
Chers frères et sœurs en Christ,
Lorsqu’on lit la presse, qu’on écoute la radio, qu’on regarde la télévision, nous sommes impressionnés par les incendies en France, en Espagne et dans bien d’autres pays. Malgré le matériel utilisé et les nombreux véhicules déployés, malgré les milliers de pompiers, de gendarmes, de militaires et toutes les aides apportées par les habitants et les nombreux bénévoles, les hommes se sentent dépourvus devant l’ampleur des incendies, devant la violence et la rapidité des feux, et devant les « caprices » du vent. Le constat est sans appel : incontrôlable, ingérable !
L’homme a rejeté Dieu et veut se débrouiller sans lui. Son intelligence – donnée par Dieu – lui permet de faire d’énormes progrès dans la science, dans les connaissances de toute sorte, et il s’en glorifie. Mais Dieu se permet de lui rappeler que c’est Lui, le maître, et par les éléments de la nature, la pluie, la neige, les orages, les tempêtes, la sécheresse, etc., il intervient pour lui parler.
Il l’a déjà fait dans le passé et c’est ce que nous lisons dans la Bible. C’est en jugement qu’il est intervenu pour détruire les villes de Sodome et de Gomorrhe. Nous lisons ce récit en Genèse 18 et 19. Dieu va juger la ville, mais il veut épargner Lot et sa famille. « Comme l’aube du jour se levait, les anges pressèrent Lot, disant :
- Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, de peur que tu ne périsses dans l’iniquité de la ville.
Comme il tardait, les hommes saisirent sa main, la main de sa femme et la main de ses deux filles, l’Éternel ayant pitié de lui. Ils le firent sortir, et le laissèrent hors de la ville » (v. 15 et 16). Ensuite, il dit : « – Sauve-toi, pour ta vie ! ne regarde pas derrière toi et ne t’arrête pas dans toute la plaine ; sauve-toi…
L’Éternel fit pleuvoir des cieux sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de la part de l’Éternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine, tous les habitants des villes et les plantes de la terre. La femme de Lot regarda en arrière et elle devint une statue de sel.
Abraham… regarda du côté de Sodome et de Gomorrhe, et du côté de tout le pays de la plaine, et il vit la fumée de la terre qui montait comme la fumée d’une fournaise » (v. 17 à 28).
L’endroit que Lot avait choisi pour y vivre était intéressant : « Lot leva les yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout ». Mais il ne s’était pas soucié du fait que « les hommes de Sodome étaient méchants et grands pécheurs devant l’Éternel » (Gen. 13. 10 à 13). Ce récit est rappelé comme avertissement en Luc 17. 29 à 32, ainsi que le déluge du temps de Noé, deux fléaux toujours menaçants actuellement, les incendies et les inondations : souvenez-vous de la femme de Lot.
L’Éternel a également utilisé le feu pour parler au cœur et à la conscience du pharaon qui ne voulait pas laisser aller le peuple dans le désert offrir des sacrifices à Dieu, mais celui-ci a préféré endurcir son cœur.
« Moïse étendit son bâton vers les cieux : l’Éternel envoya des tonnerres et de la grêle, et le feu se promenait sur la terre. L’Éternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Égypte. Il y eut de la grêle, et du feu mêlé à la grêle, [qui était] très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu dans tout le pays d’Égypte depuis qu’il est devenu une nation » (Ex. 9. 23 et 24).
Lisons aussi Nombres 11. 1 à 3 : « Comme le peuple se plaignait, cela fut mauvais aux oreilles de l’Éternel. Quand l’Éternel l’entendit, sa colère s’embrasa, et le feu de l’Éternel brûla parmi eux et dévora l’extrémité du camp. Le peuple cria à Moïse ; Moïse pria l’Éternel, et le feu s’éteignit. On appela ce lieu du nom de Tabhéra (= incendie), parce que le feu de l’Éternel avait brûlé parmi eux ». Cette fois-ci, il s’agit d’un jugement du peuple de Dieu.
Autre circonstance, la rébellion de Coré dans Nombres 16. « Coré… avec Dathan et Abiram… et On… se levèrent devant Moïse, avec 250 hommes des fils d’Israël, princes de l’assemblée, [hommes] appelés au conseil, des hommes de renom » (v. 1 et 2). Le jugement de Dieu tombe : « le sol qui était sous eux se fendit. La terre ouvrit sa bouche et les engloutit, [eux] et leurs familles, et tous les hommes qui étaient à Coré, avec tous leurs biens » (v. 31 et 32) suivi du châtiment des 250 princes : « Un feu aussi sortit, venant de l’Éternel, et il consuma les 250 hommes qui présentaient l’encens » (v. 35).
Nous constatons donc que dans l’Ancien Testament Dieu juge les hommes, incroyants ou pas, par le feu. Mais nous ne pouvons pas dire que les incendies, les inondations, la grêle, les glissements de terrains, les éruptions volcaniques, les sécheresses, toutes les catastrophes naturelles, par lesquelles nous passons maintenant, aussi terribles soient-elles, sont des punitions, des jugements de Dieu. Nous sommes encore dans la période de la grâce et notre Dieu sauveur, « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 3 et 4). D’ailleurs dans les incendies actuels, très peu de morts, et en outre, aussi bien les croyants que les non-croyants subissent ces épreuves.
L’homme est d’ailleurs responsable lui-même dans bien des cas : négligences (cigarettes, barbecues, débroussaillement non effectué… ), pyromanes, habitations construites là où il ne fallait pas, etc. Que disait la loi ? « Si le feu sort et trouve des épines, et qu’un tas de gerbes, ou du blé sur pied, ou le champ, soit consumé, celui qui aura allumé l’incendie fera pleine compensation » (Ex. 22. 5).
Dieu désire réveiller les hommes, les faire réfléchir sur leur sort présent et éternel. Peut-être quand on a tout perdu matériellement, qu’on a côtoyé la mort de près, qu’on a été confronté à des choses dures, est-on plus apte à réfléchir sur le but de notre vie, sur notre avenir ! Nous avons sans doute un rôle à jouer vis-à-vis de notre entourage : « Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. Ceux qui contestent, reprenez-les ; les autres, sauvez-les avec crainte, les arrachant hors du feu, haïssant même le vêtement souillé par la chair » (Jude 20 à 23).
Aussi terribles que soient ces incendies, ils ne sont en rien comparables avec ce qu’il adviendra sur la terre après l’enlèvement de l’Église, pendant les grandes tribulations ; des journalistes ont qualifié les incendies en Gironde et dans les Landes, d’apocalyptiques, mais on est très loin de l’intensité des catastrophes naturelles et surnaturelles dont parle l’Apocalypse !
Rappelons-nous d’ailleurs que l’enfer est décrit comme un étang de feu (Apoc. 19. 20 ; 20. 10,14 et15), là… où le feu ne s’éteint pas (Marc 9. 44, 46 et 48), comme la fournaise de feu : là seront les pleurs et les grincements de dents (Mat. 13. 42), le feu éternel (Mat. 25. 41), l’étang brûlant de feu et de soufre (Apoc. 21. 8).
Je pense aux chrétiens qui sont concernés de près par ces incendies (ou par des inondations), en n’oubliant pas que nous pourrions tous un jour être confrontés à des situations similaires. Pour eux, pour nous, ces versets d’Ésaïe 43 : Mais ainsi dit l’Éternel… : « Ne crains pas, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. Car moi, je suis l’Éternel, ton Dieu… ton sauveur… Ne crains pas, car je suis avec toi (v. 1 à 5).
N’avons-nous pas comme illustration l’histoire des trois amis de Daniel ? Le roi Nebucadnetsar veut qu’ils se prosternent devant sa statue. « Shadrac, Méshac et Abed-Nego répondirent et dirent… notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et il [nous] délivrera de ta main, ô roi ! Et sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as dressée » (ch. 3. 16 à 18). Le roi est furieux et « commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu’on n’avait l’habitude de la chauffer… Alors ces hommes furent liés dans leurs caleçons, leurs tuniques, et leurs manteaux et leurs vêtements, et jetés au milieu de la fournaise de feu ardent » (v. 19 à 21). Un peu plus tard, le roi s’exclame : « - Voici, je vois quatre hommes déliés, se promenant au milieu du feu, et ils n’ont aucun mal ; et l’aspect du quatrième est semblable à un fils de Dieu… Et les satrapes, les préfets, les gouverneurs, et les conseillers du roi, qui étaient assemblés, virent ces hommes sur le corps desquels le feu n’avait eu aucune puissance : les cheveux de leur tête n’avaient pas été brûlés, et leurs caleçons n’avaient pas changé, et l’odeur du feu n’avait pas passé sur eux » (v. 25 à 27). Nous connaissons ce récit depuis notre plus tendre enfance ; gardons ou retrouvons notre foi enfantine pour toujours croire dans les miracles de Dieu ! Cette même foi par laquelle des croyants « fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, de faibles qu’ils étaient furent rendus forts, devinrent vaillants au combat, repoussèrent des armées étrangères » (Héb. 11. 33 et 34).
Mais parfois il est utile, voire nécessaire pour un croyant de passer par le feu de l’épreuve. 1 Pierre 1. 6 et 7 nous dit : « tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses épreuves, si cela est nécessaire, afin que la mise à l’épreuve de votre foi – bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui pourtant est éprouvé par le feu – se trouve [être un sujet] de louange, de gloire et d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ ».
Le feu révèlera, lors du tribunal de Christ, ce qui, dans notre vie, aura vraiment compté pour Dieu ; tout le reste n’aura aucune valeur ! « Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, qui est Jésus Christ. Si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’ouvrage de chacun sera mis en évidence, car le jour le fera connaître parce qu’il est révélé en feu ; et ce qu’est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. Si l’ouvrage que quelqu’un aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même sera sauvé, toutefois comme à travers le feu » (1 Cor. 3. 11 à 15).
Que nous puissions toujours mieux servir le Seigneur et nous préparer des récompenses pour le ciel ! « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12).
Les incendies de forêt doivent aussi nous faire penser à ce qui est dit dans l’épître de Jacques au chapitre 3 concernant notre langue, nos paroles !
« Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voyez encore les navires : si grands qu’ils soient, et poussés par des vents violents, ils sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote.
De même aussi la langue est un petit membre et elle se vante de grandes choses. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! Et la langue est un feu. La langue, un monde d’iniquité, est installée parmi nos membres ; c’est elle qui souille le corps tout entier et enflamme le cours de la nature, et elle est enflammée par la géhenne (lieu des tourments infernaux ; comparer l’étang de feu (Apoc. 20. 10 et 14). Car toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins se dompte et a été domptée par l’espèce humaine ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter : c’est un mal désordonné, plein d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à la ressemblance de Dieu ; de la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Mes frères, il ne devrait pas en être ainsi. Une fontaine fait-elle jaillir par la même ouverture le doux et l’amer ? Mes frères, un figuier peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus donner de l’eau douce » (v. 2 à 12).
Bien-aimés, c’est un fameux avertissement pour nous. Relisons les paroles : « Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! Et la langue est un feu » (v. 5 et 6). En voyant les images des incendies, pensons à ce que nous pouvons faire comme dégâts avec nos paroles : en rapportant des choses – mêmes vraies – qu’il vaudrait mieux taire, en colportant des « bruits », en disant du mal d’autrui, en supposant le mal, en critiquant, en disant des paroles qui découragent, qui blessent, en rabaissant des personnes, en les insultants, etc. Les paroles dites, même si nous les regrettons, nous ne pouvons plus les arrêter ! et elles peuvent faire énormément de tort à autrui, à la famille, aux amis, à l’assemblée, à notre témoignage chrétien, donc à Dieu !
« L’homme de Bélial creuse, [à la recherche] du mal, et sur ses lèvres il y a comme un feu brûlant » (Prov. 16. 27). « Faute de bois, le feu s’éteint ; et, quand il n’y a plus de rapporteurs, la querelle s’apaise » (Prov. 26. 20).
J’aimerais encore mentionner quelques versets importants :
« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, pour pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable… Par-dessus tout cela, prenez le bouclier de la foi grâce auquel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées (ou brûlantes) du méchant » (lire Éph. 6. 10 à 16). La foi nous est nécessaire pour ne pas succomber sous les flèches enflammées que l’ennemi de nos âmes nous décoche.
« Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc ? » (Jér. 23. 29). Un feu qui atteint l’âme au plus profond et qui purifie.
« Ils dirent entre eux : – Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous ouvrait les Écritures ? » (Luc 24. 32).
Tout mon cœur s’enflamme
Lorsque je te vois,
Des yeux de mon âme,
Ô grand Roi des rois !
(Hymnes et Cantiques n°93 strophe 1)
Dans mon âme un beau soleil brille ;
Son rayon doux et joyeux
Répand un éclat qui scintille ;
C’est la présence de Dieu.
Oh ! quel beau soleil dans mon âme !
Il éclaire, illumine tout.
À ses rayons mon cœur s’enflamme
Et je vais chantant partout.
(Ailes de la foi n° 644)
Que ton divin amour
Remplisse notre âme !
Qu’en nos cœurs, nuit et jour,
En brûle la flamme !
(Hymnes et Cantiques n°68)
Mais Seigneur ! quand je pense à toi,
À ta parfaite grâce,
Mon cœur brûle au-dedans de moi
De te voir face à face (bis)
(Hymnes et Cantiques n°96)
Prions pour ceux qui souffrent des incendies, d’une manière ou d’une autre, et supplions pour que ces circonstances amènent des âmes au salut.
Salutations affectueuses, Marco. Août 2026