IL A TROUVÉ LA FOI EN ÉCRIVANT BEN-HUR

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Il A TROUVÉ LA FOI EN ÉCRIVANT BEN-HUR

 

Je venais de terminer la lecture de « Ben-Hur » et le livre était encore sur la table quand l’auteur, Lew Wallace, entra dans la pièce.
Ce volume m’a apporté une grande bénédiction, lui dis-je, et j’ai l’intention de le relire plusieurs fois.
L’auteur parut heureux à la vue de mon enthousiasme, aussi me risquai-je à lui demander ce qui l’avait amené à écrire cette histoire.
Après un instant de réflexion, il répondit : « C’est avec plaisir que je vais vous le dire » et s’installant plus confortablement sur son siège, il relata simplement le récit suivant :
– J’étais connu comme un athée invétéré, ayant renié entièrement le christianisme. Robert G. Ingersoll était alors un de mes amis intimes. A cette époque je venais de donner ma démission de gouverneur du territoire d’Arizona et me dirigeais vers l’est du pays en compagnie d’Ingersoll.
Comme le train approchait de St Louis, nous découvrîmes au même moment une forêt de clochers.
– N’est-ce pas étrange, s’écria Ingersoll, que tant de personnes, apparemment intelligentes, continuent à croire aux folles doctrines que l’on enseigne dans ces églises ? Quand donc comprendra-t-on que les enseignements de la Bible ne sont que folies ?
Nous continuâmes à discourir sur ce sujet pendant un certain temps, puis tout à coup, Ingersoll me dit à brûle-pourpoint :
– Dites donc, Wallace, vous êtes un érudit et un penseur, pourquoi ne cherchez-vous pas des documents et ne donnez-vous pas au monde un livre prouvant la fausseté des doctrines de Jésus Christ, l’erreur de croire que pareil personnage ait jamais existé et la folie de penser qu’il puisse être l’auteur des doctrines du Nouveau Testament ? Une telle étude vous assurerait une gloire mondiale. Ce serait un chef d’œuvre et l’unique moyen de mettre fin à cette chimère et à tout ce qui concerne ce soi-disant Christ et Sauveur du monde.
Cette suggestion fit une profonde impression sur mon esprit et nous nous mîmes à discuter sur la portée d’un tel livre. En nous séparant, j’assurai à mon ami que j’allais me mettre immédiatement au travail et publierai une étude qui serait le chef d’œuvre de ma vie et le couronnement de mes efforts.
J’arrivai à Indianapolis où j’habitais et racontai mon nouveau projet à ma femme. Elle était croyante et naturellement mon plan l’attrista profondément, mais j’étais résolu à le réaliser et commençai à rassembler tous les documents que je trouvai dans les bibliothèques d’Amérique et d’Europe. Je recueillis tout écrit qui pouvait projeter quelque lumière sur l’époque pendant laquelle, suivant la tradition, Jésus aurait vécu.
Plusieurs années s’écoulèrent ainsi et quand j’eus en main toutes les preuves nécessaires, je commençai à écrire l’ouvrage projeté.
J’en étais au quatrième chapitre quand la conviction que Jésus Christ était une personnalité aussi vivante que Socrate, Platon, Jules César et les autres hommes de l’Antiquité, s’empara de moi. Cette conviction devint une certitude : je dus reconnaître que Jésus Christ avait vécu sur la terre et les faits historiques de cette période ne faisaient que corroborer mon assurance.
Je me sentais dans une fausse position. En effet, n’avais-je pas commencé à écrire un livre dont l’unique but était de prouver que Jésus Christ n’avait jamais existé ?
Et maintenant, en face des faits, j’étais obligé de reconnaître qu’il avait vécu sur la terre comme Jules César, Marc-Antoine, Virgile ou Dante.
Une autre question commença à me tourmenter : « Si Jésus avait réellement vécu (et il ne pouvait y avoir de doute à ce sujet) n’était-il pas aussi le Fils de Dieu et le Sauveur du monde ? »
Cette conviction devint graduellement une réalité dans mon âme et je crus fermement que Jésus était non seulement une personne vivante, mais qu’il était également ce qu’il avait déclaré Lui-même : le Fils de Dieu.
Une nuit, je n’oublierai jamais ce moment, je tombai à genoux et, pour la première fois de ma vie, demandai à Dieu de se révéler à moi, de pardonner mes péchés et de m’aider à devenir un de ses fidèles serviteurs.
Vers le matin, la lumière se fit dans mon âme. J’éveillai ma femme en lui annonçant la nouvelle que j’avais accepté Jésus pour mon Seigneur et Sauveur. Il aurait fallu que vous puissiez voir sa figure rayonnante, quand elle entendit les paroles de foi que je prononçai.
-« Oh ! Lew », dit-elle, « depuis le jour où tu m’as annoncé ton intention d’éditer ce livre, je n’ai cessé de prier pour que tu trouves Jésus en l’écrivant ».
Nous nous agenouillâmes au pied du lit à cette heure matinale et ensemble remerciâmes Dieu pour sa miséricorde et la voie glorieuse sur laquelle il m’avait conduit.
Je ne crois pas qu’il puisse exister de joie plus intense au ciel que celle que nous avons éprouvée ce matin-là quand, après bien des années de mariage, nous fûmes vraiment unis dans la communion en Christ.
Je demandai ensuite à ma femme : « Que ferai-je maintenant de tous ces documents que j’ai recueillis au prix de tant d’efforts et de renoncements ?
– Oh, me répondit-elle, écris encore une fois les quatre premiers chapitres, puis lance ce livre dans le monde, afin de prouver, d’après tes recherches personnelles, que Jésus Christ est bien ce qu’Il avait déclaré : le Fils de Dieu et le Sauveur du monde.

D’après Almanach Évangélique 1962
Log of the Good Ship Grace

LETTRE DE DICKENS A SON FILS

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LETTRE DE DICKENS A SON FILS

 

Dickens, le célèbre romancier anglais, ennemi déclaré du formalisme religieux, écrivit les lignes suivantes à son plus jeune fils, au moment où ce dernier s’apprêtait à quitter le pays.
« Je t’écris aujourd’hui cette lettre parce que ton avenir me tient à cœur, et parce que je désire te laisser quelques paroles d’adieu auxquelles tu puisses penser de temps à autre, durant tes heures de détente.
Je n’ai pas besoin de te dire combien je t’aime et combien je souffre de devoir me séparer de toi, mais la moitié de la vie se passe en séparations, apprenons donc à supporter ces circonstances pénibles.
Je puise un grand réconfort à la pensée que tu choisiras librement la carrière la mieux adaptée à tes capacités ; ce qui t’a manqué jusqu’ici, c’est un but précis, invariable. Je n’avais pas encore ton âge lorsque je dus commencer à gagner ma vie.
Efforce-toi de ne faire du tort à personne, et de traiter ceux qui pourraient être sous tes ordres comme tu voudrais être traité toi-même si tu étais à leur place.
Fais bien tout ce que tu fais.
Demeure plein de charité envers chacun et ne te laisse pas décourager si parfois on en manque à ton égard.
Si quelqu’un doit désobéir au commandement du Sauveur : « Aimez-vous les uns les autres », il vaut mieux que ce soit ton prochain que toi.
J’ai mis un Nouveau Testament parmi tes livres pour les mêmes raisons qui m’ont incité jadis à te donner un exposé de la doctrine chrétienne. C’est le meilleur livre que le monde ait jamais connu et connaîtra jamais.
Tout être humain qui suit fidèlement les préceptes contenus dans ce saint Livre sera conduit dans le droit chemin.
Lorsque tes frères partirent l’un après l’autre, je leur ai écrit à chacun d’eux comme je t’écris aujourd’hui. Je les ai engagés à se laisser guider par ce Livre sans se préoccuper des interprétations humaines qui en ont été données.
Admire la beauté de Christ. Si tu mets en pratique Sa Parole à la fois avec sérieux et humilité, tu deviendras certainement un homme juste et droit.
Remarque encore ceci : plus nous prenons les choses de Dieu au sérieux, moins nous nous croyons permis de les critiquer.
N’abandonne jamais l’habitude que tu as prise de prier matin et soir dans le silence de ta chambre. Moi-même je n’ai jamais cessé de prier, et je connais par expérience toutes les consolations de la prière.
J’aime à croire que tu sauras toujours reconnaître l’amour de ton père, mais sache que tu ne peux mieux lui prouver le tien qu’en faisant ton devoir ».
Ceux qui ont connu Dickens, ajoute son biographe, savent que chaque mot qu’il prononçait sortait de son cœur.

D’après Almanach Évangélique 1962

 

UN CONTRETEMPS HEUREUX

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UN CONTRETEMPS HEUREUX

 

Madame L. est appelée d’urgence auprès de ses enfants à T, sa fille ayant besoin d’aide. Or dès le troisième jour, son mari téléphone en la priant de revenir le plus vite possible car il a une forte fièvre. Son gendre l’amène aussitôt à la gare pour qu’elle puisse prendre le premier train en partance pour B. Hélas, en arrivant sur le quai de gare, le train vient de partir !
Attendons le suivant, pense-t-elle. Le Seigneur veut peut-être que je rencontre une âme en détresse, comme me l’a dit mon gendre. Il permet aussi ce que nous appelons des contretemps heureux.
Le train entre en gare. A peine est-elle assise dans un compartiment qu’une jeune fille d’environ vingt ans lui demande : Pardon, Madame, êtes-vous sûre que ce train s’arrête à B. ? Elle lui répond qu’elle en est certaine. Or à trois reprises, cette jeune fille lui pose la même question.
Alors Mme L. comprend que c’est cette âme que le Seigneur a placée sur son chemin ! « Vous me paraissez bien inquiète, dit-elle. Voulez-vous venir vous asseoir près de moi ? « Oui, très volontiers » répond-t-elle.
Alors, pour engager la conversation, Mme L. lui dit : « D’où venez-vous ? »
« De Font-Romeu », répond la jeune fille.
Mme L. poursuit : « C’est une belle région, avec beaucoup de forêts, je crois ».
« Oui, je le crois », répond cette jeune fille, « mais en ce qui me concerne, j’ai fait là un séjour à l’hôpital ».
« A l’hôpital déjà, à votre âge » ? La conversation commence vraiment, la jeune fille est en confiance et ouvre son cœur : « J’ai voulu me suicider » !
Mme L. lui demande alors : « Que s’est-il donc passé pour que vous en soyez arrivée là » ?
« Au travail, on se moquait de moi », répond-elle, « on cherchait à me détruire. Je redoutais, chaque matin de me retrouver en face de mes collègues ».
« Vous avez des parents ? » lui demande Mme L.
« Oh, oui, mais je n’ai aucune affection de leur part ».
« Et votre psychiatre, qu’en pensez-vous » ?
– « Ah, c’est vraiment un chic type. Je suis contente de lui raconter tous mes soucis. Il m’écoute et me donne de bons conseils ».
Alors Mme L. lui dit : « Voyons, quand vous sortez de son cabinet de consultation honnêtement, que ressentez-vous » ? La jeune fille la regarde droit dans les yeux et après un instant de réflexion, lui dit : « Le vide, et ensuite à nouveau le vide…c’est pour cela que je voulais plus vivre ».
Alors Mme L. lui raconte qu’elle vient de manquer le train précédent et quelle a compris qu’elle devait rencontrer une âme en détresse, que Dieu voulait qu’elle la rencontre. « Savez-vous, lui dit-elle aussi : il y a quelqu’un qui vous aime ».
« Ah non ! il n’y a personne » lui répond son interlocutrice. Alors Mme L. sort sa Bible de son sac et lui lit : « Venez à moi, vous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 29).
La jeune fille écoute de plus en plus, avec étonnement. Elle n’a jamais entendu parler de l’amour de Dieu, ni de Jésus. Une heureuse conversation s’en suit. Puis, après un long silence, elle demande à Mme L. : « Avez-vous des enfants de mon âge ? N’ont-ils jamais eu la pensée de se suicider » ?
« Ah non ! », lui répond Mme L., « ils connaissent Jésus comme leur Sauveur. Leur joie et leur confiance sont en Lui. Si des difficultés surviennent, ils sont aidés pour tout supporter ».
Le train approche de la gare où Mme L. doit descendre. Elle donne à la jeune fille sa propre Bible, et l’assure qu’elle priera chaque jour pour elle. Quelques jours après une lettre arrive à son domicile la jeune fille écrit pour dire qu’elle est très heureuse de lire le saint Livre. D’autres lettres suivent et puis un grand silence s’établit. Seul le Seigneur connaît la suite de cette belle histoire.
Un homme de Dieu dit un jour à Mme L. : « On a souvent de belles histoires mais le Seigneur permet qu’un autre serviteur prenne la suite. Peut-être sait-il que nous deviendrons trop orgueilleux et nous en arriverions à penser que nous avons joué un rôle déterminant pour qu’une âme s’approche du Seigneur. A Lui seul doit être toute la gloire ! »

D’après A.L.

 

LE REPAS DE LA VEUVE

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LE REPAS DE LA VEUVE

Sur le flanc solitaire d’une colline vivait, au 19ème siècle, une pauvre veuve qui avait appris à remettre toutes ses difficultés à Celui qui a dit : « Que tes veuves se confient en moi ».
Une fois, en plein hiver, elle vit que ses provisions, jamais très abondantes, étaient à peu près complètement épuisées vu la difficulté de trouver du travail en cette saison. Confiante, elle espéra pouvoir gagner quelques sous le lendemain pour pouvoir acheter de quoi manger.
Mais durant la nuit, une terrible tempête de neige s’abattit sur la région et le sentier conduisant à sa petite maison était devenu impraticable. Ses forces ne lui permettaient pas de s’aventurer dehors, ni même de se rendre dans quelque ferme avoisinante. Elle se remit donc au seul Ami qui pouvait lui venir en aide, et, avec des actions de grâces et beaucoup de reconnaissance, elle lui présenta ses besoins.
Elle n’était pas depuis longtemps sur ses genoux lorsqu’un coup fut frappé à la porte.
« Non, Seigneur, dit-elle, tu ne peux pourtant pas m’envoyer la réponse aussi vite ».
Les coups persistant, elle finit par ouvrir : une jeune fille lui apportait quelques kilos de farine.
– Voilà, dit-elle, mon père vous envoie ça ; soyez reconnaissante que je vous l’apporte par un temps pareil. Toute la matinée il n’a cessé de me rabattre les oreilles, et neige ou pas neige il fallait que je vous l’apporte. C’était dur d’arriver jusqu’ici.
Elle continuait à bavarder lorsqu’un regard jeté sur la vieille dame l’interrompit. Cette dernière se tenait debout en face d’elle, les yeux pleins de larmes ; elle finit par s’écrier :
Il est toujours le même, toujours le même ! Depuis que je me confie en Lui, il ne m’a jamais fait défaut.
J’ai mis sur le feu l’eau et le sel, mais je n’avais pas un atome de farine à mettre dedans, et je demandais justement au Seigneur de pourvoir à mon repas au moment où tu as frappé. Et voici, le repas arrive au moment où je le demandais.

D’après Almanach Évangélique 1963

RÉSULTAT INATTENDU D’UN PARI

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RÉSULTAT INATTENDU D’UN PARI

 

M. Thorpe, l’un des adversaires les plus acharnés de l’évangéliste Whitefield, non seulement ne se gênait pas pour interrompre le prédicateur en public, mais, dans certains cercles privés le contrefaisait avec un talent particulier. Une fois, entre autres, il fit un pari avec trois de ses compagnons : c’était à celui qui imiterait le mieux Whitefield prêchant. Chacun ouvrirait la Bible au hasard et improviserait un sermon sur le premier verset qui se présenterait à ses yeux ; un auditoire devait adjuger les prix.
Les trois camarades participèrent au jeu avec une ironie insultante, puis vint le tour de Thorpe.
Une table servait de tribune ; quand il y monta, il s’écria avec arrogance : « je vais vous battre tous ».
Il ouvrit la Bible et Dieu, dans sa grâce, dirigea son regard sur ce verset du chapitre 13 de l’évangile selon Luc : « Si vous ne vous repentez, vous périrez tous ».
Au fur et à mesure qu’il lisait ces mots, la lumière, comme un éclair, traversa son âme, il comprit que ces termes s’adressaient à lui-même ; au lieu de rire, il prêcha pleinement convaincu de son entière culpabilité. Jamais les vérités concernant le péché, la mort, l’éternité ne furent commentées sous un aspect aussi terrifiant, car il ne s’y mêlait aucune grâce. Les paroles tombaient de ses lèvres avec un tel accent de sincérité et de vérité que, ainsi qu’il le raconta plus tard, il sentait ses cheveux se dresser sur sa tête.
Personne ne l’interrompit, tout le monde autour de lui sentait la solennité de la révélation qu’il venait de recevoir si brusquement.
Bien que leur étonnement se transforma peu à peu en mauvaise humeur, ses auditeurs restaient fascinés, l’écoutant et buvant ses paroles. Quand il eut terminé, un profond silence régna parmi l’assistance, et personne n’osa mentionner le pari.
Thorpe se retira immédiatement et sans dire quoi que ce soit, et il ne retourna jamais dans ce cercle.
Après un temps de lutte et de détresse profonde, il accepta la lumière de l’évangile et devint un puissant prédicateur de la grâce.

D’après Almanach Évangélique 1963

IL CROYAIT FAIRE UNE ERREUR

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IL CROYAIT FAIRE UNE ERREUR

Un chrétien âgé, qui avait prêché l’évangile durant de nombreuses années, racontait que, jeune homme d’environ vingt ans, il voyageait à cheval dans une région des États Unis où les habitations étaient rares.
Il arriva à un carrefour et ne sut quelle direction prendre ; se tromper de chemin était grave, car on parcourait facilement bien des kilomètres sans rencontrer âme qui vive. Comme l’une des routes paraissait plus fréquentée que l’autre, il choisit celle-ci, d’autant plus qu’elle semblait prendre la direction qu’il cherchait. Cependant, après avoir trotté plusieurs heures, il se trouva devant une rivière, la route se terminait là. Que faire ? Il avait pourtant prié pour que Dieu dirige ses pas.
Regardant autour de lui, il aperçut un homme qui coupait du bois ; il s’approcha et s’informa de la direction à suivre.
– Monsieur, répondit l’homme, il n’y a pas de route pour cette ville, vous êtes obligé de retourner jusqu’au carrefour.
Apprenant que son interlocuteur était évangéliste, il poursuivit :
– Allez chez moi, ma femme sera heureuse de vous recevoir.
La femme, sitôt qu’elle sut qui il était, lui dit fermement :
– N’allez pas à la ville, restez ici.
Comme il protestait qu’on l’attendait :
– De toute façon, dit-elle, vous ne pouvez y arriver ce soir. Entrez, personne ne saurait être le plus bienvenu.
Les larmes lui vinrent aux yeux lorsqu’elle ajouta :
Vous êtes la réponse à mes prières, j’ai demandé à Dieu de nous envoyer un prédicateur pour la réunion que nous avons ici ce soir.
Le soir, la grande chambre de la maison était remplie ; l’évangéliste lança un appel pressant ; son hôtesse eut par la suite la joie de voir son mari et ses enfants accepter Christ comme Sauveur.
Les voies de Dieu ne sont pas les nôtres ; il conduit celui qui se remet à Lui afin d’accomplir ce pour quoi Il l’envoie.

 

D’après Almanach Évangélique 1967

 

À L’AISE AVEC DIEU, OU AVEC SATAN ?

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Notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, les incrédules en qui le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées. 2 Cor. 4. 4.

 

À L’AISE AVEC DIEU, OU AVEC SATAN ?

 

La tendance naturelle de l’homme pécheur, c’est de n’avoir aucune liberté avec Dieu, mais de se sentir libre avec Satan. Il a peur de Dieu, mais il n’a pas peur du diable. C’est vrai qu’il n’aimerait pas être en enfer avec lui ; certains tremblent à cette idée, mais peu sont terrifiés de marcher avec lui tous les jours. L’homme peut être libre avec Satan et marcher à l’aise avec lui sur la terre, mais avoir en revanche une parfaite horreur de marcher avec Dieu. Et vous-même, vous sentez-vous bien avec Dieu ? Peut-être que plus tard, au ciel, vous aimeriez être avec lui ; mais cette proximité, la souhaitez-vous maintenant ? C’est là la question.
Vous sentez-vous à l’aise avec Dieu ? Aimeriez-vous qu’il vous prenne simplement tel que vous êtes? S’il vous prenait tel que vous êtes, pourriez-vous lui faire confiance ? Mais si Dieu devait vous prendre exactement comme vous êtes en ce moment, n’y aurait-il pas quelque chose dont vous seriez effrayé ? En pensant à Dieu, vous avez peur et vous refusez de vous approcher de lui dans votre état actuel : qu’y a-t-il là de si terrible ? Et vous n’avez pas peur de faire confiance à Satan ?
Satan est « le dieu de ce siècle », c’est-à-dire le dieu de ce monde ; là, les hommes n’ont pas peur. N’est-ce pas étrange ? Dans le monde de Satan, les hommes sont à leur aise, mais avec Dieu, ils ne le sont pas. Ils vont facilement dans des lieux de tentation où Christ ne se trouve assurément pas ; et dans les lieux où Christ – s’il était encore sur la terre – aurait pu honorer Dieu, ils sont mal à l’aise. Ils vont chercher leurs plaisirs là où Christ ne peut pas trouver le sien, et ils n’ont pas peur de Satan, même s’ils savent qu’il se trouve dans ces lieux-là. Ils sont effrayés là où brille la lumière, mais ils n’ont pas peur de l’obscurité. Les ténèbres sont leur élément ; la lumière, leur crainte. C’est là une chose terrible ! « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » (1 Jean 1. 5). Satan, dans ce monde, est le prince des « dominateurs de ces ténèbres » (Éph. 6. 12).

D’après le Seigneur est proche Mai 2018
J.N. Darby
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

QUI A CACHÉ LE LIVRE ?

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QUI A CACHÉ LE LIVRE ?

En prêchant l’évangile, nous avions parcouru toute une région de l’Inde et venions d’arriver dans un village qui devait être notre dernière étape.
Je lus le récit du second chapitre de Luc, l’annonce aux mages de la naissance du Sauveur. Ma lecture terminée, je m’apprêtais à commenter ce magnifique passage lorsqu’un homme, assis au premier rang et qui semblait être le porte-parole des gens rassemblés autour de nous, se leva et dit :
– Combien de temps s’est-il écoulé depuis la naissance du Fils de Dieu ?
J’expliquai qu’il y avait bientôt deux mille ans.
Le vieil homme réfléchit un moment, puis il reprit :
– Qui a caché ce livre pendant tout ce temps ? Pourquoi cette nouvelle ne nous parvient-elle que maintenant ?
Que dire ? Je cherchai à l’assurer que nous faisions notre possible depuis de nombreuses années pour le distribuer, mais que le monde est vaste, et qu’il faut du temps pour aller partout.
Néanmoins ces mots retentirent longtemps encore à mes oreilles : « Qui a caché le Livre ? »

 

D’après Almanach Évangélique 1967

LE VISITEUR DE MIDI

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LE VISITEUR DE MIDI

 

« Je suis ennuyé, expliqua l’ecclésiastique au bedeau d’une église de village ; chaque jour, à midi, un petit homme, pauvrement vêtu, entre dans l’église ; je le vois des fenêtres de la cure. Il ne reste que quelques minutes, mais il est mystérieux, et vous savez, les ornements de l’autel ont beaucoup de valeur ! Je voudrais que vous exerciez une surveillance discrète, et, si possible, que vous le questionniez ».
Le gardien se tint aux aguets, et effectivement, au coup de midi, le petit homme arrivait quotidiennement ; il finit par accoster le visiteur étrange.
– Dites donc, l’ami, que faites-vous ici chaque jour ?
– Je viens prier, fut la réponse tranquille.
– Mais, répliqua le premier, vous ne restez pas assez longtemps pour prier. Vous n’êtes là que quelques minutes, vous allez jusque dans le chœur puis vous partez.
– Oui, c’est exact. Je ne sais pas faire de longues prières, mais chaque jour à midi, je viens et je dis : « Jésus, c’est Jim ». J’attends une minute et puis je m’en vais. C’est une prière très courte, mais je suis certain qu’Il m’entend ».
Quelque temps après, le vieux Jim fut renversé par un camion et conduit à l’hôpital ; bien qu’au lit avec une jambe fracturée, il avait l’air parfaitement heureux.
La salle où il fut transporté était devenue une source de plaintes constantes : parmi ses occupants, les uns étaient sombres, d’autres pauvres et misérables, d’autres encore ne savaient que se plaindre du matin au soir ; l’infirmière de service avait usé de tous les moyens imaginables pour leur apporter un peu de joie, mais toujours en vain.
Après l’arrivée de Jim, sans qu’on s’en rendit compte, les choses changèrent petit à petit ; les hommes cessèrent de murmurer, et se montrèrent satisfaits et contents, ils prirent leurs médicaments, mangèrent de bon cœur ce qu’on leur présentait, on n’entendait plus de lamentations. La garde, une fois, à l’écoute d’un joyeux éclat de rire demanda :
– Qu’est-il donc survenu dans cette salle ? Vous êtes tous devenus de si bons malades, vous avez l’air content, vous n’avez donc plus de raison de vous plaindre ?
– Oh ! C’est grâce au vieux Jim, répondit l’un des patients. Il est toujours de bonne humeur, toujours gai, ne gémit jamais bien qu’il doive souffrir beaucoup ; cela nous a fait honte, et nous ne pouvons pas grogner quand Jim est là.
La sœur s’approcha alors du lit du petit vieux ; ses cheveux gris lui donnaient un air angélique, et son regard était plein de paix.
– Et bien ! Jim, dit-elle, vos compagnons disent que vous êtes responsable du changement survenu dans cette salle, parce que vous êtes toujours heureux.
– Eh ! Oui, certainement, je le suis, je ne peux même pas m’empêcher de l’être, car voyez-vous, c’est grâce à mon visiteur ; chaque jour il m’apporte du bonheur.
– Votre visiteur ? La garde demeura abasourdie, car elle avait remarqué que Jim, homme solitaire et sans relations, ne recevait jamais de visites. Votre visiteur ? répéta-t-elle, mais quand donc vient-il ?
– Chaque jour, répliqua Jim et ses yeux brillaient. Oui, chaque jour à midi. Il vient, se tient au pied de mon lit, Il sourit et me dit : « Jim, c’est Jésus ».

D’après Almanach Évangélique 1959.

 

LES DERNIERS JOURS DE CHARLES DARWIN

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LES DERNIERS JOURS DE CHARLES DARWIN

 

Le nom de Charles Darwin est bien connu du monde entier comme celui d’un savant naturaliste dont les théories évolutionnistes firent beaucoup de bruit au siècle passé ; ses principes étaient même devenus une philosophie dont se targuaient bon nombre de disciples ; du reste le mot darwinisme est demeuré synonyme d’évolutionnisme.
Pourtant, arrivé au bout de sa carrière, le vieillard accepta le salut offert par grâce à tout homme pécheur ; il avait retrouvé la faculté d’admirer les beautés de la nature, faculté que, selon son autobiographie, il avait perdue durant un certain temps.
Voici comment Mme Hope raconte la chose tout en affirmant son absolue authenticité :
« On me pria un jour d’aller tenir compagnie au célèbre Charles Darwin, car il dut s’aliter quelques mois avant de mourir. Chaque fois que je le voyais, je me disais que son portrait ferait une magnifique peinture à ajouter à la collection d’un musée, mais jamais je n’ai éprouvé cette sensation aussi vivement que par cet après-midi particulièrement belle. Assis dans son lit, vêtu d’un peignoir pourpre brodé, soutenu par des coussins, il laissait son regard errer sur la campagne bordée à l’horizon par une forêt, des champs de blé brillaient au soleil. Son noble front et ses traits fins parurent s’illuminer de plaisir lorsque j’entrai dans la chambre. D’une main il montra la fenêtre et le paysage qu’il pouvait contempler, tandis que de l’autre il tenait une Bible ouverte qu’il étudiait.
– Que lisez-vous maintenant ? Demandai-je en m’asseyant à côté de son lit.
– Les Hébreux, répondit-il, toujours les Hébreux ; je l’appelle l’épître royale, car elle est grande.
Puis montrant du doigt certains passages, il se mit à les commenter.
– J’ai fait quelques allusions aux opinions de certaines personnes sur l’histoire de la création et sur leur interprétation des premiers chapitres du livre de la Genèse.
Il paraissait sincèrement malheureux, ses mains se crispaient nerveusement et son visage reflétait une angoisse profonde.
– J’étais jeune alors, continua-t-il, avec des idées non encore formées ; je rejetais tout mystère, toute supposition, m’interrogeant sur tout ; à mon grand étonnement, les thèses que j’avais émises firent immédiatement boule de neige, et on se fit même une religion de ces raisonnements.
Il s’arrêta, exprima encore quelques pensées sur la sainteté de Dieu et la grandeur du saint Livre. Puis regardant la Bible qu’il avait soigneusement gardée à la main tout ce temps, il ajouta brusquement :
– J’ai un pavillon dans le jardin qui peut contenir une trentaine de personnes, je voudrais que vous y teniez une réunion, car je sais que vous le faites dans les villages. Rassemblez demain après-midi les domestiques, quelques voisins et habitants de cette localité et vous leur parlerez.
– Sur quel sujet ? Demandai-je.
Sur Jésus Christ, répondit-il d’une voix claire et forte, puis plus bas : et de son œuvre de salut ; n’est-ce pas là le meilleur thème ? J’aimerais que vous chantiez ensuite quelques cantiques.
Jamais je n’oublierai le regard magnifique qui illumina son visage à ce moment-là, et il continua :
– Si cette réunion a lieu à trois heures, la fenêtre sera ouverte, et je pourrai chanter avec vous.
« Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais» (Jean 11. 25 et 26).

D’après Almanach Évangélique 1959