LES COMPASSIONS DE DIEU

« L’Éternel… eut compassion d’eux » (2 Rois 13. 23).

Chers amis dans les peines, la souffrance, le découragement, j’aimerais vous rappeler, ainsi qu’à moi-même, que nous avons un Seigneur, un Berger, un Ami qui prend soin de nous et qui a des sentiments de compassion envers chacun d’entre nous.

Vous vous sentez peut-être seul(e)s en considérant que personne ne s’occupe de vous, que personne ne s’intéresse à vous, que personne n’a conscience de vos difficultés, de votre souffrance, bref que tout le monde – même vos enfants, même le personnel soignant, ainsi que les frères et sœurs de l’assemblée – ignore vos circonstances et votre détresse profonde.

Il faut bien reconnaître, à notre honte, que même parmi les chrétiens, il y a beaucoup d’égoïsme et de laisser-aller dans nos rapports et notre soutien vis-à vis des personnes âgées et/ou malades. Que nous puissions confesser au Seigneur ce laxisme coupable et changer notre attitude dans une pratique fraternelle pleine d’amour et d’aide joyeuse.

Mais il y en a UN qui connaît toutes choses et qui n’a pas détourné son regard de toi : « Les yeux de l’Éternel [regardent] vers les justes, et ses oreilles sont [ouvertes] à leur cri » (Ps. 34. 16). Dieu ne t’a pas abandonné, mais toi, as-tu fait monter ton cri devant Lui ? Lui as-tu fait part de ta situation, de ton état d’esprit ? As-tu fait comme Anne dans 1 Samuel 1. 10 : « ayant l’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et pleura abondamment » ?

Peut-être que tu pries, mais tu n’as pas d’écho à tes prières ? Un autre verset dit : « Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui » (2 Chron. 16. 9). As-tu un cœur parfait, c’est-à-dire un cœur qui craint Dieu, qui l’écoute, qui lui fait confiance, qui désire lui plaire ? Le Psaume 103 nous dit : « Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière. L’homme… ses jours sont comme l’herbe  ; il fleurit comme la fleur des champs  ; Car le vent passe dessus, et elle n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne la reconnaît plus. Mais la bonté de l’Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les fils de leurs fils, pour ceux qui gardent son alliance, et qui se souviennent de ses préceptes pour les pratiquer » (v. 13 à 18).

Si nous nous éloignons de notre Père céleste, si nos cœurs sont plus occupés de nous-mêmes que de sa gloire, si nous négligeons la lecture de la Bible, si nos prières manquent de foi, de ferveur et de communion intime avec Lui, Il ne pourra pas nous aider, nous encourager comme il aimerait le faire. Le problème ne vient pas de Lui, mais de nous !

« Ce sont les bontés de l’Éternel que nous ne sommes pas consumés, car ses compassions ne cessent pas  ; elles sont nouvelles chaque matin  ; grande est ta fidélité ! L’Éternel est ma portion, dit mon âme  ; c’est pourquoi j’espérerai en lui. L’Éternel est bon pour ceux qui s’attendent à lui, pour l’âme qui le cherche. C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel… s’il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés  ; car ce n’est pas volontiers qu’il afflige et contriste les fils des hommes… Qu’on écrase sous les pieds tous les prisonniers de la terre, qu’on porte atteinte au droit d’un homme devant la face du Très-haut, qu’on fasse tort à un homme dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas  ? Qui est-ce qui dit une chose, et elle arrive, quand le Seigneur ne l’a pas commandée  ? N’est-ce pas de la bouche du Très-haut que viennent les maux et les biens  ?… Recherchons nos voies, et scrutons-les, et retournons jusqu’à l’Éternel. Élevons nos cœurs avec nos mains vers ✷Dieu dans les cieux » (lire Lam. 3. 22 à 41).

Sachons reconnaître les bontés et les compassions de Dieu à notre égard même et surtout au milieu de nos afflictions.

« Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, [bénisse] son saint nom  !… et n’oublie aucun de ses bienfaits. C’est lui… qui te couronne de bonté et de compassions, Qui rassasie de biens ta vieillesse… L’Éternel est miséricordieux et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté » (Ps 103. 1 à 8). Es-tu d’accord avec ces versets ? Tu réponds « oui » du bout de la langue, ou en étant pleinement convaincu ?

« Ses compassions sont très-grandes » (1 Chron. 21. 13) ; « Tes compassions sont en grand nombre, ô Éternel ! » (Ps. 119. 156) ; « il aura encore une fois compassion de nous » (Michée 7. 19).

Dans Néhémie 9, nous lisons la prière de huit lévites se tenant devant le peuple et s’adressant à l’Éternel en faisant un récapitulatif de l’histoire du peuple d’Israël, racontant les œuvres de Dieu envers eux, et les désobéissances à répétition du peuple. Dans ce compte-rendu, quatre fois ils font allusion aux compassions de l’Éternel : « Mais toi, tu es un †Dieu de pardons, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère, et grand en bonté, et tu ne les as pas abandonnés. Même quand ils se firent un veau de métal coulé, et dirent  : C’est ici ton dieu qui t’a fait monter d’Égypte, – et qu’ils te firent de grands outrages, toi, dans tes grandes compassions, tu ne les abandonnas pas dans le désert »  (v. 17 à 19) … « Et au temps de leur détresse ils ont crié à toi, et toi, tu as entendu des cieux, et selon tes grandes compassions tu leur as accordé des sauveurs qui les ont sauvés de la main de leurs oppresseurs » (v. 27). « Mais quand ils avaient du repos, ils recommençaient à faire le mal devant toi, et tu les abandonnais en la main de leurs ennemis, et ceux-ci dominaient sur eux. Et de nouveau ils criaient à toi, et toi, tu entendais des cieux, et tu les as délivrés maintes fois, selon tes compassions » (v. 28) … « Toutefois, dans tes grandes compassions, tu n’en as pas fini avec eux, et tu ne les as pas abandonnés  ; car tu es un ✷Dieu faisant grâce, et miséricordieux » (v. 31).

Le résidu qui est remonté de captivité se souvient ainsi des compassions de l’Eternel tout au long de l’histoire du peuple d’Israël. Mais 2 Chroniques 36. 14 et suivant nous montre qu’il y a eu un moment où il n’y a plus eu de remède à leur rébellion.

« Tous les chefs des sacrificateurs aussi, et le peuple, multiplièrent beaucoup leurs péchés, selon toutes les abominations des nations  ; et ils rendirent impure la maison de l’Éternel qu’il avait sanctifiée à Jérusalem. L’Éternel, le Dieu de leurs pères, envoya vers eux ses messagers, se levant de bonne heure et les envoyant, car il avait compassion de son peuple et de sa demeure. Mais ils se moquaient des messagers de Dieu, méprisaient ses paroles et raillaient ses prophètes, jusqu’à ce que la fureur de l’Éternel monte contre son peuple et qu’il n’y ait plus de remède. Alors il fit monter contre eux le roi des Chaldéens et tua leurs jeunes hommes par l’épée dans la maison de leur sanctuaire  ; il n’eut pas compassion du jeune homme, ni de la vierge, [ni] de l’ancien, ni du vieillard  : il les livra tous entre ses mains ».

  • Transportations et captivité à Babylone.

Mais Dieu n’abandonnera pas définitivement son peuple. « Pour un petit moment je t’ai abandonnée, mais avec de grandes compassions je te rassemblerai. Dans l’effusion de la colère, je t’ai caché ma face pour un moment  ; mais avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. En effet, c’est pour moi [comme] les eaux de Noé, lorsque je jurai que les eaux de Noé ne passeraient plus sur la terre  : de même, j’ai juré que je ne serais plus courroucé contre toi, et que je ne te réprimanderais plus. Même si les montagnes se retiraient, même si les collines étaient ébranlées, ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi » (És. 54. 7 à 10).

« Au Seigneur notre Dieu sont les compassions et les pardons… Incline ton oreille, ô mon Dieu, et écoute  ; ouvre tes yeux, et vois nos désolations, et la ville qui est appelée de ton nom. Car ce n’est pas à cause de nos actes justes que nous présentons devant toi nos supplications, mais à cause de tes grandes compassions » (Dan. 9. 9 et 18).

« toutes ensemble, mes compassions se sont émues » (Os. 11. 8).

Nous, qui sommes aussi les objets de cette compassion, de cette bonté, de cette grâce, de cette miséricorde, de son amour, sachons être reconnaissants : « Je rappellerai les bontés de l’Éternel, les louanges de l’Éternel, selon tout ce dont l’Éternel nous a comblés, et [je rappellerai] les grands bienfaits dont il a comblé la maison d’Israël, selon ses compassions et selon la multitude de ses bontés » (És. 63. 7).

Oui, nous avons au ciel un bon et tendre Père,

Dont les décrets ont précédé les temps :

Le Dieu fort, tout-puissant, en qui notre âme espère,

Et qui, d’en haut, protège ses enfants.

De son cher Fils en nous il a versé la vie,

Nous rachetant par son sang précieux.

Il nous prédestinait à la gloire infinie,

Et Jésus seul est le chemin des cieux.

Ta sagesse, ta grâce et ton pouvoir s’unissent

Pour nous conduire au séjour bienheureux.

Ô Dieu ! jamais pour nous tes soins ne s’affaiblissent :

La nuit, le jour, tu nous suis de tes yeux.

Tendres compassions, force au jour de l’épreuve,

Grâce et pardon, long support, douce paix

De ton cœur plein d’amour jaillissent comme un fleuve

Qui ne s’épuise et ne tarit jamais.

Pour un si grand amour, que te rendre, ô bon Père ?

Ah ! donne-nous des cœurs obéissants.

Qu’il brille sur nos fronts, le divin caractère

Que ton Esprit grave sur tes enfants !

Cantique 62.

Recevez mes salutations fraternelles, Marco Juillet 2026.