CORONA 21

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CORONA 21

L’offrande de gâteau

 

Avec Corona 20 nous avons vu que l’holocauste était accompagné de l’offrande de gâteau. Avant de tirer des instructions de cette offrande, laissons la Parole de Dieu nous la présenter :

« Et voici ce que tu offriras sur l’autel : deux agneaux d’un an, chaque jour, continuellement ; tu offriras l’un des agneaux le matin, et le second agneau tu l’offriras entre les deux soirs, et un dixième de fleur de farine, pétrie avec un quart de hin d’huile broyée, et une libation d’un quart de hin de vin, pour un agneau. Et tu offriras le second agneau entre les deux soirs ; tu l’offriras avec la même offrande de gâteau qu’au matin, et la même libation, en odeur agréable, un sacrifice par feu à l’Éternel. Ce sera l’holocauste continuel… à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel, où je me rencontrerai avec vous » (Ex. 29. 38 à 42).
Les agneaux offerts chaque jour, matin et soir, pour être brûlés en entier, sont appelés l’holocauste continuel. Ce sacrifice quotidien, présenté par les sacrificateurs, était accompagné d’une offrande de gâteau. Cette offrande était aussi apportée par les Israélites quand l’un d’eux offrait « un sacrifice par feu à l’Éternel, un holocauste, ou un sacrifice pour s’acquitter d’un vœu, ou un sacrifice volontaire…, il présentait aussi une offrande de gâteau d’un dixième de fleur de farine pétrie avec le quart d’un hin d’huile » (Nomb. 15. 3).
« Et quand quelqu’un présentera… une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus ; et il l’apportera aux fils d’Aaron, les sacrificateurs ; et le sacrificateur prendra une pleine poignée de la fleur de farine et de l’huile, avec tout l’encens, et il en fera fumer le mémorial sur l’autel : un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lév. 2. 1 et 2).
« Aucune offrande de gâteau que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car du levain et du miel, vous n’en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l’Éternel,… et toute offrande de gâteau, tu la saleras de sel » (Lév. 2. 11 à 13).
Les composantes témoignent de la parfaite humanité de l’homme Christ Jésus.

La fleur de farine obtenue sous la pression de la meule, évoque la pureté accompagnée de la souffrance. Le Christ Jésus « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14). « Il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort » (Phil. 2. 8). Il se présente comme le don du Père, ce « véritable pain qui vient du ciel », donnant la vie au monde (Jean 6. 32).

L’huile éclairant le lieu saint du tabernacle est une image de l’Esprit Saint qui est descendu sur Jésus « sous une forme corporelle, comme une colombe ; et il y eut une voix qui venait du ciel : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir ». Les quatre évangiles précisent ce moment unique quand notre Sauveur est entré dans son ministère public (Mat. 3. 16 ; Marc 1. 10 ; Luc 3. 22 ; Jean 1. 32). L’offrande de gâteau était pétrie à l’huile et ointe d’huile. Pendant trois ans, Jésus a marché « dans la puissance de l’Esprit » (Luc 4. 14), apportant la grâce et la vérité. Il s’est aussi présenté comme étant la lumière du monde (Jean 8. 12).

L’encens est un parfum qui remplit l’endroit où il est brûlé. Telle fut la vie magnifique de notre Sauveur. Nous Le voyons au tombeau de Lazare, levant Ses mains vers le ciel pour louer Son Père devant la foule éplorée ; ou sur la montagne, quand Ses prières montaient « comme l’encens, l’élévation de ses mains comme l’offrande du soir » (Ps. 141. 2).

Le sel empêche la putréfaction. Non seulement rien ne pouvait corrompre le saint Fils de Dieu : ni Satan au désert, ni la mort, n’ont eu d’emprise sur lui, comme l’annonçait le Ps. 16. 10 : « tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption ».

Une libation de vin : la libation était l’acte de verser sur une stèle ou sur l’holocauste (Gen. 35. 14 ; Nomb. 28. 7). Le vin procure la joie (Prov. 31. 6 ; Cant. 2. 4 ; Jean 2. 3 à 11), il est associé à l’offrande de gâteau. Le Fils était les délices du Père « toujours en joie devant lui » (Prov. 8. 30). C’est « à cause de la joie qui était devant lui, qu’il a enduré la croix » (Héb. 12. 2).

Deux éléments devaient être absents de l’offrande de gâteau :

Le levain qui, dans la Parole est toujours une image de la chair qui s’oppose à Dieu (Gal. 5. 19 ; 1 Cor. 5. 6 et 7). Comme le levain fait lever toute la pâte, les pensées charnelles conduisent aux actes les plus mauvais. Il en de même quand il s’agit de doctrines, les vérités de la Parole sont si vite déformées ! Le serpent ancien a mis en doute la parole de Dieu devant Ève et Adam, pour la déformer et les conduire à la désobéissance. Dans nos offrandes de gâteau, qui sont spirituelles, doit être absente toute gloire personnelle, ainsi que toute manifestation charnelle. Il est écrit de notre Seigneur : « il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 3. 5).

Le miel : parle de la douceur des liens terrestres, qui sont bons comme le miel, mais qui ne doivent pas prévaloir sur les droits de Dieu. Notre Seigneur, par la voix prophétique, dit : « Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » (Ps. 16. 8). Même sa mère et ses frères venant à lui en le cherchant n’avaient pas de priorité sur les droits de Dieu. Il leur répondra : « quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère » (Marc 3. 35).
Ces quelques considérations nous montrent combien Dieu prend à cœur la Personne et l’œuvre de Son Fils, Lui « le saint et le juste » (Act. 3. 14). « … et le reste de l’offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils : une chose très-sainte entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu » (Lév. 2. 3). Jusqu’au retour du Seigneur, les croyants éveillés à une adoration en esprit et en vérité, se nourrissent de Christ comme les sacrificateurs le faisaient de la fleur de farine pétrie à l’huile. L’Homme Christ Jésus a été sur la terre, l’unique véritable offrande de gâteau. Nous chantons, en parlant de Lui à Dieu le Père :

Dans sa mort comme dans sa vie, il accomplissait ton plaisir,
Étant venu, grâce infinie, pour servir, souffrir et mourir.

(Hymnes et cantique 215).

 

À QUI LA FAUTE ?

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À QUI LA FAUTE ?

 

Supposons qu’un bateau est en train de couler. Nous savons que ce navire est tout rouillé et prend tellement l’eau qu’il se remplit très vite – il va bientôt sombrer.
Sur le rivage on fait tous les efforts possibles. On envoie le bateau de sauvetage, qui a la capacité suffisante pour recueillir toutes les personnes du vaisseau en péril. Les marins se positionnent le long du bateau rouillé en train de s’enfoncer dans l’eau. Le capitaine du bateau de sauvetage invite toutes les personnes à bord du vieux bateau rouillé à lui faire confiance et à monter immédiatement à bord afin d’être ramenées saines et sauves au rivage.
Mais les personnes qui sont sur le vieux bateau qui coule refusent cet appel. L’un dit : – Le vieux bateau n’est pas en si mauvais état que çà ; il a seulement besoin d’un bon coup de peinture.
Un autre dit : – Allez-vous en, vous et votre bateau de sauvetage ! Nous avons un charpentier à bord, qui va réparer le vieux bateau. Pensez-vous que nous allons quitter notre bon vieux bateau pour monter sur votre navire minable ?
Le vieux bateau finit de se remplir d’eau et s’engloutit dans la mer. Et maintenant, dites-moi, si toutes ces personnes téméraires et imprudentes descendent au fond de l’eau et se noient, à qui en est la faute ? – À elles, et à elles seules ! Le bateau de sauvetage leur a été envoyé, mais elles n’en ont pas voulu.

L’homme est comme ce bateau rouillé – il est tombé, ruiné par le péché, se remplissant de plus en plus de péchés, jusqu’à ce qu’il sombre dans la perdition. Jésus Christ est le bateau de sauvetage. Dieu a tant aimé ce pauvre monde, ruiné et en train de chavirer, qu’Il a envoyé Son Fils comme le bateau de sauvetage, « afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Le monde a-t-il cru Dieu ? – Eh bien, non ! ils ont refusé un tel amour, un si grand salut ! La mort de Jésus était l’offrande de Lui-même, le sacrifice de propitiation pour le péché ; et Christ ressuscité devient le bateau de sauvetage de toute âme qui se confie en Lui.

Mais, lecteur, puis-je vous poser une question ? Où êtes-vous, dans le bateau de sauvetage ou dans le vieux bateau ? Êtes-vous en Christ, ou vous confiez-vous dans la propre justice de la nature humaine ? Êtes-vous un racheté de Christ ? Pouvez-vous dire que vous avez « la rédemption par son sang » c’est à dire que Christ a payé la rançon de vos péchés par sa mort sur la croix (Col. 1. 14). Ou êtes-vous toujours « dans ce monde », et « de » ce monde qui est coupable d’avoir rejeté et mis à mort le Fils de Dieu ?
Peut-être que vous ne vous préoccupez pas de ces choses ? Seriez-vous en train de remplir la mesure de votre iniquité ? Sachez que, quand le vieux bateau est rempli d’eau, il coule, et quand votre dernier péché sur la terre sera accompli, vous sombrerez dans une perdition éternelle, et vous vous souviendrez alors à qui en est la faute.

Mais peut-être que vous croyez aux formes extérieures et aux cérémonies de la religion ? Maintenant, que peut accomplir cette « peinture » extérieure ? Le bateau est en train de couler, et si vous restez là, vous ferez naufrage avec votre pinceau à la main.
Oh, cher ami ! tous les baptêmes, les sacrements, les ordonnances que l’homme peut accomplir, n’empêcheront jamais le pécheur perdu d’être englouti en enfer ! Malheur à votre pauvre âme si vous vous confiez en tout cela.

Vous direz peut-être qu’il y a tellement d’opinions diverses – comment savoir qui a raison ? Eh bien ! quiconque vous dirigera vers Jésus Christ, le « bateau de sauvetage », aura raison ; et quiconque voudra vous faire rester dans le vieux bateau, aura tort. N’est-ce pas clair pour vous ?

Essaieriez-vous – peu importe comment – de réparer le vieux bateau, c’est-à-dire votre nature déchue, que l’Écriture appelle « la chair » ? Alors, vous pouvez être certain que, tôt ou tard, si vous restez dans cette condition, vous coulerez, comme le vieux bateau. Pensez-y bien : – Oh, l’étang de feu !… – et à qui la faute ?
Oh ! Abandonnez les vains efforts pour réparer le vieux bateau. Reconnaissez que vous êtes un pécheur perdu, ruiné ; croyez dans la grâce de Dieu qui vous a envoyé Christ, le « bateau de sauvetage » ; croyez en Lui de tout votre cœur ; confessez-Le de votre bouche et croyez-Le dans votre cœur (Rom. 10. 9). Vous ne pouvez pas être dans les deux bateaux à la fois.
Si vous êtes dans le vieux bateau, aussi juste que vous pensiez être à vos propres yeux, vous ferez rapidement naufrage : il n’y a pas un moment à perdre. C’est la grande prétention de ceux qui sont dans le vieux bateau, que de se prétendre en sécurité. Mais si vous êtes en Christ, le « bateau de sauvetage », vous pouvez être bien assurés. Il n’a jamais perdu et ne perdra jamais aucun de ceux qui auront placé leur confiance en Lui.

D’après « Who is to blame ? » – Ch. Stanley

 

L’AGNEAU SUR LE TRÔNE

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L’AGNEAU SUR LE TRÔNE

Aujourd’hui, j’ai le désir de vous parler du Seigneur Jésus comme Agneau de Dieu, non seulement comme l’Agneau de Dieu qui a été immolé, mais comme l’Agneau de Dieu qui a été glorifié.
A travers toute l’Écriture nous apprenons que, par suite du péché de l’homme, il faudrait un sacrifice. Il fallait que quelqu’un meure pour les hommes, pour porter leurs péchés.
Mais parmi les hommes, ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas y en avoir pour cela. Nous n’avions ni le pouvoir ni la capacité de payer à Dieu la rançon de nos propres péchés et encore moins de donner notre vie pour un de nos frères, pour le racheter de la dette que l’homme avait contractée vis-à-vis de Dieu. Il y a un psaume qui dit qu’il faut que nous y renoncions à jamais (49. 8).
C’est Dieu Lui-même qui a donné l’Agneau pour le sacrifice, et cet Agneau ne pouvait être que Son Fils, qui avait à la fois la puissance mais aussi la capacité de venir sur cette terre pour refaire l’histoire de l’homme à la gloire de Dieu, car le sacrifice devait être un sacrifice sans défaut et sans tache.
Quand Jean le baptiseur voit Jésus arriver vers Lui pour Se faire baptiser, il peut s’exclamer : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1. 29) C’est extraordinaire, n’est-ce pas ? Il ne Le connaissait pas, il ne L’avait jamais vu, mais il savait par l’esprit prophétique que c’était Lui.
Jean avait déjà tressailli dans le ventre de sa mère au contact de Marie, la mère de Jésus, enceinte aussi à l’époque (Luc 1. 44). Maintenant, alors que Jean exerçait son ministère pour annoncer la venue du Seigneur Jésus, le Seigneur Jésus arrive, et Jean le baptiseur Le reconnaît tout de suite et il peut dire : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! », cet agneau qui était annoncé à travers toutes les Écritures, et d’une manière particulière dans le livre d’Ésaïe au chapitre 53 « Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence en lui pour nous le faire désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime. Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche… il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs » (v. 1 à 7, 10 à 12).
Chers amis, quand nous pensons à l’amour de Dieu, du Seigneur Jésus, à son sacrifice sur la croix, nous pensons souvent, bien sûr, au fait qu’Il a porté nos péchés sur le bois en Son corps, nous pensons à toutes les bénédictions que nous avons reçues par son sacrifice, nous pensons au Seigneur Jésus qui a marché sur la terre, allant de lieu en lieu, faisant du bien, méprisé par les hommes, rejeté, rencontrant la contradiction des pécheurs contre Lui-même, rencontrant des gens qui voulaient Le tuer, des gens qui Le traînaient plus bas que terre.
En même temps nous voyons quelques manifestations de sa gloire à travers les miracles qu’Il faisait, miracles de grâce, miracles de puissance. Mais s’Il est venu pour ôter nos péchés, pour les porter, Il est venu aussi pour satisfaire le cœur de Dieu. Il est venu pour répondre aux exigences du cœur de Dieu pour l’humanité, pour montrer comment Dieu voulait qu’un homme marche devant Lui. Il est venu et Il a marché d’une manière parfaite sur la terre en honorant Son Père jour après jour. Il a été crucifié dans la faiblesse, Il a été crucifié en infirmité (2 Cor. 13. 4).
Mais alors, chers amis, Dieu ne pouvait pas Se contenter d’accepter l’œuvre du Seigneur Jésus sans Lui donner une récompense, sans Lui exprimer Sa satisfaction. Je pense que vous avez remarqué que dans les quatre évangiles nous avons le récit de la crucifixion du Seigneur Jésus pour nos péchés. De même, dans les quatre évangiles, nous avons le récit de l’entrée en gloire du Seigneur Jésus dans la ville de Jérusalem, lorsqu’Il entre, monté sur un ânon, le petit d’une ânesse et qu’Il est acclamé par les foules : « Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Pourquoi Dieu a-t-Il consigné cet épisode dans les quatre évangiles ? C’est que Dieu avait le désir de Se réjouir en Son Fils. La gloire de Dieu, c’est que le Seigneur Jésus soit glorifié. Le désir de Dieu, c’est que le Seigneur Jésus règne. Et alors plus rien ne Le retient. Le Seigneur Jésus a pu demander à Son Père : « glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » (Jean 17. 5), après qu’Il aurait achevé l’œuvre de la croix. Mais non seulement Dieu l’a glorifié de cette gloire-là, mais il Lui a donné des gloires supplémentaires, Il l’a établi Seigneur des seigneurs et Roi des rois (Apoc. 17. 14). Il l’a établi juge de la terre (Ps. 94. 2). Il a remis toutes choses entre ses mains (Jean 3. 35), tout le jugement. Le gouvernement de la terre est entre les mains du Seigneur Jésus.
Par l’esprit prophétique Dieu avait pu dire : « Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage » (Ps. 2. 8). L’épître aux Hébreux nous dit : « Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses » (1. 1 et 2). Chers amis, aujourd’hui nous ne voyons pas encore que toutes choses Lui soient assujetties mais par la foi nous Le voyons déjà « couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2, 5-9).
Mais cela c’est la contemplation de la foi. Ce sont des choses que nous pouvons recevoir par la foi, mais pour ce monde, celui qui domine encore ce monde, c’est le chef de l’autorité de l’air (Éph. 2. 2), c’est Satan et Satan n’a de cesse de faire disparaître l’image même du Seigneur Jésus, la pensée même du Seigneur Jésus du cœur des hommes.
Mais la Parole de Dieu nous conduit à voir la fin de toutes choses. La Parole de Dieu est un livre extraordinaire. C’est un livre qui répond à nos questions, c’est un livre qui nous dit d’où nous venons et où nous allons et qui nous propose d’entrer dans les pensées de Dieu. Dieu n’est pas un Dieu qui cache les choses. Il veut révéler les choses cachées aux siens et à leurs enfants, à ceux qui l’aiment (Deut. 9. 22 ; Psaume 25. 14 ; Apoc. 1. 1).
Chers amis, est-ce que nous aimons nous intéresser aux choses que Dieu veut nous révéler ? Est-ce que la prophétie nous intéresse ? Est-ce que nous voulons discerner le temps ? Est-ce que nous voulons voir la gloire du Seigneur Jésus par anticipation ? Est-ce que nous voulons nous laisser imprégner, pour notre marche actuelle, par cette gloire future ?
L’apôtre Pierre nous parle sérieusement en nous disant : « quelles gens devriez-vous être en sainte conduite et en piété » (2 Pier. 3. 11), puisque toutes choses vont être dissoutes, puisque nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Mais chers amis, quand on contemple la gloire divine, quand on contemple les projets de Dieu, les conseils de Dieu, on se sent bien petit, on se sent bien indigne de la grâce que Dieu veut nous faire, de nous associer au Seigneur Jésus dans sa gloire, de nous rendre semblables à Lui, de nous traiter comme ses enfants à Lui.
Il y a ce passage dans l’épître aux Hébreux, qui est une citation d’un psaume et qui nous dit au sujet du Seigneur Jésus : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré » (1. 5). Mais vous savez, Il dit la même chose pour nous.
Dieu nous a engendrés selon le bon plaisir de Sa volonté. Quelle grâce de participer à cette famille de Dieu, ce Dieu qui nous a voulus pour Lui ! C’est Lui qui nous a voulus, ce n’est pas nous qui l’avons voulu. Nous, nous étions haïssables, nous étions morts, nous étions absolument incapables d’avoir une pensée pour Dieu, de Le trouver, si Lui ne nous avait pas ouvert le chemin. Alors chers amis, si Dieu nous donne les origines de toutes choses dans sa Parole, s’Il nous permet même d’entrevoir ce qui était avant les choses visibles, « les cieux et la terre de maintenant » comme il est dit (2 Pier. 3. 7), Il nous ouvre aussi le chemin vers l’avenir, Il nous ouvre les yeux sur ce qui va advenir de cette terre et Il nous dit qu’un jour cette terre sera pliée comme un vêtement (Héb. 1. 12). Encore une fois, Dieu ébranlera les cieux et la terre (Héb. 12. 26). Chers amis, toutes ces choses vont disparaître et laisser la place à de nouveaux cieux et à une nouvelle terre.
Nous allons faire maintenant un saut dans le temps avec l’apôtre Jean qui, dans l’Apocalypse et par révélation, nous entraîne dans cette période de la fin des temps. Nous les chrétiens, nous attendons un événement extraordinaire. Cet événement c’est le retour du Seigneur Jésus pour Son église, le moment où Il viendra nous chercher pour nous introduire dans Sa maison. Mais avant cela, le Seigneur Jésus ressuscitera tous ceux qui sont morts, tous ceux qui se sont endormis par Lui. Il les réveillera et Il les appellera à venir à Sa rencontre pour être pour toujours avec Lui. C’est l’espérance chrétienne.
Les choses que nous allons considérer maintenant en rapport avec la gloire de l’Agneau, sont des choses qui auront lieu après cet enlèvement de l’Église. L’Église sera dans le ciel devant le trône de la majesté, le trône de Celui qui est à la fois le Créateur et le Rédempteur (Apoc. 4 et 5).
Nous allons lire quelques versets dans le chapitre 5 de l’Apocalypse en rapport avec l’Agneau de Dieu.
« Et je vis dans la droite de celui qui était assis sur le trône, un livre, écrit au dedans et sur le revers, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant, proclamant à haute voix : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? Et personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni au-dessous de la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder. Et moi, je pleurais fort, parce que nul n’était trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. Et l’un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (v. 1 à 5).
Il ne nous est pas donné beaucoup de détails sur ce livre aux sept sceaux. En rapport avec la prophétie on trouve des écrits scellés dans Jérémie 32. 10 (c’est un titre de propriété), dans Ezéchiel (un rouleau non scellé qui annonce des jugements) et dans Daniel 12.14 (en rapport avec les temps de la fin, temps de détresse).
Dans ce livre scellé remis au Seigneur Jésus on peut à la fois voir le titre de propriété (la possession acquise mentionnée dans Éphésiens 1) et aussi le livre des jugements nécessaires pour entrer dans cette possession et établir le règne. Ce livre va nous faire découvrir les conseils de Dieu, non seulement jusqu’à la fin de la création actuelle, mais jusqu’aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre.
Qui est digne d’ouvrir ce livre ? Qui a la capacité de répondre aux exigences de Dieu et d’exercer ces jugements sur la terre pour pouvoir enfin établir le règne de justice et de paix absolument nécessaire ?
Chers amis, quand Dieu a créé l’homme, Il lui avait donné cette mission de cultiver le jardin, bien sûr, mais aussi de dominer sur les œuvres de Ses mains. Dieu avait confié la gestion de la terre à l’homme. Et malheureusement, l’homme a écouté la voix du tentateur et, au lieu de rendre gloire en gérant la terre d’une manière qui convenait à Dieu, avec le respect qui Lui était dû, qui était dû à ce que Dieu avait créé et qu’Il avait trouvé très bon, eh bien ! l’homme a assujetti la terre à sa vanité.
Et aujourd’hui, nous voyons tous ces dégâts et nous arrivons à la fin d’une économie où la terre attend la délivrance, elle gémit, elle attend la délivrance et la gloire des enfants de Dieu comme cela est dit dans l’épître aux Romains : « la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; et non seulement elle, mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit » (8. 21 à 23).
Tout cela sera possible, chers amis, parce que le Seigneur Jésus a, sur la croix, vaincu tout ce qui asservissait cette terre. Il a, sur la croix, vaincu les principautés et les autorités, Il les a livrées en spectacle, de sorte que Satan qui aujourd’hui domine sur la terre et qui, en utilisant des convoitises, des désirs des hommes, l’a assujettie à cette vanité, à cette souffrance – Satan a été vaincu.
L’Apocalypse nous montre comment il va être mis fin à ses agissements à travers les jugements que le Seigneur Jésus va exercer pour purifier la terre et pour qu’ensuite il puisse y avoir cette joie, cette liberté de la terre.
Dans l’un des derniers psaumes, il est dit que les montagnes et les collines sautent de joie (Ps. 114. 4). Aujourd’hui, le péché a imprégné toute la création dans son ensemble et il y a une souffrance qui est là et qui ne sera ôtée qu’au moment où le Seigneur Jésus entrera dans Son règne après avoir exercé les jugements dont nous allons voir quelque chose maintenant.
Le chapitre 5 de l’Apocalypse nous montre donc ce livre dans la main droite de Celui qui est assis sur le trône. Et alors, dans le ciel, il y a comme un défi dans ce cri : « Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? » – Personne parmi les créatures. Si le Seigneur Jésus n’était pas venu, s’Il n’avait pas vaincu, personne n’aurait été digne d’ouvrir ce livre Jean pleure. Qu’est-ce qui va se passer si personne ne peut ouvrir ce livre ? Aucun être humain n’est digne de le faire. Dans le ciel non plus, aucun ange ne peut le faire.
Alors l’un des anciens répond : « Ne pleure pas » ; tu sais, l’Agneau a vaincu. Celui qui a été immolé est digne d’ouvrir le livre. Il est dit à Jean « le lion qui est de la tribu de Juda… a vaincu », Jean se retourne et il voit un agneau ! C’est un petit agneau, mais qui a sept cornes (symboles de puissance).
Chers amis, cet agneau, Celui qu’on a méprisé, à qui on a cru pouvoir faire ce qu’on voulait, Celui qu’on a battu, qu’on a couronné d’épines, au visage duquel on a craché, on L’a ensuite crucifié et les hommes ont cru avoir fait cela par leurs propres forces, mais Il va se révéler tel qu’Il est, ce lion de la tribu de Juda. Oui, alors qu’on L’avait crucifié en infirmité, Il a remporté la victoire, une victoire définitive à la gloire de Dieu. Et en même temps Il s’est acquis pour Lui-même des droits extraordinaires. Il a été établi par Dieu héritier de toutes choses, et Il va pouvoir maintenant entrer dans cet héritage. Si aujourd’hui nous ne Le voyons pas encore, comme nous le dit l’épître aux Hébreux, il y a un moment où tout le monde le verra.
Ici dans ce chapitre 5 de l’Apocalypse, les croyants sont invités à voir ces choses depuis le ciel. Ils vont voir comment les choses vont se dérouler sur la terre jusqu’à l’établissement du royaume, mais depuis le ciel et à l’abri, et dans l’adoration.
Ce chapitre 5 de l’Apocalypse établit donc la dignité et la gloire du Seigneur Jésus. Ce n’est pas comme dans le 1er chapitre où c’est l’Église qui dit : « A celui qui nous aime ». Ici c’est Celui qui est digne. Il est question de l’entrée dans le royaume du Seigneur Jésus, de l’établissement du Roi sur la terre. Il est donc question essentiellement de Sa dignité. Et nous voyons que cette dignité est proclamée, tout d’abord par ceux qui sont tout près du trône, les quatre animaux et les anciens qui sont là et qui ont cette louange extraordinaire à l’égard du Seigneur Jésus, qui savent que, s’Il est mort pour les péchés du monde, Il a aussi acheté pour Dieu des sacrificateurs, et Il a acquis ce droit d’ouvrir le livre.
Puis, nous voyons les anges qui louent l’Agneau en disant : « Digne est l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction ». Et ensuite la gloire de l’Agneau est proclamée par toutes les créatures, comme il est dit dans l’épître aux Philippiens au chapitre 2. Si le Seigneur Jésus s’est anéanti et s’est abaissé, Dieu Lui a donné un nom au-dessus de tout nom « afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux » (v. 9 et 10). Ici ce n’est plus « un » agneau mais « l’Agneau », le Seul, l’Unique. Si nous voyons beaucoup de titres du Seigneur Jésus dans la Parole de Dieu, dans l’Apocalypse nous trouvons, à partir de ce chapitre 5, que le Seigneur Jésus est essentiellement désigné sous ce titre de l’Agneau de Dieu – parce que tout ce qui va Lui arriver, tout ce qu’Il va faire, va être en rapport avec ce qu’Il a accompli quand Il était sur la terre – l’Agneau de Dieu, cet Agneau qui a été immolé.
Il nous est dit d’abord que Jean voit un agneau comme immolé et ensuite la louange et l’adoration s’expriment, disant : « tu as été immolé » (5 v. 9). Mais maintenant, comme le Seigneur Jésus le dit au début de l’Apocalypse, en mettant sa main droite sur Jean : « j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles » (1. 18).
Notons que nous trouvons d’autres appellations ou titres du Seigneur Jésus dans l’apocalypse : Fils de l’homme, le Fils de Dieu, le Témoin fidèle, le Saint, le Véritable, l’Amen, le Lion de la tribu de Juda, un autre ange, Celui qui était qui est et qui vient, Jésus, Seigneur des Seigneurs, Roi des rois, La Parole de Dieu, Christ (Messie) l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin, la racine et la postérité de David, l’étoile brillante du matin, le seigneur Jésus Christ.
Ce Chapitre 5 se termine par l’adoration des quatre animaux et des anciens.
A partir du chapitre 6 nous voyons le Seigneur Jésus qui ouvre les sceaux du livre. L’ouverture des sceaux entraîne sur la terre des événements successifs qui vont amener progressivement une grande souffrance sur la terre et qui suivent la chronologie annoncée par le Seigneur Jésus en Matthieu 24. L’ouverture du sceau marque un point de départ d’évènements qui se poursuivent à l’ouverture du sceau suivant. On ne peut pas dire que l’ouverture du sceau suivant met une fin à ce qui précède.
D’abord le premier sceau nous parle de quelqu’un qui va établir un royaume plutôt par la séduction. C’est quelqu’un qui a un arc, mais on ne voit pas les flèches, on ne voit pas l’épée. Il est sur un cheval blanc. Il combat mais on n’a pas beaucoup de notions de l’heure de ses actes. On a l’impression que les choses s’établissent plutôt par autre chose que par des batailles sanglantes. C’est quelqu’un qui, par la séduction, va arriver à établir un semblant de paix sur la terre pendant un temps qui sera très court probablement, puisque dès le deuxième sceau, il arrive des guerres.
Au troisième sceau, nous avons la famine. Il est question d’un cheval noir, d’une balance et de prix exorbitants pour l’alimentation de base. Et puis ensuite, au quatrième sceau nous avons les maladies, les pestes. Cela nous montre que les choses qui sont écrites dans la Parole sont des choses possibles, qu’on ne peut pas contredire. Ce que la Parole annonce arrivera.
Il me semble que ce que nous vivons aujourd’hui est comme un dernier avertissement de Dieu qui dans sa grâce donne à ce monde un signe certain que les choses écrites vont arriver, un dernier appel à la repentance avant l’enlèvement de l’Église et cette période d’au moins sept ans qui précède l’instauration du règne du Seigneur Jésus
Dans ces quatre premiers sceaux, on a donc un début de douleurs, et au cinquième sceau on voit la persécution des croyants. Il y a ces personnes sous l’autel, qui crient à l’Éternel. Ce sont les âmes de ceux qui pendant cette période auront été égorgés pour la parole de Dieu depuis l’enlèvement de l’Église. Cela veut dire que, même après l’enlèvement de l’Église où l’évangile ne sera plus prêché de la même manière qu’aujourd’hui, Dieu reprendra les relations avec Son peuple Israël, le voile sera ôté et les Israélites commenceront, en se penchant sur les Écritures, à comprendre ce qui s’est passé, qui est le Seigneur Jésus.
Un évangile sera prêché qui est appelé l’évangile du royaume. Il y aura des croyants, non pas faisant partie de l’Église, mais des croyants du peuple terrestre de Dieu, le résidu d’Israël, et il y aura des croyants issus des nations, parce que Dieu est toujours un Dieu de grâce, même s’Il exerce des jugements, et que toute âme qui se repent peut trouver le salut en Jésus Christ. S’ils ne font pas partie de l’Église, ils seront quand même des sacrificateurs et règneront avec Christ mille ans (Apoc. 20. 6). Il y a cette autre compagnie de personnes qui, a la fin d’une période qui est appelée la grande tribulation, va pouvoir aussi connaître cette proximité avec le Seigneur Jésus. Et d’ailleurs nous voyons que le Seigneur Jésus les accompagne tout au long de cette période.
Le sixième sceau annonce un changement massif sur la terre, un retournement complet de l’ordre établi. Il y a là quelque chose qui va se passer sur la terre, quelque chose de terrible, un désordre complet, qui va permettre l’émergence d’une autorité nouvelle. En même temps, au sixième sceau, il y a une prise de conscience, semble-t-il, par les habitant de la terre, que ce qui se passe sur la terre, cette succession d’événements dramatiques a une origine surnaturelle, Divine, puisque l’apôtre Jean, depuis le ciel, entend les gens dire : « Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau » (6. 16).
Chers amis, avez-vous déjà vu un agneau en colère ? Cela ne nous fait pas peur, n’est-ce pas. Là c’est l’Agneau de Dieu, l’Agneau de Dieu dans Sa majesté, c’est le lion qui va se lever et qui va se manifester même si, ici dans les faits, il ne s’agit pas encore vraiment de la colère de l’Agneau. Nous verrons que le Seigneur Jésus lui-même entrera en scène plus tard. Il sortira du ciel, assis sur un cheval blanc en vainqueur et pour vaincre, foulant la cuve de la colère de Dieu et pour établir Son règne.
Nous avons vu qu’il y aura donc des persécutions, et nous voyons qu’après les six premiers sceaux, il y a une parenthèse dans le chapitre 7, qui n’est pas dans l’ordre chronologique, mais qui nous donne comme un aperçu global concernant deux groupes de croyants et leur histoire. Vous savez, c’est comme quand on lit un livre ou quand on fait un film, on fait des « flash-back » (bref retour sur un évènement passé) ou des « flash-forward » (bref aperçu d’un évènement à venir) pour permettre de comprendre les choses, pour mettre en évidence les à-côtés de l’histoire principale. Ici il y a effectivement une parenthèse au chapitre 7, où l’on voit, avant que le septième sceau ne soit ouvert, que Dieu va mettre à part dans l’humanité des personnes qui vont être marquées, non pas du sceau du diable, mais du sceau de Dieu, pour être accompagnées à travers la grande tribulation.
La grande tribulation est une période qui va venir sur la terre, une période terrible, sous la domination de Satan, où les gens vont être éprouvés, où beaucoup de personnes vont mourir. A la fin de l’Apocalypse, quand le Seigneur entrera pour établir Son règne, la population mondiale aura diminué d’une façon très importante. On a estimé qu’il restera à peu près cinq cent millions à un milliard d’habitants sur la terre, alors qu’aujourd’hui il y en a huit. Nous voyons que ce qui va se passer sur la terre va être terrible. Mais même à travers cette période-là, Dieu va avoir des témoins, plusieurs sortes de témoins.
Ici au chapitre 7 nous avons les cent quarante-quatre mille d’Israël. Il faut, bien sûr, prendre ces chiffres sur le plan symbolique. Et puis il y aussi une grande foule de gens qui ne pouvait se compter. Et tout cela nous parle de ceux qui, à travers ces épreuves, vont tenir ferme pour Dieu et, est-il dit, pour l’Agneau. Et l’Agneau va être avec eux. Ce qui est remarquable, c’est que dans tous ces épisodes de l’Apocalypse où les croyants sont présentés en face de la persécution de la tribulation, il y a toujours avec eux l’Agneau qui a versé Son sang pour eux, mais aussi l’Agneau qui est à côté d’eux pour les protéger, pour les accompagner, même à travers le martyre.
Ces chapitres nous montrent comment Dieu, à la fois, accompagne les Siens, et s’Il ne leur épargne pas la souffrance ou l’épreuve, Il les accompagne et Il leur présente une espérance glorieuse. C’est ce qu’on trouve dans ce chapitre 7, c’est pour ces personnes-là qu’il y a une espérance, qu’il y a quelque chose de glorieux. Ils ont la certitude que le salut est à leur Dieu : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (v. 10). Nous avons donc là, de nouveau, l’Agneau de Dieu qui est présent. La louange monte une fois de plus de la part des anges qui sont autour du trône, des anciens et des quatre animaux.
On a dit tout à l’heure que les croyants sont dans le ciel. Ils voient les choses d’en haut et ils réagissent à ce qu’ils voient, à ce qui se passe sur la terre, et ils réagissent en rendant hommage à Dieu. On voit plusieurs fois à travers l’Apocalypse des anciens tomber sur leurs faces, les anciens qui représentent les croyants qui ont été enlevés au ciel et ceux qui sont ressuscités à la venue du Seigneur. Ils tombent sur leurs faces et rendent hommage à Dieu. Ces choses-là ne sont pas ici dans un ordre chronologique. Elles nous présentent un tableau global concernant une période qui précède l’ouverture du septième sceau et qui va jusqu’au moment de la victoire.
Au chapitre 8 les choses changent. Le septième sceau est rompu et à partir de ce moment-là nous voyons, d’une manière particulière, le Seigneur Jésus entrer en action. Le septième sceau rompu, veut dire que le livre est ouvert et qu’il peut se dérouler. Il y a un moment solennel, au moment de l’ouverture du dernier sceau. On est dans l’attente de ce qui va se passer. Peut être que ce silence initial correspond symboliquement à ce grand calme du début du chapitre 7. Puis apparaissent sept anges à qui sont données sept trompettes et aussi un autre ange.
Déjà au début du chapitre 7 (v. 2), cet « autre ange » avait été présenté. C’est le Seigneur Jésus, non plus comme l’Agneau de Dieu, mais comme cet ange qui va exécuter les jugements. Le Seigneur entre en scène dans le déroulement du livre. Alors, les sept trompettes sont une succession de malheurs qui continuent à s’abattre sur la terre, et en même temps il y a cet autre ange, cet ange puissant, qui a tous les caractères du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus entre en action, non plus pour rompre les sceaux, mais Il a dans la main un encensoir d’or, et l’encensoir d’or est à la fois pour donner efficace (force supplémentaire) aux prières des croyants persécutés, des croyants dans la souffrance, et en même temps pour recevoir du feu de l’autel d’airain, Il va verser sur la terre.
C’est donc un acte de jugement que le Seigneur Jésus va exécuter et qui sonne en quelque sorte le commencement de ces jugements qui vont être exercés sur la terre d’une façon terrible, sous la forme de sept anges qui sonnent des trompettes, et puis ensuite, à la septième trompette il y a encore les sept coupes, les coupes de la colère de Dieu. C’est à ce moment-là qu’il est question vraiment de la colère de Dieu qui se manifeste contre toute impiété et qui va juger l’impiété sur la terre. A ce moment-là le Seigneur Jésus va entrer en action et on Le voit entrer dans Son règne d’une façon glorieuse.
Nous avons vu l’Agneau de Dieu qui ouvre les sceaux, l’Agneau de Dieu qui se tient à côté des croyants qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau, qui ont commis des actes justes, qui ne se sont pas souillés. Toutes ces personnes seront accompagnées par l’Agneau de Dieu, Celui qui a été immolé, qui a souffert, qui donc est capable d’entrer en sympathie avec eux à travers tout ce qu’ils connaissent.
Et puis nous avons l’Agneau qui se présente en face du dragon. L’antichrist va paraître sur la terre et va se présenter comme le faux Christ. Il va être reçu par le peuple incrédule. Il y a un moment où il nous est présenté dans une parenthèse avec toute l’apparence d’un agneau, mais un agneau qui avait une voix de dragon. Il y a là quelque chose qui nous frappe. Et tout de suite dans le chapitre 13 il est écrit : « je vis une autre bête montant de la terre ; et elle avait deux cornes semblables à un agneau ; et elle parlait comme un dragon » (v. 11). Voilà donc cette bête qui s’élève et qui se présente à la place de Christ.
Et tout de suite, au chapitre 14 nous lisons : « et voici l’Agneau se tenant sur la montagne de Sion, et avec Lui cent quarante-quatre milliers, ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts » (v. 1). Il y a donc d’un côté l’antichrist qui va entraîner après lui une foule de gens, à la fois des Juifs et de ceux qui auront une religion chrétienne ou une religion musulmane puisque tout cela va se fondre dans ce que la Bible appelle la fausse église, ou Babylone. Tous ceux-là vont suivre ce faux agneau.
De l’autre côté, en face de ce faux agneau, il y a l’Agneau de Dieu. Remarquez qu’il n’est pas dit l’Agneau de Dieu. Dans l’Apocalypse il est toujours appelé l’Agneau. Il n’y en a qu’un. Il n’est comparable à rien. Alors le qualificatif « Agneau » suffit. C’est toujours ce qualificatif, ce mot qui n’est utilisé nulle part ailleurs dans la Parole, qui désigne un petit agneau. En dehors de l’Apocalypse, il est utilisé une seule fois dans la Parole en Jean 21 pour désigner les agneaux que doit paître Pierre et qui sont ainsi associés au Seigneur Jésus.
Il y a donc le Seigneur qui est là présenté avec les cent quarante-quatre mille. Là encore, ce sont des choses qui se déroulent dans un certain temps, qui sont superposées, qui ne sont pas chronologiques. Mais en face du faux Christ, du faux agneau, il y a l’Agneau, le vrai, qui se tient sur la montagne de Sion. Il est là sur la montagne de Sion, présent sur la terre et avec Lui les cent quarante-quatre milliers. Ils chantent un cantique nouveau devant le trône de Dieu. Tout cela, ce sont des choses qui nous projettent dans l’avenir et qui donnent du courage à ces croyants qui traversent ces épreuves.

A partir du chapitre 15, un autre signe apparaît, les sept dernières plaies. Le courroux de Dieu va s’exprimer maintenant. On voit une succession de plaies qui vont venir sur la terre, l’ulcère malin, le sang, les ténèbres et les grenouilles qui ne sont pas sans rappeler les jugements qui ont précédé la sortie d’Israël du pays d’Égypte et qui se sont abattus sur l’Égypte. Là encore il y a sept coupes. Mais on voit que, malgré ces jugements terribles, les hommes ne se soumettent pas à la parole de Dieu. Ils blasphèment contre Dieu et ne se repentissent pas.
On a lu au chapitre 6 qu’ils ont demandé aux montagnes de tomber sur eux, de les cacher de devant la face de l’Agneau. Et ici ils blasphèment contre le nom de Dieu qui a pouvoir sur ces plaies. A la cinquième coupe « ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères » (v. 11). De même à la septième coupe (16. 19-21). Alors se prépare ce dernier grand combat contre l’Agneau, contre le Seigneur Jésus, qui va sortir du ciel au chapitre 19.
Mais avant cela, il y a le jugement de la fausse église. Puis les noces de l’Agneau sont célébrées. Ces noces sont encore une réponse de l’amour de Dieu à l’œuvre du Seigneur Jésus. Dieu a acheté pour le Seigneur Jésus son épouse par le sang de son Fils. Il est dit que Dieu a acheté l’assemblée pour le Seigneur Jésus par le sang de l’Agneau, le sang de Son Fils (Act. 20. 28b). Et l’Agneau la reçoit comme récompense, comme réponse à son œuvre à la croix. Il reçoit cette épouse dont les noces sont célébrées dans le ciel avec éclat. Tout le ciel se réjouit des noces de l’Agneau.
C’est au chapitre 19. 4 que l’on a, pour la dernière fois, indistinctement les croyants de l’économie actuelle et ceux d’avant le temps de la grâce sous la forme des 24 anciens. A partir du verset 6, L’Église est distinguée selon ce que l’on trouve dans la bouche de Jean le baptiseur : « Celui qui a l’épouse est l’époux mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend est tout réjoui à cause de la voix de l’époux… » (Jean 3. 29). Ainsi dans ce chapitre 19 il y a l’époux, l’épouse et ceux qui sont conviés ainsi que toute la compagnie céleste. Remarquons que le lieu et le moment de la célébration ne sont pas donnés. Il est dit que le tout puissant est entré dans son règne. L’établissement du règne lui-même n’est décrit qu’à la fin du chapitre et des versets 1-6 du chapitre 20. Mais moralement il n’y a plus d’obstacle aux noces dans la mesure où la fausse église est jugée.
Le Seigneur Jésus sort du ciel assis sur un cheval blanc et Il va fouler la cuve de la colère de Dieu, Il va presser le raisin de la colère de Dieu et Il va établir Son règne sur la terre.
Bien sûr, dans toutes ces pensées que j’ai placées devant nous, on n’a pas abordé tous les faits de la prophétie, le cheminement d’Israël, la purification du peuple, le Seigneur qui descend sur la montagne de Sion, la montagne qui se fendra en deux. Nous n’avons pas le temps de voir tout cela, mais nous allons contempler à travers ces choses la gloire du Seigneur Jésus, cette gloire qui a été annoncée. On va Le voir entrer dans son règne, son épouse parée à son côté, et les peuples soumis, la terre purifiée progressivement.
Bien sûr qu’après, il y aura des dégâts sur cette terre, il y aura des choses à nettoyer. Un quatrième temple sera construit. Tout cela est encore à venir. Ce sont des choses qu’il faut sonder. La parole de la prophétie est quelque chose de très important pour nous. Il ne faut pas croire que c’est inaccessible, il ne faut pas croire que c’est réservé à certains. Au début de l’Apocalypse il est écrit : « Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie » (1. 3) et à la fin de l’Apocalypse il est écrit : « Bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » (22. 7). Donc c’est quelque chose d’important pour nous. C’est comme si Dieu voulait nous intéresser à ce qu’Il fait, à Ses projets.
Chers amis, quand quelqu’un vous invite, quand quelqu’un veut vous donner envie d’aller quelque part, il vous le décrit en long et en large, et vous vous réjouissez à l’avance de ce que vous allez voir. Dieu, Lui aussi, veut vous réjouir à l’avance quant aux choses qui sont devant nous et veut que ces choses produisent en nous une sanctification.
Le Seigneur Jésus va établir Son règne sur la terre, un règne de mille ans, pendant lequel Satan va être lié. Il y aura la nouvelle Jérusalem qui sera là pour régner sur cette terre. C’est l’assemblée qui sera là avec le Seigneur Jésus au milieu d’elle. L’Agneau sera la lumière de cette cité (chap. 20). Il y a donc cette cité qui est extraordinaire. Il est difficile de se la représenter aujourd’hui, tellement les pierres précieuses qui sont citées là ont des dimensions qu’on ne connaît pas sur la terre (21. 19-20). Et puis on voit qu’il y a dans cette cité, qui est appelée l’épouse, la femme de l’Agneau, il y a encore la mention à plusieurs reprises de l’Agneau, l’Agneau qui est à la fois le fondement (les douze apôtres de l’Agneau) et le temple de cette ville. « Et je ne vis pas de temple en elle ; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple. Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe. Et les nations marcheront par sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire » (21. 22-23). Il y a donc cette ville qui sera là, éclairant la terre pendant le règne millénaire.
Entre-temps, au chapitre 21, l’Esprit de Dieu nous a donné un aperçu encore postérieur à cette scène du règne millénaire. Ce sont les nouveaux cieux et la nouvelle terre, ce que Dieu va faire. Peu de choses sont dites de cette période-là, de ce nouvel état dans lequel nous allons entrer. Il est simplement dit qu’il il y aura « un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés, et la mer n’est plus. Et je vis la sainte cité, nouvelle Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari » (21. 1-2).
La sainte Jérusalem, la ville de Jérusalem qui va être le siège du gouvernement mondial pendant le règne millénaire, c’est aussi la même chose que cette cité qui va rester pendant l’éternité parce que l’Église est en dehors du monde et en dehors du temps. Elle a une position particulière qui est éternelle.
Mais pour les cieux et la terre de maintenant il y aura bien sûr une fin. La terre va être pliée, comme un vêtement qu’on range, elle va être brûlée. Ici il est dit « le premier ciel et la première terre s’en étaient allés ». Dans un autre verset il est dit qu’ ils vont être dissous (2 Pier. 3. 12). Tout cela va disparaître pour faire place à quelque chose de nouveau dans lequel seul Dieu est avec les siens et les créatures célestes non déchues. Tout cela va être fondu en un, peut-on dire, puisque le propos de Dieu, c’est de réunir toutes choses en un dans le Christ Jésus. L’Agneau sera toujours le centre de ces choses.
L’apôtre Jean, qui a vu toutes ces choses, est émerveillé. Il est bouleversé, il tombe par terre et rend hommage à un être qui l’a accompagné depuis le début de sa vision et qui lui a fait découvrir ces choses. C’était un ange, et l’apôtre veut lui rendre hommage. L’ange le reprend.
Chers amis, c’est un avertissement pour nous. Parfois certaines personnes nous font tellement voir la gloire de Dieu, qu’on met les personnes entre Dieu et nous et qu’on en serait à les exalter ou à leur donner une place particulière dans nos cœurs, une place qui n’est que pour le Seigneur seul. L’ange le reprend, le remet à sa place : Je suis un serviteur comme toi. Rends hommage au Seigneur seul (22. 9). Jean reprend ses esprits.
On lui demande d’écrire ces paroles qui sont certaines et véritables. Ces choses vont arriver. Toutes les paroles de la prophétie de ce livre sont certaines et véritables. A nous de les sonder, à nous de les recevoir afin que nous soyons des bienheureux, en attendant ces jours heureux où Dieu effacera toute larme de nos yeux et nous consolera, à la fois nous et les croyants qui auront traversé la grande tribulation.
Les choses vont suivre leur cours. L’homme qui est vil va encore pratiquer ce qui est vil, l’homme qui est juste pratiquera encore la justice, « que celui qui est saint soit sanctifié encore » (22. 11). Les choses ne vont donc pas changer, sauf qu’elles vont s’aggraver. La vilenie, l’injustice vont augmenter, et ceux qui sont saints ne peuvent pas se contenter de leur état de sanctification pratique actuel. Ils ont toujours le désir de se sanctifier plus. Comme il est dit, ils ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau. Dans cette expression, il y a non seulement le fait d’être sauvé, mais aussi le fait que notre vie, notre apparence extérieure doit être conforme à ce que Dieu a fait en nous.
Pendant ce temps-là le Seigneur Jésus adresse encore un appel : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie ». Il y a cet appel de la grâce jusqu’au bout. « Bienheureux ceux qui lavent leurs robes, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité » (22. 17 ; 14). Alors nous voyons maintenant dans ce dernier chapitre – qui est une conclusion – nous voyons l’Église et l’Esprit ensemble, et le retour du Seigneur Jésus comme attente suprême.
Le Seigneur Jésus, dans Sa grâce, leur répond. Il leur dit : « Je viens bientôt ». Et encore une fois il y a cet appel : « que celui qui a soif vienne ». C’est vrai pour le croyant comme pour l’incrédule. L’incrédule vient boire pour son salut, mais le croyant continue à boire jour après jour pour recevoir les ressources de la grâce, pour être fortifié dans la foi à travers les épreuves que nous connaissons. « Celui qui rend témoignage de ces choses dit : Oui, je viens bientôt » et nous, nous répondons : « Amen ; viens, seigneur Jésus ! »

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Juillet 2020

 

RECONNAÎTRE L’INVISIBLE

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Ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux [les hommes], car Dieu le leur a manifesté ; en effet, depuis la création du monde, ce qu’il y a d’invisible en lui, c’est-à-dire à la fois sa puissance invisible et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, par les choses créées, si bien qu’ils sont inexcusables. Rom. 1. 19 et 20.

 

RECONNAÎTRE L’INVISIBLE

 

Dieu est invisible. Il est au-dessus de tout, Il habite « la lumière inaccessible ». Et pourtant, le passage de la Bible ci-dessus nous permet de connaître quelque chose de Lui.
– Ce que Dieu nous a manifesté. Dieu a voulu que tous puissent avoir une connaissance immédiate de Lui. Le premier témoignage qu’Il a donné, c’est la création qui nous entoure et qui, depuis le début de l’humanité, aurait dû inciter l’homme à se poser des questions et à réfléchir au Créateur de tant de merveilles.
– Ses caractères invisibles : Sa puissance éternelle et Sa divinité. Sa divinité ne se voit pas, elle est comme cachée au-delà de la matière et du temps. Rien de Son Être n’est visible, tellement Il est élevé au-dessus de nous. Et pourtant Dieu nous a donné la capacité de discerner Ses caractères propres.
– « Ce qu’il y a d’invisible… se discerne… par les choses créées ». Même un enfant se demande qui a créé le monde. C’est une question fondamentale, enracinée dans notre esprit ; ce qui existe résulte de l’œuvre de « quelqu’un », car rien ne se crée tout seul. Ainsi nos pensées sont dirigées vers la puissance de Dieu et vers Son éternité.
– Les hommes sont inexcusables. Dieu leur ayant donné cette conscience innée de Son existence, tout homme est inexcusable s’il ne Le recherche pas, pour L’honorer et Le remercier. Malheureusement, les hommes ont remplacé la pensée initiale du Dieu unique par toutes sortes de représentations et d’idoles ; l’homme moderne, par exemple, pense voir Dieu dans la matière et dans l’énergie. Mais Dieu, le seul vrai Dieu, continue à nous parler, et Il ne le fait pas seulement par la création, mais de nombreuses autres manières. Écoutez-Le, et votre âme vivra !

D’après « Il Buon Seme » juillet 2020

 

QU’EST-CE QU’UN CHRÉTIEN ?

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Roi Agrippa ! crois-tu aux prophètes ?… Agrippa dit à Paul : Bientôt, tu vas me persuader de devenir chrétien ! Act. 27. 28.

 

QU’EST-CE QU’UN CHRÉTIEN ?

Le roi Agrippa, comme la majeure partie des personnes aujourd’hui, pensait qu’être chrétien signifiait adopter le christianisme comme religion ; mais il n’en est pas ainsi. Être chrétien signifie beaucoup plus que cela.
Avant tout, un vrai chrétien est un enfant de Dieu par (le moyen de) la « nouvelle naissance », cette vie qui commence dès le moment où l’on accepte le Seigneur Jésus comme son Sauveur personnel (Jean 3. 5). C’est une œuvre divine qui fait du croyant un « nouvel homme » (Éph. 4. 22 à 24).
Deuxièmement, un vrai chrétien est quelqu’un qui a reçu le plein pardon de ses péchés. C’est en Christ que « nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes » (Éph. 1. 7). « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Troisièmement, non seulement les péchés du croyant ont été pardonnés, mais Dieu le considère comme un « juste » ; il est, comme le dit la Bible, « justifié ». On peut être pardonné pour un crime que l’on a commis, mais on reste toujours un criminel devant la loi et la société. Le but de Dieu est que nous soyons « saints et irréprochables devant Lui » (Éph. 1. 4). Et, un jour, il nous placera « irréprochables devant sa gloire » (Jude 24).
Quatrièmement, un vrai chrétien est « scellé » de l’Esprit saint, ce qui est la garantie qu’il appartient au Seigneur, et possède aussi avec l’Esprit Saint les « arrhes » des bénédictions célestes (Éph. 1. 13 et 14). Le « fruit de l’Esprit » rend le croyant capable de tenir dans la mort (appliquée par l’Esprit Saint) les impulsions pécheresses de la nature humaine (Gal. 5. 22 à 25).
Cinquièmement, chaque croyant est un membre de l’Église, qui est l’ensemble de tous les vrais croyants qui constituent le « corps de Christ », Son épouse, pour laquelle Christ S’est donné Lui-même (Éph. 5. 25).
Sixièmement, un croyant est un citoyen du ciel, « béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3).

D’après « Il Buon Seme » juillet 2020

 

LE MÉCANISME DES CIEUX

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Écoute ceci, Job ; tiens-toi là et discerne les œuvres merveilleuses de Dieu. Sais-tu comment Dieu les a disposées et comment il fait briller l’éclair de sa nuée ?… As-tu étendu avec lui la voûte céleste, aussi ferme qu’un miroir de fonte ?… Il suspend la terre sur le néant. Job 37. 14, 15, 18 ; 26. 7.

 

LE MÉCANISME DES CIEUX

 

Les étoiles obéissent à des lois extrêmement précises, que les astronomes ont traduites en calculs scientifiques. La régularité de leurs mouvements est l’une des grandes merveilles de la création. Leur stabilité dans leur orbite témoigne de la puissance et de la fidélité de Dieu, qui assure en permanence les conditions nécessaires pour le maintien de la vie sur la terre. « Et Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils soient pour signes et pour saisons déterminées » (Gen. 1. 14).
L’étude des lois de la gravitation universelle, établie par Newton, est basée sur sa foi en un Dieu qui maintient l’ordre dans toute la création avec une sagesse infinie. Quand il a communiqué les résultats de son travail à son ami Halley (d’après lequel est nommée la fameuse comète), il savait que ce dernier pourrait employer ces lois pour calculer l’orbite des corps célestes. Il était certain que Dieu prouverait sa fidélité par la manière dont Il réglait le mouvement des étoiles.
L’homme rejette son Créateur. Mais Dieu ne se lasse jamais d’interpeller Sa créature : « Ainsi dit l’Éternel qui a créé les cieux, le Dieu qui a formé la terre… Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a pas d’autre… de Dieu juste et sauveur, il n’y en a point, si ce n’est moi » (És. 45. 18, 21).

D’après « The Good Seed » juillet 2020

LA CONVERSION À DIEU

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En vérité, je vous le déclare : Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Mat. 18. 3.
Le méchant, s’il se détourne de tous ses péchés qu’il a commis, et qu’il garde tous mes statuts, et qu’il pratique le jugement et la justice, certainement il vivra. Éz. 18. 21.
Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi. Luc 15. 18.

 

LA CONVERSION À DIEU

 

La Bible déclare que la condition de l’homme, après qu’Adam fut tombé dans le péché, était exactement l’inverse de sa condition originale : le jour s’était transformé en nuit, sa conception de la moralité s’était dégradée.
Le jugement clair quant au mal et au bien était devenu très flou. Il considérait ses ennemis comme des amis, et vice-versa. Il appelait le bien mal et le mal bien et estimait qu’il était libre et honnête, alors qu’il était en fait devenu esclave de la méchanceté.
La seule chose qui puisse aider l’humanité – la rédemption par la foi en Jésus Christ – lui semble absolument inutile. Il considère Dieu comme son ennemi au lieu de L’accepter comme son meilleur Ami. Cela résulte du mal qui est en lui, qu’il ne peut pas surmonter par lui-même. Cela le rend aveugle quant à sa condition, et l’entraîne dans une mauvaise direction, qui le conduit à la perdition.
C’est pour cette raison que nous devons laisser Dieu œuvrer dans notre cœur et opérer en nous un changement complet. Quiconque désire être libéré de la puissance du péché et être sauvé de la perdition éternelle doit reconnaître sa faillite complète, et s’abandonner à Dieu. C’est la conversion. Je me déclare incapable de changer par moi-même mon « être intérieur » pécheur et je me confie en Lui, afin qu’Il puisse faire toutes choses nouvelles. La créature déchue doit se tourner vers son Créateur, l’enfant perdu doit revenir à la maison de son Père. La conversion ouvre la voie du salut. Dieu répond à cette confession de péché en recevant le croyant et en lui pardonnant ses péchés.

Nous sommes allés dans la mauvaise direction et nous nous sommes trouvés dans une impasse : nous sommes perdus. Plus tôt nous reviendrons sur nos pas, moins nous perdrons de temps.
Un demi-tour complet : c’est ce que signifie le mot « conversion ». Ce n’est pas une théorie, pas une simple restauration extérieure, mais c’est une transformation intérieure complète du cœur. Si quelqu’un change de comportement, d’une façon extérieure, en l’améliorant sur un point, ce n’est pas la conversion. La conversion et la nouvelle naissance qui y est associée signifie que notre être moral connaît une guérison complète, et cela a naturellement un effet sur notre comportement.
La conversion ne consiste pas à changer de religion, mais à adopter une échelle de valeurs tout à fait nouvelle. Nous ne sommes plus ce que nous étions avant. Nous avons une nouvelle source d’énergie, avec de nouvelles espérances et de nouvelles relations d’affection. La conversion signifie que nous choisissons un nouveau chemin, avec d’autres objectifs en vue, et une activité pour un nouveau Maître. Auparavant, je vivais seulement pour moi-même, maintenant je vis pour Dieu. Auparavant, j’étais content de moi, maintenant je reconnais combien j’étais misérable. Hier, Dieu ne pouvait que me condamner, aujourd’hui Il me voit comme étant justifié par l’œuvre rédemptrice (rédemptrice : qui me rachète de l’esclavage du péché) de Jésus Christ à la croix.
La conversion est un changement complet de pensée et de manière de vivre. Quelqu’un de nouvellement converti devrait pouvoir dire : – Jusqu’à présent, je pensais savoir ce qu’était la vie, maintenant je sais que j’ai la vraie vie.

D’après « The Good Seed » juillet 2020

CORONA 20

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CORONA 20

L’holocauste, en lisant Lévitique chapitre 1er

 

Avec Corona 19, nous avons considéré la Pâque, une fête annuelle pour les Juifs. Nous nous sommes rappelé que cette fête a une dimension spirituelle pour les chrétiens. Le Nouveau Testament nous indique que le sacrifice représenté par la Pâque est célébré chaque fois que nous nous souvenons en assemblée de la mort du Seigneur, « le premier jour de la semaine » (Act. 20. 7) – ou dans la journée dominicale traduit aussi par : journée du Seigneur ou dimanche, voir 1 Cor. 11. 20 ; Apoc. 1. 10). À la Cène du Seigneur est liée l’adoration. Le livre du Lévitique est d’une grande utilité pour parler à Dieu notre Père de Son œuvre et des gloires de Son Fils. D’entrée, ce livre s’ouvre avec l’holocauste. On pourrait penser que le sacrifice pour le péché aurait dû prendre la première place, mais c’est à dessein que l’Esprit de Dieu présente premièrement l’excellence de Celui qui pour nous a sacrifié Sa vie. Notre adoration sera enrichie par la contemplation des gloires morales du Fils de l’Homme, quand nous nous souvenons de l’immense prix de la rédemption. Le combat de notre Sauveur à Gethsémané et Ses souffrances physiques à Golgotha, quand Il fut crucifié, chargé de nos péchés, conduiront toujours nos cœurs à dire : « Gloire à toi, Seigneur Jésus ! ». Abordons ce merveilleux sujet dans l’ordre donné dans le livre du Lévitique :

1) Les trois premiers chapitres présentent, en image, le Fils qui glorifie le Père ici-bas. L’holocauste et l’offrande de gâteau rendent témoignage du dévouement sans limites de notre Seigneur. Jusqu’à la mort de la croix, Il servit le Père, et par Sa mort, Il donne à tous ceux qui L’ont reçu, une communion heureuse et bénie avec les Personnes divines (1 Jean 1. 3). C’est ce que démontre le sacrifice de prospérité (de paix ou de communion).
2) Dans les chapitres quatre et cinq, nous sommes par avance placés devant la croix, avec les sacrifices pour le péché et pour le délit (culpabilité, ou de réparation). La base pour nous approcher de Dieu est la réalisation pratique  (pratique dans notre vie chrétienne) de notre mort avec Christ (Gal. 2. 20).
3) Dans les chapitres six et sept, comme suite au pardon reçu (voir : Lév. 4. 26 à 5. 26), les sacrificateurs et les fils d’Israël étaient dans la faveur de Dieu pour offrir l’holocauste, l’offrande de gâteau et le sacrifice de prospérité, en odeur agréable à l’Éternel.

Le terme « holocauste » est traduit en anglais par les mots « offrande brûlée ». C’est sur l’autel d’airain que le sacrifice était brûlé en entier. Cet autel donne une image saisissante de la croix de Christ, car l’airain résiste à des chaleurs intenses. Les sacrificateurs offraient l’holocauste continuel, accompagné de l’offrande de gâteau, matin et soir (Ex. 29. 38).
Lors d’une naissance (Lév. 12. 6), d’une guérison (Lév. 14. 30) ou d’une impureté (Lév. 15. 15 à 30), l’holocauste était accompagné d’un sacrifice pour le péché. L’Israélite apportait un agneau et un oiseau pur au sacrificateur, qui examinait l’offrande avant de l’accepter. Cette offrande devait être un mâle et n’avoir aucune tare. Le propriétaire, posait ses mains sur la victime, en signe d’identification, et l’égorgeait, sauf pour les oiseaux. Ce travail-là était réservé au sacrificateur. Le sang de la victime était présenté devant l’Éternel, probablement en élevant le bassin. Ensuite, il fallait asperger avec le sang les côtés de l’autel. Une fois que celui qui offrait la victime avait lavé l’intérieur et les jambes, il découpait la carcasse en morceaux et les donnait au sacrificateur qui les faisait brûler sur l’autel d’airain, en commençant par la tête et la graisse.
L’Éternel, tenant compte des moyens de chacun, offrait trois possibilités aux fils d’Israël : ils pouvaient apporter, pour les uns, un taureau, Lév. 1. 3 à 9 ; pour les moins nantis, un agneau ou un chevreau, v. 10 à 13) ; pour les pauvres, des tourterelles ou des jeunes pigeons (v. 14 à 17).

L’offrande de gros bétail en holocauste exprimait par avance l’engagement de notre Seigneur et Sauveur, qui a dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté » (Héb. 10. 9). Quittant la gloire du ciel, pour servir Son Père, « il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. » (Phil. 2. 8). Jésus « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14), et pour cela « il dressa sa face résolument pour aller à Jérusalem » (Luc 9. 51). Avec détermination, Il a dit à Ses disciples : « La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18. 11), et à Son Père : « C’est pour cela que je suis venu à cette heure » (Jean 12. 27).

L’offrande de menu bétail exprime la soumission de Christ dans la souffrance. N’était-Il pas l’Agneau de Dieu venu pour ôter le péché du monde ? Jean le baptiseur L’a présenté comme tel, et Ésaïe, sept cents ans avant, a dit de Lui : « Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7). Son amour pour nous L’a conduit sur le bois de malédiction pour accomplir entièrement l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire.

L’offrande d’oiseaux est une image de la pureté de l’Homme Christ Jésus, venu du ciel. C’était un signe de pauvreté. Celui qui ne pouvait offrir un taureau ou un agneau avait la possibilité de capturer deux oiseaux vivants et purs pour les offrir à l’Éternel. Joseph et Marie, présentant l’enfant Jésus au temple, ont offert pour leur purification, « une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons » (Luc 2. 22 à 24). Le Seigneur de gloire, créateur du ciel et de la terre, est né dans la pauvreté, « afin que par sa pauvreté nous soyons enrichis » (2 Cor. 8. 9).
L’holocauste, brûlé entièrement sur l’autel, matin et soir, nous amène à considérer la vie du Seigneur sur la terre, pendant laquelle, chaque minute a été dédiée à Son Père. Il pouvait dire : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29). L’offrande de gâteau accompagnait l’holocauste, et si le Seigneur le permet, nous aborderons ce sujet prochainement. C’est un terrain saint car il touche à la vie, à la mort et à la résurrection de notre Sauveur ; il touche à la reconnaissance que nous devons à notre Rédempteur, qui nous a achetés pour son Dieu et Père. C’est Lui qui est né dans une étable, pour terminer Sa vie sur une croix d’infamie ! C’est Lui qui fut méprisé, rejeté, humilié, couronné d’épines et crucifié ! Mais Il a été ressuscité par la gloire du Père, et la couronne d’épines a été remplacée par une couronne d’or fin (Ps. 21. 3).

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (20)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (20)

Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui. 2 Cor. 5. 20 et 21

MOURIR EN PAIX

Il y a quelque temps est décédé le commentateur sportif légendaire Thierry Roland. Les médias ont rappelé alors le sommet émotionnel de sa carrière lorsque, en 1998, l’équipe nationale française a gagné par 3 buts à 0, et que les Français sont devenus pour la première fois champions du monde de football. Au moment du coup de sifflet final, il a prononcé cette affirmation : – Je crois que, après avoir vu cela, on peut mourir en paix ! C’était sa manière d’exprimer sa passion pour le football. Il ne pensait d’ailleurs guère à sa propre fin. Nous ne pouvons cependant pas éluder la question sérieuse : – Comment peut-on mourir en paix ? – Si l’on n’a pas réglé sa relation avec Dieu, c’est impossible. C’est pourquoi le prophète Amos, dans la Bible, nous enjoint : « Prépare-toi… à rencontrer ton Dieu » (Amos 4. 12). Par nature, comme humains, nous sommes des ennemis de Dieu. Cela se manifeste souvent par l’indifférence, quelquefois l’opposition envers Dieu. Il est pourtant possible de se réconcilier avec Dieu, parce que le Fils de Dieu, Jésus Christ, a « fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20), étant mort pour expier les péchés de ceux qui croient en Lui. Par Sa mort Il a créé un lien avec Dieu. Quiconque reconnaît la culpabilité de sa vie et la confesse, reçoit le pardon, la justification et la paix.
Il est bien certain que le jour de la mort, même pour nous qui sommes chrétiens, n’est pas un passage facile. La mort reste une porte sombre, mais elle ouvre l’accès au lieu du bonheur éternel. Cependant, la certitude que, par le moyen de la foi au Seigneur Jésus, nous sommes réconciliés avec Dieu, nous permet de mourir en paix.

D’après Näher zu Dir Juillet 2020

Sauvez-vous. Act. 2. 40

RÉPONDRE À L’APPEL DE DIEU

Trois alpinistes avaient été pris par le mauvais temps. Il pleuvait sans arrêt. Les hommes étaient épuisés. Ils trouvèrent refuge, par bonheur, dans un creux du rocher, contre le vent et la pluie. La nuit tomba. Aucun d’eux ne put dormir. Le matin, le temps s’était encore détérioré. On ne pouvait pas penser à faire la descente. Et ce fut de nouveau la nuit. Tout à coup ils entendirent quelqu’un appeler de loin : – Où êtes-vous ? Répondez ! Nous vous cherchons !
Ils quittèrent vivement leur abri, sans se soucier de la pluie qui leur fouettait le visage. Une équipe de sauvetage était montée de la vallée à leur recherche. Ils crièrent : – Nous sommes ici ! Mais leurs cris se perdaient dans l’orage. Ils allumèrent alors une allumette et la brandirent en tous sens. C’était une question de vie ou de mort. Il leur parvint alors l’heureuse réponse : – Nous vous voyons. Ne bougez pas. Nous arrivons. Quelques heures plus tard, les hommes étaient sauvés.
Dieu désire nous sauver et nous faire don de la vie éternelle en vertu de l’œuvre de Son Fils Jésus Christ, qui S’est fait Homme, et qui est mort pour nous sur la croix. C’est pourquoi Il fait proclamer la bonne nouvelle concernant le Sauveur, mort sur la croix pour nous donner un salut éternel. Mais nous devons y répondre pour être trouvés et sauvés. Il faut que nous sortions de l’abri illusoire de notre propre sécurité, de nos peurs et de notre incrédulité, et que nous répondions à l’appel de Dieu. Laissons-nous sauver avant qu’il soit trop tard.

D’après Näher zu Dir Juillet 2020

Je ferai tomber la pluie en son temps ; ce seront des pluies de bénédiction. Éz. 34. 26

LA PLUIE

La pluie tambourine contre les vitres de la fenêtre. Un enfant pourrait croire que l’eau tombe toujours simplement et uniquement depuis le ciel. Mais les adultes savent depuis longtemps qu’il y a un circuit de l’eau parfaitement organisé.
L’eau s’évapore sous l’influence du soleil. L’air chaud et humide s’élève dans l’atmosphère. Là, les gouttes d’eau s’assemblent et forment des nuages Et quand ceux-ci sont assez lourds, il commence à pleuvoir. Par les ruisseaux et les rivières, l’eau coule vers la mer, et le cycle recommence.
Ce cycle, Dieu l’a organisé pour le bien de l’homme, pour que le sol reçoive de l’eau et que les plantes puissent y pousser. C’est là un des exemples innombrables de la manière dont Dieu prend soin de Sa créature. Il se soucie aussi de vous.
Pour la création de l’univers, la seule chose nécessaire était la Parole du Dieu tout-puissant. Mais pour pouvoir sauver les hommes pécheurs, que Dieu aime, il a fallu beaucoup plus que cela : la mort expiatoire de Son Fils. A quel point Dieu nous aime, nous l’apprenons en ce qu’Il a donné pour nous Son Fils unique et bien-aimé, afin que par Sa mort sur la croix nous puissions recevoir la vie éternelle.
La toute-puissance de Dieu, Sa sagesse et Sa force, nous pouvons les découvrir dans tous les détails impressionnants de la création. Mais Son amour et Sa grâce, nous les connaissons en Jésus Christ, en ce qu’Il est devenu Homme, dans Sa vie sur la terre, et dans Sa mort rédemptrice. Si nous croyons au Fils de Dieu et à Son œuvre de salut pour nous personnellement, notre relation avec Dieu, qui était rompue, est rétablie. Jésus Christ est le chemin vers le Père. Il est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14. 6).

D’après Die gute Saat Juillet 2020

L’Éternel est lent à la colère, et grand en bonté, pardonnant l’iniquité et la transgression, et qui ne tient nullement celui qui en est coupable pour innocent. Nomb. 14. 18

INDIFFÉRENT ?

Un croyant nous raconte l’histoire d’un de ses voisins, à qui il avait plusieurs fois parlé de la foi dans le Seigneur Jésus Christ.
Au cours d’une excursion dans les Alpes, la plaque de glace sur laquelle cet homme marchait a cédé, et lui et il a failli se noyer dans le lac. Une autre fois, sa barque s’est retournée pendant une tempête, et il n’a été sauvé que grâce à l’intervention du gardien de la côte. A quarante ans, il a été guéri d’une leucémie, et Dieu lui a accordé encore cinquante années de vie. A la fin, un soir, au cours d’un ouragan violent, un arbre est tombé sur sa voiture, et il est mort sur-le-champ.
Cet homme connaissait la Bible mais, d’après ce que l’on pouvait voir, il n’avait jamais éprouvé le besoin d’un Sauveur. Pourtant Dieu l’avait appelé plus d’une fois à réfléchir et à se tourner vers Lui. Sa vie a été tranchée brusquement, et il est entré dans l’éternité en un instant, sans même s’en rendre compte. Dieu seul sait s’il s’était reconnu pécheur et s’il avait reçu le pardon et la vie éternelle par la foi au Seigneur Jésus.
Dieu appelle tous les humains :
« Dieu opère toutes ces choses deux fois, trois fois, avec l’homme, pour détourner son âme de la fosse, pour qu’il soit illuminé de la lumière des vivants. » (Job 33. 29 et 30)
« Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longue attente, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Rom. 2. 4)
Que ce ne soit pas votre cas, lecteur !

D’après Die gute Saat Juillet 2020

Quand on vous amènera devant… les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ou de ce que vous direz ; car le Saint Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire. Luc 12. 11 et 12

NON PAS UNE RELIGION, MAIS UN SAUVEUR

Un chrétien chinois avait été arrêté à cause de sa foi et avait passé déjà longtemps en prison. Il fut alors amené en jugement.
– Croyez-vous toujours au christianisme ? lui demanda le juge sur un ton ironique.
– Ce n’est pas au christianisme que je crois… répondit cet homme.
– Ah non ! Alors, à quoi ?
– Je crois en Jésus Christ, donc non pas à une religion, mais à une Personne, répondit le chrétien.
– Cessez ces calembours ! répliqua le juge.
– Vous ne m’avez pas bien compris, répondit le chrétien. Vous pouvez fermer les églises, emprisonner ou tuer les chrétiens, interdire tous les exercices religieux, et même brûler les Bibles – mais pouvez-vous toucher à Jésus Christ ? Il vit éternellement ; Il vit dans mon cœur, vous ne pouvez pas L’en arracher ! Et si vous me tuez, je serai toujours auprès de Lui.
Ce n’était pas un calembour, mais une immense différence !
Une religion est un système de rituels et de persuasion. Elle est influencée par son contexte social et culturel, et être affectée par des erreurs et les faiblesses humaines.
La foi selon la Bible, au contraire, est une relation personnelle et réelle avec le Dieu vivant et avec Son Fils Jésus Christ. Cela signifie qu’on connaît Jésus Christ, qu’on croît en Lui, qu’on Lui fait confiance, qu’on L’aime et qu’on vit pour Lui.

D’après Die gute Saat Juillet 2020

Allons, descendons, et confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent pas le langage l’un de l’autre. Et l’Éternel les dispersa de là sur la face de toute la terre. Gen. 11. 7 et 8

APRÈS LA TOUR DE BABEL

Ce récit de la dispersion après le début de la construction de la tour de Babel, et de la confusion des langues, m’est venu à l’esprit lorsque j’ai lu dans un journal que les enfants de Londres parlent au moins 307 langues différentes. D’après l’article du Times, le dictionnaire des langues de Londres va du abe, une des langues de la Côte d’Ivoire, jusqu’au Zoulou. Après l’anglais, les langues parlées le plus souvent proviennent du Subcontinent indien : Bengali Pandschabi, Gujarati et Hindi.
On peut se demander si, aujourd’hui, beaucoup de personnes sont encore conscientes que la multiplicité des langues n’est pas une invention humaine, mais un jugement de Dieu ? L’homme, au début de son histoire, a voulu une fois construire une tour qui atteigne jusqu’au ciel. Peut-être pensait-on alors que le ciel visible représentait le trône de Dieu. Par cette tour, les hommes voulaient ainsi se faire un nom, et s’élever jusqu’à Dieu.
Dieu voyait que cette entreprise ne provenait que du désir de l’homme d’être toujours plus grand et de se faire une réputation qui atteigne les bouts de la terre. Et cette action devait montrer avant tout que l’homme pouvait se passer de Dieu ! La réponse de Dieu à cet orgueil, ce fut de mélanger leurs langues, ce qui signifie qu’aujourd’hui encore la plupart des humains ne peuvent pas se parler s’ils n’ont pas appris la langue de leur interlocuteur, ou ne peuvent avoir l’aide d’un traducteur.
« Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles » (1 Pier. 5. 5.). Celui qui vient à Lui avec humilité, Il le reçoit – et nous avons tous besoin de Lui.

D’après Die gute Saat Juillet 2020

L’Éternel est lent à la colère, et grand en bonté, pardonnant l’iniquité et la transgression, et qui ne tient nullement celui qui en est coupable pour innocent. Nomb. 14. 18
Je suis seul et affligé. Ps. 25. 16.
Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera. Ps. 27. 10.

SOLITUDE

On pouvait lire dans un journal que même à l’âge de l’Internet et des téléphones portables, il y a encore partout de la solitude. Ce sont moins les jeunes que les personnes âgées que cela touche, en particulier celles de plus de 70 ans.
On voit plusieurs raisons à cela, entre autres le fait que les personnes âgées qui ne sont plus dans la vie professionnelle, ont d’autres intérêts que leur environnement plus jeune – ce qui contribue à la solitude.
On voit aussi dans le Nouveau Testament cette expérience que des intérêts différents peuvent contribuer à l’isolement. L’intérêt du Seigneur Jésus Christ consistait uniquement à faire la volonté de Dieu et à manifester aux hommes les caractères de Dieu, Sa sainteté et Son amour. C’était tout le sens de Sa vie : « Ma viande est de faire la volonté de de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4. 34).
Les intérêts profonds du Fils de Dieu ne rencontraient autour de Lui qu’indifférence ou inimitié, aussi Jésus Christ était solitaire et incompris. Même Ses disciples n’étaient souvent pas capables de partager Ses pensées et Ses sentiments. Mais bien que le Seigneur Jésus ait ressenti profondément cette solitude, Il continuait à agir avec amour envers les hommes. Il annonçait à Ses disciples : « L’heure vient… que vous me laisserez seul », mais Son secret c’était : « je ne suis pas seul, car le Père est avec moi » (Jean 16. 32). Et ensuite le Seigneur Jésus a enduré la détresse profonde et la solitude de la mort de la croix – et cela, pour nous.
Personne, plus que Jésus Christ, ne comprend ce que signifie d’être seul et abandonné ! Il le ressent avec nous. Il nous offre Sa proximité et Sa communion ! Et alors la solitude se dissipe.

D’après die gute Saat Juillet 2020

En ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. 1 Jean 4. 10
Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! 2 Cor. 9. 15

REFUSER LA GRÂCE DE DIEU, UNE FOLIE

– Non, nous ne nous laissons rien donner. C’est par ces mots qu’un homme et sa femme refusent le traité qu’on leur offre. – Connaissez-vous le plus grand don de Dieu ? – C’est pour cela que nous sommes ici, répond la femme. Ses regards se portent sur le magnifique paysage avec un lac idyllique à ses pieds.
– Oui, Dieu a créé toutes choses merveilleusement pour les hommes : le Créateur rend témoignage à Sa gloire de Créateur. Mais Dieu nous a fait, à nous humains, un don infiniment plus grand, Son propre Fils, Jésus Christ, qui est devenu Homme, pour mourir sur la croix pour nous et pour nos péchés. –Ce n’est pas pour entendre cela que nous sommes ici – sur ces mots, les deux personnes s’éloignent.
Non, ils ne voulaient rien savoir du don « inexprimable » de Dieu. Ils n’avaient pas besoin de Jésus Christ comme leur Sauveur. Ils se satisfaisaient de la beauté visible de la création de Dieu, et agissaient comme si leur relation avec Dieu était normale.
– Nous ne nous laissons rien donner – combien de personnes pensent comme ces deux personnes-là et refusent, non seulement un traité chrétien, mais aussi le don merveilleux de Dieu. Ils passent, indifférents, devant la source du salut. Sont-ils trop fiers pour reconnaître que nous, comme humains, nous nous tenons devant Dieu les mains vides ?
Celui qui reconnaît devant Dieu sa propre misère, à celui-là Dieu fait don d’une richesse infinie en Jésus Christ. Mais, un don, il faut l’accepter. L’homme doit croire en Jésus Christ !

D’après die gute Saat Juillet 2020

Car lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, puisqu’il n’avait personne de plus grand par qui jurer, il jura par lui-même. Héb. 6. 13
Mais lui (Jésus) répondant, dit : Il est écrit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Mat. 4. 4

L’AUTORITÉ ABSOLUE DE LA BIBLE

Dans la littérature il est habituel et logique que les auteurs appuient leurs raisonnements et leurs thèses sur des citations d’écrits d’autres auteurs. Par contre, dans ce calendrier, on ne trouvera des citations que d’un seul livre, la Bible.
La Bible elle-même ne s’en reporte jamais à des écrits antérieurs. Elle n’appuie pas la vérité et l’autorité de ses paroles sur des écrits de l’antiquité. La Bible est la Parole de Dieu, que Dieu nous a donnée, tout d’abord par Moïse, par les prophètes, et par les apôtres – et elle parle aux hommes par sa propre autorité.
Dieu est au-dessus de tout. Quand Il jure, Il ne peut jurer que par Lui-même, parce qu’il n’y a rien au-dessus de Lui. Et lorsque Dieu parle, Il n’a pas besoin de S’appuyer en outre sur des paroles des hommes. Sa Parole est la vérité, parce que c’est Sa Parole.
C’est pourquoi le Fils de Dieu, lorsqu’Il était sur la terre, n’appuyait Ses paroles que sur les Écritures, la Parole de Dieu. Au début de Son ministère public, Il fut soumis à la tentation dans le désert par le diable. Trois de ces tentations nous sont rapportées dans la Bible. Et trois fois, Jésus a répondu par une citation de la Bible. « Il est écrit ».
La Parole de Dieu est et demeure le critère auquel tout message spirituel doit se référer et se laisser mesurer.
« Ta Parole est la vérité » Jean 17. 17.

D’après die gute Saat Juillet 2020

Seigneur Éternel, toi, tu es Dieu, et tes paroles sont vraies. 2 Sam. 7. 28

RECHERCHER LE SALUT

Il y a bien des années, en Amérique, un Indien âgé avait l’habitude d’aller et venir d’un endroit à l’autre en mendiant pour son pain quotidien. Il arriva un jour dans un village, affamé une fois de plus, et dévora rapidement le pain qu’on lui donna. Quelqu’un, ensuite, lui demanda ce qu’il avait dans un petit sac défraîchi qui pendait de son cou par un ruban de couleur. Il expliqua que c’était un charme qu’on lui avait donné au retour d’une bataille, et sortit un morceau de papier plié qu’il tendit à celui qui l’avait questionné.
Celui-ci commença à déchiffrer l’écriture décolorée. Il se trouva que c’était un document officiel de démobilisation de l’armée fédérale américaine. Il était signé par George Washington lui-même, et assurait à l’Indien une pension à vie… Si l’homme avait demandé à jouir de cette pension, il aurait eu les moyens de vivre sans errer çà et là sans toit et sans nourriture.
Qu’ils sont nombreux, ceux qui ressemblent à cet Indien ! La Bible donne la connaissance des promesses et des assurances que Dieu offre, et cependant ils vont leur chemin sans en profiter.
La Parole de Dieu est éternelle, et elle est la vérité même : toutes ses promesses sont assurées. Mais le pardon des péchés, la paix avec Dieu, la vie éternelle, et la gloire éternelle, que Dieu désire donner à tous, doivent être réellement recherchées. Comment cela ? – En se tournant vraiment vers Dieu. Nous devons Lui confesser avec droiture que nous n’avons pas, jusqu’ici, vécu selon Sa volonté, et reconnaître les fautes que nous nous souvenons avoir commises. Nous pouvons alors être certains que Dieu a pardonné notre culpabilité, parce que Son Fils, Jésus Christ, est mort sur la croix pour expier nos péchés.

D’après The good Seed Juillet 2020

Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme inique, ses pensées, et qu’il retourne à l’Éternel, et il aura compassion de lui, – et à notre Dieu, car il pardonne abondamment. És. 55. 7.

UN LONG CHEMIN SANS DIEU

Il est possible de vivre sans Dieu, et de mener cependant une vie droite et recommandable. Mais quoi que ce soit que nous affirmions, cela ne conduira jamais à un réel bonheur. Nous faisons semblant, en général, d’être plus indifférents que nous ne le sommes réellement.
Il est possible de mourir sans Dieu, même d’une mort douce. Asaph, qui a écrit plusieurs psaumes, enviait les personnes arrogantes et méchantes, de ce qu’elles ne souffraient souvent pas de tourments à leur mort (Ps. 73. 3 et 4). Mais quand il a reconsidéré les choses du point de vue de Dieu, il a dû réviser son jugement : « Car voici, ceux qui sont loin de toi périront » (Ps. 73. 27).
Il est possible de ressusciter sans appartenir à Christ. Mais seul celui qui meurt, étant un chrétien racheté par le sang de Christ, sera ressuscité pour la vie éternelle. Ceux qui meurent sans avoir reçu le pardon de leurs péchés ressusciteront plus tard, pour comparaître en jugement devant le trône de Dieu.
Il sera possible de paraître devant Dieu avec ses péchés, mais alors, le Juge saint et juste prononcera une sentence juste qui condamnera de tels humains.
Il est donc possible de poursuivre un chemin sans Dieu : de vivre, de mourir, d’être ressuscité et de paraître devant le trône de jugement de Dieu : un long chemin vers la condamnation éternelle loin de Dieu.
Il vaut la peine de considérer cela aujourd’hui, et de choisir l’autre voie : se tourner à temps vers Dieu par Jésus-Christ.

D’après The good Seed Juillet 2020

La parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants ; elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur. Héb. 4. 12

LE RÉCIT DU CAPITAINE

Un vieux capitaine de la marine expliqua comment il avait trouvé la foi en Christ.
– Il n’y a malheureusement que huit ans que je suis converti. J’avais dû passer une fois deux heures dans une salle d’attente, dans le port de Malmö en Suède. Pour passer le temps, je lisais les journaux qui se trouvaient là, mais j’en ai eu bientôt assez. Mes yeux sont alors tombés tout à coup sur une Bible posée à côté. Au moment où je l’ai ouverte, j’ai entendu un vieillard, près de moi, murmurer : – Regarde, Seigneur Jésus, quelqu’un a pris ta Parole. Donne-lui de la lumière afin qu’il Te trouve là.
Quand j’ai entendu cela, j’ai jeté la bible et je suis sorti comme un ouragan. Que voulait cet homme ? Que voulait-il dire ? Sa paisible prière m’avait mis mal à l’aise. Jusque-là, Jésus Christ ne représentait pas grand-chose pour moi. Cela m’en avait fait prendre conscience, et cela me dérangeait. Cela me faisait réfléchir. Je rentrai chez moi, mais je ne pouvais pas me débarrasser de la pensée de Jésus.
Dans la ville où j’habitais, je connaissais quelqu’un qui était un chrétien. Je finis par aller le voir, et je lui demandai : – Qu’ai-je à faire avec Jésus ? Qu’est-ce qu’Il attend de moi ? Mon ami m’a expliqué que le Fils de Dieu était venu sur la terre pour mourir pour des pécheurs, et qu’Il attend maintenant que nous nous tournions vers Lui et Lui confessions franchement la culpabilité de notre vie. Nous pouvons alors mettre notre confiance dans Son œuvre de rédemption pour avoir Son pardon, et Le suivre avec joie. La grâce de Dieu m’a amené à accepter Jésus Christ comme mon Sauveur, et à Lui remettre ma vie.

D’après The good Seed Juillet 2020

Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez. Jean 14. 19

LE CHRÉTIEN POSSÈDE LA VIE ÉTERNELLE

La grande pierre, devant l’entrée du tombeau où avait été déposé le corps de Jésus Christ, avait été scellée, et une garde avait été placée devant. Cependant, même ces précautions prises par les ennemis de Jésus ne purent empêcher le Seigneur de ressusciter des morts en vainqueur, puis d’être vu par plus de cinq cents témoins, qui pouvaient rendre témoignage publiquement que Christ était vivant. Leur témoignage digne de confiance est relaté dans plusieurs passages de la Bible, en particulier en 1 Cor. 15. 3 à 8.
Martin Luther devait fréquemment lutter contre des périodes de doute et d’hésitation. Dans ces jours pénibles, il trouvait du réconfort dans le mot « vivit », c’est-à-dire Il vit. Il écrivait ce mot à la craie sur sa table, sur les portes et sur les murs. On lui demanda une fois ce que cela voulait dire, et il répondit : – Jésus vit, et s’Il n’était pas vivant, je ne souhaiterais pas vivre une heure de plus. Mais parce qu’Il vit, nous aussi nous vivrons en Lui, comme Il l’a dit : « Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez ».
Le Seigneur Jésus a donné cette promesse à Ses disciples avant Sa crucifixion et Sa résurrection, lorsqu’Il les préparait à vivre Son retour au ciel. Par la foi en Lui, ils avaient reçu la vie éternelle, et leur vie était liée indissolublement à Lui et à Sa vie, même au-delà de la mort physique.
Déjà auparavant, le Fils de Dieu avait dit : « Celui qui entend ma voix et qui croit en celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).

D’après The good Seed Juillet 2020

Ainsi Sodome, Gomorrhe et les villes d’alentour, qui s’étaient abandonnées à la fornication de la même manière qu’eux et étaient allés après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. Jude 7
Jésus lui dit (à Thomas) : – Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. Jean 20. 29

LES RUINES DE SODOME : UN SUPPORT POUR LA FOI ?

La ville de Sodome est située au sud de la Mer Morte, dans la Jordanie actuelle. On dit que les ruines de l’ancienne cité ont été retrouvées par l’archéologue américain Steven Collins et son équipe, cachées au sud de la vallée du Jourdain. Le verset ci-dessus nous rappelle la destruction complète de Sodome et des villes voisines, à cause de l’immoralité de ses habitants ; c’est une preuve évidente que Dieu juge le mal quand il arrive à son comble. Mais est-ce que, peut-être, la découverte d’un site archéologique peut confirmer ce que la Bible a écrit, et amener les hommes à la croire ? – Les moqueurs, par exemple, ignorent « volontairement » la réalité du déluge universel (2 Pier. 3. 5 et 6), et voudraient des preuves archéologiques sans pourtant être disposés à les accepter.
Comme le disciple Thomas, aujourd’hui aussi, de nombreuses personnes refusent de croire à quelque chose dont ils n’ont pas sous les yeux la preuve concrète. Mais « la foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10. 17). Prendre la parole de quelqu’un et y ajouter foi – croire ce que Dieu dit dans la Bible, c’est L’honorer, et Dieu honore cette foi, en délivrant de sa culpabilité celui qui Lui fait confiance, et en Se révélant à lui.
Évitons de mettre en parallèle notre foi avec les progrès de l’archéologie : la science est le domaine des humains, la foi est le domaine de Dieu ; rien d’autre que Sa Parole ne permet de Le croire et de Le connaître.

D’après Il buon Seme juillet 2020

LE CHEMIN DU CIEL

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LE CHEMIN DU CIEL

Chapitre 1. La rue du Paradis

Marguerite Andell suivait la rue du Marché en portant un panier rempli des différents achats qu’elle venait de faire chez l’épicier.
Ce n’était pas une soirée très agréable, car le vent de mars soufflait et la pluie commençait à tomber. Mais Marguerite, bien abritée sous sa veste imperméable à capuchon, ne souffrait pas du mauvais temps. De toute façon, elle n’avait pas à aller loin. Elle habitait la rue du Marché, dans l’une des deux petites maisons serrées entre un grand garage et un magasin de meubles.
Soudain la fillette entendit une voix d’homme qui chantait. Il marchait lentement le long de la route, en tenant un vieux chapeau à la main, et il chantait :

Lieu de repos, sainte patrie,
Séjour heureux des rachetés,
Ô ville d’or, cité chérie,
J’aspire à tes félicités.
Repos, repos ! Près de Jésus,
Peines, douleurs, ne seront plus.

Là, j’entrerai, sauvé par grâce,
Là, Tu m’attends aux saints parvis.
Viens, me dis-Tu, J’acquis ta place
Par Ma croix, dans le Paradis.
Repos, repos ! Près de Jésus,
Peines, douleurs, ne seront plus.

Marguerite resta un moment immobile devant le garage, brillamment éclairé, ne s’occupant pas pour une fois des belles voitures aux carrosseries luxueuses, mais écoutant attentivement ces paroles.
– Il parle de chez nous, dit une voix tout près de Marguerite.
Elle se retourna avec surprise et vit une fillette de son âge, tenant un petit garçon par la main. Tous deux étaient assis sur le large rebord plat de la vitrine. C’était le petit garçon qui avait parlé.
– Non, non, répliqua sa sœur. Il n’y a pas de séjour heureux dans la rue du Paradis, que je sache.
– Mais alors, de quel endroit parle-t-il ? demanda le petit garçon.
En posant cette question, l’enfant regardait Marguerite et elle se sentit en quelque sorte obligée de répondre, quoiqu’il s’adressât sans aucun doute à sa sœur. Le contraste entre ces deux enfants pauvrement vêtus, insuffisamment nourris, et elle-même qui était confortablement habillée, lui faisait de la peine. Elle ne s’étonna pas que les mots « séjour heureux » aient été retenus.
– Ce chant parle du ciel, dit-elle.
– Oh ! s’écria la fillette, je savais que cela ne pouvait pas être la rue du Paradis. La connais-tu ? Tu y arrives par là, ajouta-t-elle en désignant du doigt une étroite ruelle.
– Je n’y suis jamais entrée, et elle ne me plaît pas, répondit Marguerite.
Elle avait souvent jeté un coup d’œil sur l’étroite et sombre ruelle, bordée de maisons noires et dégradées, et s’estimait heureuse de vivre à la Villa des roses, à quelque distance de là.
– Écoutez ! interrompit le petit garçon, il chante de nouveau. « Repos, repos ! Près de Jésus, peines, douleurs, ne seront plus ». Connais-tu ce chant ? Je l’aime.
– Non, je ne le connais pas, dit Marguerite, mais j’en connais un autre sur la cité d’or, et c’est le ciel.
– Oh ! Dis-le nous, s’il te plaît, implora le petit garçon, levant vers elle son visage amaigri et fatigué.
– J’essayerai, mais je ne sais pas si je me souviens de toutes les strophes, balbutia Marguerite, un peu intimidée.
Lentement et distinctement, elle commença à réciter le cantique, aidée par les commentaires admiratifs dont Sammy ponctuait chaque phrase. À la fin, il poussa un profond soupir et dit avec conviction :
– J’aimerais y aller !
Puis il ajouta vivement :
– Est-ce que toi tu y vas ?
Marguerite tressaillit. Jamais elle n’aurait autant désiré pouvoir répondre « oui », mais elle ne le pouvait pas. Elle resta silencieuse.
La petite fille la regarda avec étonnement et demanda à son tour :
– Eh bien, y vas-tu ? Je te le demande parce que je pensais que tu pourrais nous dire comment il faut faire.
– Oui, intervint Sammy, c’est pour cela. Tu pourrais nous emmener avec toi, n’est-ce pas ?
Puis, comme Marguerite continuait à garder le silence, il demanda d’un ton découragé :
– Est-ce que tu n’y vas pas ?
– Non, dit Marguerite en détournant la tête. Il faut être sauvé pour y aller, et je ne le suis pas – pas encore.
La fillette regardait Marguerite avec le plus grand étonnement.
– Oh ! soupira-t-elle, je me dépêcherais d’être sauvée si cela devait m’amener là ! Et Sammy aussi. N’est-ce pas ?
Le petit garçon approuva énergiquement de la tête et dit :
– Sûrement. Je n’aime pas notre Paradis, pas du tout.
– Est-ce que vous vivez toujours là ? demanda Marguerite, s’étonnant de ne les avoir jamais vus auparavant.
– Non, répondit la fillette, en général, nous voyageons d’une foire à l’autre.
Juste à ce moment, quelqu’un apparut dans la zone de lumière projetée par la vitrine, et sourit aux enfants. C’était la mère de Marguerite. Plus d’une fois elle s’était avancée sur le seuil de la porte, s’étonnant du retard de sa petite fille.
La voyant en conversation avec les deux pauvres enfants, elle s’était dirigée vers le garage pour leur parler. Mais le mot de Paradis l’avait arrêtée et elle s’était tenue un moment dans l’ombre, écoutant le cantique récité par Marguerite et se sentant émue par les commentaires du petit garçon. Puis était venue la question importante à laquelle Marguerite n’avait pu répondre « oui ». La mère soupira.
– Eh bien, Marguerite, dit-elle, je suis venue voir ce qui te retenait. Et qui sont ces enfants ?
Sammy, jamais embarrassé, dit aussitôt :
– Nous sommes Laurette et Sammy Thomas, et nous habitons à la rue du Paradis.
– Papa rentrera ce soir de Londres, ajouta Laurette. Il est allé à l’hôpital pour voir maman. Nous allons partir bientôt pour la foire de M.
– Je comprends. Voulez-vous venir dans notre maison boire une tasse de chocolat ?
Sammy poussa sa sœur de côté et mit sa main dans celle de Mme Andell sans une minute d’hésitation, déclarant avec décision :
– Nous viendrons, merci. Je serai content d’avoir du chocolat et quelque chose à manger.
Mais Mme Andell, tout en passant amicalement son bras autour des épaules de Sammy, s’adressa à Laurette :
– Ton père n’en sera pas mécontent, ma petite ?
– Il nous a recommandé de prendre garde à qui nous parlions, mais je suis sûre qu’il nous permettrait d’aller avec vous, répondit la fillette. Il ne peut pas être déjà rentré, mais peut-être que je ferais mieux de laisser un message sur notre table pour lui dire où nous sommes ?
– C’est une excellente idée. Entrez alors chez nous et je vous donnerai du papier et un crayon, dit Mme Andell, marchant en avant en tenant Sammy par la main.
Il ne fallut pas beaucoup de temps pour écrire le message et le porter dans la misérable chambre de la rue du Paradis, et ensuite la petite troupe s’assembla autour de la table dans la Villa des Roses, où les deux pauvres enfants partagèrent un repas copieux avec Marguerite et sa mère.

 

Chapitre 2. La route bénie

Sammy, qui savourait son chocolat en le buvant à petites gorgées, reposa sa tasse et se tourna vers Marguerite.
– Qui donc peut entrer dans cette cité d’or ? demanda-t-il.
Ce fut Mme Andell qui répondit en chantant à mi-voix :

« Le pécheur, de ses souillures
Dans le sang de Christ lavé,
Seul franchit tes portes pures :
Il est saint, il est sauvé ».

Le petit garçon fixa sur elle un regard sérieux et demanda avec ardeur :
– Est-ce que vous, vous y allez ?
– Oh oui ! j’en suis sûre, Sammy, répondit-elle, tandis qu’un éclair de joie illuminait son visage.
– Vraiment ! Mais alors Marguerite restera seule dehors, s’écria l’enfant avec étonnement, en tournant ses grands yeux vers la fillette silencieuse.
– Et nous espérions qu’elle nous prendrait avec elle, ajouta Laurette pensivement, mais elle ne peut pas, paraît-il.
Mme Andell, avec un étrange petit tremblement dans la voix, répliqua :
– Je pense qu’elle se mettra bientôt en route, et qu’elle ne manquera pas d’emmener quelqu’un avec elle. Ce n’est pas possible que ma petite Marguerite soit laissée dehors. Tiens, Sammy, prends encore une tartine. Et toi, Laurette, en veux-tu encore une ?
– Quel bon repas nous faisons ! dit le petit garçon en mordant à belles dents la tartine que Mme Andell lui avait offerte. Papa sera content, car il n’a pas beaucoup d’argent.
– Il en gagnera de nouveau quand nous retournerons sur les foires, dit Laurette d’un ton un peu réprobateur.
– Ne m’avez-vous pas dit que votre mère était à l’hôpital ? demanda Mme Andell.
– Oui, elle y est depuis des semaines et des semaines. Papa a reçu un message il y a quatre jours et il est parti pour Londres. Il a dit qu’il ne pourrait pas rentrer avant ce soir.
– Êtes-vous restés seuls à la rue du Paradis tout ce temps ? demanda Marguerite stupéfaite.
– Oui, papa pleurait presque en partant, et il nous a recommandé d’être prudents et de ne laisser entrer personne, et, quand nous sortirions, de ne parler à personne dans la rue, dit Laurette.
Puis elle ajouta rapidement :
– Mais il ne pensait pas à quelqu’un comme vous.
– Non, non, il serait d’accord pour cela, ajouta Sammy qui continuait à manger avec faim. J’aime mon papa, et il vous aimera aussi.
Puis il demanda à Marguerite :
– Où est ton papa ?
– Il va bientôt rentrer, répondit la petite fille.
À ce moment, on entendit sonner à la porte de la rue.
Mme Andell, qui alla ouvrir, ne fut pas étonnée de voir un homme à la figure pâle et triste dont la boutonnière portait un ruban noir indiquant la perte qu’il venait de subir.
– Bonsoir, Madame, dit-il en soulevant son chapeau. J’ai trouvé un mot de Laurette, me disant de venir ici dès que je serais de retour. Les enfants sont-ils là ? Mon nom est Thomas.
– Oui, ils sont là. Nous parlions justement de vous. Leur mère est…
Elle s’arrêta, ayant bien deviné ce qui s’était passé.
– Les enfants vous attendent. Entrez pour souper, voulez-vous ? Mon mari va revenir dans un instant et il n’aimerait pas que je vous laisse partir sans rien prendre.
Murmurant un remerciement, il franchit le seuil, et un instant plus tard Sammy était dans ses bras, tandis que Laurette s’appuyait à son épaule.
– As-tu ramené maman ? demanda Sammy en tournant la tête vers la porte.
– Non, Sammy. Elle est morte peu après mon arrivée à l’hôpital, balbutia le père.
Laurette poussa un cri :
– Ne la reverrons-nous jamais ? gémit-elle.
– Si, je l’espère. Elle m’a chargé de vous embrasser de sa part et de vous dire à tous les deux qu’elle partait auprès du Seigneur Jésus dans le ciel, et que nous en trouverions le chemin, comme elle.
La voix lui manqua, et Laurette, qui s’était penchée sur l’accoudoir de son fauteuil, appuya sa tête contre son épaule et éclata en pleurs.
Marguerite, les lèvres tremblantes, considérait le petit groupe.
Puis on entendit la porte de la rue s’ouvrir de nouveau, et, un moment après, M. Andell entra dans la pièce. Sa femme avait été à sa rencontre dans le couloir et, en quelques mots, l’avait mis au courant de ce qui s’était passé ; aussi s’avança-t-il doucement, la main tendue cordialement.
– Nous comprenons, dit-il d’une voix pleine de sympathie. Vous allez rester et vous mangerez quelque chose, n’est-ce pas ?
M. Thomas était trop ému pour pouvoir parler et dire qu’il était d’accord, mais son regard reconnaissant était suffisant. Mme Andell eut vite fait d’ajouter au repas un plat plus nourrissant, car elle se rendait compte que l’étranger était épuisé.
Quand il se fut restauré, il leur raconta brièvement la maladie de sa femme, et comment elle s’était endormie en paix, assurée que le Sauveur en qui elle se confiait serait aussi la force et le soutien de son mari et de ses enfants ; elle leur avait recommandé de Le rechercher sans tarder.
– Il y a un verset qu’elle avait appris de la dame qui la visitait ; et elle me l’a fait apprendre également pour que je puisse vous le répéter, mes enfants…
– Dis-le nous, papa ! supplia Sammy.
Le père poursuivit :
– C’est le Seigneur Jésus Lui-même qui l’a dit : « Moi, Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père que par Moi ».
Il prononça ces paroles lentement et distinctement, et Sammy les commenta en disant :
– Maman a pris ce chemin, je voudrais bien le prendre aussi.
Le père serra ses bras plus fort autour de son petit garçon, puis il se leva en disant :
– Il nous faut partir. Merci pour votre grande bonté. Peut-être reviendrons-nous ici au moment de la foire, et dans ce cas nous ne manquerons pas de venir vous voir. Demain nous devons nous remettre en route.
M. Andell fixa un regard sérieux sur le pauvre homme fatigué et lui dit doucement :
N’oubliez pas de trouver le Chemin dont votre chère épouse vous a parlé. Ce serait merveilleux si, lorsque vous vous mettrez en route demain, vos pieds se trouvaient également sur le chemin du ciel.
M. Thomas inclina la tête et, tendant la main à Sammy qui se sentait maintenant assez à l’aise pour ouvrir et fermer le couvercle d’un petit harmonium, il dit :
– Ce doit certainement être un bon chemin, mais il nous faut partir maintenant.
– S’il vous plaît, implora Sammy, ne voulez-vous pas nous jouer quelque chose sur l’harmonium ?
Mme Andell s’assit aussitôt devant l’instrument en disant :
– Seulement quelque chose de court, car votre papa désire que vous alliez vous coucher. Chantons le cantique que nous avons appris la semaine dernière, dit-elle en se tournant vers son mari.
Sur un signe de son père, Marguerite sortit d’un tiroir quelques feuillets sur lesquels était imprimé le cantique, et elle les distribua à la ronde.
Puis ils chantèrent :

Jésus a tout quitté pour venir sur la terre
Te chercher, te sauver, pauvre pécheur perdu.
Celui qui se chargea de toute ta misère,
Le connais-tu ? Le connais-tu ?

Jésus, le Fils de Dieu, est venu sur la terre,
Pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ;
Il peut te libérer du poids de ta misère ;
Le connais-tu ? Le connais-tu ?

Accepte le pardon, le salut et la vie,
Qu’on trouve par la foi dans Son sang précieux ;
En vérité, Son sang est la route bénie
Suis-Le donc ici-bas sur la route bénie
Qui mène aux cieux ! Qui mène aux cieux !

Hymnes et Cantiques n° 260

– Encore, s’il vous plaît, demandèrent Laurette et Sammy d’une seule voix.
Ainsi le cantique fut répété encore deux fois.
– Aimeriez-vous garder vos feuilles ? demanda Mme Andell. Vous pourrez ainsi le chanter quand vous voudrez.
Cette proposition fut acceptée avec reconnaissance, puis les étrangers prirent congé de leurs hôtes.
– Bonne nuit, dit M. Thomas d’une voix émue. Merci pour votre bonté.
– Ne manquez pas de venir nous voir lorsque vous serez de nouveau dans la ville, lui recommanda Mme Andell.
– Vous trouverez un cordial accueil, ajouta son mari.
– Il y aura la foire annuelle à Pâques, dit Laurette. Je me demande si je serai sur « la route bénie qui mène aux cieux » la prochaine fois que je te verrai, Marguerite.
Sammy regarda sa sœur avec un étonnement réprobateur.
– Tu as dit que tu te dépêcherais d’être sauvée si cela devait te conduire au ciel, lui dit-il, et maintenant tu n’as plus l’air pressée. Quand nous serons tous sur cette route, et que Marguerite et toi vous serez seules en dehors, vous ne trouverez pas cela agréable !
Puis il leva les yeux vers M. Andell et demanda :
– Serons-nous bien reçus sur cette route, comme nous l’avons été ici ?
– Beaucoup mieux ! fut la réponse. Le Seigneur désire vous recevoir et Il prendra soin de vous avec tendresse jusqu’au bout. « Comme un Berger Il paîtra Son troupeau ; par Son bras Il rassemblera les agneaux et les portera dans Son sein ».
Sammy poussa un soupir de soulagement.
– Cela paraît merveilleux, dit-il.
– C’est encore bien plus merveilleux que cela ne paraît. Manquer ce chemin est la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un. Ainsi, ne faites pas cela ! recommanda M. Andell comme les trois étrangers sortaient.

 

Chapitre 3. Pèlerins sur la route bénie

Marguerite se réveilla de bonne heure le lendemain matin, et sa première pensée fut pour Laurette et Sammy qui devaient se mettre en route ce jour-là avec leur père.
Elle se glissa hors de son lit pour regarder par la fenêtre si elle les apercevait. De la petite chambre qu’elle occupait au haut de la maison, on voyait toute la rue du Marché. Le soleil s’était levé et, comme il avait un peu plu pendant la nuit, le soleil faisait miroiter le sol humide qui resplendissait « comme les rues d’or de la sainte cité », pensa Marguerite. Cela lui rappela le cantique chanté la veille et elle se demanda si Laurette et Sammy s’étaient engagés sur « la route bénie qui mène aux cieux ».
Puis soudain elle les aperçut à quelque distance, éclairés par un rayon de soleil, comme ils se dépêchaient le long de la route brillante. Ils devaient avoir quitté la rue du Paradis avant qu’elle arrive à la fenêtre. Elle regretta de ne pas s’être levée une ou deux minutes plus tôt. Ils lui auraient fait signe de la main. À présent il lui faudrait attendre quelque temps avant de les revoir. Pâques était à un mois de là, et sans doute reviendraient-ils plusieurs jours avant. Le temps passerait vite.
Lorsque Marguerite descendit déjeuner, sa mère lui dit :
– Lis ce qui est écrit sur ce bout de papier, ma chérie. Ce sont vraiment de bonnes nouvelles.
Et elle lui tendit une demi-feuille de papier déchirée que Marguerite reconnut pour celle qu’elle avait donnée à Laurette pour écrire à son père. Elle était rose et provenait d’une boîte que Marguerite avait reçue de sa grand-mère.
Sur ce chiffon de papier, elle lut :

« Nous sommes tous sur la route bénie qui mène aux cieux, grâce à Dieu ».

William Thomas,
Laurette Thomas,
Sammy Thomas.

Marguerite le relut plusieurs fois. Ainsi Laurette avait fait ce qu’elle avait dit ! Elle s’était dépêchée de trouver le salut, quoique Sammy lui eût fait la veille au soir le reproche de n’être pas pressée. Marguerite se souvenait des paroles du petit garçon : « Quand nous serons tous sur cette route et que Marguerite et toi, vous serez seules en dehors, vous ne trouverez pas cela agréable ! » Le reproche s’adressait à Laurette et à elle-même, et maintenant elle n’avait même plus la compagnie de Laurette. Elle se sentait réellement solitaire !
– Je les ai vus de ma fenêtre s’en allant sur la route que le soleil faisait briller comme de l’or, dit-elle à sa mère. Cela m’a fait penser aux rues d’or de la sainte cité.
-Vraiment, ma chérie ? Eh bien, ils seront un jour dans cette sainte cité, car ils sont sur le bon chemin.

« Le pécheur, de ses souillures
Dans le sang de Christ lavé,
Seul franchit ses portes pures :
Il est saint, il est sauvé ».

Ils sont sauvés parce qu’ils ont mis leur confiance dans le Seigneur Jésus Christ qui est mort pour les sauver. Oh, Marguerite, comme je voudrais que toi aussi tu sois sur « la route bénie » !
Marguerite baissa les yeux et dit :
– Je ne suis pas assez bonne.
– Qui t’a dit cela, ma petite ? lui dit son père en prenant place à la table du déjeuner, et en lui faisait signe de s’asseoir à la sienne.
– Personne, je le pense moi-même, voilà tout, répondit la petite fille.
– Et comment peux-tu devenir assez bonne ? lui demanda doucement sa mère.
– Je ne sais pas, bégaya Marguerite.
Personne ne peut s’améliorer soi-même, ma petite fille. Seul le Seigneur Jésus peut changer notre cœur.
M. Andell feuilletait rapidement sa Bible, inscrivant quelques références sur un morceau de papier.
– Tu chercheras ces passages dans ton Nouveau Testament, Marguerite et, quand tu les auras lus, ou copiés, tu verras quelle sorte de personnes le Seigneur est venu chercher pour les amener sur le chemin du ciel.
Il lui mit le papier dans la main, et sa mère ajouta :
– Voilà ce qui a le plus de valeur. C’est ce que dit la Parole de Dieu, non ce que nous pensons nous-mêmes.
Marguerite se dit que c’était bien là en effet ce qui valait le mieux, et elle prit la résolution de faire le plus vite possible ce que son père lui avait conseillé.
– Je le ferai à mon retour de l’école cet après-midi, dit-elle.
Se parents, sachant que ce serait le premier moment de libre dont elle disposerait, furent tranquillisés et prièrent tous deux dans leur cœur que le Seigneur l’attirât à Lui.
En revenant de l’école à midi, avec une de ses camarades, Marguerite lui raconta tout ce qui concernait les Thomas. Élisabeth Brun parut très intéressée.
– Je n’aime pas penser à mourir maintenant, dit-elle.
– Je ne te parlais pas de mourir, protesta Marguerite.
– Si, puisque tu me parles d’être prête pour le ciel. Je m’en occuperai lorsque je serai vieille et près de mourir.
Marguerite la regarda et dit solennellement :
Tu n’en auras peut-être pas le temps. Le Seigneur Jésus peut venir d’un instant à l’autre pour chercher les Siens, et ceux qui ne Lui appartiennent pas seront laissés dehors.
Élisabeth regarda à son tour Marguerite.
– Ce n’est quand même pas dit dans la Bible ? demanda-t-elle tout étonnée.
– Si, bien sûr. Il est dit qu’Il descendra du ciel et que tous ceux qui Lui appartiennent seront enlevés à Sa rencontre en l’air ; « et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur », acheva Marguerite.
– Vraiment ! Comme c’est étrange ! S’en aller en l’air vers Lui comme cela ! Où est-ce que c’est dit ? J’aimerais bien le lire.
Marguerite connaissait bien sa Bible et n’eut pas de peine à se souvenir où se trouvait ce verset souvent lu.
– C’est dans la première épître aux Thessaloniciens, au chapitre 4, les derniers versets, dit-elle.
– Je me demande ce que tu ressentiras, dit Élisabeth. Tu seras un de ceux qui s’en iront, sûrement ?
– Non, pas s’Il venait maintenant, répondit Marguerite à voix basse. Je serais laissée en arrière.
Puis, comme elles étaient arrivées devant chez elle, elle dit au revoir à Élisabeth et se dépêcha d’entrer et de se préparer pour le repas.
Tout en s’essuyant les mains près de la fenêtre, elle jeta un regard anxieux vers le ciel. Comme ce serait terrible si elle n’était pas prête lorsque le Seigneur appellerait les Siens à Le rencontrer en l’air. Elle savait que, lorsque cela arriverait, ce serait très rapide – « en un instant, en un clin d’œil ». Aurait-elle le temps de s’accrocher à sa mère et à son père qui, eux, s’en iraient certainement ? Ou bien disparaîtraient-ils trop rapidement de sa vue ? Cela pouvait arriver pendant qu’elle était à l’école. Alors elle trouverait la maison vide en rentrant ! Cela pourrait se passer pendant la nuit, et le matin en descendant elle ne trouverait plus personne !
Cette après-midi là, Marguerite ne perdit pas son temps en rentrant de l’école. Elle était anxieuse de faire ce que son père lui avait conseillé, et bientôt elle était assise devant sa table avec un papier, un crayon et sa Bible devant elle.
Habituée à faire ses devoirs d’école avec soin et méthode, elle décida de copier les versets soigneusement. Elle écrivit sur son papier :

N° 1. « Le lendemain, Jean voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
N° 2. « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Luc 5. 32).
N° 3. « Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies » (Rom. 5. 6).
N° 4. « Mais Dieu constate son amour à Lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
N° 5. « Cette parole est certaine et digne de toute acceptation, que le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier » (1 Tim. 1. 15).

Lorsqu’elle eut terminé, elle écrivit sur une autre feuille :

N° 1. Le Seigneur Jésus est venu pour ôter le péché du monde.
N° 2. Il est venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs.
N° 3. Il est mort pour les impies.
N° 4. Lorsque nous étions encore pécheurs, Il est mort pour nous.
N° 5. Il est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont Paul disait qu’il était le premier. Paul savait qu’il était celui que Jésus était venu sauver.

Elle regarda les derniers mots qu’elle avait écrits, et se dit :
« Alors je suis celle qu’Il est venu sauver. C’est parce que je ne suis pas assez bonne pour le ciel qu’Il est mort pour me sauver. Il est venu sauver Marguerite, comme elle est. Je peux donc aussi marcher sur la route bénie, en me confiant simplement en Son sang ».
Et le Sauveur plein d’amour, dont les oreilles sont toujours ouvertes à nos cris (Ps. 34. 15), qui sait tout ce qu’il y a dans nos cœurs et qui est toujours prêt à nous recevoir, reçut Marguerite. Elle était sur « la route bénie ».
L’instant d’après, elle chantait avec joie le cantique qui parle de la cité d’or, puis le répéta avec une légère variante, en remplaçant les « il » par « je ».
C’était une bonne nouvelle à apporter à ses parents au repas du soir, et, lorsque son père lui dit : « Il y a de la joie au ciel à ton sujet, petite Marguerite », elle prit un peu conscience de ce que son salut signifiait pour son Sauveur. Il y avait Son côté à Lui à considérer, aussi bien que son côté à elle.

 

Chapitre 4. Pauvre Élisabeth

Les jours s’écoulèrent rapidement jusqu’au mercredi précédant Pâques, et ce jour-là les caravanes de forains commencèrent à arriver, descendant lentement la rue du Marché pour rejoindre la place de la foire, près du canal.
Marguerite ne pensait qu’aux Thomas et elle guettait les roulottes et les charrettes avec une grande excitation. Elle aurait voulu savoir dans quel genre de véhicule ils voyageaient, car cela aurait été alors plus facile de les arrêter. Peut-être, pensait-elle, ont-ils oublié que j’habite la rue du Marché, et ils ne me feront pas signe à leur passage.
Mais elle se trompait, et ils l’appelèrent en criant pendant qu’elle était occupée dans la maison.
– Marguerite ! Marguerite ! criait Sammy, voilà Laurette et Sammy qui viennent te voir !
Elle courut dehors et trouva M. Thomas et ses enfants arrêtés devant la caravane. Le père tenait les rênes du cheval qui tourna la tête vers Marguerite en s’ébrouant, ce qui la fit reculer précipitamment. Sammy se mit à rire.
– Il voudrait un morceau de sucre, dit-il. Il pense que tu lui en apportes.
– Je vais lui en chercher, répondit Marguerite.
Mais en cet instant, ses parents arrivèrent à leur tour, et Mme Andell apportait justement une tranche de pain avec quelques morceaux de sucre.
– Nous avons pensé que vous étiez arrivés, dit M. Andell. Marguerite vous a guettés toute la matinée.
Pendant que le cheval mangeait son pain et son sucre, Mme Andell demanda s’ils voulaient tous revenir souper, lorsqu’ils auraient fini de s’installer sur le champ de foire.
– Oh ! Oui, merci, nous viendrons, s’écria Sammy avec joie avant que son père ait eu le temps de répondre. Aurons-nous du chocolat comme la dernière fois ?
– Oui, si vous voulez, dit Mme Andell en souriant.
– Et dépêchez-vous de revenir, dit Marguerite. Nous aurons beaucoup de choses à nous raconter.
– Nous ferons vite, dit Laurette. Marguerite, es-tu sur le chemin du ciel ?
– Oui, maintenant j’y suis, répondit Marguerite.
Puis elle ajouta :
– « Je sais Qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’Il a la puissance de garder ce que je Lui ai confié, jusqu’à ce jour-là ». C’est le verset qui est sur notre calendrier aujourd’hui.
– Et c’est un beau verset, bien encourageant, dit M. Thomas. Merci, Marguerite.
Puis il donna une secousse aux rênes, et ils se mirent en route.
M. et Mme Andell rentrèrent dans la maison, mais Marguerite s’attarda un moment au bord du trottoir, regardant la caravane s’éloigner sur la route ensoleillée. La rue du Marché était tracée d’est en ouest et, par les beaux jours, le soleil l’éclairait du matin au soir. Marguerite songeait à cette matinée où elle avait vu partir les Thomas, avec le soleil levant brillant devant eux, et maintenant ils s’en allaient vers le soleil couchant. « Et nous allons tous vers la cité d’or », se disait la petite fille.
– Alors ce sont là les Thomas ? dit une voix à côté de Marguerite.
C’était Élisabeth Brun.
– Je suis restée là depuis qu’ils t’ont appelée, et je t’ai entendu réciter ton verset.
– Vraiment ? Alors je suis contente de l’avoir appris, dit Marguerite.
– Cela m’a fait désirer de connaître aussi Quelqu’un dont je puisse être sûre. Mon papa est parti je ne sais où, comme il le fait souvent pour bien des jours, et maman et moi sommes venues vivre à la rue du Paradis.
– Oh ! Est-ce vous qui avez déménagé lundi dernier ? demanda Marguerite, se souvenant d’avoir remarqué un pauvre mobilier transporté sur une vieille charrette.
– Oui, nous changeons souvent de domicile. Je me souviens du temps où nous avions une jolie maison. Maintenant nous n’avons qu’un misérable appartement, et maman doit aller travailler au dehors. Elle ne le faisait pas autrefois.
Mme Andell arriva sur le seuil de la porte juste à temps pour entendre la triste remarque de la pauvre Élisabeth.
– Qui est cette petite fille, Marguerite ? demanda-t-elle pleine de sympathie pour l’enfant qui avait une si triste vie.
– C’est Élisabeth Brun, maman, elle va à la même école que moi. Nous rentrons quelquefois ensemble. Elle habite maintenant à la rue du Paradis.
– Ce n’est pas un très joli endroit, je le crains. Mais tu as ta mère, ma petite ? Les enfants qui étaient là tout à l’heure ont perdu la leur.
– Oh ! Les pauvres ! s’exclama Élisabeth. Je n’aimerais pas perdre la mienne. Si c’était papa, cela ne me ferait rien.
– Oh ! Tais-toi ! Comment peux-tu dire une chose pareille ! s’écria Mme Andell en attirant la fillette près d’elle. Je n’aime pas t’entendre parler ainsi, et ta mère ne l’aimerait pas non plus.
Élisabeth éclata soudain en pleurs et répondit d’une voix entrecoupée :
– Non, maman n’aimerait pas m’entendre ; mais c’est qu’il ne s’occupe pas de nous. Il est parti je ne sais où…
– Il est allé chercher du travail, et il va peut-être revenir vous dire qu’il en a trouvé, dit Mme Andell d’une voix encourageante en serrant la pauvre enfant contre elle.
– Non, depuis qu’il a perdu sa place, au lieu de chercher du travail, il s’est mis à chanter dans les rues. Il a une belle voix, et il sait beaucoup de chansons de toutes sortes, mais quelquefois il chante aussi des cantiques que sa mère lui avait appris autrefois.
– Oh ! Est-ce que c’est l’homme qui chantait dans cette rue ? s’informa Marguerite avec ardeur. Un homme avec un vieux chapeau de paille et un manteau brun ?
Élisabeth secoua la tête affirmativement.
– Oui, c’est lui, dit-elle. Il nous a amenées dans ce nouveau logement, maman et moi, en nous disant que cela nous porterait chance d’habiter dans la rue du Paradis ; et après cela il est parti, et nous n’avons plus entendu parler de lui.
– Il reviendra, dit Mme Andell. Vois-tu, Élisabeth, le cantique qu’il a chanté une fois dans cette rue a été le commencement de beaucoup de bonheur pour plusieurs personnes. Nous te raconterons cela un jour. Maintenant, je voudrais savoir quel genre de travail fait ta mère…
– Elle fait n’importe quoi, mais ce qu’elle préfère, c’est la couture, parce qu’elle peut le faire à la maison.
– C’est justement ce qu’il me faut. A-t-elle beaucoup de travail en ce moment ?
– Non. Elle met seulement en ordre notre nouveau logement, mais cela va être fini, dit Élisabeth en essuyant ses larmes et en s’efforçant de sourire. Si vous avez un travail de couture à lui donner, elle sera très contente !
– Eh bien, je lui serai très reconnaissante si elle peut travailler pour moi, répondit gaîment Mme Andell. Demande-lui de venir chez moi demain matin vers dix heures, n’est-ce pas ?
– Merci. Je ne pourrais pas lui apporter de meilleures nouvelles. Maintenant je vais vite aller acheter des petits pâtés. J’ai couru après le chapeau d’une dame tout à l’heure. Le vent l’avait emporté, et la dame était trop vieille pour courir après. Quand je le lui ai rendu, elle m’a donné cette pièce, et je veux apporter des petits pâtés comme surprise à maman pour le souper, dit Élisabeth joyeusement.
– Voici une autre pièce pour t’acheter quelque chose à manger avec tes pâtés, dit Mme Andell. Marguerite, tu peux accompagner Élisabeth, et tu me rapporteras aussi trois petits pâtés pour le souper de nos amis ce soir.
Les deux fillettes s’éloignèrent joyeusement dans la direction des magasins brillamment éclairés.

 

Chapitre 5

– Que ta maman est bonne, Marguerite, dit Élisabeth. Pense donc à tout ce qu’elle a fait en moins de cinq minutes. Voilà du travail pour maman, et cette pièce d’un franc pour moi. J’ai peur de lui avoir fait de la peine en parlant de papa comme je l’ai fait. Mais aussi, elle ne le connaît pas. De toute façon, je ne le ferai plus. Il semble qu’il avait raison en prédisant que la chance nous viendrait lorsque nous habiterions la rue du Paradis.
– Je ne pense pas que ce soit de la chance, dit Marguerite avec un peu d’hésitation.
On ne me permet pas d’utiliser ce mot.
– Pourquoi ? Qu’est-ce que c’est alors, si ce n’est pas de la chance ?
– Eh bien, je pense que c’est Dieu qui t’envoie ces bonnes choses, dit Marguerite pensivement. Ne le crois-tu pas ?
– Oui, répondit Élisabeth après un instant de réflexion. Ce doit être Lui, et j’aime à le croire. Et, tu sais, tu as changé depuis la dernière fois que je t’avais vue, il y a trois semaines environ. J’ai passé quinze jours au lit, c’est pour cela que je ne suis pas allée à l’école et que je ne t’ai pas vue. Si le Seigneur venait maintenant, tu partirais, je suppose ?
– Oui, répondit joyeusement Marguerite. Je Lui appartiens maintenant. « Mes brebis écoutent Ma voix, et Moi Je les connais, et elles Me suivent, et Moi, Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de Ma main » (Jean 10. 27 et 28).
– C’est un beau verset. Oh ! Que je voudrais être sauvée ! soupira la pauvre Élisabeth, comme elles entraient dans le magasin.
– S’Il a pu me sauver, Il peut aussi te sauver. Et Il le fera, répondit Marguerite d’une voix encourageante.
La famille Thomas arriva à l’heure fixée, et ce fut une heureuse compagnie qui se trouva réunie dans la maison de M. Andell.
Sammy, naturellement, avait beaucoup de choses à raconter. L’une de ses remarques éveilla l’intérêt général.
– Nous avons vu l’homme du Paradis, dit-il tout en savourant à petites gorgées sa tasse de chocolat.
– L’homme que nous avions vu dans la rue ? s’informa vivement Marguerite.
– Oui. Il chantait encore la même chose. Mais cette fois, je ne m’en suis pas inquiété parce que je sais que j’y serai – au ciel, je veux dire – un jour.
Mme Andell se tourna vers M. Thomas et demanda :
– Pouvez-vous me dire où vous l’avez vu ? Sa femme et sa petite fille vivent près d’ici, et elles n’ont aucunes nouvelles de lui.
– C’était à Cornaux, mais il s’est échappé avant que j’aie pu lui parler. Laurette m’a dit qui il était, et Sammy a couru vers lui et lui a dit quelques mots, mais avant que j’aie pu l’atteindre, il s’était enfui. Raconte ce que tu lui as dit, Sammy.
Sammy ne demandait pas mieux que de le faire.
– Je lui ai demandé s’il allait vers ce séjour heureux des rachetés, et il a ri, ce qui ne m’a pas plu. Alors je lui ai dit que nous l’avions entendu chanter ce cantique dans la rue du Marché, près de là où nous habitions à la rue du Paradis. Alors il m’a regardé d’un air fâché et il s’est mis à courir, à courir, jusqu’à ce qu’il ait été hors de vue.
– Il désire probablement que personne ne sache où il est, observa M. Andell.
– Eh bien ! Dieu le sait, et Il peut le ramener, dit Mme Andell. Il nous faut tous prier pour M. Brun. Il a été l’instrument de Dieu pour sauver plusieurs d’entre nous.
– Je prierai pour lui, dit Laurette. Je me souviendrai toujours de cette soirée où il chantait un cantique sur le séjour heureux des rachetés. C’est depuis ce moment que tout a été changé pour nous.
Avant de se séparer ce soir-là, nos amis adressèrent à Dieu de ferventes prières pour le vagabond, et pour sa femme et sa petite fille.
Le matin suivant Mme Brun vint voir la mère de Marguerite.
– Je ne peux pas vous dire à quel point je suis reconnaissante de votre offre de me donner du travail, dit-elle, mais il faut d’abord que j’aie une chambre aménagée pour cela. Nous avons un grenier avec une lucarne, que je pourrais arranger pour ma couture, mais il faudrait y faire quelques petites réparations.
– Eh bien, que diriez-vous de commencer par travailler chez moi ? Cela vous aiderait à payer vos réparations, et vous donnerait le temps de les faire, suggéra Mme Andell.
Le visage fatigué de Mme Brun s’éclaira en entendant cette proposition.
– Ce serait magnifique, dit-elle.
Avant que Mme Andell pût ajouter un mot, on entendit frapper fortement à la porte et, lorsqu’elle l’ouvrit, elle trouva Sammy qui, ne pouvant atteindre la sonnette, se servait de ses deux poings pour frapper à coups redoublés, non sans succès.
– S’il vous plaît, Madame, papa et Laurette vont venir. Il nous emmène promener. Où est Marguerite ?
– Elle est allée faire une commission. Entre et attends une minute, dit Mme Andell en souriant à l’enfant. Voici Mme Brun, ajouta-t-elle, se demandant ce qui allait se passer ensuite.
– Nous avons vu M. Brun à Cornaux, dit Sammy en s’adressant à Mme Brun.
– Vraiment ? répondit-elle.
– Oui, et il s’est enfui quand je lui ai dit que nous l’avions entendu chanter ici et que nous vivions à la rue du Paradis. Oh ! Voilà papa. Il vous le racontera aussi.
– Oui, Madame, dit M. Thomas en lui donnant une poignée de main. Il faut croire que nous l’avons effrayé, mais il vous reviendra une fois ou l’autre. Je lui dois quelque chose, vous savez, pour avoir chanté ce cantique. Peut-être pourrais-je vous être utile ?
Ils racontèrent alors à la pauvre femme tout ce qui avait découlé pour eux du chant de ce cantique, Laurette ajoutant aussi son mot à ce récit, ainsi que Marguerite qui revenait au même moment. Mme Brun, tout émue, retenait ses larmes avec peine. Heureusement elles furent interrompues.
– Maman, pourquoi restes-tu si longtemps ? J’ai fini de laver la fenêtre.
C’était Élisabeth.
Mme Andell l’accueillit amicalement et Élisabeth entra, un peu intimidée en trouvant réuni autant de monde, alors qu’elle pensait que sa mère serait seule avec Mme Andell.
– Ainsi vous êtes la petite Élisabeth de Mme Brun ? dit M. Thomas. Nous avons pensé que nous devrions aider votre mère, puisque votre père est absent. Nous devons quelque chose à « l’homme du Paradis », comme l’appelle Sammy. Voyons, Mme Brun, en quoi pouvons-nous vous aider ?
Mme Brun ne savait pas trop que répondre, mais Mme Andell intervint :
– Si son petit grenier était propre, elle pourrait l’utiliser pour sa couture. J’ai quelques rouleaux de papier avec lesquels on pourrait recouvrir les murs, et un pot de peinture blanche.
– Eh bien, moi, j’ai du temps, des mains pas trop maladroites et de la bonne volonté. Voulez-vous nous laisser faire, Mme Brun ?
– Je ne peux pas vous dire à quel point cela me serait utile, répondit Mme Brun, les lèvres tremblantes d’émotion.
– Merci. Nous aurons terminé ce soir, j’espère, car j’engage tous les enfants comme ouvriers.
Jamais une chambre ne fut plus vite remise en état que le grenier du n° 2 de la rue du Paradis. Mme Brun, Marguerite et Élisabeth coupaient le papier à la longueur voulue. Laurette et Sammy, enveloppés dans de grands tabliers appartenant à Marguerite, arrachaient l’ancien papier sous la direction de leur père ; bref, chacun travaillait avec entrain.
– J’ai repeint le plafond moi-même il y a deux mois, dit M. Thomas. Il n’y a pas besoin de le blanchir.
– Tu ne savais pas alors que ce serait aussi utile à Mme Brun, dit Laurette. Nous n’aurions pas terminé ce soir s’il avait fallu peindre encore le plafond.
– Quel bel atelier vous aurez ! dit joyeusement Marguerite. Je suis sûre que cela vous amènera beaucoup de clientes.
– Et tout cela grâce à « l’homme du Paradis », ajouta Sammy. Je l’aime beaucoup, vous savez. Il nous a chanté le séjour heureux des rachetés, quand Laurette et moi avions froid et que nous nous sentions tristes.
– Et alors nous avons parlé à Marguerite et elle nous a chanté « la cité d’or » et expliqué que c’est le ciel ; et depuis ce moment, nous sommes tous sur la route bénie qui mène aux cieux.
Marguerite jeta un coup d’œil vers Élisabeth et remarqua son visage sombre. Était-ce parce qu’on parlait de son père, ou parce qu’elle n’était pas sur la route bénie du ciel ? Une prière fervente monta de son cœur en faveur d’Élisabeth et de sa mère. Si ces deux-là étaient sauvées, et que « l’homme du Paradis » était aussi gagné au Seigneur, alors il y aurait trois familles appartenant au Seigneur Jésus.
« Quelle heureuse bande de pèlerins nous ferions ! » se dit-elle.

 Chapitre 6. Un pique-nique

 À la tombée de la nuit, tout le travail était terminé ; même les quelques meubles nécessaires à Mme Brun pour son métier de couturière étaient à leur place : une table, deux chaises, une petite commode, un grand miroir et la machine à coudre. Plus tard on pourrait ajouter une armoire.
– Eh bien, hier soir encore je ne me serais jamais imaginée une chose pareille ! s’exclama Mme Brun, tandis qu’elle examinait le joli grenier, en compagnie des trois Andell et des trois Thomas.
– C’est splendide ! s’écria le père de Marguerite. Je saurai où m’adresser lorsqu’il me faudra un homme capable d’exécuter un travail rapide.
M. Thomas se mit à rire.
– N’oubliez pas que j’avais cinq ouvriers, dit-il.
Avant de se séparer, la petite troupe organisa un pique-nique pour le lundi de Pâques. M. Thomas devait naturellement être à son poste à la foire, mais tous les autres se rendraient à la campagne et chercheraient un joli coin ombragé où ils pourraient allumer un feu. Mme Andell avait en vue une carrière abandonnée depuis très longtemps, et couverte maintenant de buissons et de frênes, et où un petit ruisseau leur fournirait l’eau dont ils auraient besoin.
– Nous irons de bonne heure, dit Mme Andell, car nous ne serons peut-être pas les seuls à avoir projeté un pique-nique à cet endroit.
Lorsque le lundi arriva, c’était une journée d’avril splendide : ciel bleu, légers nuages blancs, petites bouffées de vent, soleil brillant. Quand Laurette et Sammy arrivèrent chez Marguerite, ils trouvèrent une grande voiture devant la porte. Élisabeth était déjà dedans et les accueillit, le visage rayonnant.
– Nous allons en auto à la carrière, leur dit Marguerite. M. Gildas, le propriétaire du garage, a dit à papa qu’il envoyait cette voiture à une grande maison près de la carrière et que, s’il voulait, nous pourrions en profiter pour y aller et en revenir. Il sait que nous allons presque toujours pique-niquer là-bas les jours de fête.
– Je pensais que nous devrions marcher, dit Sammy, et je ne savais pas si mes jambes me porteraient aussi loin. Mais ainsi nous y serons vite et sans fatigue.
La petite troupe trouva place sans peine dans la vaste voiture et parvint très rapidement à sa destination.
On choisit une jolie place pour s’installer. Sammy regarda M. Andell construire un foyer de pierres et fit observer qu’il s’y prenait presque aussi bien que son papa.
– Nous sommes souvent obligés de camper quand nous allons d’une foire à l’autre, dit Laurette.
– Alors, ma chère petite, remarqua Mme Andell, ceci ne constitue pas un changement pour Sammy et pour toi. J’espère que vous aurez du plaisir quand même.
Laurette sourit.
– Tout est mieux aujourd’hui, dit-elle. Habituellement nous ne campons pas avec de bons amis, et nous ne nous amusons pas toute la journée.
– Aujourd’hui nous pouvons nous promener où nous voulons, ajouta Sammy, et cueillir des fleurs, et explorer.
– Je vous conseille d’attendre le moment du départ pour cueillir des fleurs, suggéra Mme Andell. Ainsi elles seront plus fraîches.
– Et vous pouvez explorer les environs, ajouta M. Andell, mais n’allez pas trop loin.
– Pouvons-nous grimper là-haut ? demanda Élisabeth en montrant le sommet de la carrière.
– Oui, et vous pourrez jeter un coup d’œil sur la grande maison qui est là-haut. C’est une belle maison.
Marguerite surprit un clignement dans les yeux de son père comme il accordait cette permission, mais d’un regard il lui fit comprendre de ne pas poser de questions. Elle eut très envie de voir la maison. Quand les yeux de son père brillaient de cette manière, on pouvait être sûr qu’il y avait quelque surprise en vue.
Les quatre enfants se mirent en route après avoir reçu de nombreuses recommandations des parents. Ils découvrirent un sentier qui montait en serpentant vers le haut de la falaise, et se mirent à grimper lentement et régulièrement vers leur but, mais le chemin était bordé d’une haie de noisetiers si épaisse qu’il n’était pas facile de se rendre compte si on suivait ou non le bord de la carrière.
– Nous ferions mieux de quitter le sentier et de passer entre les arbres, dit Laurette.
Sammy s’élança dans la direction désirée, et Marguerite, se sentant responsable de la sûreté de la petite troupe, le suivit aussitôt. Avant qu’elle l’eût atteint, Sammy s’arrêta brusquement.
– Il y a une barrière, grommela-t-il.
Oui, il y avait une haute et solide barrière de fer, impossible à escalader, et même le petit corps maigre de Sammy n’aurait pas pu se faufiler entre les barreaux.
– Je voulais me tenir au bord et leur faire signe quand nous serions arrivés en haut, murmura Sammy.
– Papa ne nous aurait pas laissés venir s’il n’y avait pas eu de barrière, dit Marguerite, mais je pense que nous pourrons les voir depuis le sommet malgré les barreaux. Continuons à monter.
Encouragés par ces paroles, ils se remirent à grimper et arrivèrent à un endroit découvert où l’on avait placé un banc à l’usage des promeneurs, en face d’une très belle vue. La barrière, il est vrai, était bien là, mais en se tenant juste derrière elle, les enfants pouvaient voir le sol de la carrière – non pas leur campement qui était trop en arrière – mais Marguerite vit son père s’avancer à l’endroit d’où l’on pouvait les voir. Il fut suivi de Mme Andell et de Mme Brun qui firent des signes aux enfants, et ceux-ci répondirent en agitant leurs mouchoirs.
– Je me demande s’ils nous entendraient chanter notre cantique, dit Marguerite. Essayons.
Ainsi, le petit chœur d’enfants chanta à pleine voix « Cité d’or, ô ville sainte », puis s’arrêta pour écouter s’il venait une réponse de la carrière. À sa grande joie, Marguerite entendit ses parents chanter la dernière strophe « Gloire à Celui qui nous aime ! » Le son ne parvenait que très faiblement à leurs oreilles ; néanmoins ils pouvaient reconnaître les paroles.
– Maintenant, allons voir la maison dont papa a parlé, suggéra Marguerite.
Qu’est-ce donc qui faisait briller les yeux de son père ? Sûrement il savait quelque chose au sujet de cette maison.
Ils traversèrent le pré qui les séparait de la barrière entourant le jardin et jetèrent un coup d’œil à travers les fentes de la palissade.
– Je vois des primevères rouges, dit Sammy.
– On les appelle polyanthus, lui dit Élisabeth. J’en ai eu une fois dans mon petit jardin.
Suivant la barrière, ils arrivèrent à une grande route sur laquelle ouvrait la porte du jardin. C’était une large porte à deux battants, peints en blanc, qui, pour l’instant, étaient fermés. Sur le portail, en lettres brillantes comme de l’or, étaient écrits ces mots : Villa Paradis.

 

Chapitre 7. Villa Paradis

– Villa Paradis ! s’exclamèrent ensemble Marguerite, Laurette et Élisabeth.
– Est-ce que c’est cela qui est écrit en lettres d’or ? demanda Sammy.
– Oui, mais ce n’est pas en vrai or, tu comprends, lui dit Laurette, ajoutant, lorsqu’elle vit sa déception : mais je pense que c’est pour nous faire penser à l’or. Éloignons-nous un peu, nous verrons mieux.
Ils reculèrent de quelques pas, et alors, à la grande joie de Sammy, les lettres dorées brillèrent au soleil.
– Je me demande si nous pourrions entrer, dit le petit garçon lorsqu’ils se furent de nouveau approchés de la porte pour regarder à travers les barreaux. Il y a une quantité de fleurs jaunes comme de l’or, et des primevères rouges, et je voudrais courir sur ces pelouses.
Marguerite secoua la tête.
– Nous ne devons pas entrer sans permission, Sammy, dit-elle doucement.
– C’est dommage, dit le petit garçon. J’aurais aimé entrer, parce que je me demande si cela ne pourrait pas être le chemin du ciel. C’est si beau dedans, et l’entrée ressemble à ce qui est dit : des portes de perles.
– Oui, c’est beau, approuva Élisabeth. Mais nous pouvons au moins regarder sans que ce soit mal. Voilà la maison là-bas, je la vois entre les buissons.
– Eh bien, les enfants, que faites-vous là ? demanda une voix derrière eux.
Se retournant avec un sursaut de surprise, les enfants virent un homme de grande taille, vêtu d’un costume gris et portant une fleur rose à la boutonnière. Il avait sans doute suivi le bord herbeux de la route, car ils ne l’avaient pas entendu venir.
– Nous regardons cette porte et le jardin, répondit Marguerite.
– Et je voudrais entrer par cette porte, parce que cela pourrait peut-être conduire au ciel. Est-ce à vous ? demanda Sammy.
– Oui, c’est à moi, et pour moi, c’est le ciel. Voilà pourquoi je l’ai appelé le Paradis. Vous pouvez entrer si vous voulez. Je vous ai entendu parler depuis le jardin et je suis sorti par une petite porte de côté pour arriver derrière vous. Poussez le battant et entrez.
Ils obéirent avec joie, et le monsieur les conduisit le long de belles pelouses où poussaient en abondance des jonquilles et des crocus jaunes comme l’or.
Ils arrivèrent ainsi à une petite place ensoleillée où se trouvaient une table et des fauteuils de jonc. Assise sur l’un d’eux, une dame lisait, et leva la tête au bruit des pas.
– Ces enfants désiraient voir de près notre Paradis, dit le monsieur, aussi je les ai amenés. Ils étaient en contemplation devant la porte.
– Tu as bien fait, dit la dame en souriant. Je suis sûre qu’ils se conduiront bien, sans marcher sur les plates-bandes ni arracher les fleurs. Est-ce que vous habitez près d’ici, mes enfants ?
– Non, répondit Sammy. Mais nous vivions dans un endroit qui s’appelle la rue du Paradis et qui ne ressemble pas du tout à cela, pas du tout ! Élisabeth y habite maintenant.
– Racontez-moi tout cela, dit la dame avec un sourire engageant.
Ainsi, à eux trois, ils lui décrivirent la rue du Paradis, et les fillettes racontèrent comment elles avaient aidé à tapisser la chambre.
Le monsieur écoutait, l’air amusé.
– Comment vous appelez-vous ? demanda-t-il. Mettez-vous en ligne et je vous questionnerai à tour de rôle. Vous pourrez ajouter quelques mots chacun pour m’expliquer qui vous êtes.
Les enfants s’alignèrent en riant, par ordre de grandeur.
– Comment t’appelles-tu ? demanda-t-il en commençant par Sammy.
– Sammy Thomas. Mon papa est sur le champ de foire. Maman est partie au ciel.
Le monsieur resta un moment pensif, puis, désignant soudain Élisabeth, lui demanda son nom.
– Élisabeth Brun. Maman est en bas, dans la carrière. Papa est parti depuis quelque temps.
– Ah ! Et c’est toi qui habites la rue du Paradis ? Maintenant à ton tour, ajouta-t-il en indiquant Laurette.
– Je m’appelle Laurette Thomas. Papa, Sammy et moi nous voyageons d’une foire à l’autre pendant l’été.
– À toi à présent, dit-il à Marguerite.
– Marguerite Andell. Nous habitons rue du Marché, tout près de la rue du Paradis. Papa et maman sont en bas dans la carrière. Nous faisons un pique-nique.
– Eh bien, Marguerite, je connais ton père. Il travaille pour moi depuis bien des années.
– Oh ! Alors c’est pour cela que les yeux de papa brillaient lorsqu’il nous a dit d’aller regarder cette maison. Il savait qu’elle se nomme le Paradis, dit Marguerite. Êtes-vous celui qu’il appelle son patron ?
– Oui, je suppose.
– Il dit qu’il ne pourrait pas désirer un meilleur patron, et pourtant il soupire toujours lorsqu’il parle de vous, dit Marguerite d’un air pensif.
Le monsieur se mit à rire.
– Vraiment ? Il soupire ? Pauvre ami ! C’est parce qu’il se fait du souci pour mon âme, dit-il.
– Est-ce que vous n’êtes pas sur le chemin du ciel ? demanda Marguerite, consternée.
– Eh bien, ne suis-je pas au Paradis ? répliqua-t-il en riant.
– Oh, Francis ! Ne plaisante pas avec ces petits. Ils parlent sérieusement, dit la dame d’une voix émue. Mes chers enfants, il n’est pas sur ce chemin, et il le sait. Moi, j’y suis.
– Alors, si le Seigneur Jésus venait, comme tu me l’as dit, Marguerite, dit Élisabeth, il ne resterait que le patron de ton papa et moi qui serions laissés sur ce gazon ?
– Allons, allons, intervint vivement le monsieur, c’est simplement impossible. Vous prétendez que vous serez tous enlevés, qu’un moment vous seriez là, et que l’instant d’après vous n’y seriez plus !
– C’est exactement ainsi que cela arrivera, monsieur, dit une voix derrière lui.
Il se retourna brusquement.
– Andell ! s’écria-t-il. Nous étions tellement occupés à discuter que nous ne vous avons pas entendu venir.
Et il lui tendit amicalement la main.
– Nous commencions à être un peu anxieux au sujet des enfants ; aussi ai-je pris le raccourci à travers le bois pour venir voir s’il ne leur était rien arrivé de fâcheux. Je ne m’attendais certainement pas à les trouver ici avec vous, puisque vous m’aviez dit que vous seriez à Beaufort aujourd’hui. Comme ils montaient au haut de la carrière, j’ai voulu qu’ils voient votre portail et le nom de votre maison, pensant que tout serait fermé, naturellement. Et voilà que je les trouve à l’intérieur du jardin. Ils ont été sages, j’espère ?
Et le regard interrogatif de M. Andell allait du mari à sa femme.
– Oh, très sages, répondit le monsieur. Nous les avons entendus chanter et, pendant qu’ils faisaient des commentaires sur mon portail, j’ai fait un contour et les ai surpris en arrivant derrière eux ; puis je les ai introduits ici. À présent, je crains qu’ils ne soient scandalisés parce que je ne suis pas sur le chemin du ciel. Comme vous l’avez entendu, ils me racontaient cette histoire fantastique selon laquelle ma femme et eux tous, excepté Élisabeth, disparaîtraient subitement si le Seigneur Jésus venait. C’est invraisemblable !
– Mais cela arrivera, monsieur. Je ne pense pas que les incrédules entendront ou verront quoi que ce soit du Seigneur à ce moment-là. Ils s’apercevront seulement de ce qui est arrivé par la soudaine disparition de ceux qui appartiennent au Seigneur. Eux, les Siens, seront enlevés vers Lui, et cela se passera en « un instant, en un clin d’œil ».
– Mais votre Bible ne dit-elle pas : « Tout œil Le verra ? » Que répondez-vous à cela ?
– Cela, c’est lorsqu’Il apparaîtra pour régner sur la terre. « Ses pieds se tiendront, en ce jour-là, sur la montagne des Oliviers ». Tous les croyants auront été enlevés à Sa rencontre, en l’air, quelques années auparavant. Nous viendrons avec Lui à ce moment-là.
M. Gervais mit ses mains dans ses poches et considéra fixement les six personnes qui l’observaient avec tant d’intérêt, puis il dit :
– Eh bien, Andell, comme je vous l’ai dit souvent, personne ne peut porter d’accusation contre moi pour aucun de mes actes. Certainement c’est là un passeport pour le ciel ?
– Non, monsieur. Le seul passeport pour le ciel est le sang de Christ. Aussi longtemps que vous ne vous abriterez pas sous ce sang, vous serez en danger de subir la seconde mort.
Il y eut un moment de silence, pendant lequel M. Gervais tint les yeux baissés. Alors Marguerite dit timidement :
– S’il vous plaît, monsieur, ce qui m’arrêtait d’accepter le salut, c’était la pensée que je n’étais pas assez bonne. Et vous, vous pensez que vous êtes trop bon. Vous devez être un de ceux dont parlait le prédicateur que j’ai entendu dimanche soir. Il disait : « Si vous n’êtes pas un pécheur, le Seigneur Jésus n’est pas venu pour vous sauver ». Cela m’a fait chercher autour de moi si je voyais quelqu’un qu’Il n’était pas venu sauver. Alors le prédicateur a dit : « La Parole de Dieu dit que tous ont péché ; si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous ». Dieu doit avoir raison, n’est-ce pas ?
M. Gervais posa amicalement sa main sur l’épaule de Marguerite.
– Si l’on pouvait descendre à ce niveau, dit-il, ce serait la fin de toute difficulté.
– Ne pourriez-vous pas y descendre ? demanda Marguerite.
– J’essaierai, répondit-il doucement.

 

Chapitre 8. L’homme du Paradis réapparaît

Dès que ses visiteurs furent retournés à la carrière, M. Francis Gervais entra dans sa maison pour chercher un livre dans sa bibliothèque. Parcourant d’un regard exercé les rayons bien garnis, il découvrit bientôt le volume qu’il désirait et le feuilleta pour trouver la page qu’il cherchait.
Alors il lut : « Si le Paradis existait réellement sur la surface de ce monde, n’y aurait-il pas plus d’un homme, parmi ceux qui mettent tant d’ardeur à apprendre et à sonder toutes choses, qui ne se laisserait pas détourner jusqu’à ce qu’il l’ait atteint ? Lorsque nous voyons des hommes qui vont jusqu’aux extrémités de la terre dans la poursuite d’un profit matériel et qui ne se laissent détourner par rien de leur but, comment pouvons-nous croire qu’ils se laisseraient arrêter avant d’avoir vu le Paradis ? » Plus loin il lut : « où personne ne peut entrer sans la permission de Dieu ».
Il resta un moment les yeux fixés sur ces derniers mots. Il pensait à toutes ces années qu’il avait passées à travailler pour s’enrichir, et comment il s’était fait un paradis terrestre pour lui-même. Cela lui avait paru un but désirable, mais quelque chose pouvait-il compenser la perte du Paradis de Dieu, où, il le savait bien, personne ne pouvait entrer sans la permission de Dieu ?
Pourtant, s’il voulait le suivre, le chemin de cette demeure de la félicité éternelle lui était ouvert. La permission de Dieu était donnée par le sang de Jésus. Son paradis terrestre tomberait un jour en d’autres mains. Un jour, lui-même devrait passer par la mort, et alors ?
« Oh, quelle folie de ne pas accepter une offre aussi merveilleuse ! Je le ferai, je dois le faire ».
Il tomba sur ses genoux. Un quart d’heure après, sa femme le trouva ainsi – heureux, sauvé et délivré.

Les semaines avaient passé. Le mois de mai était venu, et l’air était embaumé du parfum des fleurs. Pour nos amis, ces semaines avaient été remplies d’heureux évènements. M. Francis Gervais avait acheté la ruelle du Paradis et une parcelle de terrain à côté, qui avait été transformée en jardins pour les habitants de la ruelle, dont toutes les maisons avaient été réparées. Les Thomas étaient installés dans l’une d’elles, car M. Thomas avait renoncé à sa vie errante, M. Gervais lui ayant procuré un travail régulier dans la grande entreprise qu’il dirigeait. Quant à Mme Brun, elle avait autant de couture à faire qu’elle pouvait le désirer, pour Mme Gervais et ses amies, sans compter quelques petits travaux pour Mme Andell, sa première cliente. Mme Brun et Élisabeth s’étaient jointes aux autres et suivaient avec eux le chemin étroit.
– Je ne désire plus qu’une chose, observait Sammy que tous ces heureux évènements avaient rempli de joie, c’est de voir l’homme du Paradis.
Et ils sentaient tous que c’était là la seule ombre à leur bonheur.
– Il reviendra un jour, par la bonté de Dieu, disait le père de Marguerite. Ne vous lassez pas de l’attendre.
Cela devint une habitude pour chacun d’eux, de surveiller attentivement la rue du Marché, dans l’espoir de voir apparaître M. Brun.

C’était une belle soirée et, à la suggestion de Marguerite, Élisabeth, Laurette et Sammy, arrêtés devant le grand garage, s’amusaient à choisir des autos, comme ils le faisaient souvent. Ce jour-là il y avait justement quelques nouveaux modèles, aussi le jeu était-il spécialement captivant.
Mme Brun travaillait avec Mme Andell auprès de la fenêtre ouverte ; M. Thomas et le père de Marguerite se promenaient le long de la rue en s’arrêtant pour observer une partie de boules à travers une palissade.
Tout à coup, dominant le joyeux bavardage de Sammy, ils entendirent une voix qui chantait :

Lieu de repos, sainte patrie,
Séjour heureux des rachetés,
Ô ville d’or, cité chérie,
J’aspire à tes félicités.
Repos, repos ! Près de Jésus,
Peines, douleurs, ne seront plus.

Là, j’entrerai, sauvé par grâce,
Là, Tu m’attends aux saints parvis.
Viens, me dis-Tu, J’acquis ta place
Par Ma croix, dans le Paradis.
Repos, repos ! Près de Jésus,
Peines, douleurs, ne seront plus.

– C’est l’homme du Paradis ! s’écria Sammy.
Sur le conseil de Marguerite, les enfants se tinrent tranquilles.
Mme Brun, pâle et anxieuse, parut sur le seuil, accompagnée de Mme Andell. M. Thomas et M. Andell s’approchaient lentement, suivant de près le chanteur.
Après une courte pause, le chant reprit, et les paroles étaient prononcées avec un tel accent de vérité qu’on sentait qu’elles venaient du cœur.
– Papa est sauvé ! Il ne pourrait pas chanter ainsi s’il ne l’était pas, dit Élisabeth, avec un tremblement dans la voix.
Se tournant vers sa mère, elle ajouta :
– Allons vers lui, maman. Il revient à la maison pour y rester.
Ainsi elles allèrent à sa rencontre, et un instant après ils étaient tous réunis chez les Andell, écoutant son histoire.
Ce matin-là, il avait décidé de revenir pour quelques jours à la maison, mais avait voulu essayer de gagner auparavant quelques sous en chantant devant les belles maisons au-dessus de la carrière.
– J’étais devant la villa Paradis, et je chantais en pensant que je recevrais sûrement quelque chose à cause du nom de la maison. Et un monsieur est sorti – vous le connaissez, M. Francis Gervais – il m’a fait entrer chez lui. Il savait qui j’étais. Il m’a raconté comment vous étiez tous venus, et comment il avait été sauvé ; puis il m’a demandé directement si je ne désirais pas changer de vie et marcher avec vous sur le chemin étroit qui mène au ciel. Il m’a lu plusieurs versets de la Bible, et tout le temps je pensais à la misérable vie que j’avais menée, et combien j’avais rendu malheureuses ma femme et ma petite fille.
Il dut s’éclaircir la voix et sa femme posa doucement la main sur son bras pour l’encourager.
– Ce cher M. Gervais comprenait bien ce que je ressentais, continua-t-il. Confiez-vous au Sauveur, M. Brun, me dit-il, et Lui-même vous aidera à changer de vie. Je peux vous procurer un travail dans mes ateliers dès lundi. Ainsi j’ai fini par céder aux appels du Seigneur. Ce bon Sauveur m’a reçu – moi, le plus misérable pécheur qui soit – et avec Son secours, j’essayerai désormais d’être un bon mari et un bon père.
– Papa, nous avons deviné que tu étais sauvé en t’entendant chanter, dit Élisabeth en appuyant sa tête contre l’épaule de son père.
– C’est ce que je désirais, répondit-il.
– Et ce que moi je désirais, c’est que l’homme du Paradis revienne à la maison, et à présent il est revenu, et il est sauvé, alors je ne sais plus que désirer, remarqua Sammy.
– Je vais te le dire, Sammy, dit M. Andell d’un ton rempli de conviction. Ce que nous devons tous désirer, c’est que chacun de ceux que nous rencontrons apprenne à connaître le Seigneur comme son Sauveur. Parlons-leur du seul vrai chemin. Cherchons à attirer sur le chemin étroit qui mène à la vie beaucoup de ceux qui suivent le chemin large qui mène à la perdition. Puissions-nous tous être de fidèles serviteurs pour notre Maître bien-aimé !

D’après la Bonne Nouvelle 1954