
(Jésus) « répondit : - Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même… Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : - Et qui est mon prochain ? Jésus reprit et dit : – Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho… » Luc 10. 27 à 29.
« Personne n’a un amour plus grand que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis » Jean 15. 13.
Dans la parabole que le Seigneur Jésus exprime, le voyageur dépouillé et laissé à moitié mort sur le bord du chemin représente l’être humain tombé dans le mal et dans le désespoir, perdu et sans ressource. Les deux personnages religieux (un sacrificateur et un lévite) qui passent par ce chemin et qui l’évitent représentent l’inefficacité de l’aide de la religion. Par contre, le samaritain charitable, qui s’arrête et s’occupe efficacement du blessé, représente l’attention et les soins du Sauveur, de Jésus Lui-même, plein de compassion pour nous libérer de notre condition désespérée.
« Qui est mon prochain ? », avait demandé le docteur de la loi. Jésus, après avoir fait le récit de la parabole, lui répond par une autre question : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des brigands ? ». Le docteur de la loi ayant répondu : « C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui », a donné lui-même la réponse à sa propre question !
Pour nous aussi, sur la base de ce récit, il ne serait pas difficile de répondre correctement à cette interrogation, et de comprendre qui est notre prochain. De plus, si nous considérons l’homme blessé, puis soigné par le Samaritain, nous n’avons pas de peine à imaginer qu’il ait ensuite beaucoup aimé cet homme qui avait été « son prochain ». Si nous nous identifions, comme pécheurs perdus, à cet homme qui gisait, blessé, sur le chemin, et que nous reconnaissons que le Seigneur Jésus, par sa mort et sa résurrection, est venu nous sauver de notre malheureuse situation, nous L’aimerons de tout notre cœur, Lui qui a été cet « unique prochain » dont nous avions besoin.
Lorsque nous aurons accepté son amour capable de soulager nos blessures intérieures, Il nous donnera la capacité d’être le prochain de ceux que nous rencontrerons, et de leur montrer, dans une faible mesure, le même amour dont Jésus nous a aimés et nous aimera toujours.
D’après « Il buon seme » mars 2026