CORONA 27

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CORONA 27

Délivré et restauré

 

« L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : de deux ils se couvraient la face, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et l’un criait à l’autre, et disait : Saint, saint, saint, est l’Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire ! Et les fondements des seuils étaient ébranlés à la voix de celui qui criait, et la maison était remplie de fumée. Et je dis : Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures, et je demeure au milieu d’un peuple aux lèvres impures ; car mes yeux ont vu le roi, l’Éternel des armées. Et l’un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes ; et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché. Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je dis : Me voici, envoie-moi » (És. 6. 1 à 8).
Ésaïe, après avoir prononcé six malheurs de la part de l’Éternel, sur différentes situations vécues au sein d’un peuple rebelle, se trouve en vision devant le trône de l’Éternel des armées. Il se voit tel qu’il est : pécheur et perdu. La sainteté de Dieu lui fait prendre conscience de sa situation : « Malheur à moi ! car je suis perdu ». Oh ! que tous les humains soient placés un jour dans leur vie devant ce constat. « Tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu (ou « en sont privés » ; Rom. 3. 23). Mais que tous réalisent comme Ésaïe l’efficace (le bénéfice) du charbon ardent pris sur l’autel, l’autel de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, pour comprendre l’immense réponse de Dieu : Je te justifie (ou te rends juste) « gratuitement par ma grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (Rom. 3. 24), Lui qui « a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25).
Quelle immense grâce que celle d’entendre la voix du Seigneur, revenu d’entre les morts, affermir nos cœurs : « ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché ». Dès notre conversion, Il veut nous amener dans Son plan d’amour envers tous les hommes : « Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? ». Comme le prophète, sommes-nous prêts pour dire : « Me voici, envoie-moi » (És. 6. 1 à 8) ? L’élan de nos cœurs nous a portés à lire la sainte Parole, à rendre témoignage de Sa grâce, car nous avions trouvé un trésor, la vie éternelle.
La conversion engendre le premier amour pour le Seigneur. Nos cœurs se sont réjouis, nos bouches ont témoigné de Sa grâce et de Sa gloire. Elles L’ont aussi loué sans entraves. Ensuite, les épreuves liées au désert de ce monde sont arrivées. La flamme de la joie chrétienne a faibli, l’engagement pour Christ a diminué. C’est alors qu’il faut entendre la voix du Seigneur parlant par Ses apôtres : « tu as abandonné ton premier amour…, repens-toi, et fais les premières œuvres » (Apoc. 2. 4 et 5) ; « ranime le don de grâce de Dieu, qui est en toi,… car Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de conseil » (2 Tim. 1. 7).
Lorsque l’amour pour le Seigneur diminue, la place qu’Il doit avoir dans nos cœurs est prise par l’esprit du monde, et progressivement le Seigneur est mis de côté. Ensuite, par diverses épreuves, le bon Berger parle à la conscience et à l’âme pour une restauration de communion. Mais Satan revient à l’attaque avec beaucoup d’arguments. Pour quelques-uns, cela va jusqu’à les faire douter de leur salut, jusqu’à fermer leur bouche pour témoigner du Seigneur. L’ennemi de nos âmes dit : « regarde, tu n’es plus digne de parler du Seigneur, comment oses-tu même le prier etc. ». Ses attaques ne sont pas l’œuvre de l’Esprit Saint. Si l’Esprit nous convainc de péché, il nous dirige aussi vers la confession, et si nous confessons nos péchés, Dieu est « fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). L’ennemi harcèle et condamne en présentant la loi de Dieu, mais la parole de l’Évangile réplique : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Le prophète Zacharie, dans une vision, voit Joshua, le grand sacrificateur, vêtu de vêtements sales, « debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui. Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance (te réduise au silence), Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ?… Et l’Ange prit la parole et parla à ceux qui se tenaient devant lui, disant : Ôtez de dessus lui les vêtements sales. Et il lui dit : Regarde, j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Et je dis : Qu’ils mettent une tiare (turban) pure sur sa tête ; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ; et l’Ange de l’Éternel se tenait là » (Zach. 3. 1 à 5). Quelle vision ! Satan pouvait accuser Joshua à juste titre, mais le Seigneur est plus fort que l’ennemi. Joshua représente le peuple d’Israël. Salomon, dans son intercession, en faisant référence à l’esclavage des fils d’Israël en Égypte, dit : « ils sont ton peuple, et ton héritage, que tu as fait sortir d’Égypte, du milieu de la fournaise de fer » (1 Rois 8. 51). L’Éternel avait choisi Jérusalem, avait retiré le peuple du feu comme un tison, et Satan voulait l’y jeter de nouveau !
Pensons à un croyant qui a chuté, qui se repent et à qui le Seigneur, par L’Esprit Saint, rappelle cette vérité si importante : « Ne crains point, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » (És. 43. 1), ou : « regarde,… je te revêts d’habits de fête », ou encore : « Si tu marches dans mes voies, et si tu fais l’acquit de la charge que je te confie,…» (Zach. 3. 7), je te donnerai la capacité de marcher et de me servir.
Dans la vision de Zacharie, la grâce de Dieu triomphe et Satan disparaît de la scène. C’est revenir à Christ pour marcher avec Lui en vainqueur. Notre Chef a lié Satan au désert en sortant vainqueur de la tentation, puis Il a pillé ses biens « en guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10. 38). Jésus a aussi vaincu Satan en ressuscitant d’entre les morts. L’œuvre de Christ à la croix est le fondement de notre paix pour aujourd’hui, si vous venez à Lui ; pour demain si vous tombez et que vous revenez à Lui, et pour l’éternité si vous avez cru en Lui, quelques combats que nous ayons à livrer ! Gloire à Son Nom, gloire à Son ineffable amour !

LA GRANDE QUESTION DE LA CROIX

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Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Mat. 27. 46.

LA GRANDE QUESTION DE LA CROIX : « POURQUOI ? »

Quelle étonnante question ! Qui est celui qui parle ici ? Est-ce un pécheur ? – Pas du tout ! Un pécheur ne pose jamais cette question, pour une raison évidente, c’est que personne ne pourrait dire qu’il n’a pas mérité d’être abandonné par Dieu. En fait, c’est tout le contraire : c’est nous qui avons abandonné Dieu. Nous nous sommes éloignés de Lui par notre volonté d’indépendance.
La Personne qui pose cette question n’était pas un pécheur comme nous le sommes. C’était Jésus Christ, le Fils de Dieu Lui-même, qui a poussé ce cri sur la croix. Si nous y prêtons attention, nous pouvons comprendre le caractère unique de cette question : « Pourquoi ? »
Jésus Christ est le Saint et le Juste, qui n’a pas connu le péché, en qui il n’y a pas de péché et qui n’a jamais commis de péché. Le Fils de Dieu était absolument sans tache quant à Sa nature humaine. Il a vécu en parfaite harmonie avec Dieu dans toute Sa vie sur la terre. C’est ce qui rend ce « Pourquoi ? » insondable.
Après Son œuvre accomplie, le Fils de Dieu a expliqué à deux de Ses disciples qu’il fallait qu’Il « endure ces souffrances » (Luc 24. 26). Cette nécessité ne provenait pas de Sa Personne ou de Ses actes, mais de l’amour et de la sagesse de Dieu dans Son plan de rédemption des hommes pécheurs. Par amour pour nous, le Fils de Dieu s’est chargé de réaliser ce plan. Sur la croix, Christ a connu l’abandon de Dieu, ce que nous, pécheurs coupables, méritions et aurions dû endurer éternellement.
Quiconque vient se réfugier en Christ ne viendra pas en jugement, car Lui en a porté la peine à sa place. C’est ce qui explique ce cri qui touche nos cœurs : « Pourquoi ? ».

D’après « The Good Seed » avril 2014

 

JE SAIS QUE JE SUIS SAUVÉ

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JE SAIS QUE JE SUIS SAUVÉ

Je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur. Rom. 8. 38 et 39.

Quelqu’un disait : J’ai lu beaucoup de récits de conversion à la foi chrétienne, et chaque fois il est dit que celui qui croit éprouve une grande joie ; mais moi, je ne ressens rien.
A certains moments, cette réflexion pleine de tristesse pourrait aussi être celle d’un chrétien sincère qui se demande s’il appartient réellement à Dieu et s’il ne devrait pas éprouver une émotion particulière. Un jour, il a la certitude d’appartenir au Seigneur, et le jour suivant, toutes ses certitudes semblent s’être évanouies…
Un tel croyant est comme un bateau dans la tempête, battu par les vagues. Il a une ancre mais il la laisse sur le pont au lieu de la jeter dans la mer pour y trouver un point d’ancrage. Il en est ainsi de la foi de certains chrétiens : ils croient au Seigneur Jésus, mais ils regardent à eux-mêmes, s’appuient sur les sensations qu’ils éprouvent, et ils n’ont aucune certitude.
Pour avoir la certitude d’être sauvé, notre foi ne doit pas s’appuyer sur ce qui vient de nous-mêmes, de nos propres sentiments ou de nos propres émotions, mais seulement sur Jésus et sur ce qu’Il a fait.
C’est par amour qu’Il est allé à la croix, et là Il « a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3. 18). Il a subi Lui-même le châtiment de Dieu contre le péché, et maintenant Dieu déclare que celui qui croit en Lui est justifié, c’est-à-dire que ses péchés sont pardonnés. Et cela ne dépend pas de ce qu’il éprouve, mais de ce que Dieu a dit et promis.

Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie. Éph. 2. 8 et 9.

Comment puis-je être certain que j’ai la vraie foi ? Simplement en plaçant ma confiance en Dieu et dans le Seigneur Jésus, le Sauveur que Dieu m’a donné. C’est ce que la Bible nous enseigne. Il ne s’agit pas d’atteindre un certain niveau de foi, mais de savoir que la Personne en qui j’ai cru est digne de confiance. Si je m’attache à Christ avec la force d’un homme qui se noie, ou que je touche seulement le bord de Son vêtement (Luc 8. 43 et 44), je serai en sécurité parce que solidement lié au Seigneur par la foi. Cela signifie : croire en Lui, avoir pleine confiance en Son œuvre accomplie à la croix. Si ma foi est fondée sur mes œuvres, mes pratiques religieuses, mes sentiments de piété, ou mon éducation, je serai perdu. C’est la foi en Christ, même la plus faible, qui sauve pour l’éternité. La confiance en soi-même (même la plus forte) n’est d’aucune utilité.
– Je crois au Seigneur Jésus, déclara un jour une jeune fille ; mais quand on lui demanda si elle était sauvée, elle répondit qu’elle ne pouvait l’affirmer sans paraître présomptueuse ! Et pourtant, dire qu’on est sauvé parce qu’on appartient au Sauveur n’est pas de la présomption, mais c’est au contraire la démonstration de la foi qu’on a en Christ, en ce qu’Il a fait, et dans ce que Dieu dit.
Ceux qui se repentent et croient au Seigneur Jésus peuvent affirmer qu’ils sont sauvés, parce que c’est ce que la Bible affirme. Le Seigneur Jésus a dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47).

Lui-même (Jésus) a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice. 1 Pier. 2. 24.

Une nuit d’été, un enfant observait le reflet de la lune dans la piscine. Cette contemplation le fascinait. Mais tout à coup son frère aîné jette un caillou dans l’eau. – Tu as cassé la lune en morceaux ! crie le petit. Alors son frère lui répond : – Lève les yeux, tu verras que la lune n’a pas changé, mais que c’est seulement son image dans l’eau qui s’est brisée.
Notre cœur est comme l’eau de la piscine : si nous interdisons au mal d’entrer dans notre vie, le Saint Esprit nous apportera consolation et joie ; mais quand le péché s’introduit – comme la pierre lancée dans la piscine – nos belles expériences s’évanouissent et nous sommes troublés. L’œuvre de Christ aurait-elle changé ? – Non ! Donc notre salut n’a pas changé non plus. La Parole de Dieu aurait-elle changé ? – Non ! Donc la certitude de notre salut ne peut pas changer non plus ! Alors, qu’est-ce qui a changé ? C’est le fait que le Saint Esprit ne peut plus agir librement en nous ; au lieu de remplir notre cœur de Christ, Il doit parler à notre conscience, nous montrer que nous avons péché. Même la joie s’évanouit aussi longtemps que nous n’avons pas confessé le péché et abandonné le mal. Alors notre communion avec le Seigneur sera rétablie et la joie reviendra dans notre cœur.

Crée-moi un cœur pur, ô Dieu ! et renouvelle au-dedans de moi un esprit droit !
Ne me renvoie pas de devant Ta face…
Rends-moi la joie de Ton salut, et qu’un esprit de franche volonté me soutienne ! Ps. 51. 10 à 12.

D’après « Il Buon seme » août 2020

 

IL FAUT BEAUCOUP DE FOI POUR ÊTRE ATHÉE

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L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu. Ps. 14. 1.
L’Éternel est un grand Dieu… A lui est la mer, et lui-même l’a faite. Agenouillons-nous devant l’Éternel qui nous a faits. Car c’est lui qui est notre Dieu. Ps. 95. 3, 5 à 7.

IL FAUT BEAUCOUP DE FOI POUR ÊTRE ATHÉE

La question de l’existence de Dieu a toujours préoccupé tout le monde. Des hommes célèbres ont écrit sur ce thème. Voltaire, par exemple, a dû avouer : « L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger ». Mais Isaac Newton a écrit : « La merveilleuse constitution de l’univers, avec son harmonie incomparable, n’a pu se faire que selon les plans d’un être omniscient et tout-puissant. Cela demeure ma plus haute et ultime conviction » (Principes mathématiques de la philosophie naturelle).
Les deux auteurs partent du même constat : que l’univers est si bien agencé qu’il ne peut être le fruit du hasard. Mais si Newton accepte la conclusion logique qui s’impose, Voltaire, lui, en reste à des interrogations. Il est pourtant plus difficile, intellectuellement, de nier l’existence d’un Créateur suprême que de l’accepter. C’est ce qu’a voulu dire l’auteur chrétien Ralph Shallis dans son livre au titre percutant : « Il faut beaucoup de foi pour être athée ». C’est une boutade. – mais la facilité avec laquelle l’athée accepte une chose impossible : « que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger », n’est pas de la foi. Cela relève d’une crédulité incompatible avec l’intelligence. La foi de celui qui croit Dieu repose sur des faits palpables, et met en relation avec Celui qui nous parle.
La Bible emploie un mot très fort pour désigner l’athée ; elle l’appelle un insensé. Une telle sévérité doit nous inspirer la crainte. Si vous ne voulez pas être jugé ainsi par Dieu Lui-même, cherchez-Le sincèrement dans la Bible ; Il se révélera à vous comme un Père plein d’amour et répondra aux besoins les plus profonds de votre cœur.

D’après « La Bonne Semence » janvier 2009

CONVERTISSEZ-VOUS

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Convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. Act. 3. 19.
(Jésus dit : ) Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Mat. 18. 3.

LES PAROLES DE L’ÉVANGILE : « CONVERTISSEZ-VOUS »

« Convertissez-vous ». A l’origine, le sens de ce verbe est : s’arrêter, faire demi-tour et revenir en arrière. L’apôtre Paul écrivait aux croyants de Thessalonique, jeunes dans la foi : « Vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu » (1 Thess. 1. 9).
Nous aussi, nous devons faire ce demi-tour, même si nous n’avons jamais adoré d’idoles – toutefois, « nous nous sommes tournés chacun vers notre propre chemin » (És. 53. 6) et, loin de Dieu, nous étions perdus. Ce verset de la Bible décrit bien notre état. Nos pensées naturelles et notre vie loin de Dieu doivent changer d’orientation et se tourner vers Dieu et le Seigneur Jésus, seul Sauveur et modèle de vie pour celui qui croit en Lui.
Les contemporains hébreux de l’apôtre Pierre étaient persuadés d’être dans le vrai ; mais Pierre les appelle à se convertir, à se tourner vers Dieu. Son appel est aussi valable pour nous ; l’essentiel n’est pas d’avoir une « religion » juste, mais une relation juste avec Dieu, une relation basée sur la foi en Lui et dans Son Fils Jésus. Et cela implique la conversion.
Repentance et conversion : c’est là le résultat que l’amour divin veut accomplir dans nos pensées et notre vie. N’y mettons pas d’obstacle ! Se repentir implique qu’on prenne conscience de la nécessité d’un changement de pensées et de vie ; se convertir, c’est effectuer ce changement, c’est la conséquence directe de la repentance dans notre façon d’être. C’est avoir un nouveau but.
L’apôtre Paul a dit : « j’ai prêché de se repentir et de se tourner vers Dieu, en faisant des œuvres qui conviennent à la repentance » (Act. 26. 20).

D’après « Il Buon seme » août 2020

 

SE TENIR ENCORE DEVANT DIEU

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Abraham se tenait encore devant l’Éternel. Gen. 18. 22.
Abraham se leva de bon matin, et vint au lieu où il s’était tenu devant l’Éternel… et Dieu se souvint d’Abraham. Gen. 19. 27 et 29.

SE TENIR ENCORE DEVANT DIEU

Abraham a eu le privilège extraordinaire d’être appelé « ami de Dieu » (Jac. 2. 23), parce qu’il a été un homme de foi qui a entretenu une relation personnelle avec Dieu et a cru Ses promesses, alors même qu’elles paraissaient irréalisables (Rom. 4. 18).
Cette vie de foi et de confiance trouvait sa source dans l’intimité entre Abraham et Dieu, entretenue régulièrement, comme une habitude de vie. Abraham se tenait « encore » devant Dieu, expression qui montre que c’était pour lui sa manière de vivre. Il lui apportait ses sujets d’inquiétude, ses doutes, ses questionnements, ses demandes pour les siens. Dans ce récit (Gen. 18), c’est le sort de son neveu Lot qui le préoccupe. Nous pouvons, nous aussi, être inquiets pour ceux que nous aimons, qui sont dans une situation difficile, ou qui se sont éloignés de Dieu. Et ce mot « encore » nous montre qu’Abraham, sans se lasser, priait, et priait encore pour Lot. Au chapitre suivant, nous le voyons revenir au lieu où il avait prié précédemment, toujours pour le même sujet. Peut-être aurait-il pu se demander pourquoi Dieu semblait rester sourd à ses demandes. Il n’en était rien : au moment décisif, Dieu se souvient des prières d’Abraham, et il répond à sa foi en délivrant son neveu du jugement qui va s’abattre sur la ville.
Quel exemple pour nous – qui nous décourageons si vite – à nous tenir encore devant notre Dieu pour lui apporter nos soucis, et à revenir souvent vers lui, sans craindre d’insister  ! Au moment choisi par Lui, Il répondra.

D’après la Bonne Semence Août 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

PROSPÉRITÉ

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PROSPÉRITÉ

On rencontre parfois des hommes auxquels tout semble réussir dans la vie : ils sont heureux en famille, jouissent d’une bonne santé, sont appréciés dans leur entourage ; leurs affaires vont bien, et tout ce qu’ils entreprennent est couronné de succès. Et les envieux disent que c’est de la « chance », même si cette prospérité est le fruit d’un labeur incessant ou de capacités remarquables.

La Parole de Dieu donne de nombreux exemples d’hommes qui réussissaient en toutes choses, et elle indique aussi les raisons de leur prospérité. Joseph, captif en Égypte, était un homme qui faisait tout prospérer, que ce soit dans la maison de Potiphar, chef des gardes, ou dans la tour où les prisonniers du roi étaient enfermés (Gen. 39, 2 et 3, 23). Bel exemple d’un jeune homme qui, malgré les difficultés et les tentations du monde, gardait sa position ; il avait été mis à part de ses frères (Gen. 49. 26) et il maintenait cette séparation morale même dans l’adversité ; aussi l’Éternel fut avec lui, et « il était un homme qui faisait tout prospérer » (Genèse 39. 2).

D’Ézéchias, roi de Juda, il est dit que « partout où il allait, il prospéra » (2 Rois 18. 7) et la raison en est indiquée dans le même verset : « l’Éternel fut avec lui », exactement comme dans le cas de Joseph. Et si l’Éternel fut ainsi avec lui, c’est qu’Ézéchias fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, selon tout ce qu’avait fait David son père ; il mit sa confiance en l’Éternel ; il s’attacha à lui et ne se détourna point de lui et il garda ses commandements (v. 5 et 6). On comprend que l’Éternel ait pu être avec un homme aussi fidèle et zélé et qu’il lui ait donné la prospérité partout où il allait.

Il ne suffit cependant pas de marcher seulement un certain temps avec l’Éternel; il faut persévérer dans cette voie, être affermi dans la foi, sinon il y a danger de se relâcher, de reculer et de glisser insensiblement vers le monde, puis de finir misérablement. Le cas du roi Ozias est bien sérieux à cet égard, et doit nous servir d’avertissement. Au début de son règne, ce roi de Juda fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. Il rechercha Dieu pendant tous les jours de Zacharie, un homme qui avait l’intelligence des visions de Dieu ; et nous lisons que pendant tous les jours où il rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer (2 Chron. 26. 5.) « Mais quand il fut devenu fort, son cœur s’éleva jusqu’à le perdre » (26. 16) ; il voulut faire fumer l’encens sur l’autel dans le temple de l’Éternel, office réservé au sacrificateur, et fut frappé de la lèpre.

Si les temps ont évolué, les principes demeurent. Nous savons que c’est Dieu qui donne la prospérité (Néh. 2. 20), en toutes choses, en tout lieu et en tout temps. Et la Parole nous enseigne aussi que « celui qui cache ses transgressions ne prospérera point » et que « la prospérité des sots les fait périr » (Prov. 28, 13 ; 1. 32.) Sans doute il ne s’agit plus seulement de prospérité matérielle qui, dans l’Ancien Testament, était le signe manifeste de l’approbation de Dieu, mais de toutes les bénédictions dont Dieu se plaît à combler les Siens. Et la prospérité que nous devrions rechercher en premier lieu est celle de notre âme, dans nos relations avec Dieu et le Seigneur Jésus. C’était le cas de Gaïus dont l’apôtre Jean pouvait dire que son âme prospérait (3 Jean 2). Ce qui comblait de joie l’apôtre, et lui faisait dire ceci, c’est que cet ancien marchait dans la vérité et que les frères rendaient témoignage à sa vérité ainsi qu’à son amour.

Le chemin de la Prospérité selon Dieu, c’est d’abord la foi : « croyez à l’Éternel, votre Dieu », disait déjà le pieux Josaphat, « et vous serez affermis ; croyez ses prophètes et vous prospérerez » (2 Chron. 20. 20). Et cette foi en Dieu et en Sa Parole ne va pas sans l’obéissance. On l’a souvent dit : croire, c’est obéir, et obéir, c’est croire ; c’est se soumettre entièrement à la volonté de Dieu, bonne, agréable et parfaite, volonté d’un Père sage et bon qui n’a en vue que le bien et la prospérité de ses enfants.

A Josué, qui allait être chargé de la conduite du peuple après la mort de Moïse, l’Éternel recommande de prendre garde à faire selon toute la loi que Moïse avait commandée : « Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche, afin que tu prospères partout où tu iras » (Jos. 1. 7.) Et l’Éternel insiste pour que Josué médite ce livre de la loi jour et nuit, afin de prendre garde à faire selon tout ce qui y est écrit, « car alors tu feras réussir tes voies, et alors tu prospéreras » (v. 8). Quelle exhortation pour chacun de nous, de lire la Parole, de la méditer et surtout de la mettre en pratique. Comme nous en sommes loin, étant paresseux pour lire cette bonne Parole et souvent dépourvus de l’énergie nécessaire pour y conformer nos voies ; et pourtant c’est là le chemin de la bénédiction (cf. 1 Chron. 21. 13). Celui « qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit, sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point, et tout ce qu’il fait prospère » (Ps. 1. 3). Si nous désirons porter du fruit pour le Seigneur et être utiles à ceux qui nous entourent, il nous faut d’abord avoir été nous-mêmes enseignés de Dieu. Nous nourrir de Sa Parole et demeurer dans Sa communion et dans Sa dépendance, c’est-à-dire persévérer dans la prière, voilà quelle doit être notre ligne de conduite. C’est ce qui caractérisait notre parfait modèle, le Seigneur Jésus, lorsqu’Il était ici-bas. Il a été l’Homme obéissant et dépendant, dont toutes les délices étaient de faire la volonté de Son Père. Aussi lisons-nous de Lui que « le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main » (És. 53. 10). Puissions-nous tous mettre en pratique ces enseignements de la Parole de Dieu afin que notre Dieu et Père soit glorifié et le Seigneur honoré durant notre pèlerinage ici-bas.

D’après Feuille aux Jeunes n° 65
H. Cuendet

 

DÉLIT DE NON-ASSISTANCE

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Celui qui aura ramené un pécheur de son égarement sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés. Jac. 5. 20.

DÉLIT DE NON-ASSISTANCE

Si vous voyez un aveugle s’engager sur une route passante quand une voiture arrive, vous serez criminel si vous ne cherchez pas à le retenir. Si je vois une personne en danger, je suis responsable d’essayer de l’avertir d’une manière ou d’une autre. Ne pas le faire est un « délit de non-assistance à personne en danger ».
Certains feuillets de ce calendrier peuvent vous paraître alarmistes, mais ceux qui les écrivent se sentent responsables, devant Dieu et envers vous, de vous avertir que vous courez un grand danger, dont vous n’êtes pas forcément conscient : le jugement de Dieu à cause de vos péchés. Ce danger est terrible, il menace le bonheur éternel de votre âme. Dieu vous aime, mais Il ne peut supporter le péché. Si la question de vos péchés n’est pas réglée, Il devra vous éloigner définitivement de Lui, dans les tourments éternels.
Nous vivons généralement dans une société qui prône la liberté des croyances, et condamne la propagande religieuse. Mais Satan en profite pour tromper les humains et les aveugler sur ce qui les attend après la mort. Après avoir rappelé que tout humain doit mourir, Dieu dit clairement : « et après cela, le jugement » (Héb. 9. 28). Le jugement de Dieu suit la mort. Mais il y a un moyen, unique et sûr, pour échapper au jugement : accepter par la foi que Jésus a porté sur la croix le châtiment mérité par nos péchés. Celui qui croit en lui « a la vie éternelle et ne vient pas en jugement » (Jean 5. 24).

D’après la Bonne Semence Septembre 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

DÉLAI DE RÉPONSE

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Avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai. És. 65. 24.
Tu discernes de loin ma pensée… La parole n’est pas encore sur ma langue, que voilà, ô Éternel ! tu la connais tout entière. Ps. 139. 2 à 4.

DÉLAI DE RÉPONSE

Le croyant prie, Dieu entend, Il répond. Il répond parfois avant qu’on ait prié, quelquefois pendant qu’on prie, d’autres fois dans les secondes, les heures ou les jours qui suivent, ou bien encore des semaines ou des années plus tard…
– Le serviteur d’Abraham est allé chercher une épouse pour Isaac, le fils de son maître, dans la parenté d’Abraham. Arrivé au bout de son voyage, il prie Dieu de le diriger vers la jeune fille. Avant qu’il ait fini de prier, celle que Dieu destine à Isaac se trouve devant lui (Gen. 24. 15). Dieu a répondu : la jeune fille arrive pendant que le serviteur prie.
– Des croyants sont réunis et prient pour l’apôtre Pierre, qui est en prison, lorsque celui-ci frappe à la porte (Act. 12. 5, 13). Dieu a envoyé un ange pour libérer Pierre, et il arrive pendant la prière.
– Néhémie, l’échanson du roi, est en train de servir le vin quand le roi lui pose une question. De la réponse que va donner Néhémie dépend son avenir. Il adresse aussitôt à Dieu une prière silencieuse, demandant sagesse et secours, et répond au roi. Dieu l’exauce immédiatement : le roi réagit favorablement.
Dieu connaît à l’avance les prières que nous allons lui adresser, et il prépare la réponse pour le moment voulu par Sa sagesse. Faisons-Lui confiance, Sa paix « gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 7).

« J’ai entendu ta prière…, je te guérirai ». 2 Rois 20. 5
« Ne crains pas, Daniel, car dès le premier jour… tes paroles ont été entendues ». Dan. 10. 12.

– Le roi Ézéchias est malade, et le prophète Ésaïe lui annonce qu’il va mourir. Le roi prie et pleure abondamment. Ésaïe est parti depuis peu de temps, quand Dieu lui dit de faire demi-tour et d’aller annoncer au roi un prolongement de sa vie. La réponse de Dieu à Ézéchias est prompte (au plus quelques heures), et trois jours plus tard il est guéri (2 Rois 20. 5 à 7).
– Le prophète Daniel prie ardemment, mais c’est au bout de trois semaines qu’un ange lui apparaît. Ses prières ont été entendues dès le premier jour, lui dit l’ange, mais des puissances dans le ciel se sont opposées à leur accomplissement. Soulevant le voile sur l’invisible, cette scène montre que la prière revêt parfois le caractère d’une véritable lutte contre les puissances spirituelles de méchanceté (Éph. 6. 12). La prière est entendue dès le premier jour, même si la réponse tarde…
– Joseph, emprisonné injustement, prie. Un certain temps s’écoule, jusqu’à ce qu’il ait l’occasion de rendre service à un prisonnier qu’on va libérer. Joseph le supplie d’intervenir en sa faveur, une fois libéré. Il peut espérer une délivrance prochaine, grâce à cet homme. Mais celui-ci l’oublie complètement, et deux ans s’écoulent encore avant qu’on ne tire enfin Joseph de sa prison (Genèse 40. 23  ; 41. 1 à 40). Sa patience a été mise à rude épreuve, mais sa foi n’est pas déçue. Son Dieu, lui, ne l’a pas oublié. La délivrance est complète, Joseph devient gouverneur de toute l’Égypte. Il délivre ses frères de la famine et retrouve son père.

« Espérant contre toute espérance, Abraham crut… Il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, étant pleinement convaincu que ce que Dieu a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir ». Rom. 4. 18 à 21.
« Ne rejetez donc pas loin votre confiance, qui a une grande récompense ». Héb. 10. 35.

– Abraham a environ 75 ans quand Dieu l’appelle à quitter son pays et sa famille, et lui promet une nombreuse descendance. Abraham croit Dieu sur parole. Mais les années passent, et le couple reste sans enfant. Sara désespère de donner encore naissance à un enfant… Elle décide alors de donner sa servante Agar pour femme à Abraham (selon les coutumes d’alors), et d’obtenir ainsi la descendance promise. Ismaël naît, Abraham a 86 ans. Treize années s’écoulent encore. Sara a 90 ans, Abraham 100 ans, tout espoir semble perdu… Pourtant Dieu accomplit Sa promesse et Sara donne enfin naissance à Isaac. Vingt-cinq années environ se sont écoulées depuis qu’Abraham a reçu les promesses de Dieu. Sa foi, comme celle de Sara, longtemps mise à l’épreuve, a triomphé, à la gloire du Dieu qui ne peut mentir.
– L’apôtre Paul, serviteur de Dieu, imitateur de Christ, écrit : « Je fais tout à cause de l’évangile ». Pourtant dans sa prédication il souffrait d’un handicap qui « rendait méprisable sa parole ». Aussi dit-il encore : « À ce sujet, j’ai supplié trois fois le Seigneur qu’elle me soit retirée ; et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12. 8 et 9). Ici, la réponse du Seigneur à Son serviteur est négative, mais la grâce de Dieu lui est promise. L’apôtre devait supporter le mépris pour que la puissance de Dieu brille d’autant plus dans son message, et qu’il soit gardé de l’orgueil.

« Vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez ce qui est promis » (Héb. 10. 36).
« Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance ». Éph. 6. 18.
« Priez l’un pour l’autre, de sorte que vous soyez guéris. La fervente supplication du juste peut beaucoup ». Jac. 5. 16.

Les prières considérées ces derniers jours ont obtenu des réponses dans des délais très différents, variant de quelques secondes à des dizaines d’années. Voici quelques remarques en conclusion :
– Quand nous prions, Dieu saura toujours faire arriver Sa réponse au moment précis où nous en avons besoin.
– Il y a des situations d’urgence, où nous n’avons pas la possibilité de nous isoler pour prier, et où il faut faire face tout de suite à une situation inattendue. Regarder vers Dieu avec foi suffit !
– Nos prières peuvent avoir le caractère d’un combat, pour le bien d’un croyant ou de plusieurs, ou pour le bien de l’Église, et Satan s’oppose parfois vivement à leur exaucement. Mais Dieu a toujours le dernier mot. Persévérons, et n’abandonnons pas la lutte  !
– Il peut arriver que Dieu éprouve notre foi. La réponse tarde et tarde encore, il peut nous sembler quelquefois que Dieu nous a oubliés. Il n’en est rien, notre patience et notre persévérance glorifient Dieu. Comme Abraham, continuons à croire, même s’il semble qu’il n’y a plus d’espoir…
– Si nous avons la conviction que telle prière est en accord avec la volonté de Dieu et avec Ses promesses, ne nous décourageons pas, Dieu a la bonne réponse, et nous obtiendrons « les choses promises ».
Dieu ne nous fait jamais attendre sans raison, il adapte Sa réponse à chaque cas, avec sagesse et bonté, pour notre bien et pour Sa gloire.

D’après la Bonne Semence juin 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

DANS LE SECRET

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DANS LE SECRET

« Entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui demeure dans le secret » Mat. 6. 6.

Connaissons-nous vraiment ce privilège ? Savons-nous nous retirer à l’écart, dans le silence, dans un lieu où nous sommes seul, et là « dans le secret » répandre notre cœur devant notre Père ?
Sans doute, des promesses spéciales (Mat. 18. 19) se rattachent-elles à la prière collective ; se trouver réunis autour du Seigneur pour intercéder et supplier est une des grandes joies des rachetés ici-bas, mais pour en profiter vraiment, il faut d’abord avoir connu pour soi-même, (que dis-je ? il faut d’abord connaître pour soi- même) chaque jour, la valeur unique de la prière « dans le secret » seul à seul avec Dieu.

Chargé de responsabilités, de préoccupations et de travaux, Moïse, nous est-il dit, « entrait dans la tente pour parler avec Lui » (Nomb. 7. 89). Et là, seul, « dans le secret » du lieu très-saint, « il entendait la voix qui lui parlait de dessus le propitiatoire ; et il Lui parlait ». Comprenons-nous pourquoi il peut être dit que l’Éternel parlait à Moïse « face à face, comme un homme parle avec son ami ? » Il y avait certainement là une révélation directe de Dieu au législateur de Son peuple. Mais pourtant, le privilège du croyant aujourd’hui est le même dans son essence. Il peut « entrer dans le silence », et là, loin du brouhaha journalier, à travers les pages bénies de la Parole de Dieu, écouter la Voix qui lui parle – puis, humblement, ouvrir son cœur et prier, avec la liberté d’un fils devant son Père, et le saint tremblement d’un mortel devant Dieu.

Ne voulons-nous pas chercher à mieux réaliser ce désir du Seigneur Jésus Lui-même : « Prie ton Père qui demeure dans le secret ? » Il nous en a donné l’exemple, « sur le matin longtemps avant le jour » ; « sur une montagne… le soir… seul » ; « éloigné d’eux environ d’un jet de pierre ». C’est là, à genoux, devant Son Père, qu’Il a intercédé pour les Siens ; que, poursuivi par la haine des hommes, il S’est « adonné à la prière » ; qu’Il a fait le sacrifice suprême : « Non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ».
« Ayant fermé ta porte ». Selon les conditions de vie et de logement, il peut être difficile pour l’un ou l’autre de trouver un endroit où être seul. Mais nous pouvons être sûrs que si nous le demandons vraiment au Seigneur, Il nous le procurera. Et si nous avons, en priorité, à prendre ces paroles de Jésus dans leur sens littéral, rappelons-nous qu’elles ont une portée plus profonde. Le recueillement, la concentration, le « silence » intérieur, sont indispensables pour prier en vérité. Ainsi, s’il est vrai que nous pouvons prier en tout temps, en tout lieu, en toute circonstance, il est tout aussi certain que la prière réelle ne peut se passer du sentiment de la présence de Dieu, de Celui qui nous voit « dans le secret ». « Prier, c’est entrer dans le sanctuaire », a dit quelqu’un. On peut être seul dans une chambre, sans entrer dans le sanctuaire ; on peut entrer dans le sanctuaire sans être nécessairement isolé de tous ; mais combien précieux et nécessaires sont ces moments où, « dans le secret » de notre chambre, sous les yeux de Dieu qui nous voit, nous avons pu élever nos cœurs au Père qui sait si bien « récompenser » ceux qui le cherchent.

Dans le même chapitre 6 de Matthieu, le Seigneur Jésus relève deux autres choses qui doivent être faites « dans le secret » : l’aumône et le jeûne. « Ne fais pas sonner la trompette devant toi », dit-il à celui qui fait part de ses biens à autrui ! Ce n’est guère notre habitude ! Mais sommes-nous si sûrs de n’avoir jamais espéré être « vus des hommes », surtout de nos frères, quand, simple acquit pourtant de l’administration qui nous est confiée (Luc 16), nous avons donné à d’autres de nos biens matériels ou de notre temps ? « Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite… et ton Père qui voit dans le secret te récompensera ».

« Ne prenez pas un air morne », ajoute Jésus, s’adressant à ceux qui jeûnent. Nous ne pratiquons guère le jeûne, enseigné pourtant par Jésus à Ses disciples pour le temps de Son absence, et plus d’une fois réalisé par eux. Quoi qu’il en soit, le sens profond des paroles du Seigneur va plus loin que la seule privation volontaire de nourriture.

Il y a bien des choses que le croyant est appelé à laisser de côté par amour pour le Seigneur, plus d’un « sacrifice » à faire. Est-ce pour prendre « un air morne ? » Au contraire. Abandonner de cœur quelque chose à cause du Seigneur ne rend pas triste, mais remplit de joie. Qu’il n’y « paraisse » pas lorsqu’un « sacrifice » nous a été demandé ; mais que le sentiment de l’approbation intime de notre Père « qui voit dans le secret », suffise à nos cœurs.

« Entré dans les sanctuaires de Dieu… j’ai compris », disait le Psalmiste (Ps. 73. 17). Là où nous nous trouvons, chez nous ou dans un pays lointain, que, seuls dans le secret de notre chambre, la présence du Seigneur soit pour nous comme « un petit sanctuaire » (Éz. 11. 16), où nous savons entrer chaque matin, chaque fois que « la voix douce et subtile » nous y engage. Car « la force et la joie sont dans le lieu où il habite » (1 Chron. 16. 27).

D’après Feuille aux jeunes n° 78
G. André