DIEU EST FIDÈLE

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Dieu… est fidèle. 1 Cor. 1. 9.
Le Seigneur est fidèle, qui vous affermira. 2 Thess. 3. 3.

 

DIEU EST FIDÈLE

 

C’était en Arménie, en 1988. Samuel et Danielle envoyèrent leur jeune fils, Armand, à l’école. Devant sa nouvelle classe, avant de le quitter, Samuel s’accroupit devant son fils, le regarda dans les yeux et lui dit : – Passe une bonne journée à l’école ; et n’oublie pas que, quoi qu’il arrive, je serai toujours là pour toi. Ils s’embrassèrent, et le garçon courut à l’école.
Quelques heures plus tard, un violent tremblement de terre secoua la région. Au milieu de la confusion qui suivit, Samuel et Danielle essayèrent de découvrir ce qui était arrivé à leur fils, mais ils ne purent pas obtenir d’informations. La radio avait annoncé qu’il y avait des milliers de victimes. Samuel prit alors sa veste et se dirigea vers la cour de l’école. Quand il eut atteint la zone du sinistre, ce qu’il vit lui fit monter les larmes aux yeux. L’école d’Armand n’était plus qu’un amas de décombres. D’autres parents étaient là aussi, en train de pleurer.
Samuel chercha où se trouvait la classe de son fils, et commença à sortir un faisceau de débris du tas de décombres. Il saisit ensuite une grosse pierre et la tira sur le côté, puis une autre de même. En réalité, il essayait de chercher, en déblayant au hasard. Un autre père d’élève, en le voyant, lui demanda : – Que faites-vous ? Il répondit : – Je creuse pour trouver mon fils. L’homme lui répondit : – Vous ne ferez qu’aggraver les choses ! Le bâtiment est instable. Il s’attendait à ce que ce père désespéré arrête ce travail, mais Samuel continua à travailler.
A mesure que le temps passait, les autres parents se décourageaient et, abandonnant les recherches, ils se retiraient les uns après les autres. Un des secouristes vit Samuel et tenta encore de le convaincre de se retirer du milieu des décombres. Mais Samuel refusa de partir et, le regardant, lui dit : – Ne veux-tu pas m’aider ? Le secouriste le regarda mais, n’espérant rien sortir de ce tas de décombres, il s’en alla lui aussi. Pour lui il n’y avait plus de vie sous ces débris impressionnants.
Samuel continua à creuser. La nuit tomba, mais ne l’arrêta pas dans son travail. Pendant toute la nuit, et encore le lendemain, Samuel continua à creuser.
Les autres parents, en larmes, vinrent déposer des gerbes de fleurs et des photos de leurs enfants sur les ruines. Mais Samuel continuait à travailler, à déblayer comme il pouvait, comme s’il ne voyait pas de la même manière que les autres parents qui, eux, avaient abandonné tout espoir de retrouver leurs enfants. A un moment donné, alors qu’il déplaçait une poutre et la poussait sur le côté, il entendit un faible cri : À l’aide ! Samuel s’arrêta de fouiller et tendit l’oreille ; il n’entendit cependant plus rien. Puis, traversant le silence, il entendit à nouveau une voix étouffée : « Papa ! » Galvanisé, Samuel se remit à creuser de plus belle. Et son action fut couronnée de succès lorsqu’il aperçut son fils ! Courage mon fils !, lui dit-il, merveilleusement soulagé et heureux. Et il voulut le tirer pour le sortir des décombres. A son grand étonnement, son fils lui répondit : – Non papa ! Fais sortir les autres enfants d’abord, parce que je sais que toi, tu vas me tirer de là.
Un à un les enfants furent sauvés, jusqu’au tour d’Armand. Quand Samuel prit son fils dans ses bras, celui-ci lui dit : – J’ai dit aux autres enfants de ne pas s’inquiéter, parce que mon père, en me déposant hier matin à l’école, m’avait dit qu’il serait toujours là pour moi !
Quatorze enfants furent ainsi sauvés ce jour-là, grâce à la persévérance de ce père fidèle, et à la foi de son enfant.
Combien plus fidèle est notre Dieu tout-puissant, quand nous sommes écrasés sous les débris des tremblements de terre de nos vies ! Quand nous ne croyons pas pouvoir en être délivrés ! Que nous soyons piégés par des débris ou enterrés par les difficultés et les luttes de la vie, nous ne sommes jamais séparés de la fidélité de Dieu. Sachez qu’Il est un Dieu qui ne change pas. Vous pouvez avoir foi en Lui, Il est digne de confiance et vous devez toujours compter sur Lui. Continuez à faire confiance à Dieu jusqu’à la fin. Et surtout, persévérez en toutes choses !

UNE VIE HEUREUSE

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(Jésus a dit : ) Ne vous amassez pas des trésors sur la terre,… mais amassez-vous des trésors dans le ciel… Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Mat. 6. 19 à 21.
… N’ayant rien, et possédant tout. 2 Cor. 6. 10.

 

UNE VIE HEUREUSE

 

Notre société est de plus en plus matérialiste. Ce qui compte, pour beaucoup, c’est posséder ! Car bien souvent le prestige dépend de la fortune personnelle ou des revenus, et l’argent est une référence pour se comparer les uns aux autres.
Mais cette échelle de valeurs n’est pas celle de Dieu. La Bible nous présente un jeune homme riche qui vient interroger Jésus, et repart ensuite tout triste à cause de son attachement aux richesses de ce monde. Il préfère garder ce qu’il possède plutôt que de suivre Jésus (Mat. 19. 21 et 22). La richesse n’est pas mauvaise en elle-même, mais quand le cœur s’y attache, cela fausse la valeur que nous donnons à ce qui n’est pas matériel.
L’important, ce ne sont pas les richesses que nous possédons, mais ce que nous avons dans le cœur : la paix ou l’inquiétude, la confiance ou le désarroi. Une vie heureuse ne se limite pas à un horizon matériel, elle trouve sa joie en Dieu, qui est amour.
Dieu désire que nous connaissions Son amour, et que nous trouvions notre paix et notre équilibre auprès de Lui dans toutes les circonstances de la vie. Pour cela, nous devons reconnaître que nous avons besoin de Lui, et croire Sa parole, en lisant la Bible. « J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162). Nombreux sont ceux qui peuvent témoigner de l’amour divin et de ses effets dans leur vie. Même chargés et éprouvés, ils possèdent un bonheur dont rien ne peut les priver. Même pauvres, ils possèdent les vraies richesses, celles qui sont éternelles (2 Cor. 4. 18).

 

D’après la Bonne Semence Octobre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

SANS EMPLOI

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Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine. Mat. 6. 33 et 34.

 

SANS EMPLOI

 

« C’est bien à regret, croyez-le, que nous sommes obligés de nous séparer de vous. Vous comprenez, la conjoncture, la restructuration… ».
Et voilà, j’étais licencié.
Mariés depuis peu, nous attendions un enfant, et notre situation n’allait pas être brillante. Bientôt ce fut la valse des coups de téléphone, des demandes d’emploi, des réponses toujours négatives. Au fil des jours, des sentiments divers m’envahissaient : la révolte, l’amertume, le découragement, l’impatience, l’espoir…
Ma femme et moi avions tous deux trouvé en Jésus Christ notre Sauveur personnel. Nous avions donc une relation individuelle avec Dieu, et le problème de la mort, de l’au-delà, était réglé pour nous.
Mais, dans notre situation, la question subsistait : comment nous en sortir ? La Bible et ses promesses, les prières d’autres chrétiens, leur aide morale et spirituelle ont été très précieuses pour nous. Puis Dieu est intervenu autrement. Il m’a dirigé dans mes recherches et nous a donné la solution au moment même où aucune autre issue n’était en vue. J’ai pu garder ma profession de dessinateur et trouver un poste stable.
Cette expérience n’a pas été inutile, car nous avons pu vérifier que Dieu répond aux prières et que, Lui ayant livré la direction de nos vies, nous pouvions Lui faire confiance pour nos besoins de chaque jour.

 

D’après la Bonne Semence Octobre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

LE PETIT HOMME EN NOIR

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LE PETIT HOMME EN NOIR

 

Au début du siècle dernier, une chrétienne, pendant de longues années, a servi fidèlement son Maître, le Seigneur Jésus, en visitant les pauvres et en distribuant des traités et des textes bibliques. Le récit de sa conversion est intéressant.
Elle s’était mariée, très jeune, avec un jeune homme de bonne famille, très riche, et occupant une haute position dans le gouvernement. La jeune femme était très jolie et faisait très bon effet dans le monde. Mais ni elle ni son mari ne connaissaient la Bible. Ils ignoraient les vérités les plus élémentaires concernant le salut par la grâce, par la foi en Jésus Christ. Comme la plupart de leurs amis, ils ne vivaient que pour le monde et ses plaisirs d’un jour, et leurs soirées se passaient régulièrement dans les lieux de distractions mondaines.
Un soir, au théâtre, les jeunes époux assistèrent à une représentation du massacre de la Saint- Barthélémy. Madame M. fut vivement impressionnée par cet affreux spectacle et demanda à son mari pour quelle raison tous ces pauvres gens avaient été mis à mort. Quel crime avaient-ils commis ? Sans doute quelque noir forfait ! Monsieur M. répondit qu’il ne savait pas grand-chose sur ce sujet, mais que ces malheureux avaient dû souffrir à cause de leurs convictions religieuses.
Malgré cette affirmation Mme M. passa une nuit sans sommeil, et le lendemain sa dépression ne fit que s’aggraver. Elle perdit tout intérêt pour les plaisirs mondains qui, jusqu’alors, avaient suffi à la rendre heureuse, et elle tomba dans une mélancolie noire que rien ne pouvait dissiper. Son mari, qui l’aimait tendrement, insista pour qu’elle consulte un médecin dont le renom s’étendait au-delà des frontières du pays.
Le médecin avisé se fit vite une opinion.
– Votre femme, dit-il au jeune mari, n’est pas gravement malade, mais elle a reçu un choc nerveux qu’elle n’a pu surmonter. Il lui faut un changement d’air, une société agréable, et beaucoup de distractions. Faites-la voyager, et même si elle n’en a pas le désir, procurez-lui des divertissements. Si vous suivez ces conseils, votre épouse ne tardera pas à recouvrer la santé.
En suite de cela, M. et Mme M. quittèrent leur maison à la campagne et vinrent habiter Paris. Ils se mêlèrent à la société mondaine, et un soir ils furent invités à un bal dans un des grands hôtels de la ville. Mme M., prétextant la fatigue, voulut rester chez elle, mais son mari insista pour qu’elle l’accompagne, ce qu’elle fit, bien qu’à regret.
Au cours de la soirée, la jeune femme quitta la salle de bal et se réfugia dans le vestibule, à l’écart du bruit. Elle croyait avoir trouvé la solitude qu’elle recherchait lorsque, tout à coup, un petit homme, vêtu de noir, à la physionomie ouverte et franche, sortit elle ne savait pas d’où et se trouva devant elle. Le nouveau venu s’inclina respectueusement et fixa sur elle le regard scrutateur de ses yeux bleus. Puis il lui dit, très distinctement : « Le sang de Jésus Christ, son Fils, nous purifie de tout péché ». Il répéta ces paroles, lentement, une deuxième fois, et après avoir salué de nouveau, il quitta Mme M. aussi subitement, aussi silencieusement qu’il était apparu.
La jeune femme fut très impressionnée par les paroles qu’elle avait entendues, et par l’allure de son étrange interlocuteur. Rentrant dans la salle de bal, elle demanda à plusieurs personnes si elles connaissaient cette citation, et si elles pouvaient lui en dire la source. Mais pas un seul des élégants visiteurs ne put lui donner le moindre éclaircissement. Les domestiques, qu’elle interrogea, assurèrent n’avoir fait entrer dans la maison aucun étranger répondant à la description qu’elle en fit. Toute l’affaire resta donc étrange et mystérieuse.
Très mal à l’aise, Mme M. demanda à son mari de quitter l’hôtel. Elle continua à demander autour d’elle d’où venaient les paroles qu’elle ne pouvait oublier et qui l’occupaient sans cesse. Enfin quelqu’un lui assura qu’elle les trouverait dans le Nouveau Testament. Tout heureuse, Mme M. se procura une Bible – non sans peine toutefois. Elle se mit à la lire, avec toujours plus d’intérêt. Au bout de quelques semaines, elle comprit que le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, avait donné Sa vie pour la sauver, et elle put s’appuyer, par la foi, sur Son œuvre merveilleuse accomplie à la croix. Elle connut alors la paix et la joie au lieu du trouble ; le Saint Esprit lui communiquait les merveilleuses vérités de la Parole de Dieu, et les appliquait à son cœur et à sa conscience. Elle devint dès lors une servante active de Christ. Ses pensées se reportaient sur le petit homme en noir dont le message lui avait été envoyé par Dieu Lui-même ; mais elle ne put découvrir, ni qui il était, ni d’où il était venu.
Bien des années passèrent, heureuses et bénies pour Mme M., qui s’occupait sans cesse à répandre autour d’elle la bonne nouvelle qui avait complètement transformé sa vie. Souvent elle invitait ses voisins pauvres, et après leur avoir servi un bon repas, elle leur lisait quelques passages de la Bible. Un jour, apprenant qu’un évangéliste se trouvait dans la région, elle lui écrivit pour lui demander de venir annoncer l’évangile à ces hôtes d’un jour. Le prédicateur arriva plus tard que prévu. S’avançant vers Mme M., il s’inclina et répéta le texte : « Le sang de Jésus Christ, son Fils, nous purifie de tout péché ». L’instant d’après, ils se reconnurent, et leur joie fut grande de se retrouver.
L’évangéliste expliqua alors que, une affaire pressante l’ayant conduit ce certain soir d’hiver dans l’hôtel où se donnait le bal, il allait repartir comme il était venu, par l’escalier de service, lorsqu’il se sentit poussé irrésistiblement à traverser le vestibule – et à répéter le verset de 1 Jean 1. 7 à la première personne qu’il rencontrerait.
C’est ainsi que Dieu agit en grâce et accomplit des miracles.

D’après La Bonne Nouvelle décembre 1929

Espace Évangélisation
Mots clés : Saint- Barthélémy, le petit homme en noir, servante active de Christ

LA VENGEANCE DE SANDJAR

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LA VENGEANCE DE SANDJAR

 

Le jour se lève. Les lueurs de l’aube commencent à teinter en rose les neiges éternelles de l’Himalaya qui bornent l’horizon vers l’est. Dans les hauteurs, l’aigle au cri strident fait entendre son appel matinal.
Sandjar lève la tête. En costume de chasse, sa bonne carabine à deux coups sur l’épaule, il marche d’un pas ferme et rapide, tandis que son regard perçant fouille les environs à la recherche du tigre.
Sandjar est chrétien. Il y a quelques mois, un homme blanc, venu de loin, est arrivé dans le village où demeurent les parents de Sandjar. L’étranger a raconté une merveilleuse histoire sur le Fils du Dieu éternel, qui est venu sur la terre, il y a longtemps, se faisant homme, et qui est mort pour réconcilier l’homme pécheur avec Dieu.
L’étranger apportait un livre dans lequel était écrit tout ce qu’il racontait, et Sandjar a acheté le livre, parce qu’il sait lire. Mais les autres habitants, à quelques exceptions près, ne connaissent pas même les lettres. Ils vivent dans une superstition aveugle, et quand l’étranger leur parlait, ils se moquaient de lui, et disaient : – Nous n’avons nul besoin de ton message, car notre dieu Brahma est grand !
Mais Sandjar ne se moquait pas et ne riait pas.
Le Sirdar, le chef du village, finit par chasser l’étranger. Personne n’eut pitié du pauvre homme, excepté Sandjar. Ce que le Blanc avait dit était entré dans son âme comme la semence vivante dans un champ fertile. Il suivit l’étranger dans le désert ; il lui apporta des aliments pour sa faim, des baumes pour ses pieds blessés, et finit par l’accompagner jusqu’à une ville éloignée. Quand il revint, les prêtres de Brahma annoncèrent que Sandjar était devenu chrétien.
Cette nouvelle causa une très grande émotion. Sandjar était le héros du village, car il avait tué le voleur du troupeau, le grand tigre qui venait chaque soir dérober un mouton ou un bœuf. C’est pourquoi on l’avait surnommé le grand chasseur de tigres.
Il n’y avait pas, dans toute la région, de chasseur plus hardi, de meilleur gardien de troupeaux. De sa carabine il atteignait l’oiseau au vol et, dans la chasse à l’éléphant, sa seconde balle enfonçait la première plus profondément dans la chair du géant de la brousse.
Et maintenant, Sandjar était chrétien ! Il avait abandonné les croyances de ses pères, appelait mensonge la doctrine de la métempsycose, (revivre dans un autre corps, celui d’un homme, d’un animal ou d’une plante) et déclarait que le sort futur de l’homme ne dépend pas de ses actions et de ses pénitences, mais uniquement de la grâce qui sauve.
Le Sirdar aimait Sandjar comme un frère ; mais du jour où il vit son ami prier le Dieu des chrétiens, son amour se changea en une haine amère. Et cette haine augmenta encore quand il apprit que Sandjar s’était jeté dans le fleuve sacré pour sauver un pauvre paria, un membre de la caste inférieure et méprisée.
Sandjar savait les conséquences qu’aurait pour lui cet acte d’amour, accompli sous l’influence de la miséricorde divine. N’était-il pas maintenant considéré comme impur ? N’avait-il pas déshonoré la caste ?
Toute la population du village était dans la consternation. Le Sirdar alla en personne chez les parents de l’infidèle et les menaça des plaies les plus cruelles s’ils ne réussissaient pas à ramener l’apostat à la religion de ses pères.
Pauvres parents! Ils étaient âgés, et Sandjar était le soutien de leur vieillesse. En tremblant, ils lui communiquèrent les menaces du Sirdar. Le cœur leur manquait, car ils craignaient d’éveiller la colère de leur fils, qui était violent et passionné. Lorsqu’un obstacle se présentait sur son chemin, il pouvait écumer comme le torrent de la montagne qui renverse tout sur son passage.
Mais Sandjar ne se fâcha point, car il avait lu dans le Livre cette parole de Christ, son Sauveur : « Apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur » (Mat. 11. 29)
Il ne s’emporta même pas quand le Sirdar exécuta ses menaces. Le petit troupeau des parents fut enlevé, leur champ fut dévasté, et leur maison, la chère maison dans laquelle ils avaient vécu quarante ans, fut incendiée.
Personne ne pouvait dire qui était l’auteur de ces méfaits. Mais le Sirdar le savait, et Sandjar, le chasseur, le savait aussi…

Dans sa course matinale, Sandjar atteint maintenant une majestueuse forêt de palmiers aux troncs réguliers ; un parfum pénétrant de fleurs l’enveloppe de toutes parts, et des orchidées à la corolle rouge sang s’ouvrent devant lui.
Mais il n’a pas de regards pour toute la splendeur qui l’environne. Il s’arrête un moment. Son œil de faucon cherche à percer l’épais feuillage.
Il connaît chaque recoin de cette région. Cinquante pas plus loin s’élèvent les ruines d’un ancien temple où des prêtres de Brahma viennent encore quelquefois implorer leur dieu, mais en général cet endroit, déserté par les hommes, est abandonné aux animaux sauvages de la forêt ; Sandjar le sait bien, aussi ses sorties l’ont-elles souvent amené là.
Il avance lentement, à pas feutrés, presque imperceptibles. Soudain son œil noir s’allume : il a repéré la trace d’un tigre. Cette trace est toute fraîche. Elle mène à l’arrière du temple. Se décidant rapidement, Sandjar se dirige vers la façade de l’édifice où, suivant ses prévisions, doit apparaître le fauve.
Il choisit une place d’où il puisse surveiller tous les alentours, tandis que lui-même est caché par un épais buisson d’aloès. Doucement, il prend sa carabine, en vérifie le fonctionnement. Mais pourquoi ses mains, dans lesquelles son arme est d’habitude fermement attachée, commencent-elles tout-à-coup à trembler ? … Pourquoi son visage devient-il livide sous le teint bronzé ? … Est-ce parce que, au lieu du tigre attendu, il en voit apparaître deux entre les colonnes ? … Non, ce ne peut être là la cause de son émoi. Jamais le cœur de Sandjar n’a tremblé à la vue d’un tigre.
Il murmure : – le Sirdar !
Oui, le Sirdar est là près de l’entrée du temple. Voilà l’homme qui a détruit le petit troupeau de ses parents, dévasté leur champ, incendié leur maison ! Il vient adorer en ce lieu, le voleur et l’incendiaire, pour affirmer sa piété !
Le Sirdar a aussi aperçu les tigres et, l’effroi peint sur son visage, il a saisi son poignard. A quoi penses-tu, Sirdar ? … T’imagines-tu pouvoir vaincre les rois de la jungle avec cette pauvre arme ? …
Les yeux grands ouverts, Sandjar regarde le tableau qu’il a sous les yeux. Son cœur bat à se rompre. Quelques secondes à peine séparent son ennemi d’une mort terrible … Son ennemi ! … Il tressaille ! … Qu’a dit son Sauveur à ce sujet ? … « Aimez vos ennemis … faites du bien à ceux qui vous haïssent » (Mat. 5. 44).
Le combat a pris fin dans le cœur de Sandjar
Sandjar a retrouvé son calme. Pour obéir à Christ, il pardonnera au Sirdar. Ferme comme un roc de granit, il épaule sa carabine. Deux coups de feu secs et rapides …. Deux rugissements de douleur … et les deux tigres sont couchés, comme frappés par la foudre.

Le Sirdar tremble de tous ses membres. Un nuage obscurcit sa vue ; mais à travers ce nuage il voit Sandjar enfoncer son couteau de chasse dans le cœur d’un des deux tigres, qui respirait encore … Alors il va vers le chasseur :
– Sandjar, s’écrie-t-il, tu m’as vaincu. Je rebâtirai la demeure de tes parents ; je leur donnerai un plus grand troupeau, et je leur rendrai au quadruple ce que je leur ai enlevé. Et si c’est le Dieu des chrétiens qui t’a enseigné l’amour dont tu as usé envers moi, ah ! apprends-moi à Le connaître ! … Sans un mot, Sandjar tend la main au suppliant. En suivant les commandements de son Maître, il a retrouvé un ami, et plus qu’un ami, un frère !

D’après La Bonne Nouvelle 1933

 

LA MISSION DE JEAN

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LA MISSION DE JEAN

 

Un dimanche après-midi, un grand garçon se tenait à la porte d’une école du dimanche dans un quartier pauvre de Londres. C’était un si mauvais garnement que le moniteur avait été obligé de le renvoyer le dimanche précédent. Ses parents l’avaient ramené, suppliant qu’on le reçoive de nouveau.
– Nous le reprendrions volontiers, dit le moniteur, si nous n’avions pas peur qu’il soit un mauvais exemple pour les autres élèves.
– Nous savons bien que notre fils vous cause des ennuis ; mais à la maison il est encore plus terrible ; si vous le repoussez tout à fait, il sera bientôt complètement dévoyé. Accepteriez-vous de le reprendre si vous aviez la garantie qu’il se conduira bien ?
– Attendez, dit le moniteur.
Il entra dans la salle, ramena le silence, et demanda à ses élèves :
– Ce garçon demande à rentrer à l’école, mais nous ne pouvons pas le reprendre sans avoir la garantie qu’il se conduira bien. L’un d’entre vous veut-il se porter garant pour lui ?
Il y eut un silence. Les élèves les plus âgés secouaient la tête, paraissant dire : nous ne le connaissons que trop bien. Les autres semblaient se désintéresser de la question.
Mais un tout petit garçon eut pitié du grand gamin qui se tenait dehors, l’air piteux. On se moquait souvent de lui parce qu’il était mal habillé, sa mère étant très pauvre. Et une petite voix dit :
– S’il vous plaît, Monsieur, je serai son garant.
– Jean ! Un petit garçon comme toi ! Tu ne comprends sûrement pas ce que cela veut dire, se porter garant pour quelqu’un !
– Oh si, Monsieur. Cela veut dire que si ce grand garçon est de nouveau méchant, je serai puni à sa place.
– Et tu accepterais d’être puni à sa place ?
– Oui, Monsieur.
– Alors, se tournant vers le grand garçon qui se tenait dehors, à la porte, il lui dit :
-Tu peux entrer.
Le garçon s’avança, la tête baissée. Et il pensait : – Je sais que je suis un mauvais garnement, mais peut-être pas encore aussi méchant qu’on le croit. Mais je ne permettrai jamais que mon petit compagnon soit puni à ma place, non jamais !
C’était certainement là l’œuvre de Dieu dans son cœur et sa conscience.
Lorsque les enfants quittèrent l’école, le moniteur vit le petit Jean et le grand garçon partir ensemble en causant comme de vieux amis.
Craignant l’influence que le plus grand pourrait avoir sur Jean, le moniteur les suivit jusqu’à la demeure de Jean, et demanda à sa mère où était Jean.
– Il est monté dans l’escalier, avec un grand garçon. Je ne sais pas ce qu’ils font.
Le moniteur monta sans bruit, et à l’étage au-dessus, il aperçut, par une porte ouverte, les deux garçons à genoux. Et il entendit Jean prier :
Seigneur, tu es tout-puissant. Tu peux faire du plus méchant garçon un de Tes enfants.
Le moniteur se joignit dans son cœur à cette prière de foi. Et Dieu l’entendit. Depuis ce jour-là, celui que toute la classe craignait et méprisait devint un élève assidu et studieux. Jean n’eut jamais à subir de punition à sa place, et le grand garçon eut toujours beaucoup d’affection pour son petit substitut.
Dieu se servit aussi de ces circonstances pour susciter des amis à Jean et à sa mère et leur apporter de l’aide. Jean put aller au lycée et poursuivre des études. Et ce fut ensuite un zélé serviteur de Dieu parmi les païens.

La grâce que le petit Jean avait montrée envers un pauvre garçon dévoyé est une illustration, et un effet de la grâce que le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, a apportée aux hommes en venant sur la terre pour être le Substitut de tous ceux qui croiraient en Lui et en Sa mort expiatoire sur la croix.
Le petit Jean lui-même l’avait compris, et il était heureux de suivre les traces de son Sauveur.

La grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous enseignant que …. nous vivions … attendant l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous afin qu’il nous rachetât … et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes œuvres. Tite 2. 11-14.

 

D’après La Bonne Nouvelle 1929

 

EXPÉRIENCES DE COLPORTEURS BIBLIQUES

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EXPÉRIENCES DE COLPORTEURS BIBLIQUES

Pendant la foire de Milan, la Société Biblique Britannique et Étrangère avait installé un stand de vente en face de la cathédrale.
Il s’y écoulait jusqu’à deux cents Bibles par jour.
Furieux de l’intérêt témoigné de la sorte à la Parole de Dieu, des personnes cherchèrent à créer des désordres, afin de provoquer l’intervention de la police.
Les autorités se montrèrent tout à fait compréhensives vis-à-vis des chrétiens, mais bien embarrassées sur la manière dont elles devaient intervenir.
On reconnut aux colporteurs, tout autant qu’à n’importe qui, le droit de vendre leurs livres, mais on les pria de bien vouloir transférer leur échoppe sous les arcades de la Galerie Victor Emmanuel.
Ils y consentirent. A peine y étaient-ils installés qu’un orage d’une extrême violence éclata. La foule se précipita dans la galerie pour se mettre à l’abri. Et les colporteurs ne tardèrent pas à se voir assaillis de demandes, si bien qu’en très peu de temps ils écoulèrent toute leur provision de Bibles.
Jamais encore ils n’avaient réalisé une vente aussi forte.

Récits d’un colporteur italien.
J’entrai dans une maison où habitait une femme malade. On me permit de pénétrer dans sa chambre ; j’y trouvai le médecin qui la soignait. Comme j’offrais à la malade une Bible, elle la tendit au médecin en lui demandant ce qu’il en pensait.
– Je viens de vous donner, répondit-il, une prescription qui guérira votre corps. La Bible contient le remède dont votre âme a besoin.
Elle s’empressa d’acheter le volume.

Je frappai à la porte d’une cabane. « Avanti » (entrez), cria-t-on de l’intérieur. J’entrai et me trouvai devant une femme qui époussetait les meubles. Elle me pria de m’asseoir.
Devinant qui j’étais, elle sembla embarrassée, puis me demanda brusquement :
– Combien, le Nouveau Testament ?
– Deux livres, Madame.
Elle me tendit une pièce d’argent et j’allais lui remettre le volume, lorsqu’elle m’arrêta d’un geste impératif.
– Nous en avons déjà un, s’écria-t-elle, mon fils vous l’a volé il y a quelques jours. Mais, en le lisant, il a reconnu qu’il avait péché. Il m’a avoué la chose et m’a prié de vous payer dès que je vous verrais.

Un chaleureux accueil m’attendait à Bagnoli dans une maison où j’avais déjà vendu un Nouveau Testament quelques semaines auparavant. Le petit livre y avait produit des fruits et opéré une transformation radicale. La mère de famille me raconta la chose en détail :
– Votre livre, me dit-elle, a complètement changé nos habitudes. Autrefois nous n’avions jamais un sou. Tout passait à la loterie, à la boisson, au tabac et il ne nous restait pas même assez pour acheter des chaussures pour nos enfants. Maintenant nous avons tout ce qu’il nous faut pour subvenir à nos besoins et, mieux que cela, nous avons appris à connaître le Seigneur Jésus.

En Espagne.
Le colporteur Gil arriva au village d’Os de Vales pour y poursuivre le travail qu’il avait commencé quelques jours auparavant. A peine l’eut-on vu que les villageois sortirent de leurs demeures comme un essaim d’abeilles furieuses, et l’abreuvèrent d’outrages.
– C’est le bandit, criaient-ils, qui nous a vendu des livres destinés à attaquer Dieu, Christ, les saints, et même la très sainte Vierge.
Et de brandir des gourdins, et de lancer des pierres. Mais Gil avait déjà affronté mainte scène pareille ; il connaissait à fond la psychologie des foules. Tout en tenant tête à l’émeute, il distribua quelques Évangiles en priant les gens d’y jeter un coup d’œil. Il se fit un profond silence, puis on entendit une voix qui disait : « Il me semble que c’est tout à fait raisonnable », et une autre : « Je n’y vois point de mal ». Mais une autre personne s’écria : « Peut-être ces livres ne disent-ils rien de mal, mais ceux qu’il vendait l’autre jour débordaient de blasphèmes, c’est pourquoi on les a brûlés ».
L’attitude de la foule redevint menaçante, mais Gil ne se laissa pas abattre.
– Montrez-moi un de ces livres, se contenta-t-il de dire, et je vous prouverai qu’ils ne contiennent rien du tout de répréhensible.
– Comment voulez-vous que nous vous les montrions ? demanda un homme. Ils ont tous été brûlés.
Là-dessus une vieille femme s’avança, tenant à la main un exemplaire de l’Évangile selon Luc.
– En voici un, dit-elle. Je l’ai sauvé du feu. Ma fille m’en a lu des choses si extraordinaires que je l’ai caché dans une malle.
Le colporteur ouvrit le petit volume et tomba sur la parabole du fils prodigue, qu’il lut à haute voix. Jamais encore il n’avait vu ce récit produire une impression aussi profonde. Chaque mot portait. L’amour du Père pour son fils émouvait tous les cœurs. Beaucoup de personnes pleuraient. Avec le secours du Seigneur Gil restait maître de la situation. Avant de quitter Os Vales il y laissa plus de trente exemplaires des Livres Saints. Ceci se passait en 1932. Ne se croirait-on pas reporté des siècles en arrière.
Dans une autre localité un colporteur annonçait l’Évangile en plein air, mais sans paraître éveiller beaucoup d’intérêt. L’attention se fixa lorsqu’on vit arriver un homme qui s’approcha du colporteur, lui prit sa Bible des mains et se mit à lire à voix haute et intelligible (voix) le chapitre 13 de l’Évangile selon Marc. Puis il s’adressa en ces termes à l’auditoire :
– Je ne connais pas ce monsieur personnellement, mais je lui achetai une Bible il y a plusieurs années. Je la lus. Elle produisit sur moi une impression telle, qu’aujourd’hui encore j’en lis un passage tous les matins, car je suis intimement convaincu qu’elle contient la vérité selon Dieu. Sur ma recommandation, bon nombre des membres de ma famille la lisent aussi. Quant à vous, Monsieur, ajouta-t-il en se tournant vers le colporteur, je bénis l’heure où vous m’avez vendu l’Écriture Sainte. Elle a pour moi une valeur telle que les mots me manquent pour l’exprimer. Venez me voir dès que vous visiterez de nouveau ma ville, et je vous aiderai dans votre travail.

D’après Almanach Évangélique 1936

CONVERSATION DANS LE TRAIN

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Dans ma détresse j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai crié à mon Dieu : de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles. Ps. 18. 6.
Les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai considérées, à cause du Christ, comme une perte. Phil. 3. 7.

 

CONVERSATION DANS LE TRAIN

 

Dans un train, des voyageurs parlent de choses et d’autres, de leur vécu, de leurs projets. Une dame âgée, toute menue, au visage ridé, les écoute. On lui demande ce qu’elle en pense.
– Vous savez, dit-elle avec un accent étranger, dans mon cas, j’ai tout perdu. Autrefois, dans mon pays, j’étais riche et je vivais avec ma famille. Mais la guerre civile est passée et a tout emporté. Cela fait maintenant des années que je suis seule dans un pays étranger. J’ai dû faire des travaux auxquels je n’étais pas habituée pour pouvoir joindre les deux bouts. Mais je n’ai pas de regrets. Dans ma solitude, j’ai trouvé Dieu. Maintenant, je connais Jésus Christ. Au temps de ma prospérité, je n’étais jamais vraiment heureuse, ni même satisfaite. Mais en Jésus j’ai trouvé le vrai bonheur.
Tout le monde se tait dans le compartiment, chacun réfléchit…
C’est aussi une bonne chose pour nous, que de réfléchir. Aujourd’hui la prospérité, et peut-être demain les souffrances, la maladie et la pénurie. Cependant cette éventualité ne peut pas détruire l’espérance ni entamer la tranquillité de ceux qui connaissent Dieu. Le vrai bonheur ne se trouve pas dans les choses matérielles, qui passent, ni dans l’amour humain, aussi appréciables et importants soient ces choses. Jésus Christ seul peut donner ce bonheur. Il apporte à ceux qui Lui font confiance le secours, la paix, la joie, le réconfort et la vie éternelle. « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai et tu me glorifieras » (Ps. 50. 15).

 

D’après la Bonne Semence Octobre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

COMBAT SPIRITUEL

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Résistez au diable, et il fuira loin de vous. Jac.4. 7.
… Dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; persécutés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais ne périssant pas. 2 Cor. 4. 8 et 9.

 

COMBAT SPIRITUEL

 

Tant qu’il est sur la terre, le chrétien est engagé dans un combat spirituel. Le croyant sait qu’il est du côté du Vainqueur, son Sauveur, Celui qui délivre. Mais Satan fait son possible pour affaiblir le soldat, ou même le faire tomber sur le champ de bataille. Il a tellement de tactiques variées! Aux jeunes croyants, par exemple, il peut chercher à donner une fausse image de Dieu. Il leur présentera un Dieu lointain et exigeant, qui ne s’intéresse à eux que pour les surveiller et les punir à chaque faux-pas. Aux plus âgés, il fera croire que, ayant acquis plus d’expérience, ils peuvent affronter seuls la tentation…
La Bible ne dit nulle part que les chrétiens ne rencontreront pas de luttes. Elle affirme en revanche que, du plus jeune au plus âgé, Jésus Christ veut les conduire à la victoire. Notre Dieu tout-puissant met parfois notre patience à l’épreuve pour faire de nous des soldats plus confiants dans la sagesse de notre Chef, le Seigneur Jésus. Nous devons toujours avoir conscience que la situation dépasse nos faibles capacités et que la présence du Seigneur lui-même nous est indispensable. Alors nous ferons l’expérience de Sa puissance.
Vous êtes peut-être en ce moment la cible d’attaques sévères de notre ennemi. Cela n’a rien d’anormal pour un croyant. Pensez au jeune David et au géant Goliath (1 Sam. 17). Vous avez peut-être devant vous une lutte plus secrète. Restez confiant. Comptez sur le Seigneur, restez en relation avec Lui par la prière et la lecture de la Bible. La délivrance approche, elle n’arrive jamais trop tard.

 

D’après la Bonne Semence Septembre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

POURQUOI PRIER ?

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Et Il leur dit encore une parabole, pour [montrer] qu’ils devaient toujours prier et ne pas se lasser. Luc 18. 1.
Priez sans cesse. 1 Thess. 5. 17.

 

POURQUOI PRIER ?

 

Dieu sait ce dont nous avons besoin. Nous pouvons alors nous demander à quoi cela sert de prier.
Avant tout, n’oublions pas que la prière ne se limite pas à présenter des demandes ; il y a des prières d’actions de grâce et de louange, et des prières par lesquelles nous exprimons à Dieu nos besoins ou confessons nos chutes…
Il y a aussi des prières dans lesquelles nous Lui exprimons simplement nos pensées.
Mais pour quelle raison devons-nous présenter nos prières à Dieu ? Parce que c’est le moyen qu’Il nous a donné pour que nous recevions des réponses de sa part. Dieu aime communiquer, Il aime donner. Il n’est pas comme les dieux des païens qui « ont une bouche et ne parlent pas, qui ont des yeux et ne voient pas, qui ont des oreilles et n’entendent pas… » (Ps. 115. 5 et 6). Dès qu’Il a créé l’homme, Dieu lui a parlé. Quand Adam et Ève ont péché, Il leur a parlé, Il les a interrogés et a écouté leurs réponses. Il désire que Ses enfants Lui parlent. C’est cela, la prière ! Plusieurs versets de la Bible nous encouragent à prier :
« Demandez, et il vous sera donné… car quiconque demande, reçoit » (Mat. 7. 7 et 8) ;
« Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces » (Phil. 4. 6) ;
« Priez en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance » (Éph. 6. 18) ;
« Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation » (Mat. 26. 41) ;
« Vous n’avez pas, parce que vous ne demandez pas » (Jac. 4. 2).

Et s’étant levé sur le matin, longtemps avant le jour, il sortit et s’en alla dans un lieu désert ; et il priait là. Marc 1. 35
Il s’en alla sur une montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu. Luc 6. 12
Quand nous prions, suivons l’exemple de Jésus Christ, des apôtres et de Ses serviteurs. Le Seigneur était vraiment l’Homme de prière. Il a prié toute une nuit avant de choisir Ses disciples. Il priait avant de prendre son repas, Il priait devant les souffrances des personnes. Ses premières paroles sur la croix, comme les dernières, ont été des prières adressées au Père. Plus tard, c’est en réponse à sa demande, que le Père a envoyé l’Esprit Saint. Et maintenant, au ciel, « Il est toujours vivant » pour intercéder en faveur de ceux qui s’approchent de Dieu par Lui (Héb. 7. 25).
L’apôtre Paul était un homme de prière, que ce soit pendant son service public ou que ce soit lorsqu’il était en prison. Avec l’un de ses compagnons, jetés en prison à Philippes et enchaînés, « en priant, ils chantaient les louanges de Dieu » (Act. 16. 25). Dans la prison de Rome, Paul priait pour les assemblées des croyants, et leur demandait de prier pour lui et de combattre avec lui dans les prières (Rom. 15. 30 ; 1 Thess. 5. 25).
Ceux qui, dans le cours des siècles, ont été zélés et utiles dans l’Église étaient tous des hommes et des femmes de prière. Marie Stuart, reine d’Écosse au 16ème siècle, disait craindre les prières de John Knox (pasteur écossais) plus qu’une armée assemblée contre elle ! Qu’il s’agisse d’évangélistes, par le moyen desquels de nombreuses personnes sont venues au Seigneur, ou de prédicateurs qui ont enseigné la Parole de Dieu, ils ont tous compris l’importance de la prière. Suivons leur exemple !
Toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous les donnera… demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie » Jean 16. 23 et 24.
C‘est ici la confiance que nous avons en Lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, Il nous écoute. 1 Jean 5. 14.
Si nous le Lui demandons par la prière, le Seigneur a promis de nous donner :
La sagesse : « Si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et il lui sera donné » (Jac. 1. 5). Une telle sagesse, qui vient « d’en haut », est avant tout « pure, ensuite paisible, modérée, conciliante… » (3. 17). Elle est « plus précieuse que les rubis » (Prov. 3. 15). On ne peut l’apprendre à l’école, mais il faut la demander à Dieu par la prière.
La miséricorde et la grâce : « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous obtenions miséricorde, et que nous trouvions grâce pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). Est-ce que nous ressentons notre faiblesse, notre misère ? Parlons-en au Seigneur. Il nous prodiguera ses compassions, Il nous enrichira de Sa grâce et du secours dont nous avons tellement besoin.
A leur tour, ces liens entretenus avec Lui par le moyen de la prière, produiront :
La joie : « Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie » (Jean 16. 24). La prière n’est pas un fardeau ; elle nous remplit de cette joie qui est notre force (Néh. 8. 10).
La paix. Le monde cherche la paix, mais les problèmes se multiplient sans cesse. Dieu seul nous donne la paix, une paix qui est au-dessus des circonstances de la vie: « Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).

 

D’après « Il buon seme » Avril 2017