vivre comme je vivais. Ma religion ne me laissait-elle pas « jouir des délices du péché » ? Au sortir du confessionnal, je m’estimais absous de toutes les fautes commises pendant la semaine ; que chercher davantage ?

Un jour, un de mes camarades m’offrit un Nouveau Testament en me disant avec un bon sourire :
– Tenez, Auguste, je vous offre ce petit cadeau. Il pourrait vous être utile, car il indique le vrai chemin du ciel.
– Je me moque des livres des hérétiques, lui répondis-je brusquement ; mais donnez, donnez… Si votre Dieu est un Dieu réel, j’en aurai bientôt la preuve.
Une idée m’était en effet venue, et je souriais en saisissant le volume que je m’empressais d’enfouir au fond de mon tiroir, sous mon établi d’horloger.
Il faut vous dire que dans ce tiroir, qui contenait des outils et divers objets indispensables aux ouvriers, les souris faisaient des visites fréquentes et le pain que j’oubliais ou le plus humble morceau de papier étaient rongés systématiquement. Journaux, carnets, notes, rien ne résistait.
Aussi, me dis-je ironiquement : « Si ce livre est réellement de Dieu, il en prendra soin et les souris n’y mettront point la dent. Ce sera la preuve que je dois étudier ce volume. Mais on verra, on verra ».
Et je me remis à travailler avec ardeur en attendant le lendemain pour être fixé à ce sujet.
Le lendemain matin, mon premier mouvement fut d’entrouvrir mon tiroir. Le Nouveau Testament était intact.
– Bon, grommelai-je, attendons encore à demain. Pour une fois les souris m’ont faussé compagnie.
Mais le lendemain et les jours suivants je retrouvais le saint volume toujours intact, et j’en fus tellement impressionné que je me sentis lié par mon vœu téméraire, d’autant plus que par ailleurs mon tiroir révélait une réelle visite des souris… N’avais-je pas dit avec serment : Si les souris ne touchent pas à ce volume, c’est la preuve que Dieu en a pris soin et qu’il contient la vérité ?

Le soir, tout remué par cet incident, je me rendis à la réunion d’études bibliques qui avait lieu dans la localité, et comme pour Saul de Tarse des écailles tombèrent de mes yeux. Je compris la nullité de mes anciennes pratiques religieuses qui n’avaient que la forme de la piété sans la vie. Le Seigneur me montra Son amour immense pour moi pécheur. Je compris qu’aucun de mes efforts ne m’approcherait du Dieu saint et que seul le sang de Christ pouvait effacer mes transgressions. Que me restait-il à faire, sinon confesser à Dieu mes péchés et croire à l’efficacité du sang de Christ ? Lui, le Fils éternel, était venu du ciel sur la terre, il avait pris sur Lui mon péché et subi à ma place le courroux de Dieu. Il avait payé ma dette.

Depuis ce jour la paix que donne l’assurance du salut est ma part, et mon bonheur est d’annoncer Jésus à ceux qui gémissent encore sous le fardeau de la loi et du péché ».

Seigneur, tu courbas la tête :
Tu pris mon faix sur Toi ;
Et, pour acquitter ma dette,
Tu te livras pour moi.
Plus de crime
Qui m’opprime ;
Plus de fardeau pour moi !

De courroux la coupe emplie
A débordé pour Toi.
Tu la bus jusqu’à la lie ;
Elle est vide pour moi.
Ton calice,
Ton supplice,
Sont le salut pour moi.

D’après le Salut de Dieu 1968

LE CHEF D’ORCHESTRE ET LA BAGUETTE

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Si, n’étant rien, quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même. Gal. 6. 3.
Qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? 1 Cor. 4. 7
Tu ne connais pas l’œuvre de Dieu qui fait tout. Eccl. 11. 5

LE CHEF D’ORCHESTRE ET LA BAGUETTE

 

Un évangéliste, dont Dieu avait richement béni le travail, aimait raconter une petite histoire :
« Le concert va commencer. Tous les instruments sont prêts, les yeux des musiciens sont rivés sur le chef d’orchestre. Celui-ci lève sa baguette, la maintient en l’air, puis la met en mouvement, et le concert commence. La baguette bat la mesure, et grâce à elle, tous les instruments unissent leurs notes dans un merveilleux accord. Remplie d’orgueil, la baguette pense être vraiment l’instrument le plus important de l’orchestre. Les musiciens n’obéissent-ils pas tous à ses ordres ? Le morceau fini, le chef d’orchestre pose la baguette sur le pupitre. Celle-ci roule, tombe à terre, et disparaît dans une fente du plancher. « Comment vont-ils faire sans moi ? » songe la baguette, du fond de sa cachette. Le concert va reprendre, le chef d’orchestre se prépare, il cherche sa baguette, mais en vain. Alors, il sort de sa poche un stylo très ordinaire. Dans sa main habile, le stylo bat maintenant la mesure, et le concert continue, aussi beau qu’avant… »
Ce n’était donc pas la baguette qui était importante, mais bien le chef d’orchestre qui la maniait ! La même baguette, dans des mains inexpérimentées, n’aurait jamais conduit un aussi beau concert !
Et l’évangéliste expliquait : « Chrétiens, si Dieu nous fait l’honneur de se servir de nous, ne croyons jamais lui être indispensables. Il utilise qui il veut. Notre affaire, c’est de rester dociles dans sa main à lui, le grand chef d’orchestre ! »

D’après la Bonne Semence Décembre 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)