PETITS PÉCHÉS

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PETITS PÉCHÉS

« Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleurs » (Cant. 2. 15).
La lanterne n’avait qu’un très petit trou – mais le vent s’y engouffra… et l’éteignit. Pourtant, le reste de la lanterne était en parfait état.
Il peut découler de grands malheurs d’un seul point faible de notre caractère, que nous négligeons de surveiller.
Une seule étincelle mit le feu à la poudrière et toute la contrée avoisinante fut en ruines.
Une petite voie d’eau fit sombrer le navire et les passagers ont péri dans les flots.
Une seule blessure peut provoquer la mort d’un homme.
Un seul péché non jugé peut conduire à la ruine d’une carrière chrétienne.
Lorsqu’on veut éprouver la résistance d’une chaîne, on ne se base pas sur l’anneau le plus fort, mais bien sur le plus faible ; car à quoi pourraient-ils tous servir, si la partie la plus faible cédait ?
Satan est un observateur de premier ordre, et sait très bien profiter de nos points faibles. Nos sens, nos penchants, nos qualités même, sont des portes qu’il entrouvre facilement pour laisser les « petits renards » ravager notre cœur.
Tant de corruption nous entoure. On tombe sur un magazine ou un site Internet, une ou deux images éveillent le désir. La radio ou la télévision évoquent des scènes douteuses ; au lieu de fermer sans retard la page web (avait-on même besoin d’allumer son écran ?), on regarde « juste un petit moment… » et l’ennemi en profite pour encourager de mauvaises pensées.
Si la grâce n’était pas constamment en activité, si le Seigneur Jésus ne priait pas sans cesse pour nous « afin que notre foi ne défaille pas », nous aurions déjà été maintes fois entraînés au mal, aux chutes douloureuses qui déshonorent Son nom et flétrissent le témoignage.
« Que celui qui croit être debout prenne garde qu’il ne tombe » 1 Cor. 10. 12.
« Il sera tenu débout, car le Seigneur est puissant pour le tenir debout. » Rom. 14. 4.

D’après Avançons…jusqu’à Lui
Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (http://www.eblc.ch).

PAROLES D’AVERTISSEMENT ET DE SALUT N° 7 ET 14

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« Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
« Prépare-toi, …à rencontrer ton Dieu » (Amos 4. 12).
« Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel : si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » (Es. 1. 18).
« Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).

 

QU’EST-CE DONC QUE LE CHRISTIANISME ?

Dans nos pays meurtris par de si grands désastres, et qui cherchent des sujets d’espérer en des temps meilleurs, nombre d’esprits sincères entrevoient que seul un changement moral profond guérirait l’humanité. Aussi l’on se tourne volontiers vers les « valeurs spirituelles », comme on les appelle. Jamais peut-être on n’a tant parlé de christianisme, de vie chrétienne, de principes chrétiens, d’un idéal chrétien.
Mais qu’entend-on, en fait, par là ? Il est à craindre que la plupart n’en aient pas d’autre idée que celle d’une vague aspiration vers un idéal de bonté et de justice que l’effort humain devrait faire régner.
Est-ce vraiment là le christianisme ?
Ah ! certes, Jésus Christ a prêché ici-bas la plus haute et la plus noble des morales, celle de la paix, de l’amour et du pardon, jusqu’à prier pour nos ennemis et faire du bien à ceux qui nous maudissent. Mais comment l’appliquer avec les hommes tels qu’ils sont ? « Ne résistez pas au mal » (Mat. 5. 39) a-t-il dit : ce serait donc la destruction des faibles au profit des forts sans conscience ! Jésus Lui-même n’a-t-il pas été mis à mort, « crucifié en infirmité » ?
Le fait est que l’humanité est absolument incapable de pratiquer une telle morale. La vie et l’enseignement de Jésus ont eu ce résultat de mettre en pleine lumière, précisément, ce triste état moral de l’homme : haïssable, et haïssant son prochain, comme il hait Dieu. Le Christianisme commence par montrer à tout homme, à vous comme à moi, lecteur, qu’il est un pécheur perdu.
Et c’est à ce pécheur perdu qu’il offre alors un Sauveur : Celui dont les hommes n’ont pas voulu a, sur la croix, porté le châtiment de nos péchés. L’Évangile l’annonce. Qui le croit est sauvé, il devient un enfant de Dieu. Le Christianisme, c’est d’abord, pour chacun individuellement, une nouvelle naissance.

UN DIEU SAINT

Dieu est saint. Nous sommes pécheurs, et le péché dresse une séparation absolue entre l’homme pécheur et le Dieu saint. D’où la solennelle question : Comment ôter le péché ?
Disons-nous bien que tous nos raisonnements, nos récriminations et nos illusions ne peuvent absolument rien changer à la nature des choses. Est-ce que Dieu peut cesser d’être Dieu ? Serait-Il « saint », serait-Il « lumière », s’Il avait la moindre communion avec le mal ? Non, le vrai Dieu ne peut tolérer le mal ; il faut que tout ce qui l’entoure soit pur, saint, parfait. Me direz-vous que je fais de Dieu un être dur ?… Mais je ne fais que constater un fait : savoir la sainteté de Dieu, et notre propre souillure. Jamais Dieu et la souillure, Dieu et le mal, ne se verront ensemble. Quelle profanation de l’idée de Dieu, si nous admettions qu’il en puisse être autrement ! Est-ce que cette vérité fait de Dieu un être dur ? Au contraire, elle l’honore, car je ne puis avoir ni respect, ni crainte, ni amour pour un Dieu qui tolérerait le mal. Si votre Dieu n’a pas le péché en abomination, Il n’est pas le vrai Dieu ; c’est un Dieu imaginé par l’homme. Le vrai Dieu hait le péché, et l’horreur qu’Il a si abondamment témoignée à son égard ne fait que démontrer toujours mieux que le Dieu de l’Évangile est le vrai Dieu.
Voulez-vous savoir quand cette horreur de Dieu à l’égard du péché a eu sa plus forte expression ? C’est quand Jésus, son Fils bien-aimé, s’est chargé du péché de l’humanité coupable, sur la croix : Il a été abandonné de Dieu !
Mais n’est-ce pas là aussi que Dieu a montré à quel point Il nous a aimés, nous pécheurs ? Le Dieu saint est aussi le Dieu de grâce : voilà le Dieu de l’Évangile, le vrai Dieu.

UN DIEU QUI AIME, UN DIEU QUI DONNE

« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).

Cette merveilleuse phrase du chapitre 3 de l’Évangile selon Jean est comme le centre vers lequel convergent toutes les Écritures et qui en résume la pensée. Nous trouvons là la révélation de l’amour de Dieu envers des coupables qui étaient destinés à périr par son juste jugement. Mais c’est un Dieu qui aime, c’est un Dieu qui donne. Cela renverse toutes les pensées des hommes qui se persuadent toujours, mais à tort hélas, qu’il faut apporter quelque chose au Dieu qu’ils ont offensé, et se flattent de pouvoir le faire. Dieu se réserve à Lui-même le bonheur de donner : il est plus heureux de donner que de recevoir, dit-Il. Nous n’avons, nous, qu’à recevoir, et cela en croyant Sa Parole. C’est par cette foi que nous entrons en possession de ce don inexprimable : le Fils unique de Dieu !
En Lui nous avons la vie éternelle.
Ce don est offert à tous, au monde entier. Il est la part de quiconque croit. Mais que dire de celui qui, invité, pressé, supplié par la grâce de Dieu, refuse de croire ? Ne méprise-t-il pas cet amour divin et ce don unique ? Peut-il y avoir une culpabilité plus grande que de refuser la grâce de Dieu ? Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ?

« …Dieu est amour » (1 Jean 4. 8).
« …Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
« …Grâces à Dieu pour son don inexprimable » (2 Cor. 15).
« …C’est pourquoi tu es inexcusable, ô homme, qui que tu sois… Penses-tu, ô homme …que tu échapperas au jugement de Dieu ? ou méprises-tu les richesses de sa bonté et de sa patience et de sa longue attente, ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?… Dieu rendra à chacun selon ses œuvres » (Rom. 2. 1 à 6).

ESPÉRANCE

Espérance ! Mot consolant dans un monde de peines et de déceptions !
On est dans une situation difficile, sans issue visible, et voici qu’un secours vient à temps, les difficultés s’aplanissent, on repart réconforté, plein d’espoir. Mais tout ne s’arrange pas toujours aussi bien. Que d’espoirs anéantis ! Un pauvre malade espérait la santé, et on l’a porté en terre avant le printemps. Un commerçant gêné avait placé son espoir dans une affaire, mais il se voit retirer la commande attendue, et c’est la faillite. Les temps actuels semblent marqués par des déceptions de toute nature et l’on serait près de désespérer.
Qu’elles sont à plaindre, les âmes sans espérance ! Comme tout changerait pour elles, si elles se confiaient en Dieu !
Mais il faut souvent que tous les espoirs terrestres tombent en ruines pour que l’homme se décide à chercher l’espérance sûre auprès de Jésus, le Sauveur et le Rédempteur. Cette espérance ne concerne pas des biens d’ici-bas, mais elle a trait à un héritage éternel, dans les cieux. Car elle se rattache à la Vie Éternelle, qui s’acquiert par la nouvelle naissance, par ce merveilleux changement qui s’opère pour quiconque croit en Jésus-Christ. Sans cette nouvelle naissance l’homme meurt sans espoir. Il est perdu pour l’éternité.
Mais Dieu a pour nous « des pensées de paix…, pour nous donner un avenir et une espérance » (Jér. 29. 11).
Seriez-vous encore sans espérance, étant « sans Dieu dans ce monde », des athées marchant vers la nuit et la mort éternelle ?
« Qui croit au Fils de Dieu a la Vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).

RETOURNEZ

Un voyageur qui tourne le dos à la bonne direction n’a évidemment qu’une chose à faire, c’est de retourner.
Êtes-vous sûr que vous êtes sur une route bien orientée ? Qu’apercevez-vous dans le lointain de votre existence terrestre ? Et par-delà ? Vous l’êtes-vous sérieusement demandé ?
Des milliers de gens semblent ne s’être jamais posé la question. On va d’un travail à un autre, d’un souci au souci suivant, d’un espoir à un autre espoir ; on vit au jour le jour, ou à la petite semaine. On est comme un voyageur dont la seule préoccupation serait les pierres du chemin et qui ne saurait où il va.
D’autres s’avancent au contraire en essayant en vain de faire taire l’angoisse qui les saisit toutes les fois qu’ils pensent à l’avenir. La mort ? On en frissonne. L’Au-delà ? Mystérieux gouffre. On va vers le plus redoutable des inconnus, et il faut pourtant aller…
Ne restez pas plus longtemps dans cette ignorance, cette incertitude ou ce trouble. Il y a une direction, une seule vers le bonheur éternel. C’est celle qui conduit vers Dieu, vers Celui qui nous a créés et qui seul peut assurer la vie de Sa créature. Mais pour cela il faut RETOURNER, car tout homme s’est éloigné de Dieu, le péché nous entraîne loin de Lui.
Reconnaissez votre égarement. Et vous apprendrez alors que le chemin vers Dieu passe par la Croix de Jésus-Christ. Le Sauveur a porté là nos péchés, et en a subi le châtiment. Il déclare Lui-même : « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14. 6).

D’après n° 7 et 14 des « Paroles d’Avertissement et de Salut »

CYRUS INGERSON SCOFIELD

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CYRUS INGERSON SCOFIELD*

Courte biographie d’un homme de Dieu

 

Choisi dès sa naissance

Dans une modeste maison du Tennessee, l’un des États du sud des États-Unis, dans les années 1850, un jeune garçon explore la bibliothèque de son père. Curieux et assoiffé de connaissance, quand il découvre la mention d’un lieu qu’il ignore jusqu’ici, il interrompt sa lecture, ouvre d’autres volumes et mène son enquête : Alexandre, fils de Philippe de Macédoine… qui était donc ce Philippe ? Où se trouve la Macédoine… ? Cette recherche méthodique démontrait un trait de caractère tout à fait particulier.

Cyrus Ingerson Scofield est né le 19 août 1843. Sa mère mourut des suites de sa naissance ; mais sur son lit, elle pria pour le bébé reposant à ses côtés, demandant avec ferveur à Dieu, qu’il devienne un « ministre de l’évangile ». Cette maman, avec une foi paisible, fit promettre à son entourage de communiquer cette prière à son fils le jour où il s’engagerait lui-même pour Christ. Elle ne voulait pas qu’il s’engage sentimentalement envers elle, mais désirait qu’il prenne personnellement ses responsabilités.

Dieu exauça ses prières même après 36 ans ! Comme un autre Cyrus, celui de la Bible, mentionné en Es. 44. 28, C.I. Scofield était un serviteur choisi.**

Il était encore très jeune lorsque son père déménagea dans l’État du Tennessee. Collégien très doué, Cyrus allait entrer à l’université lorsqu’éclata la guerre de Sécession ; les universités furent fermées et il dut s’engager dans l’armée des Sudistes ; il n’eut donc jamais d’éducation universitaire malgré sa soif de connaître. Démobilisé à l’âge de 22 ans, il se rendit chez sa sœur vivant à Saint-Louis. Elle avait épousé un Français, riche homme d’affaires, qui lui offrit de financer ses études. Mais le jeune homme déclina cette généreuse proposition : il préférait apprendre à « voler de ses propres ailes ».

Le temps des succès mondains et de l’éloignement de Dieu

Acceptant l’office de clerc dans une étude d’avocat, il manifesta de telles dispositions qu’on lui fit très vite endosser de lourdes responsabilités professionnelles. Étudiant en droit, il dut plaider des causes délicates et gagna les procès les plus retentissants. A l’âge de 26 ans, il entrait au barreau de Saint-Louis. Vers cette époque, il s’engagea également dans la politique. Indigné des procédés d’un sénateur versant d’importantes sommes aux votants devant assurer son élection, il déjoua son jeu et mit le scandale à jour. L’attention du Général Grant se porta sur ce brillant jeune homme et il lui confia le poste d’attorney général (ministre de la justice) pour le district du Kansas. C.I. Scofield était alors le plus jeune juge en fonction dans les États-Unis. Au bout de deux ans d’activité intense, Scofield résilia ce poste pour reprendre sa profession d’avocat. Cependant ses succès humains allaient de pair avec une vie déréglée où l’alcool jouait un rôle néfaste. Depuis sa sortie de l’école du dimanche, il ne s’était plus jamais occupé de Dieu.

Une conversation décisive

Mais un jour, son ami intime, Thomas S. Mc Pheeters vint le trouver à son bureau alors qu’il allait en repartir, et lui posa une question directe :
– Pourquoi n’es-tu pas chrétien ? Surpris, Scofield répondit : la Bible ne dit-elle pas quelque chose au sujet des buveurs ne trouvant pas de place au ciel ? Tu sais bien, Mc Pheeters, je suis un buveur invétéré !
– Mais Scofield, tu n’as pas répondu à ma question : Pourquoi n’es-tu pas chrétien ?
– J’ai toujours été nominativement inscrit dans le « livre de l’église ». Mais personne ne m’a jamais montré le chemin pour devenir chrétien.
Mc Pheeters sortit un Nouveau Testament de sa poche, lut Jean 3. 16 ; 6. 47 ; 10. 28 ; Act. 13. 38 et 39 et d’autres passages. Puis, s’adressant à son ami :
– Veux-tu accepter Jésus-Christ comme ton Sauveur personnel ?
– Je veux y réfléchir.
– Tu ne le feras pas ! Je te connais ! Tu y as déjà réfléchi toute ta vie. Décide maintenant. Veux-tu venir à Christ pour être sauvé ou non ?
Après un moment d’hésitation, les deux hommes s’agenouillèrent et Scofield se releva transformé. Ce fut une réelle conversion.

Son esclavage de la boisson disparut. Scofield savait qu’il était sauvé. Il avait 36 ans.

Premières expériences dans le service et l’appel de Dieu

Il éprouva tout de suite le besoin de rendre témoignage à son Sauveur. Comme il vivait à proximité d’une importante gare ferroviaire, il loua un local et prêcha l’Évangile aux hommes du rail. Ce fut le début d’un magnifique travail qui se poursuivit durant des décennies.

Durant les premières années de sa vie chrétienne, Scofield fut profondément impressionné par les études bibliques du Dr James H. Brookes. Instruit par ce serviteur de Dieu qui savait développer la saine doctrine à partir de la Bible, Scofield l’étudia de manière systématique et la sonda attentivement.

C’est à cette époque qu’il fit la connaissance du célèbre évangéliste D.L. Moody qui annonçait l’évangile à Saint-Louis et cela pendant cinq mois.

En 1882, Scofield répondit à un appel qu’il considéra comme venant de Dieu et se rendit à Dallas, au Texas. Il devint alors le pasteur d’une petite assemblée comptant 12 membres. Le soir de sa première prédication, basée sur Jean 3. 16, il y eut 2 conversions. La même semaine, il commença des réunions de prières de quartier, dans un débit de boissons. Dans une famille, la fille et la mère se convertirent et, par la suite, cette dernière amena 75 personnes au salut. Moins de 2 ans s’écoulèrent et la première église à Dallas comptait 200 personnes, toutes vraiment « nées de nouveau ».

En 1884, il épousa une jeune fille qu’il avait précédemment amenée à Christ.

En 13 années, c’est plus de 814 personnes qui se convertirent. Les croyants devinrent si nombreux, qu’il fallut construire un nouveau bâtiment pour les accueillir.

C.I. Scofield se conformait à certains principes. Par exemple, il estimait que les inconvertis n’avaient même pas le droit de participer au chant des cantiques dans l’assemblée !

L’avocat devient défenseur de la doctrine biblique

Dans le cadre de diverses réunions chrétiennes, Scofield eut plusieurs contacts avec Hudson Taylor, fondateur de la Mission à l’intérieur de la Chine. Il découvrit ainsi l’étendue des besoins du monde perdu ; dès lors, il orienta les nouveaux convertis vers les champs missionnaires. Il fut à l’origine de la Mission en Amérique centrale ; 39 croyants de l’église à Dallas partirent pour diverses localités sous l’impulsion de Scofield.

Il s’employa à une étude minutieuse de la Bible. En 1888, il publia un premier livre ayant pour titre : « Dispensant correctement la Parole de la vérité » qui fut abondamment répandu et traduit en plusieurs langues.

Il fut à l’origine des « cours bibliques par correspondance » que suivirent plus de 10 000 élèves. Il en assuma personnellement la responsabilité jusqu’en 1915, où ils furent repris par d’autres.

Dans les années 1890, Scofield invita Moody à Dallas. L’évangéliste s’y rendit à deux reprises.

La Bible à « références »

Au cours de l’année 1902, Scofield conversait avec un de ses amis, Alwyn Ball, un chrétien, homme d’affaires de New York :
« M. Scofield, les cours bibliques par correspondance et les réunions en vue de l’enseignement biblique occupent tout votre temps. N’avez-vous pas à l’esprit une œuvre axée sur la Bible, dont les effets subsisteront quand vous et moi ne serons plus ici-bas ? »
« Oui, précisément : j’ai à cœur l’élaboration d’une Bible à références, facilitant l’étude personnelle et systématique de la Parole de Dieu avec des annotations brèves et condensées pour que le livre ne soit pas trop volumineux ».
« M. Scofield, je suis convaincu que le Seigneur veut que vous vous donniez à cette tâche primordiale ».

De retour à Dallas, Scofield disposa de plus de temps et put se consacrer à ce grand travail, soutenu par les croyants de l’église.

Quand Satan s’oppose à ce travail

En 1904, Scofield arriva en Suisse et s’établit à Montreux, dans le but d’achever son travail sans être interrompu.

Il acheta à un relieur de Genève deux gros volumes « blanco », où les textes de la Version Autorisée anglaise devaient être collés, les marges étant réservées aux notes et aux références manuscrites. A ce moment précis, il tomba gravement malade et fut cloué au lit durant plusieurs mois. Cependant, sa femme, à l’insu de son mari, effectua tous ces travaux préparatoires, si bien que l’entreprise ne subit pas un gros retard.

Son absence prolongée de Dallas nécessita toutefois un nouveau voyage aux États-Unis. Il passa l’hiver 1905 dans un sanatorium, puis revint en Europe, séjournant pendant 2 ans à Oxford, en Angleterre. Scofield eut alors l’occasion d’entrer en contact avec de nombreux chrétiens évangéliques et de fortifier leurs convictions, au moment où déferlait le raz-de-marée destructeur de la nouvelle théologie originaire d’Allemagne.

Lors de son deuxième séjour à Montreux en 1907, il eut fortuitement l’occasion d’acquérir chez un antiquaire de Lausanne une collection de livres ayant appartenu à Calvin.

Satan redoubla ses efforts pour empêcher la parution de la Bible Scofield. Dès que l’auteur en eut pris l’initiative, sa santé fut gravement compromise. En 1908, les caisses contenant les précieux manuscrits achevés faillirent se perdre au cours de la traversée Boulogne – New York ; puis ils échappèrent miraculeusement à un incendie.

Le travail des épreuves fut considérable. Mme Scofield les lisait à haute voix, tandis que son mari les corrigeait ; ils commençaient fréquemment à 5 heures du matin pour achever tard dans la nuit.

La première édition

Enfin, en 1909, la première édition sortit de presse. Elle eut un retentissement universel et fut suivie d’une deuxième en 1917, tirée à 3 millions d’exemplaires.

Dans la préface de l’édition de 1909, on peut lire, sous la plume de l’auteur :
« L’auteur ne s’attribue aucun mérite particulier. D’autres serviteurs de Dieu ont travaillé et il est entré dans leur travail. Pendant la seconde moitié du siècle dernier, des hommes spirituels et instruits, de nombreux pays et de diverses dénominations, ont étudié la Parole de Dieu. Ils ont poursuivi leur tâche en bénéficiant de traductions bibliques toujours plus perfectionnées ; leurs travaux ont donné naissance à un grand nombre de documents, malheureusement inaccessibles à de nombreux serviteurs de Dieu. C’est pourquoi l’auteur a entrepris la tâche modeste et délicate de résumer, d’assembler et de condenser cette abondante matière… Cet ouvrage dûment complété est maintenant consacré au service et à la gloire du Dieu d’amour et de sainteté qui a manifesté sa merveilleuse grâce en Jésus-Christ ». (1er janvier 1909, C.I. Scofield).

Les caractéristiques de la Bible Scofield

Des croyants ont résumé cette œuvre magistrale dans les termes suivants :
– Notes claires et concises, résumant l’ensemble des doctrines bibliques.
– Système de références à la chaîne, au travers de l’Écriture.
– Brève introduction de chacun des 66 livres et des diverses sections de la Bible.
– Définitions irréfutables des vérités particulièrement controversées, qui rallièrent peu à peu les suffrages d’un grand nombre. A titre d’exemples, citons : l’élection, la prédestination, la prescience.
– Respect total du « il est écrit » de Dieu, allant de pair avec le respect des mystères de l’Écriture Sainte et des faits que le Seigneur n’a pas précisés dans Sa Parole.

La Bible Scofield fut le résultat des études de toute une vie. Quelqu’un la commenta de cette manière : « C.I. Scofield sut découvrir les vérités internes et les gloires cachées de l’Écriture ».

Cette œuvre engendra des convictions et est appréciée dans le monde entier.

Traduction de la Bible Scofield en français

L’influence de la Bible Scofield s’est d’emblée étendue au-delà des pays anglo-saxons ; beaucoup ont souhaité que cette œuvre paraisse aussi en d’autres langues. Ainsi une édition espagnole a vu le jour en 1962, et en 1963 la Bible Scofield traduite en allemand a été publiée. Puis dans les milieux chrétiens des pays de langue française, plusieurs responsables du monde évangélique ont entrepris des démarches en vue de la traduction de cette même Bible en français ; leurs tentatives ont abouti en 1967.

C’est le 24 juin 1921 que C.I. Scofield entra dans la présence de son Seigneur, à l’âge de 82 ans.

D’après le Salut de Dieu 1998

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* NDLR : Beaucoup connaissent « la Bible à références Scofield ». Cyrus Ingerson Scofield avait le don d’exposer clairement les vérités de l’Écriture, ce que ses commentaires de la Bible démontrent abondamment. Nous avons pensé que nos lecteurs seraient édifiés par une courte biographie qui souligne la souveraineté de Dieu dans la vie de C.I. Scofield, lequel a servi à Son conseil afin de faire connaître Sa Parole.

** Sources : Le témoin Ch. G. Trumbull, « The Life Story of C.I. Scofield » (épuisé). The Central American Bulletin, N° du 15 septembre 1921.

 

TACTIQUE

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TACTIQUE

 

La vie chrétienne n’est pas une vie de facilités. Comme soldat de Jésus Christ, chaque croyant est engagé dans un service actif (2 Tim. 2. 3). Toujours sur ses gardes, il veille constamment pour ne pas être pris à l’improviste par l’ennemi (1 Pier. 5. 8). Il n’est jamais en « permission ». Comment doit-il donc se comporter, agir ou plutôt réagir ? Quelle tactique adopter pour obtenir la victoire ? Quelle stratégie utiliser en fonction des circonstances et de la nature des attaques ?

Face à notre adversaire le diable (1 Pier. 5. 8) et devant les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes (Éph. 6. 11 et 12), la Parole de Dieu nous enseigne trois tactiques qui toutes mènent à la victoire : la fuite, la résistance et l’attaque.

La fuite

Quand nous sommes tentés par les convoitises charnelles, la seule tactique envisagée par la Parole de Dieu est la fuite. Tourner le dos aux tentations n’est pas suffisant. Il faut s’en éloigner rapidement de peur d’être séduit. Ces attaques sont trop redoutables pour les affronter avec nos propres forces. Nous devons refuser le combat qui, de toute façon, n’est pas le nôtre mais celui de l’Esprit (Gal. 5. 17). De la manière la plus impérative, Dieu nous ordonne de fuir les mauvaises compagnies et les lieux néfastes, à l’exemple de Joseph qui, devant la tentation, quitta avec tant de précipitation le palais de Potiphar, qu’il y laissa même son vêtement (Gen. 39. 12 ; 1 Cor. 15. 33). Nous devons fuir la fornication, l’idolâtrie, les disputes de mots, l’amour de l’argent, les convoitises de la jeunesse… (1 Cor. 6. 18 ; 10. 14 ; 1 Tim. 6. 3 à 11 ; 2 Tim. 2. 22). Cette attitude n’a rien à voir avec celle d’un Jonas qui s’enfuit de devant la face de l’Éternel. Dans son orgueil national, il voulait éviter d’avertir Ninive du jugement divin imminent, de peur que cette ville ennemie se repente et obtienne grâce de la part de Dieu (Jonas 1. 10 ; 4. 1 à 4). Cette attitude n’a rien à faire avec celle de Jacob, le trompeur et le menteur, qui dut s’enfuir parce qu’il craignait pour sa vie (Gen. 27. 43). Quand le soldat chrétien bat en retraite devant les tentations, ce n’est pas par lâcheté ou par faiblesse mais pour cause d’incompétence. Il est un homme qui connaît son mauvais cœur naturel. Il ne peut que se remettre à Dieu pour assurer la victoire.

La fuite fut la tactique de Moïse quand il conduisit le peuple hors d’Égypte (Ex. 14. 8) et de Josué quand il conquit la ville d’Aï (Jos. 8. 15). Elle permet de vaincre le diable en le faisant tomber dans les pièges qu’il nous tend. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la fuite du soldat chrétien dans de telles circonstances réclame de sa part un caractère bien trempé. Elle demande une bonne connaissance de soi-même et de Dieu. Dictée par la sainte volonté de Dieu, elle est contraire à l’esprit du monde qui prétend qu’il faut tout expérimenter pour former son propre jugement. Cela est pure folie car nous n’avons pas besoin de goûter à un champignon vénéneux pour savoir qu’il peut être mortel.

La résistance

Une autre tactique enseignée par la Parole consiste à résister aux attaques du diable (Jac. 4. 7) et à tenir ferme contre ses artifices (Éph. 6. 11). Pour pouvoir résister efficacement, le soldat chrétien doit se préparer avant que survienne le mauvais jour (Éph. 6. 13). Il revêtira préalablement l’armure complète de Dieu (la « panoplie ») (v. 13 à 17). Il cherchera ses armes à l’arsenal de Dieu et entrera complètement équipé dans la « résistance ». Quel capitaine serait assez fou pour équiper ses soldats quand l’attaque de l’ennemi a déjà commencé ? Quel soldat serait assez stupide pour chercher ses armes lorsque l’adversaire a chargé ?

Dans ce combat, les armes du chrétien sont avant tout : défensives. Le soldat chrétien en connaîtra le maniement et les maintiendra propres. Revêtu de son armure et portant ses armes, il va pouvoir non seulement résister de pied ferme à l’ennemi, mais il restera debout, la tête haute, sur-le-champ de bataille (v. 13). Toujours en éveil et prêt au combat, il n’enlèvera jamais son armure ni ne déposera ses armes, à l’exemple d’Urie le fidèle capitaine de David (2 Sam. 2. 11). Les reins du soldat chrétien sont ceints de la vérité. Cette vérité n’a rien de superficiel mais elle doit imprégner le croyant dans ses convictions les plus profondes. Il porte la cuirasse de la justice, une expression qui nous parle d’une conscience qui n’a rien à se reprocher. Ses pieds sont chaussés de la préparation de l’évangile de paix. Il porte le bouclier de la foi. Il s’agit du grand bouclier rectangulaire qui protégeait à la fois le cœur et les pieds du soldat romain et qui permettait d’amortir les flèches de l’ennemi et même d’en éteindre les dards brûlants. Avec le casque du salut, le combattant est ainsi protégé de la tête aux pieds. La seule arme offensive qu’il tient à la main est l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu. En présence d’un tel soldat, Satan sera maintenu à distance (1 Pier. 5. 9). L’acte de résistance fera du diable même un fugitif (Jac. 4. 8). « Le juste tiendra ferme dans sa voie » (Job 17. 9). « Un homme comme moi fuirait-il ? » disait Néhémie à son ennemi qui cherchait à le retrancher dans le temple de Dieu pour mieux le piéger. » (Néh. 6. 11).

L’attaque

La troisième et dernière tactique à notre disposition est l’attaque. Elle est de loin la plus difficile à appliquer car par nature notre esprit est prompt mais la chair est faible (Mat. 26. 41 ; Jean 18. 10 et 11). Passer à l’attaque demande une grande dépendance et beaucoup de discernement spirituel. Trop souvent nous sommes enclins à agir avec précipitation dans un esprit de jugement (Luc 9. 54) et sans discernement (Marc 9. 38 à 41). Même l’apôtre Paul s’est laissé entraîner une fois par son tempérament lorsqu’il traita de paroi blanchie un membre du sanhédrin qui n’était autre que le souverain sacrificateur. L’apprenant, l’apôtre présenta immédiatement ses excuses (Act. 23. 1 à 5). Toutefois que personne ne se méprenne : la neutralité et la passivité ne sont pas des attitudes chrétiennes. Pour passer à l’attaque, le chrétien ne dispose que d’une seule arme offensive : l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu (Eph. 6. 17). Son maniement doit être accompagné de toutes sortes de prières et de supplications (v. 18), non pour réclamer jugement et vengeance sur les adversaires mais pour demander la victoire des saints et le salut des âmes (v. 18 à 20). Satan ne peut résister à la Parole de Dieu (Luc 4. 1 à 13) et reste impuissant face à la prière de la foi.

Quand le mal est à son comble et le nom du Seigneur Jésus blasphémé, le chrétien doit non seulement prendre position mais engager le bon combat de la foi (1 Tim. 6. 12) et monter aux brèches (Éz. 13. 5). Il y a des moments où l’indignation doit se faire entendre. Ils doivent être rares car le monde est plus frappé par un témoignage d’amour que par nos saintes colères. Cette guerre est spirituelle et nos armes ne sont pas charnelles, mais puissantes par Dieu pour la destruction des forteresses (2 Cor. 10. 4 et 5). Ce combat demande une entière consécration (2 Tim. 2. 4) et entraîne des souffrances (1. 8 ; 2. 3), comme l’incompréhension, les moqueries et même la persécution. Si nous demandons la sagesse au Seigneur, nul ne pourra résister (Act. 6. 10). Telle fut l’attitude courageuse de Moïse et d’Aaron quand ils se présentèrent devant le Pharaon et ses magiciens, de Jean le Baptiseur reprochant à Hérode sa vie dissolue (Marc 6. 18) et de Paul démasquant les fraudes d’Élymas le magicien devant le proconsul à Paphos (Act. 13. 6 à 12). Devant le laxisme des autorités face à l’immoralité et aux blasphèmes proférés contre Jésus au nom de la liberté individuelle, la peur, l’immobilisme, l’indifférence et le silence sont de graves péchés. Chers jeunes amis, notre devoir est de prêcher l’Évangile d’une manière claire pour réagir contre ces choses.

En conclusion :

Il est de toute importance d’être bien préparé, de s’entraîner pour rester en forme, d’être vigilant et sobre en toutes choses (1 Pier. 5. 8). Nos armes sont des armes de lumière car, bien entretenues, elles reflètent la lumière divine. Que ce soit par la fuite, la résistance ou l’attaque, nos actions doivent être entreprises sous le regard du Seigneur. Ainsi elles aboutiront toujours à la victoire qui est celle du Seigneur (2 Chron. 32. 8 ; 1 Cor. 15. 57 ; 2 Cor. 2. 14). Ce combat n’est pas contre des forces humaines mais contre les puissances démoniaques qui se cachent derrière des instruments humains. Ce combat n’est pas le nôtre et le Seigneur est tout puissant pour donner la victoire si nous nous confions totalement en Sa puissance.

D’après Feuille aux Jeunes n° 333

 

REVIENS COMME TU ES

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Reviens…, dit l’Éternel; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon. Jér. 3. 12.
Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion; il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers. Luc 15. 20.

 

REVIENS COMME TU ES

 

Dans un village du Brésil, une mère est inquiète. Il y a quelques jours, sa fille de 18 ans est partie en laissant ce mot : « Je vais à Rio, j’en ai marre de ce trou où il n’arrive jamais rien, je veux vivre ma vie et m’éclater à la ville ». De longs mois passent, sans nouvelles. À la fin, n’y tenant plus, la maman rassemble ses économies et va à Rio de Janeiro. Là, elle s’installe dans une cabine photographique et imprime des centaines de portraits d’elle-même ; puis elle écrit un petit message au dos de chacun. Elle parcourt alors les rues de la ville, entrant dans chaque hôtel, chaque cinéma, chaque discothèque, pour déposer bien en évidence sa photo dans le hall d’accueil. Puis, à court d’argent, elle retourne chez elle.
Un matin, sa fille descend dans le hall d’un hôtel. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, sa vie de débauche l’a fait vieillir prématurément. Ses yeux accrochent la photo de sa mère; elle s’en saisit, la regarde longtemps, puis la retourne. Elle lit alors ce message : « Peu m’importe ce que tu es devenue, et peu m’importe ce que tu as fait. Je t’en prie, reviens à la maison! »
Jeune homme, jeune fille qui lis ces lignes, tu es peut-être en train de détruire ta vie. Et toi qui es adulte, il se peut que tu aies des cicatrices ineffaçables. Mais tout n’est pas perdu ! Le Dieu vivant t’appelle aujourd’hui : « Je t’aime comme tu es, j’ai donné mon Fils pour qu’il soit condamné à ta place. Je t’attends, reviens à moi, je ne te repousserai pas ».

Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

Y A T-IL UN BON DIEU ?

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Dieu est amour. 1 Jean 4. 8
La justice et le jugement sont les bases de ton trône. Ps. 89. 14
Dieu est un juste juge. Ps. 7. 11

 

Y A-T-IL UN « BON DIEU ? »

 

Peut-être cette question vous surprend-elle dans un calendrier chrétien ! Et pourtant, ce « bon Dieu » dont parlent certains n’est que pure invention. Ce bon Dieu, au cœur si tendre qu’il ne saurait punir les coupables, sous prétexte qu’il est amour, ce Dieu-là n’existe pas.
Un Dieu indulgent qui ferme les yeux et passe l’éponge sur les méfaits des hommes est en absolue contradiction avec ce que dit la Bible.
Le Dieu qu’elle nous révèle est en effet infiniment bon, mais aussi absolument juste et saint. Dieu n’est pas un Dieu tolérant, compréhensif, quand il s’agit du péché qu’il a en horreur. Ne parler que de sa bonté pour en faire un Dieu indulgent et sans exigence, c’est porter atteinte à sa justice et outrager sa sainteté.
Lisez la Bible et vous découvrirez que sa justice est inflexible et qu’elle ne souffre aucune exception. Mais vous y verrez aussi combien sa bonté dépasse ce que vous avez imaginé jusqu’à maintenant.
Dieu ne tient pas le coupable pour innocent, mais son amour nous bouleverse : il a sacrifié son propre Fils, qu’il aime d’un amour éternel, pour satisfaire entièrement sa justice en lui faisant subir le châtiment que nous méritions, pour nous délivrer d’une condamnation éternelle. Il a trouvé lui-même le moyen de concilier parfaitement sa grâce et sa sainteté.
Lecteur, nous avons besoin de ce Dieu-là, vous et moi. Si jusque-là vous avez cru plus ou moins à un « bon Dieu », oubliez cette fausse conception, mais allez vers lui sans crainte. Il est le Dieu Sauveur.

Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

L’HISTOIRE DU BAMBOU

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L’HISTOIRE DU BAMBOU

(UNE ALLÉGORIE)

 

Sur le versant des collines de la province de Kucheng, aux Indes, les arbres les plus précieux sont souvent marqués du nom de leur propriétaire. D’autre part, l’eau est habituellement amenée des sources situées au haut des montagnes jusque dans les villages, par des canaux faits de troncs de bambous, ajustés les uns aux autres.
Un bel arbre se dressait, au milieu de centaines d’autres arbres, sur le versant d’une fraîche colline, son tronc sombre et brillant, ses magnifiques branches frissonnant sous la brise du soir.
Tandis que nous l’admirions, nous fûmes conscients d’un doux bruissement de feuilles, et nous entendîmes distinctement un léger murmure : « Vous trouvez que je suis beau ; vous admirez mon tronc élevé et mes branches gracieuses ; je n’ai cependant rien dont je puisse me glorifier. Tout ce que je possède, je le dois à l’amour vigilant de mon Maître. C’est lui qui m’a planté ici, sur cette colline fertile où mes racines ont pu atteindre les sources cachées et s’y enfoncer pour s’abreuver continuellement de leur eau vivifiante, et y puiser la nourriture, le rafraîchissement, la beauté et la force pour mon être tout entier ».
« Voyez-vous les arbres qui se trouvent de l’autre côté, combien ils sont misérables et rabougris ? C’est que leurs racines n’ont pas encore atteint les sources vives. Depuis que j’ai trouvé ces eaux cachées, je n’ai jamais manqué de rien.
« Avez-vous remarqué ces caractères gravés sur mon tronc ? Regardez-les de plus près, – ils sont taillés dans mon être même. L’opération de la gravure a été douloureuse. Je me demandais alors pourquoi il me fallait souffrir ainsi, – mais c’était la main même de mon Maître qui maniait le ciseau ; et lorsque le travail fut achevé, je reconnus, avec un sanglot de joie inexprimable, que c’était Son nom même qu’Il avait gravé sur mon tronc. Je compris alors, avec une assurance inébranlable qu’Il m’aimait, et qu’Il tenait à moi, et qu’Il voulait que tout le monde sût que je Lui appartenais. Je puis bien me glorifier d’avoir un tel Maître ».
Tandis que l’arbre nous parlait ainsi de Son Maître, nous regardions autour de nous, et voici ! Le Maître Lui-même était là. Il regardait Son arbre avec un tendre amour et un ardent désir, et dans Sa main, Il tenait une hache tranchante. « J’ai besoin de toi », dit-Il. Es-tu entièrement prêt à te donner à Moi ? »
« Maitre », répondit l’arbre, « je suis tout à Toi ; mais à quoi pourrais-je T’être utile ? »
« J’ai besoin de toi », reprit le Maître, « pour apporter Mes eaux vivifiantes dans quelques lieux secs et arides qui n’en ont point ».
« Mais, Maître, comment pourrais-je servir à cela ? Je puis demeurer dans Tes sources vives, et en absorber les eaux pour ma propre subsistance. Je puis étendre mes bras vers les cieux, et m’abreuver dans Tes ondées rafraichissantes, devenir ainsi fort et beau, et me réjouir, de ce que la force et la beauté me viennent également de Toi, et proclamer à tous que tu es un Maître riche en bonté. Mais comment pourrais-je apporter de l’eau aux autres ?
La voix du Maître se fit merveilleusement tendre, tandis qu’Il répondait : « Je puis Me servir de toi, Mon arbre, si tu es prêt à me laisser faire. Il faudrait que Je t’abatte à terre et que Je t’enlève toutes tes branches, pour te laisser nu et dépouillé, – que Je t’arrache ensuite de ton pays natal, qui t’est si cher, et de tes frères, les autres arbres, – que je te transporte tout seul, bien loin, sur le versant des montagnes, où il n’y aura personne pour te parler avec amour, et où il n’y aura que des herbes, avec des fouillis d’épines et de ronces. Oui, et là Je devrai encore Me servir du couteau cruel, pour enlever une à une toutes ces cloisons qui sont dans ton cœur, et y creuser une voie libre qui permette à Mes eaux vives de couler au travers de toi.
« Tu es prêt à mourir, Me dis-tu ; oui, Mon arbre bien-aimé, TOI, tu mourras ; mais Mon eau qui apporte la VIE coulera libre et intarissable au travers de toi. Ta beauté te sera évidemment enlevée. Désormais il n’y aura plus personne pour te contempler et admirer ta fraîcheur et ta grâce. Mais il y en aura beaucoup, beaucoup, qui se baisseront pour se désaltérer au courant d’eau vivifiante qui les atteindra librement par toi. Peut-être n’auront-ils aucune pensée pour toi, c’est vrai ; mais ne béniront-ils pas ton Maître qui leur aura donné Son eau par ton moyen ? Es-tu prêt à cela, Mon arbre ? »
Je retins mon souffle pour saisir la réponse. « Mon Maître, tout ce que je suis, et tout ce que j’ai, tout me vient de Toi ! Si donc Tu as vraiment besoin de moi, je suis prêt à Te donner ma vie avec joie. Et puisque ma mort est nécessaire pour que Tu puisses donner Tes eaux vivifiantes à d’autres, je consens à mourir. Je suis à Toi. Prends-moi, mon Maître, et sers-Toi de moi comme Tu le voudras ».
Le visage du Maître se fit alors plus tendre encore. Il prit cependant la hache tranchante et, à coups redoublés, il fit tomber à terre le bel arbre. Celui-ci ne se révolta pas ; non, il s’abandonnait à chaque coup en murmurant doucement : « Mon Maître, ce que Tu veux ». Et le Maître continuait à manier la cognée ; Il continua à frapper jusqu’à ce que le tronc fût détaché de ses racines. Puis, la gloire de l’arbre, sa couronne magnifique de branches feuillues, fut à jamais perdue pour lui.
Oui, il était là, en vérité, nu et dépouillé. Mais le rayon d’amour qui illuminait le visage du Maître s’intensifia encore, lorsqu’Il prit sur Ses épaules ce qui restait de l’arbre et que, entouré des sanglots de tous ses compagnons, Il l’emporta loin, bien loin, par delà les montages. Cependant, l’arbre consentait à tout pour l’amour de son Maitre, et il murmurait faiblement : « Mon Maître, où tu voudras ».
Arrivé dans un endroit solitaire et désolé, le Maître s’arrêta, et encore une fois, Sa main se saisit d’une arme cruelle à la lame bien aiguisée, qu’Il enfonça maintenant dans le cœur même de l’arbre… Car Il voulait y creuser un canal pour Ses eaux vives, et ce n’était que par le cœur brisé de l’arbre, qu’elles pourraient jaillir sans obstacle vers la terre assoiffée. Cependant l’arbre ne se révoltait pas ; et il murmurait encore, le cœur brisé : « Mon Maître, que Ta volonté soit faite ».
Et le Maître, Son cœur rempli d’amour et Son visage ému de la plus tendre pitié, frappait de Ses coups douloureux et n’épargnait point… Et l’acier bien aiguisé continuait inlassablement son œuvre, jusqu’à ce que toutes les cloisons eussent été enlevées et que le cœur de l’arbre fût ouvert largement, d’un bout du tronc à l’autre. Et le cœur du Maître fut satisfait.
Alors Il le souleva et l’emporta doucement, meurtri et souffrant, à un endroit non encore remarqué, où jaillissait une source d’eau vive, pure comme du cristal. Il l’y déposa, l’une de ses extrémités au beau milieu des eaux vivifiantes. Et le fleuve de vie pénétra dans le cœur de l’arbre, d’un bout à l’autre, tout le long du canal creusé par les blessures cruelles ; c’était un courant doux qui coulait silencieusement, entrait en lui, le traversait, pour en ressortir ; il coulait toujours, inaltérable… Et le Maître souriait, satisfait.
Cependant, le Maître s’en alla choisir d’autres arbres encore… Il y en eut qui reculèrent par crainte de la souffrance ; mais d’autres se donnèrent joyeusement à Lui, de tout leur cœur, en disant : « Maître, nous nous confions à Toi. Fais de nous ce que tu veux ». Il les fit alors passer, l’un après l’autre, par le même chemin douloureux… Puis, Il vint les poser bout à bout… Et à mesure qu’un nouvel arbre était mis en place, le fleuve d’eau vive jaillissait de la source, frais et limpide, à travers son cœur meurtri. Le conduit devenait ainsi de plus en plus long ; il finit par atteindre les terres arides ; hommes et femmes, avec les petits enfants, exténués et assoiffés depuis si longtemps, vinrent s’y désaltérer ; puis ils s’empressèrent d’apporter à d’autres la bonne nouvelle : « L’eau vive est arrivée enfin ; la longue famine est passée ; venez boire ! » Et ils accourraient, et se désaltéraient et reprenaient vie… Le Maître, Lui, regardait ; Son cœur était rempli de joie.
Alors le Maître revint auprès de Son arbre ; Il lui demanda avec amour : « Mon arbre, regrettes-tu maintenant ta solitude et ta souffrance ? Le prix a-t-il été trop grand, – le prix nécessaire à payer pour donner au monde les eaux vives ? » Et l’arbre répondit : « Non, mon Maître, non, mille et mille fois non ! Eussé-je dix mille vies, je serais prêt à Te les donner toutes pour la bénédiction de savoir, comme je le sais aujourd’hui, que j’ai contribué à Te rendre heureux ».
La Bible dit :
« L’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » (2 Cor. 5. 14 et 15).
« Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous : étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l’étroit ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais ne périssant pas ; portant toujours partout dans le corps la mort de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle… C’est pourquoi nous ne nous lassons point ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. Car notre légère tribulation d’un moment, opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, nos regards n’étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas : car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4. 7 à 10 ; 16 à 18).

D’après B.E.N.

 

JACQUES-LA-GLOIRE

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JACQUES-LA-GLOIRE

 

Jacques-la-Gloire, comme l’appelaient ses camarades de bord, était le favori de tous, mais quelques-uns trouvaient qu’il avait trop « d’habitudes pieuses » comme ils disaient !
Un jour, un des passagers s’approcha de Jacques qui raccommodait un hamac et lui demanda :
Voulez-vous me dire pourquoi on vous appelle Jacques-la-Gloire ?
Oh ! répondit-il en riant, mes camarades m’ont donné ce nom parce qu’ils m’ont souvent aperçu en train de me répéter quelques mots d’un verset de la Parole de Dieu.
Et quel était ce verset ?

« Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » ; c’est un de nos textes préférés à ma mère et moi.
D’après ce que me dit le capitaine, continua le passager, cela vous réussit de servir Dieu ? Vous avez tous les ans de l’avancement ?
C’est le Seigneur qui fait cela, dit Jacques tranquillement. Béni soit son nom ! il donne sa grâce et sa gloire dès ici-bas, et non pas seulement quand nous sommes arrivés de l’autre côté de l’océan de la vie.
On me dit aussi que vous avez été malmené par vos camarades ?
Oh ! pas tant que ça, après tout. Et puis, que sont quelques écueils et quelques sables mouvants quand on a à bord le céleste Capitaine, et qu’il s’entretient avec vous ?

A ce moment-là le charpentier du navire s’approcha et dit :
Excusez-moi, monsieur, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’entendre votre conversation avec Jacques-la-Gloire, et je dois vous avouer qu’au commencement nous avons tout fait pour l’empêcher de lire sa Bible et de prier. Nous l’avons arrosé d’eau froide, puis d’eau chaude, nous lui avons appliqué des cataplasmes de poivre de Cayenne, nous lui avons jeté nos souliers à la tête, mais rien n’y a fait.
Allons, allons, mon vieux, tout cela est fini depuis longtemps, dit Jacques ; nous sommes maintenant les meilleurs amis du monde.
Naturellement ! reprit l’autre ; qui aurait pu continuer à chercher querelle à un gaillard comme toi qui, au lieu de se venger et de rendre les coups qu’on lui donnait, murmurait doucement « tout pour la gloire de Dieu », et puis était toujours prêt à rendre service à ses persécuteurs ? Voilà, monsieur, nous n’avons pas pu résister à l’influence de sa joie et de son bonheur, et nous avons tous suivi son exemple.
Maintenant je sais pourquoi vous l’appelez Jacques-la-Gloire, dit le passager.
Nous sommes six ou sept ici, continua le charpentier, qui remercierons Dieu jusque dans l’éternité de ce qu’il a envoyé Jacques à bord de notre navire. Il nous a lu la Bible, il a prié et parlé avec nous, et je sais que mes péchés ont été effacés par le précieux sang de Jésus, mon Sauveur ; oui, même mes péchés à moi, moi qu’on appelait autrefois « Pierre-le-Jureur ».
Jacques a raison d’en rapporter toute la gloire à Dieu, dit le passager. Ce n’est qu’avec l’aide que lui seul peut nous donner que nous sommes rendus capables de faire « tout pour la gloire de Dieu ».

D’après la Bonne Nouvelle 1971

 

LA MORT DE VOLTAIRE

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LA MORT DE VOLTAIRE

 

Voltaire se trouvait à Paris, enivré du succès d’une pièce nouvelle qu’il faisait représenter, objet d’une ovation de la foule qui l’acclamait avec un tel enthousiasme qu’il s’écriait : « Vous voulez donc me faire mourir de plaisir ? » Soudain une violente hémorragie se produisit et mit ses jours en danger.
Ses amis, Diderot, d’Alembert, Marmontel, accoururent pour le soutenir dans ses derniers moments, mais ce ne fut, raconta l’un de ses biographes, que pour être témoins de la mort la plus terrible qui frappa jamais l’impie.
La rage, les remords, le blasphème, les reproches de la conscience, tout cela accompagna la longue agonie de l’athée mourant.
Il maudit ses amis en leur disant : « Retirez-vous, c’est vous qui m’avez mis dans l’état où je suis. Allez-vous-en ! J’aurais pu me passer de vous, alors que vous ne pouviez pas vous passer de moi, et quelle misérable gloire est celle que vous m’avez procurée ! »
On l’entendit supplier et blasphémer le Dieu qu’il avait haï pendant sa vie. Il s’écriait parfois : « O Christ ! O Jésus Christ ! » Un jour on le vit tenir un livre de prières, en essayant d’invoquer Dieu. Il était tombé de son lit dans les convulsions de l’agonie et restait étendu sur le parquet, impuissant, désespéré, s’écriant : « Ce Dieu que j’ai renié ne viendra-t-il pas me sauver aussi ? »
Son médecin, Monsieur Tronchin, le trouva un jour plongé dans le plus grand effroi, s’écriant avec horreur : « Je suis abandonné de Dieu ! Docteur, je vous donne la moitié de ce que je possède si vous pouvez me prolonger la vie de six mois ! » Le médecin lui répondit : « Monsieur, vous n’avez pas six semaines à vivre ! » « Dans ce cas, répondit Voltaire, j’irai en enfer, et vous avec moi ! »
Tronchin a raconté sa mort dans une lettre qu’il écrivait à un ami. Elle est une leçon singulièrement solennelle pour tous ceux qui ont pensé, comme Voltaire, que la vie et la mort peuvent se passer de la foi.
Voici ce qu’il dit : « Il finit par tomber dans un état de désespoir et de démence le plus affreux. Je ne me le rappelle pas sans horreur. Dès qu’il vit que tout ce qu’il avait fait pour augmenter ses forces avait produit un effet contraire, la mort fut devant ses yeux ; dès ce moment, la rage s’est emparée de son âme. Si mes principes, mon ami, (Tronchin était croyant) avaient eu besoin que j’en serrasse les nœuds, l’homme que j’ai vu dépérir, agoniser et mourir sous mes yeux, en aurait fait un nœud gordien ; et, en comparant la mort de l’homme de bien, qui n’est que la fin d’un beau jour, à celle de Voltaire, j’aurais bien vu la différence qu’il y a entre un beau jour et une tempête, entre la sérénité de l’âme du sage qui cesse de vivre, et le tourment affreux de celui pour qui la mort est « le roi des épouvantements ». Grâces au Ciel, je n’avais pas besoin de ce spectacle ! »
Il mourut, et son agonie fut telle que son infirmière déclara que, pour tous les trésors de l’univers, elle ne consentirait pas à voir mourir un autre athée.
La Bible, qui est vraiment la Parole de Dieu, déclare : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant ! » Héb. 10. 31, parce qu’on ne se moque pas de Lui.
Mais elle déclare également que le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se repente et qu’il vive, et elle ajoute :
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » Héb. 3. 7.

D’après Salut de Dieu 1984