LA CONSCIENCE

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Leur conscience rendant… témoignage, et leurs pensées s’accusant entre elles, ou aussi s’excusant. Rom. 2. 15.

 

LA CONSCIENCE

 

Aujourd’hui, beaucoup de gens ont malheureusement fermé leurs oreilles à la voix de leur conscience. Sinon, comment pourraient-ils dormir paisiblement, ainsi loin de Dieu, au lieu d’être tourmentés par la question de savoir comment ils peuvent être réconciliés avec Dieu ?
A ce propos, on peut raconter l’anecdote suivante :
« Un juge demandait à l’avocat de la défense : Avez-vous quelque chose à dire en faveur de l’accusé ? Oui, répondit l’avocat, je demande que le verdict qui sera rendu prenne en compte la surdité de mon client. Il n’a pas entendu la voix de sa conscience ».
Cette plaisanterie, bien sûr, a un arrière-plan sérieux. Il ne s’agit pas d’entendre physiquement, mais d’une conscience à l’œuvre, que beaucoup répriment ou étouffent complètement – le résultat en est fatal.
Parfois cette voix se rappelle doucement à nous, à l’improviste, alors que nous ne le voulons pas. Des expériences oubliées émergent alors : des infidélités, de la malhonnêteté, de la jalousie, des mauvaises pensées, etc.
Et puis, finalement, c’est le moment de prêter attention à « l’avocat de Dieu », comme on a appelé la conscience, et de chercher un chemin de salut.
Tout peut être remis en ordre, même les pires fautes, et cela devant le Juge suprême, Dieu Lui-même. C’est pour cela qu’Il a envoyé Jésus Christ, son Fils, pour être la propitiation pour nos péchés. Mais nous devons croire en Lui et confesser entièrement tous nos péchés (voir 1 Jean 4. 10 ; 1. 9).
C’est une offre extraordinaire de la part de Dieu. La question est : l’accepterez-vous ?

D’après « The Good Seed » Septembre 2019

 

LA BONNE SEMENCE

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LA BONNE SEMENCE

 

Dans un wagon de train, un colporteur vendait des Bibles
Un voyageur en acheta cinq et les jeta par la portière. Cela peina le colporteur, mais, comme la gare où il descendit était très éloignée, il ne put retourner en arrière à l’endroit où les Bibles étaient tombées.
Longtemps après alors qu’il avait complètement oublié cet incident, il reçut l’autorisation de visiter les postes de garde-voies, échelonnés le long de la ligne.
Comme il entrait chez l’un d’eux, et qu’il montrait ses Bibles, quelqu’un s’écria :
Voilà justement des livres comme ceux que nous avons trouvés le long des rails, et qui nous ont fait tant de bien.
Nous n’aurions pas pu les acheter et nous n’aurions pas voulu non plus les accepter gratuitement.
Qui donc a jeté ainsi des Nouveaux Testaments par les fenêtres pour que d’autres les lisent ?
Dieu fait tourner à sa gloire les méfaits des hommes.
Sans s’en douter le voyageur qui jeta les livres saints par la fenêtre du wagon mit en pratique ce verset :
« Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours » Éccl. 11. 1

D’après Almanach Évangélique 1936

 

INEXCUSABLE !

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Ce qui se peut connaître de Dieu est manifeste… car depuis la fondation du monde… sa puissance éternelle et sa divinité se discernent par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les (les hommes) rendre inexcusables. Rom. 1. 19 et 20.

 

INEXCUSABLE !

Tu crois peut-être que le simple hasard est à l’origine de l’univers, même si tout le monde est d’accord pour reconnaître son extrême complexité et sa prodigieuse organisation. Mais alors, les lois qui règlent l’univers seraient-elles apparues toutes seules ?
Tu crois peut-être que l’homme est bon et que c’est la société qui l’a rendu méchant ? Mais qui a introduit dans ce monde l’oppression, le mensonge, l’immoralité, la violence, les génocides ?
Tu crois peut-être que la liberté sexuelle conduit au bonheur, mais, au fond, te rends-tu compte qu’elle génère trouble et déséquilibre, sans parler des maladies du corps et de l’âme ?
Tu as besoin d’une « foi » très grande, immense, démesurée, pour croire à toutes les théories que l’homme a inventées dans son orgueil pour démontrer qu’il n’y a pas eu un « Horloger » pour créer cette horloge si compliquée qu’est l’univers, mais que tout s’est formé « tout seul ». J’ai une très petite foi, mais elle repose sur un grand Dieu qui est lumière et amour !
Ceux que tu considères comme naïfs et crédules sont justement ceux dont l’âme est remplie de la lumière de la connaissance de Dieu.
Tu as besoin d’une vraie foi, de croire au Fils de Dieu, la lumière du monde, mort pour tes péchés.
Alors, la connaissance du Dieu « vivant et vrai » et Sa bonté s’imposeront à toi. Et, avec joie, t’inclinant devant Lui, tu diras en vérité : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20. 28).

D’après « Il buon seme » Septembre 2014

 

DIEU PARTOUT

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DIEU PARTOUT

 

Avec nous. On appellera son nom Emmanuel, ce qui interprété est : Dieu avec nous. Mat. 1. 23.

 

Pour nous. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Rom. 8. 31.

 

En nous. Celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. 1 Jean4. 16.

 

Devant nous. L’Éternel est celui qui marche devant toi. Deut 31. 8.

 

Derrière nous. Le Dieu d’Israël sera votre arrière-garde. És 52. 12.

 

Au-dessus de nous. D’en haut il étendit sa main et me prit. Ps 18. 16.

 

Au-dessous de nous. Au-dessous de toi sont les bras éternels. Deut. 33. 27.

 

Autour de nous. L’Éternel est autour de son peuple. Ps 125. 2.

D’après Almanach Évangélique 1936

 

AUJOURD’HUI, NON PAS DEMAIN

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AUJOURD’HUI, NON PAS DEMAIN

 

A vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain, nous irons dans telle ou telle ville, et nous y passerons une année, nous ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent, vous qui ne savez pas ce qui arrivera le jour de demain. Jac. 4. 13 et 15.

Peu de temps avant le grand incendie qui dévasta la ville de Chicago en 1871, l’évangéliste Moody, devant un auditoire de 2500 personnes, posa la question suivante à la fin de sa prédication :
Quelle décision prendrez-vous relativement à Jésus ?
Je vous invite maintenant à y réfléchir, et dimanche prochain vous me donnerez votre réponse.
Quelques minutes plus tard retentissaient les sirènes : toute la ville était la proie des flammes. Des milliers de gens périrent dans cet incendie. Parmi eux, certains avaient entendu le message de la Bible, mais ils n’eurent pas le temps d’y réfléchir comme ils avaient été invités à le faire.
Depuis ce jour-là, le prédicateur, bouleversé par cette tragédie, n’offrit jamais à ses auditeurs un certain laps de temps pour prendre une décision pour Christ. Il les invitait toujours à se décider aussitôt, sans délai, comme la Bible nous invite à le faire : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7). Demain, il pourrait être trop tard.
Qui sait si quelques-uns des auditeurs de l’évangéliste, qui auraient survécu à la tragédie, auraient encore méprisé l’avertissement et auraient, dans leur folie, remis à plus tard la question de leur salut.
Pour tous ceux qui veulent se mettre en règle avec Dieu, aujourd’hui est encore le temps où Dieu fait grâce.
Il suffit qu’ils reconnaissent Jésus Christ comme le Sauveur dont ils ont besoin.
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
Demain ne nous appartient pas !

D’après Il buon Seme 2014

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (SAUVER)

 

 

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (SAUVER)

LIEN PDF : TRENTE VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (SAUVER)

8. Mes brebis… je les sauverai (Ezéch. 34)

Où se trouve le passage ?

1. Je crie à Dieu ; et l’Éternel me sauvera ……………………………………………. Ps.
2. L’Éternel qui a sauvé Israël est vivant …………………………………………. 1 Sam.
3. Ton Dieu… lui, te sauvera ………………………………………………………………… Dan.
4. Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ?……………………………………….. Zach.
5. Lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu …………………… 1 Cor.
6. Comme un tison sauvé d’un incendie ……………………………………………….. Amos
7. Je suis avec vous pour vous sauver …………………………………………………. Jér.
8. Sauve-nous, ô Dieu de notre salut …………………………………………………… 1 Chron.
9. Plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ……………….. Rom.
10. Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Éternel… ? ………………………… Deut.
11. Attends-toi à l’Éternel, et il te sauvera ……………………………………………… Prov.
12. Qu’on attende… le salut de l’Éternel ………………………………………………… Lam.
13. Je vous sauverai, et je livrerai Madian en ta main ……………………………… Juges
14. Lui… sauvera son peuple de leurs péchés ……………………………………….. Matt.
15. Mon Sauveur, tu me sauveras de la violence ! ………………………………….. 2 Sam.
16. Tu écouteras, et tu sauveras ………………………………………………………….. 2 Chron.
17. Dieu… sauve ceux qui sont droits de cœur ………………………………………. Ps.
18. La parole… a la puissance de sauver vos âmes ………………………………… Jacq.
19. Votre Dieu marche avec vous… pour vous sauver ……………………………… Deut.
20. Je les sauverai par l’Éternel leur Dieu ………………………………………………. Osée
21. Qui marche dans l’intégrité sera sauvé …………………………………………….. Prov.
22. Le Seigneur ajoutait… ceux qui devaient être sauvés …………………………. Actes
23. Tout Israël sera sauvé ……………………………………………………………………. Rom.
24. Je vous sauverai, et vous serez une bénédiction ……………………………….. Zach.
25. L’Ange de sa face les a sauvés ……………………………………………………….. Es.
26. Il entend leur cri, et les sauve …………………………………………………………. Ps.
27. Attente d’Israël, celui qui le sauve au temps de la détresse ! ………………. Jér.
28. Tu leur accordas des sauveurs qui les sauvèrent ………………………………. Néh.
29. Des sauveurs monteront sur la montagne de Sion ……………………………… Abdias
30. Lui que Dieu a exalté par sa droite prince et sauveur ………………………….. Actes

D’après le recueil de 360 passages 1978

UN TRIOMPHE DE LA FOI

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UN TRIOMPHE DE LA FOI

 

C’était au cœur de l’hiver, vers 1880, au Canada. Un traîneau, tiré par des chiens et conduit par un missionnaire, s’arrêta devant la demeure d’un pauvre Indien, près du grand Lac Winnipeg.
La petite maison, construite en troncs d’arbres, était habitée par une veuve et ses enfants, dont l’un était infirme. Le missionnaire frappa à la porte. On lui répondit cordialement :
– Entrez. Le missionnaire poussa la porte et trouva là une famille accroupie autour d’un maigre feu. Il n’y avait pas un meuble dans la pièce.
– Il me semble que vous êtes bien pauvre, dit le visiteur avec sympathie.
– Je ne possède pas grand-chose, mais je ne suis pas malheureuse, répondit la veuve.
– Avez-vous un peu de gibier ?
– Non.
– De la farine ?
– Non.
– Du thé ?
– Non.
– Et des pommes de terre ?
A cette question, la veuve fixa son regard sur son visiteur : – Je n’ai pas de pommes de terre. Ne vous rappelez-vous pas que c’est au moment où on les plantait que Samuel prit la direction de l’expédition le long du fleuve ? Et Samuel n’est plus ici pour chasser le daim et nous procurer de la venaison, ni pour attraper des martres et des castors à échanger contre de la farine ou du thé.
– Mais qu’avez-vous donc ?
– J’ai quelques filets de pêche.
– Et que faites-vous quand vous ne pouvez attraper du poisson ?
– S’il ne nous reste rien, nous allons sans rien, fut la réponse tranquille.
Le missionnaire, profondément touché, voulut aller chez lui avec son traîneau chercher des provisions, mais la femme l’arrêta, en lui disant :
– Ne vous faites pas de souci pour moi. Il est vrai que nous sommes bien pauvres et que nous avons souvent eu froid et faim, mais je vous ai dit que, comme mon mari, j’avais donné mon cœur au Seigneur. Et Celui qui a soutenu Samuel et lui a accordé de partir si heureux est aussi mon Sauveur. Et là où Samuel est allé, j’irai aussi, et cette pensée me rend heureuse continuellement.

Samuel était le mari de cette pauvre Indienne, et voici ce qui s’était passé. Au printemps précédent, une terrible épidémie de petite vérole avait éclaté dans les plaines du Saskatchevan. Des milliers de malades, colons et Indiens, étaient morts, et il avait fallu appliquer des mesures très strictes pour empêcher que la maladie s’étende vers le Sud. Toutes les communications avec les districts infestés avaient été coupées par ordre du Gouverneur, ce qui constituait une grave menace de famine pour la province s’étendant au-delà de ces limites, et qui dépendait des approvisionnements apportés du Sud deux fois par an.
Il n’y avait qu’un seul moyen de parer à ce danger, c’était que les Indiens chrétiens de Winnipeg veuillent bien, au péril de leur vie, piloter des bateaux chargés de provisions à travers les districts décimés par le fléau, pour secourir les habitants des régions situées au-delà du cordon sanitaire.
Ce plan fut soumis à ces Indiens, et après s’être consultés, ces hommes dévoués décidèrent de tenter l’expédition. Ils ne devaient aborder nulle part, mais jeter l’ancre autant que possible au milieu du fleuve. On espérait que, par ces précautions, ils seraient à l’abri du danger. Ils passèrent encore un dimanche ensemble, célébrant le culte, peut-être pour la dernière fois.
L’expédition, sous les ordres de Samuel Pepenekis, s’embarqua pour cette mission de miséricorde, avec vingt bateaux chargés, de huit rameurs chacun, et ces hommes, suivis par la pensée et les prières de leurs familles, purent réaliser, en deux mois et demi, le plan de secours. Les hommes rentrèrent dans leurs foyers, mais leur guide, Samuel, avait été trop surmené et ne survécut pas à cette épreuve de force. Le missionnaire le visita avant son décès, et le mourant put encore lui dire : le Seigneur est ma joie, mon espérance, ma paix. Il avait suivi l’exemple de son Sauveur, le Seigneur Jésus, qui mourut pour que ceux qui croiraient en Lui puissent recevoir la vie éternelle.
Et la femme de Samuel, cette pieuse Indienne, montrait dans sa vie le triomphe de la foi, de l’espérance et de l’amour, lui donnant la joie et la confiance en son Sauveur, même au milieu de son dénuement extrême.

Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel. Prov. 3. 5.
Dieu est mon salut ; j’aurai confiance, et je ne craindrai pas. És. 12. 2.
La mémoire du juste est en bénédiction. Prov. 10. 7

D’après La Bonne Nouvelle 1923

 

LES DEUX SAVANTS

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LES DEUX SAVANTS

 

Un soir de juillet, deux piétons se suivaient de près sur la route qui, du chef-lieu conduisait à un village. Le premier était un vieillard coiffé d’un chapeau de forme antique ; il avait le dos voûté, la démarche lente et hésitante ; mais ses yeux avaient gardé leur éclat de jeunesse. A côté de lui trottait un petit âne qui paraissait presque aussi vieux que son maître. Il portait sur son dos une quantité de paniers d’osier que le vieux Samuel, comme on l’appelait, voulait vendre dans les villages voisins.
Le second voyageur était un beau et solide adolescent, plein de santé, de vie et de gaîté. C’était Édouard, le fils du maire. Il rentrait du lycée de la ville voisine et il espérait faire plus tard des études universitaires. Le matin même, il avait eu le résultat d’un contrôle, et était sorti le premier de sa classe. Aussi il se sentait très important et se réjouissait de faire part de son succès à ses parents. Lorsqu’il rejoignit le vieux Samuel, il voulut profiter de l’occasion pour montrer son savoir.
– Eh ! Samuel, good evening !
– Que dis-tu ? demanda le vieillard qui ne comprenait naturellement pas l’anglais.
– J’ai dit : good evening, ça veut dire bonsoir, expliqua Édouard d’un air important.
– Ah bon ! Eh bien, bonsoir.
– Et savez-vous ce que c’est qu’un âne en latin ?
– Un âne en latin ? Je crois bien qu’un âne reste toujours un âne, c’est-à-dire un animal qui a deux longues oreilles et quatre pattes, qui court assez vite quelquefois, et qui crie toujours très fort.
– Mais vous m’avez mal compris. Je vous demandais quel est le mot latin pour un âne. Vous ne le savez sûrement pas.
– Non, en effet, répondit paisiblement Samuel.
– L’âne, en latin, c’est asinus, et l’ânesse asina ! Et pouvez-vous me dire qui a fondé la ville de Rome ?
– La ville de Rome ? Ce doit être le pape. N’est-ce pas lui qui gouverne Rome ?
– Vous n’y êtes pas, corrigea Édouard. Rome a existé bien avant les papes. Ce sont deux frères, Romulus et Rémus, qui l’ont bâtie. Et à ce moment-là, Romulus a tué Rémus qui se moquait de lui. Et c’est Romulus qui a donné son nom à la ville.
– Tiens, fit Samuel. La ville de Rome a donc été fondée par un meurtrier.
– Et sauriez-vous me dire où se trouve l’Hellespont ?
– Que dis-tu ? L’Helles… ?
– Mais oui, l’Hellespont, un détroit qui fait communiquer la mer de Marmara avec celle de l’Archipel.
– Ah oui, je crois bien en avoir entendu parler il y a longtemps. Mais maintenant, c’est moi qui vais te poser une question, puisque tu es beaucoup plus savant que moi. Saurais-tu me dire qui a construit une cité qui ne sera jamais détruite ?
– Non, je n’en sais rien ; une telle ville n’existe pas.
– Pourtant elle existe. Abraham l’attendait déjà. Dieu en est l’architecte et le fondateur. Elle est mentionnée au verset 10 du chapitre 11 de l’épître aux Hébreux.
Maintenant, une autre question : – Qui est-ce qui vivra, bien qu’il soit mort ?
– Celui qui est mort est bien mort et ne revivra plus, répondit Édouard, qui connaissait aussi peu la Bible que le vieux Samuel le latin et l’histoire.
– C’est faux, reprit Samuel très sérieusement. Le Seigneur Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11. 25).
Édouard se taisait.
– Et sais-tu encore, poursuivit Samuel, qui est l’être le plus riche de ce monde ?
– Rothschild ! déclara Édouard sans hésiter.
– Tu devines mal, répartit Samuel.
– Qui alors ?
– Celui qui est pauvre en esprit, car le Sauveur dit de lui : « Bienheureux les pauvres en esprit, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux » (Mat. 5. 3).
Édouard, maintenant, baissait la tête. Il avoua :
– Vous savez beaucoup de choses que j’ignore complètement, Samuel. J’en suis très étonné. Au lycée on ne nous parle jamais de ces sujets.
– Je m’en doute, dit Samuel. Ce que je sais, je ne l’ai pas appris au lycée. J’ai fréquenté une plus haute école que celle-là.
– Que voulez-vous dire ? Vous n’êtes pas sérieux ?
– Très sérieux au contraire. Et cette école, que j’ai fréquentée autrefois, j’y vais encore aujourd’hui.
– Où se trouve-t-elle donc ? questionna Édouard, de plus en plus étonné.
– Elle est dans le ciel. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est une haute école. On n’y apprend que des choses très élevées, « les choses qui sont en haut ». Le Seigneur Jésus est Celui qui enseigne, la Bible est notre livre d’études ; le Saint-Esprit nous l’explique. Si tu veux fréquenter cette école, demande au Seigneur Jésus de t’en ouvrir la porte. L’entrée en est gratuite, et elle n’est refusée à personne : riches ou pauvres, jeunes ou vieux, tous peuvent y entrer.
Édouard aura-t-il suivi le conseil du vieux Samuel ? Et toi ?

La crainte de l’Éternel est le commencement de la connaissance ; les fous méprisent la sagesse et l’instruction (Prov. 1. 7).

D’après La Bonne Nouvelle 1921

 

LE BAGNARD ET JEAN 3. 16

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LE BAGNARD ET JEAN 3. 16

 

– Eh bien, mon ami, vous n’avez plus longtemps à passer ici. Quand nous quitterez-vous ?
L’homme qui parlait de la sorte était un gendarme de haute taille, aux épaules carrées et dont le visage ouvert et sympathique ne correspondait pas avec son allure autoritaire.
Celui auquel il s’adressait présentait avec lui le contraste le plus frappant. On aurait eu peine à trouver ailleurs une physionomie plus malheureuse et plus repoussante. Il portait l’uniforme des bagnards, et ses vêtements étaient si usés que l’œil exercé du gendarme en avait déduit que le prisonnier arrivait au bout de la peine qu’il avait à subir. Ils étaient sur le rivage de la mer et le bagnard préparait la barque qui devait le transporter, avec un camarade, de l’autre côté de la baie où ils travaillaient chaque jour.
Les vagues se soulevaient mollement, illuminées par le clair soleil du matin, et balançaient doucement le bateau. Le gendarme considérait l’expression hargneuse et entêtée de l’homme qui s’acharnait à sa tâche, et son cœur se remplit de pitié. Si seulement ce pauvre homme connaissait l’amour de Dieu, combien les traits de son visage se transformeraient ! Il est probable que ses pensées se traduisirent dans l’inflexion de sa voix quand il questionna le bagnard, car celui-ci leva la tête et d’un ton bourru se contenta de dire :
– Quoi ?
– Vous vieillissez, continua le gendarme, et ce n’est pas le premier venu qui vous donnera de l’ouvrage. Que comptez-vous faire quand vous sortirez d’ici ?
A ces mots le bagnard se redressa. Son regard devint affreusement provocateur ; il fixa son interlocuteur dans le blanc des yeux et dit :
– Quand je sortirai d’ici, la première chose que je ferai, ce sera de tuer un gendarme.
– Vraiment ! Vous affirmez que, dès que vous aurez quitté le bagne, vous tuerez un gendarme ?
– Oui, répliqua le bagnard d’un ton tout à fait décidé. Ce sera ma première besogne. Un gendarme a porté un faux témoignage contre moi, c’est-à-dire qu’il en a raconté plus que ce qui était vrai et il le paiera de sa vie. Un de mes copains m’a écrit l’autre jour et m’a dit que mon fusil m’attend à la maison avec des munitions en suffisance.
– Très bien ! Alors quand vous aurez tué le gendarme, que se passera-t-il ?
– On m’arrêtera et on m’enfermera. Vous savez bien que l’on ne s’éloigne jamais beaucoup de cet uniforme.
– Très bien ! Et une fois que vous aurez été arrêté et emprisonné, qu’arrivera-t-il ?
– Je passerai en tribunal et serai condamné.
– Très bien ! Et après ?
– Je serai pendu.
– Et après ?
Il n’y eut pas de réponse. Selon toute probabilité, le malheureux n’avait jamais songé à ce qui pourrait se passer après la mort. Il se trouvait pris de court. Là-dessus le gendarme lui demanda :
– Avez-vous une Bible dans votre cellule ?
– Mais oui. Je l’ai lue et relue des centaines de fois pour tuer le temps.
– Y avez-vous trouvé ceci (et le gendarme cita le passage d’une voix lente et grave) : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ».
– Non, ce n’est pas dans ma Bible. Je l’ai lue d’un bout à l’autre et je n’ai pas trouvé ces mots. Dieu a tant aimé le monde… répéta-t-il d’un ton pensif, non, ce n’est pas dans ma Bible.
– Eh ! bien, quand vous rentrerez ce soir, cherchez dans votre Bible Jean 3. 16 et vous trouverez ce passage.
– Jean 3. 16 ? Oui, je regarderai. Personne ne m’a jamais parlé avec bonté, comme vous le faites, sauf une exception. Je regarderai, mais ces mots n’y sont pas.
Le temps manquait pour prolonger l’entretien, mais la bonne semence avait été jetée, et le gendarme demanda instamment au Seigneur de faire qu’elle prît racine dans ce sol si dur et, apparemment, si stérile.
Le lendemain matin le gendarme retourna sur le rivage et vit y arriver le vieillard, complètement métamorphosé.
– Eh ! bien mon ami, dit le brave chrétien, avez-vous lu Jean 3. 16 ?
– Oui, bien-sûr, je l’ai lu, mais je ne savais pas que ces mots étaient dans ma Bible. Je l’ai pourtant lue et relue bien souvent. Mais, dites-moi, est-ce bien de moi qu’il s’agit là ? de moi qui suis un bagnard depuis cinquante ans ?
– Oui, très certainement, répondit le gendarme, et son cœur brûlait au-dedans de lui, tandis qu’il parlait ; oui, il s’agit de vous. C’est la Parole de Dieu, vous le savez bien ; et Dieu dit toujours les choses telles qu’elles sont, quand Il parle. Vous appartenez au monde, n’est-ce pas, et Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.
Le vieillard se leva dans le bateau et étendit ses deux bras en disant :
– Monsieur, on aurait pu me brûler les doigts, on aurait pu me brûler les mains, et je n’aurais pas cédé ; mais un amour comme celui-là me brise le cœur.
Il s’affaissa en pleurant amèrement. Le gendarme garda le silence, le cœur rempli d’une joie débordante. Il avait prié pour le salut de ce pauvre homme, mais il ne se serait jamais attendu à voir ce qu’il avait sous les yeux. Au bout d’un moment, le bagnard leva la tête :
– Monsieur, s’écria-t-il, et les larmes coulaient le long de ses joues, si vous connaissiez ma vie, vous ne vous étonneriez pas de me voir brisé à la pensée de l’amour de Dieu pour moi. Depuis la mort de ma mère, je n’ai jamais su ce que c’était que l’affection. J’avais cinq ans à ce moment-là et mon père me chassa de la maison à coups de pieds, en disant qu’il m’avait gardé assez longtemps et que je n’avais qu’à me tirer d’affaire comme je le pourrais. Dès lors je n’ai fait que vagabonder d’un endroit à l’autre ; j’avais tout le monde contre moi. Quelquefois je mendiais, du moins quand j’étais encore un petit garçon ; ensuite j’ai volé. J’ai passé cinquante années de ma vie en prison ; vous voyez donc que je n’ai pas su longtemps ce que c’est que la liberté. Un seul homme m’a témoigné de la bonté ; c’est le directeur du pénitencier. Je m’y connaissais assez bien en jardinage, et ce monsieur me confia son jardin à soigner. – Je te le confie, me dit-il. Tu le mettras en bon ordre et tu l’entretiendras. S’il te faut des semis, tu me les demanderas. Si tu ne sais pas ce qu’il faut, dis-le-moi, et je te donnerai le nécessaire. Croyez-vous, Monsieur, que je n’aie jamais laissé croître une seule mauvaise herbe dans ce jardin ? Non ; je me suis montré à la hauteur de la confiance que l’on avait mise en moi. On essaya de me faire sortir de là. On prétendit que j’étais paresseux, parce que l’on m’avait vu une fois assis sur un banc. Mais mon maître ordonna à ces calomniateurs de me laisser tranquille et il me dit que son jardin n’avait jamais été si bien entretenu. Le temps passa et je fus transféré ailleurs. Dès lors je n’ai pas entendu une seule parole bienveillante à mon adresse. Il y a dix ans, on m’accusa d’avoir mis le feu à une ferme, mais l’agent de police, chargé de l’enquête, exagéra ses déclarations contre moi ; c’est pourquoi, quand vous m’avez parlé hier, je n’avais que pensées de meurtre dans mon cœur. Mais Monsieur, maintenant, je ne tuerai plus personne. Dieu m’a arrêté en me montrant son amour merveilleux envers moi.
Profondément ému, le gendarme vit là l’œuvre de la grâce de Dieu, qui connaît toutes choses et lui avait confié un message pour le malheureux bagnard. Celui-ci, convaincu de son péché par l’action du Saint-Esprit dans son cœur, était maintenant assis aux pieds de Jésus, vêtu et dans son bon sens, désireux d’en apprendre davantage. Son ami lui cita différents passages de la Bible, en lui indiquant où ils se trouvaient. Le prisonnier, n’ayant rien sur lui pour les inscrire, nota ces indications avec un clou sur le bord du bateau, afin de les retrouver le soir dans sa Bible.
Quelques jours plus tard le gendarme retourna sur le rivage, espérant revoir le bagnard, mais un autre le remplaçait. Comme il avait fini sa peine, on l’avait libéré.
Ce récit est rigoureusement authentique. Celui qui en est l’auteur a connu personnellement le gendarme pieux dont il est question. Peu après ces événements, celui-ci prit sa retraite, mais continua d’autant plus activement son service d’amour auprès des pécheurs qu’il rencontra sur son chemin, jusqu’au jour où il fut retiré de ce monde pour être dans la joie de son Seigneur.

 

D’après Almanach Évangélique 1937

 

LA PRIÈRE DE LA FOI

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LA PRIÈRE DE LA FOI

 

Un matin, Georges Muller, le directeur de l’orphelinat bien connu de Bristol, constata qu’il n’avait rien à donner à manger aux enfants, ni argent pour leur acheter quoi que ce soit.
Il les réunit cependant devant la table du déjeuner où se trouvaient les assiettes et les tasses vides et leur dit :
– Mes enfants, ne vous mettez pas en retard pour aller à l’école. Rendons grâces au Seigneur !
Puis il pria en ces termes : Père céleste, nous te remercions pour les aliments que tu vas nous envoyer.
Il finissait de parler lorsqu’on entendit frapper à la porte extérieure de la maison. C’était le boulanger.
Il raconta à Georges Muller qu’il n’avait pas pu dormir de la nuit et que, vers deux heures du matin, il s’était levé, poursuivi par la pensée que peut-être les orphelins n’avaient pas de pain ce jour-là. Il leur en apportait donc une provision abondante.
Muller rendit grâces à Dieu pour ce secours merveilleux.
L’instant d’après, ce fut le laitier qui frappait :
– Monsieur Muller, dit-il, une roue de ma charrette s’est cassée. Prenez donc pour vous tout mon chargement de lait, afin de me permettre de rentrer plus facilement chez moi et de faire la réparation nécessaire.

 

D’après Almanach Évangélique 1938