BERACA 79 : LE ROI SALOMON

Le temple fut bâti avec des pierres entièrement préparées, et posées sur « de grandes pierres, des pierres de prix » qui formaient, « les fondements de la maison » (1 Rois 5. 17). À l’intérieur comme à l’extérieur tout était magnifique et digne de la grandeur et de la majesté de l’Éternel. Ceux qui entraient dans le temple, pour être dans la présence de Dieu, ne voyaient autour d’eux que l’or témoignant de la justice divine. Concernant l’Église, il est écrit que les saints, justifiés en vertu de la mort et de la résurrection du Seigneur, sont « édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; … pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (Éph. 2. 20 à 22).

Comme dans le tabernacle au désert, le lieu très saint, dans le temple, formait un cube parfait : « L’intérieur de l’oracle était de vingt coudées en longueur, et de vingt coudées en largeur, et de vingt coudées en hauteur » (1 Rois 6. 20). Quant à la dernière description de l’Église, l’épouse, la femme de l’Agneau, qui sera la nouvelle Jérusalem, il est écrit que « sa longueur et sa largeur et sa hauteur étaient égales » (Apoc. 21. 16).

« Le résultat de l’œuvre de Dieu est parfait sans rien à y ajouter et rien à y retrancher. La nouvelle Jérusalem est pour ainsi dire un immense lieu très saint où Dieu peut habiter, comme dans l’oracle du temple, parce que tout y répond à sa sainteté et à sa justice. On ne trouve pas de temple en elle. « Le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple » (v. 22), mais elle répond elle-même à tout ce qu’il y a de plus saint dans le temple de Dieu. Le sanctuaire de Dieu, c’est l’Église dans la gloire ! La maison elle-même avait trente coudées de hauteur (1 Rois 6. 2). Remarquons, que le temple millénaire décrit par Ézéchiel, malgré l’immense développement de ses parvis extérieur et intérieur, et les dimensions du corps de bâtiment qui atteignaient cent coudées avec ses chambres, ne dépassent pas, pour le lieu saint et le lieu très saint, les dimensions du temple de Salomon (Éz. 41. 4). Ce sont des mesures immuables. Ce qui avait été dès le commencement dans le plan de Dieu, devra se réaliser, sans changement, ni développement, au siècle de la gloire de Christ. Les dimensions de l’ensemble pouvaient s’adapter à la grandeur future de ce règne, mais le sanctuaire restait le même » (H. R.).

Cette maison d’or avait deux entrées : une première avec des portes donnant accès au lieu saint (1 Rois 6. 33) et ensuite, une seconde (v. 31) à laquelle devait être attaché « le voile » (2 Chron. 3. 14). Cette dernière donnait accès à l’oracle ou « tabernacle qui est appelé saint des saints » (Héb. 9. 3). C’est là que « l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami » (Ex. 33. 11) ; par la suite Aaron, grand sacrificateur, et ses descendants y entrèrent seulement « une fois l’an » (Lév. 16. 34).

Lorsque Jésus, notre Seigneur, expira sur la croix, « le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas » (Mat. 27. 51) ; l’accès à Dieu était ouvert, offrant « une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus » (Héb. 10. 19).

Salomon fit « dans l’oracle deux chérubins de bois d’olivier, hauts de dix coudées » (1 Rois 6. 23). Ils étaient le symbole des anges, ces esprits administrateurs, qui veillent à ce qu’aucunes choses impures n’entrent dans la présence de Dieu. Déjà en Éden, l’Éternel Dieu dut chasser l’homme, à cause de son péché, et placer « à l’orient du jardin d’Éden les chérubins, … pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Gen. 3. 24).

Les deux passages suivants, liés à Israël, démontrent la sainteté de Dieu. Le premier parle du désir des fidèles éprouvés, de voir enfin le Messie, qui est en haut, et qui viendra pour prendre en main leur cause : « Berger d’Israël ! prête l’oreille. …, toi qui es assis entre les chérubins, fais luire ta splendeur ! » (Ps. 80. 1). Le second montre l’établissement du règne sur la terre et la sainteté due à l’Éternel : « L’Éternel règne : que les peuples tremblent ! Il est assis entre les chérubins : que la terre s’émeuve ! … Exaltez l’Éternel, notre Dieu, et prosternez-vous en la montagne de sa sainteté ; car l’Éternel, notre Dieu, est saint ! » (Ps. 99. 1 et 9).

En Apocalypse 4, les quatre êtres vivants figurent des anges. Ils ont les caractères des séraphins et des chérubins, qui, comme instruments de Dieu, exécuteront le jugement lié au trône et en regard de la terre. Ils sont déjà vus en Ézéchiel 1. 4 à 12 ; 10. 8 à 22 et en Ésaïe 6. 1 à 7. Tant que la terre est sous la domination du « chef de ce monde » – Satan – ils crient : « Saint, saint, saint, Seigneur, Dieu, Tout-puissant, celui qui était, et qui est, et qui vient » (Apoc. 4. 8). Dans le nouveau ciel et la nouvelle terre, le service des anges, envers nous, sera terminé, car le péché aura définitivement été ôté par l’Agneau de Dieu, et la mort, conséquence du péché, « ne sera plus » (Apoc. 21. 4).

Salomon sculpta aussi « tous les murs de la maison, tout à l’entour, les ouvrageant de figures de chérubins, et de palmiers, et de fleurs entr’ouvertes, à l’intérieur et à l’extérieur ». Au-dedans comme au-dehors tout parle de Dieu et des résultats de son œuvre. Les chérubins témoignent de la sainteté de Dieu à laquelle aussi nous sommes appelés (Rom. 6. 22 ; 1 Thess. 4. 7).

Les palmiers, en Lévitique 23, parlent de repos et, quand Jésus entra à Jérusalem comme roi de paix, « une grande foule qui était venue à la fête prit les rameaux des palmiers et sortit au-devant de lui, et criait : Hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » (Jean 12. 12 et 13). C’était le signe du triomphe paisible d’un règne qui doit bientôt s’inaugurer. De manière semblable, la grande foule de ceux qui viendront de la grande tribulation, ayant lavé et blanchi leurs robes « dans le sang de l’Agneau » auront des palmes dans leurs mains pour proclamer à haute voix que « le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apoc. 7. 14 et v. 9).

Les fleurs entr’ouvertes parlent des fruits de la nouvelle naissance ; elles symbolisent une saison nouvelle, quand « le juste poussera comme le palmier… et ceux qui sont plantés dans la maison de l’Éternel fleuriront dans les parvis de notre Dieu » (Cant. 2. 12 ; Ps. 92. 13 et 14). Oui, « dans son temple tout dit : Gloire ! » (Ps. 29. 9).