LA CÈNE DU SEIGNEUR

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LA CÈNE DU SEIGNEUR

(1 Cor. 11. 20 à 34)

 

Avant d’aller à la croix, le seigneur Jésus a eu le désir de laisser à ses chers disciples un souvenir de sa mort. Il institua alors la cène. Ayant eu une révélation particulière à ce sujet, l’apôtre Paul nous apprend que les chrétiens sont aussi invités à la célébrer.

Les premiers croyants avaient pris l’habitude de se souvenir de la mort de leur Seigneur chaque fois qu’ils se rencontraient, mais bien vite, notamment à Corinthe, fut perdu le sens profond de la cène qui était célébrée à l’occasion d’un repas ordinaire où les riches faisaient souvent des excès. Paul profite de cette situation pour nous enseigner le sérieux de sa célébration que la répétition hebdomadaire ne doit pas faire oublier.

Qu’est-ce que la cène ?

La cène veut dire : repas du soir. C’est un repas composé de pain et de vin, auquel le seigneur Jésus a donné une signification entièrement spirituelle.
– Le pain nous parle de son corps, formé par Dieu, livré à la mort pour nous.
– La coupe est la nouvelle alliance en son sang. La première comme la seconde alliance entre Dieu et son peuple ont été scellées par l’aspersion du sang d’une victime offerte (Ex. 24. 3 à 7, 8). Dans la première, la relation entre Dieu et l’homme était basée sur l’obéissance. Mais comme l’homme n’a pas pu respecter son engagement, l’alliance a été rompue et Dieu n’a pas pu bénir. Dans la nouvelle il y a encore deux parties, mais l’engagement de l’homme a été parfaitement accompli par l’homme Christ Jésus, de sorte que Dieu peut maintenant remplir le sien. Le sang versé à la croix est la seule base de notre nouvelle relation avec Dieu qui nous ouvre dès maintenant les bénédictions de la nouvelle alliance : nos transgressions sont ôtées et Christ est écrit dans nos cœurs (Jér. 31. 31 à 34 ; 2 Cor. 3. 2 à 9 ; Héb. 8. 6 à 13). Ces bénédictions étaient à l’origine pour le peuple d’Israël, mais il en jouira plus tard.
– La cène a été instituée la nuit dans laquelle il a été livré. Quelle longue nuit où l’homme montra d’une manière, oh combien odieuse ! son vrai état devant Dieu, une nuit profonde où Jésus fut troublé dans son âme et dans son esprit. C’est la nuit de l’angoisse du combat au jardin de Gethsémané, de la trahison de Judas l’un des douze, du reniement de Pierre, de l’abandon de tous les disciples, des tribunaux injustes, des faux témoignages, de la haine de l’homme poussée à son comble. Notre cœur ne brûle-t-il pas pour lui lorsque nous pensons à la nuit dans laquelle il a été livré ?

Qui est invité ?

«Ceci… est pour vous… Faites ceci ». C’est le privilège de tous les enfants de Dieu, qui conscients de l’amour dont ils sont aimés, se sentent poussés intérieurement à répondre au désir du Seigneur et à prendre la cène en souvenir de lui et de sa mort.

Pourquoi ?

– « En mémoire de moi ».

En célébrant la Pâque, le peuple se souvenait de sa délivrance de l’esclavage de L’Égypte et non de l’agneau sacrifié. C’est en mémoire de Sa personne que nous célébrons la cène. S’il est naturel d’être occupé de notre salut, puisque c’est le chemin qui mène au ciel, il est normal de connaître davantage au fil des jours l’auteur de cette délivrance. Des sentiments d’amour toujours plus intenses s’éveillent pour lui, sentiments qui s’expriment dans l’adoration. C’est pourquoi, la cène ne devrait être célébrée qu’au cours d’un culte.

« En mémoire de moi ». Qui est-il pour toi ? Ne veux-tu pas répondre à son dernier désir si pressant avant qu’il ne donne sa vie? Mange le pain en pensant à son corps livré pour toi, bois à la coupe en te souvenant de son sang versé pour toi. Si chaque jour tu peux vivre avec lui qui est vivant aux siècles des siècles (Apoc. 1. 18), si tu veux vivre pour lui, souviens-toi, en commençant la semaine, qu’il est mort pour toi. Fais ceci en mémoire de lui.

– «Car toutes les fois… vous annoncez la mort du Seigneur ». Si en 1 Cor. 10 l’unité du corps de Christ est enseignée, en 1 Cor. 11 il s’agit du mémorial de sa personne. C’est un témoignage silencieux, une proclamation de la mort, mais également de la résurrection du Seigneur et de sa victoire sur Satan, le péché et le monde.

– « Jusqu’à ce qu’il vienne ».

Le Seigneur est vivant et glorifié. Ainsi, nous annonçons son retour pour enlever les siens auprès de Lui.

Manger et boire indignement.

Le sérieux de la participation à ce souvenir est souligné dans les versets 27 à 34. Mais ces exhortations n’ont pas pour but de nous décourager. Bien sûr, si nous regardons à nous-mêmes, nous nous sentons indignes, mais le Seigneur est digne que nous nous souvenions de Lui. L’attention est attirée sur la manière dont nous participons. Notre responsabilité individuelle est ici engagée. Du fait de l’habitude, la cène étant célébrée chaque dimanche (cf. Act. 20. 7), nous risquons de manger et boire sans distinguer dans le pain et la coupe le corps et le sang du Seigneur. C’est en quelque sorte le mépriser, pécher contre lui. S’il y a dans nos vies des péchés connus non jugés, si nous sommes conduits par notre propre volonté, si nous sommes charnels ou occupés outre mesure de nous-mêmes, si nous sommes en conflit avec nos frères, ou devenus indifférents à l’amour du Seigneur, alors nous mangerons indignement. Pour ne pas être jugés par le Seigneur, nous sommes exhortés, individuellement, à examiner nos vies à la lumière divine : « que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi (c’est-à-dire dans le sentiment de la grâce qui a tout pardonné à cause de l’œuvre de Christ) il mange du pain et boive de la coupe (v. 27).

Notre privilège est de nous souvenir du Seigneur, non pas seuls mais ensemble, de la manière qu’il a lui-même désirée, en participant à la cène. Pendant l’éternité nous verrons les marques de la croix, et nous nous souviendrons de sa mort. C’est déjà notre joie dans l’attente de son retour.

D’après Feuille aux jeunes n° 326

L’HÉRITAGE ÔTÉ

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L’HÉRITAGE ÔTÉ

Nomb. 36. 3

 

Un certain Tselophkhad de la tribu de Manassé en Israël n’avait que cinq filles et pas de fils. Au cours de la traversée du désert il était décédé et ses filles se préoccupaient de ce qu’il adviendrait de l’héritage, des terres que leur père aurait reçues lorsque les tribus seraient entrées en Canaan et que s’effectuerait le partage.

Le cas est porté devant Moïse, qui consulte l’Éternel. Il donne les dispositions voulues : « Quand un homme mourra sans avoir de fils, vous ferez passer son héritage à sa fille » (Nomb. 27. 8). Mais les chefs de Manassé s’inquiètent : « Si elles deviennent femmes de quelqu’un des fils des autres tribus des fils d’Israël, leur héritage sera ôté de l’héritage de nos pères » (36. 3). A nouveau Moïse consulte l’Éternel qui donne sa réponse : « Elles deviendront femmes de qui leur semblera bon ; seulement, qu’elles deviennent femmes dans la famille de la tribu de leurs pères » (36. 6). Remarquons en passant que, dans ce cas au moins, les mariages n’étaient pas arrangés d’avance par les parents, comme encore aujourd’hui, ce qui cause des problèmes très graves aux jeunes filles amenées au Seigneur et que leurs parents veulent marier de force à celui qu’eux avaient choisi.

Les filles de Tselophkhad pouvaient donc se marier à qui leur semblerait bon, mais en restant « dans la tribu de leurs pères ». Quel enseignement spirituel pouvons-nous tirer de ces portions de la Parole ?
Tout d’abord 2 Cor. 6. 14 nous dit : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ». En effet, quelle communion pourrait-il y avoir entre la lumière et les ténèbres, et quelle part le croyant a-t-il avec l’incrédule ? Ceux qui ont voulu mettre de côté cet enseignement clair en ont bien souvent récolté beaucoup d’amertume.

Mais d’autres cas se présentent : le futur fiancé peut être au Seigneur, mais se réunir avec d’autres chrétiens et désirer rester avec eux. Que peut-il se passer dans un pareil cas ? Il semble y avoir trois éventualités :

La jeune fille attachée au rassemblement autour du Seigneur Jésus sur la base de l’unité du corps de Christ, selon 1 Cor. 10, quittera ce rassemblement pour suivre son mari dans le milieu qu’il fréquente. C’est abandonner un chemin qu’elle avait reconnu être celui du Seigneur, et tout en ayant ensemble la même foi, se préparer à plus d’un problème, surtout lorsqu’il y aura des enfants. Cela implique aussi souvent un éloignement de la famille qui vous a élevé pour le Seigneur, et de ceux qui vous ont entouré, de l’enfance au mariage.

L’autre cas est que, pour plaire à sa future fiancée, le jeune homme vienne dans le rassemblement autour du Seigneur. Mais cela n’aura de réalité que si, par grâce, il acquiert la conviction que Dieu le veut là.

Une autre possibilité est aussi que chacun reste là où il a été élevé, ou amené au Seigneur. Si l’on persiste dans cette voie, il ne pourra jamais y avoir l’intimité et la communion qu’il y aurait en marchant ensemble, et surtout on créera des problèmes graves pour les enfants qui viendront. Suivront-ils le père, ou la mère, ou la famille sera-t-elle partagée en deux ? Ou, plus grave encore, les enfants, voyant leurs parents ayant des pensées différentes sur ce point essentiel, s’éloigneront-ils de la foi ?

Bien sûr qu’il est encore plus grave que les deux conjoints, après l’une des situations précédentes, en viennent à abandonner, peut-être pas la foi, mais la fréquentation de tout milieu chrétien, et soient attirés de plus en plus par le monde.

Les filles de Tselophkhad se sont mariées à ceux qui étaient des familles de Manassé. Ainsi leur héritage – pour elles des terres, pour nous, les privilèges spirituels reçus – resta dans la famille de la tribu de leurs pères (Nomb. 36. 12).

Combien il importe d’avoir affaire au  Seigneur avant tout engagement, de beaucoup le prier, et, s’il y conduit, de rechercher, comme les jeunes filles d’autrefois auprès de Moïse, le conseil d’un croyant expérimenté, afin de n’avoir pas plus tard des regrets et des difficultés souvent insolubles.

Se marier « dans le Seigneur » (1 Cor. 7. 39), être sûrs que c’est de Sa main que l’on reçoit son compagnon ou sa compagne, réaliser que l’on est « ensemble héritiers de la grâce de la vie », et pouvoir toujours prier ensemble (1 Pier. 3. 7), sera la bénédiction de toute une vie. Prov. 18. 22 disait déjà : « Celui qui a trouvé une femme, a trouvé une bonne chose, et il a obtenu faveur de la part de l’Éternel »… « La femme qui craint l’Éternel, c’est elle qui sera louée » (Prov. 31. 30).

D’après Feuille aux jeunes n° 325

QU’AVEZ-VOUS UNE RELIGION OU UN SAUVEUR ?

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QU’AVEZ-VOUS UNE RELIGION OU UN SAUVEUR ?

Dans une villa luxueuse, entourée d’un parc splendide, vivait une jeune fille charmante, enfant unique de ses parents. Rien ne lui manquait, tout dans la vie lui souriait, elle était à la veille de se marier, et les siens se seraient même dépouillés pour ajouter à son bonheur.

Cependant, malgré tout ce que la tendresse humaine pouvait donner, tout ce que les soins les plus assidus pouvaient faire, un visiteur fâcheux pénétra dans la somptueuse demeure. Les belles joues d’Alice prirent une teinte rouge, et une toux continuelle ne tarda pas à annoncer le développement d’une affection pulmonaire grave. Les parents observaient ces signes avec inquiétude. On envoya chercher le médecin. Celui-ci vint, et après un examen sérieux, déclara aux parents désolés que la mort était inévitable. Pour une personne placée en des circonstances aussi exceptionnellement favorables, il était dur de mourir.

Alice s’affaiblit graduellement. Un jour, tandis qu’elle contemplait le beau spectacle de la nature qui l’entourait, elle pensait à tout ce qu’il faudrait quitter, à la demeure élégante, à la tendresse de ses parents, à l’affection de son fiancé. C’était bien triste d’avoir à se séparer, de tout cela, et pour aller… Où ? Elle ne pouvait le dire. Elle envoya chercher le prêtre. Toute la famille entourait le lit de la malade. Le prêtre ouvrit son missel, s’agenouilla et récita les prières des malades. Ensuite la jeune fille se confessa, reçut l’absolution et communia. Le prêtre, alors, posant ses mains sur celles de la malade, la bénit en lui donnant la qualité d’enfant obéissante de l’Église. Là-dessus, il s’éloigna, non sans lui donner encore l’assurance que pour elle tout irait bien puisqu’elle était dans d’aussi bonnes dispositions et que lui, de son côté, pouvait garantir l’efficacité des sacrements de l’Église.

Alice était-elle rassurée ? Non. Elle s’était bien soumise à tout, elle avait bien fait les réponses voulues ; mais elle n’en éprouvait pas moins un vide intérieur. C’est qu’en effet, se sachant pécheresse perdue, elle avait le sentiment qu’aucun rite, aucune cérémonie ne pouvait sauver son âme. Elle avait besoin de paix et de repos.

Ses parents et son fiancé étaient encore autour de son lit. Elle les considéra tous trois d’un regard inquiet et dit : « Père, je suis près de la mort, et où vais-je ? » Pas de réponse. – « Mère chérie, peux-tu me dire ce qu’il faut que je fasse pour aller au ciel ? » La mère répondit par des torrents de larmes. – « Guillaume, vous qui deviez être mon guide dans la vie, pouvez-vous me dire ce qui m’attend dans l’éternité ? » Point de réponse. – « Je suis perdue ! perdue ! » s’écria-t-elle. « N’est-ce pas, mon père, que je suis perdue ? Qui donc pourrait me dire ce qu’il faut que je fasse pour être sauvée ? » Ah, quelle angoisse, et que c’est terrible de se trouver au bord de la tombe, sans la paix, sans le Sauveur, et sans son pardon ! Cher lecteur, pensez-y !
Le père parla enfin : « Tu as toujours été bonne, mon enfant, tu as toujours fréquenté l’église, pris part aux offices ; et de plus, le prêtre a accompli les rites commandés, et il se déclare satisfait quant à ton état d’âme ». – « Père, je sens trop que cela ne suffit pas. Mon âme n’en a retiré aucun repos. Tout cela est creux, sans réalité. Je suis sur le point de mourir, et je ne sais pas où je vais. Oh ! Les épaisses ténèbres ! Qui donc pourra m’enseigner ce qu’il faut que je fasse pour être sauvée ? » Le désespoir se peignait sur tous les visages. Le spectacle était navrant. La mort était là, l’éternité tout près. Il n’était au pouvoir de personne de calmer cette âme angoissée, d’alléger le fardeau que le péché faisait peser sur sa conscience.

Il y avait, dans la maison, une petite bonne qui servait Alice. Cette petite bonne avait l’habitude de fréquenter une réunion qui se tenait dans une grange au village. Elle dit enfin à sa jeune maîtresse : « Il y a, dans le village, un évangéliste qui annonce le salut par la foi au Seigneur Jésus-Christ ». – « Oh ! si seulement je pouvais le voir ! » s’écria Alice. L’évangéliste fut appelé. Il entra dans la chambre de la mourante, où la famille était réunie. Alice se leva sur son séant et s’adressa ainsi à l’homme de Dieu : « Pouvez-vous me dire ce qu’il faut que je fasse pour obtenir le repos de mon âme et pour mourir en paix avec Dieu ? » – « Je crains de ne le pouvoir ». Alice retomba sur son lit. – « Hélas, dit-elle, il n’y a donc pas d’espoir pour moi ? » – « Attendez, reprit le serviteur de Dieu ; quoiqu’il ne me soit pas possible de vous dire ce que pourriez faire pour être sauvée, je puis cependant vous déclarer ce qui a été fait pour vous ». Là-dessus, il lui présenta l’Évangile, lui fit voir comment, dans son amour infini, Christ était mort pour qu’elle eût la vie ; comment Jésus avait porté ses péchés en son corps sur le bois de la croix, et comment Il était ressuscité d’entre les morts pour lui apporter un message de paix ; enfin comment elle pouvait être sauvée, à ce moment-là même, par le moyen de la foi en Christ ressuscité. « N’ai-je donc rien à faire ? » – « Rien, croyez seulement que Jésus est mort pour vous, et comme le dit l’Écriture Sainte, le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifie de tout péché. Ni vos œuvres, ni vos prières, ni les abstinences ne peuvent soulager votre conscience oppressée sous le poids de vos péchés, ni donner le repos à votre cœur troublé. Ce qui peut le faire, ce n’est pas une œuvre accomplie par vous, mais une œuvre accomplie pour vous, par Jésus, en mourant sur la croix. Car Il a dit : C’est accompli ! Par la foi en Lui, vous serez pardonnée. Vous ne pouvez rien faire vous-mêmes pour vous sauver ». – « Je crois que Jésus est mort sur la croix pour les pécheurs, mais comment puis-je savoir que Dieu m’a reçue ? » – « Écoutez, Mademoiselle, Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, et Jésus, l’Homme-Dieu est monté au ciel. Il a présenté son sang devant Dieu et a été accepté pour nous, de sorte que si vous croyez, vous serez acceptée en Lui ».

Alice écouta ces glorieuses vérités et les reçut dans son cœur. Son visage s’illumina de joie. Élevant les yeux en haut, elle s’écria : « Oh ! Quel amour ! Quelle grâce ! » Quelques jours plus tard, elle délogeait pour être avec Christ.

Cher lecteur, votre avenir est-il assuré, et pouvez-vous passer sans crainte dans l’éternité ? Si vous avez seulement une religion, vous être perdu et perdu pour toujours ! Ce qu’il vous faut c’est un Sauveur, Jésus le Sauveur parfait, car son œuvre accomplie à la croix est parfaite, il n’y a rien à ajouter, ni rien à retrancher. Heureux et bienheureux, celui qui a reçu Jésus comme son cher Sauveur !

D’après le Salut de Dieu 1929

 

LA TABLE DU SEIGNEUR

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LA TABLE DU SEIGNEUR

1 Cor. 10

La table du Seigneur est un lieu spirituel où les enfants de Dieu peuvent, en commun, participer à toutes les bénédictions qui ont été apportées par le sang de Jésus Christ. Cette table présente un caractère saint, car placée sous l’autorité du Seigneur.

Pour nous enseigner ce sujet, l’apôtre Paul fait appel à des types de l’Ancien Testament. Il nous compare au peuple d’Israël pendant sa traversée du désert. Ce peuple a été caractérisé par trois choses : le baptême pour Moïse dans la mer Rouge, une nourriture commune, la manne, et l’eau du rocher pour breuvage. De la même manière, la chrétienté est caractérisée aussi par : un baptême pour Christ, symbole de notre mort avec Lui, une nourriture et un breuvage dont la signification spirituelle nous est révélée en Jean 6. Il s’agit de Christ descendu du ciel qui communique et entretient la vie de celui qui s’en nourrit.

Si dans la période de grâce, nous n’avons plus à observer des rites, néanmoins trois actes symboliques doivent être conservés jusqu’à ce que nous ayons atteint la maison du Père:
– le baptême d’eau,
– manger le pain, communion du corps de Christ,
– boire le vin, communion du sang de Christ.

Bien que les Israélites aient pu tous jouir des mêmes bénédictions, « Dieu n’a point pris plaisir en la plupart d’entre eux » (v. 5). Dieu ne peut tolérer en nous des cœurs partagés (l’idolâtrie) et que son nom soit associé au monde incrédule ou professant sans vie (la fornication).

C’est pourquoi l’apôtre insiste auprès des Corinthiens en leur disant : « Mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie ». Pour étayer cette exhortation, il prend pour exemple la table du Seigneur, l’autel en Israël, et la table idolâtre des démons (les termes table et autel étant synonymes). Ainsi il montre que participer « religieusement » à une table, met en communion entre eux ceux qui y prennent place et les associe avec ce qui est représenté sur la table. Si les idoles ne sont rien en elles-mêmes, derrière elles se cachent des puissances démoniaques ; de sorte qu’en sacrifiant à des démons, les nations païennes sont en communion avec eux. Il n’est pas possible de participer en même temps à la table du Seigneur et à la table des démons, car il ne peut y avoir de communion entre la lumière et les ténèbres (2 Cor. 6. 14 à 16).

La communion du sang du Christ

La base de cette communion n’est pas un ensemble de pensées, même bibliques, communes aux chrétiens, mais le sang de Christ. Notons que si nous participons à la table du Seigneur, nous avons communion avec le sang et le corps du Christ. Christ, l’oint de Dieu, fut rejeté par ceux qu’il venait sauver et rassembler, de sorte qu’il ne put établir avec eux une relation de communion. Par sa mort et sa résurrection, il inaugura une nouvelle communion. Ceux qui sont au bénéfice de son œuvre, ont le privilège d’en jouir. Dorénavant, la bénédiction divine envers nous n’a plus d’obstacle, et en retour nous pouvons bénir Dieu.

La communion du corps du Christ

Pendant que Christ est dans le ciel, tous les rachetés, unis ensemble par l’Esprit Saint, forment son corps mystique sur la terre auquel il est intimement lié. La participation au seul et même pain exprime que nous sommes un seul corps avec lui. Nous trouvons, dans le sacrifice volontaire de prospérité, un beau type de cette communion (Lév. 3. 7, 11 à 36).

Tous les vrais croyants ont part à cette place de bénédiction où l’on jouit de la communion avec Christ et les uns avec les autres. C’est là qu’ils peuvent, en participant à cette communion, montrer d’une manière visible l’unité du corps de Christ.

Quelques caractères liés à la table du Seigneur

Comme autrefois l’autel de l’holocauste pour les Juifs, le Seigneur est le centre du rassemblement pour les croyants (Mat. 18. 20). Sa présence implique différents caractères à cette table.

Séparation du mal

La communion étant établie sur la base du sang versé, elle ne peut avoir lieu qu’après la croix. L’incrédule qui pratique le péché (1 Jean 3. 4) n’a pas sa place là. Il est donc nécessaire d’examiner si celui qui désire s’approcher est bien un enfant de Dieu. Si un croyant a péché, en confessant son péché il a l’assurance qu’il est pardonné et purifié (1 Jean 1. 9). Il peut donc s’approcher. Mais s’il vit dans un mal grave, il prend le caractère de méchant. Bien qu’il ne puisse perdre sa relation d’enfant de Dieu, à ce moment-là il n’est plus apte à jouir de cette communion. Il doit être ôté du témoignage (1 Cor. 5. 1 à 13 ; Gal. 5. 1 à 10). Toute association avec ceux qui vivent dans un mal moral grave ou qui enseignent de fausses doctrines, par exemple sur la personne de Christ, est condamnée par l’Écriture, car elle équivaut à participer à ce péché (2 Jean 10). C’est pour cela que nous sommes exhortés à nous retirer de l’iniquité (2 Tim. 2. 19).

Rejet du sectarisme

Une tendance fréquente de nos jours est d’exiger de ceux qui veulent participer à la table du Seigneur qu’ils soient d’accord sur tous les principes que nous estimons importants. On aboutit à des professions de foi, écrites ou non, nécessaires pour jouir de cette communion. Cela aggrave la division de la chrétienté puisque chacun possédant une sensibilité différente estime un point de doctrine plus important que l’autre.

L’autorité du Seigneur

Une condition indispensable pour les vrais croyants, même s’ils ne sont pas d’accord sur tout, est de manifester un cœur pur, c’est-à-dire purifié (2 Tim. 2. 21 et 22), se soumettant à l’autorité du Seigneur ; en pratique c’est s’appliquer à obéir à la Parole de Dieu.

Interdépendance des assemblées locales

Le pain que nous rompons est la communion du corps de Christ. Il y a un seul pain. En y participant, nous exprimons notre appartenance au seul corps dont Christ est la tête. Chaque assemblée locale n’est donc qu’une expression de l’assemblée : les décisions prises vraiment dans la présence du Seigneur sont valables pour toutes les assemblées locales. Mais n’oublions jamais qu’autorité de décision ne veut pas dire infaillibilité.

La chrétienté, dont chacun de nous fait partie, au lieu de mettre en évidence l’unité du corps de Christ, montre un aspect bien divisé. Si d’un côté l’ennemi (le loup) a dispersé, d’un autre côté notre responsabilité est engagée comme celle de l’homme à gages qui a été négligent (Jean 10. 12 à 16.) Mais quel bonheur le Centre de rassemblement subsiste et plus nous serons près de lui, plus notre communion les uns envers les autres sera à la gloire de Dieu.

 

D’après Feuille aux Jeunes n° 322

MOURIR POUR UN AMI

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Christ est mort pour nous. Rom. 5. 8
Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5. 13

 

MOURIR POUR UN AMI

Pendant la guerre au Vietnam, un orphelinat fut bombardé. Une petite fille de neuf ans, gravement blessée, perdait beaucoup de sang. Le médecin et une infirmière recherchèrent en urgence un donneur pour lui sauver la vie. Heng, un garçon de dix ans, accepta de donner son sang. Après avoir fait les tests de compatibilité, on commença tout de suite la transfusion. Tout à coup, Heng se mit à trembler et à pleurer. L’infirmière lui demanda s’il avait mal. Il fit signe que non mais il se remit aussitôt à pleurer. L’équipe médicale fit venir une infirmière vietnamienne qui s’adressa à Heng dans sa langue maternelle. Elle lui dit quelques paroles à l’oreille et Heng redevint tout à fait calme. L’infirmière expliqua aux Américains: « Heng a demandé à quelle heure il allait mourir car il pensait qu’il devait donner tout son sang et mourir pour sauver la vie de la petite fille ». Le médecin impressionné se demandait bien où le jeune garçon avait trouvé le courage de mourir pour sauver la vie de l’enfant. Alors l’infirmière posa la question à Heng qui répondit : « Parce qu’elle est mon amie ! »
Cette émouvante histoire vécue illustre que c’est par amour pour nous que Dieu nous a donné son Fils unique, Jésus. Et c’est par amour que Jésus a accepté de mourir sur la croix, pour nous sauver et nous donner la vie éternelle. La Bible précise : « Personne n’a un amour plus grand que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis » (Jean 15. 13).

D’après la Bonne semence Janvier 2018
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

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Mots clés : mourir pour un ami, Vietnam, amour

PATMOS

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PATMOS

Patmos surnommée « l’île sacrée » est aujourd’hui une belle île, calme et pittoresque, avec un climat doux et sain, et le voyageur qui débarque est frappé par le rayonnement particulier de la lumière.
Située dans la zone sud-est de la mer Égée, elle fait partie des douze îles du Dodécanèse. A proximité immédiate de la Turquie (quelques kilomètres), elle s’allonge sur 15 kilomètres, toute en colline avec une côte découpée en golfes spacieux. Le tourisme avec ses règles apporte un flot ininterrompu de visiteurs de toutes les nations qui tout naturellement se dirigent vers « la Grotte Sacrée de l’Apocalypse » qui surplombe l’île, et qui est aujourd’hui encadrée par un ensemble de bâtiments impressionnants par leur blancheur éblouissante. En descendant quelques marches taillées dans le rocher, on aboutit dans la partie la plus basse du bâtiment à une grotte de 4 mètres de profondeur. Juste à l’entrée, un feuillet de deux pages écrit dans plusieurs langues est mis à la disposition des visiteurs, en voici les termes :
« Cher visiteur,… cette grotte que tu visites a abrité pendant environ deux ans Jean l’Évangéliste, le discipline bien-aimé de Jésus Christ, exilé à Patmos par l’empereur romain Domitien en 95 après J.C. « Moi, Jean, qui suis votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la patience en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, pour la parole de Dieu et pour le témoignage de Jésus Christ » (Apoc. 1. 9). Dieu est apparu dans toute sa gloire et toute sa splendeur pour révéler à Jean et à travers lui à toute l’humanité « les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci » (Apoc. 1. 19).
Cher visiteur, ta venue dans ce lieu n’est pas un fait au hasard de ta vie. Dieu qui « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 4) et qui dirige les événements au profit spirituel de l’homme t’a conduit ici pour écouter secrètement l’écho de ses paroles à Jean et aux sept églises de l’Asie mineure dont la lumière, hélas s’est éteinte, car leur foi en Dieu s’est refroidie, et pour devenir, comme Jean, spectateur des visions célestes inexprimables.
En notre époque où la foi s’est affaiblie et où les valeurs éternelles sont renversées, après deux guerres mondiales, dont le prolongement arrive jusqu’à nos jours dans les conflits sanglants, avec toute leur misère et toute leur horreur, qui sont la conséquence de la désorientation de l’humanité et de son orientation vers l’antichrist et ses serviteurs. Dans cette grotte, dans laquelle les vérités ci-dessus ont été révélées de la manière la plus spectaculaire, tu as l’occasion de te concentrer, de méditer et de décider si tu t’incorporeras dans l’ordre du Christ ou de l’antichrist. De toute façon le Christ se tient devant la porte de ton âme et frappe :
« VOICI JE ME TIENS A LA PORTE ET JE FRAPPE : SI QUELQU’UN ENTEND MA VOIX ET QU’IL OUVRE LA PORTE, J’ENTRERAI CHEZ LUI ET JE SOUPERAI AVEC LUI, ET LUI AVEC MOI » (Apoc. 3. 20).
Que tu sois grec ou étranger, chrétien orthodoxe ou d’autre dogme, croyant ou incroyant, n’oublie pas l’appel pressant du Christ… Que feras-tu mon frère ? Lui ouvriras-tu ton âme ou la garderas-tu fermée, la condamnant à l’isolement mortel ?

Le Supérieur de la grotte de l’Apocalypse »

On ne peut que se réjouir à la lecture de ce message. Car la volonté de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés est clairement affirmée. Dieu en Christ (Christ est le titre par excellence de Jésus, Celui sur qui reposait l’onction du Saint Esprit), s’est approché de ses créatures comme un homme marchant au milieu des hommes et a donné sa vie pour le salut du monde. « Le nom de Jésus Christ le Nazaréen … et il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4. 10, 12).
La foi au Fils de Dieu nous donne la certitude de posséder la vie éternelle (c’est-à-dire une vie qui est maintenant de nature spirituelle, qui bientôt, lors de la première résurrection sera effective, parce que pleinement révélée à travers un corps nouveau de chair. « Voyez mes mains et mes pieds ; – que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds » (Luc 24. 39 et 40).

Le livre de l’Apocalypse est un livre qui inquiète, car il parle de grands jugements, et le mot « apocalyptique » est passé dans le langage courant pour qualifier quelque chose qui remplit d’épouvante. Il y a en effet dans ce livre de quoi effrayer l’homme sans Dieu et sans Christ, mais il réjouit le cœur de tout vrai enfant de Dieu, parce que c’est la pleine révélation, la manifestation de la gloire, de la puissance et de la souveraineté de Jésus Christ.
Ce livre confirme la terrible réalité d’un personnage mystérieux : l’antichrist. Antichrist signifie « contre » ou « à la place » de Christ. Terme uniquement employé dans la 1ère et la 2ème épître de Jean.
« Et comme vous avez entendu que l’antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists » (1 Jean 2. 18).
« L’antichrist, qui nie le Père et le Fils » (1 Jean 2. 22).
« Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu ; et ceci est l'[esprit] de l’antichrist, duquel vous avez entendu dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde » (1 Jean 4. 3).
« Car plusieurs séducteurs sont sortis dans le monde, ceux qui ne confessent pas Jésus Christ venant en chair : celui-là est le séducteur et l’antichrist » (2 Jean 7).
« Que personne ne vous séduise en aucune manière, car [ce jour-là ne viendra pas] que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu. Et alors sera révélé l’inique, que le Seigneur Jésus consumera par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’apparition de sa venue » (2 Thess. 2. 3, 4 et 8).
Jean décrivait cet homme comme niant le Père et le Fils (c’est l’apostasie chrétienne) et ceux qui en portaient déjà les caractères du temps de l’apôtre comme rejetant la réalité du « mystère de la piété » : Dieu manifesté en chair, Jésus Christ vrai homme et vrai Dieu.
Tous ceux qui aujourd’hui s’opposent à Christ, de fait, se sont déjà rangés sous la bannière de l’antichrist. Jean dans son épître mentionne ses précurseurs car il couronnera une longue série de faux christs et adversaires de Dieu. Nous savons qu’un jour très proche vient, où le monde sera livré à une dictature universelle, et tout ce qui porte le nom de Dieu sera banni.
Les hommes seront livrés à ce qu’ils ont choisi : dans l’église professante (Après l’enlèvement de l’église composée des vrais croyants, il subsistera sur la terre une église professante sans vie) à « un autre Jésus », « un autre esprit », « un autre évangile » (2 Cor. 11. 4) et dans le monde, à celui qui incarnera à la fois Judas et Barabbas, cet inique, cet homme de péché que le Seigneur consumera par le souffle de sa bouche.
La carrière de l’antichrist sera stupéfiante. Suscité par Satan et revêtu de sa puissance miraculeuse, il séduira tous les hommes qui n’auront pas accepté le véritable Christ. Il exercera une dictature politique, économique et religieuse, se faisant passer comme étant Dieu, il s’offrira effrontément à l’adoration des foules. « Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont le nom n’a pas été écrit, dès la fondation du monde, dans le livre de vie de l’Agneau immolé, lui rendront hommage » (Apoc. 13. 8).
Arrivé au faîte de la puissance et au comble de l’orgueil, il sera écrasé par l’apparition glorieuse et victorieuse du Seigneur Jésus, et jeté vivant dans l’étang de feu pour être tourmenté, jour et nuit, à jamais (Apoc. 19. 11 à 21).
Cela n’invite-il pas chacun, à veiller pour ne pas être séduit par l’esprit de l’antichrist. «Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair » (1 Jean 4. 3).
Ne sont-ils pas nombreux ceux qui vont de porte en porte, par un beau langage, essayant de séduire le cœur des simples, annonçant des doctrines de perdition, niant positivement la DIVINITÉ DE JÉSUS CHRIST. Car elle demeure là, la pierre de touche de tout dogme, de tout credo – il faut toujours aller directement à la question essentielle – JÉSUS CHRIST VRAI HOMME ET VRAI DIEU, mort pour mes péchés, ressuscité pour ma justification.
N’est-il pas souvent très attristant, et un signe des temps, de voir dans nos pays christianisés, ces sectes étendent leurs tentacules, et semer ce venin des fausses doctrines ?
Que la vision céleste, glorieuse, souveraine, qui a été celle de Jean à Patmos, et qui a fait qu’il est tombé comme mort, soit devant les yeux de chacun de vous qui lisez : Je vis … [quelqu’un de] semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une robe qui allait jusqu’aux pieds, et ceint, à la poitrine, d’une ceinture d’or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; et ses yeux, comme une flamme de feu ; et ses pieds, semblables à de l’airain brillant, comme embrasés dans une fournaise ; et sa voix, comme une voix de grandes eaux ; – et il avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants ; – et son visage, comme le soleil [quand il] luit dans sa force. Et, lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort ; et il mit sa droite sur moi, disant : Ne crains point ; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du hadès. » (Apoc.1. 12 à 18).

Aujourd’hui nous plaçons cette Parole devant vos yeux pour qu’elle pénètre dans votre cœur, répétant encore avec l’Écriture : « La parole de la foi, laquelle nous prêchons, [savoir] que, si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 8 et 9).
« SON FILS JÉSUS CHRIST : LUI EST LE DIEU VÉRITABLE ET LA VIE ÉTERNELLE » (1 Jean 5. 20).

Quelle vision l’apôtre Jean a eu à Patmos !
L’histoire rapporte que Jean aurait séjourné environ dix-huit mois dans l’île, au cours desquels il eut cette extraordinaire révélation. En septembre de l’an 96, Domitien est assassiné et le sénat romain annule tous ses décrets. Le nouvel empereur Cocceius Nerva ordonne le retour de tous les déportés. On pense que c’est seulement en février 97 que l’Apôtre retourne à Éphèse. La tradition rapporte que Jean aurait terminé ses jours à un âge très avancé, plus de 110 ans, à Éphèse et qu’il ne pouvait se rendre aux réunions que porté par les frères. Les dernières paroles qu’il pouvait prononcer étaient « Aimez-vous les uns les autres ».

D’après O.G.C.
Le Salut de Dieu 1984

PRÉSENTATION DES 66 LIVRES DE LA PAROLE DE DIEU

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PRÉSENTATION DES 66 LIVRES DE LA PAROLE DE DIEU

 

La Parole de Dieu comprend 66 livres, 39 livres dans l’Ancien Testament (ou Témoignage) et 27 livres dans le Nouveau Testament.

 

L’ANCIEN TESTAMENT.

 

Genèse. Ce livre signifie « commencement » et on y trouve en germe tout ce qui sera développé dans les autres livres de la Bible : premiers temps de la vie, introduction du péché dans le monde, jugement de Dieu à l’égard du mal et promesses à l’égard des croyants (Adam, Énoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph).

Exode signifie « sortie ». Le peuple est délivré de l’esclavage de l’Égypte. Au ch. 12 le sang mis sur les poteaux et le linteau des maisons et la traversée de la Mer rouge (ch. 14) nous parlent de notre rédemption de l’esclavage du péché et du monde grâce à la mort et à la résurrection de Christ. A partir du ch. 19, la loi est donnée puis on voit la construction du tabernacle et l’établissement de la sacrificature en Israël.

Lévitique. Comment le croyant peut-il s’approcher de Dieu et l’adorer ? On trouve les sacrifices et la sacrificature (Aaron est un type de Christ et ses fils représentent les croyants de la période de l’Église). On y trouve diverses lois car il faut se purifier avant de s’approcher de Dieu. Au ch. 23, les sept fêtes à l’Éternel devaient être observées.

Nombres. C’est le dénombrement du peuple et la place que Dieu attribue à chacun pour traverser le désert. Les familles de Guershon, Kehath et Merari aidaient les sacrificateurs dans le service de la tente d’assignation. Hélas l’histoire du peuple est remplie de misères ! Josué et Caleb offrent des exemples rafraichissants de fidélité à toute épreuve.

Deutéronome. Ce sont les paroles de Moïse adressées à tout Israël avant d’entrer dans la terre promise. On y voit les soins de Dieu et la responsabilité du peuple pour faire la volonté de Dieu.

Josué signifie « Éternel-Sauveur » et correspond au nom de Jésus dans la langue grecque. Après avoir traversé le Jourdain, le peuple entre dans la terre promise et prend possession du pays de Canaan. Ce livre peut être comparé à l’épître aux Éphésiens. Pour prendre possession de nos biens spirituels dans les « lieux célestes » nous devons revêtir l’armure complète de Dieu pour lutter contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes.

Juges. Plusieurs juges succèdent à Josué comme gouverneurs du pays. L’état du peuple est triste : indifférence pour chasser les ennemis, désobéissances à Dieu. Et pourtant, dans sa merveilleuse miséricorde, après chaque défaite, Dieu leur suscite un nouveau juge, un libérateur !

Ruth. Ce livre plein de fraîcheur se situe à la fin de la période des juges. Naomi revient de Moab avec sa belle-fille Ruth qui est pleine de foi et d’humilité. Boaz dont le nom signifie « en lui est la force » est un type du Seigneur Jésus. Il rachète Ruth et devient son mari, ce qui introduit Naomi dans la jouissance des bénédictions d’Israël.

1 Samuel. Après l’échec de la sacrificature, Dieu suscite un prophète. Mais le peuple rejette l’Éternel et demande un roi que Dieu leur accorde, un roi selon la chair : Saül. Ce roi qui rejette l’Éternel est mis de côté par lui à cause de sa désobéissance et David est oint roi sur Israël. Saül s’acharne contre David, type de Christ rejeté. Ce livre se termine par la mort de Saül et de ses fils.

2 Samuel. Ce livre décrit le royaume de David qui est un croyant véritable mais qui fait une chute douloureuse au ch. 11, cela montre que l’on ne peut pas s’appuyer sur l’homme. Son fils Absalom est un type de l’Antichrist et va s’opposer à lui mais connaîtra une fin humiliante. Le royaume de David ne retrouvera pas sa vigueur du début.

1 Rois. Le règne de Salomon préfigure le royaume du Seigneur qui, durant mille ans sera caractérisé par la paix et la prospérité. Salomon a eu l’honneur de construire le temple de l’Éternel mais a failli à la fin de sa vie. Sous Roboam, son fils, le royaume a été divisé entre les10 tribus d’Israël et les 2 tribus de Juda et Benjamin. Les rois d’Israël qui se sont succédés ne semblent pas avoir été croyants malgré les avertissements du prophète Élie.

2 Rois. L’histoire des rois d’Israël se poursuit sous le ministère du prophète Élisée et d’autres prophètes. Le peuple vivant de plus en plus dans le mal est déporté en Assyrie. Vient ensuite l’histoire des rois de Juda où malgré quelques rois fidèles l’état du peuple va aussi en s’aggravant. Dès lors le peuple est déporté à Babylone.

1 Chroniques. Ce livre résume les voies de grâce de Dieu envers Israël, surtout durant le règne de David. Beaucoup de détails sont donnés sur les préparatifs de David en vue de la construction du temple.

2 Chroniques. Les voies de grâce de Dieu envers les rois se poursuivent sous le règne de Salomon et des rois de Juda qui sont dans la lignée du Messie. Les rois d’Israël ne sont vus qu’en relation avec Juda même si la division du royaume est mentionnée car la grâce n’exclue pas le gouvernement de Dieu.

Esdras. Ce livre nous parle du retour d’une partie du peuple à Jérusalem en deux phases : la première sur l’ordre de Cyrus roi de Perse pour rebâtir le temple et le retour de ses ustensiles. La seconde sous le règne d’Artaxerxés roi de Perse. Malgré les obstacles le peuple a mené à bien le travail avec les prophètes Aggée et Zacharie envoyés par Dieu pour les encourager.

Néhémie. Environ 13 ans après Esdras, cet homme énergique va motiver le peuple pour reconstruire la muraille de Jérusalem et à combattre pour les intérêts de Dieu malgré les pièges de ses ennemis.

Esther. Ce livre nous présente les juifs qui sont restés volontairement en Perse mais qui sont les objets des soins providentiels de Dieu auquel ils ont désobéi. Dieu se sert de Mardochée, type de Christ, pour protéger son peuple par l’intermédiaire d’Esther.

Job. Dieu permet que Satan fasse souffrir cet homme juste. Ses amis essaient de lui arracher une confession en supposant qu’il a un péché caché. Élihu intervient alors et dit des paroles qui touchent Job puis Dieu lui montre sa puissance et la petitesse de l’homme. Job comprend qu’il a été un propre juste et c’est le grand tournant de sa vie : véritable jugement de lui-même et soumission à la volonté de Dieu.

Psaumes. C’est un recueil d’écrits émanant essentiellement de David, mais aussi des fils de Coré, de Moïse, d’Héman et d’Ethan. Ils décrivent les sentiments du cœur éprouvés dans diverses circonstances et la réponse de Dieu à chaque besoin de l’âme. Les Psaumes parlent aussi de Christ et de ses sentiments.

Proverbes. C’est un livre d’instructions pour la conduite dans tous les domaines de la vie individuelle. Il met en garde contre le mal tout en donnant des conseils pour l’éviter. Il enseigne très clairement que seule la connaissance du Seigneur peut garder l’âme dans la vérité : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse ».

Ecclésiaste. Dans ce livre le Prédicateur nous montre les pensées et raisonnements humains pour rechercher le bonheur sur la terre dans la richesse, la sagesse et les aspirations humaines. Salomon qui fut plus sage et plus riche que tous les autres hommes en conclut que « tout est vanité et poursuite du vent ».

Cantique des cantiques. Ce livre traite de la communion personnelle de l’âme avec le Seigneur Jésus. On y trouve la joie profonde de l’épouse qui contemple les beautés et les gloires de l’Époux ainsi que la joie profonde qu’éprouve l’Époux à l’égard de l’épouse malgré ses imperfections.

Ésaïe. Les 35 premiers chapitres exposent les voies de Dieu envers Juda, Israël et les nations lorsqu’ils ont péché. Les chapitres 36 à 39 traitent de l’histoire d’Ézéchias. Des chapitres 40 à 48 Israël est considéré comme le serviteur infidèle, dans les chapitres 49 à 60 Christ est le Serviteur parfait portant le fardeau des péchés des autres (chapitre 53). Des chapitres 61 à 66 ceux qui constituent le résidu d’Israël sont vus comme des serviteurs.

Jérémie. Issu d’une famille sacerdotale, Jérémie a été plus prophète que sacrificateur. La profonde douleur de son âme au sujet de la condition du royaume de Juda est manifeste mais il livre fidèlement le message sévère de Dieu révélant que les Chaldéens mèneraient Juda en captivité. Son cœur était celui d’un sacrificateur ; sa fidélité celle d’un prophète.

Ézéchiel. Cet homme était également sacrificateur et prophète. Il prophétise durant la captivité du peuple étant lui-même parmi les captifs. Dans la solitude et l’adversité continuelle il prophétise en dépeignant l’esclavage, les souffrances du peuple afin d’atteindre son cœur. Des chapitres 24 à 32 il prononce le jugement de Dieu sur les nations environnantes, il prophétise ensuite à nouveau sur le peuple et sur la grâce de Dieu qui le rétablira. Les chapitres 40 à 48 décrivent le temple futur et la division du pays durant le royaume millénaire.

Daniel. Ce prophète dont le nom signifie « Dieu est mon juge » a aussi prophétisé durant la captivité du peuple. Il occupe une place d’honneur parmi les nations mais sa foi est simple et solide en son Dieu. Sa piété, sa conduite et son attachement à la vérité sont relatés dans les six premiers chapitres qui sont historiques. A partir du chapitre 7 et jusqu’à la fin du livre nous avons une partie prophétique qui concerne les grands empires du monde, la relation d’Israël avec ces empires et le triomphe du Seigneur de gloire sur toutes les nations en faveur d’Israël.

Osée. Cette prophétie concerne surtout les dix tribus d’Israël (Israël est appelé « Éphraïm » dans ce livre, car ce fut cette tribu qui entraîna Israël à se rebeller). Dieu rappelle l’infidélité du peuple, sa mise à l’écart « Vous n’êtes pas mon peuple » et démontre sa grâce souveraine en les rétablissant comme des « fils du Dieu vivant ».

Joël. Le thème de cette prophétie est le jour de l’Éternel avec ses grands et douloureux jugements. Comme une invasion dévastatrice d’insectes, le roi du nord et ses armées envahira Israël. Ceci amènera le peuple à crier à Dieu qui jugera impitoyablement ces nations et délivrera Son peuple.

Amos. Diverses nations sont sommées de comparaître pour être jugées par Dieu. Puis Juda et Israël doivent aussi se présenter devant son trône et le jugement est rendu avec toute impartialité et justice. Le livre se termine par la victoire de Dieu sur le mal et le rétablissement du peuple par la puissance et la grâce de Dieu.

Abdias. Ce livre, le plus court de l’Ancien Testament, est une prophétie contre Édom, c’est-à-dire la famille d’Ésaü, le frère de Jacob. Dieu tient compte de la méchanceté extérieure visible d’Édom (sa haine, sa violence) mais aussi des motifs secrets de son cœur (son orgueil et sa propre justice). Nous avons à juger très sérieusement nos voies ainsi que les pensées et les sentiments secrets de nos cœurs.

Jonas. Dieu envoie Jonas prophétiser contre Ninive, la capitale de l’Assyrie. Ce livre nous révèle les pensées secrètes d’un serviteur choisi de Dieu. Pour notre profit, le prophète est amené à rapporter fidèlement tout ce qu’il a vécu dans cette expérience, malgré l’humiliation que cela a dû lui coûter.

Michée. Le Seigneur vient pour juger non seulement Israël, mais toutes les nations. Israël est un échantillon de toute l’humanité : la preuve de sa culpabilité est la preuve de la culpabilité du monde devant Dieu. Plus loin, nous voyons Dieu qui pardonne l’iniquité et exerce sa miséricorde. La bénédiction d’Israël rejaillira sur les nations. Le chapitre 5 nous présente la grande prophétie au sujet du Messie.

Nahum. C’est une prophétie contre Ninive, la capitale de l’empire assyrien, qui symbolise le roi du nord dans un jour futur. Elle a aussi en vue le jugement divin du roi du midi dans les derniers jours. La puissance de Dieu est une terreur lorsqu’Il agit avec colère contre ses adversaires. Sa bénédiction est ressentie lorsqu’Il protège les siens.

Habakuk. L’âme pieuse est profondément affligée devant l’état de son peuple et sa captivité à Babylone. Elle se confie entièrement à la puissance et à la grâce souveraine de Dieu. Malgré les circonstances éprouvantes, elle peut dire : « Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut ».

Sophonie. Malgré le réveil remarquable qui eut lieu sous le règne de Josias, roi pieux, le cœur du peuple reste inchangé et amènera le jugement de Dieu. Ce livre montre les résultats de ce jugement qui produiront une grande bénédiction dans un jour à venir.

Aggée. Écrit après le retour à Jérusalem des juifs de la captivité, ce livre insiste sur la négligence du peuple par rapport à la maison de Dieu et à sa reconstruction. Aggée presse le peuple de bien considérer ses voies. Il cherche à les secouer de leur égoïsme car l’objet du désir de toutes les nations, Christ le Messie, vient et remplira de gloire la maison de Dieu.

Zacharie. Ce prophète écrit, à la même époque qu’Aggée, sur la ville de Jérusalem. Il rappelle le jugement de Dieu sur leurs pères, les invite à revenir de leurs mauvaises voies. Dieu s’occupera d’elle en la purifiant. Le Messie apparaîtra ensuite dans la ville, ce qui produira une profonde repentance dans le peuple. Ensuite il ira de l’avant et Juda combattra avec Lui contre ses ennemis qui l’oppriment. Jérusalem sera alors le grand centre de toute la terre.

Malachie. Les juifs revenus de la captivité vont retomber dans un état misérable : recherche de leur propre intérêt, indifférence aux droits de Dieu, paroles effrontées. Ce sont les dernières paroles que Dieu adresse à son peuple jusqu’à ce qu’il envoie Jean le baptiseur quatre cents ans plus tard. Toutefois un résidu fidèle subsiste parmi le peuple et à ceux qui craignent Son nom, l’Éternel promet que le Soleil de justice se lèvera, Christ viendra avec puissance et dans une grande gloire.

 

LE NOUVEAU TESTAMENT.

Matthieu. Cet évangile présente le Seigneur Jésus comme le Messie d’Israël attendu depuis longtemps. C’est le seul livre des Écritures qui emploie l’expression « royaume des cieux » car en raison de l’échec total d’Israël Dieu a établi le siège de son royaume dans les cieux. Cet évangile met en évidence un changement remarquable des voies de Dieu où l’on passe de la loi à la grâce. Christ y est vu comme le sacrifice pour le péché : Christ a servi son Dieu dans une consécration absolue jusqu’à accepter d’être abandonné par Dieu lui-même.

Marc. Cet évangile donne un compte rendu court et chronologique du service du Seigneur Jésus en le présentant comme le parfait Serviteur de Dieu. L’abaissement et le service infatigable du Seigneur Jésus y brillent merveilleusement d’où la répétition fréquente du terme « aussitôt ». Son sacrifice correspond au sacrifice de prospérité (de paix). Son œuvre amène ensemble Dieu et l’homme dans la paix et l’harmonie.

Luc. Cet évangile présente Christ comme le « Fils de l’homme » admirable dans toute la réalité et la perfection de son humanité. La grâce du Seigneur brille avec éclat envers Israël mais également envers tous les hommes. Son sacrifice rappelle l’offrande de gâteau.

Jean. C’est un livre unique dans sa gloire majestueuse. Le Seigneur Jésus y est manifesté comme le Créateur, le Fils unique, éternel, envoyé d’auprès du Père afin de révéler pleinement sa gloire. Dans son sacrifice nous discernons l’holocauste où tout montait en odeur agréable vers Dieu.

Actes des apôtres. Dans ce livre nous voyons comment progressivement les âmes vont passer de la loi à la grâce par la puissance et le travail admirable de l’Esprit Saint, alors que Dieu emploie les apôtres pour établir le christianisme. Au chapitre 2 l’Esprit Saint vient et l’on voit le début de l’église caractérisé par la réalité, la simplicité et la fraîcheur.

Romains. Cette épître présente la vérité fondamentale du christianisme. Dieu est ici le juge souverain et juste et toute l’humanité est déclarée coupable devant lui. Mais dans sa justice pure il offre au coupable une pleine justification basée sur « la rédemption qui est dans le Christ Jésus ». Christ a pris notre place pour porter nos péchés sur la croix. Ceux qui croient en Lui sont disculpés de toute accusation et rendus justes devant Dieu.

1 Corinthiens. Cette épître a été écrite pour corriger les désordres tolérés à Corinthe au début de l’Église. Elle établit, par ailleurs, des principes solides et pratiques pour la direction et l’ordre dans l’assemblée. L’accent est mis sur l’unité du corps de Christ en maintenant la séparation de tout ce qui n’est pas selon Dieu. Cette unité est manifestée dans la riche diversité des dons qui s’exercent.

2 Corinthiens. Cette épître traite de l’ordre dans l’assemblée, du ministère en relation avec l’assemblée, la manifestation dans la vie pratique, le service de l’Esprit présent dans l’assemblée. Paul y est aussi un exemple de service, se dévouant sans compter, et malgré l’opposition, pour l’amour de ses frères et sœurs.

Galates. Cette épître constitue un sérieux avertissement contre la fausse doctrine enseignant que les œuvres de loi sont la norme pour la marche et la conduite du croyant. Étant sauvés par la grâce au moyen de la foi, les Galates avaient cependant ajouté la loi comme principe pour ne pas perdre le salut. Or ce mélange est intolérable aux yeux de Dieu, le Dieu de toute grâce.

Éphésiens. Cette épître révèle les grandes pensées de Dieu au sujet des Siens dans la période de la grâce ainsi que leurs « bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ » et leur position « en Christ ». Cette épître présente l’Église comme le corps de Christ, la maison de Dieu et au chapitre 5 comme l’épouse de Christ. Au chapitre 6 notre lutte est contre les armées spirituelles de méchanceté qui veulent nous empêcher de discerner nos biens spirituels et d’en jouir.

Philippiens. Cette épître pastorale est encourageante et rafraîchissante. Elle présente la véritable expérience chrétienne comme une course pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus. La joie vibrante mais paisible de l’apôtre imprègne tout le livre. Christ est sa raison de vivre, son exemple (de son humiliation volontaire à la place la plus élevée), son but et sa force.

Colossiens. Cette lettre présente les saints marchant dans un désert mais ayant des ressources célestes à leur disposition pour le voyage et, en particulier, la ressource suprême de la personne de Christ. Deux mises en garde sont présentées : la philosophie et le mysticisme. En contraste, Christ, nourriture céleste substantielle, est présenté comme le chef de toute la création et le chef (ou la tête) du corps, l’Église.

1 Thessaloniciens. Cette épître déborde de fraîcheur, d’énergie et de chaleur. La foi, l’espérance et l’amour ressortent admirablement dans cette lettre. Dieu avait parlé et les Thessaloniciens avaient accepté cette parole comme la vraie parole de Dieu. La venue du Seigneur est le sujet le plus en évidence dans cette épître et revient dans chaque chapitre.

2 Thessaloniciens. Cette seconde épître pastorale traite des influences subtiles qui menaçaient déjà de dérober à cette jeune assemblée son affection fraîche et ardente pour le Seigneur, sa foi vigoureuse et sa persévérance dans les persécutions. La venue future de l’Antichrist est annoncée ainsi que des avertissements sérieux. Les croyants sont encouragés à tenir ferme. C’est donc un livre pour nous donner du discernement spirituel.

1 Timothée. Cette épître a été écrite à un jeune homme pour lequel Paul avait de toute évidence une profonde affection. D’un tempérament timide et d’une personnalité effacée, mais cependant doué de Dieu, Timothée devait être conscient de la responsabilité d’exercer son service pour le bien-être de l’Assemblée, « la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant ». Il devait veiller au maintien de la saine doctrine et du bon ordre par le moyen d’anciens et de serviteurs fidèles.

2 Timothée. L’apôtre écrit sa dernière épître en sachant qu’il allait être mis à mort à la suite de son témoignage pour le Seigneur. La maison de Dieu est présentée comme une « grande maison » car beaucoup d’erreurs grossières et de vases à déshonneur s’y sont introduits. Paul encourage Timothée à se fortifier et à servir le Seigneur fidèlement au milieu d’un tel état de choses.

Tite. Le sujet de cette épître individuelle est celui de la vérité qui produit la piété et l’ordre dans l’Église. Tite était resté en Crète afin d’établir des anciens, dans chaque ville de cette île et Paul lui écrit au sujet des qualités requises d’un ancien ou d’un surveillant et surtout sur sa piété. Cette piété s’applique également dans les différentes relations fraternelles et ceux qui ont cru Dieu sont exhortés à être zélés pour les bonnes œuvres.

Philémon. Écrite au sujet d’une question personnelle, cette épître était aussi un sujet d’intérêt et de préoccupation pour toute l’assemblée. C’est un exemple admirable de la grâce divine qui cherche à éveiller dans le cœur des croyants une joie véritable au sujet du salut d’un esclave, Onésime, s’était enfui, avait été converti par le moyen de Paul en prison et  l’apôtre le rendait maintenant à son maître Philémon.

Hébreux. Dans cette épître le croyant est vu comme de passage sur la terre (hébreu : voyageur). Les prophéties et les types de l’Ancien Testament se réalisent dans la personne du Fils de Dieu en qui Dieu a parlé du ciel. Il est aussi le grand souverain sacrificateur par lequel nous nous approchons de Dieu et nous l’adorons. Il encourage les Siens et sympathise avec eux pour tous leurs besoins actuels.

Jacques. Cette épître aborde des vérités élémentaires mais nécessaires du christianisme. Il nous faut la sagesse d’en haut pour les recevoir. Elle met l’accent sur la foi rendue visible par les œuvres. Les œuvres ne nous justifient pas devant Dieu, mais devant les hommes. C’est de l’hypocrisie de parler d’avoir la foi sans la démontrer dans notre conduite.

1 Pierre. Cette épître s’adresse à des croyants séparés et éprouvés par les souffrances, véritablement des pèlerins et des étrangers. Leurs souffrances correspondent à la discipline du Père qui agit avec sagesse, pour leur bien et en ayant l’éternité en vue. Ce livre nous invite à une saine crainte respectueuse de Dieu et nous incite à marcher avec un cœur soumis.

2 Pierre. Dieu donne, dans cette épître des ressources face à la corruption effroyable de la chrétienté, et en particulier les faux docteurs, qui défient effrontément l’autorité du Seigneur Jésus et la souveraineté du Père. Face à cela les croyants pieux trouvent dans cette épître ce qui est nécessaire pour obéir de tout cœur au Seigneur. Les jugements de Dieu annoncés ont pour but de sanctifier nos âmes.

1 Jean. Cette épître traite de la grande vérité de la vie éternelle que possède le croyant. Elle l’assure fermement de la réalité de sa relation vitale comme enfant de Dieu qui est vu sous deux caractères : « Dieu est lumière » et « Dieu est amour ». Ce livre l’encourage à s’attacher à son Dieu et Père, et à l’aimer.

2 Jean. Seule épître de l’Écriture qui s’adresse à une femme, cette épître met l’accent sur la vérité qui doit être gardée fidèlement. Des séducteurs qui ne confessent pas Jésus Christ venu en chair ou sa divinité éternelle ne devaient pas être reçus dans sa maison. Elle ne devait même pas les saluer pour ne pas participer à leurs mauvaises œuvres.

3 Jean. Cette épître met l’accent sur le fait que l’amour doit nécessairement accompagner la vérité. Jean fait l’éloge de Gaïus à qui il adresse cette épître. Il parle de sa marche dans la vérité ainsi que de ses soins pour les frères qui étaient sortis pour servir le Seigneur et de son amour à leur égard.

Jude. Le message de Jude consiste à exhorter très sérieusement les croyants à combattre pour la foi. L’apostasie, c’est-à-dire se détourner volontairement de la grâce de Dieu a conduit à la dissolution introduite subtilement par des hommes méchants dans la chrétienté professante. Après un sombre tableau l’épître se clôture sur un encouragement pour les croyants pieux et une magnifique louange à Dieu.

Apocalypse. Ce livre qui signifie révélation est un résumé prophétique des voies de Dieu envers l’homme. Au chapitre 1 nous avons « les choses que tu as vues » et qui sont passées, les chapitres 2 et 3 parlent « des choses qui sont » et qui concernent la période de l’Église, les chapitres 4 à 22 traitent « des choses qui doivent arriver après celles-ci » qui sont futures et ont trait aux jugements de Dieu, la victoire du Seigneur Jésus sur toutes choses, son royaume millénaire, son jugement sur le grand trône blanc et la gloire éternelle de Dieu dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre.

D’après La Bible un aperçu de ses 66 livres
L.M. GRANT
Le Messager Chrétien