
Un jeune homme, très doué pour les mathématiques, aimait à mettre ses camarades au défi pour la résolution de problèmes difficiles.
Un jour, l’un de ses camarades, entrant dans la pièce où il étudiait, posa devant lui un papier plié en disant :
– Voici un problème que je voudrais que tu m’aides à résoudre.
Puis il quitta immédiatement la chambre.
Notre étudiant se hâta de déplier la feuille, mais, au lieu d’y trouver une question de mathématiques, il y lut cette phrase : « Que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme ; ou que donnera un homme en échange de son âme ? »
Avec un geste d’impatience, il déchira le papier en petits morceaux et se remit à son travail. Mais c’est en vain qu’il chercha à secouer l’impression laissée par les mots solennels qu’il venait de lire. Le Saint Esprit s’en servit pour lui faire réaliser sa culpabilité et son danger, en sorte qu’il ne put plus avoir de paix jusqu’au moment où il accepta le Seigneur Jésus comme son Sauveur. Plus tard il devint un prédicateur de l’évangile qu’il méprisait autrefois, et son premier texte fut ce passage, si béni pour sa propre âme : « Que profitera-t-il à un homme s’il gagne le inonde entier et qu’il fasse la perte de son âme ? »
D’après La Bonne Nouvelle 1941