BERACA 76 : LE ROI SALOMON

Salomon est un jeune homme lorsqu’il reçoit la royauté. Il commence par mettre à exécution les dernières recommandations de son père et s’approche de l’Éternel à Gabaon, où était la tente de la rencontre avec Dieu et l’autel sur lequel il offre « mille holocaustes » (1 Rois 3. 4). En cette occasion, l’Éternel lui apparaît, en lui demandant ce qu’il voulait que Dieu lui donne. Il demande un « cœur qui écoute, pour discerner entre le bien et le mal » (v. 9) et pour juger un « si grand peuple ». Il est exaucé et reçoit en plus les richesses et la gloire. En Christ, nous croyants, qui possédons « les richesses de la gloire de son héritage » (Éph. 1. 18), avons-nous la disposition de cœur pour écouter la volonté de Dieu et marcher d’une manière digne de son appel ?

Après cette révélation, deux femmes se tiennent devant Salomon, qui ont toutes deux une version différente du drame qu’elles vivent. À trois jours d’intervalle, leurs fils naissent, et au cours d’une nuit, l’une des deux, inconsciemment, écrase son enfant qui meurt. Elle s’empare du fils de sa camarade et le remplace par le sien. Dans cette maison, il reste un enfant vivant que sa mère connaît bien. Les deux femmes, en opposition l’une à l’autre, viennent vers Salomon afin qu’il rende justice, et dans la sagesse qu’il a reçue, pour connaître la vérité, il demande une épée et dit : « coupez en deux l’enfant vivant » (1 Rois 3. 25). La vraie mère supplie que son fils reste en vie, préférant même, s’il le fallait, qu’il appartienne à l’autre – qui, indifférente à la mise à mort de cet enfant, dévoile la corruption de son cœur. La justice est établie, l’enfant retrouve les bras de sa mère. Cet événement a été gardé dans les Écritures afin de nous montrer la justice qui régnera dans le millénium à venir.

Plus tard, Ésaïe prophétisera sur un plus grand que Salomon : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. À l’accroissement de son empire, et à la paix, il n’y aura pas de fin, sur le trône de David et dans son royaume, pour l’établir et le soutenir en jugement et en justice » (És. 9. 6 et 7).

L’Écriture décrit tout ce qui se mangeait à la table de Salomon, et nous sommes impressionnés par la gloire de ce royaume. Nous pouvons en déduire qu’il fournissait en nourriture au moins 70 000 personnes. Il y avait pour un jour : 5, 2 tonnes de fine fleur de farine, 10, 4 tonnes de farine, environ 8, 8 tonnes de viande de bœuf et 3, 6 tonnes de viande de mouton. Il est dit aussi : « outre les cerfs, et les gazelles, et les daims, et la volaille engraissée » (1 Rois 4. 23). La bénédiction s’étendait sur tous en Juda et en Israël, « nombreux, comme le sable qui est près de la mer, en multitude, mangeant et buvant, et se réjouissant » (v. 20). Salomon « dominait… sur tous les rois en deçà du fleuve ; et il était en paix avec tous ses alentours, de tous côtés. Et Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, tous les jours de Salomon » (v. 24 et 25). Cet état de choses ne dura que le temps d’un règne, mais quelle belle anticipation de la gloire à venir pour Israël et le monde, contrastant avec les guerres actuelles !

Au début de son règne, Salomon n’a plus d’ennemis à combattre, il peut se consacrer à l’édification de la maison de Dieu, ce temple qui s’élèvera à Jérusalem sur l’aire d’Arauna. C’est là que le sacrifice offert par David avait servi pour arrêter la plaie qui frappait le peuple. C’est à la croix de Golgotha que la paix fut faite, que le fondement fut posé, non seulement pour l’Église, épouse de Christ, femme de l’Agneau, mais aussi pour la restauration d’Israël et du monde. Christ est mort, a été ressuscité et glorifié. Jusqu’à ce qu’Il revienne en gloire, Il « s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux » ; comme il avait aussi été écrit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » (Héb. 8. 1 ; 1. 13 ; Ps. 110. 1).

« Et il arrivera, à la fin des jours, que la montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines ; et toutes les nations y afflueront ; et beaucoup de peuples iront, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous instruira de ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de l’Éternel. Et il jugera au milieu des nations, et prononcera le droit à beaucoup de peuples » (És. 2. 2 à 4). La description de cette prophétie concernant la gloire à venir de Jérusalem a été, aux jours de Salomon, vécue pour un peu de temps. Le règne à venir de notre Seigneur Jésus Christ s’étendra sur mille ans. Ce sera pour Israël, « un repos sabbatique pour le peuple de Dieu » (Héb. 4. 9). Et « l’œuvre de la justice sera la paix, et le travail de la justice, repos et sécurité à toujours » (És. 32. 17). Quant à l’état éternel, ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre, « que nous attendons » et « dans lesquels la justice habite » (2 Pier. 3. 13), il n’y aura plus aucune trace du péché, car « celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apoc. 21. 5).

Il y a beaucoup d’instructions à tirer du début du règne de Salomon :

La justice est établie (1 Rois 3) ; l’ordre règne dans le royaume (ch. 4) ; l’engagement des nations et des fils d’Israël en vue de la construction du temple (ch. 5) ; l’édification de ce temple et de la maison du roi (ch. 6 à 10) ; la visite de la reine de Shéba (ch. 11).

Les nations bénéficient de la grâce et de la gloire de Dieu. Hiram, roi de Tyr, se réjouit de la construction du temple et donne à Salomon tout ce qu’il désirait concernant les bois de cèdre et de cyprès, et des ouvriers pour le travail d’abattage et de transport. Il sera récompensé par 3400 tonnes de blé et 5000 litres d’huile annuellement. Ce que l’on donne au Seigneur est récompensé au-delà de toute attente ! « Et il y eut paix entre Hiram et Salomon » (1 Rois 5. 12).

Le temple est bâti comme David l’avait vu en vision et en avait donné instruction à son fils ; il en parla par anticipation en annonçant un temps encore plus heureux que celui de Salomon : « Dans son temple tout dit : Gloire ! L’Éternel s’assied sur les flots, l’Éternel s’assied comme roi à toujours. L’Éternel donnera force à son peuple, l’Éternel bénira son peuple par la paix » (Ps. 29. 9 à 11).