
Chers amis, dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, nous avons tous dû « arrêter le temps » en reculant nos montres et nos horloges d’une heure ; il s’en est suivi une journée de 25 heures.
Bien sûr, nous n’avons rien changé à la marche du soleil ni à la rotation de la terre, nous avons juste « récupéré l’heure perdue » du mois de mars.
Mais dans la Parole de Dieu, deux fois Dieu a changé l’ordre normal des choses, « le mécanisme bien huilé » de sa création en suspendant le temps.
Lisons Josué 10. 12 à 14.
« Alors Josué parla à l’Éternel, le jour où l’Éternel livra les Amoréens entre les mains des fils d’Israël ; il dit en présence d’Israël : – Soleil, arrête-toi sur Gabaon ; et toi, lune, en la vallée d’Ajalon ! Le soleil s’arrêta, et la lune demeura où elle était, jusqu’à ce que la nation se soit vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre de Jashar ? Le soleil demeura au milieu des cieux et ne se hâta pas de se coucher, environ un jour entier. Il n’y a pas eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel ait écouté la voix d’un homme, car l’Éternel combattait pour Israël ».
Scène absolument exceptionnelle demandée par un homme en faveur du peuple, et accordée par Dieu.
La 2ème occasion, où le temps a fait marche arrière, a eu lieu au temps du roi Ézéchias et est mentionnée trois fois dans l’Ancien Testament (fait unique).
« Ésaïe répondit : – Ceci en sera le signe pour toi de la part de l’Éternel, car l’Éternel accomplira la parole qu’il a prononcée : l’ombre avancera-t-elle de dix degrés, ou reculera-t-elle de dix degrés ? Ézéchias dit : – C’est peu de chose que l’ombre descende de dix degrés : non, que l’ombre recule plutôt de dix degrés en arrière.
Ésaïe, le prophète, cria à l’Éternel ; et [l’Éternel] fit reculer l’ombre de dix degrés en arrière sur les degrés qu’elle venait de descendre sur le cadran d’Achaz » (2 Rois 20. 9 à 11), (+ voir 2 Chron. 32. 24).
Dans Ésaïe 38. 8 nous lisons :
« Voici, je ferai reculer de dix degrés en arrière, avec le soleil, l’ombre des degrés qui est descendue sur le cadran d’Achaz. Et le soleil recula sur le cadran de dix degrés, qu’il venait de descendre ».
Je vous fais part du commentaire de Jean Müller concernant ces deux récits. « À la prière de Josué, l’Éternel écoute la voix d’un homme et arrête, pour environ un jour entier, le cours naturel des astres jusqu’à ce que le jugement des ennemis du peuple soit complet (v. 12 à 14). La Parole rapporte une autre occasion où Dieu a suspendu le cours du temps, lorsque le roi Ézéchias a reçu le témoignage à sa guérison (És. 38. 8). Le retour de l’ombre de dix degrés sur le cadran d’Achaz correspond à un allongement de ce jour remarquable de quarante minutes. On a pensé que l’arrêt du soleil sur Gabaon (environ un jour entier) a exactement duré 23 heures 20 minutes, de sorte que cette double intervention divine correspond au total à un jour entier. C’est le jour qui manque effectivement dans les calculs précis des astronomes qui se sont penchés sur la cosmologie depuis la création.
Job et plusieurs prophètes évoquent la toute-puissance de Dieu et sa domination sur les astres du jours et de la nuit, que lui-même a créés.
« Que les étoiles de son crépuscule soient obscurcies ; qu’elle attende la lumière, et qu’il n’y en ait pas, et qu’elle ne voie pas les cils de l’aurore ! » (Job 3. 9).
« Il parle au soleil, et [le soleil] ne se lève pas ; et sur les étoiles il met son sceau » (Job 9. 7).
Nous en voyons une illustration dans Exode 10. 21 à 23 :
« L’Éternel dit à Moïse : – Étends ta main vers les cieux, et il y aura sur le pays d’Égypte des ténèbres, on touchera de la main les ténèbres. Moïse étendit sa main vers les cieux, et il y eut d’épaisses ténèbres dans tout le pays d’Égypte pendant trois jours. On ne se voyait pas l’un l’autre, et personne ne se leva du lieu où il était pendant trois jours ; mais pour tous les fils d’Israël il y eut de la lumière dans leurs habitations ».
Mais cela nous parle aussi des jugements qui atteindront le peuple d’Israël et des catastrophes qui arriveront sur la terre après l’enlèvement de l’Église !
« le soleil sera changé en ténèbres, et la lune en sang, avant que vienne – (1°) le grand et terrible jour de l’Éternel (Joël 3. 4) ; (2°) la journée du Seigneur, grande et éclatante » (Act. 2. 20).
« Et quand je t’éteindrai, je couvrirai les cieux, et j’obscurcirai leurs étoiles ; je couvrirai le soleil de nuages, et la lune ne fera pas luire sa clarté. Tous les luminaires qui luisent dans les cieux, je les obscurcirai à cause de toi, et je mettrai les ténèbres sur ton pays, dit le Seigneur, l’Éternel » (Éz. 32. 7 et 8).
« Et il arrivera, en ce jour-là, qu’il n’y aura pas de lumière, les luminaires seront obscurcis » (Zach. 14. 6) ;
« Mais aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil sera obscurci, la lune ne donnera pas sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances des cieux seront ébranlées » (Mat. 24. 29).
« Le quatrième ange sonna de la trompette : le tiers du soleil fut frappé, ainsi que le tiers de la lune et le tiers des étoiles, afin que le tiers de ces astres soit obscurci, que le jour perde le tiers de sa clarté, et la nuit de même » (Apoc. 8. 12).
Bien-aimés, les deux versets qui suivent, ne nous font-ils pas penser avec émotion à la scène de la crucifixion de notre Sauveur et Seigneur ?
a) – « Et il arrivera en ce jour-là, dit le Seigneur, l’Éternel, que je ferai coucher le soleil en plein midi, et que j’amènerai les ténèbres sur la terre en plein jour » (Amos 8. 9).
b) – « Le soleil, la lune, s’arrêtèrent dans leur demeure à la lumière de tes flèches qui volaient, à la splendeur de l’éclair de ta lance » (Hab. 3. 11).
a) – « C’était environ la sixième heure (midi) ; et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure ; le soleil fut obscurci, et le voile du temple se déchira par le milieu » (Luc 23. 44 et 45).
b) – Car tes flèches ont pénétré en moi… (Ps. 38. 3) ; Il m’a conduit et amené dans les ténèbres, et non dans la lumière… Il a bandé son arc, et m’a placé comme une cible pour la flèche. Il a fait entrer dans mes reins les flèches de son carquois » (Lam. 3. 2,12 et 13).
Et nous, grâce à son sacrifice, nous sommes passés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. Qu’Il en soit éternellement béni !
Mais revenons à notre passage à l’heure d’hiver et posons-nous cette question : Qu’ai-je fait de cette heure en plus ??
Moi pour qui c’est souvent la course et le stress le dimanche matin pour arriver à temps au culte (pas évident avec mes enfants), ce jour-là, ai-je pu arriver paisiblement à l’heure ? Tâchons de ne pas faire attendre notre Seigneur !
« Quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui… faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 14 et suivant).
Ai-je pu mieux me préparer pour être spirituellement « en forme » avant ce moment d’adoration collective ? Bien sûr la « préparation » se fait tout au long de la semaine, mais ai-je pu prendre ce matin-là plus de temps dans ma lecture de la Bible, dans la prière et la louange personnelles ? Ai-je pu me « connecter » plus en profondeur avec mon Dieu et Père, cultiver plus en longueur ma communion avec mon Seigneur ? Si j’ai réellement pu le faire, le bienfait personnel que j’en ai retiré – et sans doute l’assemblée aussi – ne m’a-t-il pas encouragé pour faire des efforts et mieux m’organiser afin que ce moment se reproduise plus souvent dans l’année ? (Cela me concerne bien sûr aussi !!)
Le doux mais sérieux reproche que fait Jésus à Pierre et aux autres disciples ne nous concerne-t-ils pas aussi ? « - Simon, tu dors ? Tu n’as pas pu veiller une heure ? (Marc 14. 37) avec moi ? (Mat. 26. 40).
Rappelons-nous chaque jour et d’une manière particulière le dimanche ce que Jésus a révélé à la femme samaritaine : « Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent » (Jean 4. 23). Une « heure » qui peut se reproduire tout au long de la journée et qui a son apogée lorsque nous le faisons, le dimanche, en assemblée. Soyons reconnaissants de ce privilège de pouvoir louer et adorer Dieu et prenons le temps de le faire dans le respect, la sainteté, la joie et l’amour.
Nous pouvons également utiliser cette heure en plus pour écrire des lettres, des messages à quelqu’un à qui cela fera plaisir ou pour téléphoner à des frères et sœurs privés de réunions et souffrant de solitude, ou encore, en visitant nos parents, grands-parents, des personnes âgées ou malades pour qui notre visite sera un rayon de soleil et un encouragement précieux…
Un dernier verset qui est une mise en garde et à la fois un encouragement à propos d’une heure particulière et – que ce soit une réalité – fortement attendue : « Veillez donc ; car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur vient… C’est pourquoi, vous aussi, soyez prêts » (Mat. 24. 42 et 44). « – Amen ; viens, Seigneur Jésus ! » (Apoc. 22. 20).
Avec mes salutations fraternelles, Marco. Novembre 2026.