LA GRÂCE DE DIEU ET DU SEIGNEUR JÉSUS

« La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17).

 => « De sa plénitude en effet, nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce » (Jean 1. 16).


 => « La grâce de notre Seigneur a surabondé avec la foi et l’amour qui est dans le Christ Jésus » (1 Tim. 1. 14).

=> Mais Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce envers vous, afin qu’ayant toujours, à tout point de vue, tout ce qui suffit… à cause de la surabondante grâce de Dieu qui repose sur vous » (2 Cor. 9. 8 et 14).

Je suis perclus de rhumatisme, je suis veuf/veuve depuis de nombreuses années, j’ai perdu un enfant, mon fils ne me parle plus, ma fille habite à l’autre bout du monde, ma petite-fille divorce et mon petit-fils touche à la drogue et à l’alcool, je ne sais pas s’ils sont sauvés, j’ai des difficultés pour me déplacer, ma vue est déficiente, je ne peux plus lire, mon ouïe baisse, j’ai une maladie incurable, j’ai dû quitter ma maison, la nourriture n’est pas bonne dans ma maison de retraite et il y a des lacunes dans les soins, je risque d’avoir bientôt des problèmes financiers, mon cœur a des ratés, je ne peux plus me rendre au culte et aux réunions chrétiennes, j’ai très peu de visite… et j’en passe ! Quelle vie de misères ; et pas de perspective heureuse à l’horizon !

Cher ami chrétien, tu ne te reconnais pas dans certaines de ces circonstances ? N’es-tu pas parfois découragé voire désespéré de la vie que tu mènes, plutôt que tu subis ? Tu n’oses pas le dire tout haut mais tu te demandes quand même : « Dieu a-t-il oublié d’user de grâce ? A-t-il enfermé ses miséricordes dans la colère ? » (Ps. 77. 10) ; « Où sont, Seigneur, tes premières bontés, que tu as jurées à David dans ta fidélité  ? » (Ps. 89. 49).

En effet, nous pouvons nous poser ces questions mais il est primordial d’y trouver des réponses, des REMÈDES ! Nous les trouverons dans la Parole de Dieu. Et pour cela, il faudra d’abord que nous nous élevions, que nous quittions en pensées nos circonstances actuelles terrestres pour rejoindre par l’esprit « notre cité… dans les cieux » (Phil. 3. 20), là où « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce, et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus, afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éph. 2. 4 à 9).

Cette grâce de Dieu concerne tout d’abord le salut qu’il nous a accordé, comme nous venons de le lire dans ces versets d’Éphésiens. Dans le chapitre 1, nous lisons aussi au verset 7 : « En lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes selon les richesses de sa grâce, [grâce] qu’il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence » ;

– « là où le péché abondait, la grâce a surabondé » (Rom. 5. 20) ;

– étant « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Rom. 3. 24) ;

– « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23) ;

– Dieu, « qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein et sa propre grâce. Cette grâce nous a été donnée dans le Christ Jésus avant les temps des siècles (2 Tim. 1. 9) ;

– « afin que, ayant été justifiés par sa grâce, nous devenions héritiers selon l’espérance de la vie éternelle » (Tite 3. 7).

Bien-aimés, ne sommes-nous pas tellement occupés de nous-mêmes et de nos soucis terrestres que nous oublions cette grâce immense, imméritée, qui nous a sauvé de notre état de perdition devant Dieu et nous a arraché à Satan et à l’enfer en nous donnant un avenir céleste, une espérance vivante ? (1 Pier. 1. 3)

Cette grâce ne nous a pas seulement sauvé d’une mort éternelle loin de Dieu en nous préservant de sa colère et en nous donnant la paix avec lui, elle nous a aussi donné la vie éternelle, elle nous a justifié, elle a fait de nous des enfants, des héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ (Rom. 8. 17), nous avons été scellés du Saint Esprit (Éph. 1. 13), elle a fait de tous les croyants l’épouse de Christ, elle nous a donné un avenir merveilleux dans le ciel dans la présence du Seigneur, nous allons être glorifiés avec lui etc. Et cette liste n’a pas de limites !

Cette grâce de Dieu, on pourrait dire ces innombrables grâces de Dieu, n’est pas que pour le futur, elle nous accompagne quotidiennement. J’ai écrit plus haut que nous devions d’abord nous élever un peu afin de considérer les immenses richesses de la grâce de Dieu dans les lieux célestes qui sont déjà les nôtres aujourd’hui. Rafraîchis et encouragés par les promesses divines, nous pouvons louer Dieu du sein même de nos épreuves d’ici-bas : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3). Paul nous parle de ces choses alors qu’il est en prison ! Il dit aussi : « J’estime, en effet, que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée » (Rom. 8. 18). Un verset dont il faut s’imprégner à tout prix !

Ne restons pas à nous lamenter sur nos misères, mais pensons à notre héritage céleste et éternel. Pierre aussi parle des souffrances de cette terre, mais néanmoins il parle du Dieu de toute grâce : « Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, lui-même vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement [inébranlable] » (1 Pier. 5. 10).

Paul loue à nouveau Dieu dans 2 Corinthiens 1. 3 : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont affligés de quelque manière que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu ». La manière dont nous supportons nos épreuves, mieux dit, dont nous vivons nos épreuves, est un exemple pour les autres, et peut être un témoignage percutant pour les non-croyants et un précieux encouragement pour nos frères et sœurs dans la foi et pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants qui nous visitent.

La Bible nous invite à nous nourrir de cette grâce et à nous fortifier en elle.

« Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus (2 Tim. 2. 1). La grâce initiale, « de base », c’est celle qui a effacé nos péchés et qui nous a sauvé. Et de cette grâce-là découlent toutes les grâces dont nous sommes les objets déjà maintenant. Elles dépendent de la présence du Seigneur à nos côtés – « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20), et « séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15. 5).

« Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen » (2 Pier. 3. 18).

C’est dans la jouissance de sa présence et de sa communion que nous apprendrons à connaître la grâce variée de Dieu (1 Pier. 4. 10 ). Lisons la Bible et nous serons émerveillé : « Ils s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4. 22). Et dans la mesure où nous en jouirons, nous pourrons en être des administrateurs, des « fournisseurs », des « distributeurs », des « répandeurs » de cette grâce autour de nous. Nous avons donc à croître dans cette grâce, à toujours mieux la discerner dans nos circonstances, en rendant gloire à Dieu, et en ne cessant pas d’apprendre à mieux connaître le Sauveur.

La grâce de Dieu peut nous épargner des difficultés, nous guérir de maladies, répondre à nos souhaits – et combien de fois Dieu n’agit-il pas ainsi – mais là où elle est la plus précieuse, la plus appréciée, la plus bénéfique, n’est-ce pas au sein même de nos épreuves, lorsqu’au milieu de l’agitation, de la crainte, de l’incompréhension, de la souffrance, nous pouvons nous réfugier dans le sein de Jésus, sachant que nous sommes un disciple qu’il aime (Jean 13. 23) ; lorsqu’au milieu de la tempête et des flots en fureur nous entendons sa voix nous dire : « - Ayez bon courage  ; c’est moi, n’ayez pas peur  ! » (Mat. 14. 27) ; lorsque dans les soucis nous entendons au milieu de la nuit une voix nous dire : « Aie bon courage » ou « ne crains point » (Act. 23. 11 ; 27. 24) ?

Plutôt que de nous plaindre et de nous attarder sur nos malheurs – qui sont bien réels – allons vers le Seigneur et disons-lui nos peines en déchargeant sur lui tous nos fardeaux, laissons-le nous consoler, nous encourager, nous fortifier nous guider, et reposons-nous dans son amour. C’est le meilleur médicament qui soit, le plus merveilleux baume existant. => « Il est bon que le cœur soit affermi par la grâce (Héb. 13. 9). Alors nous pourrons dire avec émotion et reconnaissance, en témoignant devant tous : « Le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 17) et approuver les trois versets du début du texte.

Dans toutes les circonstances par lesquelles nous passons, écoutons avec foi le Seigneur nous dire : « MA GRÂCE TE SUFFIT… » (2 Cor. 12. 9).

« Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). Avoir du secours, c’est-à-dire rechercher la présence fortifiante du Seigneur, mais pas forcément pour voir l’obstacle disparaître ; au moment opportun, opportun d’après Lui et pas d’après nous !

« Veillant, de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu  ; de peur que quelque racine d’amertume, produisant des rejetons, ne [vous] trouble, et que par elle un grand nombre ne soient souillés » (Héb. 12. 15).

« Je vous ai écrit brièvement pour vous encourager et vous assurer que cette [grâce] dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu » (1 Pier. 5. 12). Loué soit Dieu !

Recevez toute mon affection en Jésus, Marco Septembre 2026