
« Et l’Éternel dit à Samuel : jusques à quand mèneras-tu deuil sur Saul, vu que moi je l’ai rejeté pour qu’il ne soit pas roi sur Israël ? Remplis ta corne d’huile, et va : Je t’enverrai vers Isaï, le bethléhémite ; car j’ai vu parmi ses fils un roi pour moi » 1 Samuel 16. 1.
L’ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN AU MILIEU DE LA DÉCEPTION
Samuel avait oint Saül comme roi sur Israël et avait de grands espoirs qu’il serait employé par Dieu pour leur bénédiction. Cependant, ces espoirs furent déçus quand Samuel fut témoin de la désobéissance à Dieu de Saül, qui causa au prophète âgé un chagrin profond, parce qu’il ressentait le vide de la place que Saül avait occupée. Mais l’Eternel avait déjà trouvé celui qui était selon son cœur – David, le fils de Jessé – qui en ce temps-là était encore inconnu du peuple aussi bien que de Samuel. Il n’y a pas de vide devant le Seigneur. Il sait comment changer le deuil en joie et en allégresse en conduisant ceux qui pleurent vers son Oint (le Seigneur Jésus), par Lequel seul vient la bénédiction.
Si Samuel était déçu de la perte de ses grandes espérances pour Israël, que la peine des disciples fut plus profonde quand ils furent témoins de la mort du Seigneur sur la croix comme un résultat honteux et la fin du ministère de leur Messie ! Ils avaient espéré qu’Il restaurerait le royaume à Israël. Mais alors le Seigneur ressuscité les rencontra alors qu’ils parlaient de cela, et leur ouvrit les Écritures. Il leur montra les gloires beaucoup plus hautes, et célestes, qui leur avaient été données par ses souffrances et sa résurrection d’entre les morts.
De nombreux croyants, aujourd’hui, sont attristés par le déclin extérieur, la condition de chute et de division de l’Église de Dieu. Le remède de Dieu pour ce pieux chagrin, c’est de porter leur regard sur le jour glorieux où Christ viendra les chercher loin de cette triste terre, vers la maison du Père. Là Il essuiera toute larme de leurs yeux, et les réconfortera d’une joie éternelle.
D’après the Lord is near avril 1978
« Je fus en esprit dans la journée dominicale » Apocalypse 1. 10.
LE DIMANCHE, JOUR DE LA RÉSURRECTION DU SEIGNEUR
Le mot grec original traduit dans le passage de ce jour est kuriakos. On ne le trouve qu’une seule autre fois, en 1 Corinthiens 11. 20, où il se rapporte à la cène du Seigneur. Il signifie : Ce qui appartient au Seigneur. N’est-il pas significatif que le jour du Seigneur et la cène du Seigneur soient liés par l’idée de Lui appartenir ? C’était ce jour-là, le premier jour de la semaine, que le Seigneur ressuscita triomphalement d’entre les morts. Cela caractérisait un nouveau commencement – les choses vieilles étaient maintenant passées. Le sabbat ou septième jour était le jour où Dieu se reposa de toute son œuvre, aussi il était lié à cette création. Mais quand le péché est entré, ce repos ne put plus être apprécié. Puis, dans la mort de Christ, l’histoire du premier homme, en même temps que la loi des ordonnances et le fait de garder des jours saints, se terminèrent.
Dans la mort et la résurrection de Christ, le fondement a été posé pour un nouvel ordre de choses. Christ est le Chef d’une création complètement nouvelle. Aussi, comme il était convenable que les premiers chrétiens se réunissent le jour de la résurrection (cf. Actes 20. 7) pour rompre le pain.
D’après the Lord is near avril 1978
« Je te dis que tu es Pierre ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle » Matthieu 16. 18.
LE SEIGNEUR JÉSUS, CHEF DE LA VÉRITABLE ÉGLISE
Ces paroles du Seigneur Jésus sont l’indication la plus précise de la venue de la véritable Assemblée ou Église de Dieu. C’était quelque chose encore à venir, comme l’indiquent les mots : je bâtirai, et aussi quelque chose qui durerait. Un témoignage à cela serait toujours vu, aussi longtemps qu’elle était sur la terre.
Ce passage a deux groupes de termes importants que nous devons avoir clairement à l’esprit pour comprendre ce qu’est la vraie Église. C’est d’abord le jeu de mots sur le mot grec pour pierre ou roc. Le nom de Pierre, en grec, est Petros, qui signifie une petite pierre – quelque chose facile à déplacer. Mais mon assemblée sera construite sur une petra – un roc massif et inamovible, et comme nous le dit 1 Corinthiens10. 4 : « le rocher était le Christ ». C’est Lui, et non pas Pierre ou quelque groupe d’hommes faillibles, qui est le fondement de la vraie Église.
Ensuite, le mot grec ecclesia signifie appelés à sortir – c’est le mot que le Seigneur emploie pour définir cette Église ou Assemblée. Bien qu’employé aussi de manière non chrétienne, ecclesia est d’abord employé pour tous les croyants depuis la Pentecôte jusqu’à l’Enlèvement, qui sont automatiquement membres de cette Église véritable. Il est aussi employé pour la représentation locale de la seule vraie Église – l’assemblée à Jérusalem, à Corinthe… Chaque assemblée locale se réunissait comme étant une partie du tout, et représentait ainsi le tout dans le groupe particulier considéré. Toutefois, ecclesia ne désigne jamais un bâtiment ou une dénomination, les deux emplois communs mais non scripturaires du mot église parmi des croyants aujourd’hui.
D’après the Lord is near avril 1978
« Il est temps que l’Éternel agisse : ils ont annulé ta loi » Psaume 119. 126.
LES TEMPS FIXÉS PAR DIEU
Dieu compte le temps et l’emploie à sa manière propre, qui est souvent différente de la nôtre. C’est pourquoi le Seigneur Jésus dit en Jean 7. 6 : « Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt ». Mais au chapitre 17, quand la croix était devant Lui, Il dit à son Père : « Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils ». La croix qui, humainement parlant, signifiait honte et souffrance, était pour Lui le moment d’être élevé de la terre, et le déploiement de sa gloire la plus haute.
L’heure de l’homme est l’occasion qu’il a de montrer ce qu’il put faire sans Dieu. Il a fait de grandes inventions, de grands progrès, mais il n’a pas réussi à ôter la honte du péché et d’être un esclave de Satan. La mort le tint encore captif, et il est encore aveugle envers Dieu. D’autre part, le temps de Dieu, c’est de montrer la justice divine aussi bien que la puissance divine. Cela, Il l’a fait par Christ, au cours de sa vie, et encore plus par sa mort et sa résurrection. Le jour de Christ viendra quand Il régnera en justice et que tous ses ennemis seront faits le marchepied de ses pieds.
Nous qui croyons en Lui aimons le jour de son apparition et l’attendons, même si nous attendons que l’Enlèvement se produise avant. Pendant ce temps, nous voyons l’impiété s’accroître tout autour de nous, c’est pourquoi nous disons : Il est temps que Dieu agisse. L’homme s’est détourné de Lui, et il est contre Lui, « ils ont annulé ta loi ». Mais Dieu est patient, et le temps de l’Éternel est dû à sa patience. Mais il viendra bientôt. Le moment précis en a été fixé dans l’éternité passée.
D’après the Lord is near avril 1978
« Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? » 1 Corinthiens 5. 6.
IDENTIFIER LE LEVAIN DANS L’ASSEMBLÉE, ET S’EN PURIFIER
Le sens spirituel du levain, c’est le mal. La séparation quotidienne du mal, du levain, devient de plus en plus nécessaire, chez soi, au travail, partout où nous avons à faire avec les hommes. Il est particulièrement important de ressentir ce devoir en relation avec notre témoignage au Seigneur Jésus, individuel et en assemblée, parce qu’Il a été crucifié ici-bas dans ce monde, et que nous sommes laissés ici pour le proclamer au monde.
Il y a environ 150 ans (maintenant, plus de 200 ans), quelques frères se rassemblèrent pour prier et s’humilier d’avoir contribué à la négligence générale et à la ruine d’un témoignage clair à Christ.
Ils furent conduits à voir clairement que la maison de Dieu était en ruines. Ils s’humilièrent sous le poids de leur responsabilité, et sondèrent les Écritures pour trouver le chemin que le Seigneur avait montré pour une telle situation de déclin. Ce qu’ils trouvèrent, c’est que tout dépendait de la fidélité individuelle s’ils désiraient être des témoins dans leurs assemblées, puisque le tout est composé d’individus.
Par la grâce de Dieu nous avons pu poursuivre dans le même sentier de foi. Souvenons-nous, toutefois, que le déclin a augmenté, et qu’un peu de levain fait encore lever la pâte tout entière. Nous disons souvent qu’il y a quelque bien dans telle ou telle activité chrétienne, et cela est certainement vrai. Mais nous devons nous demander si cette activité affaiblit en quelque manière le principe du levain qui se répand ? Prenons donc garde à ne pas tolérer aucun mal qui soit contraire à la Parole de Dieu – même s’il est religieux et fait avec de bonnes intentions. Si tout dépend de la fidélité personnelle de chaque croyant individuellement pour empêcher de fausses doctrines et autres mauvaises choses d’entrer parmi nous, nous avons chacun une grande responsabilité. Par exemple, si notre comportement chez nous est relâché – en tolérant des livres et des journaux malsains – l’état général de toute l’Église et de l’assemblée locale en souffrira (1 Cor. 12. 26).
D’après the Lord is near avril 1978
« Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 20.
LES CHRÉTIENS SE RASSEMBLENT POUR RENDRE CULTE AU SEIGNEUR JÉSUS
Dans ce passage nous avons pour la première fois une nouvelle promesse merveilleuse et un nouveau centre de rassemblement. Jusque-là, les Juifs s’étaient rencontrés avec seulement une série de lois à essayer de garder, et avec Dieu étant, au mieux, dans d’épaisses ténèbres et très lointain.
Maintenant, le Seigneur nous donne un nouveau centre de rassemblement, Lui-même, Dieu et Homme en une seule Personne bénie. Nous nous rassemblons à son nom – à tout ce que le nom merveilleux de Jésus signifie ; l’Éternel-Sauveur. Le lieu n’a pas d’importance. La pensée, c’est que, où que ce soit – dans une salle, à la maison, sous une tente, dehors, dans une grotte – que les croyants se rassemblent à son nom ; Il est au milieu d’eux.
Le Seigneur Jésus ne dit pas que le Saint Esprit sera là. Cela est vrai puisque Dieu le Saint Esprit demeure en chaque croyant et aussi dans l’Assemblée collectivement, mais le Seigneur promet que Lui, personnellement, sera là. Il n’est pas là physiquement, de sorte que nous puissions Le voir, mais n’oublions jamais qu’Il est Dieu le Fils. Il n’est pas limité. Ainsi, en fait, il y a deux Personnes divines (Fils et Saint Esprit) quand nous nous rassemblons au nom de notre Seigneur.
La traduction King James de la Bible traduit malheureusement le verset ci-dessus en mon nom au lieu de à mon nom. Tous les croyants disent qu’ils se rassemblent au nom de Christ : après tout, ils sont des chrétiens ! Ils ne se rassemblent pas au nom de Mahomet ou de Bouddha. Mais notre verset dit à son nom. Je ne me rassemble pas à quelque doctrine chrétienne, à quelques croyants vénérables des jours passés, ou à quelque méthode d’ordre dans l’Église : je dois me rassembler à son nom – au seul Centre de rassemblement pour tous les croyants.
D’après the Lord is near avril 1978
« Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où celui qui laboure atteindra celui qui moissonne, et celui qui foule les raisins, celui qui répand la semence » Amos 9. 13.
Le pays de Canaan, que Dieu avait choisi – et promis – pour son peuple terrestre, était différent de tous les autres pays : c’était un jardin d’herbes. Les yeux de l’Éternel étaient continuellement sur lui, du commencement à la fin de l’année, de sorte qu’il recevait les premières et les dernières pluies à la bonne saison. Il était rempli de lait et de miel. Si Israël, son peuple terrestre, avait écouté l’Éternel, ils auraient joui, richement et continuellement, de toutes ces bénédictions. Mais ils n’écoutèrent pas, et Dieu avait dû se lamenter : « Oh ! Si mon peuple m’avait écouté…
D’après the Lord is near avril 1978